Login| Sign Up| Help| Contact|

Patent Searching and Data


Title:
TURBOMACHINE COMPRISING A DEVICE FOR IMPROVING THE COOLING OF ROTOR DISCS BY AN AIR FLOW
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/197750
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention concerns an aircraft turbomachine, comprising at least one tubular element (12), such as a rotor shaft, and at least one rotor wheel extending around said tubular element (12) and comprising a disk (8b) carrying, at the outer periphery of same, an annular row of blades, said disk (8b) extending at a radial distance h from said tubular element (12) in such a way as to define an annular flow space for a cooling gas flow (Fr) during operation, characterised in that said tubular element (12) comprises at least one annular wall (19) extending radially outwards and configured to divert said gas flow (Fr) in order for it to pass substantially radially between the disk (8b) and this annular wall (19).

Inventors:
SCHOLTES, Christophe (SAFRAN AIRCRAFT ENGINES PI, Rond-Point René Ravaud-Réau, MOISSY-CRAMAYEL, 77550, FR)
Application Number:
FR2019/050759
Publication Date:
October 17, 2019
Filing Date:
April 02, 2019
Export Citation:
Click for automatic bibliography generation   Help
Assignee:
SAFRAN AIRCRAFT ENGINES (2 boulevard du Général Martial Valin, PARIS, 75015, FR)
International Classes:
F01D5/08; F01D11/24; F04D29/58
Domestic Patent References:
WO2015050680A12015-04-09
WO2015050680A12015-04-09
Foreign References:
US20160069193A12016-03-10
US20160024927A12016-01-28
GB836952A1960-06-09
US20160069193A12016-03-10
GB836952A1960-06-09
US20160024927A12016-01-28
Attorney, Agent or Firm:
BARBE, Laurent et al. (GEVERS & ORES, 9 rue Saint Antoine du T, TOULOUSE, 31000, FR)
Download PDF:
Claims:
Revendications

1. Turbomachine d’aéronef, comportant au moins un élément tubulaire (12), tel qu’un arbre de rotor, et au moins une roue (6) de rotor s’étendant autour dudit élément tubulaire (12) et comportant un disque (8b) portant à sa périphérie externe une rangée annulaire d’aubes, ledit disque (8b) s’étendant à distance radiale h dudit élément tubulaire (12) de façon à définir un espace annulaire d’écoulement d’un flux de gaz de refroidissement (Fr) en fonctionnement, ledit élément tubulaire (12) comprenant au moins une paroi annulaire (19) s’étendant radialement vers l’extérieur et configurée pour dévier ledit flux de gaz (Fr) afin qu’il passe sensiblement radialement entre le disque (8b) et cette paroi annulaire (19) ; caractérisée en ce que ledit disque (8b) comporte un bulbe central (9b) comportant une paroi transversale (20) sensiblement plane s’étendant en vis-à-vis de ladite paroi annulaire (19) jusqu’à une distance radiale H2 de l’élément tubulaire (12), l’extension radiale Fl de la paroi annulaire (19) étant sensiblement égale à H2.

2. Turbomachine selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ladite paroi annulaire (19) est située en aval dudit disque (8b) par rapport au sens découlement dudit flux (Fr).

3. Turbomachine selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que ledit espace annulaire entre le disque (8b) et l’élément tubulaire (12) a une dimension radiale h et en ce que ladite paroi annulaire (19) a une dimension radiale Fl supérieure à h.

4. Turbomachine selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit espace annulaire entre le disque (8b) et l’élément tubulaire (12) a une dimension radiale h et en ce que ladite paroi annulaire (19) est située à une distance axiale J dudit disque (8b), qui est inférieure à h.

5. Turbomachine selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ladite paroi annulaire (19) est formée d’une seule pièce avec ledit élément tubulaire (12).

6. Turbomachine selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’au moins deux disques (8b, 8c) consécutifs de roue s’étendent autour dudit élément tubulaire (12), ladite paroi annulaire (19) s’étendant entre les disques consécutifs en étant plus proche du disque amont (8b) que du disque aval (8c) par rapport au sens d’écoulement dudit flux (Fr).

