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Title:
DEVICE FOR HOLDING AND GUIDING A JOINERY OPENING LEAF
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2021/074232
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention concerns a holding and guiding device (10) for joinery comprising an opening leaf (20) articulated about an axis of rotation relative to a fixed frame (30) between an open position and a closed position, the device being characterised in that it comprises two modules, one of which is intended to be fastened to the opening leaf (20) and the other of which is intended to be fastened to an upright of the fixed frame (30) closest to the axis of rotation, the modules being configured to cooperate progressively with each other when the opening leaf (20) is moved towards its closed position until, when the opening leaf (20) occupies its closed position, they reach a position in which they are interlocked with each other and in which any movement of the modules relative to each other is limited.

Inventors:
LEROY JERÔME (FR)
MAZELLA ANTOINE (FR)
Application Number:
PCT/EP2020/078916
Publication Date:
April 22, 2021
Filing Date:
October 14, 2020
Export Citation:
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Assignee:
HYDRO EXTRUDED SOLUTIONS AS (NO)
International Classes:
E06B3/88; E05F7/00
Foreign References:
KR20140145784A2014-12-24
Attorney, Agent or Firm:
IPSIDE (FR)
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Claims:
[00109] Revendications

Revendication 1. Dispositif de maintien et de guidage (10) pour menuiserie comprenant un ouvrant (20) articulé selon un axe de rotation par rapport à un cadre de dormant (30) entre une position d’ouverture et une position de fermeture, le dispositif étant caractérisé en ce qu’il comporte deux modules (100, 200) dont l’un est destiné à être fixé à l’ouvrant (20) et dont l’autre est destiné à être fixé à un montant du cadre de dormant (30) le plus proche de l’axe de rotation, l’un des modules (100, 200), dit « premier module » (100), comporte une languette (101) rigide destinée à s’introduire dans un logement (201) de section droite évasée dont est doté l’autre module dit « second module » (200), le logement (201 ) étant défini entre deux parois dont au moins une est de forme convexe, dite « paroi convexe » (205), ladite paroi convexe (205) s’étendant au-delà du logement (201), les modules (100, 200) étant configurés pour coopérer progressivement l’un avec l’autre lors du déplacement de l’ouvrant (20) vers sa position de fermeture jusqu’à atteindre, lorsque ledit ouvrant (20) occupe sa position de fermeture, une position dans laquelle ils sont imbriqués l’un avec l’autre et dans laquelle toute mobilité desdits modules (100, 200) l’un relativement à l’autre est limitée.

Revendication 2. Dispositif de maintien et de guidage (10) selon la revendication 1 , dans lequel les parois du logement (201) sont configurées pour définir une surface de contact contre laquelle est adaptée à glisser la languette (101).

Revendication 3. Dispositif de maintien et de guidage (10) selon la revendication 2, dans lequel la languette (101) comporte une extrémité libre dont la section droite est arrondie, destinée à glisser contre l’une des parois courbes du logement (201).

Revendication 4. Dispositif de maintien et de guidage (10) selon l’une des revendications 1 à 3, comprenant un joint (110) doté d’une lèvre longitudinale prévue pour venir en appui contre le second module (200), ladite lèvre étant opposée à un profil de fixation à l’ouvrant (20) ou au dormant (30), ledit joint (110) s’étendant en longueur entre deux extrémités à chacune desquelles s’étendent des moyens de coopération avec un joint préexistant.

Revendication 5. Dispositif de maintien et de guidage (10) selon l’une des revendications 1 à 4, dans lequel le second module (200) comporte un corps (202) dans lequel est réalisé le logement (201) et une plaque de renfort (208) agencée à l’arrière du logement (201) relativement au corps (202), dans un renfoncement prévu à cet effet dans ledit corps (202).

Revendication 6. Dispositif de maintien et de guidage (10) selon l’une des revendications 1 à 5, dans lequel la languette (101) est réalisée en aluminium ou en alliage d’aluminium.

Revendication 7. Dispositif de maintien et de guidage (10) selon l’une des revendications 1 à 6, dans lequel le second module (200) est réalisé en polyamide.

