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Title:
TRUSSING MACHINE FOR PLACING CROSSED TIES AROUND PRODUCTS, ESPECIALLY MEAT PRODUCTS
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2008/006962
Kind Code:
A2
Abstract:
The machine (10) comprises a conveyor (12) suitable for moving the products to be trussed in a line along a transfer path. It also comprises, set out in line along this transfer path: a first trussing station (26) suitable for placing and tying a first tie around the product presented to this station by the conveyor; a handling station (30) suitable for causing the product to pivot about itself, in such a way as to place this product back on the conveyor in a modified position, at an angle relative to its initial position; and a second trussing station (28) suitable for placing and tying a second tie around the product presented to this station by the conveyor. The machine thus automatically places and ties at least two crossed ties around the product.

Inventors:
LECHEVALIER, Eric (26 avenue de la Hêtraie, Offranville, Offranville, F-76550, FR)
Application Number:
FR2007/001145
Publication Date:
January 17, 2008
Filing Date:
July 05, 2007
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Assignee:
ATELIER DE RECHERCHES ET DE CONCEPTIONS A R C (48 rue Ampère, Z.I. du Douxmesnil, Offranville, F-76550, FR)
LECHEVALIER, Eric (26 avenue de la Hêtraie, Offranville, Offranville, F-76550, FR)
International Classes:
A22C11/00; B65B25/06; B65B27/08; A22C11/00; B65B25/00; B65B27/08
Attorney, Agent or Firm:
BEZAULT, Jean (Cabinet Netter, 36 avenue Hoche, Paris, F-75008, **)
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Claims:

Revendications

1. Machine (10) de ficelage de produits, notamment de produits carnés, pour la misa en place et le nouage autour du produit (32) d'au moins deux liens croisés (36, 38), cette machine étant caractérisée en ce qu'elle comprend :

— un convoyeur (12) propre à déplacer en séquence le long d'un trajet de transfert les produits à ficeler ; et, successivement disposés le long de ce trajet de transfert :

— un premier poste de ficelage (26) propre à placer et nouer un premier lien (36) autour du produit (32) présenté à ce poste par le convoyeur ;

— un poste de manipulation (30) propre à appliquer au produit (32) un mouvement de pivotement sur lui-même, de manière à replacer ce produit sur le convoyeur dans une position modifiée, angulairement décalée par rapport à sa position initiale ; et

— un deuxième poste de ficelage (28) propre à placer et nouer un deuxième lien (38) autour du produit (32) présenté à ce poste par le convoyeur ;

— le convoyeur comprenant deux bandes synchrones parallèles (16, 18) espacées entre elles d'un intervalle permettant le passage du lien (56) autour du produit (32) lors de la mise en place et du nouage de celui-ci aux postes de ficelage (26, 28) .

2. Machine de ficelage selon la revendication 1, caractérisée en ce que le convoyeur porte une série de réceptacles individuels (14) pour les produits à ficeler, ces réceptacles étant propres à maintenir le produit (32) à l' encontre

des sollicitations exercées dans la direction de transfert durant le ficelage.

3. Machine de ficelage selon la revendication 2, caractérisée en ce que les réceptacles (14) présentent une forme homologue de celle du produit pris suivant deux positions angulaires décalées correspondant auxdites positions respectives initiale et modifiée par le poste de manipulation.

4. Machine de ficelage selon les revendications 1 et 2 prises en combinaison, caractérisée en ce que les réceptacles (14) comportent au moins une partie de réceptacle (40) sur chaque bande (16, 18) du convoyeur, les parties de réceptacle des deux bandes respectives étant espacées entre elles d'un intervalle permettant le passage du lien (56) autour du produit (32) lors de la mise en place et du nouage de celui-ci aux postes de ficelage.

5. Machine de ficelage selon la revendication 1, caractérisée en ce que le poste de manipulation (30) comprend des moyens pour opérer un relevage du produit depuis une position basse, où le produit repose dans le réceptacle, jusqu'à une position haute, où le produit est soulevé au- dessus du réceptacle à une hauteur telle que le réceptacle ne fasse pas obstacle à l'application au produit dudit mouvement de pivotement .