7. Turbomachine selon l’une des revendications précédentes, en dépendance de la revendication 2, caractérisée en ce qu’au moins un disque (8a) s’étend en amont dudit disque (8b) par rapport au sens d’écoulement dudit flux (Fr), ledit disque (8a) en amont s’étendant à distance radiale dudit élément tubulaire (12) supérieure à la distance radiale h entre ledit disque (8b) et ledit élément tubulaire (12).

8. Turbomachine selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément tubulaire (2) comprend en outre une seconde paroi annulaire (19’) s’étendant radialement vers l’extérieur et configurée pour dévier ledit flux de gaz (Fr) afin qu’il passe sensiblement radialement entre le disque (8c) et cette seconde paroi annulaire (19’).

9. Turbomachine selon la revendication 8, caractérisée en ce que ladite seconde paroi annulaire (19’) s’étend entre les disques consécutifs (8b, 8c) en étant plus proche du disque aval (8c) que du disque amont (8b) par rapport au sens d’écoulement dudit flux (Fr).

10. Turbomachine selon la revendication 8 ou 9, caractérisée en ce que le disque aval (8c) comprend un bulbe central (9c) comportant une paroi transversale (20’) sensiblement plane s’étendant en vis-à-vis de ladite seconde paroi annulaire (19’) jusqu’à une distance radiale H2’ de l’élément tubulaire (12), l’extension radiale FT de la seconde paroi annulaire (19’) étant sensiblement égale à H2’. H . Turbomachine selon la revendication 10, caractérisée en ce que la distance radiale H2’ entre le bulbe central (9c) du disque aval (8c) et l’élément tubulaire (12) est supérieure à la distance radiale H2 entre le bulbe central (9b) du disque amont (8b) et ledit élément tubulaire (12).

12. Turbomachine selon l’une des revendications 9 à 1 1 , caractérisée en ce que l’espace annulaire entre le disque aval (8c) et l’élément tubulaire (12) a une dimension radiale h’ et en ce que ladite seconde paroi annulaire (19’) est disposée à une distance axiale J’ dudit disque aval (8c), qui est inférieure à h’.

13. Turbomachine selon la revendication 12, caractérisée en ce que la distance axiale J’ de la seconde paroi annulaire (19’) est égale ou supérieure à la distance axiale J de la paroi annulaire (19).

14. Turbomachine selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément tubulaire (12) est un fourreau ou un tirant.

15. Turbomachine selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément tubulaire (12) appartient à un premier corps tournant, par exemple basse pression, et ledit au moins un disque (8b) appartient à un deuxième corps tournant, par exemple haute pression.

Description:
TURBOMACHINE COMPORTANT UN DISPOSITIF D’AMELIORATION DU REFROIDISSEMENT DE DISQUES DE ROTOR PAR UN FLUX D’AIR

Domaine technique :

La présente invention se rapporte aux turbomachines d’aéronefs. Elle vise plus particulièrement le contrôle des jeux entre les rotors et les parties statiques, notamment dans les compresseurs et les turbines, lors du fonctionnement de la turbomachine.

Etat de l’art :

L’état de la technique comprend notamment les documents WO-A1 -2015/050680, US-A1 -2016/069193, GB-A-836952 et US-A1 -2016/024927.

Dans un compresseur comme dans une turbine, les jeux en sommet de roue mobile influent au premier ordre sur le rendement du moteur. Les jeux sont principalement la conséquence de phénomènes mécaniques et thermiques.

Les principaux phénomènes mécaniques sont : la déformation du rotor sous les efforts centrifuges, les effets des pressions de veine sur le rotor et le stator, des déplacements axiaux.

