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Title:
TIMEPIECE WITH DISCRETE STRIKING WORK
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2008/125501
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a timepiece with discrete striking work designed to fit in a watch case, said striking work comprising: - an energy source (24), and - an activating member designed to be driven by the energy source. According to the invention, the striking work comprises, in addition, a movable element located in the wall of the case and interacting with the activating member, said element being capable of moving between a first position in which it is at least partly at a higher level than the case, and a second position in which it is practically entirely at a level equal to or lower than the case.

Inventors:
CORTHESY, Yves (12 rue de la Balance, La Chaux-de-Fonds, La Chaux-de-Fonds, CH-2300, CH)
CHARPIER, Jean-Pierre (21A avenue du Général de Gaulle, Morteau, Morteau, F-25500, FR)
Application Number:
EP2008/053959
Publication Date:
October 23, 2008
Filing Date:
April 02, 2008
Export Citation:
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Assignee:
ZENITH INTERNATIONAL SA (Rue des Billodes 34, Le Locle, CH-2400, CH)
CORTHESY, Yves (12 rue de la Balance, La Chaux-de-Fonds, La Chaux-de-Fonds, CH-2300, CH)
CHARPIER, Jean-Pierre (21A avenue du Général de Gaulle, Morteau, Morteau, F-25500, FR)
International Classes:
G04B25/04; G04B25/00
Attorney, Agent or Firm:
GLN (Rue du Puits-Godet 8A, Neuchâtel, CH-2000, CH)
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Claims:

Revendications

1. Pièce d'horlogerie comportant un mécanisme de sonnerie discrète destiné à prendre place dans une boîte de montre, ledit mécanisme comprend :

- une source d'énergie, - un organe d'actionnement (16, 32, 34) destiné à être entraîné par la source d'énergie, caractérisée en ce que ledit mécanisme de sonnerie comprend, en outre, un élément mobile (26) disposé dans la paroi de la boîte et coopérant avec l'organe d'actionnement, ledit élément étant susceptible d'évoluer entre une première position dans laquelle il est au moins partiellement à un niveau supérieur par rapport à la boîte et une deuxième position dans laquelle il est sensiblement entièrement à un niveau égal ou inférieur par rapport à la boîte.

2. Pièce d'horlogerie selon la revendication 1 , caractérisée en ce que l'élément mobile (26) passe de sa première à sa deuxième position sous l'action de l'organe d'actionnement (16, 32, 34).

3. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'élément mobile (26) passe de sa deuxième à sa première position sous l'action d'un organe ressort (36). 4. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'organe d'actionnement comporte une came de va- et-vient (34) et un organe de liaison (16).

5. Pièce d'horlogerie selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'organe d'actionnement comporte, en outre, un renvoi de va-et-vient (32) coopérant, d'une part, avec la came de va-et-vient et, d'autre part, avec l'organe de liaison.

6. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément mobile est une bague (26) pivotant selon un axe sensiblement parallèle au fond de la boîte. 7. Pièce d'horlogerie selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'axe selon lequel pivote la bague coupe l'organe de liaison (16).

8. Pièce d'horlogerie selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'organe de liaison est agencé de manière à recevoir une bague élastique (18), ladite bague élastique assurant l'étanchéité du système et le pivotement de la bague (26).

9. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'un élément de butée est agencé de manière à définir le niveau maximal de la première position.

Description:

Description

PIECE D'HORLOGERIE COMPORTANT UN MECANISME DE SONNERIE

DISCRETE

Domaine technique

[0001] La présente invention se rapporte au domaine de l'horlogerie mécanique.

Elle concerne, plus particulièrement, une pièce d'horlogerie comportant un mécanisme de sonnerie discrète destiné à prendre place dans une boîte de montre, le mécanisme comprenant une source d'énergie et un organe d'actionnement destiné à être entraîné par la source d'énergie.

Etat de la technique

[0002] Une pièce d'horlogerie de ce genre est divulguée dans la demande de brevet WO2006103289 au nom de la demanderesse. Un mécanisme de réveil est inclus dans la montre décrite et il comprend : - une source d'énergie indépendante, généralement un barillet,

- un système de réglage permettant de programmer l'heure de sonnerie,

- un système de déclenchement, relié au rouage de finissage du mouvement et actionnant le réveil à l'heure prévue, et - une sonnerie pour avertir le porteur.

