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Title:
TIMEPIECE MOVEMENT
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2017/220246
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a timepiece movement (1) comprising: - at least one driving member (3; 3a, 3b); - a first power take-off (3c) and a second power take-off (3d), each kinematically connected to said at least one driving member; - a regulating member (7) kinematically connected to said first power take-off (3c) via a going train (5). According to the invention, the movement (1) also comprises: - a movable support (11) carrying said regulating member (7) and designed to be pivotable between two limiting pivoting angles with reference to a frame element (12); - a pivot control device (13) designed to reciprocally pivot said movable support (11) between said limiting pivoting angles; and - a control gear train (15a) connecting said pivot control device (13) to said second power take-off (3d), said pivot control gear train (15b) being distinct from said going train (5).

Inventors:
BERNARD, David (Chemin de la Cascade 12A, 2024 Saint-Aubin, 2024, CH)
FORSEY, Stephen (Les Frêtes 160, 2416 Les Brenets, 2416, CH)
CORNEILLE, Florian (Allée des Champs de l'Epine 33, Mathay, 25700, FR)
DIETRICH, Thomas (Rue de Beau-Site 20, 2014 Bôle, 2014, CH)
Application Number:
EP2017/060952
Publication Date:
December 28, 2017
Filing Date:
May 08, 2017
Export Citation:
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Assignee:
COMPLITIME S.A. (Eplatures-Grise 16, 2301 La Chaux-de-Fonds, 2301, CH)
International Classes:
G04B1/22; G04B13/00; G04B17/28
Foreign References:
EP1980920A22008-10-15
EP2729849A12014-05-14
EP1980920A22008-10-15
Attorney, Agent or Firm:
E-PATENT S.A. (Saint-Honoré 1, Case postale 2510, 2001 Neuchâtel, 2001, CH)
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Claims:
Revendications

1 . Mouvement d'horlogerie (1 ) comprenant :

- au moins un organe moteur (3 ; 3a, 3b) ;

- une première prise de force (3c) et une deuxième prise de force (3d), chacune en liaison cinématique avec ledit au moins un organe moteur

- un organe réglant (7) lié cinématiquement à ladite première prise de force (3c) par l'intermédiaire d'un rouage de finissage (5) ;

caractérisé en ce que le mouvement (1 ) comprend en outre :

- un support mobile (1 1 ) portant ledit organe réglant (7) et agencé pour pivoter entre deux angles de pivotement limites en référence à un élément de bâti (12) ;

- un dispositif de commande de pivotement (13) agencé pour faire pivoter ledit support mobile (1 1 ) entre lesd its angles de pivotement l im ites selon un mouvement de va-et-vient ;

- un rouage de commande (15a) reliant ledit dispositif de commande de pivotement (13) à ladite deuxième prise de force (3d), ledit rouage de commande de pivotement (15b) étant distinct dudit rouage de finissage (5).

2. Mouvement (1 ) selon la revendication 1 , dans lequel ledit au moins un organe moteur (3 ; 3a, 3b) comprend un premier organe moteur (3a) agencé pour entraîner ledit rouage de finissage (5) par l'intermédiaire de ladite première prise de force (3c) et un deuxième organe moteur (3b) agencé pour entraîner ledit rouage de commande de pivotement (15a) par l'intermédiaire de ladite deuxième prise de force (3d).

3. Mouvement (1 ) selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le pivotement dudit support mobile (1 1 ) est enclenché par un élément (33b) entraîné par ledit rouage de finissage (5). 4. Mouvement (1 ) selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel ledit dispositif de commande (13) comprend un contrôleur de vitesse (17 ; 17a, 17b) muni d'au moins un frein (17c).

5. Mouvement (1 ) selon la revendication 4, dans lequel ledit contrôleur de vitesse (17) est un organe balancier-spiral (17a) associé à un échappement (17b), et ledit frein est un stop balancier (17c). 6. Mouvement (1 ) selon l'une des revendications 4 et 5, dans lequel ledit frein (17c) est agencé pour être relâché par l'intermédiaire dudit élément (33b).

7. Mouvement (1 ) selon la revendication 6, dans lequel ledit élément est une came (33b) agencée pour actionner un organe dé l ibération (35), cet organe de libération (35) étant agencé pour relâcher ledit frein (17c).

8. Mouvement (1 ) selon l'une des revendications 4 à 7, dans lequel ledit frein (17c) est agencé pour être activé par l'intermédiaire d'un élément dudit dispositif de commande de pivotement (15a).

9. Mouvement (1 ) selon l'une des revendications 4 à 8, comprenant un frein (17c) agencé pou r être action né manuellement, ledit frein (17c) étant agencé également pour permettre et empêcher l'opération dudit contrôleur de vitesse (17).

10. Mouvement (1 ) selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ledit rouage de finissage (5) comprend un engrenage à différentiel (9) présentant une première entrée (9a) agencée pour être entraînée par ledit organe moteur (3 ; 3a), une deuxième entrée (9b) agencée pour être entraînée en fonction de la position angulaire dudit support mobile (1 1 ), et une sortie (9c) agencée pour entraîner ledit organe réglant (7).

1 1 . Mouvement (1 ) selon l'une des revendications 1 à 9, dans lequel ledit rouage de finissage (5) comprend un compensateur de couple (9z) comprenant un arbre (9k) solidaire en rotation d'une entrée (9a) agencée pour être entraînée par ladite première prise de force (5c), une deuxième entrée (9b) agencée pour être entraînée en fonction de la position angulaire dudit support mobile (1 1 ), ladite deuxième entrée comprenant une roue (91) montée folle sur ledit arbre (9k) et liée à ce dernier par l'intermédiaire d'un élément élastique (9m), et une sortie (9c) agencée pour entraîner ledit organe réglant (7), ladite sortie comprenant une roue (9o) montée folle sur ledit arbre (9k) et liée à ce dernier par l'intermédiaire d'un élément élastique (9m). 12. Mouvement (1 ) selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ledit dispositif de commande de pivotement (13) comprend au moins une came de commande (1 1 b, 1 1 c) solidaire en rotation du support mobile (1 1 ), ladite came de commande (1 1 b, 1 1 c) comprenant au moins une surface d'actionnement (1 1 e) agencée pour coopérer avec une came d'actuation (25, 27) entraînée par ledit rouage de commande (13) afin d'entraîner ledit support mobile (1 1 ) en pivotement.

