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Title:
WIPER DEVICE FOR AN APPLICATOR FOR A PRODUCT IN PASTE FORM
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2018/122472
Kind Code:
A1
Abstract:
The present invention relates to a wiper device (10) for an applicator assembly (1) for a product in paste form, comprising: an applicator (2) having a gripping stem (15) and having an application means (16) for said product; a container (5) provided with a neck-type opening that is able to receive said wiper device. According to the invention, the wiper device is made of an industrially moldable material of the NBR type, having a Shore A hardness of between 45 and 55 according to the standard NF ISO 7619-1, and having a tensile strength of between 11 and 14 MPa according to the standard NF ISO 37.

Inventors:
DE BARDONNECHE, Eric (9 rue du Château d'Eau, COURPALAY, 77540, FR)
DA COSTA, Antonio (5 rue Buffon, SUCY EN BRIE, 94370, FR)
HUMBERT, Henrick (32 avenue Lombart, FONTENAY AUX ROSES, 92260, FR)
Application Number:
FR2016/053685
Publication Date:
July 05, 2018
Filing Date:
December 29, 2016
Export Citation:
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Assignee:
SIMP (25 rue de l'Industrie, ZA de Mainville, DRAVEIL Cedex, 91214, FR)
International Classes:
A46B9/02; A45D34/04; A45D40/26
Attorney, Agent or Firm:
THOMAS, Nadine (Brandon IP, 64 Rue Tiquetonne, Paris, 75003, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

Dispositif d'essorage (10) pour un ensemble applicateur (1) d'un produit de type pâteux comprenant : un applicateur (2) ayant une tige de préhension (15) et un moyen (16) d'application dudit produit ; un contenant (5) doté d'une ouverture (4) de type col apte à recevoir ledit dispositif d'essorage, caractérisé en ce qu'il est constitué d'une matière de type NBR moulable industriellement dont la dureté est comprise entre 45 et 55 shore A selon la norme NF ISO 7619-1 , et présentant une résistance à la rupture comprise entre 1 1 et 14 MPa selon la norme NF ISO 37.

Dispositif d'essorage selon la revendication 1 caractérisé en ce que ledit matériau présente une déformation rémanente à l'allongement (DRA) comprise entre 4 et 6.5 à 25 % pendant 24 h à 23°C.

Dispositif d'essorage selon la revendication 1 ou la revendication 2 caractérisé en ce que ledit matériau présente une déformation rémanente à la compression ( DRC) comprise entre 8 et 12 à 25 % pendant 24 h à 23°C. Dispositif d'essorage selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que ledit matériau présente une résistance d'allongement à la rupture d'environ 575 % selon la norme NF ISO 37.

Dispositif d'essorage (1) selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisé en ce qu'il fait partie d'un applicateur d'un produit de soins.

Dispositif d'essorage (1) selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisé en ce qu'il fait partie d'un applicateur d'un produit de maquillage.

Description:
DISPOSITIF D'ESSORAGE POUR APPLICATEUR DE PRODUIT PATEUX

DOMAINE TECHNIQUE DE L'INVENTION

[0001] L'invention se rapporte à l'essuyage ou essorage d'un produit utilisé dans les domaines du maquillage, du soin ou encore de la coloration, notamment mais non exclusivement de fibres kératiniques. Plus spécifiquement la présente invention concerne un dispositif d'essorage fixé généralement dans le col d'un récipient et fonctionnant en relation avec un ensemble applicateur permettant d'appliquer un produit liquide ou sous forme de crème ou de pâte plus ou moins visqueuse.