6. Machine de ficelage selon la revendication 5, caractérisée en ce que le poste de manipulation (30) comporte un plateau élévateur (70) et des moyens (74) d'entraînement de ce plateau à la fois en translation verticale, pour ledit relevage du produit (32) de la position basse à la position

haute et vice versa, et en rotation pour l'application à ce même produit dudit mouvement de pivotement.

7. Machine de ficelage selon la revendication 6, caractérisée en ce que le poste de manipulation (30) comporte en outre une coupelle de maintien (80) disposée au-dessus du plateau élévateur (70) et propre à venir coiffer le produit

(32) lors du relevage de celui-ci et pendant l'application du mouvement de pivotement, cette coupelle (80) étant maintenue à distance du produit lorsque celui-ci est en position basse.

8. Machine de ficelage selon la revendication 7, caractérisée en ce que la coupelle de maintien (80) est montée mobile à la fois en translation verticale et en rotation, de manière à suivre librement le mouvement du produit lors du relevage et du pivotement de celui-ci.

9. Machine de ficelage selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins trois postes de ficelage, ces postes de ficelage étant disposés le long de ce trajet de transfert :

— successivement, pour la mise en place et le nouage de liens respectifs parallèles ; et/ou

— avec interposition d'un poste de manipulation, pour la mise en place et le nouage de liens respectifs angulai- rement décalés.

10. Machine de ficelage selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisée en ce que le poste de manipulation (30) comporte un manipulateur (74) ayant une came de rotation (112) et une came de levée (114) propres à communiquer respectivement un mouvement de rotation et un mouvement de

translation à une tige télescopique (72) supportant le plateau élévateur (70) .

11. Machine de ficelage selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un poste de déchargement (22) .

Description:

Machine de ficelage pour la mise en place de liens croisés autour de produits, notamment de produits carnés

L'invention concerne une machine de ficelage de produits, pour la mise en place et le nouage d'au moins deux liens croisés autour d'un produit.

Cette machine trouve avantageusement emploi dans l'industrie agroalimentaire, par exemple pour le ficelage de produits tels que paupiettes, pains de poisson, etc.

Cette application n'est cependant en aucune façon restrictive, et la machine de l'invention peut être utilisée dans un très grand nombre d'autres situations où il s'agit de mettre en place et de nouer au moyen d'une machine automatique des liens autour de produits ou objets divers à ficeler tels que cartons, liasses de journaux, etc.

Les documents FR-A-2 736 618 et FR-A-2 790 732, au nom de la Demanderesse, décrivent de telles machines de ficelage qui peuvent être utilisées pour placer et serrer un lien, élastique ou non, autour d'un produit à ficeler.

Dans ces machines connues, un bras mobile amène le lien autour du produit, puis un mécanisme approprié assure ensuite le serrage du lien, la formation d'un nœud, et enfin la coupe du lien avant l'évacuation du produit hors de la machine de ficelage.

Ces machines permettent de ficeler le produit en faisant faire au lien un tour autour du produit, par exemple pour le bottelage de produits à tiges tels que des bouquets de fleurs ou analogues .

La géométrie de ces machines est cependant telle que le tour du lien est toujours réalisé dans le même sens par rapport au produit.

Or, dans certains cas, il est souhaitable de réaliser au moins deux liens croisés, c'est-à-dire deux liens s 'étendant dans deux directions faisant un angle entre elles, par exemple deux directions perpendiculaires orientées respectivement suivant la longueur et la largeur du produit.

Tel est par exemple le cas de certains produits carnés comme les paupiettes ou préparations culinaires analogues roulées et/ou farcies.

Une situation comparable se présente lorsque l'on souhaite ficeler des paquets, des liasses de journaux, etc.

Le problème de la présente invention consiste à réaliser à l'aide d'une machine automatique un tel ficelage comprenant au moins deux liens croisés.