13. Mouvement (1 ) selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ledit dispositif de commande de pivotement (13) comprend un levier de sécurité (45) solidaire en rotation dudit support mobile (1 1 ), ledit levier de sécurité (45) comprenant une pluralité de goupilles de limitation (45a) qui prennent place dans des pistes (43a) que comporte un disque à pistes (43) agencé pour être mis en rotation par ledit rouage de commande de pivotement (15a), lesdites pistes (43a) étant conformées afin d'empêcher un pivotement intempestif dudit support mobile (1 1 ).

14. Mouvement (1 ) selon la revendication 8, dans lequel ledit dispositif de commande de pivotement (13) comprend un excentrique de blocage (19) agencé pour être entraîné par ledit rouage de commande de pivotement (15a), ledit excentrique de blocage (19) étant agencé pour coopérer avec un levier d'arrêt (29) agencé pour arrêter ledit contrôleur de vitesse (17).

15. Mouvement (1 ) selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ledit dispositif de commande de pivotement (13) est agencé de telle sorte que ledit support mobile (1 1 ) présente des périodes de déplacement lorsque ledit support mobile (1 1 ) est en déplacement, et des périodes d'arrêt lorsque ledit support mobile (1 1 ) est à l'arrêt.

16. Mouvement (1 ) selon la revendication 15, dans lequel lesdites périodes de déplacement sont de plus longue durée que lesdites périodes d'arrêt.

17. Pièce d'horlogerie comprenant un mouvement selon l'une des revendications précédentes.

Description:
Description

Mouvement d'horlogerie

Domaine technique

[0001 ] La présente invention concerne le domaine de l'horlogerie. Plus particulièrement, elle concerne un mouvement d'horlogerie muni d'un organe réglant monté dans un support mobile pivotant.

Etat de la technique

[0002] Depuis que Breguet a monté un balancier sur un support tournant à la fin du 18ème siècle, le monde horloger a été fasciné par le tourbillon et toutes ses variantes. À la fin des années 1970, Anthony Randall et Richard Good ont développé leurs fameux tourbillons bi-axiaux et triaxiaux, sur lesquels les développements modernes des tourbillons multiaxes compliqués ont été construits. L'intégration de tels tourbillons bi-axiaux et triaxiaux dans des montres bracelets présente des difficultés au niveau de la complexité et l'épaisseur nécessaire pour les mettre en œuvre. Par ailleurs, ces types de tourbillons, dans lesquels l'organe réglant pivote autour de deux ou trois axes, sont gourmands en énergie et nécessitent un couple élevé pour leur entraînement, cette énergie étant fournie par le rouage de finissage.

[0003] Plus récemment, le document EP2729849 a proposé un tourbillon dans lequel l'organe réglant est monté dans une cage de manière conventionnelle, la cage étant pivotée à l'intérieur d'une première bague, elle-même pivotée à l'intérieure d'une deuxième bague, afin de former en effet un tourbillon triaxial à déplacement angulaire limité pour les deuxièmes et troisièmes axes. La cage, qui effectue des rotations complètes, est ainsi contrainte de se déplacer selon un mouvement composé qui ressemble à la précession d'un gyroscope. Puisque les déplacements angulaires autour des deuxièmes et troisièmes axes ne sont pas complets, la hauteur nécessaire pour le système peut être significativement diminuée, et la complexité peut également être réduite.

[0004] Néanmoins, tous les déplacements de ce dispositif restent entraînés par le rouage de finissage, ce qui nécessite tout de même un couple plus élevé que pour un tourbillon uni axial conventionnel.

[0005] Un autre document intéressant dans le contexte de la présente invention est ΙΈΡ 1980920. Ce document décrit un système à tourbillon à un seul axe, cet axe de rotation étant perpendiculaire à celui du balancier. Une fois par heure, le bâti, qui soutient l'organe réglant ainsi qu'une partie du rouage de finissage, effectue un pivotement d'un pas sous l'effet d'un barillet tampon, ce pivotement servant également à avancer l'indication des heures. Cette dernière se trouve sur un ruban qu'entraîne ledit bâti en rotation. Ce faisant, le bâti pivote toujours selon le même sens de rotation, puisqu'il est impliqué dans l'entraînement de la courroie portant les chiffres des heures. Une rotation du bâti selon un seul sens de rotation est ainsi obligatoire, sans laquelle l'affichage des heures ne fonctionnerait pas. Même si chaque pas de rotation s'arrête à une position angulaire prédéterminée, il n'y a aucune limite à l'angle de pivotement du bâti tournant. Ce dernier effectue une rotation complète chaque six heures, sans angle de pivotement limite, c'est-à-dire sans angle de pivotement qui ne peut pas être dépassé par le bâti. En effet, l'angle de pivotement croit à l'infini à raison d'un pas de 60 degrés chaque heure d'opération.

[0006] Cet agencement nécessite qu'une grande partie du rouage de finissage se trouve dans le bâti mobile, et effectue des tours complets. Ceci a pour résultat que, soit le balancier doit être de petite taille, ce qui est néfaste à l'isochronisme du mouvement, soit le bâti pivotant doit présenter un diamètre important, ce qui augmente l'épaisseur du mouvement de manière indésirable. Par ailleurs, le pivotement brusque du bâti mobile engendre des chocs importants indésirables.

Divulgation de l'invention

[0007] Un but principal de la présente invention est de pallier les inconvénients de l'art antérieur, en proposant un mouvement d'horlogerie qui permet de présenter des avantages chronométriques, sans nécessiter une épaisseur importante dans le mouvement, et sans utiliser le rouage de finissage en tant que prise de force pour certains déplacements de l'organe réglant.

[0008] À cet effet, la présente invention concerne plus particul ièrement un mouvement d'horlogerie comprenant au moins un organe moteur, constitué par exemple d'un ou plusieurs ressorts moteurs logés dans un ou plusieurs barillets, d'un ou plusieurs moteurs électriques, et un organe réglant tel qu'un organe balancier-spiral associé à un échappement, un tourbil lon, un carrousel, un volant d'inertie ou similaire, lié cinématiquement audit au moins un organe moteur par l'intermédiaire d'un rouage de finissage afin de l'entretenir de manière connue. L'au moins un organe moteur est en liaison cinématique avec une première prise de force qui entraîne le rouage de finissage (ce dernier commençant par conséquent par cette prise de force).

