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Title:
TWO-LAYER MULTI-STRAND CORDS HAVING VERY LOW, LOW AND MEDIUM MODULI
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/122722
Kind Code:
A1
Abstract:
The subject of the invention is a two-layer multi-strand cord (60) comprising an internal layer (Cl) of the cord made up of J>1 internal strands (Tl) and an external layer (CE) of the cord made up of L>1 external strands (TE). The cord satisfies the relationship 95 ≤ MC ≤ 180, where - MC = (J x MI + L x ME) / (J+L) - MI = 200 x cos4(α) x [Q x (D1 / 2)2 x cos4(β) + P x (D2 / 2)2 x cos4(δ) + N x (D3 / 2)2 x cos4(γ)] / [Q x (D1 / 2)2 + P x (D2 / 2)2 + N x (D3 / 2)2] - ME = 200 x cos4(α') x [Q' x (D1' / 2)2 x cos4(β') + P' x (D2'/ 2)2 x cos4(δ') + N' x (D3' / 2)2 x cos4(γ')] / [Q' x (D1' / 2)2 + P' x (D2 / 2)2 + N' x (D3' / 2)2], with D1, D1', D2, D2', D3, D3' being in mm, α and α' being the helix angle of each internal and external strand (Tl), β and β' being the helix angle of each internal thread (F1, F1'), δ and δ' being the helix angle of each intermediate thread (F2, F2') and γ and γ' being the helix angle of each external thread (F3, F3').

Inventors:
CLEMENT, Emmanuel (MANUFACTURE FRANCAISE DES PNEUMATIQUES MICHELIN, 23 place des Carmes-Déchau, CBS/PI - F35 - Ladoux CLERMONT-FERRAND CEDEX 9, 63040, FR)
BARBAT, Romain (MANUFACTURE FRANCAISE DES PNEUMATIQUES MICHELIN, 23 place des Carmes-Déchau, CBS/PI - F35 - Ladoux CLERMONT-FERRAND CEDEX 9, 63040, FR)
CHEVALLEY, Marianna (MANUFACTURE FRANCAISE DES PNEUMATIQUES MICHELIN, 23 place des Carmes-Déchau, CBS/PI - F35 - Ladoux CLERMONT-FERRAND CEDEX 9, 63040, FR)
GIANETTI, Alexandre (MANUFACTURE FRANCAISE DES PNEUMATIQUES MICHELIN, 23 place des Carmes-Déchau, CBS/PI - F35 - Ladoux CLERMONT-FERRAND CEDEX 9, 63040, FR)
LAURENT, Stéphane (MANUFACTURE FRANCAISE DES PNEUMATIQUES MICHELIN, 23 place des Carmes-Déchau, CBS/PI - F35 - Ladoux CLERMONT-FERRAND CEDEX 9, 63040, FR)
Application Number:
FR2018/053418
Publication Date:
June 27, 2019
Filing Date:
December 19, 2018
Export Citation:
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Assignee:
COMPAGNIE GENERALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN (23 Place des Carmes-Déchaux, CLERMONT-FERRAND, CLERMONT-FERRAND, 63000, FR)
International Classes:
D07B1/06
Domestic Patent References:
WO2008026271A12008-03-06
WO2015090920A12015-06-25
WO2005014925A12005-02-17
WO2007090603A12007-08-16
Foreign References:
JP2006291419A2006-10-26
JP2006291376A2006-10-26
JP2005248373A2005-09-15
US5843583A1998-12-01
FR2419181A11979-10-05
FR2419182A11979-10-05
Attorney, Agent or Firm:
DESBORDES, Guillaume (MANUFACTURE FRANCAISE DES PNEUMATIQUES MICHELIN, 23 place des Carmes-Déchau, CBS/CORP/J/PI - F35 - Ladoux CLERMONT-FERRAND Cedex 9, 63040, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Câble multi-torons (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) à deux couches comprenant :

- une couche interne (Cl) du câble constituée de J>1 torons internes (Tl) enroulés en hélice, chaque toron interne (Tl) étant à trois couches (C1 , C2) et comprenant :

• une couche interne (C1 ) constituée de Q>1 fils internes (F1 ) de diamètre D1 ,

• une couche intermédiaire (C2) constituée de P>1 fils intermédiaires (F2) de diamètre D2 enroulés autour de la couche interne (C1 ), et

• une couche externe (C3) constituée de N>1 fils externes (F3) de diamètre D3 enroulés autour de la couche intermédiaire (C2),

- une couche externe (CE) du câble constituée de L>1 torons externes (TE) enroulés autour de la couche interne (Cl) du câble, chaque toron externe (TE) étant à trois couches (CT, C2’) et comprenant :

• une couche interne (CT) constituée de Q’>1 fils internes (FT) de diamètre DT,

• une couche intermédiaire (C2’) constituée de P’>1 fils intermédiaires (F2’) de diamètre D2’ enroulés autour de la couche interne (CT), et

• une couche externe (C3’) constituée de N’>1 fils externes (F3’) de diamètre D3’ enroulés autour de la couche intermédiaire (C2’),

caractérisé en ce que le câble satisfait la relation suivante :

95 < MC < 180

avec

MC = (J x Ml + L x ME) / (J+L) avec

Ml = 200 x cos4(a) x [Q x (D1 / 2 f x cos4(3) + P x (D2 / 2 f x cos4(5) + N x (D3 / 2 f x COS4(Y)] / [Q x (D1 / 2)2 + P x (D2 / 2)2 + N x (D3 / 2)2] avec:

- D1 , D2 et D3 étant exprimés en mm,

- a l’angle d’hélice de chaque toron interne (Tl) dans la couche interne (Cl) du câble,

- b l’angle d’hélice de chaque fil interne (F1 ) dans la couche interne (C1 ) au sein de chaque toron interne (Tl),

- d l’angle d’hélice de chaque fil intermédiaire (F2) dans la couche intermédiaire (C2) au sein de chaque toron interne (Tl), et

- g l’angle d’hélice de chaque fil externe (F3) dans la couche externe (C3) au sein de chaque toron interne (Tl), et ME = 200 x cosV) x [Q’ x (D1’ / 2 f x cos4(3’) + P’ x (D2’ / 2 f x cos4(5’) + N’ x (D3’ / 2 f x COS4(Y’)] / [Q’ x (D1’ / 2 f + P’ x (D2 / 2 f + N’ x (D3’ / 2)2] avec:

- D1’, D2’ et D3’ étant exprimés en mm

- a’ l’angle d’hélice de chaque toron externe (TE) dans la couche externe (CE) du câble,

- b’ l’angle d’hélice de chaque fil interne (FT) dans la couche interne (CT) au sein de chaque toron externe (TE),

- d’ l’angle d’hélice de chaque fil intermédiaire (F2’) dans la couche intermédiaire (C2’) au sein de chaque toron externe (TE), et

- g’ l’angle d’hélice de chaque fil externe (F3’) dans la couche externe (C3’) au sein de chaque toron externe (TE).

2. Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon la revendication précédente, dans lequel 95 < MC < 170, de préférence 1 10 < MC < 170.

3. Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel 85 < Ml < 196.

4. Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel 71 < ME < 179.

5. Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel 0,70 < ME/MI < 1 ,30.

6. Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’angle d’hélice a de chaque toron interne (Tl) dans la couche interne (Cl) du câble va de 4° à 41 °.

7. Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’angle d’hélice a’ de chaque toron externe (TE) dans la couche externe (CE) du câble va de 13° à 36°.

8. Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel 25° < 3a + b + d + g < 158°.

9. Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel 48° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 154°.

10. Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel 84° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 280°.

1 1 . Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel J=2, 3 ou 4, de préférence J=3 ou 4.

12. Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel L=7, 8, 9 ou 10, de préférence L=8, 9 ou 10 et plus préférentiellement L=8 ou 9.

13. Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la couche externe (CE) du câble est désaturée.

14. Câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes, présentant un module EC tel que 50 GPa < EC < 160 GPa.

15. Pneumatique (10), caractérisé en ce qu’il comprend un câble (60; 61 ; 62; 63; 64; 65; 66) selon l’une quelconque des revendications précédentes.

Description:
Câbles multi-torons à deux couches à très bas, bas et moyen modules

[001] U invention concerne les câbles multi-torons utilisables notamment pour le renforcement de pneumatiques, particulièrement de pneumatiques pour véhicules industriels lourds ainsi que les pneumatiques utilisant des tels câbles.

[002] Un pneumatique à armature de carcasse radiale comprend une bande de roulement, deux bourrelets inextensibles, deux flancs reliant les bourrelets à la bande de roulement et une ceinture, ou armature de sommet, disposée circonférentiellement entre l’armature de carcasse et la bande de roulement. Cette armature de sommet comprend plusieurs armatures aux fonctions différentes.

[003] L’armature de sommet comprend généralement une armature de travail comprenant deux nappes de travail, ou nappes croisées, comprenant des éléments filaires de renfort métalliques de travail agencés les uns sensiblement parallèlement aux autres dans chaque nappe de travail, mais croisés d'une nappe à l'autre, c’est-à-dire inclinés, symétriquement ou non, par rapport au plan circonférentiel médian, d'un angle allant généralement de 15° et 40°. Cette armature de travail permet, entre autres fonctions, la transmission au moins partielle des efforts transversaux exercés par le sol sur le pneumatique lors du roulage de ce dernier afin d’assurer la directionalité du pneumatique, c’est-à-dire la capacité du pneumatique à permettre au véhicule sur lequel il est monté de tourner.

[004] De tels éléments filaires métalliques de travail sont notamment décrits dans W02008026271. W02008026271 décrit des câbles multi-torons à deux couches comprenant une couche interne du câble constituée de J>1 torons internes enroulés en hélice et une couche externe du câble constituée de L>1 torons externes enroulés autour de la couche interne du câble. Chaque toron interne et externe est à plusieurs couches et comprend au moins une couche interne constituée de Q>1 fils internes, éventuellement une couche intermédiaire constituée de P>1 fils intermédiaires enroulés autour de la couche interne, et une couche externe constituée de N>1 fils externes enroulés autour de la couche interne ou intermédiaire.

[005] Dans W02008026271 , l’objectif est de fournir des éléments filaires de renfort de travail présentant une rigidité et une force à rupture aussi élevées que possible afin d’éviter les dégâts causés sur l’armature de sommet, et notamment sur l’armature de travail, par les obstacles rencontrés par le pneumatique lors de son roulage.

[006] Dans W02008026271 , cet objectif est atteint en augmentant le nombre de torons internes et externes autant que faire se peut par rapport à des câbles multi-torons classiques dont la force à rupture est plus faible et pour lesquels J=1 et L=6, tels que notamment décrits dans W02015090920. Ainsi, dans W02008026271 , l’objectif est de lutter contre la déformation imposée par les obstacles rencontrés en leur opposant des câbles les plus rigides et mécaniquement résistants possibles.

[007] Toutefois, si cette solution est efficace contre des obstacles de dimensions relativement petites ou moyennes, elle s’avère inefficace à l’égard des obstacles de dimensions plus grandes. En effet, dans ces cas, les efforts exercés sur les câbles sont supérieurs à la dureté de l’acier et l’obstacle vient alors cisailler les câbles et ce, d’autant plus facilement que ces câbles sont rigides et s’opposent à la déformation imposée par l’obstacle.

[008] L’ invention a pour but un câble permettant d’éviter les dégâts causés par les obstacles sollicitant fortement l’armature de sommet du pneumatique, notamment l’armature de travail.

[009] CABLE SELON L’INVENTION

[010] A cet effet, l’invention a pour objet un câble multi-torons à deux couches comprenant :

- une couche interne du câble constituée de J>1 torons internes enroulés en hélice, chaque toron interne étant à trois couches et comprenant :

• une couche interne constituée de Q>1 fils internes de diamètre D1 ,

• une couche intermédiaire constituée de P>1 fils intermédiaires de diamètre D2 enroulés autour de la couche interne, et

• une couche externe constituée de N>1 fils externes de diamètre D3 enroulés autour de la couche intermédiaire,

- une couche externe du câble constituée de L>1 torons externes enroulés autour de la couche interne du câble, chaque toron externe étant à trois couches et comprenant :

• une couche interne constituée de Q’>1 fils internes de diamètre DT,

• une couche intermédiaire constituée de P’>1 fils intermédiaires de diamètre D2’ enroulés autour de la couche interne, et

• une couche externe constituée de N’>1 fils externes de diamètre D3’ enroulés autour de la couche intermédiaire,

le câble satisfaisant la relation suivante :

95 < MC < 180

avec

MC = (J x Ml + L x ME) / (J+L) avec

Ml = 200 x cos 4 (a) x [Q x (D1 / 2 f x cos 4 (3) + P x (D2 / 2 f x cos 4 (5) + N x (D3 / 2 f x cos 4 (y)] / [Q x (D1 / 2) 2 + P x (D2 / 2) 2 + N x (D3 / 2) 2 ] avec:

- D1 , D2 et D3 étant exprimés en mm,

- a l’angle d’hélice de chaque toron interne dans la couche interne du câble, - b l’angle d’hélice de chaque fil interne dans la couche interne au sein de chaque toron interne,

- d l’angle d’hélice de chaque fil intermédiaire dans la couche intermédiaire au sein de chaque toron interne, et

- g l’angle d’hélice de chaque fil externe dans la couche externe au sein de chaque toron interne, et

ME = 200 x cos 4 (cQ x [Q’ x (D1’ / 2 f x cos 4 (3’) + P’ x (D2’ / 2 f x cos 4 (ô’) + N’ x (D3’ / 2 f x COS 4 (Y’)] / [Q’ x (D1’ / 2 f + P’ x (D2’ / 2 f + N’ x (D3’ / 2) 2 ] avec:

- D1’, D2’ et D3’ étant exprimés en mm

- a’ l’angle d’hélice de chaque toron externe dans la couche externe du câble,

- b’ l’angle d’hélice de chaque fil interne dans la couche interne au sein de chaque toron externe,

- d’ l’angle d’hélice de chaque fil intermédiaire dans la couche intermédiaire au sein de chaque toron externe, et

- g’ l’angle d’hélice de chaque fil externe dans la couche externe au sein de chaque toron externe.

[011] Contrairement à l’état de la technique dans lequel les câbles présentent des modules bien supérieurs à 160 GPa et sont donc relativement rigides, les inventeurs ont trouvés que les câbles selon l’invention présentant des modules plus faibles sont plus performants à l’encontre des obstacles sollicitant fortement l’armature de sommet du pneumatique.

[012] En effet, les inventeurs ont trouvé qu’il était plus efficace d’épouser l’obstacle grâce à un câble présentant un module plus faible plutôt que de tenter de rigidifier et de renforcer autant que possible les câbles pour s’opposer aux déformations imposées par les obstacles comme cela était enseigné dans l’état de la technique. En épousant les obstacles, on diminue le cisaillement exercé sur les câbles et donc le risque de rupture de ces câbles.

[013] La valeur de l’indicateur MC des câbles selon l’invention assure que ces derniers présentent des structures correspondant à des modules relativement faibles allant de 50 GPa et 160 GPa et permettant donc d’épouser les obstacles rencontrés contrairement aux câbles de l’état de la technique, bien trop rigides.

[014] En outre, la valeur de l’indicateur MC des câbles selon l’invention assure que ces derniers présentent un module suffisant pour permettre une directionalité suffisante du pneumatique lorsqu’ils sont utilisés dans l’armature de travail.

[015] Les angles d’hélice sont définis par les formules suivantes :

2TC RI\

a = arctan [-— ) dans laquelle RI est le rayon d’enroulement des torons internes et PI est le pas d’enroulement de chaque toron interne. b = arctan dans laquelle R1 est le rayon d’enroulement des Q fils internes de chaque

toron interne et p1 est le pas auquel sont assemblés les Q fils internes au sein de chaque toron interne. Dans le cas où Q=1 , R1 =0 et donc b=0.

d = arctan dans laquelle R2 est le rayon d’enroulement des P fils intermédiaires de chaque toron interne et p2 est le pas auquel sont assemblés les P fils intermédiaires au sein de chaque toron interne.

y = arctan dans laquelle R3 est le rayon d’enroulement des N fils externes de chaque

toron interne et p3 est le pas auquel sont assemblés les N fils externes au sein de chaque toron interne.

2tΐ RE\

a' arctan dans laquelle RE est le rayon d’enroulement des torons externes et PE est le pas d’enroulement de chaque toron externe.

b' = arctan dans laquelle R1’ est le rayon d’enroulement des Q’ fils internes de chaque toron externe et p1’ est le pas auquel sont assemblés les Q’fils internes au sein de chaque toron externe. Dans le cas où Q’=1 , R1 -0 et donc b -0.

2ti R2/\

d' = arctan j dans laquelle R2’ est le rayon d’enroulement des P’ fils intermédiaires de chaque toron externe et p2’ est le pas auquel sont assemblés les P’ fils intermédiaires au sein de chaque toron externe.

2ti R3/\

y' = arctan j dans laquelle R3’ est le rayon d’enroulement des N’ fils externes de chaque toron externe et p3’ est le pas auquel sont assemblés les N’ fils externes au sein de chaque toron externe.

[016] Les rayons d’enroulement RI et RE sont mesurés sur une coupe transversale perpendiculaire à l’axe principal du câble et correspondent à la distance entre le centre de l’hélice décrite par respectivement chaque toron interne et externe et le centre du câble.

[017] De façon analogue, les rayons d’enroulement R1 , R2 et R3 sont mesurés sur une coupe transversale perpendiculaire à l’axe principal de chaque toron interne pris individuellement et correspondent à la distance entre le centre de l’hélice décrite par respectivement chaque fil interne, intermédiaire et externe et le centre du toron interne.