En ce qui concerne les phénomènes thermiques, on trouve la dilatation différentielle des pièces constitutives du rotor et du stator, en particulier dans le compresseur haute pression. Ces pièces ont généralement des coefficients de dilatation thermique différents et surtout une vitesse de déformation différente en raison d’un environnement différent. En général, les pièces stator, plus ventilées et moins massiques, réagissent plus rapidement que le disque du rotor dont l’inertie est principalement liée à la masse du pied de disque, peu ventilé. Cet écart de temps de réponse thermique provoque une forte ouverture des jeux de fonctionnement.

Sur certains moteurs, l’optimisation du rendement fait que le gradient de pression entre l’amont et l’aval du moteur qui active le débit d’air de refroidissement passant sous l’alésage des disques de rotor peut être faible à bas régime. Il en résulte un faible débit de l’écoulement de refroidissement à la base des disques rotor, ce qui induit de forts temps de réponse sur les points critiques pour les jeux. Les conséquences en sont une augmentation des usures des matériaux abradables et une augmentation des jeux dans le fonctionnement en mode croisière pour l’aéronef.

L’invention a pour but de proposer une solution pour réduire le temps de réponse thermique des disques de rotor, en particulier lorsque la conception du moteur implique un faible débit de l’air de refroidissement passant au pied des disques des rotors.

Présentation de l’invention:

L’invention concerne une turbomachine d’aéronef, comportant au moins un élément tubulaire, tel qu’un arbre de rotor, et au moins une roue de rotor s’étendant autour dudit élément tubulaire et comportant un disque portant à sa périphérie externe une rangée annulaire d’aubes, ledit disque s’étendant à distance radiale h dudit élément tubulaire de façon à définir un espace annulaire d’écoulement d’un flux de gaz de refroidissement en fonctionnement. Ledit élément tubulaire comprend au moins une paroi annulaire s’étendant radialement vers l’extérieur et configurée pour dévier ledit flux de gaz afin qu’il passe sensiblement radialement entre le disque et cette paroi annulaire.

La paroi annulaire force l’écoulement sortant du rétrécissement formé par l’espace annulaire entre le disque et l’élément tubulaire à longer radialement la paroi du disque. Le rétrécissement entraîne une accélération locale de l’écoulement, donc une augmentation des coefficients d’échange thermique sur la portion de paroi du disque où l’écoulement est accéléré. La paroi annulaire force l’écoulement à avoir une composante radiale, avant ou après l’espace annulaire, donc à longer une partie de la paroi transversale du disque. Il augmente donc la surface d’échange pour l’écoulement accéléré par le rétrécissement de l’espace annulaire, ce qui améliore les transferts thermiques et donc permet de diminuer les jeux.

Selon l’invention, la paroi annulaire est portée spécifiquement par l’élément tubulaire, puisqu’une paroi annulaire portée par le disque peut présenter un risque d’amorcer et propager des criques dans le disque et réduire la durée de vie du disque.

De préférence, ladite paroi annulaire est située en aval dudit disque par rapport au sens découlement dudit flux.

En forçant l’écoulement sortant du rétrécissement à longer radialement le disque, on augmente la surface d’échange entre le disque et une partie accélérée du flux de gaz. On augmente ainsi le refroidissement du disque, ce qui permet de diminuer son inertie thermique, donc d’améliorer les jeux autour de la roue de rotor comportant ce disque.

Si l’on ne met une paroi annulaire derrière le disque d’une seule roue de rotor, on choisit de préférence celle qui est la plus critique au niveau des jeux de fonctionnement.

En modifiant la structure de l’écoulement, ce dispositif a aussi un effet bénéfique sur le refroidissement des disques de roues voisines, placés sur le parcours du même flux de gaz.

Avantageusement, ledit espace annulaire entre le disque et l’élément tubulaire a une dimension radiale h et ladite paroi annulaire a une dimension radiale H supérieure à h.

Ainsi, le passage du gaz de refroidissement comporte, après l’espace annulaire entre le disque et l’élément tubulaire, une portion en forme de disque comprise entre la paroi arrière du disque et la paroi annulaire d’où le gaz s’échappe radialement.