[0009] Selon l'invention, le mouvement comporte un support mobile, tel qu'un berceau, une bague, une cage, une planche ou similaire, pivoté sur un élément de bâti et portant ledit organe réglant et adapté pour pivoter entre deux angles de pivotement limites, qui ne peuvent donc pas être dépassés. Le support mobile est agencé pour être pivoté selon au moins un axe entre lesdites angles de pivotement limites selon une séquence prédéterminée par l'intermédiaire d'un dispositif de commande de pivotement agencé pour faire pivoter ledit support mobile selon un mouvement de va-et-vient. Un rouage de commande relie ledit dispositif de commande de pivotement à une deuxième prise de force (où débute donc le rouage de commande), distincte de la première, et qui est en liaison cinématique avec ledit au moins un organe moteur. Le rouage de commande de pivotement est par conséquent distinct dudit rouage de finissage, au moins au niveau de la transmission de couple entre le rouage de finissage et le rouage de commande de pivotement. Les pivotements du support mobile ne sont donc pas entraînés par un couple émanant du rouage de finissage, et ne représentent ainsi pas de charge de couple supplémentaire sur ce dernier, ce qui minimise, voire élimine, les perturbations sur ce rouage dues à ces pivotements.

[0010] Puisque le rouage de commande de pivotement ne reçoit aucun couple de la part du rouage de finissage, le mouvement du support mobile ne représente aucune charge sur ce dernier, et ne peut donc pas influencer la marche de l'organe réglant. Par ailleurs, le fait que le support mobile effectue un pivotement de va-et-vient nécessite moins d'hauteur dans le mouvement qu'un tourbillon dont la/une cage pivote autour d'un axe perpendiculaire (ou presque) à l'axe de rotation du balancier. Un organe réglant de plus grande taille peut donc être utilisé dans le cas d'un tel tourbillon, ce qui améliore l ' isoch ron isme, tout en gardant l 'effet « tourbillon », v o i r e « double tourbillon », selon la construction de l'organe réglant (à savoir un balancier- spiral conventionnel, respectivement un tourbillon conventionnel). En effet, il n'est pas obligatoire d'effectuer des rotations complètes pour présenter un effet positif sur l'isochronisme fourni par des changements de positions angulaires comme dans un tourbillon « classique ».

[001 1 ] Avantageusement, ledit au moins un organe moteur comprend un premier organe moteu r agencé pour entraîner led it rouage de fin issage par l'intermédiaire de ladite première prise de force et un deuxième organe moteur agencé pour entraîner ledit rouage de commande de pivotement par l'interméd iaire de lad ite deuxième prise de force. Les deux rouages mentionnés peuvent ainsi être totalement isolés l'un de l'autre au niveau de la transmission de couple, chacun possédant sa propre source d'énergie. Le rouage de commande de pivotement ne contribue donc pas au désarmage de l'organe moteur utilisé par le rouage de finissage.

[0012] Avantageusement, le pivotement dudit support mobile est enclenché par un élément entraîné par ledit rouage de finissage, tel qu'une came, un levier ou similaire. Les mouvements d u support mobile peuvent donc être synchronisés avec la marche de l'organe réglant, sans nécessiter de transfert de couple entre le rouage de finissage et le rouage de commande de pivotement. Alternativement, le rouage de commande de pivotement peut être autonome, ou peut être déclenché et/ou bloqué manuellement.

[0013] Avantageusement, ledit dispositif de commande comprend un contrôleur de vitesse, tel qu'un volant d'inertie, un volant à ailettes, un balancier-spiral ou similaire. Ce contrôleur de vitesse est muni d'au moins un frein, tel qu'un stop-balancier, un frein à friction ou similaire. Ce frein peut ainsi être utilisé pour bloquer et déclencher l'opération du rouage de commande de pivotement de manière simple. Ce frein peut, par exemple, être agencé pour être relâché par l'intermédiaire dudit élément entraîné par ledit rouage de finissage. Cet élément peut être une came agencée pour actionner un organe de libération tel qu'un levier, cet organe de libération étant agencé pour relâcher ledit frein.

[0014] Avantageusement, ledit frein est agencé pour être activé, c'est-à-dire pour arrêter le contrôleur de vitesse, par l'intermédiaire d'un élément dudit dispositif de commande de pivotement. Le pivotement du support mobile est ainsi arrêté par le dispositif de commande, ce qui évite que ces pivotements puissent se désynchroniser, particulièrement dans le cas où ils sont déclenchés par un élément entraîné par le rouage de finissage. Dans un tel cas, si la période entre deux actionnements d'un pivotement est plus longue que la période dans laquelle le support mobile pivote, les pivotements resteront synchronisés avec la marche du rouage de finissage.

[0015] Avantageusement, le mouvement peut comporter un frein agencé pour être actionné manuellement, ledit frein étant agencé également pour permettre et d'empêcher sélectivement l'opération dudit contrôleur de vitesse. Ce frein pe u t être l e m ê m e q ue cel u i mentionné ci-dessus, ou un frein supplémentaire. En tout cas, ceci permet à l'utilisateur d'arrêter le support mobile dans une position voulue, par exemple afin de l'observer.

[0016] Avantageusement, ledit rouage de finissage comprend un engrenage à différentiel présentant une première entrée agencée pour être entraînée par ledit organe moteur, une deuxième entrée agencée pour être entraînée directement ou indirectement en fonction de la position angulaire dudit support mobile, par exemple par l'intermédiaire d'un organe denté solidaire en rotation du support mobile ou déplacé par ce dernier, et une sortie agencée pour entraîner ledit organe réglant. Ce différentiel sert à isoler le rouage de finissage des pivotements du support mobile, afin d'éviter des variations de couple dues à ces derniers. La vitesse de pivotement du support mobile peut a insi être choisie l ibrement, car la contre-force engendrée par les déplacements de l'organe réglant est annulée et n'a donc pas d'influence sur le rouage de finissage.