[0003] Un mécanisme classique de montre réveil est également décrit dans le livre "Théorie de l'horlogerie" de Reymondin et al, Fédération des Ecoles Techniques, 1998, ISBN 2-940025- 10-X, pages 217 à 218. [0004] Dans la demande de brevet précitée, la pièce d'horlogerie est équipée d'un vibreur permettant d'obtenir une sonnerie discrète. Au lieu d'entraîner une roue dentée soulevant la levée d'un marteau, le mécanisme de sonnerie met en rotation une came de va-et-vient, coopérant avec un renvoi de va-et-vient, qui actionne un marteau frappant une goupille disposée dans le fond de la boîte. [0005] Bien qu'intéressant, ce mode de réalisation ne peut être appliqué à toutes les pièces d'horlogerie. Particulièrement, si la pièce est lourde, la puissance développée par le mécanisme de vibreur n'est pas suffisante

pour mettre la pièce en vibration et permettre au porteur de sentir que sa montre vibre. En outre, on s'est aperçu que la peau du porteur est généralement assez peu sensible au niveau du poignet, ce qui rend également difficile la perception de la vibration produite par le mécanisme présenté ci-dessus.

[0006] La présente invention a pour but de proposer un autre mécanisme de sonnerie discrète, exempt des inconvénients ci-dessus.

Divulgation de l'invention

[0007] De façon plus précise, l'invention concerne une pièce d'horlogerie comportant un mécanisme de sonnerie discrète caractérisée en ce qu'il comprend, en outre, un élément mobile disposé dans la paroi de la boîte et coopérant avec l'organe d'actionnement. L'élément mobile est susceptible d'évoluer entre une première position dans laquelle il est au moins partiellement à un niveau supérieur par rapport à la boîte et une deuxième position dans laquelle il est sensiblement entièrement à un niveau égal ou inférieur par rapport à la boîte.

[0008] D'autres caractéristiques de l'invention sont définies dans les revendications.

Brève description des dessins [0009] L'invention apparaîtra plus clairement à la lecture de la description qui suit, faite en référence au dessin annexé dans lequel :

- les figures 1 et 2 sont des vues en coupe du mécanisme lorsque l'élément mobile est, respectivement, dans sa première et dans sa deuxième position, - la figure 3 est une vue en perspective d'éléments essentiels du mécanisme. Mode(s) de réalisation de l'invention

[0010] On pourra se référer à la demande WO2006103289 pour obtenir des informations sur un mode de réalisation d'un mécanisme de réveil et sur son déclenchement. La présente description se limitera aux éléments essentiels de l'invention et ne reprendra pas les parties du mécanisme pouvant être reprise de l'état de la technique.

[0011] On a représenté, sur les figures, un fond 10 d'une boîte de montre, comportant un logement ménagé sur sa face externe. Dans le mode de réalisation illustré, la boîte est ronde et le logement prend la forme d'une rainure 12 bordant le fond de la boîte. La rainure 12 peut être dissymétrique et présenter de manière continue, comme le montre particulièrement les figures 1 et 2, une profondeur croissante sur un demi- périmètre et décroissante sur l'autre demi-périmètre, de sorte qu'elle présente une profondeur minimale en un point A et une profondeur maximale en un point B, diamétralement opposé au point A. [0012] Du côté du point A, c'est-à-dire dans la région où la rainure 12 est la moins profonde, une ouverture 14 est disposée dans le fond de la rainure et traverse la boîte, créant un passage vers le mouvement. Ce passage est destiné à permettre à un organe de liaison de relier cinématiquement le mouvement et un élément mobile disposé dans la rainure, comme il sera expliqué ci-après. L'organe de liaison peut avantageusement prendre la forme d'une tige 16 dont une extrémité 16a se loge dans l'ouverture 14. Cette extrémité comprend une creusure annulaire 16b sur son pourtour extérieur, dans laquelle prend place une bague élastique 18 qui est fortement comprimée par les parois de l'ouverture 14. Cette bague 18 sert de joint mais aussi de point de pivotement pour la tige, selon une direction parallèle au fond de la boîte, comme on le comprendra ci-après. La tige 16 peut recevoir à cette extrémité 16a et dans son axe longitudinal, une vis

20 ou un autre moyen de fixation.

