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Patent Searching and Data


Title:
UNDETACHABLE SCREWED CONNECTION
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2011/051580
Kind Code:
A2
Abstract:
The invention relates to an undetachable screwed connection comprising a first part (1a) penetrating into a second part (2a) while following a helical screwing movement, an insert (3a) being arranged between the two parts such that, when the tightening torque has been reached, said insert opposes the helical unscrewing movement, characterized in that: the two parts each comprise a recess intended to receive the insert, each recess comprising at least one abutment (111a, 211a); the recesses are arranged in each of the parts such that, when the tightening torque has been reached, the insert is simultaneously positioned in each of the recesses and bears against the abutments in order to oppose the helical unscrewing movement.

Inventors:
BIDET, Georges (14 rue Gabriel Roucaute, Ales, Ales, F-30100, FR)
Application Number:
FR2010/000719
Publication Date:
May 05, 2011
Filing Date:
October 29, 2010
Export Citation:
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Assignee:
BIDET, Georges (14 rue Gabriel Roucaute, Ales, Ales, F-30100, FR)
International Classes:
F16B39/22
Foreign References:
GB1475543A1977-06-01
GB191320777A1914-02-26
FR2598190A11987-11-06
EP0833067A11998-04-01
FR2722847A31996-01-26
FR2722847A31996-01-26
EP0833067A11998-04-01
FR2598190A11987-11-06
Attorney, Agent or Firm:
ROMAN, Alexis (Cabinet Roman, 35 rue Paradi, B.P 30064 Marseille, F-13484, FR)
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Claims:
Revendications

1. Liaison vissée indémontable comportant une première pièce (1 a, 1 b, 1 c, 1e, 1 h) pénétrant dans une seconde pièce (2a, 2b, 2c, 2e, 2h) en suivant un mouvement hélicoïdal de vissage, un insert (3a, 3b, 3c, 3e, 3h) étant disposé entre les deux pièces de manière à ce que lorsque le couple de serrage est atteint, ledit insert s'oppose au mouvement hélicoïdal de dévissage, se caractérisant par le fait que :

- les deux pièces comportent chacune une empreinte destinée à recevoir l'insert, chaque empreinte comportant au moins une butée (11 1 a, 21 1a, 1 11 b, 21 1 b, 111 e, 211e, 11 11 h),

- les empreintes sont aménagées dans chacune des pièces de sorte que lorsque le couple de serrage est atteint, l'insert se positionne simultanément dans chacune des empreintes et vient en appui contre les butées pour s'opposer au mouvement hélicoïdal de dévissage.

2. Liaison selon la revendication 1 , dans laquelle la première pièce (1a) est une vis à tête et la seconde pièce (2a) comporte une partie filetée femelle (20a) dans laquelle se visse le corps (10a) de ladite vis, ladite seconde pièce étant pourvue d'un lamage (21a) pour recevoir la tête (1 1 a) de vis, les empreintes étant réalisées respectivement sous ladite tête de la vis et dans le fond dudit lamage.

3. Liaison selon la revendication 1 , dans laquelle la première pièce (1 b) est une vis à tête dont le corps (10b) est destiné à se visser dans une partie filetée femelle (12b), la seconde pièce (2b) est pourvue d'un perçage (20b) pour le passage du corps de vis et d'un lamage (21 b) pour recevoir la tête de vis (11 b), les empreintes étant réalisées respectivement sous ladite tête de la vis et dans le fond dudit lamage.

4. Liaison selon l'une des revendications 2 ou 3, dans laquelle l'insert (3a, 3b) se présente sous la forme d'un anneau fendu ayant un pas hélicoïdal, ledit anneau étant destiné à se positionner dans le lamage (21 a, 21 b), autour du corps de vis (10a, 10b) et dont les extrémités sont destinées à venir au contact des butées (11 1a, 21 1 a, 11 1 b, 21 1 b) lorsque le couple de serrage est atteint.

5. Liaison selon la revendication 4, dans laquelle :

- l'empreinte aménagée sous la tête de vis (11 a, 11 b) est circulaire avec un pas hélicoïdal formant butée (111 a, 11 1 b),

- l'empreinte aménagée dans le fond du lamage (21a, 21 b) présente une portion (213a, 213b) configurée de manière à autoriser un déplacement longitudinal de l'extrémité (31a, 31 b) de l'insert (3a, 3b) destinée à venir au contact de la butée (11 1 a, 11 1 b) de l'empreinte réalisée sous la tête de vis (1 1 a, 1 1 b).

6. Liaison selon la revendication 1 , dans laquelle la première pièce (1 c) est un écrou destiné à se visser dans une partie filetée mâle (12c), la seconde pièce (2c) est pourvue d'un perçage (20c) pour le passage de la partie filetée mâle (12c) et d'un lamage (21 c) pour recevoir ledit écrou, les empreintes étant réalisées respectivement sous ladite tête (11c) de l'écrou et dans ledit lamage.

7. Liaison selon la revendication 6, dans laquelle l'insert (3c) se présente sous la forme d'un anneau fendu ayant un pas hélicoïdal, ledit anneau étant destiné à se positionné dans le lamage (21 c), autour de la partie filetée mâle (12c) et dont les extrémités sont destinées à venir au contact des butées (11 1 c, 21 1 c).

8. Liaison selon la revendication 7, dans laquelle :

- l'empreinte aménagée sous la tête (1 1c) de l'écrou est circulaire avec un pas hélicoïdal formant butée (111c), - l'empreinte aménagée dans le fond du lamage (21c) présente une portion (213c) configurée de manière à autoriser un déplacement longitudinal de l'extrémité (31c) de l'insert (3c) destinée à venir au contact de la butée (11 1 c) de l'empreinte réalisée sous la tête de l'écrou (11 1c).

9. Liaison selon la revendication 1 , dans laquelle la première pièce (l e, 1 h) est une partie filetée mâle et la seconde pièce (2e, 2h) est une partie filetée femelle, les empreintes étant réalisées respectivement sur ladite partie filetée mâle et dans ladite partie filetée femelle.