[0017] En tant qu'alternative audit engrenage à différentiel, ledit rouage de finissage peut comprendre un compensateur de couple comprenant un arbre solidaire en rotation d'une entrée agencée pour être entraînée directement ou indirectement par ladite première prise de force, une deuxième entrée agencée pour être entraînée en fonction de la position angulaire dudit support mobile, ladite deuxième entrée comprenant une roue montée folle sur ledit arbre et liée à ce dernier par l'intermédiaire d'un élément élastique, et une sortie agencée pour entraîner directement ou indirectement ledit organe réglant. Ladite sortie comprend une autre roue également montée folle sur ledit arbre et liée à ce dernier par l'intermédiaire de son propre élément élastique. Cette solution nécessite mo i n s d e p ièces qu'un engrenage à différentiel. [0018] Avantageusement, ledit dispositif de commande comprend au moins une came de commande solidaire en rotation du support mobile, ladite came de commande comprenant au moins une surface d'actionnement agencée pour coopérer avec une came d'actuation entraînée par ledit rouage de commande afin d'entraîner ledit support mobile en pivotement. Ce système permet l'entraînement du support mobile en pivotement. De ce fait, le système n e nécessite aucun sautoir pour assurer le positionnement du support mobile lorsqu'il est à l'arrêt. La consommation d'énergie est ainsi réduite. Alternativement, un système à dentures partielles peut également être utilisé.

[0019] Avantageusement, ledit dispositif de commande de pivotement comprend un levier de sécurité solidaire en rotation dudit support mobile, ledit levier de sécurité comprenant une pluralité de goupilles de limitation (idéalement trois, mais deux, quatre ou même plus sont encore possibles) qui prennent place dans des pistes que comporte un disque à pistes agencé pour être mis en rotation par ledit rouage de commande de pivotement, lesdites pistes étant conformées afin d'empêcher un pivotement intempestif dudit support mobile. Lorsque le support mobile est censé rester immobile, l'interaction d'au moins l'une des goupilles de l im itation avec la paroi d'une piste bloque le pivotement du support mobile de manière fiable, nonobstant le poids et l'inertie du support. La forme exacte des pistes, la vitesse angulaire de rotation du disque à pistes et l'agencement des goupilles sur le levier de sécurité peuvent être définis en fonction de la géométrie du système ainsi que la séquence de pivotements du support mobile afin de bloquer et de libérer le support aux moments souhaités.

[0020] Avantageusement, ledit dispositif de commande de pivotement comprend un excentrique de blocage agencé pour être entraîné par ledit rouage de commande de pivotement, ledit excentrique de blocage étant agencé pour coopérer avec un levier d'arrêt agencé pour arrêter ledit contrôleur de vitesse. Les pivotements du support mobile sont ainsi arrêtés sous la commande du rouage de commande de pivotement, ce qui empêche que les pivotements du support mobile puissent se désynchroniser.

[0021 ] Avantageusement, ledit dispositif de commande de pivotement est agencé de telle sorte que ledit support mobile présente des périodes de déplacement lorsque ledit support mobile est en déplacement, et des périodes d'arrêt lorsque ledit support mobile est à l'arrêt. Encore plus avantageusement, lesdites périodes de déplacement sont de plus longue durée que lesdites périodes d'arrêt, ce qui implique une vitesse limitée, voire modérée, de pivotement. Cette vitesse limitée réduit les chocs subis par divers composants au moment de l'arrêt.

[0022] Avantageusement, ledit excentrique de blocage est agencé pour coopérer avec un levier d'arrêt agencé pour arrêter directement ou indirectement ledit contrôleur de vitesse.

[0023] L'invention porte également sur une pièce d'horlogerie comprenant un tel mouvement.

Brève description des dessins

[0024] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description détaillée faite en référence aux dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs et dans lesquels : la figure 1 représente un diagramme schématique d'un mouvement d'horlogerie selon l'invention ;

la figure 2 représente un diagramme schématique d'une variante d'un mouvement d'horlogerie selon l'invention ;

la figure 3 représente une vue partielle en perspective simplifiée d'un mode de réalisation concret d'une variante d'un mouvement d'horlogerie selon l'invention, illustrant particulièrement le rouage de commande de pivotement ainsi que le dispositif de commande de pivotement ;

la figure 4 représente une vue en plan de la variante de la figure 3 ; les figures 5 et 6 représentent des vues partielles en perspective du dispositif de commande de pivotement de la variante de la figure 3 ;

les figures 7 à 9 représentent des vues partielles en perspective du rouage de finissage et de l'engrenage à différentiel de la variante de la figure 3

les figures 10a à 10c représentent des vues d'un système de sécurité que comporte le mode de réalisation des figures 3 à 9 ; et

la figure 1 1 représente un diagramme schématique d'une solution alternative pour compenser les déplacements du support mobile.

Mode(s) de réalisation de l'invention [0025] La figure 1 illustre schématiquement le principe de l'invention selon sa forme la plus simple, dans le contexte d'un mouvement d'horlogerie 1 . Ce mouvement 1 comprend un ou plusieurs organes moteur 3, tel qu'un ou plusieurs ressorts moteurs logés dans un ou plusieurs barillets. Ce ou ces organe(s) moteur 3 est associé à une première prise de force 3c ainsi qu'une deuxième prise de force 3d. Dans le cas d'un seul barillet, ces prises de force 3c, 3d peuvent être simplement des mobiles engrenant avec une denture que comporte le barillet (par exemple une denture s'étendant depuis un tambour), ou des sorties d'un engrenage à différentiel dont l'entrée est en liaison cinématique avec le barillet. Depuis la première de ces prises de force 3c s'étend un rouage de finissage 5 qui lie cinématiquement l'organe moteur à un organe réglant 7 et assure son entretien. Cet organe réglant peut être un ensemble balancier-spiral, un tourbillon, un carrousel, ou tout autre organe réglant convenable, conventionnel ou incliné.

[0026] Le rouage de finissage traverse une première entrée 9a et une sortie 9c d'un engrenage à différentiel 9 ou d'un système alternatif, dont le fonctionnement sera mieux compris par la suite.

[0027] L'organe réglant 7 est porté par un support mobile 1 1 monté en pivotement selon au moins un axe par rapport à un bâti 1 2, le support mobile 1 1 effectuant un pivotement de va-et-vient entre des angles de pivotement limites sous la commande d'un dispositif de commande de pivotement 13 par l'intermédiaire d'un rouage de commande 15a. Ce dernier relie la deuxième prise de force 3d de l'organe moteur 3 au dispositif de commande de pivotement 1 3, qui commande le pivotement du support mobile 1 1 . Par conséquent, le rouage de finissage 5 et le rouage de commande 15a sont indépendants au niveau de la transmission de couple en aval des prises de force 3c, 3d. Les pivotements du support mobile 1 1 peuvent se faire selon un seul axe, ou alternativement selon plusieurs axes, coupant le support mobile 1 1 ou non, par exemple afin d'effectuer un mouvement de cardan ou de rotule.