Pour atteindre ce but, la machine de ficelage selon l'invention comprend un convoyeur propre à déplacer en séquence le long d'un trajet de transfert les produits à ficeler. Elle comporte, successivement disposés le long de ce trajet de transfert : un premier poste de ficelage propre à placer et nouer un premier lien autour du produit présenté à ce poste par le convoyeur ; un poste de manipulation propre à appliquer au produit un mouvement de pivotement sur lui- même, de manière à replacer ce produit sur le convoyeur dans une position modifiée, angulairement décalée par rapport à sa position initiale ; et un deuxième poste de fice-

lage propre à placer et nouer un deuxième lien autour du produit présenté à ce poste par le convoyeur.

Le convoyeur peut en particulier porter une série de réceptacles individuels pour les produits à ficeler, ces réceptacles étant propres à maintenir le produit à l f encontre des sollicitations exercées dans la direction de transfert durant le ficelage.

Ces réceptacles présentent avantageusement une forme homologue de celle du produit pris suivant deux positions angulaires décalées correspondant auxdites positions respectives initiale et modifiée par le poste de manipulation.

Dans une forme de réalisation particulière, le convoyeur comprend deux bandes synchrones parallèles espacées entre elles d'un intervalle permettant le passage du lien autour du produit lors de la mise en place et du nouage de celui- ci aux postes de ficelage.

Les réceptacles comportent alors avantageusement au moins une partie de réceptacle sur chaque bande du convoyeur, les parties de réceptacle des deux bandes respectives étant espacées entre elles d'un intervalle permettant le passage du lien autour du produit lors de la mise en place et du nouage de celui-ci aux postes de ficelage.

En ce qui concerne le poste de manipulation, celui-ci peut en particulier comprendre des moyens pour opérer un relevage du produit depuis une position basse, où le produit repose dans le réceptacle, jusqu'à une position haute, où le produit est soulevé au-dessus du réceptacle à une hau-

teur telle que le réceptacle ne fasse pas obstacle à l'application au produit dudit mouvement de pivotement.

Dans une forme de réalisation préférentielle du poste de manipulation, celui-ci comporte un plateau élévateur et des moyens d'entraînement de ce plateau à la fois en translation verticale, pour ledit relevage du produit de la position basse à la position haute et vice versa, et en rotation pour l'application à ce même produit dudit mouvement de pivotement.

De préférence, le poste de manipulation comporte en outre une coupelle de maintien disposée au-dessus du plateau élévateur et propre à venir coiffer le produit lors du relevage de celui-ci et pendant l ' application du mouvement de pivotement, cette coupelle étant maintenue à distance du produit lorsque celui-ci est en position basse.

Cette coupelle de maintien peut notamment être montée mobile à la fois en translation verticale et en rotation, de manière à suivre librement le mouvement du produit lors du relevage et du pivotement de celui-ci.

La configuration de la machine de ficelage de l'invention peut être généralisée de manière à comprendre au moins trois postes de ficelage, ces postes de ficelage étant disposés le long de ce trajet de transfert : successivement, pour la mise en place et le nouage de liens respectifs parallèles ; et/ou avec interposition d'un poste de manipulation, pour la mise en place et le nouage de liens respectifs angulairement décalés.

Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, le poste de manipulation comporte un manipulateur ayant une came de rotation et une came de levée propres à communiquer respectivement un mouvement de rotation et un mouvement de translation à une tige télescopique supportant le plateau élévateur.

Il est avantageux que la machine de ficelage comporte en outre un poste de déchargement.

D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui suit d'un exemple de réalisation, donné à titre illustratif en référence aux figures annexées sur lesquelles les mêmes références numériques désignent des éléments identiques.

La figure 1 est une vue perspective générale de la machine de l'invention, montrant les différents postes et leurs configurations respectives.

La figure 2 est un exemple de produit carné sur lequel on a posé deux liens croisés au moyen de la machine de l'invention.

La figure 3 est une vue agrandie, en perspective, montrant les principaux éléments de l'un des postes de ficelage.