De préférence, ledit espace annulaire entre le disque et l’élément tubulaire a une dimension radiale h et ladite paroi annulaire est située à une distance axiale J dudit disque, qui est inférieure à h.

La portion du passage du gaz derrière le disque de la roue qui est en forme de disque est dans ce cas plus étroite que le passage annulaire, ce qui, en forçant le gaz à accélérer, augmente les coefficients d’échange. Avantageusement, la distance axiale J est définie de manière à ce le nombre Mach de l’écoulement d’air reste inférieur à 0,3 dans l’espace annulaire du jeu axial.

Avantageusement, ladite paroi annulaire est formée d’une seule pièce avec ledit élément tubulaire.

Avantageusement, ledit disque comporte un bulbe central comportant une paroi transversale sensiblement plane s’étendant en vis-à-vis de ladite paroi annulaire jusqu’à une distance radiale H2 de l’élément tubulaire, l’extension radiale H de la paroi annulaire étant sensiblement égale à H2.

Ainsi, l’écoulement radial est forcé à suivre toute la paroi transversale du bulbe, qui est la partie la plus massive du disque.

De préférence, au moins deux disques consécutifs de roue s’étendent autour dudit élément tubulaire, ladite paroi annulaire s’étendant entre les disques consécutifs en étant plus proche du disque amont que du disque aval par rapport au sens d’écoulement dudit flux.

De manière surprenante, l’effet d’accélération bénéfique engendré par la paroi annulaire près du disque amont s’étend jusqu’au disque aval.

Avantageusement, au moins un disque s’étend en amont dudit disque par rapport au sens d’écoulement dudit flux, ledit disque en amont s’étendant à distance radiale dudit élément tubulaire supérieure à la distance radiale h entre ledit disque et ledit élément tubulaire.

En plaçant la paroi annulaire au niveau du disque le plus proche radialement de l’élément tubulaire, on place celle-ci près d’un col pour l’écoulement du fluide de refroidissement et l’on s’aperçoit que cela entraîne une accélération générale autour dudit disque, qui conserve un effet bénéfique pour les échanges thermiques sur le disque en amont.

Selon un autre mode de réalisation de l’invention, ledit élément tubulaire comprend en outre une seconde paroi annulaire s’étendant radialement vers l’extérieur et configurée pour dévier ledit flux de gaz afin qu’il passe sensiblement radialement entre le disque et cette seconde paroi annulaire.

Ladite seconde paroi annulaire peut s’étendre entre les disques consécutifs en étant plus proche du disque aval que du disque amont par rapport au sens d’écoulement dudit flux.

Le disque aval peut comprendre un bulbe central comportant une paroi transversale sensiblement plane s’étendant en vis-à-vis de ladite seconde paroi annulaire jusqu’à une distance radiale H2’ de l’élément tubulaire, l’extension radiale H’ de la seconde paroi annulaire étant sensiblement égale à H2’.

La distance radiale H2’ entre le bulbe central du disque aval et l’élément tubulaire peut être supérieure à la distance radiale H2 entre le bulbe central du disque amont et ledit élément tubulaire.

L’espace annulaire entre le disque aval et l’élément tubulaire peut avoir une dimension radiale h’ et en ce que ladite seconde paroi annulaire est disposée à une distance axiale J’ dudit disque aval, qui est inférieure à h’. La distance axiale J’ de la seconde paroi annulaire peut être égale ou supérieure à la distance axiale J de la paroi annulaire.

Ledit élément tubulaire peut être un fourreau ou un tirant.

Ledit élément tubulaire peut appartenir à un premier corps tournant, par exemple basse pression, et ledit au moins un disque peut appartenir à un deuxième corps tournant, par exemple haute pression.

Brève description des figures :

La présente invention sera mieux comprise et d’autres détails, caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui suit, en référence aux dessins annexés sur lesquels :

La figure 1 représente une demi coupe axiale d’un moteur concerné par l’invention, entre le compresseur haute pression et la turbine basse pression.

