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Title:
TIMEPIECE HAVING AN AUTOMATIC WINDING MECHANISM
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2009/056498
Kind Code:
A1
Abstract:
This invention relates to a timepiece having: a basic movement comprising at least one barrel (12) and a set of hands (14) for displaying the time now, said set of hands being situated at a first level, a mechanism for a supplementary function connected to at least one hand (18a) for displaying the supplementary function, said hand being situated at a second level and on a different axis from said set of hands (14), and an automatic winding mechanism for said barrel (12), comprising an oscillating mass (24) consisting of a carrier (24a) and a heavy sector (24b) situated at the periphery of the carrier. According to the invention, the carrier (24a) pivots in a plane situated between said first and second levels.

Inventors:
JOUVENOT, Frédéric (Rue du Docteur-Kern 34, La Chaux-de-fonds, CH-2300, CH)
Application Number:
EP2008/064455
Publication Date:
May 07, 2009
Filing Date:
October 24, 2008
Export Citation:
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Assignee:
JOUVENOT, Frédéric (Rue du Docteur-Kern 34, La Chaux-de-fonds, CH-2300, CH)
International Classes:
G04B5/14; G04B5/16; G04B47/04; G04F7/08; G04B5/00; G04B47/00; G04F7/00
Attorney, Agent or Firm:
GLN (Rue du Puits-Godet 8A, Neuchâtel, CH-2000, CH)
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Claims:

Revendications

1. Pièce d'horlogerie comportant:

- un mouvement de base comprenant au moins un barillet (12) et un jeu d'aiguilles (14) pour l'affichage du temps courant, ledit jeu d'aiguilles étant disposé à un premier niveau, un mécanisme d'une fonction supplémentaire, associé à au moins une aiguille (18a) pour l'affichage de la fonction supplémentaire, ladite aiguille étant disposée à un deuxième niveau et sur un axe différent dudit jeu d'aiguilles (14), et - un mécanisme de remontage automatique dudit barillet (12), comprenant une masse oscillante (24) composée d'un support (24a) et d'un secteur lourd (24b) disposé à la périphérie du support, caractérisée en ce que ledit support (24a) est monté pivotant dans un plan situé entre lesdits premier et deuxième niveaux. 2. Pièce d'horlogerie selon la revendication 1 , caractérisée en ce que la masse oscillante (24) est montée pivotante au centre du mouvement.

3. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la masse oscillante (24) est agencée de manière à laisser visible ladite aiguille (18a) pour l'affichage de la fonction supplémentaire lorsqu'elle est en position de lecture.

4. Pièce d'horlogerie selon la revendication 3, caractérisée en ce que le centre de gravité de la masse oscillante (24) est aligné sur un axe 6H-12H lorsque ladite pièce est dans sa position de lecture.

5. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit mécanisme de la fonction supplémentaire est un chronographe.

6. Pièce d'horlogerie selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'elle comprend une aiguille (16a) pour l'affichage de la seconde du temps courant, celle-ci et ladite aiguille (18a) pour l'affichage du temps chronométré pivotant chacune selon un axe disposé au centre d'un compteur (16, 18), lesdits compteurs étant alignés par rapport au centre du mouvement.

7. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications 3 et 4 et selon la revendication 6, caractérisée en ce que le bord de la masse oscillante (24) présente deux échancrures circulaires (24c), ayant pour centre les axes de pivotement des aiguilles (16a) pour l'affichage de la seconde du temps courant et (18a) pour l'affichage du temps chronométré, lorsque ladite pièce est dans sa position de lecture.

8. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la masse oscillante (24) présente une découpe pour laisser apparaître une information supplémentaire lorsque ladite masse oscillante est en position de lecture.

9. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le mécanisme de remontage automatique est disposé dans un module additionnel.