ETAT DE LA TECHNIQUE ANTERIEURE

[0002] Un ensemble applicateur de ce type comporte classiquement un flacon ou récipient destiné à contenir le produit à appliquer et muni d'un goulot ou col fileté sur lequel peut être vissé un capuchon. Ce capuchon porte une tige dont l'extrémité est munie d'un moyen applicateur pour le produit à appliquer. Ainsi, l'applicateur est plongé dans le produit contenu dans le flacon et de préférence, un ensemble applicateur de ce type comporte en outre une pièce d'essorage permettant l'essuyage (ou essorage) de la tige et/ou de l'applicateur lors de la sortie hors du flacon (ou contenant). [0003] La pièce d'essorage ou essoreur utilisé dans ce type d'ensemble applicateur doit permettre d'essuyer l'excès de produit sur la tige et l'applicateur tout en préservant la charge de produit sur l'applicateur. Généralement cet essoreur se présente sous la forme d'une douille plus ou moins souple fixée au niveau du goulot du flacon et munie d'une paroi conique définissant un passage de diamètre réduit et constant pour essuyer la tige. L'essoreur est plus ou moins déformable pour laisser passer l'applicateur. De tels applicateurs sont notamment visibles dans les documents EP 1 066 771 , EP 1 221 874.

[0004] Dans certains exemples de réalisation, l'organe d'essorage est déformé plus ou moins selon la dimension de l'orifice recherchée pour l'essorage. [0005] D'une façon générale l'efficacité et la fonction principale d'un essoreur sont liés à sa géométrie. Sa géométrie extérieure doit permettre de pouvoir l'assembler facilement dans le col du récipient ou contenant, et de le maintenir fermement en position lors des mouvements d'entrée et de sortie de l'applicateur vis-à-vis du contenant. Sa géométrie intérieure doit être adaptée à la fois à la géométrie extérieure de l'applicateur, à ses caractéristiques mécaniques et aux caractéristiques du produit à appliquer. En outre l'efficacité d'un essoreur est liée à sa propre matière.

[0006] De nombreuses géométries d'essoreurs connus ont été proposées comme par exemple dans les demandes EP 1 797 790 A1 , où une forme particulière de collerette est prévue afin de créer une déformation maximale au passage de l'applicateur. Le document EP 1 481 607 montre en outre une lèvre d'essorage fendue afin de lui conférer davantage de souplesse. Il en est de même de la demande de brevet FR 3 016 274 déposée au nom de la Demanderesse. [0007] Un essoreur constitué de deux parties est décrit dans la demande FR 3 005 835 ; les deux parties sont rendues indissociables lors du montage dans le col du conteneur.

[0008] Par ailleurs les applicateurs connus peuvent présenter des géométries asymétriques et/ou des parties saillantes qui rendent plus difficile leur passage à travers l'essoreur. A titre d'exemple le brevet FR 2 969 470 ou le brevet US 9 032 972 montrent des arches montées sur le corps de l'applicateur. En outre des picots issus du corps de l'applicateur ou des arches, peuvent présenter en eux-mêmes des formes spécifiques avec par exemple des crochets en extrémité. Les documents FR 3 006 564 ou FR 2 982 466 ou encore WO 2015 1 10853 illustrent de telles formes. On signale aussi les applicateurs à gloss ou les liners qui possèdent typiquement des géométries asymétriques ; le brevet FR 3 013 194 constitue un exemple.

[0009] Comme on le voit, les conceptions les plus récentes des applicateurs rendent la fonction de l'essoreur de plus en plus difficile ainsi que leur élaboration notamment leur moulage. [0010] Idéalement on cherche à avoir un diamètre de la lèvre d'essorage proche de celui de la tige de l'applicateur ; mais les extrémités des picots de l'applicateur correspondent à un diamètre plus important que celui de la tige de sorte que l'intérieur (en général la lèvre) de l'essoreur est déformé à chaque passage de l'applicateur à travers l'essoreur. En fonction de la géométrie de la lèvre, de sa matière, les picots vont être plus ou moins inclinés lors de leur passage à travers l'essoreur.

[0011] De longue date, pour les fabrications industrielles, l'organe d'essorage est constitué d'un matériau en un caoutchouc vulcanisable de type NBR (Nitrile Butadiène Rubber) - caoutchouc nitrile butadiène. On utilise également des silicones ou des matières de type thermoplastique élastomères de la famille des TPE-S (SEBS, SBS ou autres), TPE-V (PP et EPDM) et TPE-U (polyuréthane thermoplastiques).

