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Title:
UNMANNED AERIAL VEHICLE EQUIPPED WITH A DEVICE FOR INTERVENING ON AN ANIMAL AND METHOD FOR USING SUCH A VEHICLE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2018/042089
Kind Code:
A1
Abstract:
The unmanned aerial vehicle (1) comprises first control means for controlling the flight of said vehicle (1), a load-carrying means (6), movable about at least two axes (F, F1), at least one means (7) for identifying and monitoring an animal and at least one intervention device (10) for intervening on an animal associated with a second control means, said intervention device being designed to send (P) a contact-based intervention means to the animal. Said identification and monitoring means (7) and said intervention device (10) are secured, during travel, with the load-carrying means (6). The first and second control means, controlling the flight of the vehicle (1) and the intervention device (10) respectively, are separate. The invention also concerns a method for using such a vehicle (1).

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Inventors:
FINKELSTEIN, Serge (8 rue du Vercors, ARGENTEUIL, 95100, FR)
Application Number:
FR2017/051859
Publication Date:
March 08, 2018
Filing Date:
July 07, 2017
Export Citation:
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Assignee:
FINKELSTEIN, Serge (8 rue du Vercors, ARGENTEUIL, 95100, FR)
International Classes:
A61D1/02; A61D7/00; A61D17/00; B64C39/02
Domestic Patent References:
WO2015188831A12015-12-17
Foreign References:
US20140018769A12014-01-16
US20140148978A12014-05-29
CN205390107U2016-07-27
FR2940246A12010-06-25
US20140018769A12014-01-16
Attorney, Agent or Firm:
ABSAROKA (11 avenue Léonard de VinciBP, 63064 CLERMONT-FERRAND cedex 1, 63064, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS 1 .- Véhicule aérien (1 ) sans pilote, caractérisé en ce qu'il comprend un premier moyen de commande du vol (1 1 ) dudit véhicule (1 ), un moyen d'emport de charge (6), mobile selon au moins deux axes (F, F1 ), au moins un moyen (7) d'identification et de suivi d'un animal (8) et au moins un dispositif d'intervention (10) sur un animal (8) associé à un second moyen de commande (12), ledit dispositif d'intervention (10) étant adapté (P) pour envoyer un moyen d'intervention par contact sur l'animal (8) et en ce que ledit moyen (7) d'identification et de suivi et ledit dispositif d'intervention (10) sont solidaires, en déplacement, avec le moyen d'emport de charge (6) et en ce que les premier (1 1 ) et second (12) moyens de commande, respectivement de vol du véhicule (1 ) et du dispositif d'intervention (10), sont indépendants.

2.- Véhicule aérien selon la revendication 1 , caractérisé en ce que le dispositif d'intervention (10) comprend au moins un propulseur (P).

3.- Véhicule aérien selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le moyen d'intervention est une fléchette équipée d'une seringue hypodermique contenant un anesthésiant ou un produit à usage vétérinaire ou zoologique.

4.- Véhicule aérien selon l'une des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que le moyen d'intervention est un filet de capture.

5.- Véhicule aérien selon l'une des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que le moyen d'intervention est un moyen de marquage et/ou de suivi de l'animal, tel qu'une puce d'identification ou une balise GPS.

6.- Véhicule aérien selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le moyen (7) d'identification et de suivi comprend une caméra (9), optique ou thermique. 7.- Véhicule aérien selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le moyen (7) d'identification et de suivi et le moyen d'intervention sont également solidaires entre eux.

8. - Procédé d'utilisation d'un tel véhicule aérien sans pilote conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend au moins les étapes suivantes :

- a) on identifie et on suit avec le moyen (7) d'identification et de suivi une cible identifiée dont la position est connue,

- b) on envoie, à l'aide du dispositif d'intervention (10), le moyen d'intervention sur cette cible,

- c) on effectue les réglages et corrections nécessaires pour que, sans modifier les positions respectives du véhicule aérien (1 ) et de la cible, le moyen d'intervention, atteigne la cible en un endroit défini,

- d) on déplace le véhicule aérien (1 ) ainsi réglé au-dessus d'une zone de recherche d'un animal (8) définie,

- e) on effectue l'identification et le suivi d'au moins un animal (8) choisi à l'aide du moyen (7) d'identification et de suivi,

- f) on envoie le moyen d'intervention sur l'animal (8) à partir du dispositif d'intervention (10) préalablement réglé à l'étape c),

- g) on assure le retour, par ses propres moyens, du véhicule aérien (1 ) à un point déterminé.

9. - Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'après l'étape f), une intervention par du personnel au sol est effectuée sur l'animal (8).

10. - Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'après l'étape f) et avant l'étape g), le véhicule aérien (1 ) assure, pour le personnel au sol, le suivi de l'animal (8).

1 1 . - Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que, lors de l'étape g), le point de retour du véhicule aérien (1 ) est une zone de maintenance du véhicule aérien ou une autre zone de recherche d'un autre animal (8).

Description:
VEHICULE AERIEN SANS PILOTE EQUIPE D'UN DISPOSITIF D'INTERVENTION SUR UN ANIMAL ET PROCEDE D'UTILISATION D'UN TEL VEHICULE

La présente invention concerne un véhicule aérien sans pilote équipé d'un dispositif d'intervention sur un animal ainsi qu'un procédé d'utilisation d'un tel véhicule.

L'expression « véhicule aérien sans pilote » désigne ici, au sens large, un drone à voilure fixe ou tournante, un dirigeable, un ballon captif ou autre dont le pilote n'est pas à bord du véhicule mais soit au sol soit dans un autre véhicule aérien ou dans un véhicule terrestre. En d'autres termes, il s'agit de tout type de véhicule aérien, quels que soient la taille et/ou le mode de propulsion et dont le pilotage est effectué à distance, par un moyen filaire ou non. Pour la suite, afin de simplifier la lecture, le terme drone sera utilisé pour désigner un tel véhicule.

Ici, l'expression « dispositif d'intervention sur un animal » désigne un moyen permettant d'agir sur un animal, préférentiellement mais non exclusivement, sauvage. Une telle intervention peut être d'ordre vétérinaire, scientifique, cynégétique, agricole ou autre. D'une manière générale, une telle intervention nécessite d'immobiliser l'animal pendant un laps de temps plus ou moins long selon l'intervention, à savoir de quelques secondes à plusieurs heures. On conçoit aisément que cette immobilisation se fait sans porter atteinte à l'intégrité physique de l'animal, même si ce dernier est, dans certains cas, inconscient ou endormi pendant l'intervention.

En particulier, pour les animaux sauvages vivant dans un espace défini tel qu'une réserve, un parc de préservation de la faune ou une ferme d'élevage, il est nécessaire, pour optimiser la gestion des populations, de déplacer des animaux, de faire des prélèvements sanguins et/ou des biopsies afin de déterminer leur appartenance à une souche donnée ou encore d'effectuer des traitements vétérinaires.

Pour cela, compte tenu des distances, de la géographie et de la difficulté à approcher les animaux par voie terrestre, on utilise fréquemment un hélicoptère qui repère les animaux et, soit les dirige vers une zone donnée où se trouve une équipe d'intervention au sol, soit effectue un tir d'un produit anesthésiant ou à usage vétérinaire. Dans le cas où l'animal reçoit un produit, quel qu'il soit, le tir est réalisé par une personne habilitée, typiquement un vétérinaire, à l'aide d'un fusil dit fusil hypodermique. Un tel tir est particulièrement dangereux puisque le tireur doit se déporter à l'extérieur de l'hélicoptère. Par ailleurs ce dernier, pour suivre l'animal, effectue des manœuvres de vol serrées, à faible altitude et/ou dans un environnement complexe. En d'autres termes, une telle approche est dangereuse, onéreuse et, de plus, particulièrement stressante pour l'animal du fait du bruit de l'hélicoptère. On connaît pour remédier à cela des drones équipés d'au moins une caméra, optique ou thermique, qui permet de repérer et suivre l'animal sans l'effaroucher. Néanmoins, l'intervention proprement dite doit être effectuée par une équipe au sol qui peut être guidée par le drone. Une telle solution n'est pas satisfaisante car elle est tributaire de la rapidité d'intervention de l'équipe au sol. On connaît également par FR-A-2 940 246 un drone pourvu d'une boule optronique et d'un dispositif de tir de munitions guidées. Un tel drone est adapté, hormis son coût, de par sa taille et son équipement à un usage militaire. On connaît également par US-A-2014/018 769 un drone équipé d'un moyen de suivi optique d'une cible et d'un moyen d'emport d'une charge permettant une intervention sur un animal. Le moyen d'emport de charge n'est pas mobile selon plusieurs axes et le moyen d'intervention n'est pas contrôlable indépendamment du vol du drone.