[0028] Afin que les pivotements du support mobile 1 1 n'exercent aucune influence sur le rouage de finissage et ne nuisent donc pas à la marche de l'organe réglant 7, une deuxième entrée 9b de l'engrenage à différentiel est liée cinématiquement au support mobile, de telle sorte que la deuxième entrée pivote en fonction des déplacements angulaires du support mobile 1 1 . Ce faisant, le couple fourni par la partie du rouage de finissage 5b en aval de l'engrenage à différentiel 9 reste indépendant des pivotements du support mobile. L'engrenage à différentiel 9 a pour effet d'isoler la transmission de couple le long du rouage de finissage 5 des déplacements du support mobile 1 1 . En l'absence de l'engrenage à différentiel 9, les déplacements du support mobile 1 1 entraîneraient une contre-force due au fait que l'organe réglant 7 est porté par le support mobile 1 1 et est également en déplacement par rapport au bâti.

[0029] Une solution alternative à l'engrenage à différentiel 9 est un compensateur de couple 9z tel qu'illustré schématiquement à la figure 1 1 . Les mêmes signes de référence ont été utilisés dans cette figure afin de rendre aussi clair que possible l'équivalence entre le fonctionnement de l'engrenage à différentiel 9 et celui du compensateur de couple 9z. L'agencement illustré dans cette figure comprend un arbre 9k, solidaire en rotation d'une entrée 9a comprenant une roue 9d entraîné par la première partie 5a du rouage de finissage 5. Une deuxième entrée 9b comprend une roue 91 montée folle sur l'arbre 9k. Cette roue 91 est pivotée en fonction des déplacements du support pivotant 1 1 , et est liée à l'arbre 9k par l'intermédiaire d'un élément élastique 9m tel qu'un ressort spiral ou autre. Ce dernier est fixé sur l'arbre par l'intermédiaire d'une virole 9n. La sortie 9c se compose également d'une roue 9o en liaison cinématique avec l'organe réglant 7 et liée à l'arbre 9k par l'intermédiaire d'un second élément élastique 9m et une virole 9n. Les viroles 9n peuvent être omises si les éléments élastiques sont solidarisés autrement à l'arbre 9k, par exemple par l'intermédiaire d'une soudure.

[0030] Lors de l'installation du compensateur de couple 9z, les éléments élastiques 9m doivent être précontraints. Lors du fonctionnement du système, lorsque le support mobile 1 1 reste immobile, le couple arrivant sur la roue 9d est transmis à la roue 9o par l'intermédiaire de son élément élastique 9m. La roue 91 restant immobile, son élément élastique est tendu ou détendu selon son sens d'enroulement.

[0031 ] Lorsque le support mobile 1 1 pivote, l'élément élastique 9m de la roue 91 se tend ou se détend, le cas échéant, et en s'additionnant ou se soustrayant au couple transmis par l'arbre 9k à la roue 9o. Ceci faisant, la contre-force résultant du pivotement de l'organe réglant 7 disposé sur le support mobile 1 1 est compensée

[0032] Afin d'éviter que l'élément élastique 9m de la roue 91 s'enroule ou se déroule trop, sa virole 9n peut être agencée pour pouvoir agir en tant que friction, et ainsi permettre une rotation relative avec l'arbre 9k. Alternativement, une friction quelconque peut être incorporée entre la roue 91 et le support mobile 1 1 .

[0033] Le dispositif de commande de pivotement 13 peut être autonome, et/ou peut commander le fonctionnement suite à des actions d'un utilisateur, par exemple par l'interméd iaire d'un bouton poussoir 14 ou similaire, et/ou commandé par le rouage de finissage 5. Ces deux dernières possibilités sont représentées sur la figure 1 par des flèches pointillées.

[0034] La figure 2 illustre une variante dans laquelle chaque rouage 5, 15a est muni de son propre organe moteur 3a respectivement 3b ayant chacun sa propre prise de force 3c, 3d respectivement, et sont par conséquent complètement indépendants en ce qui concerne la transmission de couple.

[0035] Dans cette variante, le dispositif de commande de pivotement 13 est associé à u n contrôleur de vitesse 17, qui peut prendre la forme d'un ensemble balancier-spiral, d'un volant d'inertie, d'un volant à ailettes, ou similaire, en liaison cinématique avec le dispositif de commande de pivotement 13 par l'intermédiaire d'un deuxième engrenage 15b. Le contrôleur de vitesse 17 est bloqué et/ou libéré sous la commande du rouage de finissage 5, par exemple au moyen d'un frein commandé par une came, une roue, ou un ou plusieurs leviers. Le contrôleur de vitesse 17 peut également être libéré par le rouage de finissage 5 et bloqué sous la commande du rouage de commande de pivotement 15a, comme c'est le cas dans le mode de réalisation concret qui sera décrit par la suite.

[0036] Les figures 3 à 9 illustrent un mode de réalisation concret d'un mouvement d'horlogerie selon l'invention, correspondant au schéma de la figure 2. Au vu de la complexité du mécanisme, certains éléments n'ont pas été représentés sur certaines figures afin d'éviter de les surcharger.

[0037] Les figures 3 et 4 illustrent particulièrement le rouage de commande 15a, le dispositif de commande de pivotement 13, le support mobile 1 1 , ainsi que le contrôleur de vitesse 1 7. Ce dernier est formé d'un organe régulateur balancier-spiral 17a associé à un échappement classique 17b. Cet échappement 17b n'a aucune influence sur la marche du mouvement et agit exclusivement en lien avec le dispositif de commande de pivotement 13. Les formes de régu lateur alternatives mentionnées ci-dessus peuvent bien entendu être utilisées à la place de l'échappement 17b et du balancier-spiral

17a.

[0038] Le rouage de commande de pivotement 1 5a l ie simplement le deuxième barillet 3b au d ispositif de commande de pivotement 1 3, et le deuxième engrenage 15b est en branche de ce rouage 15a. Le dispositif de commande de pivotement 13 est l ié cinématiquement au support mobile 1 1 , qui est pivoté sur le bâti du mouvement (non illustré). Le support mobile 1 1 soutient l'organe réglant 7, qui est un tourbillon simple dans la variante illustrée, mais peut également être un balancier-spiral simple associé à un échappement, ou encore tout autre type d'organe réglant connu de l'homme du métier.

[0039] Le dispositif de commande de pivotement 13 sera maintenant décrit en détail en lien avec les figures 3 à 6.