La figure 4 est une vue en perspective montrant les principaux éléments du poste de manipulation.

Les figures 5a à 5d sont des vues latérales en élévation du poste de manipulation, exposant la cinématique de fonctionnement de ce poste.

La figure 6 illustre un produit carné du même type que celui de la figure 2, mais sur lequel ont été posés quatre liens croisés, de manière à donner au produit ficelé une forme sensiblement arrondie.

La figure 7 est une vue arrière de la machine de la figure 1.

La figure 8 est une vue latérale d'un manipulateur faisant partie du poste de manipulation.

La figure 9 est une vue en coupe selon la ligne IX-IX de la figure 8.

La figure 10 est une vue en coupe selon la ligne X-X de la figure 8.

La figure 11 est une vue en perspective du mécanisme du manipulateur des figures 8 à 10.

Sur la figure 1, la référence 10 désigne de façon générale la machine de l'invention, qui comprend un certain nombre de postes disposés le long d'un convoyeur 12 permettant de déplacer en séquence les produits à ficeler (non représentés sur cette figure) le long d'un trajet de transfert. Ces produits sont disposés η dans des réceptacles ou alvéoles individuels 14 qui seront décrits plus en détail en référence à la figure 3.

Le convoyeur 12 est un convoyeur pas-à-pas comprenant deux bandes synchrones 16, 18 supportant les réceptacles 14, ces bandes étant des bandes sans fin mobiles depuis un poste de

chargement 20 jusqu'à un poste de déchargement 22. Au poste de chargement 20, les produits à ficeler sont déposés individuellement dans chacun des réceptacles 14, à la main ou automatiquement. Au poste de déchargement 22, les produits ficelés sont dégagés de leur réceptacle 14 et groupés pour traitement ultérieur (poursuite du conditionnement, emballage, stockage, ... ) sur un convoyeur de sortie (non représenté) distinct du convoyeur 12.

Le poste de déchargement 22 comprend un convoyeur à trois bandes sans fin qui est synchronisé avec le convoyeur 12. Dans l'exemple, le convoyeur du poste de déchargement 22 comprend une bande sans fin centrale 22-1 synchronisée avec le convoyeur 12 et deux bandes sans fin latérales 22-2 qui sont synchronisées avec la bande centrale 22-1. L'existence de trois bandes synchronisées permet d'offrir une surface de réception plus large pour les produits à évacuer.

Le convoyeur 12 est supporté par un bâti de machine 24, qui supporte également deux postes de ficelage successifs 26, 28, avec un poste de manipulation intermédiaire 30 disposé entre les deux postes de ficelage 26, 28.

Avantageusement, le convoyeur 12 et le poste de manipulation 30 sont entraînés par un seul et même moteur commandé par un variateur de fréquence, permettant ainsi d'assurer un synchronisme parfait de la séquence des opérations du poste de manipulation avec la progression pas-à-pas du convoyeur.

En revanche, les postes de ficelage 26 et 28 disposent de leur motorisation propre et sont actionnés à chaque fois de manière automatique lorsqu'un produit est détecté au niveau

du poste de ficelage correspondant. Des détails sur la synchronisation du convoyeur 12 et du poste de manipulation 30 seront décrits plus loin en référence à la figure 7.

La configuration de l'exemple, avec deux postes de ficelage et un poste de manipulation intercalaire, correspond à la version la plus simple de la machine, mais il est tout à fait possible comme on l'expliquera plus bas d'augmenter le nombre de postes de ficelage, ainsi que celui des postes de manipulation intermédiaires, lorsque l'on souhaite réaliser non plus deux liens croisés, mais un plus grand nombre de liens croisés, ou combiner sur le produit des liens décalés et croisés.

D'autre part, on décrira la machine de l'invention dans une configuration où le trajet de transfert du convoyeur 12 est un trajet rectiligne, avec les différents postes 26, 28, 30 disposés successivement en alignement le long de ce convoyeur. Mais cette configuration n'est pas limitative, et d'autres dispositions peuvent être envisagées, notamment une configuration circulaire avec un convoyeur de type carrousel permettant de déplacer les produits le long d'un trajet de transfert circulaire devant des postes de ficelage et de manipulation successifs décalés angulairement par rapport à ce trajet.