[0013] Du côté du point B, c'est-à-dire dans la région où la rainure est la plus profonde, celle-ci présente, dans son fond, un taraudage 22 destiné à recevoir une deuxième vis 24. Celle-ci est avantageusement du type à portée, et définit une partie de la vis restant essentiellement à l'extérieur du taraudage, mais à l'intérieur de la rainure.

[0014] Une bague mobile 26 aux dimensions adaptées est disposée dans la rainure 12. La bague est percée d'un premier trou pour permettre le passage de la vis 20. Elle est ainsi solidaire de la tige 16 dans ses mouvements de pivotement. Dans une zone sensiblement diamétralement opposée au premier trou, la bague présente un rebord 30 sur sa face

intérieure, c'est-à-dire sur sa face orientée en direction du fond de la rainure 12. Ce rebord 30 est destiné à coopérer avec la tête de la vis 24 qui forme ainsi butée.

[0015] Le profil de la bague mobile 26 est ajusté par rapport à la dissymétrie de la profondeur de la rainure 12, de manière à ce qu'elle soit susceptible d'évoluer entre :

- une première position dans laquelle elle est au moins partiellement à un niveau supérieur par rapport à la boîte, c'est-à-dire qu'elle dépasse de la montre à l'extérieur de la rainure de manière tactilement perceptible pour le porteur, et

- une deuxième position dans laquelle elle est sensiblement entièrement à un niveau égal ou inférieur par rapport à la boîte, c'est-à-dire qu'elle ne dépasse pas de la rainure de manière tactilement perceptible pour le porteur. [0016] La première position extrême de la bague 26 est illustrée sur la figure 1. On peut voir que celle-ci est disposée dans la rainure 12 au niveau de la région du point A. En revanche, la bague 26 dépasse à l'extérieur de la rainure 12 au niveau de la région du point B, la bague étant en butée par le rebord 30 sur la tête de la vis 24. Lorsque la montre est portée, la bague vient au contact de la peau du porteur, qui forme alors une butée pour la bague 26 qui ne va pas jusqu'à sa position extrême présentée sur la figure.

[0017] La deuxième position extrême de la bague 26 est illustrée sur la figure 2. On peut voir que celle-ci est entièrement logée dans la rainure 12. La peau du poignet du porteur de la montre n'est pas en contact avec elle.

[0018] Ainsi, la bague peut évoluer entre une position dans laquelle elle est en contact avec la peau du porteur et une position dans laquelle elle n'est pas en contact avec la peau du porteur. Cette alternance permet au porteur de détecter le mouvement de la bague, alors qu'il n'en serait pas de même si la bague était en contact de manière permanente avec sa peau et exerçait, par ses mouvements, des variations de pression. On a en effet remarqué qu'au niveau du poignet, la peau était relativement peu sensible et ne percevait pas distinctement de faibles variations de pression, car il

est évident que la puissance disponible dans la montre pour exercer de telles pressions ne permet pas d'appliquer une force importante. [0019] On peut voir sur la figure 3, que la tige 16 coopère au niveau de sa deuxième extrémité 16c avec la première portion 32a d'une bascule 32. Cette bascule comporte également une deuxième portion 32b maintenue en appui, par un premier ressort non représenté, contre une came de va- et-vient 34 qui prend la forme d'une roue à dent de loup. La bascule 32 sert de renvoi de va-et-vient et forme, avec la came 34 et la tige 16, un organe d'actionnement de la bague 26. On notera que la présence d'un renvoi de va-et-vient n'est pas indispensable, la came pouvant agir également directement sur la tige 16. La came 34 est reliée cinématiquement au rouage de sonnerie du réveil et est entraînée en rotation lorsque le réveil fonctionne. On pourra se référer à la demande de brevet déjà citée pour obtenir des détails sur un mode de réalisation dans lequel une came de va-et-vient similaire est mise en rotation par le rouage de sonnerie du réveil.

[0020] Lorsque la bascule 32 est en appui sur la pointe d'une des dents de la came 34, la bascule exerce une pression sur la tige 16, de sorte que celle- ci est positionnée à environ 90° par rapport au plan de la boîte, la bague étant alors proche du fond de la rainure 12 et occupant sa deuxième position.