[018] De façon analogue, les rayons d’enroulement R1’, R2’ et R3’ sont mesurés sur une coupe transversale perpendiculaire à l’axe principal de chaque toron externe pris individuellement et correspondent à la distance entre le centre de l’hélice décrite par respectivement chaque fil interne, intermédiaire et externe et le centre du toron externe.

[019] Dans l’invention, le câble est à deux couches de torons, c’est-à-dire qu’il comprend un assemblage constitué de deux couches de torons, ni plus ni moins, c’est-à-dire que l’assemblage a deux couches de torons, pas une, pas trois, mais uniquement deux. La couche externe du câble est enroulée en hélice autour de la couche interne du câble au contact de la couche interne du câble.

[020] Chaque toron interne et externe est à trois couches, c’est-à-dire qu’il comprend un assemblage constitué de trois couches de fils, ni plus ni moins, c’est-à-dire que l’assemblage a trois couches de fils, pas deux, pas quatre mais uniquement trois. La couche externe de chaque toron est enroulée en hélice autour de la couche intermédiaire de ce toron au contact de la couche intermédiaire de ce toron. La couche intermédiaire de chaque toron est enroulée en hélice autour de la couche interne de ce toron au contact de la couche interne de ce toron.

[021] En outre, contrairement au cas où J=1 et dans lequel il existerait un risque de voir, sous l’effet des efforts répétés de compression appliqués au câble, le toron interne sortir radialement du câble, la présence de plusieurs torons dans la couche interne du câble (J>1 ) enroulés en hélice permet de réduire ce risque, les efforts de compression étant alors répartis sur la pluralité de torons de la couche interne du câble et l’hélice maintenant les torons internes les uns avec les autres.

[022] De façon optionnelle et préférée, dans un mode de réalisation, le câble est dépourvu de toute composition polymérique, notamment le câble est dépourvu de gaine de toute composition polymérique recouvrant le toron interne. Dans un autre mode de réalisation, le câble est dépourvu de toute composition élastomérique, notamment le câble est dépourvu de gaine de toute composition élastomérique recouvrant la couche interne du câble.

[023] Par composition de polymère ou composition polymérique, on entend que la composition comprend au moins un polymère. De préférence, un tel polymère peut être un thermoplastique, par exemple un polyester ou un polyamide, un polymère thermodurcissable, un élastomère, par exemple du caoutchouc naturel, un élastomère thermoplastique ou un mélange de ces polymères.

[024] Par composition d’élastomère ou composition élastomérique, on entend que la composition comprend au moins un élastomère ou un caoutchouc (les deux termes étant synonymes) et au moins un autre composant. De préférence, la composition d’élastomère comprend également un système de vulcanisation, une charge. Plus préférentiellement, l’élastomère est diénique.

[025] Dans la description et les revendications, tout intervalle de valeurs désigné par l’expression « entre a et b » représente le domaine de valeurs allant de plus de a à moins de b (c’est-à-dire bornes a et b exclues) tandis que tout intervalle de valeurs désigné par l’expression « de a à b » signifie le domaine de valeurs allant de la borne « a » jusqu’à la borne « b » c’est-à-dire incluant les bornes strictes « a » et « b ».

[026] On rappelle que, de manière connue, le pas d’un toron représente la longueur de ce toron, mesurée parallèlement à l'axe du câble, au bout de laquelle le toron ayant ce pas effectue un tour complet autour dudit axe du câble. De façon analogue, le pas d’un fil représente la longueur de ce fil, mesurée parallèlement à l'axe du toron dans lequel il se trouve, au bout de laquelle le fil ayant ce pas effectue un tour complet autour dudit axe du toron.

[027] Par sens d’enroulement d’une couche de torons ou de fils, on entend le sens formé par les torons ou les fils par rapport à l’axe du câble ou du toron. Le sens d’enroulement est communément désigné par la lettre soit Z, soit S.

[028] Les pas, sens d’enroulement et diamètres des fils et des torons sont déterminés conformément à la norme ASTM D2969-04 de 2014. Les rayons d’enroulement sont mesurés par observation au microscope sur une coupe du câble réalisée selon un axe perpendiculaire à l’axe du câble.

[029] Par diamètres de fils proches, on entend que les rapports des diamètres des fils considérés deux à deux vont de 0,75 à 1 ,25. Par diamètres de fils identiques, on entend que les rapports des diamètres des fils considérés deux à deux sont égaux à 1.

[030] Avantageusement, le câble est métallique. Par câble métallique, on entend par définition un câble formé de fils constitués intégralement (pour 100% des fils) d'un matériau métallique. Un tel câble métallique est préférentiellement mise en oeuvre avec des fils en acier, plus préférentiellement en acier perlitique (ou ferrito-perlitique) au carbone désigné ci- après par "acier au carbone", ou encore en acier inoxydable (par définition, acier comportant au moins 11 % de chrome et au moins 50% de fer). Mais il est bien entendu possible d'utiliser d'autres aciers ou d'autres alliages.

[031] Lorsqu'un acier au carbone est avantageusement utilisé, sa teneur en carbone (% en poids d'acier) est de préférence comprise entre 0,2% et 1 ,2%, notamment entre 0,5% et 1 ,1 % ; ces teneurs représentent un bon compromis entre les propriétés mécaniques requises pour le pneumatique et la faisabilité des fils.

[032] Le métal ou l'acier utilisé, qu'il s'agisse en particulier d'un acier au carbone ou d'un acier inoxydable, peut être lui-même revêtu d'une couche métallique améliorant par exemple les propriétés de mise en oeuvre du câble métallique et/ou de ses éléments constitutifs, ou les propriétés d'usage du câble et/ou du pneumatique eux-mêmes, telles que les propriétés d'adhésion, de résistance à la corrosion ou encore de résistance au vieillissement. Selon un mode de réalisation préférentiel, l'acier utilisé est recouvert d'une couche de laiton (alliage Zn-Cu) ou de zinc.

[033] De préférence, les fils d’une même couche d’un toron prédéterminé (interne ou externe) présentent tous sensiblement le même diamètre. Avantageusement les torons internes présentent tous sensiblement le même diamètre. Avantageusement, les torons externes présentent tous sensiblement le même diamètre. Par « sensiblement le même diamètre», on entend que les fils ou les torons ont des diamètres identiques aux tolérances industrielles près.

[034] Dans la présente demande, le module EC d’un câble est calculé en mesurant la pente de la partie élastique d’une courbe force-allongement obtenue en appliquant la norme ASTM D2969-04 de 2014 au câble testé, puis en rapportant cette pente à la section métallique du câble, c’est-à-dire la somme des sections des fils constituants le câble. Alternativement, on peut déterminer la section métallique en mesurant la masse linéique du câble conformément à la norme ASTM D2969-04 de 2014 et en divisant cette masse linéique par la densité de l’acier utilisé.

[035] La partie élastique de la courbe correspond à une partie sensiblement linéaire de la courbe force-allongement, partie qui est complémentaire à la partie structurale et à la partie plastique de la courbe force-allongement. La partie élastique correspond à un allongement élastique Ae et résulte de la construction du câble, notamment des angles des différentes couches et des diamètres des fils. La partie élastique, et l’allongement Ae correspondant, de la courbe force-allongement sont notamment décrits dans les documents US5843583, WO 2005/014925 et W02007/090603 et correspondent à la partie et à l’allongement de la courbe force-allongement compris entre :

- la partie structurale correspondant à l’allongement structural As, résultant de l’aération du câble, c’est-à-dire l’espace vacant entre les différents fils ou torons constituants le câble, et

- la partie plastique correspondant à l’allongement plastique Ap, résultant de la plasticité (déformation irréversible au-delà de la limite d’élasticité) d’un ou plusieurs fils du câble.

[036] Pour certains câbles, il n’existe pas d’aération dans le câble si bien que l’allongement structural As est nul. Dans tous les cas (As nul et As non nul), la partie élastique correspond à la partie sensiblement linéaire de la courbe force-allongement présentant la pente la plus élevée.

[037] Le module EC du câble est mesuré sur un câble issu de fabrication, c’est-à-dire dépourvu de toute composition élastomérique dans laquelle serait noyé le câble pour former une nappe. De façon analogue, le module El de la couche interne du câble est mesuré en prenant la couche interne du câble soit à l’issue de sa fabrication, soit en déroulant la couche externe de torons externes du câble fini de façon à obtenir la couche interne du câble seule. En variante, on pourra mesurer les modules EC et El en extrayant un câble d’un pneumatique et en enlevant toute composition élastomérique autour et dans le câble, par exemple par dégommage chimique comme cela est bien connu de l’homme du métier.

[038] De préférence, 95 < MC < 170, et plus préférentiellement 110 < MC < 170. Dans cet intervalle, le module du câble est encore plus éloigné du module des câbles de l’état de la technique et permet de réduire les dégâts causés par les obstacles sollicitant fortement l’armature de sommet du pneumatique. Dans une variante particulière 130 < MC < 170, de préférence 140 < MC < 160.

[039] Dans des modes de réalisation préférés, 85 < Ml < 196. Le module de la couche interne du câble présente, dans ces modes de réalisation préférés, un module El avantageusement tel que 33 GPa < El < 180 GPa. Dans la variante particulière, 153 < Ml < 193 et 120 GPa < El < 170 GPa.

[040] Les câbles selon l’invention présentant une architecture dans laquelle J>1 , les efforts transversaux les plus sévères qui s’exercent dans le câble lorsque celui-ci est mis en tension sont les efforts transversaux s’exerçant entre les torons internes, notamment dans le cas où la couche externe du câble est désaturée, au contraire d’un câble dans lequel J=1 et dans lequel les efforts transversaux les plus sévères sont les efforts transversaux exercés par les torons externes sur les torons internes, notamment dans le cas où la couche externe du câble est désaturée.

[041] Ainsi, dans une première variante dans laquelle la couche interne du câble présente un module relativement faible, 85 < Ml < 135. Dans cette première variante, le module El de la couche interne du câble est avantageusement tel que 33 GPa < El < 94 GPa. Ainsi, plus le module de la couche interne est faible, mieux seront repris les efforts principaux et meilleure sera la force à rupture du câble. On maximise ici la force à rupture du câble en utilisant un module de la couche interne relativement faible.

[042] Dans une deuxième variante, la couche interne du câble présentant un module plus élevé, 136 < Ml < 196. Dans cette deuxième variante, le module El de la couche interne du câble est avantageusement tel que 95 GPa < El < 180 GPa.

[043] Dans des modes de réalisation préférés, 71 < ME < 179. Dans la variante particulière, 120 < ME < 160.

[044] Dans une première variante, la couche externe du câble présente un module relativement faible, 71 < ME < 120. Dans cette première variante, le module de la couche externe étant relativement faible, la couche externe est apte à résister aux coupures consécutives aux sollicitions d’indenteurs. On maximise donc ici la résistance aux coupures du câble.

[045] Dans une deuxième variante, la couche externe du câble présente un module plus élevé, 121 < ME < 179. Du fait du module relativement faible du câble, une valeur relativement élevée du module de la couche externe entraine une valeur relativement faible du module de la couche interne et donc une excellente force à rupture du câble.

[046] Dans un mode de réalisation dans lequel les couches interne et externe du câble présentent des modules relativement proches, 0,70 < ME/MI < 1 ,30. Dans ce mode de réalisation, les inventeurs émettent l’hypothèse que l’âme et la couche travaillent sensiblement ensemble lorsque le câble est sollicité, notamment en traction. Ainsi, on maximise le compromis entre force à rupture du câble et résistance aux coupures. Dans ce mode de réalisation, la couche interne du câble et le câble présentent des modules EC et El relativement proches avantageusement tels que 0,58 < EC/EI < 1 ,68. Dans la variante particulière, 0,60 < EC/EI < 1 ,20.

[047] Dans un autre mode de réalisation dans lequel les couches interne et externe du câble présentent des modules relativement différents, ME/MI < 0,69 ou 1 ,31 < ME/MI.

[048] Dans une variante, la couche interne du câble présente un module relativement élevé par rapport au module de la couche externe du câble, c’est-à-dire ME/MI < 0,69, de préférence 0,40 < ME/MI < 0,69. Dans cette variante, la couche interne du câble présente un module relativement élevé par rapport au module du câble, c’est-à-dire avantageusement tels que EC/EI < 0,79, de préférence 0,32 < EC/EI < 0,79. Dans cette variante, on favorise la résistance aux coupures du câble par rapport à sa force à rupture.

[049] Dans une autre variante, la couche interne du câble présente un module relativement faible par rapport au module de la couche externe du câble, c’est-à-dire 1 ,31 < ME/MI, de préférence 1 ,31 < ME/MI < 2,03. Dans cette autre variante, avantageusement 1 ,18 < EC/EI, de préférence 1 ,18 < EC/EI < 2,24. Dans cette variante, on favorise la force à rupture du câble par rapport à sa résistance aux coupures.

[050] Dans des modes préférés de l’invention, les câbles présentent les caractéristiques structurelles avantageuses suivantes.

[051] Dans un mode de réalisation, D1 , D2, D3, D1’, D2’ et D3’ vont chacun de 0,15 mm à 0,60 mm, de préférence de 0,20 mm à 0,50 mm, plus préférentiellement de 0,23 mm à 0,45 mm et encore plus préférentiellement de 0,25 mm à 0,40 mm.

[052] Avantageusement, la couche interne du câble est enroulée dans un sens de couche interne du câble et chaque couche interne (lorsque Q>1 ), intermédiaire et externe de chaque toron interne est enroulée dans le même sens d’enroulement que le sens de couche interne du câble.

[053] Avantageusement, la couche externe du câble est enroulée dans un sens de couche externe du câble et chaque couche interne (lorsque Q’>1 ), intermédiaire et externe de chaque toron externe est enroulée dans le même sens d’enroulement que le sens de couche externe du câble.

[054] Dans un mode de réalisation, le sens de couche interne du câble et le sens de couche externe du câble sont opposés. Dans ce mode de réalisation, on réduit le risque d’éventuels glissements non désirés des torons externes dans des gorges formées entre les torons internes du fait d’un croisement entre les torons internes et externes.

[055] Dans un autre mode de réalisation, le sens de couche interne du câble et le sens de couche externe du câble sont les mêmes. Dans ce mode de réalisation, la fabrication est relativement aisée car il n’est pas nécessaire contrairement au mode de réalisation précédent de différencier les sens d’enroulement entre les couches interne et externe du câble. Néanmoins, les contacts entre les fils externes des couches externes des torons internes et externes sont relativement longs ce qui peut, dans certains combinaisons de pas, diamètres et architectures de câbles, générer des défauts d’assemblage dus, par exemple, à un glissement non désiré des torons externes dans les gorges formées entre les torons internes.

[056] Dans un mode de réalisation préféré, l’angle d’hélice a de chaque toron interne dans la couche interne du câble va de 4° à 41 °. En contrôlant principalement la valeur de l’angle d’hélice a, on contrôle largement la valeur du module associé à la couche interne du câble. En effet, l’angle d’hélice a intervient majoritairement par rapport aux angles b, d et g dont la contribution au module est plus faible. Ainsi, plus l’angle d’hélice a de chaque toron interne est élevé, moins le module associé à la couche interne est élevé. Ainsi, Avantageusement, les torons internes sont enroulés en hélice à un pas PI allant de 10 mm à 65 mm, de préférence de 10 mm à 45 mm. Dans la variante particulière, l’angle d’hélice a va de 8° à 18°.

[057] Dans un mode de réalisation préféré, l’angle d’hélice a’ de chaque toron externe dans la couche externe du câble va de 13° à 36°. De façon analogue à l’angle d’hélice a, en contrôlant principalement la valeur de l’angle d’hélice a’, on contrôle largement la valeur du module associé à la couche externe du câble. En effet, l’angle d’hélice a’ intervient majoritairement par rapport aux angles b’, d’ et g’ dont la contribution au module est plus faible. Ainsi, plus l’angle d’hélice a’ de chaque toron externe est élevé, moins le module associé à la couche externe est élevé. Avantageusement, les L torons externes sont enroulés en hélice à un pas PE allant de 30 mm à 65 mm, de préférence de 30 mm à 60 mm. Dans la variante particulière, l’angle d’hélice a’ va de 15° à 25°.

[058] Avantageusement, 25° < 3a + b + d + g < 158°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 , on a avantageusement 25° < 3a + b + d+ g < 140°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , on a avantageusement 36° < 3a + b + d+ g < 158°. Pour des diamètres de fils utilisés identiques ou proches, les angles ainsi définis permettent de définir structurellement la couche interne du câble et les torons internes de cette couche afin d’obtenir un câble conforme à l’invention facile à fabriquer industriellement en jouant uniquement sur les angles d’hélice a, b, d et g. Dans la variante particulière, 50° < 3a + b + d + g < 80°.

[059] Avantageusement, 48° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 154°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q’=1 , on a avantageusement 48° < 3a’ + b’ + d'+ g’ < 145°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q’>1 , on a avantageusement 61 ° < 3a’ + b’ + d'+ g’ < 154°. Pour des diamètres de fils utilisés identiques ou proches, les angles ainsi définis permettent de définir structurellement la couche externe du câble et les torons externes de cette couche afin d’obtenir un câble conforme à l’invention facile à fabriquer industriellement en jouant uniquement sur les angles d’hélice a’, b’, d’ et g’. Dans la variante particulière, 65° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 95°.