Revendication 8. Menuiserie comprenant un ouvrant (20) articulé au niveau d’un montant d’une cadre de dormant (30) comprenant au moins un dispositif de maintien et de guidage (10) selon l’une des revendications 1 à 7, l’ouvrant (20) et le dormant (30) comportent chacun un orifice dans lequel est destiné à se loger respectivement l’un et l’autre des modules (100, 200).

Description:
Description

Titre de l'invention : dispositif de maintien et de guidage d’un ouvrant de menuiserie

Domaine technique de l’invention

[0001] L’invention relève des menuiseries, notamment celles comprenant un ouvrant relié de manière articulée à un dormant, et concerne plus particulièrement un dispositif de maintien et de guidage d’un ouvrant.

[0002] La présente invention trouve une application particulière, mais non limitative, dans les portes pivotantes d’entrée de bâtiments, c’est-à-dire les portes faisant la jonction entre l’extérieur et l’intérieur d’un bâtiment.

Technique antérieure

[0003] Les menuiseries, notamment les portes d’un bâtiment, peuvent être soumises à des contraintes mécaniques d'origine thermique liées à la présence d'un gradient de température notamment lorsque les deux espaces qu’elles séparent présentent des températures différentes.

[0004] La température d’une surface de la porte en vis-à-vis d’un des environnements est alors supérieure à la température de la surface opposée en vis-à-vis de l’autre environnement.

[0005] Ce type de contrainte est caractérisée par le fait que la surface présentant une température plus élevée a tendance à se dilater, ce qui peut provoquer un fléchissement de la porte. Cette déformation est contenue dans le domaine élastique et s'exprime en fonction notamment du gradient de températures, du coefficient de dilatation thermique du matériau constituant la porte et des dimensions de celle-ci. L’effet associé à ce phénomène est par exemple connu de l’homme du métier sous les dénominations « effet bilame » et « cintrage thermique ».

[0006] Par ailleurs, une porte peut être soumise à des contraintes mécaniques liées à une différence de pression entre les espaces qu’elles séparent, par exemple lors de tests d’infiltrométrie ou lors d’épisodes de vent. Ces contraintes peuvent également provoquer une déformation en fléchissement de la porte.

[0007] En outre, ces contraintes mécaniques peuvent être générées par une tentative d’effraction de la porte. [0008] Pour ces cas de contraintes également, la déformation de la porte sera d’autant plus importante que les dimensions de celle-ci seront importantes.

[0009] En plus de générer des difficultés dans le déplacement du panneau de la porte entre ses positions de fermeture et d’ouverture, cette déformation peut créer des dommages préjudiciables à la durée de vie de la porte dans la mesure où elle peut générer d’importantes contraintes entre l’ouvrant et le dormant de la menuiserie, en particulier sur le panneau de porte et le cadre de porte dans le cas d’exemple.

[0010] Cette déformation peut également générer des contraintes mécaniques sur les fixations de la porte dans la baie de bâtiment.

[0011] Enfin, la déformation de la porte peut également impacter négativement l’étanchéité à l’eau et à l’air et les performances d’isolation thermique du bâtiment.

[0012] Il est ici traité du cas d’une porte en particulier, mais ces inconvénients peuvent être étendus à tout ouvrant relié de manière articulée à un dormant.

Présentation de l'invention

[0013] La présente invention a pour objectif de palier les inconvénients précités en proposant un dispositif limitant la déformation d’un ouvrant lorsqu’il est fermé dans un dormant, c’est-à-dire lorsqu’il est en position de fermeture d’une baie dans laquelle est installé le dormant.

[0014] De manière plus générale, l’objectif de la présente invention est de participer à augmenter la résistance mécanique de l’ouvrant lorsqu’il est fermé dans le dormant.

[0015] À cet effet, l’invention concerne un dispositif de maintien et de guidage pour une menuiserie comprenant un ouvrant articulé selon un axe de rotation par rapport à un cadre de dormant destiné à être installé dans une baie d’un bâtiment, de sorte à obturer de manière réversible ladite baie entre une position d’ouverture et une position de fermeture de la baie.

[0016] Le dispositif comporte deux modules dont l’un est destiné à être fixé à l’ouvrant et dont l’autre est destiné à être fixé à un montant du cadre de dormant le plus proche de l’axe de rotation.