[0040] Dans la variante représentée, le dispositif de commande de pivotement 13 entraîne le support mobile 1 1 en pivotement de telle sorte qu'il effectue la séquence prédéterminée de pivotements de -35° - 0° - +35° - 0° - -35° etc. autour de son axe de rotation 1 1 a par rapport au plan du mouvement. Les angles de -35° et de +35° représentent des angles de pivotement limites et extrêmes dans ce cas de figure, et celui de 0° représente un angle d'arrêt de pivotement intermédiaire, d istincte des ang les de position l im ites. Ces derniers sont absolus et ne peuvent jamais être dépassés par le support mob i l e 1 1 , ta n d i s q u e d es éve n tu e l s a n g l es d ' a rrêt d e pivotement intermédiaires sont dépassés lors du prochain pivotement du support mobile 1 1 . Le support mobile est à l'arrêt pendant cinq secondes à chaque angle de la séquence, et en pivotement pendant quinze secondes. Les modifications au mouvement afin de commander le support mobile 1 1 selon d'autres séquences de pivotements sont à la portée de l'homme du métier. Plus génériquement, les périodes de déplacement du support mobile 1 1 sont avantageusement plus longues que les périodes d'arrêt, ce q u i réduit les chocs que subissent les divers composants du mécanisme de pivotement. Néanmoins, ce système convient également à des périodes de déplacement égales ou plus courtes que celles d'arrêt, et il est également possible de prévoir des périodes d'immobilisation différentes dans chaque position d'arrêt, selon les dispositions des cames.

[0041 ] Solidaire en rotation du support mobile 1 1 se trouve une première came de commande 1 1 b ainsi qu'une deuxième came de commande 1 1 c.

[0042] La première came de commande 1 1 b comprend trois surfaces de sécurité

1 1 d contiguës chacune d'une surface d'actionnement 1 1 e.

[0043] Lorsque le rouage de commande est en marche, une roue 21 est en liaison cinématique avec une autre roue 23, qui est solidaire en rotation d'une came d'actuation 25. Les roues 21 , 23 ont été omises de la figure 6 afin de mieux visualiser l'excentrique de blocage 19 (ici sous forme d'une came, mais qui peut alternativement être un doigt ou une goupille montée excentriquement sur un mobile) ainsi que la came d'actuation 25, qui tourne dans le sens antihoraire afin d'entraîner la première came de commande 1 1 b dans le sens horaire. À ce titre, la came d'actuation 25 comprend deux doigts 25a, écartés angulairement de 90°, et qui entraînent le support mobile 1 1 selon ses deux pas de rotation dans le sens horaire (selon l'orientation des figures 5 et 6).

[0044] Afin de l'entraîner dans le sens antihoraire, la deuxième came de commande 1 1 c reprend une forme similaire à celle de la première came de commande 1 1 b, mais inversée et décalée angulairement d'un angle ad hoc défini en fonction de la construction. La deuxième came de commande 1 1 c présente une forme inversée par rapport à l'autre came de commande 1 1 b et est entraînée en rotation par sa propre came d'actuation 27 (voir la figure 6). Cette dernière est coaxiale et solidaire à la roue 21 et pivote donc dans le même sens, et sert à entraîner le support mobile 1 1 dans le sens antihoraire

(selon l'orientation des figures 5 et 6).

[0045] Lorsque l'un des doigts 25a, 27a de l'une des cames d'actuation 25, 27 est en contact avec l'une des surfaces d'actionnement 1 1 e, la position angulaire du support mobile 1 1 est assurée par l'interaction de ces éléments. Néan moin s, lorsq ue l e su pport mobil e 1 1 est à l'arrêt entre deux déplacements, ces doigts 25a, 27a sont éloignés des cames de commande 1 1 b, 1 1 c. Afin de bloquer le support mobile 1 1 dans chacune de ses positions d'arrêt et ainsi empêcher tout déplacement intempestif du support 1 1 , un système de sécurité 42 est prévu. Ce système de sécurité 42 est illustré plus en détails sous forme de diagrammes explosés dans les figures 10a à 10c.

[0046] Le système de sécurité 42 comprend un disque à pistes 43, solidaire en rotation de la roue 21 . Un levier de sécurité 45 est solidaire en rotation du support mobile 1 1 ainsi que des cames de commande 1 1 b, 1 1 c, et suit par conséquent le mouvement de va-et-vient du support 1 1 . Ce levier de sécurité 45 comprend par ailleurs trois goupilles de limitation 45a agencées à l'extrémité du levier 45, qui prennent place dans des pistes 43a dont est muni le disque à pistes. La position des goupilles 45a et la forme des pistes 43a peuvent être choisies de façon ad hoc selon la séquence des mouvements des composants, dé telle sorte que le levier de sécurité 45 soit bloqué lorsque le support mobile 1 1 est à l'arrêt (les parois des pistes 43a servant en tant que butées pour les goupilles 45a), et puisse pivoter lorsque les doigts 25a, 27a entraînent les cames de commande 1 1 b, 1 1 c (les goupilles se trouvant à ce moment dans des zones évidés 43b des pistes qui n'empêchent pas le basculement du levier de sécurité 45).

[0047] En tant que deuxième sécurité, des surfaces de butée 25b, 27b sont prévues sur les cames d'actionnement 25, 27, adjacentes aux doigts 25a, 27b respectivement. Ces surfaces de butée 25b, 27b se positionnent en regard des surfaces de sécurité 1 1 d lorsque le support mobile 1 1 est au repos de telle sorte que, lors d'un choc qui pourrait surmonter l'effet du système de sécurité 42, la surface de sécurité 1 1d en regard d'une surface de butée 25b, 27b, bute contre cette dernière.

[0048] Cet agencement évite l'utilisation d'un sautoir pour maintenir le support mobile dans chaque position angulaire d'arrêt, ce qui est avantageux puisque l'utilisation d'un sautoir est gourmande d'énergie lors des pivotements.

[0049] Alternativement, le dispositif de commande de pivotement 13 peut utiliser des segments dentés à dentures interrompues au lieu des cames de commande 1 1 b, 1 1 c, ainsi que des roues à denture interrompues au lieu des cames d'actuation 25, 27. Encore alternativement, le dispositif de commande 13 peut entraîner le support mobile 1 1 selon un seul sens de pivotement, puis le libérer pour revenir dans sa position de départ par l'intermédiaire d'un organe de rappel élastique. Un exemple d'une telle séquence serait -30° - 0° - +30 - -30°... Encore alternativement, les temps d'immobilisation pourraient être différents dans chacune des positions d'arrêt, selon la forme et la disposition des diverses cames.