10. Pièce d'horlogerie selon la revendication 9, dans laquelle le barillet (12) est muni d'un arbre (12a) et d'un rochet solidaire de l'arbre pour son remontage, caractérisée en ce que l'une des extrémités de l'arbre (12a) est située dans l'épaisseur du module, et en ce qu'un deuxième rochet (38) est monté solidaire en rotation sur ladite extrémité, ledit deuxième rochet (38) étant relié cinématiquement avec le mécanisme de remontage automatique. 11. Pièce d'horlogerie selon la revendication 10, caractérisée en ce que ledit arbre (12a) est monté à rotation dans un pont additionnel (37) disposé à un niveau inférieur par rapport audit plan du support.

12. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit secteur lourd (24b) est disposé à un niveau égal ou inférieur au deuxième niveau.

13. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle le mécanisme de chronographe comprend une aiguille supplémentaire (17) munie d'un premier canon et montée coaxiale aux aiguilles (14) pour l'affichage du temps courant, caractérisée en ce que le mouvement de base comprend, en outre, un mécanisme de rattrapante muni d'une aiguille de rattrapante (40) disposée également de manière coaxiale aux aiguilles (14) pour l'affichage du

temps courant, ladite aiguille de rattrapante (40) étant munie d'un deuxième canon positionné à l'intérieur du premier canon de ladite aiguille supplémentaire (17).

Description:

Description

PIECE D'HORLOGERIE COMPORTANT UN MECANISME DE REMONTAGE AUTOMATIQUE Domaine technique [0001] La présente invention se rapporte au domaine de l'horlogerie mécanique. Elle concerne, plus particulièrement, une pièce d'horlogerie comportant :

- un mouvement de base comprenant au moins un barillet et un jeu d'aiguilles pour l'affichage du temps courant, ledit jeu d'aiguilles étant disposé à un premier niveau, - un mécanisme d'une fonction supplémentaire, associé à au moins une aiguille pour l'affichage de la fonction supplémentaire, ladite aiguille étant disposée à un deuxième niveau et sur un axe différent dudit jeu d'aiguilles, et

- un mécanisme de remontage automatique dudit barillet, comprenant une masse oscillante composée d'un support et d'un secteur lourd disposé à la périphérie du support. [0002] La présente invention trouve une application particulièrement intéressante lorsque le mécanisme de fonction supplémentaire est un chronographe. Etat de la technique [0003] Les montres munies de mécanismes de chronographes sont bien connues de l'homme du métier. On pourra notamment se référer à l'ouvrage "Théorie de l'horlogerie" de Reymondin et al, Fédération des Ecoles Techniques, 1998, ISBN 2-940025-10-X, pages 225 à 252, pour trouver des détails sur ces mécanismes. [0004] On connaît également des mécanismes de remontage automatique d'un barillet équipant un mouvement de montre, utilisant le mouvement d'une masse oscillante pour actionner un rochet remontant le barillet. Le livre précité fournit des renseignements sur ces dispositifs, aux pages 169 à 188.

[0005] Certaines montres sont réalisées à partir de calibres conçus, dès l'origine, pour comporter à la fois un mécanisme de chronographe et un mécanisme de remontage automatique. Toutefois, la masse oscillante étant traditionnellement disposée côté fond, elle cache au moins partiellement la finesse du mécanisme de chronographe, tout en augmentant l'épaisseur du

mouvement. De plus, la présence côté fond d'une masse oscillante empêche l'ajout d'une complication supplémentaire, comme un système à rattrapante simple ou double par exemple, qui doit prendre place, justement, côté fond. [0006] En outre, la plupart des montres munies d'un chronographe de belle facture, sont à remontage manuel. Leur avantage est de mettre en avant, côté fond et donc visibles pour l'utilisateur si la montre est munie d'un fond transparent, la complexité du mécanisme de chronographe. Toutefois, les utilisateurs de telles montres doivent s'astreindre à la remonter quotidiennement s'ils veulent qu'elle reste à l'heure. [0007] Une première solution à ce problème serait d'ajouter un mécanisme de remontage automatique conventionnel à un mécanisme de chronographe. Cependant, une telle modification gâcherait l'esthétique de la complication en en cachant au moins une partie. On pourrait penser à disposer le système de remontage automatique du côté du cadran, comme le propose le document CH 666 380. Toutefois, cela est rendu impossible par le fait qu'il n'y simplement pas de place pour accéder au rochet du barillet. En outre, la présence des compteurs du chronographe côté cadran, non concentriques au jeu d'aiguilles principale, complique également grandement une telle construction. Divulgation de l'invention

[0008] La présente invention a pour but de pallier à ces inconvénients. De manière plus précise, elle concerne une pièce d'horlogerie telle qu'énoncée au premier paragraphe de la présente demande, dans laquelle le support de la masse oscillante est monté pivotant dans un plan situé entre les premier et deuxième niveaux.