Enfin, l'exemple que l'on va décrire est celui d'une machine où le trajet de transfert du convoyeur est un trajet horizontal, les produits étant simplement déposés dans les réceptacles 14 et se déplaçant en translation dans le plan du convoyeur. Cette configuration est la plus simple à réaliser, mais elle ne doit pas être non plus considérée comme limitative de l'invention.

Sur la figure 2 on a illustré un exemple de produit 32 obtenu en sortie de la machine de l'invention, qui est par exemple une paupiette constituée d'une tranche de viande 34 roulée sur elle-même, entourant une farce et entourée d'une barde, l'ensemble étant tenu par deux liens 36, 38 formés à angle droit. Dans un exemple typique, ce produit 32 présente une forme très approximativement parallélépipédique, avec des dimensions de l'ordre de 55 x 70 mm et une hauteur de 45 mm.

La figure 3 illustre plus en détail l'un des postes de ficelage.

Dans l'exemple décrit, les deux postes de ficelage 26 et 28 sont identiques et disposés l'un et l'autre de la même manière par rapport au convoyeur 12. Ils sont l'un et l'autre conçus pour appliquer un lien dans une direction parallèle à l'avancement du convoyeur.

Le produit 32 est présenté par le convoyeur 12 sous le poste de ficelage (le poste 28, sur la figure 3), où il est supporté et retenu à l' encontre des sollicitations qu'il peut subir dans des directions situées dans le plan horizontal, par quatre taquets 40 montés par paires sur les deux bandes synchrones 16, 18 du convoyeur. Chacun de ces taquets présente une concavité 42 de forme approximativement homologue de celle des angles du produit, de manière à former ensemble le réceptacle 14 permettant de maintenir celui-ci .

Pour le produit illustré figures 2 et 3, qui est de contour approximativement carré ou légèrement rectangulaire, la

configuration des taquets 40 et des concavités 42 est adaptée de manière à permettre un maintien satisfaisant du produit que celui-ci soit placé indifféremment dans deux positions décalées d'un quart de tour. En d'autres termes, le produit placé dans un réceptacle 14, même s'il est tourné d'un quart de tour dans un sens ou dans l'autre, restera encore maintenu de façon satisfaisante par ce réceptacle grâce à un agencement et un dimensionnement approprié des taquets de maintien 40.

Le poste de ficelage 28 est par exemple un appareil du type "botteleuse-ficeleuse SSB" conçu et commercialisé par la demanderesse, et décrite notamment dans les documents FR-A- 2 736 618 et FR-A-2 790 732 précités auxquels on pourra se référer pour de plus amples détails.

Essentiellement, le poste de ficelage 28 (tout comme le poste 26) comprend un bâti 44 prolongé latéralement par une table de travail 46 s 'étendant sous les bandes 16, 18 du convoyeur, de manière que le produit à ficeler 32 puisse venir se placer sur cette table de travail 46 lorsque le convoyeur l'amène face au poste de ficelage 28.

A partir du bâti 44 s'étend une potence 48 montée en porte- à-faux et disposée au-dessus de la table de travail 46. Cette potence porte à son extrémité un bras mobile 50 en forme de faux, dont une extrémité 52 est montée à pivotement autour d'un axe horizontal et dont l'autre extrémité libre 54 sert à amener et déplacer un lien 56 autour du produit 32. Le lien est un lien souple de type ficelle, élastique ou non, qui est déroulé à partir d'une bobine débitrice 58. Le lien 56, après avoir été guidé par des passe-fils 60, 62 et un mécanisme (non représenté) de ré-

glage de tension, passe autour du bras mobile 50, quitte ce bras au niveau de l'extrémité libre 54, puis passe au travers d'une fente 64 ménagée dans la table de travail 46, pour être récupéré par un mécanisme de nouage (non représenté) situé au-dessous de la table de travail 46. Le détail de ce mécanisme de nouage est décrit par exemple dans le FR-A-2 736 618 précité. Les deux bandes 16, 18 du convoyeur sont espacées entre elles d'un intervalle de 50 mm par exemple, permettant le déplacement libre du bras autour du produit 32 pour la mise en place et le nouage du lien, sans que le convoyeur ne vienne interférer avec le fonctionnement de ce mécanisme.