[0012] Les TPE-S, TPE-V et TPE-U possèdent très peu de mémoire à la déformation et offrent une mauvaise tenue chimique ; notamment leur compatibilité en présence de produits de soins et/ou de maquillage n'est pas bonne. On assiste à des gonflements, des déformations et surtout des pertes de caractéristiques mécaniques. On note en outre que les TPE-V et les TPE-U imposent des conditions de moulage complexes, peu compatibles avec les grandes capacités de production nécessaires pour les essoreurs.

[0013] Les silicones sont des matériaux souples, à mémoire de forme élastique, de composition chimique simple et compatible avec les normes alimentaires, médicales ou cosmétiques. Cependant les silicones connus sont chers, peu compatibles avec les formules cosmétiques et présentent des difficultés pour une fabrication industrielle. Des fabrications coûteuses sont donc liées aux silicones.

[0014] Concernant les NBR, pour des applications d'essorage dans le domaine de la cosmétique, leurs duretés sont usuellement comprises entre 60 Shore A et 80 Shore A ; leurs compositions chimiques sont difficiles à mettre au point pour des applications dans les domaines alimentaires, médicaux et/ou cosmétiques. La mise au point d'une formule NBR est complexe car elle nécessite un bon équilibre entre la moulabilité du mélange (sa vulcanisation, son temps de cuisson, son démoulage), ses caractéristiques physiques/dynamométriques pour le bon fonctionnement de l'essoreur, sa bonne tenue lors de son contact prolongé avec les produits ou formules cosmétiques ainsi que sa compatibilité avec les normes en vigueur telles que Reach, règlement cosmétique CE 1223-2009 et autres.

[0015] En revanche les NBR présentent des prix bien inférieurs à ceux des silicones, des TPE-V et des TPE-U, ainsi que de très bonnes compatibilités chimiques avec les formules cosmétiques. Leurs transformations industrielles, notamment leurs moulages sont simples. EXPOSE DE L'INVENTION

[0016] L'invention vise à remédier aux inconvénients de l'état de la technique et notamment à prévoir un essoreur qui permette de laisser un maximum de produit pâteux sur l'applicateur tout en assurant une bonne répartition dudit produit sur l'applicateur quelle que soit la géométrie de celui-ci. Une répétabilité et une fiabilité est en outre recherchée.

[0017] Pour ce faire est proposé selon l'invention un dispositif d'essorage pour un ensemble applicateur d'un produit de type pâteux comprenant : un applicateur ayant une tige de préhension et un moyen d'application dudit produit ; un contenant doté d'une ouverture de type col apte à recevoir ledit dispositif d'essorage. De façon caractéristique, le dispositif essoreur est constitué d'une matière de type NBR moulable industriellement dont la dureté est comprise entre 45 et 55 shore A selon la norme NF ISO 7619-1 , et qui présente une résistance à la rupture comprise entre 11 et 14 MPa selon la norme NF ISO 37.

[0018] Un tel dispositif d'essorage présente ainsi des caractéristiques dynamométriques nouvelles dans la catégorie des NBR.

[0019] Ses caractéristiques physiques et dynamométriques permettent de surmonter les inconvénients évoqués ci-dessus, de résoudre de manière efficace les problèmes connus liés aux essoreurs ; elles assurent en outre un moulage industriel facile c'est-à-dire pour des fabrications de masse, avec des moules conventionnels. [0020] A titre comparatif un NBR 60 Shore A présente une résistance à la rupture comprise entre 17 et 22 MPa tandis qu'un silicone de 50 Shore A présente une résistance à la rupture de l'ordre de 5 à 7 MPa.

[0021] De façon plus précise, ledit matériau constitutif de l'essoreur présente une déformation rémanente à l'allongement (DRA) comprise entre 4 et 6.5 mesurée à 25 % pendant 24 h à 23°C. De façon connue et comparativement un NBR de 60 Shore A a une déformation comprise entre 18 et 22 MPa ; tandis qu'un silicone de 55 Shore A présente une déformation entre 0.8 et 2.