[060] Avantageusement, 84° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 280°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 et Q’=1 , on a avantageusement 84° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 246°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , Q’=1 , on a avantageusement

96° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 261 °. Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 et Q’>1 , on a avantageusement 88° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 254°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , Q’>1 , on a avantageusement 101 ° < 3a + b + d + g +

3a’ + b’ + d’ + g’ < 280°. Pour des diamètres de fils utilisés identiques ou proches, les angles ainsi définis permettent de définir structurellement un câble conforme à l’invention facile à fabriquer industriellement en jouant uniquement sur les angles d’hélice a, a’, b, b’, d, d’, g et g’. Dans la variante particulière, 130° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 170°.

[061] Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , l’angle d’hélice b de chaque fil interne dans la couche interne au sein de chaque toron interne va de 4° à 17°. Avantageusement, dans le cas où Q>1 , les Q fils internes de chaque toron interne sont assemblés au sein de chaque toron interne à un pas p1 allant de 5 à 15 mm. Dans la variante particulière, b va de 7° à 17° et p1 va de 1 à 10 mm.

[062] Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 , l’angle d’hélice d de chaque fil intermédiaire dans la couche intermédiaire au sein de chaque toron interne va de 6° à 30°. Avantageusement, les P fils intermédiaires de chaque toron interne sont assemblés au sein de chaque toron interne à un pas p2 allant de 5 à 20 mm.

[063] Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , l’angle d’hélice d de chaque fil intermédiaire dans la couche intermédiaire au sein de chaque toron interne va de 8° à 22°. Avantageusement, les P fils intermédiaires de chaque toron interne sont assemblés au sein de chaque toron interne à un pas p2 allant de 10 à 20 mm.

[064] Dans la variante particulière, d va de 7° à 17° et p2 va de 2 à 20 mm.

[065] Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 , l’angle d’hélice g de chaque fil externe dans la couche externe au sein de chaque toron interne va de 7° à 30°. Avantageusement, les N fils externes de chaque toron interne sont assemblés au sein de chaque toron interne à un pas p3 allant de 10 à 40 mm.

[066] Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , l’angle d’hélice g de chaque fil externe dans la couche externe au sein de chaque toron interne va de 9° à 25°. Avantageusement, les N fils externes de chaque toron interne sont assemblés au sein de chaque toron interne à un pas p3 allant de 10 à 40 mm.

[067] Dans la variante particulière, g va de 7° à 17° et p3 va de 4 à 40 mm.

[068] Dans un mode de réalisation dans lequel Q’>1 , l’angle d’hélice b’ de chaque fil interne dans la couche interne au sein de chaque toron externe va de 4° à 20°. Avantageusement, les Q’ fils internes de chaque toron externe sont assemblés au sein de chaque toron externe à un pas p1’ allant de 5 à 15 mm.

[069] Dans la variante particulière, b’ va de 10° à 20° et p1’ va de 1 à 10 mm.

[070] Dans un mode de réalisation dans lequel Q’=1 , l’angle d’hélice d’ de chaque fil intermédiaire dans la couche intermédiaire au sein de chaque toron externe va de 6° à 22°. Avantageusement, les P’ fils intermédiaires de chaque toron externe sont assemblés au sein de chaque toron externe à un pas p2’ allant de 5 à 20 mm.

[071] Dans un mode de réalisation dans lequel Q’>1 , l’angle d’hélice d’ de chaque fil intermédiaire dans la couche intermédiaire au sein de chaque toron externe va de 8° à 22°. Avantageusement, les P’ fils intermédiaires de chaque toron externe sont assemblés au sein de chaque toron externe à un pas p2’ allant de 10 à 20 mm.

[072] Dans la variante particulière, d’ va de 10° à 20° et p2’ va de 2 à 20 mm.

[073] Dans un mode de réalisation dans lequel Q’=1 , l’angle d’hélice g’ de chaque fil externe dans la couche externe au sein de chaque toron externe va de 7° à 22°. Avantageusement, les N’ fils externes de chaque toron externe sont assemblés au sein de chaque toron externe à un pas p3’ allant de 10 à 40 mm

[074] Dans un mode de réalisation dans lequel Q’>1 , l’angle d’hélice g’ de chaque fil externe dans la couche externe au sein de chaque toron externe va de 9° à 25°. Avantageusement, les N’ fils externes de chaque toron externe sont assemblés au sein de chaque toron externe à un pas p3’ allant de 10 à 40 mm.

[075] . Dans la variante particulière, g’ va de 10° à 20° et p3’ va de 4 à 40 mm.

[076] Les combinaisons d’angles d’hélice et de pas décrites ci-dessus conduisent à des câbles présentant les modules avantageux de l’invention. De plus, les pas p1 , p1’, p2, p2’ et p3, p3’ dans ces plages préférentielles permettent d’obtenir un câble présentant des propriétés mécaniques compatibles avec un usage pneumatique, un coût et une masse linéique du câble relativement faible.

[077] Câbles selon un mode de réalisation A de l’invention

[078] Dans un mode de réalisation, le câble présente un module relativement très bas et est tel que 90 < MC < 140. Dans ce mode de réalisation, on privilégie la capacité du câble à épouser les obstacles rencontrés par rapport à la capacité du câble à conférer une directionalité élevée du pneumatique. De tels câbles conformes au mode A présentent avantageusement des modules allant de 50 GPa à 89 GPa et sont alors dénommés câbles à très bas module.

[079] Dans des variantes préférées de câbles conformes au mode A, 85 < Ml < 196. Dans ces variantes préférées, on a avantageusement 33 GPa < El < 178 GPa.

[080] Dans une première variante dans laquelle la couche interne du câble conforme au mode A présente un module relativement faible, 85 < Ml < 135. Dans cette première variante, on a avantageusement 33 GPa < El < 94 GPa. Comme expliqué ci-dessus, on maximise ici la force à rupture du câble en utilisant un module de la couche interne relativement faible.

[081] Dans une deuxième variante dans laquelle la couche interne du câble conforme au mode A présente un module plus élevé, 136 < Ml < 196. Dans cette deuxième variante, on a avantageusement 95 GPa < El < 178 GPa. Du fait du très bas module du câble, une valeur relativement élevée du module de la couche interne entraine une valeur relativement faible du module de la couche externe et donc une excellente résistance aux coupures du câble.

[082] Dans des variantes préférées de câbles conformes au mode A, 71 < ME < 163.

[083] Dans une première variante dans laquelle la couche externe du câble conforme au mode A présente un module relativement faible, 71 < ME < 120. Comme expliqué ci-dessus, on maximise ici la résistance aux coupures du câble en utilisant un module de la couche externe relativement faible.

[084] Dans une deuxième variante dans laquelle la couche externe du câble conforme au mode A présente un module plus élevé, 121 < ME < 163. Du fait du très bas module du câble, une valeur relativement élevée du module de la couche externe entraine une valeur relativement faible du module de la couche interne et donc une excellente force à rupture du câble.

[085] Dans un mode de réalisation dans lequel les couches interne et externe du câble conforme au mode A présentent des modules relativement proches, 0,70 < ME/MI < 1 ,30. Dans cette variante, les inventeurs émettent l’hypothèse que l’âme et la couche travaillent sensiblement ensemble lorsque le câble conforme au mode A est sollicité, notamment en traction. Dans cette variante, on a alors avantageusement 0,59 < EC/EI < 1 ,68. Ainsi, on maximise le compromis entre force à rupture du câble et résistance aux coupures.

[086] Dans un mode de réalisation dans lequel les couches interne et externe du câble conforme au mode A présentent des modules relativement différents, ME/MI < 0,69 ou 1 ,31 < ME/MI.

[087] Dans une variante, la couche interne du câble conforme au mode A présente un module relativement élevé par rapport au module de la couche externe du câble conforme au mode A, c’est-à-dire ME/MI < 0,69, de préférence 0,28 < ME/MI < 0,69. Dans cette variante, on a alors avantageusement EC/EI < 0,79, de préférence 0,32 < EC/EI < 0,79. Dans cette variante, on favorise la résistance aux coupures du câble par rapport à sa force à rupture.

[088] Dans une autre variante, la couche interne du câble conforme au mode A présente un module relativement petit par rapport au module de la couche externe du câble conforme au mode A, c’est-à-dire 1 ,31 < ME/MI, de préférence 1 ,31 < ME/MI < 2,03. Dans cette variante, on a alors avantageusement 1 ,18 < EC/EI, de préférence 1 ,18 < EC/EI < 2,24. Dans cette variante, on favorise la force à rupture du câble par rapport à sa résistance aux coupures.

[089] Dans des variantes préférées, les câbles conformes au mode A et à très bas module présentent les caractéristiques structurelles avantageuses suivantes.

[090] De préférence, l’angle d’hélice a de chaque toron interne dans la couche interne du câble conforme au mode A va de 6° à 41 °.

[091] Dans un mode de réalisation préféré, l’angle d’hélice a’ de chaque toron externe dans la couche externe du câble conforme au mode A va de 18° à 36°.

[092] Comme précisé ci-dessus, en contrôlant principalement la valeur des angles d’hélice a et a’, on contrôle largement la valeur du module associé aux couches interne et externe du câble. Ainsi, pour des angles d’hélice a et a’ relativement élevés, on obtient des modules associés à ces couches relativement très faibles permettant d’obtenir un câble conforme au mode A et à très bas module.

[093] Avantageusement, 29° < 3a + b + d + g < 158°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 , on a avantageusement 29° < 3a + b +d + g < 140°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , on a avantageusement 42° < 3a + b +d + g < 158°. Pour des diamètres de fils utilisés identiques ou proches, les angles ainsi définis permettent de définir structurellement la couche interne du câble et les torons internes de cette couche afin d’obtenir un câble conforme au mode A de l’invention et à très bas module facile à fabriquer industriellement en jouant uniquement sur les angles d’hélice a, b, g et d.

[094] Avantageusement, 65° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 153°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q’=1 , on a avantageusement 65° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 143°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q’>1 , on a avantageusement 78° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 153°. Pour des diamètres de fils utilisés identiques ou proches, les angles ainsi définis permettent de définir structurellement la couche externe du câble et les torons externes de cette couche afin d’obtenir un câble conforme au mode A de l’invention et à très bas module facile à fabriquer industriellement en jouant uniquement sur les angles d’hélice a’, b’, g’ et d’.

[095] Avantageusement, 138° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 280°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 et Q’=1 , on a avantageusement 138° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 246°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , Q’=1 , on a avantageusement 144° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g'< 261 °. Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 et Q’>1 , on a avantageusement 148° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 254°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , Q’>1 , on a avantageusement 144° < 3a + b + d + g

+ 3a’ + b’ + d’ + g’ < 280°. Pour des diamètres de fils utilisés identiques ou proches, les angles ainsi définis permettent de définir structurellement un câble conforme au mode A de l’invention et à très bas module facile à fabriquer industriellement en jouant uniquement sur les angles d’hélice a, a’, b, b’, g, g’, d et d’.

[096] Les valeurs des angles d’hélice b, g, d, b’, g’, d’, ainsi que celles des pas p1 , p2, p3, p1’, p2’, p3’ permettant d’obtenir des câbles conformes au mode A et à très bas module sont identiques à celles déjà décrites ci-dessus.

[097] Câbles selon un mode de réalisation B de l’invention

[098] Dans un autre mode de réalisation, le câble présente un module relativement bas et est tel que 123 < MC < 165. Dans ce mode de réalisation, on adopte un compromis équilibré entre la capacité du câble à épouser les obstacles rencontrés et la capacité du câble à conférer une directionalité élevée du pneumatique. De tels câbles conformes au mode B présentent avantageusement des modules allant de 90 GPa à 130 GPa et sont alors dénommés câbles à bas module.

[099] Dans des variantes préférées de câbles conformes au mode B, 104 < Ml < 196. On a alors avantageusement 61 GPa < El < 180 GPa.

[0100] Dans une première variante dans laquelle la couche interne du câble conforme au mode B présente un module relativement faible, 104 < Ml < 135. Dans cette première variante, on a alors avantageusement, 61 GPa < El < 94 GPa. Comme expliqué ci-dessus, on maximise ici la force à rupture du câble en utilisant un module de la couche interne relativement faible.

[0101] Dans une deuxième variante dans laquelle la couche interne du câble conforme au mode B présente un module plus élevé, 136 < Ml < 196. Dans cette deuxième variante, on a alors 95 GPa < El < 180 GPa.

[0102] Dans des variantes préférées de câbles conformes au mode B, 101 £ ME < 174.

[0103] Dans une première variante dans laquelle la couche externe du câble conforme au mode B présente un module relativement faible, 101 £ ME < 120. Comme expliqué ci- dessus, on maximise ici la résistance aux coupures du câble en utilisant un module de la couche externe relativement faible.

[0104] Dans une deuxième variante dans laquelle la couche externe du câble conforme au mode B présente un module plus élevé, 121 < ME < 174. Du fait du très bas module du câble, une valeur relativement élevée du module de la couche externe entraine une valeur relativement faible du module de la couche interne et donc une excellente force à rupture du câble.

[0105] Dans un mode de réalisation dans lequel les couches interne et externe du câble conforme au mode B présentent des modules relativement proches, 0,70 £ ME/MI < 1 ,30.

Dans cette variante, on a alors avantageusement 0,58 £ EC/EI < 1 ,61. Dans cette variante, les inventeurs émettent l’hypothèse que l’âme et la couche travaillent sensiblement ensemble lorsque le câble conforme au mode B est sollicité, notamment en traction. Ainsi, on maximise le compromis entre force à rupture du câble et résistance aux coupures.

[0106] Dans un mode de réalisation dans lequel les couches interne et externe du câble conforme au mode B présentent des modules relativement différents, ME/MI < 0,69 ou 1 ,31 < ME/MI.

[0107] Dans une variante, la couche interne du câble conforme au mode B présente un module relativement élevé par rapport au module de la couche externe du câble conforme au mode B, c’est-à-dire ME/MI < 0,69, de préférence 0,55 £ ME/MI < 0,69. Dans cette variante, on a alors avantageusement EC/EI < 0,67, de préférence 0,53 £ EC/EI < 0,67.

Dans cette variante, on favorise la résistance aux coupures du câble par rapport à sa force à rupture.

[0108] Dans une autre variante, la couche interne du câble conforme au mode B présente un module relativement petit par rapport au module de la couche externe du câble conforme au mode B, c’est-à-dire 1 ,31 £ ME/MI, de préférence 1 ,31 £ ME/MI < 1 ,49. Dans cette variante, on a alors avantageusement 1 ,26 £ EC/EI, de préférence 1 ,26 £ EC/EI < 1 ,67.

Dans cette variante, on favorise la force à rupture du câble par rapport à sa résistance aux coupures.

[0109] Dans des variantes préférées, les câbles conformes au mode B et à bas module présentent les caractéristiques structurelles avantageuses suivantes.

[0110] De préférence, l’angle d’hélice a de chaque toron interne dans la couche interne du câble conforme au mode B va de 4° à 31 °.

[0111] Dans un mode de réalisation préféré, l’angle d’hélice a’ de chaque toron externe dans la couche externe du câble conforme au mode B va de 13° à 32°.

[0112] Comme précisé ci-dessus, en contrôlant principalement la valeur des angles d’hélice a et a’, on contrôle largement la valeur du module associé aux couches interne et externe du câble. Ainsi, pour des angles d’hélice a et a’ relativement moyens, on obtient des modules associés à ces couches relativement moyens permettant d’obtenir un câble conforme au mode B et à bas module.

[0113] Avantageusement, 25° < 3a + b + d + g < 125°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 , on a avantageusement 25° < 3a + b + d + g < 120°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , on a avantageusement 36° < 3a + b + d + g < 125°. Pour des diamètres de fils utilisés identiques ou proches, les angles ainsi définis permettent de définir structurellement la couche interne du câble et les torons internes de cette couche afin d’obtenir un câble conforme au mode B de l’invention et à bas module facile à fabriquer industriellement en jouant uniquement sur les angles d’hélice a, b, g et d.

[0114] Avantageusement, 54° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 123°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q’=1 , on a avantageusement 54° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 118°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q’>1 , on a avantageusement 65° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 123°. Pour des diamètres de fils utilisés identiques ou proches, les angles ainsi définis permettent de définir structurellement la couche externe du câble et les torons externes de cette couche afin d’obtenir un câble conforme au mode B de l’invention et à bas module facile à fabriquer industriellement en jouant uniquement sur les angles d’hélice a’, b’, g’ et d’.

[0115] Avantageusement, 107° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 211 °. Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 et Q’=1 , on a avantageusement 107° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 197°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , Q’=1 , on a avantageusement 113° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 206°. Dans un mode de réalisation dans lequel

Q=1 et Q’>1 , on a avantageusement 115° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 202°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , Q’>1 , on a avantageusement 120° < 3a + b + d + g

+ 3a’ + b’ + d’ + g’ < 211 °. Pour des diamètres de fils utilisés identiques ou proches, les angles ainsi définis permettent de définir structurellement un câble conforme au mode B de l’invention et à bas module facile à fabriquer industriellement en jouant uniquement sur les angles d’hélice a, a’, b, b’, g, g’, d et d’.

[0116] Les valeurs des angles d’hélice b, g, d, b’, g’, d’, ainsi que celles des pas p1 , p2, p3, p1’, p2’, p3’ permettant d’obtenir des câbles conformes au mode B et à bas module sont identiques à celles déjà décrites ci-dessus. [0117] Câbles selon un mode de réalisation C de l’invention

[0118] Dans encore un autre mode de réalisation, le câble présente un module relativement moyen et est tel que 159 < MC < 180, de préférence 159 < MC < 170. Dans ce mode de réalisation, on privilégie la capacité du câble à conférer une directionalité élevée du pneumatique par rapport à la capacité du câble à épouser les obstacles rencontrés. De tels câbles conformes au mode de réalisation C présentent avantageusement des modules allant de 131 GPa à 160 GPa et sont alors dénommés câbles à moyen module.