C'est à ces inconvénients qu'entend plus particulièrement remédier l'invention en proposant un véhicule aérien sans pilote équipé d'un dispositif d'intervention sur un animal, d'une fabrication et d'une mise en œuvre simplifiées, permettant divers types d'interventions, avec un minimum de stress pour les animaux, sans danger pour l'utilisateur, d'un encombrement réduit et d'un coût optimisé.

A cet effet, l'invention a pour objet un véhicule aérien sans pilote, caractérisé en ce qu'il comprend un premier moyen de commande du vol dudit véhicule, un moyen d'emport de charge, mobile selon au moins deux axes, au moins un moyen d'identification et de suivi d'un animal et au moins un dispositif d'intervention sur un animal associé à un second moyen de commande, ledit dispositif d'intervention étant adapté pour envoyer un moyen d'intervention par contact sur l'animal et en ce que ledit moyen d'identification et de suivi et ledit dispositif d'intervention sont solidaires, en déplacement, avec le moyen d'emport de charge et en ce que les premier et second moyens de commande, respectivement de vol du véhicule et du dispositif d'intervention, sont indépendants.

Ainsi, on assure une identification et un suivi permanents de l'animal permettant, à partir du dispositif d'intervention, d'envoyer le moyen d'intervention sur l'animal choisi, sans avoir à approcher de trop près ledit animal, cela en minimisant les risques d'erreurs puisque l'animal choisi est suivi et identifié en permanence.

Selon des aspects avantageux mais non obligatoires de l'invention, un tel véhicule aérien sans pilote peut comprendre une ou plusieurs des caractéristiques suivantes:

- le dispositif d'intervention comprend au moins un propulseur.

- Le moyen d'intervention est une fléchette équipée d'une seringue hypodermique contenant un anesthésiant ou un produit à usage vétérinaire ou zoologique.

.- Le moyen d'intervention est un filet de capture.

- Le moyen d'intervention est un moyen de marquage et/ou de suivi de l'animal, tel qu'une puce d'identification ou une balise GPS.

- Le moyen d'identification et de suivi comprend une caméra, optique ou thermique.

- Le moyen d'identification et le dispositif d'intervention sont également solidaires entre eux.

L'invention concerne également un procédé d'utilisation d'un tel véhicule aérien sans pilote conforme à l'une quelconque des caractéristiques précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend au moins les étapes suivantes :

- a) on identifie et on suit avec le moyen d'identification et de suivi une cible identifiée dont la position est connue,

- b) on envoie, à l'aide du dispositif d'intervention, le moyen d'intervention sur cette cible,

- c) on effectue les réglages et corrections nécessaires pour que, sans modifier les positions respectives du véhicule aérien et de la cible, le moyen d'intervention atteigne la cible en un endroit défini, - d) on déplace le véhicule aérien ainsi réglé au-dessus d'une zone de recherche d'un animal définie,

- e) on effectue l'identification et le suivi d'au moins un animal choisi à l'aide du moyen d'identification et de suivi,

- f) on envoie le moyen d'intervention sur l'animal à partir du dispositif d'intervention préalablement réglé à l'étape c),

- g) on assure le retour, par ses propres moyens, du véhicule aérien à un point déterminé.

Selon des aspects avantageux mais non obligatoires de l'invention, un tel procédé peut comprendre une ou plusieurs des étapes suivantes:

- Après l'étape f), une intervention par du personnel au sol est effectuée sur l'animal.

- Après l'étape f) et avant l'étape g), le véhicule aérien assure, pour le personnel au sol, le suivi de l'animal.

- Lors de l'étape g), le point de retour du véhicule aérien est une zone de maintenance du véhicule aérien ou une autre zone de recherche d'un autre animal.