[0009] Dans un mode de réalisation préféré, le mécanisme de fonction supplémentaire est un chronographe. [0010] La pièce d'horlogerie peut encore présenter l'une ou l'autre des caractéristiques suivantes : - la masse oscillante est montée pivotante au centre du mouvement; la masse oscillante est agencée de manière à laisser visible l'aiguille pour l'affichage du temps chronométré lorsqu'elle est en position de

lecture, la position de lecture pouvant avantageusement correspondre à la position de repos de la masse oscillante;

- elle comprend une aiguille pour l'affichage de la seconde du temps courant, celle-ci et l'aiguille pour l'affichage du temps chronométré pivotant chacune selon un axe disposé au centre d'un compteur, ces compteurs étant alignés par rapport au centre du mouvement;

- le bord de la masse oscillante présente deux échancrures circulaires, ayant pour centre les axes de pivotement des aiguilles pour l'affichage de la seconde du temps courant et du temps chronométré, lorsque la masse est dans sa position de lecture;

- la masse oscillante présente une découpe pour laisser apparaître une information supplémentaire lorsque la masse oscillante est en position de lecture;

- le mécanisme de remontage automatique est disposé dans un module additionnel;

- le barillet étant muni d'un arbre et d'un rochet solidaire de l'arbre pour son remontage, l'une des extrémités de l'arbre est située dans l'épaisseur du module, et un deuxième rochet est monté solidaire en rotation sur l'extrémité, ce deuxième rochet étant relié cinématiquement avec le mécanisme de remontage automatique;

- l'arbre est monté à rotation dans un pont additionnel disposé à un niveau inférieur par rapport au plan du support; et

- le secteur lourd est disposé à un niveau égal ou inférieur au deuxième niveau. Brève description des dessins

[0011] D'autres caractéristiques de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui va suivre, faite en référence au dessin annexé, dans lequel : les figures 1 et 2 sont respectivement des vues simplifiées de dessus et en coupe d'un mode de réalisation préféré de l'invention, et

- les figures 3 et 4 sont respectivement des vues simplifiées de dessus et en coupe d'un deuxième mode de réalisation de l'invention.

Mode(s) de réalisation de l'invention [0012] Dans le présent document, les termes "inférieur" et "supérieur" doivent être compris en référence à la figure 2. Ainsi, un élément situé à un niveau inférieur par rapport à un autre signifie qu'il est situé davantage du côté du fond du mouvement. A l'inverse, un niveau supérieur en référence à un autre est un niveau situé davantage du côté du cadran. [0013] Selon un mode de réalisation préféré servant d'exemple à la présente description, l'invention prend la forme d'un module disposé sur un mouvement de base non représenté, à l'exception de quelques éléments utiles à la compréhension de l'invention. Ces éléments sont essentiellement :

- une platine supérieure 10, délimitant la face supérieure du mouvement de base, c'est-à-dire celle disposée côté cadran,

- un barillet 12 alimentant en énergie le mouvement et d'éventuelles complications équipant le mouvement,

- des aiguilles 14 pour afficher l'heure et la minute du temps courant, disposées à un premier niveau, dans cet exemple, au centre du mouvement.