Sur la figure 3, le bras a été représenté en position intermédiaire entre une position haute, où le lien 56 est tendu dans une position sensiblement à 45° par rapport à la verticale, et une position basse, où l'extrémité libre 54 se situe au-dessous de la table de travail 46, après passage par une ouverture rectangulaire 66 prolongeant la fente 64 à l'une des extrémités de cette dernière ; à l'autre extrémité de la fente 64, un orifice 68 permet la saisie du fil par le mécanisme de nouage situé sous la table de travail 46, pour la formation du nœud et la découpe du lien.

Lors de l'avance du convoyeur, le produit 32 vient au contact du lien 56 et dévie celui-ci jusqu'à passer complètement l'orifice 68 du mécanisme de nouage. Le convoyeur est alors immobilisé, et le ficelage est exécuté par la descente du bras 50 : celui-ci va encercler le produit, passer à travers l'ouverture 66 de la table de travail 46, amener le fil au dispositif de nouage situé sous la table de travail 46, puis remonter par un mouvement inverse.

Le produit une fois ficelé, le bras et le lien sont repositionnés pour une nouvelle opération. Le produit peut alors être évacué du poste de ficelage vers le poste suivant, en séquence le long du trajet de transfert du convoyeur. Simultanément, l'avance du convoyeur amène au poste de ficelage le produit suivant.

Comme il ressort de la description qui précède, on voit que les postes de ficelage (26 ou 28) appliquent chacun le lien dans une direction parallèle à l'avancement du convoyeur.

Pour pouvoir réaliser un ou plusieurs liens croisés, la position du produit va être modifiée entre les deux postes de ficelage par le poste de manipulation intermédiaire 30, qui va opérer un déplacement angulaire du produit, dans l'exemple illustré en le faisant tourner d'un quart de tour dans son propre plan.

Ainsi, le lien posé par le premier poste de ficelage 26, qui en sortie de ce poste est orienté dans la direction d'avancement du convoyeur, se trouvera après rotation d'un quart de tour orienté transversalement, perpendiculairement à cette même direction.

Le deuxième poste de ficelage 28 appliquant, comme le premier poste 26, le lien dans la direction parallèle à l'avancement du convoyeur, les deux liens respectifs vont se trouver croisés à 90° en sortie du deuxième poste de ficelage 28, ce qui est le but recherché.

La figure 4 illustre les principaux éléments du poste intermédiaire de manipulation 30, dont la cinématique est explicitée par les figures 5a à 5d.

Ce poste de manipulation 30 se compose essentiellement d'un plateau inférieur 70 monté sur une tige télescopique 72

(dans l'exemple verticale) reliée à un manipulateur 74 permettant, d'une part, de relever le plateau 70 vers le haut

(flèche 76 sur la figure 5a) et, d'autre part et ensuite, de faire pivoter ce plateau d'un quart de tour (flèche 78 sur la figure 5b) lorsque celui-ci est en position relevée.

Le manipulateur 74, qui sera décrit en détail plus loin en référence aux figures 8 à 11, permet de réaliser un mouvement combiné composé de translations verticales ascendantes ou descendantes alternant avec des mouvements de rotation d'une fraction de tour, ici d'un quart de tour.

Le poste de manipulation 30 comporte également en partie supérieure une coupelle de maintien 80, montée sur une tige 82 guidée par un mécanisme 84 monté en porte-à-faux sur une potence 86. La coupelle 80 est montée folle dans le mécanisme 84, c'est-à-dire qu'elle est librement mobile en translation (flèche 88 sur la figure 5a) et en rotation (flèche 89 sur la figure 5b) . La coupelle de maintien 80 a notamment pour fonction de compenser la décélération du produit en fin de course lors du relevage du plateau 70 en fin de course de celui-ci, un amortissement approprié étant appliqué par le mécanisme de guidage 84.