[0119] Dans des variantes préférées de câbles conformes au mode C, 141 < Ml < 196. On a alors avantageusement 95 GPa < El < 180 GPa.

[0120] Dans des variantes préférées de câbles conformes au mode C, 146 £ ME < 179.

[0121] Dans un mode de réalisation dans lequel les couches interne et externe du câble conforme au mode C présentent des modules relativement proches, 0,70 £ ME/MI < 1 ,30, de préférence 0,76 £ ME/MI < 1 ,23. Dans cette variante, on a alors avantageusement 0,74 <

EC/EI < 1 ,57. Dans cette variante mode de réalisation, les inventeurs émettent l’hypothèse que l’âme et la couche travaillent sensiblement ensemble lorsque le câble conforme au mode C est sollicité, notamment en traction. Ainsi, on maximise le compromis entre force à rupture du câble et résistance aux coupures.

[0122] Dans des variantes préférées, les câbles conformes au mode C et à moyen module présentent les caractéristiques structurelles avantageuses suivantes.

[0123] De préférence, l’angle d’hélice a de chaque toron interne dans la couche interne du câble conforme au mode C va de 4° à 22°.

[0124] Dans un mode de réalisation préféré, l’angle d’hélice a’ de chaque toron externe dans la couche externe du câble conforme au mode C va de 11 ° à 21 °.

[0125] Comme précisé ci-dessus, en contrôlant principalement la valeur des angles d’hélice a et a’, on contrôle largement la valeur du module associé aux couches interne et externe du câble. Ainsi, pour des angles d’hélice a et a’ relativement petits, on obtient des modules associés à ces couches relativement moyens permettant d’obtenir un câble conforme au mode C et à moyen module.

[0126] Avantageusement, 25° < 3a + b + g + d < 97°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 , on a avantageusement 25° < 3a + b + g + d < 97°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , on a avantageusement 36° < 3a + b + g + d < 97°. Pour des diamètres de fils utilisés identiques ou proches, les angles ainsi définis permettent de définir structurellement la couche interne du câble et les torons internes de cette couche afin d’obtenir un câble conforme au mode C de l’invention et à moyen module facile à fabriquer industriellement en jouant uniquement sur les angles d’hélice a, b, y et d.

[0127] Avantageusement, 48° < 3a’ + b’ + y’ + d’ < 89°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q’=1 , on a avantageusement 48° < 3a’ + b’ + y’ + d’ < 81 °. Dans un mode de réalisation dans lequel Q’>1 , on a avantageusement 61 ° < 3a’ + b’ + y’ + d’ < 89°. Pour des diamètres de fils utilisés identiques ou proches, les angles ainsi définis permettent de définir structurellement la couche externe du câble et les torons externes de cette couche afin d’obtenir un câble conforme au mode C de l’invention et à moyen module facile à fabriquer industriellement en jouant uniquement sur les angles d’hélice a’, b’, y’ et d’.

[0128] Avantageusement, 84° < 3a + b + y + d + 3a’ + b’ + y’ + d’ < 161 °. Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 et Q’=1 , on a avantageusement 84° < 3a + b + y + d + 3a’ + b’ + y’ + d’ < 153°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , Q’=1 , on a avantageusement

94° < 3a + b + y + d + 3a’ + b’ + y’ + d’ < 151 °. Dans un mode de réalisation dans lequel Q=1 et Q’>1 , on a avantageusement 88° < 3a + b + y + d + 3a’ + b’ + y’ + d’ < 153°. Dans un mode de réalisation dans lequel Q>1 , Q’>1 , on a avantageusement 101 ° < 3a + b + g + d +

3a’ + b’ + y’ + d’ < 161 °. Pour des diamètres de fils utilisés identiques ou proches, les angles ainsi définis permettent de définir structurellement un câble conforme au mode C de l’invention et à moyen module facile à fabriquer industriellement en jouant uniquement sur les angles d’hélice a, a’, b, b’, y, y’, d et d’.

[0129] Les valeurs des angles d’hélice b, y, d, b’, y’, d’, ainsi que celles des pas p1 , p2, p3, p1’, p2’, p3’ permettant d’obtenir des câbles conformes au mode C et à moyen module sont identiques à celles déjà décrites ci-dessus.

[0130] Architecture des câbles selon l’invention

[0131] Avantageusement, J=2, 3 ou 4, de préférence J=3 ou 4. Dans un mode de réalisation, L est égal à 7, 8, 9 ou 10, de préférence L=8, 9 ou 10 et plus préférentiellement L=8 ou 9. Dans une première variante, J=2 et L=7 ou 8, de préférence J=2, L=7.

[0132] Dans une deuxième variante, J=3 et L=7, 8 ou 9, de préférence J=3, L=8 ou 9. Dans le cas où L=8, on favorise la désaturation de la couche externe du câble et donc la pénétrabilité du câble entre les torons externes. Dans le cas où L=9, on maximise le nombre de torons externes et donc la force à rupture du câble.

[0133] Dans une troisième variante, J=4 et L=7, 8, 9 ou 10, de préférence J=4, L=9. [0134] Dans ces modes de réalisation, notamment ceux où J=3 ou 4, il existe un risque de voir une très forte propagation des agents corrosifs entre les J=3 ou 4 torons internes qui délimitent un capillaire central très favorable à leur propagation le long du câble, lorsque le câble est insuffisamment pénétré. Cet inconvénient peut être surmonté en rendant le câble pénétrable par la composition d’élastomère qui empêche alors les agents corrosifs d’accéder au capillaire central, et dans le meilleur des cas où le capillaire central est lui-même pénétré, la propagation de ces agents corrosifs le long du câble.

[0135] Avantageusement, la couche externe du câble est désaturée.

[0136] Par définition, une couche de torons désaturée est telle qu’il existe suffisamment d’espace entre les torons de façon à permettre le passage d’une composition d’élastomère. Une couche externe de torons désaturée signifie que les torons externes ne se touchent pas et qu’il y a suffisamment d’espace entre deux torons externes adjacents permettant le passage d’une composition d’élastomère jusqu’aux torons internes. Par opposition, une couche de torons saturée est telle qu’il n’existe suffisamment pas d’espace entre les torons de la couche de façon à permettre le passage d’une composition d’élastomère, par exemple car les torons de la couche se touchent deux à deux.

[0137] Avantageusement, la distance inter-torons de la couche externe de torons externes définie, sur une section du câble perpendiculaire à l’axe principal du câble, comme la distance la plus courte qui sépare, en moyenne, les enveloppes circulaires dans lesquelles sont inscrits deux torons externes adjacents, est supérieure ou égale à 30 pm. De préférence, la distance E inter-torons moyenne séparant deux torons externes adjacents est supérieure ou égale à 70 pm, plus préférentiellement à 100 pm, encore plus préférentiellement à 150 pm et très préférentiellement à 200 pm

[0138] Comme déjà expliqué ci-dessus, les câbles selon l’invention présentant une architecture dans laquelle J>1 , les efforts transversaux les plus sévères qui s’exercent dans le câble lorsque celui-ci est mis en tension sont les efforts transversaux s’exerçant entre les torons internes au contraire d’un câble dans lequel J=1 et dans lequel les efforts transversaux les plus sévères sont les efforts transversaux exercés par les torons externes sur les torons internes. Dans l’état de la technique, on connaît des câbles présentant une architecture dans laquelle J>1 et comprenant un nombre de torons externes tels que la couche externe du câble soit saturée de façon à maximiser la force à rupture en ajoutant un nombre maximal de torons externes. Ici, grâce à la désaturation de la couche externe du câble, le câble présente, d’une part, des espaces entre les torons externes permettant le passage de la composition d’élastomère et donc de rendre le câble moins sensible à la corrosion. D’autre part, bien que l’on réduise le nombre de torons externes, la désaturation de la couche externe du câble permet à la composition d’élastomère de pénétrer d’une part, entre les torons externes et, d’autre part, entre les torons internes de façon à former un coussin de composition d’élastomère absorbant au moins partiellement les efforts transversaux s’exerçant entre les torons internes. Ainsi, par rapport un câble analogue présentant une couche externe du câble saturée, on obtient une force à rupture équivalente et une résistance à la corrosion largement améliorée.

[0139] Dans un mode de réalisation favorisant la pénétrabilité du câble, la couche externe du câble est complètement insaturée.

[0140] Par définition, une couche complètement insaturée de torons est, par opposition à une couche incomplètement insaturée, telle qu’il existe suffisamment de place dans cette couche pour y ajouter au moins un (X+1 )ième toron du même diamètre que les X torons de la couche, plusieurs torons pouvant alors être ou non au contact les uns des autres. En l’espèce, il existe suffisamment de place dans la couche externe du câble pour y ajouter au moins un (L+1 )ième toron du même diamètre que les L torons externes de la couche externe du câble.

[0141] Ainsi, avantageusement, la somme SIE des distances intertorons E de la couche externe du câble est telle que SIE > DE. La somme SIE est la somme des distances intertorons E séparant chaque couple de torons adjacents de la couche. La distance intertorons d’une couche est définie, sur une section du câble perpendiculaire à l’axe principal du câble, comme la distance la plus courte qui sépare, en moyenne, deux torons adjacents de la couche. Ainsi, la distance intertorons E est calculée en divisant la somme SIE par le nombre d’espaces séparant les torons de la couche.

[0142] Dans un autre mode de réalisation favorisant le compromis entre pénétrabilité et force à rupture, la couche externe du câble est incomplètement insaturée.

[0143] Une couche incomplètement insaturée de torons est telle qu’il n’existe pas suffisamment de place dans cette couche pour y ajouter au moins un (X+1 )ième toron du même diamètre que les X torons de la couche. En l’espèce, il n’existe pas suffisamment de place dans la couche externe pour y ajouter au moins un (L+1 )ième toron externe du même diamètre que les L torons externes de la couche externe du câble.

[0144] Par définition, le diamètre de la couche interne DI est le diamètre du cercle le plus petit dans lequel sont circonscrits les torons internes. Le diamètre d’un toron externe DE est le diamètre du cercle le plus petit dans lequel est circonscrit le toron externe. Pour des valeurs relativement élevées de DI/DE, on favorise davantage le passage de la composition d’élastomère entre les torons externes, et, pour des valeurs relativement basses de DI/DE, on assure la stabilité architecturale du câble, on maximise la force à rupture tout en permettant le passage de la composition d’élastomère entre les torons externes, on limite le diamètre externe du câble, on réduit l’épaisseur de la nappe, donc réchauffement, la résistance au roulement et la masse du pneumatique. [0145] Torons internes des câbles selon l’invention

[0146] Dans des modes de réalisation préférés, Q=1 , 2, 3 ou 4.

[0147] Dans un mode de réalisation, Q=1 , P=5 ou 6 et N=10, 11 ou 12, de préférence Q=1 , P=5 ou 6 et N=10 ou 11 et plus préférentiellement Q=1 , P=6 et N=11.

[0148] Dans des modes de réalisation préférés permettant d’augmenter la force à rupture du câble par rapport au mode de réalisation dans lequel Q=1 , Q=2, 3 ou 4, de préférence Q=3 ou 4.

[0149] Dans ces modes de réalisation préférés dans lesquels Q>1 , notamment ceux où Q=3 ou 4, il existe un risque, lorsque le toron est insuffisamment pénétré, de voir une très forte propagation des agents corrosifs entre les Q=3 ou 4 fils internes qui délimitent un capillaire central très favorable à leur propagation le long de chaque toron. Cet inconvénient peut être surmonté en rendant le toron pénétrable par la composition d’élastomère qui empêche alors les agents corrosifs d’accéder au capillaire central, et dans le meilleur des cas où le capillaire central est lui-même pénétré, la propagation de ces agents corrosifs le long du toron.

[0150] Dans des modes de réalisation préférés dans lesquels Q>1 , Q=2, 3 ou 4, P=7, 8, 9 ou 10, N=13, 14 ou 15, de préférence Q=3 ou 4, P=8, 9 ou 10, N=14 ou 15, plus préférentiellement Q=3, P=8 ou 9 et N=14 ou 15 et encore plus préférentiellement Q=3, P=9 et N=15.

[0151] De façon avantageuse, la couche intermédiaire de chaque toron interne est désaturée.

[0152] Par définition, une couche de fils désaturée est telle qu’il existe suffisamment d’espace entre les fils de façon à permettre le passage d’une composition d’élastomère. Ainsi, une couche désaturée signifie que les fils de cette couche ne se touchent pas et qu’il y a suffisamment d’espace entre deux fils adjacents de la couche permettant le passage d’une composition d’élastomère au travers de la couche. Par opposition, une couche de fils saturée est telle qu’il n’existe suffisamment pas d’espace entre les fils de la couche de façon à permettre le passage d’une composition d’élastomère, par exemple car les fils de la couche se touchent deux à deux.

[0153] Avantageusement, la distance interfils de la couche intermédiaire de chaque toron interne est supérieure ou égale à 5 pm. De préférence, la distance interfils de la couche intermédiaire de chaque toron interne est supérieure ou égale à 15 pm, plus préférentiellement supérieure ou égale à 35 pm, encore plus préférentiellement supérieure ou égale à 50 pm et très préférentiellement supérieure ou égale à 60 pm.

[0154] La désaturation de la couche intermédiaire du toron interne permet avantageusement de faciliter le passage de la composition d’élastomère jusqu’au centre de chaque toron interne et donc de rendre chaque toron interne moins sensible à la corrosion. [0155] Dans un mode de réalisation favorisant le compromis entre pénétrabilité de chaque toron interne et force à rupture, la couche intermédiaire de chaque toron interne est incomplètement insaturée.

[0156] Par définition, une couche incomplètement insaturée fils est telle qu’il n’existe pas suffisamment de place dans cette couche pour y ajouter au moins un (X+1 )ième fil du même diamètre que les X fils de la couche. En l’espèce, il n’existe pas suffisamment de place dans la couche intermédiaire pour y ajouter au moins un (P+1 )ième fil intermédiaire du même diamètre que les P fils intermédiaires de la couche intermédiaire.

[0157] L’ insaturation incomplète de la couche intermédiaire du toron interne permet d’assurer une stabilité architecturale de la couche intermédiaire. En outre, l’insaturation incomplète de la couche intermédiaire du toron interne permet de s’assurer que le toron interne comprend un nombre relativement élevé de fils intermédiaires et donc présente une force à rupture relativement élevée.

[0158] Ainsi, avantageusement, la somme SI2 des distances interfils de la couche intermédiaire est telle que SI2 < D3 avec D3 étant le diamètre de chaque fil externe du toron interne, de préférence SI2 < 0,8 x D3. La somme SI2 est la somme des distances interfils séparant chaque couple de fils adjacents de la couche intermédiaire. La distance interfils d’une couche est définie, sur une section du câble perpendiculaire à l’axe principal du câble, comme la distance la plus courte qui sépare, en moyenne, deux fils adjacents de la couche. Ainsi, la distance interfils est calculée en divisant la somme SI2 par le nombre d’espaces séparant les fils de la couche intermédiaire. Le diamètre D3 des fils externes de la couche externe du toron interne étant préférentiellement supérieur à la somme SI2, on empêche les fils externes de pénétrer dans la couche intermédiaire. On assure ainsi une bonne stabilité architecturale, ce qui réduit de plus le risque de modification des fenêtres de passage radial de la composition d’élastomère et donc le risque de dégrader de la bonne pénétrabilité du toron interne.

[0159] Dans un autre mode de réalisation favorisant la pénétrabilité de chaque toron interne, la couche intermédiaire de chaque toron interne est complètement insaturée.

[0160] Par définition, une couche complètement insaturée de fils est telle qu’il existe suffisamment de place dans cette couche pour y ajouter au moins un (X+1 )ième fil du même diamètre que les X fils de la couche, plusieurs fils pouvant alors être ou non au contact les uns des autres. En l’espèce, il existe suffisamment de place dans la couche intermédiaire de chaque toron interne pour y ajouter au moins un (P+1 )ième fil intermédiaire du même diamètre que les P fils intermédiaires de la couche intermédiaire.

[0161] Un tel mode de réalisation est particulièrement avantageux dans le cas où Q=3 et P=8 ou Q=4 et P=9 et dans le cas où D1 =D2. En effet, si on avait Q=3 et P=9 ou Q=4 et P=10, la couche intermédiaire, même en étant désaturée, pourrait, dans certains cas, présenter une distance interfils insuffisante pour une pénétrabilité satisfaisante du toron.

[0162] De façon avantageuse, la couche externe de chaque toron interne est désaturée, de préférence complètement insaturée.

[0163] Comme déjà précisé, par définition, une couche de fils désaturée de fils est telle qu’il existe suffisamment d’espace entre les fils de façon à permettre le passage d’une composition d’élastomère. Ainsi, une couche désaturée signifie que les fils de cette couche ne se touchent pas et qu’il y a suffisamment d’espace entre deux fils adjacents de la couche permettant le passage d’une composition d’élastomère au travers de la couche. Par opposition, une couche de fils saturée est telle qu’il n’existe suffisamment pas d’espace entre les fils de la couche de façon à permettre le passage d’une composition d’élastomère, par exemple car les fils de la couche se touchent deux à deux.

[0164] Avantageusement, la distance interfils de la couche externe de chaque toron interne est supérieure ou égale à 5 pm. De préférence, la distance interfils de la couche externe de chaque toron interne est supérieure ou égale à 15 pm, plus préférentiellement supérieure ou égale à 35 pm, encore plus préférentiellement supérieure ou égale à 50 pm et très préférentiellement supérieure ou égale à 60 pm.