[0017] L’un des modules, dit « premier module », comporte une languette rigide destinée à s’introduire dans un logement de section droite évasée dont est doté l’autre module dit « second module », le logement étant défini entre deux parois dont au moins une est de forme convexe, dite « paroi convexe », ladite paroi convexe s’étendant au-delà du logement.

[0018] Les modules sont configurés pour coopérer progressivement l’un avec l’autre lors du déplacement de l’ouvrant vers sa position de fermeture jusqu’à atteindre, lorsque ledit ouvrant occupe sa position de fermeture, une position dans laquelle ils sont imbriqués l’un avec l’autre.

[0019] Plus particulièrement, cette imbrication des modules l’un avec l’autre implique que leur mobilité l’un relativement à l’autre est limitée.

[0020] On entend par la notion de mobilité limitée notamment que le débattement de l’ouvrant transversalement à un plan dans lequel est inscrit le dormant est limité, c’est-à-dire réduite ou interdite.

[0021] Le terme « imbriqué » est ici défini par l’action de loger une protubérance dans une cavité avec ou sans jeu mécanique, la protubérance et la cavité ayant des formes complémentaires.

[0022] Lorsque l’ouvrant est ouvert par rapport au dormant, les modules peuvent ne pas coopérer l’un avec l’autre.

[0023] Un des avantages de l’invention réside dans le fait qu’elle permet de corriger progressivement une éventuelle déformation de l’ouvrant lors de sa fermeture, c’est-à-dire qu’elle permet de ramener progressivement l’ouvrant dans un état nominal qu’il occupait avant déformation.

[0024] Plus particulièrement, si l’ouvrant est dans un état déformé, notamment sous l’effet d’un phénomène de fléchissement par rapport à un plan vertical, lorsque les modules coopèrent progressivement l’un avec l’autre lors du déplacement de l’ouvrant jusqu’à sa position de fermeture, l’ouvrant est progressivement forcé à retrouver un état nominal.

[0025] La présente invention fournie en outre un point de fixation supplémentaire entre l’ouvrant et le dormant lorsque ledit ouvrant est fermé. Ce point de fixation supplémentaire participe à rigidifier ledit ouvrant dans la mesure où il est lié mécaniquement au dormant en ce point de fixation supplémentaire, et ainsi interdit toute déformation de l’ouvrant, hors jeux mécaniques autorisés.

[0026] Le premier module comportant une languette et le second module comportant un logement, lors de la rotation de l’ouvrant vers sa position de fermeture de la baie, la languette s’introduit progressivement dans le logement de sorte qu’ils coopèrent l’un avec l’autre afin de réduire progressivement la déformation éventuelle de l’ouvrant.

[0027] En outre, le fait que le logement soit évasé permet d’autoriser la fermeture de l’ouvrant quand bien même il présenterait une déformation relativement importante.

[0028] Plus particulièrement, le logement s’étend depuis une ouverture jusqu’à une paroi de fond, la section droite dudit logement étant décroissance depuis l’ouverture jusqu’à la paroi de fond.

[0029] Dans des modes particuliers de réalisation, l’invention répond en outre aux caractéristiques suivantes, mises en oeuvre séparément ou en chacune de leurs combinaisons techniquement opérantes.

[0030] Dans des modes particuliers de réalisation, les parois du logement sont configurées pour définir une surface de contact contre laquelle est adaptée à glisser la languette, notamment lorsque l’ouvrant est dans un état déformé.

[0031] Cette caractéristique permet de favoriser le glissement de la languette sur le logement lors de la rotation de l’ouvrant.

[0032] Dans des modes particuliers de réalisation de l’invention, la languette comporte une extrémité libre dont la section droite est arrondie, destinée à glisser contre l’une des parois courbes du logement.

[0033] Dans des modes particuliers de réalisation de l’invention, le dispositif comprend un joint doté d’une lèvre longitudinale prévue pour venir en appui contre le second module.

[0034] La lèvre est opposée à un profil de fixation à l’ouvrant ou au dormant.

[0035] Le joint s’étend en longueur entre deux extrémités à chacune desquelles s’étendent des moyens de coopération avec un joint préexistant.

[0036] Ces caractéristiques permettent de réaliser une continuité d’étanchéité avec un joint préexistant et ainsi de garantir une étanchéité à l’eau et à l’air, ainsi qu’une isolation thermique performante.