Comme on le voit sur les figures 5a à 5d, la coupelle 80 est un disque d'un diamètre nettement supérieur à celui du plateau 70 pour procurer une surface d'appui étendue sur le

dessus du produit 32, ce qui provoque un meilleur maintien de ce dernier.

Sur les figures 5a et 5b on a représenté la cinématique de fonctionnement du poste de manipulation 30.

Essentiellement, la manipulation du produit s'effectue par une combinaison d'un mouvement de translation verticale et d'une rotation, grâce au manipulateur 74 qui fonctionne en continu.

Initialement (figure 5a) , le produit 32 est amené par le convoyeur à une position située entre le plateau élévateur 70 et la coupelle 80, ces deux éléments se situant alors à distance du produit 32.

Le convoyeur est alors immobilisé et le manipulateur 74 opère le relevage du plateau 70 (flèche 76), qui va venir en contact avec le produit 32 puis le séparer des taquets 40 qui le retiennent en place, et ce jusqu'à venir en contact avec la coupelle de maintien 80, qui sera repoussée vers le haut (flèche 88) avec application d'une force de rappel par le mécanisme de guidage 84.

La position atteinte en fin de course est celle illustrée figure 5b. Le produit 32 est situé, verticalement, à distance des taquets 40 qui ne le maintiennent plus ; il est dorénavant retenu entre, d'une part, le plateau inférieur 70 et, d'autre part, la coupelle de maintien 80. Le manipulateur 74 vient ensuite exercer sur la tige 72, et donc sur le plateau 70, un mouvement de pivotement d'un quart de tour (flèche 78) .

La position en fin de pivotement est celle illustrée figure 5c. Le manipulateur 74 vient alors abaisser la tige 72 qui replace le produit 32, que l 'on a entre-temps fait pivoter, dans le réceptacle formé par les taquets 40.

La position finale est celle illustrée figure 5d. Le produit est à nouveau retenu par les taquets 40, le plateau 70 s'est abaissé suffisamment pour n'être plus en contact avec le produit 32, et de même la coupelle de maintien 80 se retrouve à distance du produit. Le convoyeur peut être à nouveau actionné pour faire quitter au produit le poste de manipulation 30 et l'amener au deuxième poste de ficelage pour la poste et le nouage du second lien dans une position perpendiculaire au premier lien.

La configuration que l'on vient de décrire est la version de base, la plus simple, permettant de poser deux liens noués en croix.

D'autres configurations plus complexes peuvent être envisagées, par exemple pour donner au produit une forme approximativement arrondie, comme celle illustrée figure 6, où le produit 32 présente un diamètre d 1 approximativement 70 mm pour une hauteur d'environ 45 mm. Le ficelage se fait alors avec non plus deux, mais quatre liens disposés à 45°. Ce ficelage peut être réalisé par quatre postes de ficelage, avec trois postes de manipulation intermédiaires disposés le long du trajet de transfert, chaque poste de manipulation opérant une rotation d'un huitième de tour.

Dans une autre variante, par exemple pour des produits allongés, on peut envisager de prévoir deux liens parallèles, orientés dans le sens de la largeur du produit, et un lien

croisé, orienté dans le sens de la longueur du produit. La machine comprendra alors trois postes de ficelage, avec deux postes de ficelage adjacents (pour la réalisation des deux liens parallèles), suivis d'un poste de manipulation assurant une rotation d'un quart de tour, puis un troisième poste de ficelage assurant la pose du troisième lien (dans le sens de la longueur du produit) .

On se réfère maintenant à la figure 7 qui montre une vue arrière de la machine sur laquelle on aperçoit un moteur électrique 90, commandé par un variateur de fréquence (non représenté), qui assure l'entraînement en synchronisme du convoyeur 12 et du poste de manipulation 30.