[0165] La désaturation de la couche externe de chaque toron interne permet avantageusement de faciliter le passage de la composition d’élastomère jusqu’au centre de chaque toron interne et donc de rendre chaque toron interne moins sensible à la corrosion.

[0166] Par définition, une couche complètement insaturée de fils est telle qu’il existe suffisamment de place dans cette couche pour y ajouter au moins un (X+1 )ième fil du même diamètre que les X fils de la couche, plusieurs fils pouvant alors être ou non au contact les uns des autres. En l’espèce, il existe suffisamment de place dans la couche externe de chaque toron interne pour y ajouter au moins un (N+1 )ième fil externe du même diamètre que les N fils externe de la couche externe.

[0167] L’ insaturation complète de la couche externe de chaque toron interne permet de maximiser la pénétration de la composition d’élastomère dans chaque toron interne et donc de rendre chaque toron interne encore moins sensible à la corrosion.

[0168] Ainsi, avantageusement, la somme SI3 des distances interfils de la couche externe de chaque toron interne est telle que SI3 > D3. La somme SI3 est la somme des distances interfils séparant chaque couple de fils adjacents de la couche externe. La distance interfils d’une couche est définie, sur une section du câble perpendiculaire à l’axe principal du câble, comme la distance la plus courte qui sépare, en moyenne, deux fils adjacents de la couche. Ainsi, la distance interfils est calculée en divisant la somme SI3 par le nombre d’espaces séparant les fils de la couche externe.

[0169] Dans des modes de réalisation préférés, chaque fil interne de chaque toron interne présente un diamètre D1 supérieur ou égal au diamètre D2 de chaque fil intermédiaire de chaque toron interne. L’utilisation de diamètres tels que D1 >D2 permet de favoriser la pénétrabilité de la composition d’élastomère au travers de la couche intermédiaire. L’utilisation de diamètres tels que D1 =D2 permet de limiter le nombre de fils différents à gérer lors de la fabrication du câble.

[0170] Dans des modes de réalisation préférés, chaque fil interne de chaque toron interne présente un diamètre D1 supérieur ou égal au diamètre D3 de chaque fil externe de chaque toron interne. L’utilisation de diamètres tels que D1 >D3 permet de favoriser la pénétrabilité de la composition d’élastomère au travers de la couche externe. L’utilisation de diamètres tels que D1 =D3 permet de limiter le nombre de fils différents à gérer lors de la fabrication du câble.

[0171] Dans des modes de réalisation préférés, chaque fil intermédiaire de chaque toron interne présente un diamètre D2 égal au diamètre D3 de chaque fil externe de chaque toron interne. L’utilisation de diamètres tels que D2=D3 permet de limiter le nombre de fils différents à gérer lors de la fabrication du câble.

[0172] Avantageusement, chaque toron interne est du type non gommé in situ. Par non gommé in situ, on entend qu’avant assemblage de la couche interne du câble et avant assemblage du câble, chaque toron interne est constitué des fils des différentes couches et dépourvu de composition de polymère, notamment de composition d’élastomère.

[0173] Torons externes du câble selon l’invention

[0174] Dans des modes de réalisation préférés, Q’=1 , 2, 3 ou 4.

[0175] Dans un mode de réalisation, Q’=1 , P’=5 ou 6 et N’=10, 11 ou 12, de préférence Q’=1 , P’=5 ou 6 et N’=10 ou 11 et plus préférentiellement Q’=1 , P’=6 et N’=11.

[0176] Dans des modes de réalisation préférés permettant d’augmenter la force à rupture du câble par rapport au mode de réalisation dans lequel Q’=1 , Q’=2, 3 ou 4, de préférence Q’=3 ou 4.

[0177] Dans ces modes de réalisation préférés dans lesquels Q’>1 , notamment ceux où Q’=3 ou 4, il existe un risque, lorsque le toron est insuffisamment pénétré, de voir une très forte propagation des agents corrosifs entre les Q’=3 ou 4 fils internes qui délimitent un capillaire central très favorable à leur propagation le long de chaque toron. Cet inconvénient peut être surmonté en rendant le toron pénétrable par la composition d’élastomère qui empêche alors les agents corrosifs d’accéder au capillaire central, et dans le meilleur des cas où le capillaire central est lui-même pénétré, la propagation de ces agents corrosifs le long du toron.

[0178] Dans des modes de réalisation préférés dans lesquels Q’>1 , Q’=2, 3 ou 4, P’=7, 8, 9 ou 10, N’=13, 14 ou 15, de préférence Q’=3 ou 4, P’=8, 9 ou 10, N’=14 ou 15, plus préférentiellement Q’=3, P’=8 ou 9 et N’=14 ou 15 et encore plus préférentiellement Q’=3, P’=9 et N’=15.

[0179] De façon avantageuse, la couche intermédiaire de chaque toron externe est désaturée.

[0180] Comme déjà précisé, par définition, une couche de fils désaturée de fils est telle qu’il existe suffisamment d’espace entre les fils de façon à permettre le passage d’une composition d’élastomère. Ainsi, une couche désaturée signifie que les fils de cette couche ne se touchent pas et qu’il y a suffisamment d’espace entre deux fils adjacents de la couche permettant le passage d’une composition d’élastomère au travers de la couche. Par opposition, une couche de fils saturée est telle qu’il n’existe suffisamment pas d’espace entre les fils de la couche de façon à permettre le passage d’une composition d’élastomère, par exemple car les fils de la couche se touchent deux à deux.

[0181] Avantageusement, la distance interfils de la couche intermédiaire de chaque toton externe est supérieure ou égale à 5 pm. De préférence, la distance interfils de la couche intermédiaire de chaque toron externe est supérieure ou égale à 15 pm, plus préférentiellement supérieure ou égale à 35 pm, encore plus préférentiellement supérieure ou égale à 50 pm et très préférentiellement supérieure ou égale à 60 pm.

[0182] La désaturation de la couche intermédiaire de chaque toron externe permet avantageusement de faciliter le passage de la composition d’élastomère jusqu’au centre de chaque toron externe et donc de rendre le toron externe moins sensible à la corrosion.

[0183] Dans un mode de réalisation favorisant le compromis entre pénétrabilité de chaque toron externe et force à rupture, la couche intermédiaire de chaque toron externe est incomplètement insaturée.

[0184] Par définition, une couche incomplètement insaturée fils est telle qu’il n’existe pas suffisamment de place dans cette couche pour y ajouter au moins un (X+1 )' eme fil du même diamètre que les X fils de la couche. En l’espèce, il n’existe pas suffisamment de place dans la couche intermédiaire pour y ajouter au moins un (P’+1 )' eme fil intermédiaire du même diamètre que les P’ fils intermédiaires de la couche intermédiaire.

[0185] L’ insaturation incomplète de la couche intermédiaire de chaque toron externe permet d’assurer une stabilité architecturale de la couche intermédiaire. En outre, l’insaturation incomplète de la couche intermédiaire de chaque toron externe permet de s’assurer que chaque toron externe comprend un nombre relativement élevé de fils intermédiaires et donc présente une force à rupture relativement élevée.

[0186] Ainsi, avantageusement, la somme SI2’ des distances interfils de la couche intermédiaire est telle que SI2’ < D3’ avec D’3 étant le diamètre de chaque fil externe de chaque toron externe, de préférence SI2’ < 0,8 x D3’. La somme Sl’2 est la somme des distances interfils séparant chaque couple de fils adjacents de la couche intermédiaire. La distance interfils d’une couche est définie, sur une section du câble perpendiculaire à l’axe principal du câble, comme la distance la plus courte qui sépare, en moyenne, deux fils adjacents de la couche. Ainsi, la distance interfils est calculée en divisant la somme SI2’ par le nombre d’espaces séparant les fils de la couche intermédiaire. Le diamètre D3’ des fils externes de la couche externe de chaque toron externe étant préférentiellement supérieur à la somme SI2’, on empêche les fils externes de pénétrer dans la couche intermédiaire. On assure ainsi une bonne stabilité architecturale, ce qui réduit de plus le risque de modification des fenêtres de passage radial de la composition d’élastomère et donc le risque de dégrader de la bonne pénétrabilité de chaque toron externe.

[0187] Dans un autre mode de réalisation favorisant la pénétrabilité de chaque toron externe, la couche intermédiaire de chaque toron externe est complètement insaturée.

[0188] Par définition, une couche complètement insaturée de fils est telle qu’il existe suffisamment de place dans cette couche pour y ajouter au moins un (X+1 )ième fil du même diamètre que les X fils de la couche, plusieurs fils pouvant alors être ou non au contact les uns des autres. En l’espèce, il existe suffisamment de place dans la couche intermédiaire de chaque toron externe pour y ajouter au moins un (P’+1 )ième fil intermédiaire du même diamètre que les P’ fils intermédiaire de la couche intermédiaire.

[0189] Un tel mode de réalisation est particulièrement avantageux dans le cas où Q’=3 et P’=8 ou Q’=4 et P’=9 et dans le cas où D1’=D2’. En effet, si on avait Q’=3 et P’=9 ou Q’=4 et P’=10, la couche intermédiaire, même en étant désaturée, pourrait, dans certains cas, présenter une distance interfils insuffisante pour une pénétrabilité satisfaisante du toron

[0190] De façon avantageuse, la couche externe de chaque toron externe est désaturée, de préférence complètement insaturée.

[0191] Comme déjà précisé, par définition, une couche de fils désaturée de fils est telle qu’il existe suffisamment d’espace entre les fils de façon à permettre le passage d’une composition d’élastomère. Ainsi, une couche désaturée signifie que les fils de cette couche ne se touchent pas et qu’il y a suffisamment d’espace entre deux fils adjacents de la couche permettant le passage d’une composition d’élastomère au travers de la couche. Par opposition, une couche de fils saturée est telle qu’il n’existe suffisamment pas d’espace entre les fils de la couche de façon à permettre le passage d’une composition d’élastomère, par exemple car les fils de la couche se touchent deux à deux.

[0192] Avantageusement, la distance interfils de la couche externe de chaque toron externe est supérieure ou égale à 5 pm. De préférence, la distance interfils de la couche externe de chaque toron externe est supérieure ou égale à 15 pm, plus préférentiellement supérieure ou égale à 35 pm, encore plus préférentiellement supérieure ou égale à 50 pm et très préférentiellement supérieure ou égale à 60 pm.

[0193] La désaturation de la couche externe de chaque toron externe permet avantageusement de faciliter le passage de la composition d’élastomère jusqu’au centre de chaque toron externe et donc de rendre chaque toron externe moins sensible à la corrosion.

[0194] Par définition, une couche complètement insaturée de fils est telle qu’il existe suffisamment de place dans cette couche pour y ajouter au moins un (X’+1 )' eme fil du même diamètre que les X’ fils de la couche, plusieurs fils pouvant alors être ou non au contact les uns des autres. En l’espèce, il existe suffisamment de place dans la couche externe de chaque toron externe pour y ajouter au moins un (N’+1 )' eme fil externe du même diamètre que les N’ fils externe de la couche externe.

[0195] L’ insaturation complète de la couche externe de chaque toron externe permet de maximiser la pénétration de la composition d’élastomère dans chaque toron externe et donc de rendre chaque toron externe encore moins sensible à la corrosion.

[0196] Ainsi, avantageusement, la somme SI3’ des distances interfils de la couche externe de chaque toron externe est telle que SI3’ > D3’. La somme SI3’ est la somme des distances interfils séparant chaque couple de fils adjacents de la couche externe. La distance interfils d’une couche est définie, sur une section du câble perpendiculaire à l’axe principal du câble, comme la distance la plus courte qui sépare, en moyenne, deux fils adjacents de la couche. Ainsi, la distance interfils est calculée en divisant la somme SI3’ par le nombre d’espaces séparant les fils de la couche externe.

[0197] Dans des modes de réalisation préférés, chaque fil interne de chaque toron externe présente un diamètre D1’ supérieur ou égal au diamètre D2’ de chaque fil intermédiaire de chaque toron externe. L’utilisation de diamètres tels que D1’>D2’ permet de favoriser la pénétrabilité de la composition d’élastomère au travers de la couche intermédiaire. L’utilisation de diamètres tels que D1’=D2’ permet de limiter le nombre de fils différents à gérer lors de la fabrication du câble.

[0198] Dans des modes de réalisation préférés, chaque fil interne de chaque toron externe présente un diamètre D1’ supérieur ou égal au diamètre D3’ de chaque fil externe de chaque toron externe. L’utilisation de diamètres tels que D1’>D3’ permet dé favoriser la pénétrabilité de la composition d’élastomère au travers de la couche externe. L’utilisation de diamètres tels que D1’=D3’ permet de limiter le nombre de fils différents à gérer lors de la fabrication du câble.

[0199] Dans des modes de réalisation préférés, chaque fil intermédiaire de chaque toron externe présente un diamètre D2’ égal au diamètre D3’ de chaque fil externe de chaque toron externe. L’utilisation de diamètres tels que D2’=D3’ permet de limiter le nombre de fils différents à gérer lors de la fabrication du câble.

[0200] Avantageusement, chaque toron externe est du type non gommé in situ. Par non gommé in situ, on entend qu’avant assemblage de la couche externe du câble et avant assemblage du câble, chaque toron externe est constitué des fils des différentes couches et dépourvu de composition de polymère, notamment de composition d’élastomère. [0201] PNEUMATIQUE SELON L’INVENTION

[0202] Un autre objet de l’invention est un pneumatique comprenant un câble tel que défini ci-dessus.

[0203] Le câble est tout particulièrement destiné à des véhicules industriels choisis parmi des véhicules lourds tels que "Poids lourd" - i.e., métro, bus, engins de transport routier (camions, tracteurs, remorques), véhicules hors-la-route -, engins agricoles ou de génie civil, autres véhicules de transport ou de manutention.

[0204] De manière préférentielle, le pneumatique est pour véhicule de type génie civil. Le pneumatique présente une dimension de type W R U dans laquelle, de façon connue pour l’homme du métier, W, désigne :

- le rapport nominal d’aspect H/B tel que défini par l’ETRTO, lorsqu’il est sous la forme H/B, H étant la hauteur de la section du pneumatique et B étant la largeur de la section du pneumatique,

- H.00 ou B.00, lorsqu’il est sous la forme H.00 ou B.00, dans lequel H=B, H et B étant tels que définis ci-dessus,

U représente le diamètre, en pouces, du siège de la jante sur laquelle le pneumatique est destiné à être monté, R désigne le type d’armature de carcasse du pneumatique, ici radiale. Des exemples de telles dimensions sont par exemple 40.00 R 57 ou encore 59/80 R 63.

[0205] On a de préférence U>35, plus préférentiellement U>49 et plus préférentiellement U>57.

[0206] De façon très préférée, dans un mode de réalisation, le pneumatique est obtenu par un procédé comprenant une étape de noyage d’un câble tel que décrit ci-dessus dans une matrice polymérique, de préférence dans une matrice élastomérique, le câble étant, avant l’étape de noyage, dépourvu de toute composition polymérique ou élastomérique recouvrant, individuellement un ou plusieurs, ou collectivement plusieurs, torons internes de la couche interne du câble.

[0207] Avantageusement, le pneumatique comprend une armature de carcasse ancrée dans deux bourrelets et surmontée radialement par une armature de sommet elle-même surmontée d'une bande de roulement, l’armature de sommet étant réunie auxdits bourrelets par deux flancs et comportant au moins un câble tel que défini ci-dessus.

[0208] De façon avantageuse, l’armature de carcasse comprend au moins une nappe de carcasse comprenant des éléments filaires de renfort métalliques de carcasse agencés les uns sensiblement parallèlement aux autres dans la nappe de carcasse, chaque élément filaire de renfort métallique de carcasse faisant un angle compris entre 80° et 90° avec la direction circonférentielle du pneumatique.

[0209] Avantageusement, l’armature de sommet comprend une armature de travail comprenant au moins un câble tel que défini ci-dessus. [0210] Avantageusement, l’armature de travail comprend au moins une nappe de travail comprenant des éléments filaires de renfort métalliques de travail agencés les uns sensiblement parallèlement aux autres, chaque élément filaire de renfort métallique de travail faisant un angle au plus égal à 60°, de préférence allant de 15° à 40° avec la direction circonférentielle du pneumatique et étant formé par un câble tel que défini ci-dessus.

[0211] Dans un mode de réalisation avantageux, l’armature de travail comprend au moins des première et deuxième nappes de travail, chaque première et deuxième nappe de travail comprenant respectivement des premiers et deuxièmes éléments filaires de renfort métalliques de travail agencés les uns sensiblement parallèlement aux autres dans chaque première et deuxième nappe de travail, chaque premier et deuxième élément filaire de renfort métallique de travail faisant un angle au plus égal à 60°, de préférence allant de 15° à 40° avec la direction circonférentielle du pneumatique et étant formé par un câble tel que défini ci-dessus.

[0212] Avantageusement, l’armature de sommet comprend une armature de protection comprenant au moins une nappe de protection comprenant des éléments filaires de renfort métalliques de protection agencés les uns sensiblement parallèlement aux autres, chaque élément filaire de renfort métallique de protection faisant un angle au moins égal à 10°, de préférence allant de 10° à 35° et préférentiellement de 15° à 30° avec la direction circonférentielle du pneumatique.