L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs modes de réalisation de l'invention, donnée à titre d'exemple non limitatif et faite en référence aux dessins suivants dans lesquels:

- La figure 1 est une vue de face, simplifiée, d'un véhicule aérien conforme à un premier mode de réalisation de l'invention,

- la figure 2 est une vue de côté, à une autre échelle, d'un animal sur lequel portera l'intervention à l'aide du véhicule illustré à la figure 1 ,

- la figure 3 est une vue de face, simplifiée et à une autre échelle, du premier moyen de commande du véhicule et

- la figure 4 est une vue similaire à la figure 3 du second moyen de commande du véhicule de la figure 1 . La figure 1 illustre un premier mode de réalisation de l'invention. Ici le véhicule aérien 1 , par la suite désigné sous le terme de drone, est à voilure tournante, plus précisément du type hexacopter, c'est-à-dire pourvu de six rotors 4 assurant la sustentation et la propulsion du drone. Dans d'autres modes de réalisation, non représentés, le nombre de rotors est diffèrent et donc le drone est d'un autre type, connu en soi. Il varie, par exemple, d'un rotor, dans le cas d'un drone de type hélicoptère, à plus de six, par exemple huit rotors dans le cas d'un octocopter.

Dans un autre mode de réalisation, non illustré, le drone est à voilure fixe. Un tel drone ne peut pas faire du vol stationnaire. Ceci n'est pas gênant pour la mise en œuvre de l'invention, comme cela ressortira par la suite plus clairement de la description.

Le drone 1 comprend un corps principal 2, rigide, équipé de bras 3 munis à une extrémité de rotors 4. Le corps 2, reçoit, notamment, les éléments nécessaires au vol du drone 1 , en particulier le groupe motopropulseur, des organes de gestion du vol. Le drone 1 est pourvu d'un groupe motopropulseur thermique ou électrique. Selon la nature de ce groupe motopropulseur, le corps 2 du drone 1 est équipé de batteries ou d'un réservoir de carburant.

Sous le corps principal 2, un train d'atterrissage est formé de patins 5, ici mobiles ou rétractables. A la figure 1 , les patins 5 sont en position dite active. Ainsi, ils s'étendent sous le corps 2 du drone 1 et assurent le maintien de l'ensemble du drone 1 au-dessus de la surface d'atterrissage, sans contact du corps 2 avec cette dernière. En configuration de vol, les patins 5 sont repliés, de sorte à ne pas gêner tout mouvement d'un moyen d'emport de charge 6 fixé sous le corps 2.

Un tel moyen d'emport de charge est une nacelle 6 mobile selon au moins deux axes, illustrés par les doubles flèches F et F1 . Avantageusement la nacelle 6 est mobile selon trois axes. En l'espèce, la nacelle 6 est mobile, par rapport au corps 2 du drone, au moins dans le plan vertical F et en rotation F1 autour d'un axe de symétrie du corps 2 du drone. Dans un autre mode de réalisation, la nacelle 6 est, en plus, inclinable autour d'un axe horizontal par rapport à la verticale. Ainsi, la nacelle 6 peut évoluer dans diverses directions, quel que soit le sens de déplacement et /ou l'inclinaison du drone 1 . Une telle nacelle 6, connue en soi, est, avantageusement mais non exclusivement, montée de manière amovible sous le corps principal 2 du drone 1 , entre les patins 5 du train d'atterrissage. Dans un autre mode de réalisation, les patins 5 d'atterrissage sont montés sous la nacelle 6, de sorte à ne pas gêner les mouvements de celle-ci.

Sur la partie inférieure de la nacelle 6, donc en partie basse du drone 1 , un moyen 7 d'identification et de suivi d'un animal 8 est monté. Il comprend une caméra optique 9, ayant, de manière préférée mais non obligatoire, des caractéristiques telles qu'elle est adaptée pour filmer dans de faibles conditions de lumière. La caméra 9 est avantageusement équipée d'une zoom suffisant pour pouvoir filmer et identifier un animal 8 à une distance supérieure à la distance de fuite de l'animal, à savoir à une distance telle que l'animal, s'il aperçoit le drone 1 , ne s'estime pas menacé et ne fuit pas. Une telle distance varie de quelques mètres à quelques centaines de mètres selon les espèces.

Un tel moyen 7 d'identification et de suivi peut aussi comporter une caméra thermique, infrarouge ou un autre élément, par exemple un récepteur d'une balise GPS ou d'une puce d'identification portés par l'animal. On conçoit que le moyen 7 est à même de suivre, du fait de sa liaison avec la nacelle 6 mobile, l'ensemble des mouvements de l'animal 8. En d'autres termes, même si la nacelle 6 et le moyen 7 sont montés de manière amovible, ils sont, dans tous les cas, solidaires dans leurs mouvements, de sorte que le moyen 7 d'identification et de suivi suit, à l'identique, tous les mouvements de la nacelle 6.