[0022] En outre le matériau constitutif de l'essoreur présente une DRC (ou déformation rémanente à la compression) comprise entre 8 et 12 mesurée à 25 % pendant 24 h à 23°C. Ces déformations sont nettement plus importantes que celles des silicones, toutes choses égales par ailleurs. A titre comparatif, un matériau en NBR de 70 Shore A présente une DRC comprise entre 29 et 32 tandis qu'un silicone a une DRC comprise entre 1.5 et 3.5. [0023] Les caractéristiques dynamométriques du dispositif d'essorage selon l'invention se rapprochent de celles des silicones tout en ne présentant pas les inconvénients des silicones.

[0024] Par ailleurs et préférentiellement, la MDR maximale dudit matériau est d'environ 12 livres pour 4 mn à 177°C. [0025] En outre ledit matériau constitutif présente une résistance d'allongement à la rupture d'environ 575 % selon la norme NF ISO 37.

[0026] De préférence le dispositif d'essorage selon l'invention fait partie d'un applicateur d'un produit de soins.

[0027] Sans sortir du cadre de l'invention, le dispositif d'essorage fait partie d'un applicateur d'un produit de maquillage.

BREVE DESCRIPTION DES FIGURES [0028] [001 ]D'autres caractéristiques et avantages de l'invention assortiront à la lecture de la description qui suit, en référence aux figures annexées, qui illustrent : la figure 1A, une coupe longitudinale d'un ensemble applicateur comprenant un dispositif d'essorage selon l'invention, dans une première position de fonctionnement ;

la figure 1 B, une coupe transversale de l'ensemble applicateur de la figure

1A ;

la figure 2A, une coupe longitudinale d'un ensemble applicateur comprenant un dispositif d'essorage selon l'invention, dans une deuxième position de fonctionnement ;

la figure 2B, une coupe transversale de l'ensemble applicateur de la figure

2A ;

la figure 3A, une coupe longitudinale d'un ensemble applicateur comprenant un dispositif d'essorage selon l'invention, dans une troisième position de fonctionnement ;

la figure 3B, une coupe transversale de l'ensemble applicateur de la figure

3A ;

la figure 4, une vue en perspective d'un ensemble applicateur muni d'un dispositif d'essorage selon l'invention, le moyen d'application étant disposé en dehors du dispositif d'essorage et à l'intérieur du contenant ;

la figure 5, une vue en perspective d'un ensemble applicateur muni d'un dispositif d'essorage selon l'invention, le moyen d'application étant disposé dans le dispositif d'essorage ;

la figure 6, une coupe transversale d'une première forme de réalisation d'un dispositif d'essorage selon l'invention ;

la figure 7, une coupe transversale d'une deuxième forme de réalisation d'un dispositif d'essorage selon l'invention ;

la figure 8, une coupe transversale d'une troisième forme de réalisation d'un dispositif d'essorage selon l'invention ;

- la figure 9, une vue en perspective du dispositif d'essorage de la figure

8 ; la figure 10, un tableau comparatif des caractéristiques techniques du matériau constitutif de l'essoreur selon l'invention.

[0029] Pour plus de clarté, les éléments identiques ou similaires sont repérés par des signes de référence identiques sur l'ensemble des figures.

DESCRIPTION DETAILLEE D'UN MODE DE REALISATION

[0030] Les figures 1A et 1 B montrent un ensemble applicateur 1 pour un produit de type pâteux. Cet ensemble applicateur présente un axe longitudinal XX et comprend notamment un applicateur 2 ayant une tige de préhension 15 et un moyen d'application 16. Le moyen d'application 16 est souvent de forme cylindrique donc axisymétrique mais il peut aussi être plat ou d'une autre forme.