10. Liaison selon la revendication 9, dans laquelle l'insert (3e, 3h) se présente sous la forme d'un anneau pourvu d'au moins une protubérance (301 e, 302e, 301 h, 302h) en forme de « Ω », destinée à venir au contact des butées (111 e, 21 1e, 1111 h).

1 1 . Liaison selon la revendication 10, dans laquelle l'empreinte réalisée dans la partie filetée femelle (2e, 2h) est formée d'au moins une rainure (211 1 e) en forme de portion circulaire formant butée (211 e) dans laquelle se loge la protubérance (301e, 302e).

12. Liaison selon l'une des revendications 10 ou 1 1 , dans laquelle l'empreinte réalisée dans la partie filetée mâle (1e) consiste :

- soit en deux rainures circulaires (11 11e) réalisées chacune sur environ 120°-160°, les parties non rainurées formant deux butées (1 11e),

- soit en une rainure circulaire (1 111 h) réalisée sur toute la périphérie de ladite partie filetée mâle.

13. Liaison selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle l'insert (3a) comporte une zone de rupture (33a) permettant de rompre ledit insert lorsque le couple associé au mouvement hélicoïdal de dévissage atteint une valeur seuil.

14. Liaison selon la revendication 13, dans laquelle l'insert (3a, 3b, 3c, 3e, 3h) est associé à un capteur (300, 400) permettant de détecter sa rupture, ledit capteur étant relié à une unité de gestion distante apte à émettre un signal d'alarme lorsque ledit capteur émet une information signalant que ledit insert est rompu. 5. Compteur d'eau ou d'électricité comportant un dispositif de verrouillage placé sur le raccordement amont (A) dudit compteur, caractérisé en ce que :

- le dispositif de verrouillage consiste en un boîtier formé de deux coques (Q1 , Q2) enveloppant le raccordement (A),

- les coques (Q1 , Q2) s'emboitent l'une dans l'autre et sont chacune pourvue d'au moins une pate de fixation percée (Pf1 , Pf2),

- un module le verrouillage (M) lie les pâtes de fixation (P1 , P2) de façon à rendre indémontable ledit boîtier placé sur le raccordement (A),

- le module de verrouillage (M) est formé d'un corps (CM) en forme de « U » inversé, les deux pâtes de fixation (Pf1 , Pf2) s'insérant entre les deux branches latérales dudit « U »,

- une vis (1 ) traverse le corps (CM) de part et d'autre, en se logeant dans les perçages des pâtes de fixation (Pf1 , Pf2), ladite vis étant solidarisée audit au moyen d'au moins une liaison conforme l'une des revendications 1 à 14.

Description:
LIAISON VISSEE INDEMONTABLE

Description

Domaine technique de l'invention.

L'invention a pour objet une liaison vissée indémontable ainsi que divers utilisations de cette liaison.

L'invention concerne le domaine technique des liaisons vissées permettant d'assembler ou de bloquer des éléments de constructions ou des parties de machines et plus particulièrement le domaine technique des dispositifs permettant de rendre indémontable ces liaisons.

État de la technique. II est courant que des liaisons vissées soumises à des contraintes mécaniques et/ou thermiques, se dévissent au cours du temps. Par exemple, lorsque des liaisons vissées sont utilisées dans un véhicule ou dans un moteur, il arrive que les vibrations générées par ces machines entraînent, à terme, leur dévissage. Egalement, il est parfois nécessaires de rendre inaccessibles des éléments de construction ou des parties de machine. C'est par exemple le cas de compteurs d'eau ou d'électricité qu'il est nécessaire de rendre inviolables pour se prémunir de toute fraude. Le fait de rendre indémontable une liaison visée permet de résoudre ces différents problèmes. Ils existent un grand nombre de solutions permettant de rendre indémontable une liaison vissée. Le document FR 2.722.847 (LOBO SPA) décrit par exemple une vis indémontable dont la tête comporte des empreintes anguleuses ayant une paroi verticale contre laquelle un outil de manœuvre peut s'appuyer pour le vissage et une paroi inclinée s'opposant à toute opération de dévissage. Cette vis peut toutefois se dévisser lorsqu'elle est soumise à des contraintes mécaniques (par exemple des vibrations) et/ou thermiques.

On connaît également par le document EP 0.833.067 (ORTMANN), une liaison vissée indémontable composée d'un boulon, d'un écrou à six pans formant bouchon de verrouillage et d'un écrou de forme cylindrique à l'extérieur afin d'empêcher la prise d'un outil. Lors du montage, le bouchon de verrouillage est serré à l'aide d'une clé standard jusqu'à ce que le couple de serrage soit atteint. Le bouchon de verrouillage, à cet effet, fait tourner l'écrou cylindrique, à l'aide de deux dents prenantes. A la fin du montage, la liaison vissée est obturée au moment où le monteur soumet le bouchon de verrouillage au couple de rotation et dépasse sa valeur maximale. Le filetage et les deux dents du bouchon de verrouillage sont alors cisaillés et comprimés dans le filetage du boulon. Le filetage est ainsi verrouillé ce qui exclut tout desserrage de la liaison vissée. Dans la pratique, cette solution apparaît être particulièrement complexe à réaliser.

On connaît encore par le document FR 2.598.190 (GAZZANO), une autre liaison vissée indémontable dans laquelle un insert est disposé entre une vis et un écrou de manière à ce que lorsque le couple de serrage est atteint, ledit insert s'oppose, par coincement, au mouvement hélicoïdal de dévissage. Dans la pratique, si cette liaison vissée est soumise à des vibrations, l'insert peut se décoincer ce qui, à terme peut conduire à un dévissage. L'objectif de l'invention est de proposer une nouvelle technique permettant de rendre parfaitement indémontable une liaison vissée, quelles que soient les contraintes auxquelles elle est soumise.

Divulgation de l'invention.

La solution proposée par l'invention est une liaison vissée indémontable du type comportant une première pièce pénétrant dans une seconde pièce en suivant un mouvement hélicoïdal de vissage, un insert étant disposé entre les deux pièces de manière à ce que lorsque le couple de serrage est atteint, ledit insert s'oppose au mouvement hélicoïdal de dévissage. Cette liaison est remarquable en ce que :

- les deux pièces comportent chacune une empreinte destinée à recevoir l'insert, chaque empreinte comportant au moins une butée,

- les empreintes sont aménagées dans chacune des pièces de sorte que lorsque le couple de serrage est atteint, l'insert se positionne simultanément dans chacune des empreintes et vient en appui contre les butées pour s'opposer au mouvement hélicoïdal de dévissage.