Le suivi de l'animal 8, comme l'identification, par le moyen 7 peut-être plus ou moins automatisé. Pour cela, soit le moyen 7 est pourvu d'un dispositif de reconnaissance de forme, d'un cinémomètre ou d'un autre moyen d'identification tel qu'un récepteur d'une balise d'identification, soit, de façon préférée, il est soumis à un moyen de commande 12 contrôlé par un utilisateur, ce dernier étant à même, visuellement, d'identifier et de suivre un animal 8. Les mouvements de la nacelle 6 sont, de facto étant donné que la nacelle 6 et le moyen 7 sont solidaires, également soumis au moyen de commande 12.

L'utilisateur est, par exemple, positionné au sol en un lieu donné ou dans un véhicule terrestre, aérien ou sur un bateau. Le moyen de commande 12 est relié, avantageusement mais non exclusivement, par une liaison non filaire au drone 1 . Il s'agit, par exemple, d'une liaison VHF ou autre. En variante, les mouvements de la nacelle 6 et du moyen 7 d'identification et de suivi sont effectués plus ou moins automatiquement, selon des moyens, connus en soi, de suivi d'objets en mouvement.

La nacelle 6 est également équipée d'un dispositif d'intervention 10 sur un animal 8. Le dispositif 10 est solidarisé à la nacelle 6 de sorte que ses déplacements sont similaires à ceux de la nacelle 6. Dans un mode de réalisation préféré, le dispositif d'intervention 10 est également solidaire du moyen 7 d'identification et de suivi de l'animal. Pour cela le dispositif 10 et le moyen 7 sont reliés l'un à l'autre, avantageusement de façon amovible afin de réaliser facilement toutes opérations de maintenance. Une telle configuration permet d'optimiser l'action du drone 1 .

Le dispositif d'intervention 10 assure l'envoi d'un moyen d'intervention, non illustré, sur l'animal 8, une fois ce dernier identifié et suivi par le moyen 7. Dans un mode de réalisation préféré, le dispositif 10 est un dispositif de tir comportant un propulseur P, tel un propulseur à air ou à gaz comprimé, un propulseur électrique ou une arbalète, adapté pour envoyer une fléchette munie d'une seringue hypodermique. Une telle seringue permet d'anesthésier l'animal 8, le temps soit d'effectuer des soins, des prélèvements biologiques ou sa capture. En variante, la seringue permet d'injecter un produit autre qu'un anesthésiant à l'animal 8, par exemple un vaccin, une hormone, un médicament ou un produit à usage zoologique ou vétérinaire.

Dans un autre mode de réalisation plusieurs propulseurs P sont montés en parallèles sous la nacelle 6, afin de pouvoir intervenir sur plusieurs animaux, sans avoir à interrompre le vol du drone. En variante, le propulseur P est pourvu d'un chargeur automatique de plusieurs fléchettes. Dans d'autres modes de réalisation, la fléchette ne contient pas un produit liquide mais une puce électronique permettant le marquage de l'animal ou une balise GPS miniaturisé. Une telle balise GPS peut également être intégrée dans le corps de la fléchette, ce qui permet de suivre et retrouver cette dernière même une fois décrochée de l'animal 8. Dans ce cas, le drone 1 est à même, avec un récepteur et de manière automatique ou non, de suivre la fléchette, donc l'animal lorsque cette dernière est plantée dans la peau de celui-ci ou de retrouver la fléchette lorsqu'elle s'est séparée de l'animal ou lorsqu'elle a raté sa cible.

Dans d'autres modes de réalisations de l'invention, le propulseur P, ou plus généralement le dispositif 10, envoi un filet afin de capturer l'animal. Il peut également s'agir d'un marqueur visuel, par exemple une balle de peinture. Lorsque l'invention est utilisée pour intervenir sur des animaux vivant dans l'eau, tels des mammifères marins, la fléchette peut être remplacée par un harpon équipé d'un filin et d'une bouée de repérage.

Dans tous les différents modes de réalisation décrits ci-dessus, le moyen d'intervention sur l'animal est un moyen d'intervention par contact avec l'animal, l'intervention se faisant par contact d'un objet ou d'un fluide avec l'animal.