[0031] Le moyen d'application 16 comprend généralement une âme centrale 3 qui s'étend sur ou à proximité de l'axe longitudinal XX. A partir de l'âme centrale 3 sont érigés des picots ou poils 30 qui s'étendent radialement. Les picots ou poils 30 peuvent présenter des formes, implantations et dimensions diverses et variées. Ils définissent ensemble la forme extérieure du moyen d'application 16.

[0032] Le produit à appliquer est contenu dans un contenant ou récipient 5 généralement de forme cylindrique et d'axe longitudinal XX. Le contenant 5 est doté d'une ouverture de type col 4 apte à faire passer l'applicateur 2 mobile en translation selon l'axe XX. Au niveau du col est monté un dispositif d'essorage ou essoreur 10. L'essoreur 10 s'étend axialement sur toute la hauteur du col. Il est retenu et maintenu axialement entre un épaulement interne 9 formé entre le récipient 5 et le col 4, et l'extrémité distale du col 4. Des rebords 8, 6 de l'essoreur sont prévus à ces deux niveaux. [0033] L'essoreur comporte par ailleurs une partie déformable logée dans le contenant 5 au-delà de l'épaulement interne 9. La partie déformable est ici formée de lèvres souples 1 1 , 13 qui se déforment au passage du moyen d'application 16. Les figures 1A et 1 B montrent la position respective des lèvres 1 1 , 13 et du moyen d'application 16 lorsque ce dernier est à l'intérieur du récipient 5. On voit que les lèvres 11 , 13 et en particulier la lèvre la plus interne 13 est en contact simple avec la tige 15. Le produit est ainsi correctement contenu à l'intérieur du contenant 5, et la tige peut être essuyée.

[0034] Les figures 2A et 2B montrent une position dans laquelle la tige 15 a été tirée de telle sorte que le moyen d'application 16 se situe sensiblement au niveau du col 4. Les lèvres 11 , 13 sont ici radialement ouvertes pour être au contact de la partie ou enveloppe extérieure du moyen d'application 16. La position des lèvres détermine et définit ici la charge c'est-à-dire le volume de produit accroché ou retenu dans le moyen d'application.

[0035] Les figures 3A et 3B illustrent une position selon laquelle le moyen d'application 16 est partiellement extrait ou sorti en dehors du col 4 du contenant 5. Les lèvres 1 1 , 13 sont ici davantage refermées sur elles-mêmes, mais pas totalement cependant.

[0036] On voit que l'essoreur 10 est nécessairement fermement maintenu sur le col 4 du récipient 5, et que sa partie déformable 1 1 , 13 est souple. Bien entendu lors du mouvement de rentrée du moyen d'application 16 à l'intérieur du contenant 5, les lèvres 1 1 , 13 se déforment tout autant et elles permettent de nettoyer la surface extérieure du moyen d'application ; préférentiellement les lèvres 11 , 13 en position de fermeture maximale (figure 1A et 1 B) affleurent la surface extérieure de la tige 15, ce qui l'essuie lors du mouvement. [0037] Les positionnements évoqués ci-avant ainsi que les fonctions de l'essoreur 10 permettent de comprendre l'importance de ce moyen pour l'ensemble applicateur.

[0038] Comme déjà évoqué, de nombreuses formes géométriques d'essoreur ont déjà été proposées ; ces formes sont de plus en plus complexes afin de remplir de nouvelles fonctions et/ou d'améliorer ses fonctions de base. Des limites apparaissent donc notamment quand il s'agit de la fabrication industrielle des essoreurs ; on peut en effet toujours imaginer des procédés ou des matières aptes à engendrer des essoreurs de formes complexes et/ou de caractéristiques multiples. Mais un problème se pose dès qu'il s'agit d'industrialiser la fabrication d'essoreurs complexes, qui présentent des caractéristiques mécaniques variées, tout en restant compatibles avec les normes relatives aux applications cosmétiques et/ou de soins et à des coûts non prohibitifs.