La figure 2 représente le contour de la demi coupe axiale d’une cavité représentant schématiquement, pour un compresseur ressemblant à celui de la figure 1 , l’espace radialement interne aux extrémités internes des disques de rotors, dans lequel circule l’écoulement de refroidissement.

La figure 3 représente un détail de la figure 2, au niveau d’un obstacle situé à proximité de bulbes en pied d’un disque.

La figure 4 représente des lignes de courant d’un flux d’air de refroidissement dans la cavité de la figure 2, venant d’une simulation par calcul,

La figure 5 représente une vue partielle et agrandie de deux obstacles situés entre deux disques consécutifs de rotor selon un second mode de réalisation de l’invention.

Les éléments de la turbomachine ayant les mêmes fonctionnalités sur les figures sont référencés avec les mêmes numéros.

Description d’un mode de réalisation de l’invention :

La figure 1 représente une partie des éléments de la turbomachine traversés par le flux primaire, en particulier le corps haute pression suivi de la turbine basse pression. Le corps haute pression comprend ici un compresseur haute pression 1 , une chambre de combustion 2 et une turbine haute pression 3. Le gaz du flux primaire F sortant de la turbine haute pression 3 entraîne la turbine basse pression 4. Le flux primaire F arrive dans le compresseur haute pression 1 par une veine annulaire 5 qui le relie généralement à un compresseur basse pression placé en amont, ici non représenté. Le compresseur haute pression 1 comprend plusieurs roues de rotor 6 solidaires des roues de rotor 7 de la turbine haute pression 5 et tournant à une vitesse donnée w1 autour de l’axe X du moteur.

Les roues de rotor 6 du compresseur haute pression 1 , en particulier, comportent chacune un disque 8 qui porte à sa périphérie une rangée annulaire d’aubes travaillant dans le flux primaire F. Le disque 8 de chaque rotor est évidé en son centre et comporte généralement un bulbe annulaire 9 entourant l’orifice central. Le centre de gravité des roues de rotor 6 est ainsi proche de l’axe de rotation X mais les disques 8 présentent une inertie thermique importante due à la masse de leur bulbe central 9.

Les roues de rotors 10 de la turbine basse pression 4 tournent à une vitesse différente de la vitesse de rotation w1 des roues de rotor 6 du corps haute pression. Elles entraînent un arbre basse pression 1 1 qui traverse le corps haute pression en passant radialement à l’intérieur du bulbe central 9 des disques 8 des roues de rotor 6 du corps haute pression, de manière à entraîner des éléments non représentés en amont, par exemple le compresseur basse pression. Ici, au niveau du compresseur haute pression 1 , l’arbre basse pression 1 1 est entouré par un fourreau 12 ou un tirant qui l’isole. En général, ledit fourreau 12 tourne à la même vitesse que l’arbre basse pression 1 1 et a essentiellement la forme d’un cylindre de diamètre constant, inférieur au diamètre interne des bulbes 9, de manière à laisser un passage annulaire axial.

Les roues de rotor 6 successives du compresseur haute pression 1 délimitent, en périphérie de leurs disques 8, la paroi extérieure 13 d’une cavité annulaire 14 qui se trouve radialement sous la veine d’écoulement primaire F. La paroi radialement intérieure de la cavité 14 est définie par le fourreau 12 qui tourne ici à une vitesse différente de celle w1 des disques 8a à 8d, par exemple à la vitesse du corps basse pression. Un écoulement d’air Fr de refroidissement des disques 8 des roues de rotor 6 circule dans cette cavité annulaire 14. Le circuit de cet écoulement de refroidissement comporte une entrée 15 correspondant à un prélèvement dans le flux primaire F dans la veine 5, en amont du compresseur haute pression 1. En aval, le circuit comporte une sortie 16 formant un échappement dans le circuit primaire F, derrière la turbine basse pression 4.