[0014] De manière plus précise, le premier niveau est défini par l'aiguille la plus basse par rapport au mouvement, c'est-à-dire en général l'aiguille des heures. On notera que le terme d'aiguille ne doit pas être interprété de manière limitative et être réduit à une forme, mais doit davantage être compris comme un index disposé sur le cadran, en référence à une glace de montre, à l'inverse d'un disque, généralement disposé sous le cadran. [0015] L'homme du métier pourra reconnaître certains éléments du rouage de minuterie permettant l'entraînement des aiguilles 14. On peut également voir un premier compteur 16 pour l'affichage de la seconde du temps courant, sous forme d'une petite seconde à 9H. Ces éléments n'étant pas essentiels, ils ne seront pas décrits plus en détails. Le mouvement comporte également un mécanisme de chronographe conventionnel, dont les éléments ne sont pas apparents sur les figures. Seuls ont été représentés une aiguille 17 pour

afficher au centre la seconde d'un temps chronométré et un deuxième compteur 18 disposé à 3H et servant, de manière habituelle, à afficher les minutes du temps chronométré. L'aiguille 17 est située à un niveau supérieur par rapport aux aiguilles 14. Les compteurs sont habituellement disposés sur l'axe 9H-3H d'une montre dans laquelle le module est monté.

[0016] Chaque compteur comprend en son centre une aiguille 16a et 18a, respectivement, entraînées depuis le mouvement de base. Les aiguilles 16a et 18a sont en général situées dans un même plan et définissent un deuxième niveau. Le cas échéant, le deuxième niveau est défini par l'aiguille la plus haute par rapport au mouvement.

[0017] Comme expliqué ci-dessus, le but de la présente invention est de pouvoir disposer un mécanisme de remontage automatique, compatible avec le mécanisme de chronographe équipant le mouvement. Avantageusement, les éléments qui vont maintenant être décrits et qui font partie du mécanisme de remontage automatique, prennent place dans le module additionnel, ce qui permet de l'ajouter à un mouvement de base existant, non conçu spécialement pour le recevoir.

[0018] Ce module comprend un bâti constitué d'une platine inférieure 20 et d'une platine supérieure 22. Le bâti est destiné à prendre place sur la platine 10 du mouvement de base, pour en être rendu solidaire. Les platines 20 et 22 comportent des ouvertures adaptées pour le passage des aiguilles 14, 17, 16a et 18a du mouvement de base. La platine supérieure 22 peut même être largement découpée et n'être présente qu'aux endroits où elle loge des moyens de pivotement pour les éléments du mécanisme de remontage automatique. On peut voir sur la figure 2 que la platine supérieure 22 est découpée au niveau des compteurs 16 et 18.

[0019] Selon l'invention, une masse oscillante 24 est montée pivotante côté cadran, au centre du mouvement. Plus particulièrement, la masse oscillante 24 est composée d'un support 24a, prenant de préférence la forme d'une planche pouvant être ajourée, et d'un secteur lourd 24b disposé à la périphérie du support. Le support 24a est positionné dans un plan situé entre les premier et deuxième niveaux ci-dessus. Le secteur lourd 24b est situé, par rapport au centre du mouvement, à une distance plus grande que les compteurs 16 et

18 et peut, dès lors, se trouver à un niveau différent du support 24a, éventuellement, comme le montre la figure 2, être située partiellement au deuxième niveau susmentionné. Ainsi, la masse 24 peut osciller librement, son support se déplaçant sous les aiguilles 14 et sur les aiguilles 16a et 18a. [0020] Avantageusement, le pivotement de la masse oscillante 24 est réalisé au moyen d'un roulement à billes 26. De manière plus précise, le roulement 26 comprend une bague extérieure 26a fixée à la platine supérieure 22 du module, et une bague intérieure 26b, des billes 26c étant interposées entre les deux bagues. La bague extérieure 26a est ajustée dans la platine supérieure 22 et présente, au niveau de son diamètre extérieur, une portée

26d destinée prendre appui sur la platine 22. Cette portée permet un positionnement en hauteur précis du roulement.

[0021] La bague intérieure 26b est traversée par un tube 28 qui lui est solidaire et qui reçoit la masse oscillante 24, de manière fixe. A l'intérieur du tube 28 passent les canons des aiguilles 14 et 17. On peut remarquer que le tube 28 présente, à sa base, du côté du mouvement, une portion de diamètre plus important, pouvant présenter un épaulement annulaire 28a constituant une assise pour le roulement 26, qui se trouve ainsi parfaitement positionné. Grâce à la portée 26d et à l'épaulement 28a, la masse oscillante 24 peut être disposée avec une grande précision dans le plan choisi.