Dans tous les modes de réalisation, il convient d'assurer la sécurité du tir à partir du propulseur. Pour cela, ce dernier est muni d'au moins une sécurité électronique ou pneumatique désactivée par le pilote du dispositif 10, juste avant l'envoi du moyen d'intervention. Avantageusement, une sécurité supplémentaire 100, mécanique, est prévue. Cette dernière est désactivée juste avant le décollage du drone 1 . Il s'agit par exemple d'un interrupteur protégé. Ici, à la figure 1 un interrupteur 100' de mise en marche du propulseur P de type à gaz comprimé ainsi qu'une mollette 100" de réglage de la pression de gaz envoyé dans le propulseur P par une cartouche de gaz C sont également illustrés.

Selon un mode de mise en œuvre préféré, l'utilisateur qui identifie et suit l'animal 8 est différent du pilote du drone 1 . En effet, le rôle du pilote est de surveiller l'environnement du drone 1 pour assurer, en sécurité, le déplacement de ce dernier tandis que l'utilisateur en charge du moyen 7 d'identification et de suivi et du dispositif 10 d'intervention assure le déplacement de la nacelle 6 afin que le moyen 7 d'identification et de suivi soit toujours en contact, de préférence visuel, avec l'animal 8 choisi.

En d'autres termes, compte tenu de l'environnement dans lequel se déplace le drone 1 , à savoir la présence d'arbres, un relief compliqué ou encore une faible luminosité, on conçoit qu'une seule personne ne peut, en toute sécurité et de façon optimale, assurer à la fois le pilotage du drone 1 et l'intervention sur un animal 8.

Un drone 1 conforme à un mode de réalisation préféré de l'invention est donc commandé par deux personnes : un pilote et un tireur en charge du moyen 7 d'identification et de suivi de l'animal 8 et du dispositif d'intervention 10 : l'un a en charge le déplacement du drone 1 , son maintien en vol et le retour au point de départ ou à un point d'arrivée donné, l'autre le déplacement du moyen 7 d'identification et de suivi de l'animal 8, donc le déplacement de la nacelle 6 ainsi que la commande du dispositif d'intervention 10. Pour permettre au pilote et au tireur de réaliser leurs missions respectives, le drone 1 comprend respectivement un premier moyen de commande du vol 1 1 du drone 1 et un second moyen de commande 12 du moyen 7 d'identification et de suivi de l'animal 8. Le moyen 12 gère également le dispositif d'intervention 10. Ces moyens 1 1 et 12 sont illustrés aux figures 3 et 4.

La figure 3 représente des éléments constitutifs du premier moyen de commande de vol 1 1 tels qu'accessibles au pilote du drone 1 . D'autres éléments, connus en soi, sont intégrés au corps 2 et agissent sur les organes assurant le vol du drone 1 . Ils assurent aussi la collecte et l'échange d'informations sur les organes de vol et les paramètres de vol avec le moyen 1 1 . Le moyen 1 1 comprend un boitier de télécommande 1 10 équipé de deux manettes 1 1 1 assurant les déplacements du drone 1 en rotation, en translation et le réglage de la vitesse du drone. Ce boitier 1 10 est associé à un écran de visualisation 1 12. L'écran 1 12 permet de visualiser, au moins, l'environnement 1 13 du drone, cela grâce à une caméra 1 14 fixée sur le corps 2 et commandée par le boitier 1 10. La caméra 1 14 est indépendante de la caméra 9 qui est fixée sur le moyen 7 d'identification et de suivi, étant entendu que la caméra 9 est également utilisée par le dispositif 10 puisque ce dernier est solidaire du moyen 7.

L'écran 1 12 assure aussi la visualisation du parcours 1 15 effectué par le drone, cela grâce à un suivi basé sur un GPS équipant le drone 1 , et la visualisation de la position 1 16 de l'animal 8 par rapport au drone 1 . L'écran 1 12 reçoit aussi, en insertion, l'écran 120 qui équipe le second moyen de commande 12. Ainsi le pilote dispose de l'ensemble des informations visuelles relatives à l'environnement du drone 1 , cela sans compter l'affichage, non illustré, d'autres paramètres de vol tels que l'altitude, la vitesse, l'orientation géographique ou l'autonomie du drone.