Le débit de l’air de refroidissement Fr qui circule d’amont en aval dans ce circuit en traversant des cavités annulaires successives, dont celle 14 décrite précédemment, est une fonction à pente positive de l’écart de pression entre l’entrée 15 et la sortie 16. L’efficacité de refroidissement des disques 8 des roues de rotor 6, notamment dans le compresseur 1 , augmente si le débit d’air de refroidissement Fr augmente. Par contre les pertes de charge créées par les obstacles dans le circuit limitent le débit d’air de refroidissement.

Plus particulièrement, le disque 8 de chaque roue de rotor 6 comprend donc un pied en forme de bulbe 9 et une portion annulaire 90 (appelée aussi « âme annulaire »). Le bulbe 9 est disposé dans la cavité 14 du côté du fourreau 12. La cavité 14 comprend un espace annulaire, de plus petit diamètre, délimité par le bulbe 9 et le fourreau 12, d’une distance radiale h. L’âme annulaire 90 s’étend sensiblement transversalement d’une paroi externe 13, en périphérie du disque, vers l’espace annulaire. L’âme annulaire 90 est configurée pour supporter la rangée annulaire d’aubes. Le bulbe 9 est intégral avec l’âme annulaire 90.

Un mode de réalisation de l’invention est schématiquement représenté sur les figures 2 et 3 pour améliorer le coefficient d’échange thermique entre l’air de refroidissement Fr et un ou plusieurs disques 8 de rotors. La cavité 14 représentée sur ces figures est une schématisation de celle représentée dans un compresseur haute pression 1 sur la figure 1 , en vue d’effectuer des simulations numériques pour évaluer les phénomènes. Ici, on considère une cavité 14 avec les disques de rotor 8a, 8b, 8c et 8d. La cavité annulaire 14 est limitée radialement vers l’extérieur par la paroi 13 formée par des éléments portés par les disques 8a à 8d de rotor, près de leur périphérie. Une paroi amont 17 et une paroi aval 18, tournant à la même vitesse w1 que les disques 8a à 8d, ferment axialement la cavité annulaire 14 en laissant respectivement une ouverture d’entrée annulaire et une ouverture de sortie annulaire pour l’air de refroidissement Fr. Les diamètres extérieurs des ouvertures d’entrée et de sortie sont du même ordre que les diamètres des ouvertures centrales dans les bulbes 9a-c des disques 8a-c. La paroi externe 13 comprend un diamètre variable selon la position du disque 8 par rapport à l’écoulement d’air Fr. Sur la figure 2, le diamètre de la paroi externe 13 augmente progressivement du disque 8d proche de la paroi amont 17 et jusqu’au disque 8c proche de la paroi aval 18. Le diamètre maximal de la paroi externe 13 est donc très important par rapport au diamètre des ouvertures centrales dans les bulbes 9a à 9d des disques 8a à 8d. Ici, le disque 8b est celui dont l’ouverture est minimale, elle est en particulier plus faible que celle du disque 8a, en amont, et du disque 8c, en aval.

La paroi radialement interne de la cavité annulaire 14 est formée par le fourreau 12. Sa forme est celle d’un cylindre de rayon donné D, traversant la cavité 14 de son entrée à sa sortie et portant à sa surface un obstacle annulaire 19 en forme de disque d’extension radiale H, placé ici derrière le troisième disque 8b en partant de l’entrée. Ledit obstacle annulaire 19 est solidaire du fourreau 12, donc entraîné en rotation avec lui.

Le fourreau 12 et les disques 8a-c de rotor séparent la cavité 14 en une série de sous-cavités reliées par des passages annulaires de section étroite, ménagés entre les bulbes 9a-c et le fourreau 12, passages dans lesquels l’air de refroidissement Fr est accéléré et le coefficient d’échange important. L’air circulant dans la cavité annulaire refroidit donc en priorité les bulbes 9a-c des disques 8a-c, ce qui est recherché puisque ce sont les parties les plus massives des disques.