[0022] A sa base, le tube 28 reçoit un pignon 30 qui lui est solidaire et qui est donc entraîné par les oscillations de la masse 24. Ce pignon 30 est en prise avec un rouage de remontage automatique de type conventionnel, comprenant, par exemple deux inverseurs 32 et des mobiles de démultiplication 34, ces éléments pivotant entre les platines 20 et 22 du module. Tout type de mécanisme de remontage automatique connu de l'homme du métier peut être utilisé pour la présente invention.

[0023] Le barillet 12 comporte un arbre 12a sur lequel est monté solidaire un rochet, servant au remontage manuel du barillet. Dans l'état de la technique, ce rochet est également actionné par les mécanismes de remontage automatique lorsque le mouvement en est équipé. Or, la complexité des mécanismes de chronographe rend impossible l'amenée de l'énergie fournie par la masse oscillante 24 au rochet du barillet, situé dans le mouvement de

base. Pour pallier cet inconvénient, l'arbre de barillet 12a est modifié, de manière qu'il traverse la platine 10 du mouvement de base et la platine 20 du module, de sorte que son extrémité soit située dans l'épaisseur du module.

Pour permettre le pivotement de l'arbre 12a, des moyens de pivotement, tels qu'une pierre 36 par exemple, sont disposés dans un pont supplémentaire

37, solidaire du module. On pourrait également prévoir des moyens de pivotement disposés dans la platine inférieure 20 du module, mais une telle réalisation est moins facile au niveau de l'arbre.

[0024] Un rochet supplémentaire 38 situé dans l'épaisseur du module est fixé au niveau de l'extrémité de l'arbre 12a. Ce rochet 38 engrène avec le dernier mobile 34 du mécanisme de remontage automatique, pour permettre le remontage du barillet. On notera que le système de remontage manuel disposé dans le mouvement de base reste parfaitement fonctionnel. Comme le sait l'homme du métier, le mécanisme de remontage automatique comprend un système de débrayage déconnectant la chaîne cinématique du mécanisme de remontage automatique lorsque le barillet est remonté manuellement.

[0025] Le mécanisme selon l'invention peut présenter des avantages supplémentaires. Comme on peut le voir sur la figure 2, les éléments du mécanisme de remontage automatique, en l'occurrence un inverseur 32, peuvent être superposés à la surface balayée par les aiguilles 16a et 18a des compteurs, ce qui permet une optimisation de l'espace occupé par ce mécanisme.

[0026] La disposition du secteur lourd 24b au-delà des surfaces occupées par les compteurs 16 et 18 et donc en dehors de la course des aiguilles 16a et 18a, permet de fortement limiter l'épaisseur du module. Selon les cas, il est même envisageable que le secteur lourd soit situé au moins partiellement dans l'épaisseur du mouvement de base.

[0027] De plus, la masse oscillante 24 est découpée ou conformée de manière à ce que, lorsque la pièce d'horlogerie est en position de lecture, c'est-à-dire lorsqu'elle est disposée naturellement pour que l'utilisateur regarde les compteurs 16a et 18a, ceux-ci soient visibles par un utilisateur pour permettre la lecture du temps chronométré. En général, la position de lecture

correspond à la position dite de repos de la masse oscillante 24, c'est-à-dire la position dans laquelle son centre de gravité et son centre de rotation sont alignés verticalement, selon un axe 12H-6H. Typiquement, pour une montre bracelet, la position de lecture correspond à la position de la montre lorsque le porteur amène son poignet devant lui, le dos de la main étant proche du plan sagittal du porteur et orienté en direction de ses yeux.