Contrairement à la liaison vissée décrite dans le document FR 2.598.190

(GAZZANO), l'insert s'oppose au mouvement hélicoïdal de dévissage en étant bloqué entre deux butées et non plus par coincement. De fait, quelles que soient les contraintes auxquelles la liaison vissée est soumise, l'insert reste bloqué dans les empreintes, sans aucune sollicitation du filetage, et rend parfaitement indémontable ladite liaison.

Selon un premier mode de réalisation la première pièce est une vis à tête et la seconde pièce comporte une partie filetée femelle dans laquelle se visse le corps de ladite vis, ladite seconde pièce étant pourvue d'un lamage pour recevoir la tête de vis, les empreintes étant réalisées respectivement sous ladite tête de la vis et dans le fond dudit lamage. Selon un second mode de réalisation, la première pièce est une vis à tête dont le corps est destiné à se visser dans une partie filetée femelle, la seconde pièce est pourvue d'un perçage pour le passage du corps de vis et d'un lamage pour recevoir la tête de vis, les empreintes étant réalisées respectivement sous ladite tête de la vis et dans le fond dudit lamage.

Selon le premier ou le second mode de réalisation, l'insert se présente préférentiellement sous la forme d'un anneau fendu ayant un pas hélicoïdal, ledit anneau étant destiné à se positionner dans le lamage, autour du corps de vis et dont les extrémités sont destinées à venir au contact des butées lorsque le couple de serrage est atteint.

Selon une autre caractéristique commune au premier et au second mode de réalisation :

- l'empreinte aménagée sous la tête de vis est circulaire avec un pas hélicoïdal formant butée,

- l'empreinte aménagée dans le fond du lamage présente une portion configurée de manière à autoriser un déplacement longitudinal de l'extrémité de l'insert destinée à venir au contact de la butée de l'empreinte réalisée sous la tête de vis.

Selon une troisième mode de réalisation, la première pièce est un écrou destiné à se visser dans une partie filetée mâle, la seconde pièce est pourvue d'un perçage pour le passage de la partie filetée mâle et d'un lamage pour recevoir ledit écrou, les empreintes étant réalisées respectivement sous ladite tête de l'écrou et dans ledit lamage.

Egalement, l'insert se présente préférentiellement sous la forme d'un anneau fendu ayant un pas hélicoïdal, ledit anneau étant destiné à se positionner dans le lamage, autour de la partie filetée mâle et dont les extrémités sont destinées à venir au contact des butées. Selon une autre caractéristique avantageuse du troisième mode de réalisation :

- l'empreinte aménagée sous la tête de l'écrou est circulaire avec un pas hélicoïdal formant butée,

- l'empreinte aménagée dans le fond du lamage présente une portion configurée de manière à autoriser un déplacement longitudinal de l'extrémité de l'insert destinée à venir au contact de la butée de l'empreinte réalisée sous la tête de l'écrou.

Selon un quatrième mode de réalisation, la première pièce est une partie filetée mâle et la seconde pièce est une partie filetée femelle, les empreintes étant réalisées respectivement sur ladite partie filetée mâle et dans ladite partie filetée femelle.

Selon une première variante du quatrième mode de réalisation, l'insert se présente sous la forme d'un anneau pourvu d'au moins une protubérance en forme de « Ω », destinée à venir au contact des butées. L'empreinte réalisée dans la partie filetée femelle est préférentiellement formée d'au moins une rainure en forme de portion circulaire formant butée dans laquelle se loge la protubérance. L'empreinte réalisée dans la partie filetée mâle peut consister en deux rainures circulaires réalisées chacune sur environ 120°-160°, les parties non rainurées formant deux butées. Dans une variante de réalisation, l'empreinte réalisée dans la partie filetée mâle consiste en une rainure circulaire réalisée sur toute la périphérie de ladite partie filetée mâle.

Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, l'insert comporte une zone de rupture permettant de rompre ledit insert lorsque le couple associé au mouvement hélicoïdal de dévissage, atteint une valeur seuil. Dans ce cas, l'insert peut être associé à un capteur permettant de détecter sa rupture, ledit capteur étant relié à une unité de gestion distante apte à émettre un signal d'alarme lorsque ledit capteur émet une information signalant que ledit insert est rompu.

Un autre aspect de l'invention concerne un compteur d'eau ou d'électricité comportant un dispositif de verrouillage placé sur le raccordement amont dudit compteur, ce dernier étant remarquable en ce que :

le dispositif de verrouillage consiste en un boîtier formé de deux coques enveloppant le raccordement,

- les coques s'emboitent l'une dans l'autre et sont chacune pourvue d'au moins une pate de fixation percée,

- un module le verrouillage lie les pâtes de fixation de façon à rendre indémontable ledit boîtier placé sur le raccordement,

- le module de verrouillage est formé d'un corps en forme de « U » inversé, les deux pâtes de fixation s'insérant entre les deux branches latérales dudit « U »

- une vis traverse le corps de part et d'autre, en se logeant dans les perçages des pâtes de fixation, ladite vis étant solidarisée audit au moyen d'au moins une liaison conforme l'une des caractéristiques précédentes.

Description des figures.