L'écran 120 qui équipe le second moyen de commande 12 est illustré à la figure

4, avec un boîtier de télécommande 121 . Le boîtier 121 est similaire au boîtier 1 10. Il permet de commander le moyen 7 d'identification et de suivi de l'animal 8 ainsi que le dispositif d'intervention 10. Outre des manettes de commande 122 similaires aux manettes 1 1 1 , il comporte une commande de grossissement optique ou zoom 123 agissant sur la caméra 9 et des organes de déblocage de la sécurité de tir 124 et de commande de tir 125. Comme cela ressort de la figure 4, outre la vision de l'animal 8, l'écran 120 affiche également un réticule de tir 126 permettant au tireur d'ajuster le tir.

L'utilisation d'un tel drone 1 est maintenant décrite en référence aux différentes figures. Une première étape consiste à orienter, à l'aide de la caméra 9, le moyen 7 d'identification et de suivi sur une cible donnée, avantageusement un objet constituant de facto une cible, fixe ou dont le déplacement est connu. Un envoi, initié par le tireur à l'aide du boîtier 12, par le dispositif 10 du moyen d'intervention est alors réalisé sur cette cible, typiquement l'envoi d'un projectile factice ou d'un marqueur coloré. En contrôlant la justesse et la précision du tir, le tireur peut, si nécessaire effectuer les réglages et corrections nécessaires de sorte que lorsque le réticule 126 de son écran 120 est positionné sur une zone de la cible, tout moyen d'intervention ou projectile tiré par le dispositif 10 atteigne la cible à l'endroit voulu, cela sans déplacer le drone et la cible. On conçoit que le réglage est effectué en tenant compte de la taille réelle de l'animal, de la distance et des conditions d'approche, au moins celles envisagées. Après cette phase de préparation et de réglage du drone 1 , le pilote assure le déplacement du drone jusqu'à la zone où se trouve un animal 8 recherché, grâce au premier moyen de commande de vol 1 1 . Lorsque le tireur en charge du dispositif d'intervention 10 sur un animal 8 a repéré et identifié l'animal recherché grâce au moyen d'identification 7, il indique au pilote les éventuelles modifications de trajectoire et/ou d'altitude et/ou de vitesse nécessaires afin que le drone 1 puisse suivre l'animal 8, ou du moins que le moyen d'identification 7 soit toujours en contact avec l'animal 8.

Avantageusement, les écrans 1 12 et 120 permettent au pilote et au tireur de contrôler visuellement les déplacements de l'animal. On conçoit que, grâce à l'invention, l'identification, le suivi et l'intervention sur l'animal 8 peuvent être effectués que le drone soit en vol stationnaire ou non. En d'autres termes, le véhicule aérien peut être un drone de type avion.

Lorsque les conditions sont réunies, typiquement lorsque l'animal 8 est immobile ou se déplace à faible allure et que le champ de tir est dégagé, le tireur, qui manœuvre en permanence la nacelle 6 pour assurer le suivi de l'animal, déclenche, à l'aide de son boîtier 121 , l'envoi du moyen d'intervention à partir du dispositif 10, à savoir par exemple le tir par un propulseur P à gaz d'une fléchette équipée d'une seringue hypodermique. Une fois le tir effectué, le pilote assure, par le moyen de commande de vol 1 1 , le retour du drone 1 à son point de départ ou à un autre point prédéfini pour, par exemple, effectuer la maintenance du drone ou encore assure le vol du drone jusqu'à une autre zone d'intervention sur un autre animal.

En variante, une partie ou la totalité de ce vol de retour peut être effectué de manière automatique. On conçoit également qu'une partie du vol aller, pour amener le drone 1 sur la zone où se trouve l'animal 8 est réalisée de façon automatique, cela par des moyens d'autoguidage connus en soi.

Avantageusement, le suivi de l'animal 8 se poursuit, par le moyen 7 d'identification et de suivi, une foi le tir effectué, par exemple afin de guider une équipe au sol qui doit intervenir sur l'animal 8. Avec un tel véhicule aérien, il est possible, à partir d'un lieu donné ou à partir d'un véhicule terrestre, d'intervenir sur un animal avec une sécurité accrue par rapport à une intervention à partir d'un hélicoptère puisqu'en cas de chute du drone 1 , il n'y a pas de risque pour le pilote ou l'utilisateur du dispositif d'intervention. Par ailleurs, un drone peut accéder à des endroits inaccessibles par hélicoptère, cela à faible coût et en limitant le stress pour les animaux.