[0028] Selon un mode de réalisation préféré, le bord de la masse oscillante 24 présente deux échancrures circulaires 24c, ayant pour centre les axes de pivotement des aiguilles 16a et 18a, lorsque la masse 24 est dans sa position de repos. Une telle découpe qui reprend les formes des compteurs permet d'améliorer la lisibilité de l'information, en attirant l'œil qui va immédiatement focaliser son attention sur les compteurs 16 et 18, ce qui favorise une lecture rapide.

[0029] On notera qu'il est possible de se passer de cadran pour gagner de l'épaisseur et rendre visibles le mouvement de la masse oscillante 24 et le mécanisme de remontage automatique.

[0030] La description ci-dessus a été donnée à titre d'exemple non limitatif de l'invention. Différentes variantes peuvent être imaginées par l'homme du métier, sans sortir du cadre de l'invention. Le principe de la disposition du mécanisme de remontage automatique, particulièrement de la masse oscillante 24, ainsi que sa forme, peuvent tout à fait être intégrés dans un mouvement de base, dès sa conception. La masse oscillante 24 peut être découpée pour laisser apparaître, dans sa position de repos, une information supplémentaire, comme un quantième à 5H ou 6H, voire un compteur d'heure, souvent disposé à 6H.

[0031] Le support 24a de la masse oscillante 24 pourrait être réalisé en un matériau transparent pour que les compteurs soient toujours visibles. Pour avoir d'autres effets esthétiques, l'homme du métier pourrait prévoir de disposer plusieurs masses oscillantes, chacune montée pivotante autour de l'axe des aiguilles de compteur et liées cinématiquement au rochet supplémentaire.

Particulièrement dans ce cas, mais aussi avec une seule masse oscillante au centre, l'affichage des compteurs peut être rétrograde. Ainsi, même avec une masse oscillante de forme générale semi-circulaire et ne comportant pas de

découpe particulière, les compteurs restent visibles lorsque la (les) masse(s) est (sont) en position de repos.

[0032] On notera encore que la masse oscillante pourrait être montée pivotante en un endroit quelconque du mouvement. Enfin, le mécanisme proposé est en outre parfaitement compatible avec des complications de type rattrapante, comme le montrent les figures 3 et 4. Un canon d'une aiguille de rattrapante 40 peut très facilement passer au centre de la pièce, à l'intérieur du canon de l'aiguille 17, pour être monté sur une roue de rattrapante, non représentée. Cette variante a l'avantage de rendre le mécanisme de rattrapante visible côté fond alors que dans les chronographes automatiques, il est toujours monté côté cadran et n'est donc généralement pas visible de l'extérieur. [0033] Ainsi est obtenu un mécanisme de remontage pouvant être adapté à un mouvement comportant un mécanisme de chronographe, laissant totalement visible, côté fond, la finesse et la complexité du mécanisme de chronographe. L'esthétique de la masse oscillante visible côté cadran, sans gêner ni le fonctionnement ni la lecture des compteurs, est en outre particulièrement intéressante. On notera que, dans une variante simplifiée, il est envisageable de disposer un mécanisme de remontage selon l'enseignement de l'invention, dans un mouvement équipé d'un module chronographe. Naturellement, le mécanisme de chronographe n'est alors pas visible par le fond, mais la pièce ainsi équipée conserve une esthétique originale du fait du positionnement de la masse oscillante.

[0034] L'invention n'est pas limitée à une pièce d'horlogerie munie d'un chronographe. L'homme du métier pourra déduire directement de l'enseignement technique donné ci-dessus, la possibilité de réaliser une pièce d'horlogerie munie d'une ou de plusieurs fonctions supplémentaires, par exemple affichées à la place des compteurs 16 et 18. On pourrait, ainsi, envisager de disposer, dans un premier compteur, un indicateur de quantième et dans un autre, un indicateur de réserve de marche, la seconde du temps courant pouvant, dans un tel cas, être affichée par une aiguille montée au centre, à l'instar de l'aiguille 17. On peut également ajouter une fonction supplémentaire en plus d'un chronographe, la fonction étant affichée dans un troisième compteur. Les fonctions supplémentaires peuvent

notamment être un GMT, une phase de lune, une heure de réveil ou toute autre indication susceptible d'être affichée par-dessus le cadran.