D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description d'un mode de réalisation préféré qui va suivre, en référence aux dessins annexés, réalisés à titre d'exemples indicatifs et non limitatifs et sur lesquels :

- la figure 1 a schématise l'agencement des différents éléments constitutifs d'une liaison vissée objet de l'invention selon le premier mode de réalisation,

- la figure 1 b est une vue en coupe selon A-A de la liaison de la figure 1 a, - les figures 1 c à 1e représentent différentes vues de l'insert utilisé dans la liaison vissée selon le premier mode de réalisation, - les figures 1f et 1g représentent différentes vues de la forme de l'empreinte réalisée sous la tête de vis, dans la liaison vissée selon le premier mode de réalisation,

- les figures 1 h et 1 i représentent différentes vues de la forme de l'empreinte aménagée dans le lamage, dans la liaison vissée selon le premier mode de réalisation,

- la figure 1j montre la configuration de la liaison vissée selon le premier mode de réalisation, juste avant que le couple de serrage ne soit atteint,

- la figure 1 k montre la configuration de la liaison vissée selon le premier mode de réalisation, une fois que le couple de serrage est atteint,

- la figure 2a schématise l'agencement des différents éléments constitutifs d'une liaison vissée objet de l'invention selon le second mode de réalisation,

- la figure 2b est une vue en coupe selon B-B de la liaison de la figure 2a,

- la figure 3a est une vue en coupe schématisant l'agencement des différents éléments constitutifs d'une liaison vissée objet de l'invention selon le troisième mode de réalisation,

- la figure 3b montre la configuration de la liaison vissée selon le troisième mode de réalisation, une fois que le couple de serrage est atteint,

- les figures 4a et 4b sont des vues en coupe schématisant l'agencement des différents éléments constitutifs d'une liaison vissée objet de l'invention selon le quatrième mode de réalisation (première variante),

- la figure 4c est une vue de l'insert utilisé dans la liaison vissée selon le quatrième mode de réalisation (première variante),

- les figures 4d et 4e schématisent la forme de l'empreinte aménagée dans la partie filetée mâle, dans la liaison vissée selon le quatrième mode de réalisation (première variante),

- les figures 4f à 4h schématisent la forme de l'empreinte aménagée dans la partie filetée femelle, dans la liaison vissée selon le quatrième mode de réalisation (première variante), - la figure 4i montre la configuration de la liaison vissée selon le quatrième mode de réalisation (première variante), juste avant que le couple de serrage ne soit atteint,

- la figure 4j montre la configuration de la liaison vissée selon le quatrième mode de réalisation (première variante), une fois que le couple de serrage est atteint,

- la figure 5a schématise l'agencement des différents éléments constitutifs d'une liaison vissée objet de l'invention selon le quatrième mode de réalisation (seconde variante),

- les figures 5ba et 5bd schématisent deux modèles d'inserts pouvant êtres utilisés dans la liaison vissée selon le quatrième mode de réalisation (seconde variante),

- la figure 5c schématise la forme de l'empreinte aménagée dans la partie filetée mâle, dans la liaison vissée selon le quatrième mode de réalisation (seconde variante),

- les figures 5d et 5e montrent différentes utilisations de la liaison vissée selon le quatrième mode de réalisation (seconde variante),

- les figures 6a et 6b schématisent l'utilisation de la liaison vissée objet de l'invention, pour la fixation de deux rails entre eux,

- les figures 7a et 7b montrent l'agencement d'un module de verrouillage sur un compteur d'eau ou d'électricité,

- la figure 7c schématise l'agencement des différents éléments constitutifs du module de verrouillage des figures 7a et 7b,

- la figure 7d est une vue éclatée du module de verrouillage de la figure 7c,

- la figure 8a schématise l'agencement des différents éléments constitutifs d'un module de verrouillage dans une variante de réalisation,

- la figure 8b schématise un insert équipé d'un capteur et utilisé dans le module de verrouillage de la figure 8a,

- la figure 8c schématise un insert équipé d'une puce RFID et utilisé dans le module de verrouillage de la figure 8a. Modes de réalisation de l'invention.

1. Premier mode de réalisation : figures 1a à 1 k.

Dans ce mode de réalisation, la liaison vissée comporte une vis 1a à tête dont le corps 10a se visse dans la partie filetée femelle 20a d'une seconde pièce 2a. Cette dernière peut être un écrou ou toute autre pièce pourvue d'un filetage femelle. La partie filetée femelle 20a est pourvue d'un lamage 21a configuré pour recevoir la tête 11 a de la vis.

Conformément à l'invention, un insert 3a est disposé entre la vis 1a et la seconde pièce 2a de manière à ce que lorsque le couple de serrage est atteint, ledit insert s'oppose au mouvement hélicoïdal de dévissage.

En se rapportant plus particulièrement aux figures 1 c à 1e, l'insert 3a se présente sous la forme d'un anneau fendu ayant un pas hélicoïdal. Cet anneau est destiné à se positionner dans le lamage 21a, autour du corps 10a. L'insert 3a est préférentiellement réalisé dans un matériau rigide type acier, inox, plastique. Il peut être formé de plusieurs zones réalisées dans des matériaux distincts.

La vis 1 a et la seconde pièce 2a comportent chacune une empreinte destinée à recevoir l'insert 3a, chaque empreinte comportant au moins une butée 11 1a, 21 1a. Ces empreintes sont réalisées respectivement sous la tête 1 1 a de la vis 1 a et dans le fond du lamage 21a.

Les figures 1f et 1g représentent la forme de l'empreinte réalisée sous la tête de vis 1 1a. Cette empreinte a une forme complémentaire de celle de l'insert 3a. Elle est circulaire, avec un pas hélicoïdal formant une butée 11 a. Les figures 1 h et 1 i représentent la forme de l'empreinte aménagée dans le lamage 21 a. Cette empreinte est pourvue d'une butée 21 a formant saillie à l'intérieur du lamage 21 a. De part et d'autre de la butée 211a, cette empreinte présente des portions circulaires 212a, 213a à pente montante, c'est à dire dont la pente s'élève vers le haut du lamage. Ces deux portions circulaires 212a, 213a convergent vers un point haut 214a.

La première portion circulaire 212a a une forme complémentaire de celle de l'insert 3a. Elle a un pas hélicoïdal qui s'élance depuis ,la base de la butée 21 1 a jusqu'au point haut 214a. Comme expliqué plus après dans la description, l'insert 3a vient en appui sur cette première portion 212a lorsque le couple de serrage est atteint.

La seconde portion circulaire 213a a un pas hélicoïdal qui est inversé par rapport au pas hélicoïdal de la première portion 212a. En pratique, les pas hélicoïdaux des deux portions 212a, 213a sont symétriques par rapport à un plan vertical passant par le point haut 214a. Les pas des deux portions circulaires sont donc opposés de sorte que la première extrémité 31 a de l'insert 3a destinée à venir au contact de la butée 11 1a, puisse se dégager dans cette seconde portion 213a juste avant que le couple de serrage ne soit atteint.