[0039] La figure 4 montre les positions respectives du dispositif d'essorage 10, du moyen d'application 16 et de la tige de préhension 15. Le moyen d'application est ici placé dans le contenant (non représenté) et le dispositif d'essorage 10 est en contact avec la tige 15 ; plus précisément la ou les lèvres 11 , 13 sont ici en contact avec la surface extérieure de la tige 15, ce qui permet de l'essuyer.

[0040] Sur la figure 5, une autre position relative est donnée, selon laquelle le dispositif d'essorage est en contact avec le moyen d'application 16 ; plus précisément avec la partie ou enveloppe extérieure du moyen d'application 16. Les picots ou arches ou autres parties saillantes du moyen d'application peuvent se déformer lors de ce passage. On assiste à une régulation ou répartition du produit à appliquer, sur le dispositif d'essorage 10.

[0041] Les figures 6, 7 et 8 illustrent des formes de réalisation du dispositif d'essorage 10. On reconnaît notamment les rebords 6 et 8 qui permettent le blocage axial sur le col du récipient. Les différences notables entre les formes et positions proposées concernent la ou les lèvres 11 : selon la figure 6, la lèvre 11 est placée à l'extrémité de l'essoreur 10. Conformément à la figure 7, la lèvre 11 se trouve à l'intérieur du dispositif d'essorage 10 circonférentiellement encastré au niveau du rebord 8 ; cette lèvre est assez inclinée vis-à-vis d'un plan transversal. La figure 8 montre une lèvre 11 peu inclinée vis-à-vis d'un plan transversal, placée sensiblement au niveau du rebord 8. La figure montre une vue en perspective, sur laquelle on peut voir la lèvre 1 1 à l'intérieur du dispositif d'essorage 10.

[0042] L'homme de métier choisira en fonction des contraintes mécaniques et autres, des normes, la forme la plus appropriée.

[0043] La présente invention est orientée vers de nouvelles matières susceptibles de constituer des essoreurs aisément réalisables industriellement, pour de multiples formes même complexes. [0044] Les caractéristiques physiques des matériaux couramment utilisés pour les essoreurs apparaissent sur le tableau comparatif de la figure 10. Ces caractéristiques correspondent aux trois colonnes les plus à droite sur la figure 10 et dénommées respectivement SI, NBR 70 et NBR 60. Le matériau mis au point et correspondant à l'invention présente des caractéristiques définies dans la colonne dénommée INV. Le silicone (SI) est parfois utilisé comme matériau constitutif des essoreurs mais c'est une matière chère qui, de plus, présente des difficultés au niveau du moulage. On ne l'utilise donc pas ou très peu industriellement. Les matériaux NBR 70 et NBR 60 sont des NBR couramment utilisés pour la fabrication des essoreurs.

[0045] Les lignes du tableau de la figure 10 correspondent aux caractéristiques testées. Les échantillons testés sont des plaques soumises pendant 10 mn à une température de 170 °C ; ou des plots soumis pendant 15 mn à 170 °C.

[0046] L'utilisation d'un rhéomètre de type MDR (ou rhéomètre à matrice oscillante) pendant 4 mn à 177 °C a permis d'obtenir les caractéristiques suivantes qui constituent les sept lignes sous rubrique « rhéomètre MDR » : C mini qui est le couple minimal de rotation transmis par l'échantillon sous mesure; C maxi qui est le couple maximal ; Ts 2 correspond au temps pour obtenir 2% de la force maximale ; T50 est le temps mis pour obtenir 50% de la force maximale ; T90 définit le temps pour obtenir 90% de la force maximale ; Les unités des caractéristiques sont celles données dans le tableau, aux lignes correspondantes. Ces paramètres sont usuels dans le domaine technique considéré ; ils sont à la portée de l'homme de métier ; de ce fait ils ne seront pas davantage explicités.

[0047] La comparaison des valeurs recueillies permet les constatations suivantes : les écarts les plus intéressants concernent le couple minimal qui est inférieur d'un facteur 6 (2.09 vs 0.32) entre le silicone et l'invention. Le couple minimal est par ailleurs bien inférieur à celui des NBR connus. De même le couple maximal est divisé par 2 (24.04 vs 12.01) entre le silicone et l'invention.