En référence à la figure 2, la différence de diamètre entre l’ouverture centrale du bulbe 9b du troisième disque 8b définit un passage annulaire autour du fourreau 12 d’extension radiale h égale à la différence des diamètres.

Sur l’exemple des figures 2 et 3, l’obstacle 19 en forme de disque est placé derrière le troisième disque 8b de rotor à une distance axiale faible J de la paroi transversale arrière du bulbe 9b. L’obstacle pourrait en variante être placé indifféremment derrière chacun des disques du compresseur HP. L’extension radiale Fl du disque de l’obstacle 19 sur la paroi cylindrique du fourreau 12 est supérieure à l’extension radiale h du passage annulaire entre le fourreau 12 et le bulbe central 9b du disque 8b. L’obstacle 19 en forme de disque crée donc un passage radial derrière le bulbe central 9b du disque 8b, passage dans lequel le flux d’air de refroidissement Fr s’échappe radialement en léchant la paroi transversale arrière du bulbe 9b du disque 8b. De préférence, le jeu axial J entre le disque de l’obstacle 19 et la paroi arrière du bulbe 9b du disque 8b est plus faible que l’épaisseur radiale h de l’espace annulaire entre le bulbe 9b et le fourreau 12. Plus particulièrement, le jeu axial J de l’obstacle 19 représente entre 1/4 et 1/10 de la distance radiale H2 de l’obstacle, tout en s’assurant que le jeu axial J ne dépasse pas l’épaisseur radiale h de l’espace annulaire entre le bulbe 9b et le fourreau 12. Sur la figure 3, l’obstacle 19 est disposé à un jeu axial J sensiblement de 1/5 par rapport à la distance radiale H2. De la sorte, l’air s’échappant radialement est accéléré et refroidit plus efficacement le bulbe central 9b.

Sur l’exemple, le bulbe central 9b est limité axialement par une paroi transversale plane 20 qui s’étend radialement jusqu’à une distance H2 du fourreau 12. Avantageusement, l’extension radiale H du disque de l’obstacle 19 est sensiblement égale à la distance H2, de manière à former une espace d’échappement radial de l’air de refroidissement formant un disque qui longe la paroi transversale 20. Ainsi, le débit d’air accéléré refroidit une portion maximale du bulbe central 9b du disque 8b.

La figure 4 illustre le phénomène obtenu en montrant des lignes de courant de l’écoulement d’air de refroidissement Fr obtenues par calcul sur la configuration des figures 2 et 3. La concentration des lignes aux points A et B montre que les échanges thermiques sont importants pour le troisième disque 8b de rotor mais aussi pour le disque 8c qui le suit.

Le résultat de calcul montre aussi que la présence de l’obstacle 19 ne désorganise pas l’écoulement en amont qui continue à refroidir correctement le disque 8a qui précède. On notera ici que la distance radiale du disque 8a au fourreau 12 est plus faible que la distance radiale h du disque 8b au fourreau 12. La perturbation de l’écoulement par l’obstacle 19 est donc faite au niveau d’un col pour le parcours de l’écoulement de refroidissement Fr.

Cet exemple de réalisation montre que la présence de l’obstacle 19 n’augmente pas fortement les pertes de charges et permet donc d’augmenter les coefficients d’échanges avec les disques 8a-c de rotor en accélérant le flux d’air Fr à proximité des bulbes centraux 9a-c de ces derniers. La vitesse de rotation de l’obstacle 19 embarqué sur le fourreau 12 est différente de la vitesse de rotation des disques 8a à 8d qui tournent par exemple à la vitesse du corps basse pression. Ce différentiel de vitesse de rotation influence favorablement le résultat en ce qui concerne les pertes de charge d’écoulement dans le jeu axial de valeur J.

Les calculs des inventeurs montrent toutefois que pour minimiser les pertes de charges, il est préférable de respecter deux conditions au niveau du jeu J axial.

La première condition, décrite précédemment, est que le jeu axial J est plus faible que l’épaisseur radiale h de l’espace annulaire entre le bulbe et le fourreau.