La figure 1j montre la configuration de la liaison juste avant que le couple de serrage ne soit atteint. La seconde extrémité 32a de l'insert 3a est au contact de la butée 211a et est déjà parfaitement positionnée dans la première portion circulaire 212a. La première extrémité 31 a de l'insert 3a est positionnée dans l'empreinte réalisée sous la tête de vis 1 1a, mais juste au-dessus de la butée 111a. De fait, l'insert 3a se déforme et sa première extrémité 31 a se déplace longitudinalement dans la seconde portion 213a. Le déplacement de la première extrémité 31a est schématisé par la flèche sur la figure 1j. La figure 1 k montre la configuration de la liaison une fois que le couple de serrage est atteint. La seconde extrémité 32a de l'insert 3a reste parfaitement positionnée dans la première portion circulaire 212a et reste au contact de la butée 21 1a. La première extrémité 31 a de l'insert 3a ayant dépassée la butée 11 1a, sort automatiquement de la seconde portion 213a pour venir se loger dans l'empreinte réalisée sous la tête de vis 1 1a, et rentrer au contact de ladite butée 111a. Le déplacement inverse de la première extrémité 31 a est schématisé par la flèche sur la figure 1 k. Dans cette configuration, l'insert 3a est donc positionné simultanément dans chacune des empreintes et vient au contact des butées 1 1 1a, 21 1a pour s'opposer au mouvement hélicoïdal de dévissage : la liaison est indémontable.

En se rapportant à la figure 1c, l'insert 3a comporte préférentiellement une zone de rupture 33a permettant de rompre ledit insert lorsque le couple associé au mouvement hélicoïdal de dévissage, atteint une valeur seuil. Cette zone de rupture 33a peut consister en une encoche permettant d'obtenir une zone de moindre épaisseur et/ou en une zone réalisée dans un matériau plus fragile que celui constitutif du reste de l'insert. Par exemple, si l'insert 3a est essentiellement métallique, la zone de rupture 33a pourra être réalisée dans un matériau plastique. Lorsqu'on dévisse la vis 1a, la zone de rupture 33a se rompt dès que le couple de dévissage atteint une valeur seuil. Dans ce cas, la première extrémité 31a de l'insert 3a se désolidarise et, en venant se loger dans la seconde portion 213a, autorise le démontage de la liaison. II peut être astucieux d'associer l'insert 3a à un capteur permettant de détecter cette rupture. Ce capteur pourra par exemple être intégré dans la zone de rupture 33a ou être disposé sur ladite zone. Il est préférentiellement relié à une unité de gestion distante apte à émettre un signal d'alarme lorsqu'il émet une information signalant que l'insert 3a est rompu. 2. Second mode de réalisation : figures 2a et 2b.

Dans le second mode de réalisation, la liaison vissée comporte une vis 1 b à tête dont le corps 10b se visse dans une partie femelle 12b qui peut être un écrou ou toute autre pièce pourvue d'un filetage femelle. La seconde pièce 2b est pourvue d'un perçage 20b pour le passage du corps de vis 10b et d'un lamage 21 b pour recevoir la tête 1 1 b de la vis 1 b.

L'insert 3b est identique à celui représenté sur les figures 1 c à 1 e. L'empreinte et la butée réalisées au niveau de la tête de vis 11 b sont identiques à celles représentées sur les figures 1g et 1f. Et l'empreinte et la butée réalisées dans le lamage 21 b sont identiques à celles représentées sur les figures 1 i et 1 h. Toutes les caractéristiques techniques de l'insert, des empreintes et des butées décrites dans le premier mode de réalisation, sont reprises ici par référence.

Hormis le fait que le corps de vis 10b ne se visse pas directement dans la seconde pièce 2b mais dans une autre partie femelle 12b indépendante, la mise en place de l'insert 3b et son mode d'action restent identiques à ceux décrits dans le premier mode de réalisation et sont repris ici par référence.

3. Troisième mode de réalisation : figures 3a et 3b. Selon une troisième mode de réalisation, la liaison vissée comporte un écrou 1 c destiné à se visser dans une partie filetée mâle 12c qui peut être une vis, un goujon, une tige filetée, etc. La seconde pièce 2c est pourvue d'un perçage 20c pour le passage de la partie filetée mâle 12c et d'un lamage 21c pour recevoir la tête 1 1c de l'écrou 1 c. L'insert annulaire 3c est identique à celui représenté sur les figures 1 c à 1e. L'empreinte et la butée 111c réalisées sous la tête de l'écrou 1 c sont identiques à celle représentées sur les figures 1g et 1f. Et l'empreinte et la butée 21 1 c réalisées dans le lamage 21c sont identiques à celle représentées sur les figures 1 i et 1 h. Toutes les caractéristiques techniques de l'insert, des empreintes et des butées décrites dans le premier mode de réalisation, sont reprises ici par référence.

L'insert 3c est destiné à se positionner dans le lamage 21c, autour de la partie filetée mâle 12c. En se rapportant à la figure 3b, lorsque le couple de serrage est atteint, la tête 1 1 c de l'écrou est positionnée dans le lamage 21 c et l'insert 3c vient en butée contre chacune des butées 11 1c et 211c. La mise en place de l'insert 3c, et son mode d'action restent identiques à ceux décrits dans le premier mode de réalisation et sont repris ici par référence.

4. Quatrième mode de réalisation : figures 4a à 5j.

Selon une quatrième mode de réalisation, la liaison vissée comporte une première pièce 1 e, 1 h pourvue d'une partie filetée mâle et d'une seconde pièce 2e, 2h pourvue d'une partie filetée femelle. La première pièce 1e, 1 h peut être une vis, un goujon, une tige filetée, etc. La seconde pièce 2e, 2h peut être un écrou ou toute autre pièce pourvue d'un filetage femelle. Conformément à l'invention, un insert 3e, 3h est disposé entre la première pièce 1 e, 1 h et la seconde pièce 2e, 2h de manière à ce que lorsque le couple de serrage est atteint, ledit insert s'oppose au mouvement hélicoïdal de dévissage. Chacune des pièces comporte une empreinte destinée à recevoir l'insert 3e, 3h. Deux variantes sont avantageusement prévues dans ce quatrième mode de réalisation. a. Première variante : figures 4a à 4j.