[0037] Dans des modes particuliers de réalisation de l’invention, le second module comporte un corps dans lequel est réalisé le logement et une plaque de renfort agencée à l’arrière du logement relativement au corps, dans un renfoncement prévu à cet effet dans ledit corps. [0038] Cette caractéristique permet d’augmenter la résistance aux contraintes mécaniques du dispositif de maintien et de guidage lorsque le premier et le second module coopèrent l’un avec l’autre, et ainsi d’augmenter encore la résistance aux contraintes mécaniques de l’ouvrant lorsqu’il est en position fermé.

[0039] Dans des modes particuliers de réalisation de l’invention, la languette est réalisée en aluminium ou en alliage d’aluminium.

[0040] Dans des modes particuliers de réalisation de l’invention, le second module est réalisé en polyamide.

[0041] Ces caractéristiques permettent avantageusement de réduire les frottements et de favoriser le glissement du premier et du second module l’un contre l’autre.

[0042] Les nuisances sonores potentielles résultant de l’imbrication des premier et second modules l’un avec l’autre sont donc évitées.

[0043] En outre, ces caractéristiques impactent favorablement la durée de vie du dispositif.

[0044] La présente invention concerne également une menuiserie comprenant un ouvrant articulé au niveau d’un montant d’une cadre de dormant comprenant au moins un dispositif de maintien et de guidage tel que décrit précédemment, l’ouvrant et le dormant comportant chacun un orifice dans lequel est destiné à se loger respectivement l’un et l’autre des modules.

Brève description des figures

[0045] L’invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante, donnée à titre d’exemple nullement limitatif, et faite en se référant aux figures qui représentent :

[0046] [Fig. 1] une vue de section de dessus d’un dispositif de maintien et de guidage d’une menuiserie selon un mode préféré de réalisation, l’ouvrant de la menuiserie étant en position fermé ;

[0047] [Fig. 2] une vue de section de dessus du dispositif de maintien et de guidage de la figure 1 , dans lequel l’ouvrant de la menuiserie est en position ouvert et les modules dudit dispositif sont imbriqués entre eux ; [0048] [Fig. 3] une vue de section de dessus du dispositif de maintien et de guidage de la figure 1 , dans lequel l’ouvrant de la menuiserie est en position ouvert et les modules dudit dispositif ne sont pas imbriqués entre eux ;

[0049] [Fig. 4] une vue en perspective du dispositif de maintien et de guidage de la figure 1 , dans lequel l’ouvrant de la menuiserie est en position ouvert et les modules dudit dispositif ne sont pas imbriqués entre eux ;

[0050] [Fig. 5] une vue de section de dessus d’un dispositif de maintien et de guidage d’une menuiserie selon un mode alternatif de réalisation, l’ouvrant de la menuiserie étant en position fermé ;

[0051 ] [Fig. 6] une vue de section de dessus du dispositif de maintien et de guidage de la figure 5, dans lequel l’ouvrant de la menuiserie est en position ouvert et les modules dudit dispositif sont imbriqués entre eux ;

[0052] [Fig. 7] une vue de section de dessus du dispositif de maintien et de guidage de la figure 5, dans lequel l’ouvrant de la menuiserie est en position ouvert et les modules dudit dispositif ne sont pas imbriqués entre eux.

[0053] Dans ces figures, des références numériques identiques d’une figure à l’autre désignent des éléments identiques ou analogues. Par ailleurs, pour des raisons de clarté, les dessins ne sont pas à l’échelle, sauf mention contraire.

Description des modes de réalisation

[0054] L’invention décrite ci-après peut particulièrement s’intégrer dans le cadre d’une menuiserie telle que décrite dans la demande de brevet français déposée le 18 juillet 2017 et publiée sous le numéro 3069273.

[0055] La présente invention porte sur un dispositif de maintien et de guidage 10 d’une menuiserie comprenant un ouvrant 20 relié de manière articulée selon un axe de rotation à un cadre de dormant 30 destiné à être installé dans une baie d’un bâtiment, l’ouvrant 20 étant mobile entre une position d’ouverture et une position de fermeture de la baie.