La seconde condition est que le nombre de Mach de l’écoulement d’air reste inférieur à 0,3 dans l’espace annulaire du jeu J axial.

Pour cette condition, on définit la quantité K= R*T/Y, OÙ R est la constante des gaz parfaits, T la température de l’air au niveau du jeu axial J et g est le coefficient de Laplace ou indice adiabatique. Selon cette deuxième condition, la section de passage dans le jeu axial J doit rester inférieure à la racine carrée de la quantité K, multipliée par le débit d’air de refroidissement Fr dans la cavité 14 et divisée par 0,3 fois la pression de l’air au niveau du jeu axial J.

La position de l’obstacle 19 sur les figures 2 à 4 présente un bon compromis entre l’augmentation des coefficients d’échanges pour les disques 8a-c de rotor sur la configuration présentée. L’invention ne se limite cependant pas à la configuration présentée. On peut faire varier les dimensions de l’obstacle 19 en s’appuyant sur les considérations indiquées précédemment, voire mettre des obstacles derrière plusieurs disques. Le choix du nombre d’obstacles, de leur taille et du positionnement dépendra de la configuration de la turbomachine et du compromis recherché.

La figure 5 illustre un second mode de réalisation, dans lequel deux obstacles 19, 19’ sont portés par le fourreau 12 et s’étendent radialement vers l’extérieur entre deux disques consécutifs, respectivement disque amont 8b et disque aval 8c. Le premier obstacle 19 correspond à l’obstacle décrit ci-dessus, c’est-à-dire qu’il est placé à un jeu axial J derrière la paroi transversale arrière 20 du bulbe amont 9b avec la distance radiale H2 du fourreau 12. Cette distance radiale H2 de la paroi transversale arrière 20 correspond à la distance radiale H du premier obstacle 19. Le second obstacle 19’ est disposé sensiblement à un jeu axial J’ devant la paroi transversale avant 20’ du bulbe aval 9c. Cette paroi transversale avant 20’ s’étend radialement jusqu’à une distance H2’ du fourreau 12. Avantageusement, l’extension radiale H’ du second obstacle 19’ est sensiblement égale à la distance H2’, de manière à former un espace d’échappement radial de l’air de refroidissement formant un disque qui longe et affleure la paroi transversale avant 20’ du disque aval 8c. Ces deux obstacles permettent au débit d’air accéléré de refroidir une portion maximale à la fois du bulbe amont 9b et celui du bulbe aval 9c.

Avantageusement, le bulbe aval 8c s’étend à une distance radiale h’ du fourreau 12 qui est supérieure à la distance h entre le bulbe amont 9b et le fourreau 12, de sorte que la distance H2 de la paroi transversale arrière 20 du bulbe 9b est supérieure à celle H2’ de la paroi transversale avant 20’ du bulbe aval 9c. Par conséquent, la distance H du premier obstacle 19 est supérieure à celle H’ du second obstacle 19’.

De préférence, le jeu axial J’ du second obstacle 19’ est au moins égal au jeu axial J du premier obstacle 19. Par exemple, le jeu axial J’ est similaire ou supérieur de deux à quatre fois le jeu axial J, tout en assurant que le jeu axial J’ ne dépasse pas l’épaisseur radiale h’ de l’espace annulaire entre le bulbe 9c et le fourreau 12. Sur la figure 5, le jeu axial J du premier obstacle 19 est identique au jeu axial J’ du second obstacle 19’. De cette façon, le flux d’air de refroidissement Fr s’échappant radialement est également re-accéléré et refroidit plus efficacement le bulbe aval 9c du disque aval 8c.

L’utilisation de deux obstacles entre deux disques consécutifs augmente le coefficient d’échange thermique simultanément de deux portions de parois de disques consécutifs où l’écoulement est accéléré, de façon à améliorer les jeux en sommet du fourreau. Ceci permet également de réduire d’avantage le temps de réponse thermique des disques amont 9b et aval 9c, tout en générant peu de pertes de charges associées.