[0021] Lorsque la bascule 32 est en appui dans le fond de la denture de la came 34, un deuxième organe ressort 36, plus faible que le premier, exerce une force sur la bague 26 tendant à la faire pivoter autour de la bague élastique 18 et à amener l'élément mobile à sa première position. Par ce mouvement, la tige 16 se rapproche de la bascule, sans toutefois que cette dernière ne gêne son déplacement. Lorsque la bague 26 est en butée sur la vis 24, la tige 16 est positionnée à environ 88° par rapport au plan de la boîte. Ce deuxième organe ressort 36 est avantageusement constitué par un double ressort lame, disposé dans le fond de la rainure dans la région du point A. Ce ressort 36 est simplement posé dans le fond de la rainure et s'étend sur un angle d'au moins 20°, de préférence,

d'environ 45°, afin d'exercer une force dont le moment permette le pivotement de la bague 26.

[0022] Une vis 38 visible sur la figure 3 peut être prévue de manière à prévenir un éventuel arrachement de la bague qui ne tient que par la bague élastique 18 qui est fortement contrainte. La vis 38 est simplement fixée à la boîte, laissant la bague fonctionner librement, mais sert de butée de sécurité si nécessaire.

[0023] Lorsque le mécanisme de réveil fonctionne, la came de va-et-vient 34 est mise en rotation. Elle soulève alors la bascule 32 qui pousse la tige 16 à environ 90° par rapport au plan de la boîte. Ceci a pour effet de contraindre le ressort 36 et d'amener la bague 26 à sa deuxième position. Avec la rotation de la came 34, la bague alterne donc entre une position dans laquelle elle est au contact de la peau du porteur et une position dans laquelle elle ne l'est pas, cette alternance étant ressentie par le porteur malgré une amplitude maximale de seulement 2°, notamment quand la bague vient frapper sa peau, ce qui l'avertit que l'heure programmée pour le déclenchement du réveil est atteinte.

[0024] De manière avantageuse, de l'énergie est fournie par le mouvement pour amener la bague 26 de sa première à sa deuxième position, tandis que c'est le ressort qui amène la bague de sa deuxième à sa première position. Ainsi, étant donnée que la deuxième position n'est pas définie avec précision, puisque, au porté, elle dépend de la distance entre le fond de la boîte et la peau et donc, de la forme du poignet du porteur, il n'y a pas de risque de bloquer le mouvement, ce qui pourrait l'endommager. [0025] En plus, le système décrit ci-dessus est parfaitement étanche et peut être facilement démonté, notamment pour un nettoyage, simplement en retirant les trois vis 20, 24 et 38.

[0026] Le dispositif présenté ci-dessus est ainsi totalement silencieux lorsque la montre est portée et fonctionne comme une alarme que l'on pourrait qualifier de sensitive. En revanche, lorsque la montre n'est pas portée, la bague vient buter sur la tête de la vis lorsqu'elle atteint sa première position, ce qui crée un léger claquement, qui peut être entendu, notamment si la montre est posée sur un support résonant. Si la montre

est posée par son fond, sur un support rigide, la bague va frapper légèrement le support, ce qui peut permettre d'entendre la sonnerie. [0027] L'homme du métier peut ajuster la raideur de l'organe ressort 36, afin de régler la force avec laquelle la bague va tendre vers sa première position et venir au contact de la peau du porteur. Le mode de réalisation décrit ci- dessus permet avantageusement d'utiliser le dispositif dans une montre dont le fond est muni d'une glace et/ou dont le mouvement est à remontage automatique. En effet, l'organe de liaison est disposé de manière à ne pas gêner le passage d'une masse oscillante et la position de l'élément mobile permet l'utilisation d'un fond transparent.

[0028] Le mode de réalisation proposé ci-dessus n'est qu'un exemple non limitatif de l'invention. Ainsi, l'élément mobile peut prendre différentes formes et être disposé dans un logement capable de le recevoir. L'élément mobile peut pivoter sur une charnière, son passage à sa première position étant entraîné soit directement au niveau de la charnière, auquel cas, l'étanchéité se fait à ce niveau, soit par un objet translatant verticalement, c'est-à-dire dans l'épaisseur de la boîte, pour venir en saillie et pousser l'élément mobile. Dans ce dernier cas, il suffit d'assurer l'étanchéité au niveau de l'objet susceptible de venir en saillie.