[0213] Dans un mode de réalisation avantageux, l’armature de protection comprend des première et deuxième nappes de protection, chaque première et deuxième nappes de protection comprenant respectivement des premiers et deuxièmes éléments filaires de renfort métalliques de protection agencés les uns sensiblement parallèlement aux autres dans chaque première et deuxième nappe de protection, chaque premier et deuxième élément filaire de renfort métallique de protection faisant un angle au moins égal à 10°, de préférence allant de 10° à 35° et préférentiellement de 15° à 30° avec la direction circonférentielle du pneumatique.

[0214] Dans un mode de réalisation préférentiel, l’armature de protection est radialement intercalée entre la bande de roulement et l’armature de travail.

[0215] Avantageusement, l’armature de sommet comprend une armature additionnelle comprenant au moins une nappe additionnelle comprenant des éléments filaires de renfort métalliques additionnels agencés les uns sensiblement parallèlement aux autres dans la nappe additionnelle, chaque élément filaire de renfort métallique additionnel faisant un angle au plus égal à 10°, de préférence allant de 5° à 10° avec la direction circonférentielle du pneumatique.

[0216] Dans un mode de réalisation avantageux, l’armature additionnelle comprend des première et deuxième nappes additionnelles, chaque première et deuxième nappes additionnelle comprenant respectivement des premiers et deuxièmes éléments filaires de renfort métalliques additionnels agencés les uns sensiblement parallèlement aux autres dans chaque première et deuxième nappe additionnelle, chaque premier et deuxième élément filaire de renfort métallique additionnel faisant un angle au plus égal à 10°, de préférence allant de 5° à 10° avec la direction circonférentielle du pneumatique.

[0217] U invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d’exemple non limitatif et faite en se référant aux dessins dans lesquels : la figure 1 est une vue en coupe perpendiculaire à la direction circonférentielle d’un pneumatique selon l’invention ;

la figure 2 est une vue de détails de la zone II de la figure 1 ; et

la figure 3 est une vue schématique en coupe perpendiculaire à l’axe du câble (supposé rectiligne et au repos) d’un câble selon un premier mode de réalisation de l’invention.

[0218] EXEMPLE DE PNEUMATIQUE SELON L’INVENTION

[0219] Dans les figures, on a représenté un repère X, Y, Z correspondant aux orientations habituelles respectivement axiale (X), radiale (Y) et circonférentielle (Z) d’un pneumatique.

[0220] Le « plan circonférentiel médian » M du pneumatique est le plan qui est normal à l'axe de rotation du pneumatique et qui se situe à équidistance des structures annulaires de renfort de chaque bourrelet et passe par le milieu de l'armature de sommet.

[0221] On a représenté sur les figures 1 et 2 un pneumatique selon l’invention et désigné par la référence générale 10.

[0222] Le pneumatique 10 est pour véhicule lourd de type génie civil, par exemple de type « dumper ». Ainsi, le pneumatique 10 présente une dimension de type 53/80R63.

[0223] Le pneumatique 10 comporte un sommet 12 renforcé par une armature de sommet 14, deux flancs 16 et deux bourrelets 18, chacun de ces bourrelets 18 étant renforcé avec une structure annulaire, ici une tringle 20. L’armature de sommet 14 est surmontée radialement d'une bande de roulement 22 et réunie aux bourrelets 18 par les flancs 16. Une armature de carcasse 24 est ancrée dans les deux bourrelets 18, et est ici enroulée autour des deux tringles 20 et comprend un retournement 26 disposé vers l'extérieur du pneumatique 20 qui est ici représenté monté sur une jante 28. L’armature de carcasse 24 est surmontée radialement par l’armature de sommet 14.

[0224] L'armature de carcasse 24 comprend au moins une nappe de carcasse 30 comprenant des éléments filaires de renfort métalliques de carcasse 31 agencés les uns sensiblement parallèlement aux autres dans la nappe de carcasse 30 et s'étendant d’un bourrelet 18 à l'autre de manière à faire un angle compris entre 80° et 90° avec la direction circonférentielle Z du pneumatique 10. [0225] Le pneumatique 10 comprend également une nappe d’étanchéité 32 constituée d’un élastomère (communément appelée gomme intérieure) qui définit la face radialement interne 34 du pneumatique 10 et qui est destinée à protéger la nappe de carcasse 30 de la diffusion d’air provenant de l’espace intérieur au pneumatique 10.

[0226] L’armature de sommet 14 comprend, radialement de l’extérieur vers l’intérieur du pneumatique 10, une armature de protection 36 agencée radialement à l’intérieur de la bande de roulement 22, une armature de travail 38 agencée radialement à l’intérieur de l’armature de protection 36 et une armature additionnelle 50 agencée radialement à l’intérieur de l’armature de travail 38. L’armature de protection 36 est ainsi radialement intercalée entre la bande de roulement 22 et l’armature de travail 38. L’armature de travail 38 est radialement intercalée entre l’armature de protection 36 et l’armature additionnelle 50.

[0227] L’armature de protection 36 comprend des première et deuxième nappes de protection 42, 44, la première nappe 42 étant agencée radialement à l’intérieur de la deuxième nappe 44. Chaque première et deuxième nappes de protection 42, 44 comprend respectivement des premiers et deuxièmes éléments filaires de renfort métalliques de protection 43, 45 agencés les uns sensiblement parallèlement aux autres dans chaque première et deuxième nappe de protection 42, 44. Chaque premier et deuxième élément filaire de renfort métallique de protection 43, 45 fait un angle au moins égal à 10°, de préférence allant de 10° à 35° et préférentiellement de 15° à 30° avec la direction circonférentielle Z du pneumatique.

[0228] L’armature de travail 38 comprend des première et deuxième nappes de travail 46, 48, la première nappe 46 étant agencée radialement à l’intérieur de la deuxième nappe 48. Chaque nappe 46, 48 comprend au moins un câble 60. Chaque première et deuxième nappe de travail 46, 48 comprend respectivement des premiers et deuxièmes éléments filaires de renfort métalliques de travail 47, 49 agencés les uns sensiblement parallèlement aux autres dans chaque première et deuxième nappe de travail 46, 48. Chaque premier et deuxième élément filaire de renfort métallique de travail 47, 49 est ici formé par un câble 60 décrit ci-après. Chaque premier et deuxième élément filaire de renfort métallique de travail 47, 49 fait un angle au plus égal à 60°, de préférence allant de 15° à 40° avec la direction circonférentielle Z du pneumatique 10. De façon optionnelle, les premiers et deuxièmes éléments filaires de renfort métalliques de travail 47, 49 sont croisés d’une nappe de travail à l’autre.

[0229] L’armature additionnelle 50, également appelée bloc limiteur, dont la fonction est de reprendre en partie les sollicitations mécaniques de gonflage, comprend des première et deuxième nappes additionnelles 52, 54, chaque première et deuxième nappes additionnelle 52, 54 comprenant respectivement des premiers et deuxièmes éléments filaires de renfort métalliques additionnels 53, 55 agencés les uns sensiblement parallèlement aux autres dans chaque première et deuxième nappe additionnelle 52, 54. Chaque premier et deuxième élément filaire de renfort métallique additionnel 53, 55 fait un angle au plus égal à 10°, de préférence allant de 5° à 10° avec la direction circonférentielle Z du pneumatique 10. Les éléments filaire de renfort métalliques additionnels sont par exemple tels que décrits dans FR 2 419 181 ou FR 2 419 182.

[0230] CABLE SELON UN PREMIER MODE DE REALISATION DE L’INVENTION

[0231] On a représenté sur la figure 3 le câble 60 conforme au mode de réalisation B et à bas module selon un premier mode de réalisation de l’invention.

[0232] Le câble 60 est métallique et est du type multi-torons à deux couches cylindriques. Ainsi, on comprend que les couches de torons constituant le câble 60 sont au nombre de deux, ni plus, ni moins. Les couches de torons sont adjacentes et concentriques. Le câble 60 est dépourvu de composition polymérique et de composition d’élastomère lorsqu’il n’est pas intégré au pneumatique.

[0233] Le câble 60 comprend une couche interne Cl du câble 60 ainsi qu’une couche externe CE du câble 60. La couche interne Cl est constituée de J>1 torons internes Tl, c’est- à-dire plusieurs torons internes Tl, enroulés en hélice. La couche externe CE est constituée de L>1 torons externes, c’est-à-dire plusieurs torons externes TE enroulés en hélice autour de la couche interne Cl. En l’espèce, J=2, 3 ou 4, de préférence J=3 ou 4. De plus, L=7, 8, 9 ou 10, de préférence L=8, 9 ou 10. Avec J=3, L=7, 8 ou 9 et en l’espèce et ici J=3, L=8.

[0234] Le câble 60 comprend également une frette F constituée d’un unique fil de frette.

[0235] La couche interne Cl est enroulée en hélice selon un sens d’enroulement de la couche interne du câble, ici le sens S. Les torons internes Tl sont enroulés en hélice selon un pas PI tel que 10 mm < PI < 65 mm et de préférence 10 mm < PI < 45 mm. Ici Pl=20 mm. L’angle d’hélice a de chaque toron interne Tl dans la couche interne Cl du câble 60 va de 4° à 41 ° et dans le mode de réalisation du câble 60 conforme au mode B de 4° à 31 °, en l’espèce a=13,4°.

[0236] La couche externe CE est enroulée en hélice autour de la couche interne Cl selon un sens d’enroulement de la couche externe du câble opposé au sens d’enroulement de la couche interne du câble, ici le sens Z. Les torons externes TE sont enroulés en hélice autour du toron interne Tl selon un pas PE tel que 30 mm < PE < 65 mm et de préférence 30 mm < PE < 60 mm. Ici PE=40 mm. L’angle d’hélice a’ de chaque toron externe TE dans la couche externe CE du câble 60 va de 13° à 36° et dans le mode de réalisation du câble 60 conforme au mode B de 13° à 32°, en l’espèce a’=19,1 °.

[0237] La frette F est enroulée autour de la couche externe CE selon un sens d’enroulement de la frette, ici opposé au sens d’enroulement de la couche externe CE, en l’espèce dans le sens S. Le fil de frette est enroulé en hélice autour des torons externes TE selon un pas PF tel que 2 mm < PF < 10 mm et de préférence 3 mm < PF < 8 mm. Ici pf=5,1 mm.

[0238] L’assemblage constitué par les couches interne Cl et externe CE, c’est-à-dire le câble 60 sans la frette F, présente un diamètre D supérieur ou égal à 4 mm, de préférence supérieur ou égal à 4,5 mm et inférieur ou égal à 7 mm, de préférence inférieur ou égal à 6,5 mm. Ici, D=6 mm.

[0239] La couche interne Cl de torons internes Tl présente un diamètre DI. Chaque toron externe TE présente un diamètre DE. En l’espèce, Dl=2,83 mm, DE=1 ,58 mm.

[0240] La couche externe CE du câble 60 est désaturée et incomplètement insaturée. Ici, la distance E inter-torons moyenne séparant deux torons externes TE adjacents est telle que E=29 pm. La somme SIE des distances interfils E de la couche externe CE est inférieure au diamètre DE des torons externes de la couche externe CE. Ici, la somme SIE=8 x 0,029=0,23 mm, valeur strictement inférieure à DE=1 ,58 mm.

[0241] Torons internes Tl du câble 60

[0242] Chaque toron interne Tl est à trois couches. Chaque toron interne Tl comprend, ici est constitué, de trois couches, pas plus, pas moins.

[0243] Chaque toron interne Tl comprend une couche interne C1 constituée de Q>1 fils internes F1 , une couche intermédiaire C2 constituée de P>1 fils intermédiaires F2 enroulés en hélice autour et au contact de la couche interne C1 et une couche externe C3 constituée de N>1 fils externes F3 enroulés en hélice autour et au contact de la couche intermédiaire C2.

[0244] Q=1 , P=5 ou 6 et N=10, 11 ou 12, de préférence Q=1 , P=5 ou 6, N=10 ou 11 et plus préférentiellement ici Q=1 , P=6 et N=11.

[0245] Dans le cas où Q>1 , la couche interne C1 de chaque toron interne Tl est enroulée en hélice selon un sens d’enroulement de couche interne C1 du toron interne Tl identique au sens d’enroulement de la couche interne Cl du câble, ici selon le sens S. Ici, Le Q=1 fil interne F1 est assemblé au sein de chaque toron interne Tl selon un pas infini de sorte que b=0.

[0246] La couche intermédiaire C2 de chaque toron interne Tl est enroulée autour et au contact de la couche interne C1 selon un sens d’enroulement de couche intermédiaire C2 du toron interne Tl identique au sens d’enroulement de la couche interne Cl du câble, ici selon le sens S. Les P fils intermédiaires F2 sont enroulés en hélice autour du Q=1 fil interne F1 et sont assemblés au sein de chaque toron interne Tl à un pas p2 tel que 5 mm < p2 < 20 mm. Ici p2=7,7 mm. L’angle d’hélice d de chaque fil intermédiaire F2 dans la couche intermédiaire C2 au sein de chaque toron interne Tl va de 6° à 30°, ici 5=12,2°.

[0247] La couche externe C3 de chaque toron interne Tl est enroulée autour et au contact de la couche intermédiaire C2 selon un sens d’enroulement de couche externe C3 du toron interne Tl identique au sens d’enroulement de la couche interne Cl du câble, ici selon le sens S. Les N fils externes F3 sont enroulés en hélice autour des P fils intermédiaires F2 et sont assemblés au sein de chaque toron interne Tl à un pas p3 tel que 10 mm < p3 < 40 mm. Ici p3=15,4 mm. L’angle d’hélice g de chaque fil externe F3 dans la couche externe C3 au sein de chaque toron interne Tl va de 7° à 30°, ici g=12,1 °.

[0248] On a 25° < 3a + b + d + g < 158° et ici comme Q=1 , 25° < 3a + b + d + g < 140°. En l’espèce, dans ce premier mode de réalisation du câble 60 conforme au mode B, 25° < 3a + b + d + g < 125° et ici comme Q=1 , 25° < 3a + b + d + g < 120°. Dans le cas du câble 60, 3a + b + d + g=64,5°.

[0249] Chaque fil interne F1 , intermédiaire F2 et externe F3 de chaque toron interne Tl présente respectivement un diamètre D1 , D2, D3. Chaque diamètre des fils internes D1 , intermédiaire D2 et externes D3 de chaque toron interne Tl va de 0,15 mm à 0,60 mm, de préférence de 0,20 mm à 0,50 mm, plus préférentiellement de 0,23 mm à 0,45 mm et encore plus préférentiellement de 0,25 mm à 0,40 mm. Chaque fil interne F1 de chaque toron interne Tl présente un diamètre D1 supérieur ou égal, ici égal au diamètre D2 de chaque fil intermédiaire F2 de chaque toron interne Tl. Chaque fil interne F1 de chaque toron interne Tl présente un diamètre D1 supérieur ou égal, ici égal, au diamètre D3 de chaque fil externe F3 de chaque toron interne Tl. Chaque fil intermédiaire F2 de chaque toron interne Tl présente un diamètre D2 égal au diamètre D3 de chaque fil externe F3 de chaque toron interne Tl. En l’espèce, D1 =D2=D3=0,26 mm.

[0250] La couche intermédiaire C2 de chaque toron interne Tl est saturée. Ici la distance I2 est environ égale à 0.

[0251] La couche externe C3 de chaque toron interne Tl est désaturée et complètement insaturée. La distance interfils I3 de la couche externe C3 séparant en moyenne les N fils externes est supérieure ou égale à 5 pm. La distance interfils I3 est de préférence supérieure ou égale à 15 pm et ici égale à 30 pm. La somme SI3 des distances interfils I3 de la couche externe C3 est supérieure au diamètre D3 des fils externes F3 de la couche externe C3. Ici, la somme SI3=11 x 0,030=0,33 mm, valeur strictement supérieure à D2=0,26 mm.

[0252] A partir des valeurs décrites ci-dessus, on peut calculer l’indicateur Ml = 200 x cos 4 (a) x [Q x (D1 / 2) 2 x ¥e 4 (b) + P x (D2 / 2 f x cos 4 (ô) + N x (D3 / 2 f x COS 4 (Y)] / [Q X (D1 / 2) 2 + P x (D2 / 2) 2 + N x (D3 / 2) 2 ] avec D1 , D2 et D3 étant exprimés en mm, a, b, d et g exprimés en degrés et tels que définis ci-dessus.

[0253] On a 85 < Ml < 196. Dans le cas du câble 60 conforme au mode B, 136 < Ml < 196 et plus précisément, Ml=173.

[0254] On a également 33 GPa < El < 180 GPa. Ici, la couche interne présente un module relativement élevé et est telle que 95 GPa < El < 180 GPa. En l’espèce, El=147 GPa. [0255] Torons externes TE du câble 60

[0256] Chaque toron externe TE est à trois couches. Ainsi, chaque toron externe TE comprend, ici est constitué, de trois couches, pas plus, pas moins.

[0257] Chaque toron externe TE comprend une couche interne CT constituée de Q’>1 fils internes FT, une couche intermédiaire C2’ constituée de P’>1 fils intermédiaires F2’ enroulée en hélice autour et au contact de la couche interne CT et une couche externe C3’ constituée de N’>1 fils externes F3’ enroulés en hélice autour et au contact de la couche intermédiaire C2’.

[0258] Q’=1 , P’=5 ou 6 et N -10, 11 ou 12, de préférence Q’=1 , P’=5 ou 6, N -10 ou 11 et plus préférentiellement ici Q’=1 , P’=6 et N’=11 .