[0048] Plusieurs propriétés mécaniques ont été mesurées : la dureté Shore A selon la norme NF ISO 7619-1 ; la dureté internationale DIDC selon la norme NF IS 48 ; la densité selon la norme NF ISO 2781 ; la résistance à la rupture, l'allongement à la rupture, le module d'allongement à 100%, à 200 %, à 300 % selon la norme NF ISO 37 ; le rebond Zwick. Pour rappel, le rebondimètre sert à la détermination de la résilience de rebondissement des matières plastiques et alvéolaires selon les normes en vigueur.

[0049] Concernant les valeurs de ces propriétés mécaniques, des améliorations intéressantes sont à noter, notamment : la résistance à la rupture est multipliée par 2 entre le silicone et l'invention (6.4 MPa vs 13.05 MPa). L'allongement à la rupture est plus important selon l'invention, comparativement au silicone. [0050] Des tests ont en outre été opérés concernant le déchirement de type B angulaire sans entaille, le module de compression entre 1 et 3 mm, la déformation rémanente à l'allongement DRA à 25% pendant 24 h à 23°C et la déformation rémanente à la compression DRC à 25% pendant 24 h à 23°C.

[0051] Selon une autre caractéristique de l'invention, la MDR minimale dudit matériau est d'environ 0.30 livres pendant 4 mn à 177°C. Comparativement aux silicones, cette MDR est environ six fois moins importante ; ceci constitue un avantage décisif.

[0052] En outre, la MDR maximale dudit matériau constitutif de l'invention est d'environ 12 livres pendant 4 minutes à 177°C. [0053] Il est en outre intéressant de constater que le matériau utilisé conformément à l'invention est moulable dans des moules standards, simples et peu onéreux. Aucun investissement spécifique n'est donc à prévoir pour la mise en œuvre de l'invention, contrairement notamment au silicone.

[0054] Par ailleurs on constate un meilleur essuyage qu'avec les NBR connus c'est-à-dire que la tige 15 reste propre, sans adhésion de produit sur sa surface extérieure. De façon tout aussi remarquable et intéressante la charge en produit, c'est-à-dire le volume de produit retenu par le moyen d'application 16, est supérieure de 25% comparativement aux moyens connus. Cet effet est particulièrement significatif et recherché par les utilisateurs. [0055] L'effet de pompe induit avec des essoreurs connus à lèvre plus rigides n'apparait pas avec le matériau utilisé selon l'invention.

[0056] On remarque une meilleure adaptation aux formes complexes, non axisymétriques des moyens d'application 16. Les caractéristiques du matériau de l'invention permettent à l'essoreur d'épouser parfaitement la forme extérieure du moyen d'application, par exemple une forme plate, en spatule, une forme comprenant des arches isolées etc.

[0057] Le glissement de l'applicateur est plus facile, plus doux qu'avec les essoreurs connus. [0058] On constate avantageusement que des géométries extérieures d'applicateur qui varient fortement selon l'axe XX ne constituent pas un problème, contrairement aux essoreurs connus. On peut favorablement prévoir des moyens d'application dotés par exemple de sphères en extrémité distale, et/ou pourvu de variations importantes de leurs dimensions extérieures ; l'essoreur selon l'invention reste en contact avec l'extérieur de tels moyens d'application tout au long du mouvement.

[0059] On observe en outre que le bruit induit par l'extraction et/ou l'introduction de l'applicateur vis-à-vis du contenant est quasi inexistant. Cet effet est particulièrement apprécié par les utilisateurs. [0060] Il est remarquable de constater que le dispositif d'essorage selon l'invention réunit un ensemble d'avantages techniques significatifs et présente des caractéristiques et propriétés mécaniques rhéologiques et techniques qui correspondent aux meilleures valeurs à la fois des NBR et des silicones connus.