[0056] Le dispositif de maintien et de guidage 10 vise, quand l’ouvrant 20 occupe un état déformé sous l’effet de contraintes, par exemple mécaniques ou thermiques, à réduire sa déformation, lorsqu’il est entraîné vers la position de fermeture et lorsqu’il occupe la position de fermeture. [0057] L’état déformé de l’ouvrant 20 est caractérisé par des phénomènes de flexion selon un axe horizontal et/ou vertical inscrit dans un plan vertical dans lequel est défini l’ouvrant 20 lorsqu’il est dans un état nominal, c’est- à-dire lorsqu’il n’est pas déformé.

[0058] Le dispositif de maintien et de guidage 10 comporte deux modules 100 et 200 dont l’un est destiné à être fixé dans un montant du cadre de dormant 30 le plus proche de l’axe de rotation de l’ouvrant 20 et dont l’autre est destiné à être fixé dans un champ de l’ouvrant 20 en vis-à-vis du montant. Les modules 100 et 200 sont donc prévus pour être agencés en face l’un de l’autre. Préférentiellement, les modules 100 et 200 sont installés respectivement dans l’ouvrant 20 et dans le dormant 30 à mi-hauteur de la baie de bâtiment.

[0059] Les modules 100 et 200 sont configurés pour coopérer progressivement l’un avec l’autre lors de la rotation de l’ouvrant 20 vers sa position de fermeture jusqu’à atteindre, lorsque ledit ouvrant 20 occupe sa position de fermeture, une position dans laquelle ils sont imbriqués l’un avec l’autre et dans laquelle toute mobilité desdits modules l’un relativement à l’autre est limitée, notamment à des jeux mécaniques autorisés prédéterminés.

[0060] On entend dans le présent texte par le terme « imbriqué » que l’un des modules 100 ou 200 est contenu dans l’autre module 100 ou 200 et/ou qu’ils coopèrent l’un avec l’autre par complémentarité de leur forme, avec ou sans jeu mécanique.

[0061] Par ailleurs, la mobilité dont il est question ici est notamment liée au déplacement de l’ouvrant 20 lorsqu’il évolue entre son état nominal et son état déformé.

[0062] Comme le représentent les figures 1 à 7, l’un des modules, dit « premier module » 100, comporte une languette 101 rigide destinée à s’introduire dans un logement 201 dont est doté l’autre module dit « second module » 200.

[0063] Dans un mode de réalisation préféré de l’invention représenté sur les figures 1 à 4 et décrit dans un premier temps ci-après, le premier module 100 est destiné à être intégré au dormant 30 et le second module 200 est destiné à être intégré à l’ouvrant 20. [0064] Dans un mode alternatif de réalisation de l’invention représenté sur les figures 5 à 7 et décrit dans un second temps ci-après, le premier module 100 est destiné à être intégré à l’ouvrant 20 et le second module 200 est destiné à être intégré au dormant 30.

[0065] Outre ces différences, il y a lieu de noter que le fonctionnement de la présente invention est analogue dans ces deux modes de réalisation de l’invention et que les pièces qui les composent ont les mêmes fonctions et effets techniques.

[0066] Dans le mode préféré de réalisation de l’invention représenté sur les figures 1 à 4, lorsque le second module 200 est fixé au dormant, le logement 201 est destiné à s’étendre en profondeur dans un corps 202 du second module 200 selon une direction sensiblement parallèle au plan défini par l’ouvrant 20, notamment vers le champ opposé de l’ouvrant 20, depuis une ouverture 203 jusqu’à une paroi de fond 204.

[0067] Le logement 201 présente une section droite évasée et est défini entre deux parois en vis-à-vis dont au moins une est de forme convexe selon un axe sensiblement parallèle à l’axe de rotation de l’ouvrant 20, lesdites parois étant reliées entre elles par la paroi de fond 204. Les parois en vis-à-vis sont configurées pour définir une surface de contact contre laquelle est adaptée à glisser la languette 101.

[0068] Plus particulièrement, les figures 1 à 3 montrent que dans le mode préféré de réalisation de l’invention, le logement 201 est défini entre une paroi dont la section droite est de forme convexe, dite « paroi convexe » 205 et une paroi opposée sensiblement plane, dite « paroi plane » 206. Ces paroi convexe 205 et paroi plane 206 sont reliées à une paroi supérieure et à une paroi inférieure.