[0050] À chaque quart de tour de l'excentrique de blocage 19, l'une de ses ailes interagit avec un levier d'arrêt 29, comme sera expliqué ci-dessous. Si le deuxième engrenage 1 5b est libre de tourner, l'excentrique de blocage effectuera un tour en 60 secondes dans la variante illustrée.

[0051 ] Comme déjà évoqué ci-dessus, le contrôleur de vitesse 17 comprend un ensemble balancier-spiral 17a ainsi qu'un échappement. La roue d'échappement forme le dernier mobile du deuxième engrenage 15b, en branche du rouage de commande 15a. Le mouvement 1 est muni d'un frein, notamment un stop balancier 17c, solidaire d'une extrémité d'une bascule stop balancier 29b qui est soumise à une force de rappel par l'intermédiaire d'un organe de rappel (non illustré) qui sert à amener le stop balancier 17c en contact avec le pourtour du balancier. Cette bascule est pivotée sur un élément de bâti (non illustré), et interagit avec une bascule intermédiaire 29a qui fait le lien entre le levier d'arrêt 29 et la bascule stop balancier 29b. Dans la variante illustrée, toutes les quinze secondes, l'excentrique de blocage 19 actionne le levier d'arrêt 29, et amène le stop balancier 17c en contact avec le pourtour du balancier sous l'effet de son ressort de rappel (non illustré), et l'empêche d'osciller jusqu'à ce qu'il soit relâché par le stop balancier 17c.

[0052] Passant maintenant au rouage de finissage 5, comme représenté sur les figures 7, 8 et 9, ce rouage relie d'une part (par l'intermédiaire de la partie 5a) le premier barillet 3a à une première entrée 9a d'un engrenage à différentiel 9 par l'intermédiaire de la première prise de force 3c, et d'autre part (par l'intermédiaire de la partie 5b du rouage de finissage 5 qui se trouve montée sur le support mobile 1 1 ), une sortie 9c de l'engrenage à différentiel 9 à l'organe réglant 7 porté par le support mobile 1 1 . La première entrée 9a est constituée d'un châssis porte-satellite portant au moins u n pignon satellite (invisible) de manière connue. Le châssis est solidaire en rotation d'un pignon 9d entraîné par le premier barillet 3a. Ladite sortie 9c est constituée d'un canon comprenant une denture de chant 9h engrenant avec les pignons satellites, ainsi qu'une deuxième denture de chant 9i qui engrène avec un mobile denté 39 pivoté sur le support mobile 1 1 et qui est en liaison cinématique avec l'organe réglant 7. Le mobile denté 39 ainsi que les autres mobiles en aval de ce dernier forment la deuxième partie 5b du rouage de finissage 5 et entraînent l'organe réglant 7.

[0053] Lorsque le support mobile 1 1 est immobile, la deuxième entrée 9b reste immobile, et les satellites agissent en tant que renvois reliant cinématiquement le pignon 9d et le canon faisant office de sortie 9c.

[0054] Afin de compenser les pivotements du support mobile 1 1 , ce dernier est en liaison cinématique avec ladite deuxième entrée 9b de l'engrenage à différentiel 9. Dans la variante représentée, la deuxième entrée 9b est formé d'un mobile comprenant une première denture de chant 9f constituant un autre mobile solaire de l'engrenage à différentiel 9, ainsi qu'une seconde denture 9g q u i eng rène avec u n renvoi 41 a, lui-même entraîné par l'intermédiaire d'un segment denté 41 b solidaire en rotation du support mobile 1 1 .

[0055] Les pivotements du support mobile 1 1 sont transmis à la deuxième entrée 9b et sont « soustraits » à ceux du rouage de finissage 5 afin de ne pas influencer le couple fourni à l'organe réglant 7 et de ne pas le perturber. Un pivotement du support mobile entraîne en rotation la deuxième entrée 9b, et ainsi les satellites, qui a pour résultat que le châssis du porte-satellite 9a ne pivote pas en fonction des pivotements du support mobile 1 1 .

[0056] En l'absence d'un tel engrenage à différentiel 9, un pivotement du support mobile 1 1 dans un sens « enroulerait » le rouage de finissage 5, appliquant ainsi une contre-force positive (c'est-à-dire dans le sens de rotation du rouage de finissage 5), entraînant donc une application de couple plus élevée à l'organe réglant 7. Un pivotement dans l'autre sens « déroulerait » le rouage de finissage, appliquant ainsi une contre-force négative (c'est-à- dire dans le sens inverse à celui de la rotation du rouage de finissage 5). Cette dernière situation réduirait le couple transmis à l'organe réglant, et risquerait même l'arrêt de l'organe réglant 7. Par ailleurs, un tel agencement serait en tout cas limité à des vitesses angulaires de pivotement du support mobile significativement limitées. L'utilisation d'un engrenage à différentiel 9 permet effectivement d'isoler le rouage de finissage 5 du pivotement du support mobile 1 1 , qui peut ainsi pivoter à n'importe quelle vitesse angulaire.

[0057] Le châssis du porte-satellite est également muni d'une denture périphérique 9j, qui sert à entraîner un renvoi 31 , qui entraîne à son tour un pignon 33a solidaire en rotation d'une came d'actionnement 33b. Cette came 33b tourne donc en permanence et effectue un tour en une minute, indépendamment de la position du support mobile. Trois fois par tour, l'un des trois sommets que comporte la came actionne un organe de libération 35, sous forme d'une bascule dans le cas d'espèce. Cette dern ière est munie à une première extrémité d'un galet 35a afin de minimiser les frottements avec la came 33b. L'autre extrémité 35b de l'organe de libération 35 s'appuie contre un bloc 29c solidaire de la bascule stop balancier 29b.

[0058] Si on considère que le balancier-spiral 17a est actuellement au repos et est arrêté par le stop balancier 17c, toutes les 20 secondes, l'un des sommets de la came d'actionnement 33b soulève l'organe de libération 35, qui soulève à son tour la bascule stop balancier 29b, ce qui écarte le stop balancier 17c du balancier. Au vu de la géométrie des bascules 29a et 29b, la bascule stop balancier 29b peut être soulevée (en pivotant dans le sens horaire sur la figure 4) par l'organe de libération 35, et ce de manière indépendante de la position de la bascule intermédiaire 29a.