En se rapportant aux figures 4a et 4b, l'insert 3e est destiné à se positionner dans la partie filetée femelle 2e, autour de la partie filetée mâle 1 e. En se rapportant plus particulièrement à la figure 4c, l'insert 3e se présente sous la forme d'un anneau pourvu d'au moins une, préférentiellement deux, protubérances 301 e, 302e en forme de « Ω ». Un nombre supérieur de protubérances peut être envisagé. L'insert 3e est préférentiellement réalisé dans un matériau rigide type acier, inox, plastique. Il peut être formé de plusieurs zones réalisées dans des matériaux distincts.

La partie filetée mâle 1e et la partie filetée femelle 2e comportent chacune une empreinte destinée à recevoir l'insert 3e, chaque empreinte comportant au moins une butée 111 e, 21 1e. Ces empreintes sont réalisées respectivement sur la surface externe de la partie filetée mâle 1e et sur la surface interne de la partie filetée femelle 2e. Les figures 4d et 4e représentent la forme de l'empreinte aménagée dans la partie filetée mâle 1e, qui est pour cet exemple une vis. Cette dernière comporte une tête 1 1e, un corps fileté 10e qui se termine par une portion cylindrique lisse 13e. L'empreinte est réalisée dans cette dernière potion lisse. On pourrait toutefois prévoir de la réaliser dans la portion cylindrique filetée 10e. L'empreinte consiste en deux rainures 1 111 e circulaires symétriques par rapport à l'axe de la vis, chacune étant réalisée sur environ 120°-160°, les parties non rainurées formant deux butées 111e. Dans le cas où l'insert 3e ne comporte qu'une seule protubérance 301e ou 302e, on pourrait toutefois prévoir de réaliser une empreinte formée par une seule rainure circulaire. Les figures 4f à 4h représentent la forme de l'empreinte réalisée dans la partie filetée femelle 2e, qui est pour cet exemple un écrou. Ce dernier comporte un alésage fileté 20e dans lequel se visse la partie mâle 1e et un lamage 21 e destiné à recevoir l'insert 3e. L'empreinte réalisée dans le lamage 21 e a une forme complémentaire des protubérances 301e, 302e de l'insert 3e. En pratique, elle est formée de deux rainures 2111 e en forme de portions circulaires formant butées 211 e. Ces deux rainures 21 11e sont symétriques par rapport à l'axe longitudinal de la partie filetée femelle 2e. On pourrait ne prévoir qu'une seule rainure dans le cas où l'insert 3e ne comporte qu'une seule protubérance 301 e ou 302e.

L'insert 3e peut n'être mis en place qu'une fois que le couple de serrage est atteint. Dans ce cas, le diamètre externe de la portion cylindrique lisse 13e doit être inférieur au diamètre interne du lamage 21e de manière à autoriser la mise en place l'insert 3e au niveau des différentes empreintes. Le diamètre interne de l'insert 3e est sensiblement inférieur au diamètre externe de la portion cylindrique lisse 13e de façon à ce qu'il s'insert naturellement dans les rainures 1 1 11 e de la partie mâle 1 e. La mise en place de l'insert 3e se fait de la façon suivante : on écarte radialement l'insert 3e (par exemple au moyen d'un outil à pince s'insérant dans deux trous réalisés sur l'insert) ; on positionne les protubérances 301e, 302e dans les rainures 21 1 1e de la partie filetée femelle 2e ; puis on relâche l'insert 3e de manière à ce qu'en retrouvant sa forme initiale, il se positionne dans les rainures 11 11e de la partie mâle 1e. Dans cette configuration, l'insert 3e se positionne donc simultanément dans chacune des empreintes et vient en appui contre les différentes butées 11 1e, 211e pour s'opposer au mouvement hélicoïdal de dévissage : la liaison est indémontable.

Dans une variante de réalisation, l'insert 3e peut être initialement placé dans l'empreinte de la partie filetée femelle 2e. La figure 4i montre la configuration de la liaison avant que le couple de serrage ne soit atteint. Les protubérances 301 e, 302e sont positionnées dans les rainures 2111e de la partie filetée femelle 2e. La partie supérieure de la portion cylindrique lisse 13e qui est située au dessus de l'empreinte de la partie mâle 1 e, va avoir tendance à déformer radialement l'insert 3e (cette déformation est schématisée par les flèches sur la figure 4i). Pour autoriser cette déformation radiale de l'insert 3e, il est nécessaire soit de prévoir un dégagement dans le lamage 21e, soit que le diamètre externe de la portion cylindrique lisse 13e soit inférieur au diamètre interne du lamage 21e. Le déplacement radial de l'insert 3e est schématisé par la flèche sur la figure 4L La figure 4j montre la configuration de la liaison une fois que le couple de serrage est atteint. Dans cette position, les rainures 1 1 11e réalisées dans la portion cylindrique lisse 13e se situent au même niveau que l'insert 3e. Ce dernier va donc pouvoir se détendre et se placer dans ces rainures (cette déformation est schématisée par les flèches sur la figure 4j). Les protubérances 301 e, 302e restent dans les rainures 211 1e. Dans cette configuration, l'insert 3e se positionne donc simultanément dans chacune des empreintes et vient en appui contre les différentes butées 111e, 211e pour s'opposer au mouvement hélicoïdal de dévissage : la liaison est indémontable. L'insert 3e peut comporter au moins une zone de rupture permettant de rompre ledit insert lorsque le couple associé au mouvement hélicoïdal de dévissage, atteint une valeur seuil. Cette zone de rupture est préférentiellement prévue au niveau d'une ou de chaque protubérance 301 e, 302e. Elle peut consister en une encoche permettant d'obtenir une zone de moindre épaisseur et/ou en une zone réalisée dans un matériau plus fragile que celui constitutif du reste de l'insert. Si l'insert 3e est essentiellement métallique, la zone de rupture pourra par exemple être réalisée dans un matériau plastique. Lorsqu'on dévisse l'écrou 2e, la zone de rupture se rompt après que le couple de dévissage ait atteint une valeur seuil. Dans ce cas, les protubérances 301e et/ou 302e se désolidarisent du reste de l'insert 3e, ce qui autorise le démontage de la liaison. II peut être astucieux d'associer l'insert 3e à un capteur permettant de détecter cette rupture. Ce capteur pourra par exemple être intégré dans la zone de rupture ou être disposé sur ladite zone. Il est préférentiellement relié à une unité de gestion distante apte à émettre un signal d'alarme lorsqu'il émet une information signalant que l'insert 3e est rompu.

b. deuxième variante : figures 5a à 5e.