Le moteur 90 entraîne une première courroie de transmission 92 passant autour d'une poulie 94 calée sur un arbre d'entrée 96 d'un indexeur 98. Ce dernier comprend un arbre de sortie 100 qui entraîne une poulie d'extrémité 102 du convoyeur 12. La poulie 102 est située du côté sortie de la machine, c'est-à-dire près du poste de déchargement 22. Cette poulie 102 entraîne en synchronisme les trois bandes sans fin du poste de déchargement 22 mentionné précédemment. L' indexeur comprend avantageusement un mécanisme à cames propre à communiquer un mouvement pas-à-pas à la poulie 102 et donc au convoyeur 12.

Par ailleurs, le moteur 30 entraîne une deuxième courroie de transmission 104 qui passe autour d'une poulie de renvoi 106 calée sur un arbre d'entrée 108 du manipulateur 74. Ainsi, grâce au moteur 90, le convoyeur 12 est entraîné en continu suivant un mouvement pas à pas par l'intermédiaire de I 1 indexeur 102, tandis que le manipulateur 74 est entraîné en continu et en synchronisme avec le convoyeur 12.

On se réfère maintenant aux figures 8 à 11 pour décrire un exemple de manipulateur 74 pouvant être utilisé dans le poste de manipulation de l'invention. Il s'agit ici d'un manipulateur mécanique fonctionnant avec des cames. Toutefois, d'autres manipulateurs susceptibles de réaliser les mêmes fonctions pourraient aussi être utilisés dans le cadre de l'invention.

Comme on le voit sur la figure 8, le manipulateur 74 comprend un boîtier 110 logeant le mécanisme décrit plus loin et dont fait saillie l'arbre d'entrée 108 disposé horizontalement et sur lequel est calée la poulie de renvoi 106 (figure 7).- Du haut du boîtier 110 fait saillie l'extrémité supérieure de la tige télescopique 72 mentionnée précédemment et sur laquelle est monté le plateau 70 (non représenté) . Sur l'arbre d'entrée 108 sont calées deux cames à savoir une came de rotation 112 (figure 9) et une came de levée 114 (figure 10) .

La came de rotation 112 est destinée à coopérer avec des galets 116 portés par une tourelle 118 montée rotative et traversée par la tige télescopique 72. Les galets 116 sont chacun montés fous autour d'un axe de rotation qui s'étend radialement par rapport à l'axe de la tourelle 118. Dans l'exemple, ces galets sont au nombre de quatre, donc disposés en croix, comme montré aussi sur la vue en perspective de la figure 11. La tige 72 est solidaire en rotation de la tourelle 118 et peut en outre se déplacer télescopiquement dans cette dernière. La rotation en continu de la came 112 provoque la rotation de la tourelle, donc de la tige 72, par fractions de tour successives, en alternance avec des mouvements de translation.

La tige télescopique 72 est déplacée en translation verticale de bas en haut ou de haut en bas par l'intermédiaire de la came de levée 114. Sur les figures 9 et 10, la came de levée place la tige télescopique 72 dans une position basse, donc rentrée dans le boîtier 110 du manipulateur 74.

La came de levée 114 délimite un chemin de came 120 (figure 10) dans lequel chemine un galet 122 monté à l'extrémité d'un levier 124 porté à l'extrémité d'un arbre de pivotement 126. Cet arbre de pivotement supporte à son autre extrémité un autre bras de levier 128 qui coopère avec une douille 130 montée à l'extrémité inférieure de la tige télescopique 72. Grâce aux deux cames 112 et 114 entraînées en synchronisme, le manipulateur 74 permet de réaliser une alternance de mouvements de rotation (ici de 90°) et de déplacements en translation verticale ascendante et verticale descendante comme représenté schématiquement par les flèches de la figure 11.

Bien entendu, et comme déjà indiqué, la combinaison de mouvements du poste de manipulation pourrait être obtenue par d'autres moyens que le manipulateur 74 décrit en référence aux figures 8 à 11.