[0059] Le balancier-spiral 17a est ainsi libéré et le rouage de commande 15a est mis en marche. Les cames de commande 1 1 b, 1 1 c et les cames d'actuation 25, 27 commencent à pivoter comme décrit ci-dessus, ce qui fait pivoter le support mobile 1 1 vers sa prochaine position dans la séquence prédéterminée. Lorsque l'excentrique de blocage 19 a pivoté d'un petit angle, il déplace le levier d'arrêt 29, qui pivote dans le sens antihoraire sur la figure 3. La bascule intermédiaire 29a pivote ainsi dans le sens horaire sur les figures 3 et 4 sous l'effet d'un ressort de rappel (non illustré) qui est suffisamment fort pour surmonter l'effet du ressort de rappel de la bascule stop balancier 29b. L'extrémité 29d de la bascule intermédiaire s'approche du pivot de la bascule stop balancier 29b, et glisse le long de son flanc 29e, ce qui empêche la bascule stop balancier de retomber sur le balancier. Immédiatement après, le sommet de la came d'actionnement 33b a dépassé le galet 35a et relâche l'organe de libération 35 et ainsi le bloc 29c. Jusqu'au prochain passage d'un sommet de la came d'actionnement 33b, le stop balancier 17c est sous la commande de l'excentrique de blocage 19. Quinze secondes après le démarrage du rouage de commande 15a par la came d'actionnement 33b, l'une des ailes de l'excentrique de blocage 19 déplace le levier de blocage 29, qui pivote dans le sens antihoraire sur la figure 3. La bascule intermédiaire 29a pivote ainsi dans le sens horaire sur les figures 3 et 4, et l'extrémité 29d de la bascule intermédiaire 29a se rapproche du pivot de la bascule stop balancier 29b, qui retombe sur le balancier, l'arrêtant au moyen d u stop ba la n cier 1 7c. Cinq secondes après, ce cycle de fonctionnement redémarre suite à la prochaine intervention d'un sommet de la came de commande 33b sur l'organe de libération 35.

[0060] Bien que le rouage de commande 15a soit déclenché au moyen de la came d'actionnement 33b, il n'y a aucune transmission de couple entre le rouage de finissage 5 et le rouage de commande 15a, et ils sont par conséquent indépendants l 'un de l 'autre au n iveau cinématique. La marche du mouvement 1 est ainsi indépendante de la marche du rouage de commande 15a. Si, par exemple, le deuxième organe moteur 3b est désarmé de telle sorte que le rouage de commande 15a n'opère plus, le support mobile 1 1 reste immobile et le rouage de finissage 5 continue à fonctionner.

[0061 ] En ajoutant un deuxième frein pour arrêter le balancier-spiral 17a, ledit frein étant actionné par un organe de commande manuel quelconque, le pivotement d u support mobile peu t être a rrêté m a n u el l em en t. Alternativement, l'organe de commande peut agir sur le seul frein 17c déjà décrit. L'utilisateur peut ainsi arrêter le balancier dans une position voulue, par exemple afin d'observer l'organe réglant 7 dans une position précise. Si l'utilisateur arrête le support mobile 1 1 dans une position intermédiaire, une fois que le deuxième frein n'arrête plus le balancier, au prochain passage d'un sommet de la came d'actionnement 33b, le balancier sera libéré et le support mobile pivotera vers le prochain angle d'arrêt dans la séquence prédéterm inée avant q ue le balancier soit arrêté à nouveau par l'intermédiaire du jeu de leviers 29, 29a, 29b.

[0062] Afin de former un témoin de fonctionnement du rouage de commande 15a, une aiguille 37 est en liaison cinématique avec le deuxième engrenage 15b. Dans la variante illustrée, les rapports d'engrenage sont choisis de telle sorte qu'elle effectue un tour par minute lorsque le rouage de commande 15a fonctionne. En effet, cette aiguille parcourt 120° en quinze secondes lorsque le support mobile est en train de pivoter, puis effectue une pause pendant cinq secondes lorsque le support mobile est au repos, et puis répète cette séquence pour autant que le support mobile continue sa séquence de pivotements. Ce faisant, l'aiguille 27 fait office d'aiguille de secondes non conventionnelle, ce qui apporte un intérêt supplémentaire au mouvement 1 pour l'utilisateur.

[0063] Au vu de ce qui précède, il est clair que l'organe réglant peut parcourir une série de positions angulaires différentes. Au niveau de l'isochronisme, ce système présente un effet de tourbillon sur un axe supplémentaire que présente l'organe réglant 7 lui-même, sans que le support mobile 1 1 effectue des rotations complètes. En comparaison avec l'agencement du document EP 1980920 susmentionné, un balancier de diamètre plus important peut ainsi être utilisé dans le même épaisseur du mouvement, et/ou l'épaisseur du mouvement peut être significativement réduite pour un balancier de la même taille. Un balancier de taille plus importante peut, par exemple, contribuer à une amélioration de l'isochronisme du mouvement. Dans la variante illustrée, qui comprend un tourbillon uni axial monté sur le support mobile 1 1 , le mouvement de l'invention fournit l'effet d'un tourbillon bi-axial, sans nécessiter autant d'hauteur dans le mouvement qu'un tourbillon bi-axial « classique » présentant un balancier ayant de mêmes dimensions. Dans le cas d'un organe réglant à balancier-spiral simple, le mouvement fournit un effet de tourbillon uniaxe, dont l'axe de rotation est perpendiculaire à celui du balancier.

[0064] Par ailleurs, étant donné qu'il n'y a aucune transmission de couple entre le rouage de finissage 5 et le rouage de commande de pivotement 15a, ce dernier est indépendant du premier. Le couple fourni pour le pivotement du support mobile 1 1 ne représente donc aucune charge supplémentaire sur le rouage de finissage 5, et n'influence donc pas la marche de l'organe réglant 7. L'isochronisme de l'organe réglant 7 est ainsi assuré. La seule interaction entre les deux rouages 5, 1 5a au niveau du couple est indirecte par l'intermédiaire du segment denté 41 b solidaire du support mobile 1 1 et la deuxième entrée au niveau de l'engrenage à différentiel 9, qui sert effectivement à isoler le rouage de finissage 5 des pivotements du support mobile 1 1 et d'ainsi le rendre indépendant de ces derniers.

[0065] Bien que l'invention ait été décrite ci-dessus en lien avec des modes de réalisation spécifiques, des variantes supplémentaires sont également envisageables sans sortir de la portée de l'invention telle que définie par les revendications.