Dans cette variante, l'insert 3h se présente sous la forme d'un anneau pourvu d'au moins une, préférentiellement deux, protubérances 301 h, 302h en forme de « Ω ». Un nombre supérieur de protubérances peut être envisagé. L'insert 3h est préférentiellement réalisé dans un matériau rigide type acier, inox, plastique. Il peut être formé de plusieurs zones réalisées dans des matériaux distincts.

La forme de l'empreinte réalisée dans la partie filetée femelle 2h, qui est pour cet exemple un écrou, est identique à celle représentée sur les figures 4f, 4g et 4h. L'écrou comporte un alésage fileté dans lequel se visse la partie mâle 1 h et un lamage destiné à recevoir l'insert 3h.

La figure 5c montre la forme de l'empreinte aménagée dans la partie filetée mâle 1 h, qui est pour cet exemple une vis. Cette dernière comporte une tête 11 h, un corps fileté 10h qui se termine par une portion cylindrique lisse 13h. L'empreinte est réalisée dans cette dernière potion lisse. On pourrait toutefois prévoir de la réaliser dans la portion cylindrique filetée 10h. L'empreinte consiste en une rainure circulaire 11 11 h réalisée sur toute la périphérie de la portion cylindrique lisse 13h et formant butée. Une portion conique 14h est disposée en amont de la rainure circulaire 1111 h. Le diamètre de la portion conique 14h croît jusqu'à cette rainure. Le diamètre interne de l'insert 3h est sensiblement inférieur au diamètre externe de la portion cylindrique lisse 13h de façon à ce qu'il s'insert naturellement dans la rainure circulaire 1 1 1 h.

L'insert 3h est initialement placé dans l'empreinte de la partie filetée femelle 2h. En se rapportant à la figure 5a, les protubérances de l'insert 3h sont positionnées dans les empreintes de la partie filetée femelle 2h. La partie filetée mâle 1 h se visse normalement dans le corps fileté 10h. La portion conique 14h va avoir tendance à déformer radialement l'insert 3h. Pour autoriser cette déformation radiale de l'insert 3h, il est nécessaire soit de prévoir un dégagement dans le lamage de la partie filetée femelle 2h, soit que le diamètre externe de la portion cylindrique lisse 13h et le diamètre de la portion conique 14h soient inférieurs au diamètre interne du lamage de la partie filetée femelle 2h. Une fois que le couple de serrage est atteint, la rainure 1111 h se situe au même niveau que l'insert 3h. Ce dernier va donc pouvoir se détendre et se placer dans cette rainure. Les protubérances 301 h, 302h restent dans les rainures de la partie filetée femelle 2h. Dans cette configuration, l'insert 3h se positionne donc simultanément dans chacune des empreintes : les protubérances 301 h, 302h viennent en appui contre les butées de la partie filetée femelle 2h, et le reste de l'insert 3h reste bloqué dans la rainures 1 1 1 h dont les bords forment une butée. L'insert 3h s'oppose ainsi au mouvement hélicoïdal de dévissage : la liaison est indémontable.

Comme pour le premier mode de réalisation, l'insert 3h peut comporter au moins une zone de rupture permettant de rompre ledit insert lorsque le couple associé au mouvement hélicoïdal de dévissage, atteint une valeur seuil. Cette zone de rupture est préférentiellement prévue au niveau d'une ou de chaque protubérance 301 h, 302h. Elle peut consister en une encoche permettant d'obtenir une zone de moindre épaisseur et/ou en une zone réalisée dans un matériau plus fragile que celui constitutif du reste de l'insert. Si l'insert 3h est essentiellement métallique, la zone de rupture pourra par exemple être réalisée dans un matériau plastique. Lorsqu'on dévisse l'écrou 2h, la zone de rupture se rompt après que le couple de dévissage ait atteint une valeur seuil. Dans ce cas, les protubérances 301 h et/ou 302h se désolidarisent du reste de l'insert 3h, ce qui autorise le démontage de la liaison. II peut être astucieux d'associer l'insert 3h à un capteur permettant de détecter cette rupture. Ce capteur pourra par exemple être intégré dans la zone de rupture ou être disposé sur ladite zone. Il est préférentiellement relié à une unité de gestion distante apte à émettre un signal d'alarme lorsqu'il émet une information signalant que l'insert 3h est rompu.

5. Utilisations diverses.

En se rapportant aux figures 1 k, 2b, 3a, 4a, 5a, la liaison vissée peut être utilisée pour maintenir assemblé deux pièces P1 , P2. Sur la figure 1 k, la liaison est rendue indémontable lorsque la pièce P1 , sur laquelle est fixée la seconde pièce 2a, est bloquée en rotation par rapport à la pièce P2. Sur la figure 2b, la liaison est rendue indémontable lorsque là partie filetée femelle 12b est bloquée en rotation par rapport à la seconde pièce 2b. Sur la figure 3a, la liaison est rendue indémontable lorsque la partie filetée mâle 12a est bloquée en rotation par rapport à la pièce P1 , et lorsque cette dernière est bloquée en rotation par rapport à la pièce P2. Sur la figure 4a et 5a, la liaison est rendue indémontable dès que l'insert 3e, 3h se positionne entre les pièces 1e, 1 h et 2e, 2h. En se rapportant à la figure 5d, la liaison vissée est par exemple utilisée pour rendre indémontable une cosse électrique Cosse.