[0259] Dans le cas où Q’>1 , la couche interne CT de chaque toron externe TE est enroulée en hélice selon un sens d’enroulement de couche interne CT du toron externe TE identique au sens d’enroulement de la couche externe CE du câble, ici selon le sens Z. Ici, le Q’=1 fil interne FT est assemblé au sein de chaque toron externe TE à un pas pT infini de sorte que b'=0.

[0260] La couche intermédiaire C2’ d'e chaque toron externe TE est enroulée autour et au contact de la couche interne CT selon un sens d’enroulement de couche intermédiaire C2’ du toron externe TE identique au sens d’enroulement de la couche externe CE du câble, ici selon le sens Z. Les P’ fils intermédiaires F2’ sont enroulés en hélice autour du Q’=1 fil interne FT et sont assemblés au sein de chaque toron externe TE à un pas p2’ tel que 5 mm < p2’ < 20 mm. Ici p2’=7,7 mm. L’angle d’hélice d’ de chaque fil intermédiaires F2’ dans la couche intermédiaire C2’ au sein de chaque toron externe TE va de 6° à 22°, ici 5’=15,5°.

[0261] La couche externe C3’ d'e chaque toron externe TE est enroulée autour et au contact de la couche intermédiaire C2’ selon un sens d’enroulement de couche externe C3’ du toron externe TE identique au sens d’enroulement de la couche externe CE du câble, ici selon le sens Z. Les N’ fils externes F3’ sont enroulés en hélice autour des P’ fils intermédiaires F2’ et sont assemblés au sein de chaque toron externe TE à un pas p3’ tel que 10 mm < p3’ < 40 mm. Ici p3’=15,4 mm. L’angle d’hélice g’ de chaque fil externe F3’ dans la couche externe C3’ au sein de chaque toron externe TE va de 7° à 22°, ici g'=14,6°.

[0262] On a 48° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 154° et ici comme Q’=1 , 48° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 145°.

En l’espèce, dans ce premier mode de réalisation du câble 60 conforme au mode B, 54° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 123° et ici comme Q’=1 , 54° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 118°. Dans le cas du câble 60, 3a’ + b’ + d’ + g -87,4°.

[0263] Chaque fil interne FT, intermédiaire F2’ et externe F3’ de chaque toron externe TE présente respectivement un diamètre DT, D2’, D3’. Chaque diamètre des fils internes DT, intermédiaires D2’ et externes D3’ de chaque toron externe TE va de 0,15 mm à 0,60 mm, de préférence de 0,20 mm à 0,50 mm, plus préférentiellement de 0,23 mm à 0,45 mm et encore plus préférentiellement de 0,25 mm à 0,40 mm. Chaque Q’ fil interne F1’ de chaque toron externe TG présente un diamètre D1’ supérieur ou égal au diamètre D2’ de chaque fil intermédiaire F2’ de chaque toron externe TE. Chaque Q’ fil interne F T de chaque toron externe TE présente un diamètre DT supérieur ou égal au diamètre D3’ de chaque fil externe F3’ de chaque toron externe TE. Chaque N’ fil intermédiaire F2’ de chaque toron externe TE présente un diamètre D2’ égal au diamètre D3’ de chaque fil externe F3’ de chaque toron externe TE. En l’espèce, D1’=0.38 mm > D2’=D3’=0,30 mm.

[0264] La couche intermédiaire C2’ de chaque toron externe TE est désaturée et incomplètement insaturée. La distance interfils I2’ de la couche intermédiaire C2’ séparant en moyenne les P’ fils intermédiaires est supérieure ou égale à 5 pm. La distance interfils I2’ est de préférence supérieure ou égale à 15 pm et ici égale à 32 pm. La somme SI2’ des distances interfils I2’ de la couche intermédiaire C2’ est supérieure au diamètre D2 des fils intermédiaires F2’ de la couche intermédiaire C2’. Ici, la somme SI2’=6 x 0,032=0,19 mm, valeur strictement inférieure à D2’=0,30 mm. De plus, la somme SI2’ des distances interfils I2’ est telle que SI2’ < D3’ et même SI2’ < 0.8 x D3’.

[0265] La couche externe C3’ de chaque toron externe TE est désaturée et complètement insaturée. La distance interfils I3’ de la couche externe C3’ séparant en moyenne les N’ fils externes est supérieure ou égale à 5 pm. La distance interfils I3’ est de préférence supérieure ou égale à 15 pm, plus préférentiellement supérieure ou égale à 35 pm, encore plus préférentiellement supérieure ou égale à 50 pm et ici égale à 52 pm. La somme SI3’ des distances interfils I3’ de la couche externe C3’ est supérieure au diamètre D3’ des fils externes F3’ de la couche externe C3’. Ici, la somme SI3’=11 x 0,052=0,57 mm, valeur strictement supérieure à D3’=0,30 mm.

[0266] A partir des valeurs décrites ci-dessus, on peut calculer ME = 200 x cos 4 (a’) x [Q’ x (D17 2f x COS 4 (3’) + P’ x (D2’ / 2 f x cos 4 (ô’) + N’ x (D3’ / 2 f x cos 4 (y’)] / [Q’ x (D17 2 f + P’ x (D2 / 2) 2 + N’ x (D3’ / 2) 2 ] avec D1 , D2 et D3 étant exprimés en mm, a’, b’, d’ et y’ exprimés en degrés et tels que définis ci-dessus.

[0267] On a 71 < ME < 179. Dans le cas du câble 60, 121 < ME < 179 et plus précisément ME=141.

[0268] Chaque fil F1 , F2, F3, FT, F2’, F3’ présente une résistance à la rupture, notée Rm, telle que 2500 < Rm < 3100 MPa. On dit de l’acier de ces fils qu’il est de grade SHT (« Super High Tensile »). D’autres fils peuvent être utilisés, par exemple des fils de grade inférieur, par exemple de grade NT (« Normal Tensile ») ou HT (« High Tensile »), comme des fils de grade supérieur, par exemple de grade UT (« Ultra Tensile ») ou MT (« Mega Tensile »).

[0269] On a 84° < 3a + b + d + y + 3a’ + b’ + d’ + y’ < 280°. En l’espèce, comme Q=1 et Q’=1 , 84° < 3a + b + d + y + 3a’ + b’ + d’ + y’ < 246°. Dans le mode de réalisation du câble 60 conforme au mode B, 107° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 211 ° et comme Q=1 et Q’=1 , 107° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 197° et ici 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ =151 ,9°.

[0270] On a 0,70 < ME/MI < 1 ,30 et ici ME/MI=0,81. On a 0,58 < EC/EI < 1 ,68 et dans le mode de réalisation du câble 60 conforme au mode B 0,58 < EC/EI < 1 ,61 et ici EC/EI=0,70.

[0271] Conformément à l’invention, l’indicateur MC = (J x Ml + L x ME) / (J+L) est tel que 95 < MC < 180, de préférence 95 < MC < 170 et plus préférentiellement 110 < MC < 170 et encore plus préférentiellement 130 < MC < 170. Dans le mode de réalisation du câble 60 conforme au mode B, 123 < MC < 165. En l’espèce, MC=150.

[0272] On a également 50 GPa < EC < 160 GPa et dans ce mode de réalisation du câble 60 conforme au mode B, 90 GPa < EC < 130 GPa, ce qui en fait un câble à bas module. Ici EC=103 GPa.

[0273] PROCEDE DE FABRICATION DU CABLE SELON L’INVENTION

[0274] On fabrique le câble selon l’invention grâce à un procédé comprenant des étapes bien connues de l’homme du métier.

[0275] Dans une étape de fabrication des torons internes utilisant les étapes suivantes, opérées préférentiellement en ligne et en continu :

- tout d’abord, une première étape d’assemblage par retordage des Q fils internes F1 de la couche interne C1 au pas p1 et dans le sens S pour former la couche interne C1 en un premier point d’assemblage ; ici comme Q=1 , la première étape d’assemblage est évitée ;

- suivie d’une deuxième étape d’assemblage par retordage des P fils intermédiaires F2 autour des Q fils internes F1 de la couche interne C1 au pas p2 et dans le sens S pour former la couche intermédiaire C2 en un deuxième point d’assemblage;

- suivie d’une troisième étape d’assemblage par retordage des N fils externes F3 autour des P fils intermédiaires F2 de la couche intermédiaire C2 au pas p3 et dans le sens S pour former la couche externe C3 et chaque toron interne Tl en un troisième point d’assemblage ;

- préférentiellement une étape d’équilibrage final des torsions.

[0276] Dans une étape de fabrication des torons externes utilisant les étapes suivantes opérées préférentiellement en ligne et en continu:

- tout d’abord, une première étape d’assemblage par retordage des Q’ fils internes F T de la couche interne CT au pas pT et dans le sens Z pour former la couche interne CT en un premier point d’assemblage ; ici comme Q'=1 , la première étape d’assemblage est évitée;

- suivie d’une deuxième étape d’assemblage par retordage des P’ fils intermédiaires F2’ autour des Q’ fils internes F T de la couche interne CT au pas p2’ et dans le sens Z pour former la couche intermédiaire C2’ en un deuxième point d’assemblage ;

- suivie d’une troisième étape d’assemblage par retordage des N’ fils externes F3’ autour des P’ fils intermédiaires F2’ de la couche intermédiaire C2’ au pas p3’ et dans le sens Z pour former la couche externe C3’ et chaque toron externe TE en un troisième point d’assemblage ;

- préférentiellement une étape d’équilibrage final des torsions.

[0277] Par « équilibrage de torsion », on entend ici de manière bien connue de l’homme du métier l’annulation des couples de torsion résiduels (ou du retour élastique de de torsion) s’exerçant sur chaque fil du toron, dans la couche intermédiaire comme dans la couche externe.

[0278] Apres cette étape ultime d’équilibrage de la torsion, la fabrication de chaque toron est terminée. Chaque toron est enroulé sur une ou plusieurs bobines de réception, pour stockage, avant l’opération ultérieure d’assemblage des torons élémentaires pour l’obtention du câble multi-torons.

[0279] Pour la fabrication du câble multi-torons de l’invention, on procède de manière bien connue de l’homme du métier, par câblage des torons précédemment obtenus, à l’aide de machines de câblage dimensionnées pour assembler des torons.

[0280] Dans une étape de fabrication de la couche interne Cl, on assemble par câblage les Q torons internes Tl au pas PI et dans le sens S pour former la couche interne Cl en un premier point d’assemblage. Dans les modes de réalisation dans lesquels le pas PI est relativement court et donc dans lesquels a est relativement élevé, on assemble les Q torons internes Tl par retordage afin de limiter le risque d’instabilité de la couche interne Cl des torons Tl.

[0281] Puis, dans une étape de fabrication ultérieure, on assemble par câblage les L torons externes TE autour de la couche interne Cl au pas PE et dans le sens Z pour former l’assemblage des couches Cl et CE. Dans les modes de réalisation dans lesquels le pas PE est relativement court et donc dans lesquels a’ est relativement élevé, on assemble les L torons externes TE par retordage afin de limiter le risque d’instabilité de la couche externe CE des torons TE.

[0282] Dans une dernière étape de fabrication, on enroule la frette F au pas PF dans le sens S autour de l’assemblage précédemment obtenu.

[0283] Le pneumatique 10 est obtenu par un procédé comprenant une étape de noyage des câbles 60 dans une matrice polymérique d’une composition polymérique, ici d’une composition élastomérique telle que par exemple décrite ci-dessous. Chaque câble 60 est, avant l’étape de noyage, dépourvu de toute composition polymérique ou élastomérique recouvrant, individuellement un ou plusieurs, ou collectivement plusieurs, torons internes Tl de la couche interne Cl du câble 60.

[0284] Le câble est ensuite incorporé par calandrage à des tissus composites formés d'une composition connue à base de caoutchouc naturel et de noir de carbone à titre de charge renforçante, utilisée conventionnellement pour la fabrication des armatures de sommet de pneumatiques radiaux. Cette composition comporte essentiellement, en plus de l'élastomère et de la charge renforçante (noir de carbone), un antioxydant, de l'acide stéarique, une huile d'extension, du naphténate de cobalt en tant que promoteur d'adhésion, enfin un système de vulcanisation (soufre, accélérateur, ZnO).

[0285] Les tissus composites renforcés par ces câbles comportent une matrice de composition élastomérique formée de deux couches fines de composition élastomérique qui sont superposées de part et d’autre des câbles et qui présentent respectivement une épaisseur comprise entre 1 et 4 mm bornes incluses. Le pas de calandrage (pas de pose des câbles dans le tissu de composition élastomérique) va de 4 mm à 8 mm.

[0286] Ces tissus composites sont ensuite utilisés en tant que nappe de travail dans l’armature de sommet lors du procédé de fabrication du pneumatique, dont les étapes sont par ailleurs connues de l’homme du métier.

[0287] CABLE SELON UN DEUXIEME MODE DE REALISATION DE L’INVENTION

[0288] On va maintenant décrire un câble 61 conforme au mode B et à bas module selon un deuxième mode de réalisation de l’invention. Les éléments analogues à ceux du câble 60 sont désignés par des références identiques.

[0289] Parmi les différences entre les câbles 60 et 61 , on notera particulièrement ME/MI < 0,69 et ici 0,40 < ME/MI < 0,69. Comme le câble 61 est un câble conforme au mode B, on a de préférence 0,55 < ME/MI < 0,69 et ici ME/MI=0,68. On a EC/EI < 0,79 et ici 0,32 < EC/EI < 0,79. Dans le mode de réalisation du câble 61 conforme au mode B, on a EC/EI < 0,67 et ici 0,53 < EC/EI < 0,76, en l’espèce EC/EI=0,65.

[0290] CABLE SELON UN TROISIEME MODE DE REALISATION DE L’INVENTION

[0291] On va maintenant décrire un câble 62 conforme au mode B et à bas module selon un troisième mode de réalisation de l’invention. Les éléments analogues à ceux des câbles précédemment décrits sont désignés par des références identiques.

[0292] Parmi les différences entre les câbles 60 et 62, Q>1 , Q=2, 3 ou 4, P=7, 8, 9 ou 10, N=13, 14 ou 15 et ici Q=3, P=8 et N=13. Les Q fils internes F1 sont enroulés en hélice au sein de chaque toron interne Tl à un pas p1 tel que 5 mm < p1 < 15 mm. Ici, p1 =8 mm. L’angle d’hélice b de chaque fil interne F1 de la couche interne au sein de chaque toron interne Tl va de 4° à 17°, ici b=6,7°. Les P fils intermédiaires F2 sont enroulés en hélice autour des Q fils internes F1 et sont assemblés au sein de chaque toron interne Tl à un pas p2 tel que 10 mm < p2 < 20 mm. Ici p2=15 mm. L’angle d’hélice d de chaque fil intermédiaire F2 dans la couche intermédiaire C2 au sein de chaque toron interne Tl va de 8° à 22°, ici 5=9,8°. Les N fils externes F3 sont enroulés en hélice autour des P fils intermédiaires F2 et sont assemblés au sein de chaque toron interne Tl à un pas p3 tel que 10 mm < p3 < 40 mm. Ici p3=20 mm. L’angle d’hélice g de chaque fil externe F3 dans la couche externe C3 au sein de chaque toron interne Tl va de 9° à 25°, ici g=11 ,9°.

[0293] On notera également que, comme Q>1 , on a 36° < 3a + b + d + g < 158° et dans le mode de réalisation du câble 62 conforme au mode B, 36° < 3a + b + d + g < 125° et ici 3a + b + d + g=108,5°.

[0294] On notera également que, dans le cas du câble 62, 85 < Ml < 135 et, dans le cas du câble 62 conforme au mode B 104 < Ml < 135 et ici Ml=123. On a également 33 GPa < El < 94 GPa et dans le cas du câble 62 conforme au mode B 61 GPa < El < 94 GPa et ici El=82 GPa.

[0295] On notera également que Q’>1 , Q’=2, 3 ou 4, P’=7, 8, 9 ou 10, N’=13, 14 ou 15 et ici Q’=3, P’=8 et N’=13. Les Q’ fils internes F T sont enroulés en hélice au sein de chaque toron externe TE à un pas pT tel que 5 mm < pT < 15 mm. Ici, p1’=12 mm. L’angle d’hélice b’ de chaque fil interne F T de la couche interne au sein de chaque toron externe TE va de 4° à 20°, ici b'=4,5°. Les P’ fils intermédiaires F2’ sont assemblés au sein de chaque toron externe TE à un pas p2’ tel que 10 mm < p2’ < 20 mm. Ici p2’=18 mm. L’angle d’hélice d’ de chaque fil intermédiaires F2’ dans la couche intermédiaire C2’ au sein de chaque toron externe TE va de 8° à 22°, ici d'=8,1 °. Les N’ fils externes F3’ sont assemblés au sein de chaque toron externe TE à un pas p3’ tel que 10 mm < p3’ < 40 mm. Ici p3’=25 mm. L’angle d’hélice g’ de chaque fil externe F3’ dans la couche externe C3’ au sein de chaque toron externe TE va de 9° à 25°, ici g -9,6°.

[0296] On notera également que, comme Q’>1 , on a 61 ° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 154° et dans le cas du câble 62 conforme au mode B, 65° < 3a + b + d + g < 123° et ici 3a’ + b’ + d’ + g'=71 ,4°.

[0297] On notera également que, comme Q>1 et Q’>1 , on a 101 ° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 280° et dans le mode de réalisation du câble 62 conforme au mode B, 120° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ £ 211 ° et ici 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ =179, 9°.