En se rapportant à la figure 5e, l'insert 3h est utilisé comme un simple circlips dans un montage utilisant un roulement à bille R. L'insert 3h se positionne par exemple dans une rainure réalisée sur un arbre 1 h. Les protubérances 301 h, 302h sont utilisées pour bloquer en position le roulement

R sur l'arbre 1 h. En se rapportant aux figures 6a et 6b, la liaison vissée L est utilisée pour la fixation de deux rails R1 , R2 entre eux. Pour ce faire, l'éclisse E servant à relier les deux rails R1 , R2, sera fixée à ces derniers au moyen d'au moins une vis 1 et d'un écrou 2, ces deux éléments étant bloqués en rotation au moyen d'un insert 3 du type décrit précédemment.

Les figures 7a et 7b illustrent un dispositif de verrouillage pour compteur d'eau (ou d'électricité). Pour prévenir toute tentative d'utilisation frauduleuse, le dispositif de verrouillage est placé sur le raccordement amont A du compteur C. Ce dispositif de verrouillage consiste en un boîtier formé de deux coques Q1 , Q2 enveloppant le raccordement A. Les coques Q1 , Q2 s'emboîtent l'une dans l'autre et sont chacune pourvue d'au moins une pate de fixation percée Pf 1 , Pf2. Un module le verrouillage M lie ces deux pâtes de fixation de façon à rendre indémontable le boitier.

En se rapportant plus particulièrement aux figures 7c et 7d, le modulé de verrouillage M est formé d'un corps CM en forme de « U » inversé, les deux pâtes de fixation Pf 1 , Pf2 s'insérant entre les deux branches latérales dudit « U ». Une vis 1 traverse le corps CM de part et d'autre, en se logeant dans les perçages des pâtes de fixation Pf1 , Pf2. Dans cette configuration, les deux coques Q1 , Q2 sont rendues solidaires. La vis 1 est solidarisée au corps CM du module M au moyen d'au moins une liaison conforme à l'invention. Dans le mode de réalisation représentée sur les figures 7c et 7d, la tête

1 1 de la vis 1 est pourvue d'une empreinte similaire à celle représentée sur les figure 1 g et 1f. La branche latérale du corps CM sur laquelle prend appui la tête 1 1 de la vis 1 est pourvue d'une empreinte similaire à celle représentée sur les figure 1 h et 1 i. Sur les figures 7c et 7d, la branche latérale du corps CM ne comporte pas de lamage mais on pourrait envisager de réaliser cette empreinte dans un lamage. De la même façon que pour le premier mode de réalisation, un insert 3, similaire à celui représenté sur les figures 1 c à 1e, est placé entre la tête 1 1 et la branche latérale du corps CM de manière à rendre la vis 1 indévissable. On pourrait toutefois prévoir d'utiliser n'importe quel autre mode de réalisation de la liaison visée décrit précédemment. Si la vis 1 est simplement insérée dans cette branche latérale sans être vissée, il n'est pas nécessaire que l'empreinte soit pourvue de la seconde portion circulaire 213a permettant le dégagement de l'insert 3 avant que le couple de serrage ne soit atteint. En effet, il suffit de positionner manuellement l'insert 3 dans les différentes empreintes de façon à ce qu'il vienne au contact des butées. L'inviolabilité du module M résidera dans la combinaison de cette liaison vissée avec celle prévue sur l'autre branche latérale du corps CM.

Dans le cas où le corps fileté 10 de la vis 1 se visse dans au moins une des branches latérales du corps CM, une seule liaison vissée indémontable suffit à rendre le module M inviolable. Dans le cas contraire, on utilise avantageusement un écrou 100 qui se visse sur le corps fileté 10 de la vis 1 et qui prend appui sur l'autre branche latérale du corps CM. Dans le mode de réalisation représentée sur les figures 7c et 7d, la tête de l'écrou 100 est pourvue d'une empreinte similaire à celle représentée sur les figure 1g et 1f. La branche latérale du corps CM sur laquelle prend appui l'écrou 100 est pourvue d'un lamage dans lequel est réalisée une empreinte similaire à celle représentée sur les figure 1h et 1 i. De la même façon que pour le troisième mode de réalisation, un insert 30, similaire à celui représenté sur les figures 1c à 1 e, est placé entre l'écrou et la branche latérale du corps CM de manière à rendre ledit écrou indévissable. On pourrait toutefois prévoir d'utiliser n'importe quel autre mode de réalisation de la liaison visée décrit précédemment.

Dans le cas où on utilise un système vis/écrou, il serait possible de rendre le module M inviolable en utilisant une seule liaison vissée du type décrit dans la quatrième mode de réalisation. La figure 8a schématise une variante de réalisation du module M. L'insert 3 disposé au niveau de la tête de vis 11 comporte une zone de rupture et intègre un capteur permettant de détecter sa rupture.

En se rapportant à la figure 8b, ce capteur 300 consiste en un anneau positionné dans une gorge réalisée le long de la bordure externe de l'insert 3. Au niveau des extrémités de l'insert 3, l'anneau 300 se termine par une pate 301 pourvue d'une ouverture 302. La pate 301 se positionne dans le corps d'un dispositif de détection 303. Ce dernier est susceptible de générer un faisceau lumineux traversant la pate 301 au niveau de l'ouverture 302. En cas de violation du module M, l'insert 3 se sectionne au niveau de la zone de rupture. Cela a pour conséquence de modifier le positionnement de la pate 301 et de l'ouverture 302 : le faisceau émit par le dispositif de détection 303 est rompu ce qui a pour conséquence de générer une information à destination d'une unité de gestion distante apte à émettre un signal d'alarme. L'homme du métier comprend aisément que le faisceau lumineux émis par le dispositif de détection peut être remplacé par un signal électrique ou magnétique que l'insert 3 perturberait en cas de rupture.

En se rapportant à une variante de réalisation représentée sur la figure 8c, le capteur consiste en une puce RFID 400 positionnée dans une gorge réalisée le long de la bordure interne de l'insert 3. En cas de violation du module M, l'insert 3 se sectionne au niveau de la zone de rupture 33a. La puce RFID 400 est alors susceptible de générer une information à destination d'une unité de gestion distante apte à émettre un signal d'alarme.