[0298] On notera également que 1 ,31 < ME/MI, de préférence 1 ,31 < ME/MI < 2,03 et dans le cas du câble 62 conforme au mode B, 1 ,31 < ME/MI < 1 ,49 et ici ME/MI=1 ,32. On a également 1 ,18 < EC/EI et de préférence 1 ,18 < EC/EI < 2,24 et dans le mode de réalisation du câble 62 conforme au mode B, 1 ,26 < EC/EI, de préférence 1 ,26 < EC/EI < 1 ,67 et ici EC/EI = 1 ,29.

[0299] CABLE SELON UN QUATRIEME MODE DE REALISATION DE L’INVENTION

[0300] On va maintenant décrire un câble 63 conforme au mode de réalisation A et à très bas module selon un quatrième mode de réalisation de l’invention. Les éléments analogues à ceux des câbles précédemment décrits sont désignés par des références identiques. [0301] Parmi les différences entre les câbles 60 et 63, on notera que l’angle d’hélice a de chaque toron interne Tl dans la couche interne Cl du câble 63 conforme au mode A va de 6° à 41 °, en l’espèce a=24,6°.

[0302] On notera également que l’angle d’hélice a’ de chaque toron externe TE dans la couche externe CE du câble 63 conforme au mode A de 14° à 36°, en l’espèce a’=16,3°.

[0303] On notera également que Q>1 , Q=2, 3 ou 4, P=7, 8, 9 ou 10, N=13, 14 ou 15 et ici Q=3, P=8 et N=13. Les Q fils internes F1 sont enroulés en hélice au sein de chaque toron interne Tl à un pas p1 tel que 5 mm < p1 < 15 mm. Ici, p1 =5 mm. L’angle d’hélice b de chaque fil interne F1 de la couche interne au sein de chaque toron interne Tl va de 4° à 17°, ici b=12,4°. Les P fils intermédiaires F2 sont enroulés en hélice autour des Q fils internes F1 et sont assemblés au sein de chaque toron interne Tl à un pas p2 tel que 10 mm < p2 < 20 mm. Ici p2=10 mm. L’angle d’hélice d de chaque fil intermédiaire F2 dans la couche intermédiaire C2 au sein de chaque toron interne Tl va de 8° à 22°, ici 5=16,6°. Les N fils externes F3 sont enroulés en hélice autour des P fils intermédiaires F2 et sont assemblés au sein de chaque toron interne Tl à un pas p3 tel que 10 mm < p3 < 40 mm. Ici p3=15 mm. L’angle d’hélice g de chaque fil externe F3 dans la couche externe C3 au sein de chaque toron interne Tl va de 9° à 25°, ici g=18°.

[0304] On notera également que, dans ce mode de réalisation du câble 63 conforme au mode A, 29° < 3a + b + d + g < 158° et ici comme Q>1 , 42° < 3a + b + d + g < 158°. Dans le cas du câble 63, 3a + b + d + g=120,8°.

[0305] On notera que 85 < Ml < 196. Dans le cas du câble 63, 85 < Ml < 135 et plus précisément, Ml=124. On notera également que 33 GPa < El < 94 GPa et. en l’espèce, El =74 GPa.

[0306] On notera également que, dans le mode de réalisation du câble 63 conforme au mode A, 65° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 153° et ici comme Q’=1 , 65° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 143° et en l’espèce, 3a’ + b’ + d’ + g -91 ,8°.

[0307] On a également que 121 < ME < 179 et dans le cas du câble 63 conforme au mode A, 71 < ME < 163 et ici 121 < ME < 163 et en l’espèce ME=130.

[0308] On notera également que, comme Q>1 et Q’=1 , 96° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 261 °. Dans le mode de réalisation du câble 63 conforme au mode A, 138° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 280° et comme Q>1 et Q’=1 , 144° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 261 ° et ici 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ =212,6°.

[0309] On notera que dans le mode de réalisation du câble 63 conforme au mode A 0,59 < EC/EI < 1 ,68 et ici EC/EI=1 ,08.

[0310] Conformément à l’invention, l’indicateur MC = (J x Ml + L x ME) / (J+L) est tel que 95 < MC < 180, de préférence 110 < MC < 170 et plus préférentiellement 130 < MC < 170. Dans le mode de réalisation du câble 63 conforme au mode A, 90 < MC < 140. En l’espèce, MC=128. On a également 50 GPa < EC < 160 GPa et dans ce mode de réalisation du câble 63 conforme au mode A, 50 GPa < EC < 89 GPa, ce qui fait du câble 63 un câble à très bas module. Ici EC=80 GPa.

[0311] CABLE SELON UN CINQUIEME MODE DE REALISATION DE L’INVENTION

[0312] On va maintenant décrire un câble 64 conforme au mode de réalisation A et à très bas module selon un cinquième mode de réalisation de l’invention. Les éléments analogues à ceux des câbles précédemment décrits sont désignés par des références identiques.

[0313] Parmi les différences entre les câbles 63 et 64, on notera que 136 < Ml < 196 et ici Ml=182. On notera également que 33 GPa < El < 180 GPa. Ici, la couche interne présente un module relativement élevé et est telle que 95 GPa < El < 178 GPa. En l’espèce, El=157 GPa.

[0314] On notera également que Q’>1 , Q’=2, 3 ou 4, P’=7, 8, 9 ou 10, N’=13, 14 ou 15 et ici Q’=3, P’=8 et N’=13. Les Q’ fils internes F1’ sont enroulés en hélice au sein de chaque toron externe TE à un pas pT tel que 5 mm < pT < 15 mm. Ici, p1’=8 mm. L’angle d’hélice b’ de chaque fil interne F T de la couche interne au sein de chaque toron externe TE va de 4° à 20°, ici b'=7,8°. Les P’ fils intermédiaires F2’ sont assemblés au sein de chaque toron externe TE à un pas p2’ tel que 10 mm < p2’ < 20 mm. Ici p2’=15 mm. L’angle d’hélice d’ de chaque fil intermédiaires F2’ dans la couche intermédiaire C2’ au sein de chaque toron externe TE va de 8° à 22°, ici 5’=11 ,2°. Les N’ fils externes F3’ sont assemblés au sein de chaque toron externe TE à un pas p3’ tel que 10 mm < p3’ < 40 mm. Ici p3’=20 mm. L’angle d’hélice g’ de chaque fil externe F3’ dans la couche externe C3’ au sein de chaque toron externe TE va de 9° à 25°, ici g'=13,7°.

[0315] On notera que a 48° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 154° et ici comme Q’>1 , 61 ° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 154°. En l’espèce, dans ce mode de réalisation du câble 64 conforme au mode A, 65° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 153° et ici comme Q’>1 , 78° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 153°. Dans le cas du câble 64, 3a’ + b’ + d’ + g -130,8°.

[0316] On notera également que a 71 < ME < 179 et dans le cas du câble 64, 71 < ME < 120 et plus précisément ME=91.

[0317] On notera que 84° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 280°. En l’espèce, comme Q>1 et Q’>1 , 101 ° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 280°. Dans le mode de réalisation du câble 64 conforme au mode A, 138° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 280° et comme

Q>1 et Q’>1 , 144° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 280° et ici 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d' + g’ =190,1 °.

[0318] On notera également que ME/MI < 0,69 et dans le mode de réalisation du câble 64 conforme au mode A 0,28 < ME/MI < 0,69 et ici ME/MI=0,50. On notera également que EC/EI < 0,79 et dans le mode de réalisation du câble 64 conforme au mode A 0,32 < EC/EI < 0,79 et ici EC/EI=0,49.

[0319] CABLE SELON UN SIXIEME MODE DE REALISATION DE L’INVENTION

[0320] On va maintenant décrire un câble 65 conforme au mode de réalisation A et à très bas module selon un sixième mode de réalisation de l’invention. Les éléments analogues à ceux des câbles précédemment décrits sont désignés par des références identiques.

[0321] Parmi les différences entre les câbles 63 et 65, on notera que Q=1 , P=5 ou 6 et N=10, 11 ou 12, de préférence Q=1 , P=5 ou 6, N=10 ou 11 et plus préférentiellement ici Q=1 , P=6 et N=11 et que le Q=1 fil interne F1 est assemblé au sein de chaque toron interne Tl selon un pas infini de sorte que b=0. Les P fils intermédiaires F2 sont enroulés en hélice autour du Q=1 fil interne F1 et sont assemblés au sein de chaque toron interne Tl à un pas p2 tel que 5 mm < p2 < 20 mm. Ici p2=15 mm. L’angle d’hélice d de chaque fil intermédiaire F2 dans la couche intermédiaire C2 au sein de chaque toron interne Tl va de 6° à 30°, ici 5=9,6°. Les N fils externes F3 sont enroulés en hélice autour des P fils intermédiaires F2 et sont assemblés au sein de chaque toron interne Tl à un pas p3 tel que 10 mm < p3 < 40 mm. Ici p3=25 mm. L’angle d’hélice g de chaque fil externe F3 dans la couche externe C3 au sein de chaque toron interne Tl va de 7° à 30°, ici g=11 ,4°.

[0322] On notera également que 25° < 3a + b + d + g < 158° et ici comme Q=1 , 25° < 3a + b + d + g < 140°. En l’espèce, dans ce mode de réalisation du câble 65 conforme au mode A, 29° < 3a + b + d + g < 158° et ici comme Q=1 , 29° < 3a + b + d + g < 140°. Dans le cas du câble 65, 3a + b + d + g=120,9°.

[0323] On notera que 85 < Ml < 196 et dans le cas du câble 65, 85 < Ml < 135 et plus précisément, Ml=95. On a également 33 GPa < El < 180 GPa et dans le cas du câble 65, 33 GPa < El < 94 GPa. En l’espèce, El=55 GPa.

[0324] On notera également que Q’>1 , Q’=2, 3 ou 4, P’=7, 8, 9 ou 10, N’=13, 14 ou 15 et ici Q’=3, P’=8 et N’=13. Les Q’ fils internes F T sont enroulés en hélice au sein de chaque toron externe TE à un pas pT tel que 5 mm < pT < 15 mm. Ici, p1’=12 mm. L’angle d’hélice b’ de chaque fil interne F T de la couche interne au sein de chaque toron externe TE va de 4° à 20°, ici b'=5,2°. Les P’ fils intermédiaires F2’ sont assemblés au sein de chaque toron externe TE à un pas p2’ tel que 10 mm < p2’ < 20 mm. Ici p2’=18 mm. L’angle d’hélice 5’ de chaque fil intermédiaires F2’ dans la couche intermédiaire C2’ au sein de chaque toron externe TE va de 8° à 22°, ici 5’=9,4°. Les N’ fils externes F3’ sont assemblés au sein de chaque toron externe TE à un pas p3’ tel que 10 mm < p3’ < 40 mm. Ici p3’=25 mm. L’angle d’hélice g’ de chaque fil externe F3’ dans la couche externe C3’ au sein de chaque toron externe TE va de 9° à 25°, ici g'=11 °.

[0325] On notera que 48° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 154° et ici comme Q’>1 , 61 ° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 154°. En l’espèce, dans ce mode de réalisation du câble 65 conforme au mode A, 65° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 153° et ici comme Q’>1 , 78° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 153°. Dans le cas du câble 65, 3a’ + b’ + d’ + g ,= 85,9°.

[0326] On notera que 84° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 280°. En l’espèce, comme

Q=1 et Q’>1 , 88° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 254°. Dans le mode de réalisation du câble 65 conforme au mode A, 138° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 280° et comme Q=1 et Q’>1 , 148° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 254° et ici 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ =206,8°.

[0327] On notera également que 1 ,31 < ME/MI < et dans le mode de réalisation du câble 65 conforme au mode A 1 ,31 < ME/MI < 2,03 et ici ME/MI=1 ,55. On notera également que 1 ,18

< EC/EI et dans le mode de réalisation du câble 65 conforme au mode A 1 ,18 < EC/EI < 2,24 et ici EC/EI=1 ,44.

[0328] CABLE SELON UN SEPTIEME MODE DE REALISATION DE L’INVENTION

[0329] On va maintenant décrire un câble 66 conforme au mode de réalisation C et à moyen module selon un septième mode de réalisation de l’invention. Les éléments analogues à ceux des câbles précédemment décrits sont désignés par des références identiques.

[0330] Parmi les différences entre les câbles 60 et 66, on notera que l’angle d’hélice a de chaque toron interne Tl dans la couche interne Cl du câble 66 va, dans le mode de réalisation du câble 66 conforme au mode C, de 4° à 22°, en l’espèce a=17,9°. L’angle d’hélice a’ de chaque toron externe TE dans la couche externe CE du câble 66 va, dans le mode de réalisation du câble 66 conforme au mode C de 1 1 ° à 21 °, en l’espèce a’=13,2°.

[0331] On notera également que, dans le premier mode de réalisation du câble 66 conforme au mode C, 25° < 3a + b + d + g < 97°. Dans le cas du câble 66, 3a + b + d + g=91 °.

[0332] On notera que dans le cas du câble 66 conforme au mode C, 141 < Ml < 196 et plus précisément, Ml=148. On a également dans le cas du câble 66 conforme au mode C 95 GPa

< El < 180 GPa et ici El=96 GPa.

[0333] On notera également que Q’>1 , Q’=2, 3 ou 4, P’=7, 8, 9 ou 10, N’=13, 14 ou 15 et ici Q’=3, P’=8 et N’=13. Les Q’ fils internes F T sont enroulés en hélice au sein de chaque toron externe TE à un pas pT tel que 5 mm < pT < 15 mm. Ici, p1’= 12 mm. L’angle d’hélice b’ de chaque fil interne F T de la couche interne au sein de chaque toron externe TE va de 4° à 20°, ici b'=4,5°. Les P’ fils intermédiaires F2’ sont assemblés au sein de chaque toron externe TE à un pas p2’ tel que 10 mm < p2’ < 20 mm. Ici p2’=18 mm. L’angle d’hélice d’ de chaque fil intermédiaires F2’ dans la couche intermédiaire C2’ au sein de chaque toron externe TE va de 8° à 22°, ici d'=8,1 °. Les N’ fils externes F3’ sont assemblés au sein de chaque toron externe TE à un pas p3’ tel que 10 mm < p3’ < 40 mm. Ici p3’=25 mm. L’angle d’hélice g’ de chaque fil externe F3’ dans la couche externe C3’ au sein de chaque toron externe TE va de 9° à 25°, ici g -9,6°.

[0334] On notera également que, dans le cas du câble 66 conforme au mode C, 48° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 89° et ici comme Q’>1 , 61 ° < 3a’ + b’ + d’ + g’ < 89° et ici 3a’ + b’ + d’ + g'=61 ,8°.

[0335] On notera également que, dans le cas du câble 66 conforme au mode C, 146 < ME < 179 et ici ME=172.

[0336] On note que, dans le mode de réalisation du câble 66 conforme au mode C, 84° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 161 ° et comme Q=1 et Q’>1 , 88° < 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ < 153° et ici 3a + b + d + g + 3a’ + b’ + d’ + g’ =152,8°.

[0337] On notera que 0,70 < ME/MI < 1 ,30 et, dans le mode de réalisation du câble 66 conforme au mode C 0,76 < ME/MI < 1 ,23. On a également 0,58 < EC/EI < 1 ,68 et dans le mode de réalisation du câble 66 conforme au mode C 0,74 < EC/EI < 1 ,57 et ici EC/EI=1 ,48.

[0338] Conformément à l’invention, l’indicateur MC = (J x Ml + L x ME) / (J+L) est tel que 95 < MC < 180, de préférence 95 < MC < 170 et dans le mode de réalisation du câble 66 conforme au mode C, 159 < MC < 180, de préférence 159 < MC < 170. En l’espèce,

MC=165. On a également dans ce mode de réalisation du câble 66 conforme au mode C 131 GPa < EC < 160 GPa, ce qui fait du câble 66 un câble à moyen module. Ici EC=141 GPa.

[0339] On notera que chaque câble décrit ci-dessus est métallique et est du type multi- torons à deux couches cylindriques. Ainsi, on comprend que les couches de torons constituant le câble sont au nombre de deux, ni plus, ni moins. Les couches de torons sont adjacentes et concentriques. On notera également que le câble est dépourvu de composition polymérique et de composition d’élastomère lorsqu’il n’est pas intégré au pneumatique.

[0340] On a résumé dans les tableaux 1 et 2 ci-dessous les caractéristiques des câbles 60 à 66 décrits ci-dessus ainsi que celles de l’exemple 2-1 de W02008026271 identifié par la lettre T2-1 dans le tableau 1 .

[0341] Dans ces tableaux 1 et 2, on a reporté les modules EC mesurés des câbles. Sur une courbe force-allongement mesurée selon la norme ASTM D2969-04, on identifie les allongements structuraux As, élastiques Ae et plastique Ap. L’allongement structural As est mesuré entre l’origine et l’intersection de la tangente à la partie élastique avec l’axe des abscisses. L’allongement élastique Ae est mesuré entre l’intersection de la tangente à la partie élastique avec l’axe des abscisses et l’intersection de la tangente à la partie élastique avec l’ordonnée correspondant à l’allongement à rupture. L’allongement plastique Ap est mesuré entre l’intersection de la tangente à la partie élastique avec l’ordonnée correspondant à l’allongement à rupture et l’allongement à rupture. [0342] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation précédemment décrits.

[0343] Pour des raisons de faisabilité industrielle, de coût et de performance globale, on préfère mettre en oeuvre l'invention avec des fils linéaires, c’est-à-dire droits. En d’autres termes, les fils utilisés ne sont pas préformés avant leur assemblage.

[0344] On pourra également combiner les caractéristiques des différents modes de réalisation décrits ou envisagés ci-dessus sous réserve que celles-ci soient compatibles entre elles.

o

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Tableau 1

B o

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H

B

Tableau 2 o