[0069] La paroi convexe 205 s’étend préférentiellement au-delà du logement 201. Plus précisément, elle comporte une première portion s’étendant depuis la paroi de fond 204 jusqu’à l’ouverture du logement 201 , prolongée par une seconde portion s’étendant au-delà de ladite ouverture jusqu’à une extrémité libre.

[0070] Comme le montrent les figures 1 à 3, la paroi convexe 205 s’étend de la paroi de fond 204 jusqu’à son extrémité libre sur un angle sensiblement égal à l’angle d’ouverture de l’ouvrant 20, c’est-à-dire l’angle selon lequel l’ouvrant 20 est libre de pivoter, par exemple un angle d’environ quatre- vingt-dix degrés.

[0071] De la sorte, la languette 101 est susceptible d’être en contact avec le logement 201 quelle que soit la position de l’ouvrant 20, comme le montrent en particulier la figure 3.

[0072] Comme visible partiellement sur les figures 1 à 3, le corps 202 du second module 200 comporte également des nervures 207 s’étendant depuis la paroi convexe 205, dans une direction sensiblement parallèle à celle dans laquelle s’étend le logement 201. Ces nervures 207 permettent d’une part d’ajuster le second module 200 dans un orifice pratiqué dans l’ouvrant 20 qui est destiné à le recevoir et d’autre part de rigidifier le corps 202 de ce dernier.

[0073] Le second module 200 peut avantageusement comporter une plaque de renfort 208 agencée à l’arrière du logement 201 relativement au corps 202, dans un renfoncement réalisé dans ledit corps 202 et prévu à cet effet. Préférentiellement, la plaque de renfort 208 est coudée de sorte à présenter deux branches inclinées l’une par rapport à l’autre et dont l’une est fixée à l’arrière de la paroi plane 206 et l’autre à l’arrière de la paroi de fond 204.

[0074] Concernant le premier module 100, la languette 101 est configurée pour s’étendre selon la même direction que celle dans laquelle s’étend le logement 201 quand l’ouvrant 20 est fermé, de sorte que lorsque ledit ouvrant 20 est fermé, ladite languette 101 soit introduite dans ledit logement 201.

[0075] La languette 101 s’étend depuis une base 102 par laquelle elle est destinée à être fixée au dormant 30, jusqu’à une extrémité libre dont la section droite est arrondie de sorte à favoriser le glissement contre l’une ou l’autre des paroi courbe ou paroi plane 206 du logement 201 , selon le sens de la déformation de l’ouvrant 20.

[0076] Dans le mode de réalisation préféré représenté sur les figures 1 à 4, la languette 101 comporte deux flancs 103 et 104 opposés s’étendant depuis la base 102 jusqu’à l’extrémité libre. L’un des flancs, dit « flanc concave » 103, présente une section droite sensiblement concave selon un axe parallèle à l’axe de rotation de l’ouvrant 20 et l’autre flanc, dit « flanc plan » 104 présente une section droite sensiblement rectiligne. [0077] Le dispositif de maintien et de guidage 10 est configuré de sorte que, lorsque l’ouvrant 20 est en position fermé, c’est-à-dire lorsque les premier et second modules 100 et 200 sont imbriqués l’un avec l’autre, le flanc concave 103 est en vis-à-vis de la paroi convexe 205 et le flanc plan 104 est en vis-à-vis de la paroi plane 206.

[0078] Grâce aux formes particulières du logement 201 et de la languette 101 , le dispositif de maintien et de guidage 10 permet la rotation de l’ouvrant 20 par rapport au dormant 30, tout en permettant de corriger toute déformation éventuelle de l’ouvrant 20 lors de sa fermeture.

[0079] Plus généralement, si l’ouvrant 20 est dans un état déformé, lors de sa rotation vers sa position de fermeture, la languette 101 va progressivement prendre appui contre l’une ou l’autre des paroi convexe 205 ou paroi plane 206 du logement 201 , suivant le sens de la déformation de l’ouvrant 20, jusqu’à ce que ce dernier atteigne sa position de fermeture.

[0080] Lors de la rotation du dormant, la languette 101 applique progressivement une force sur le logement 201 , et par conséquent sur l’ouvrant 20, s’opposant aux contraintes mécaniques à l’origine de la déformation de l’ouvrant 20 de sorte que lorsqu’il atteint sa position de fermeture, ledit ouvrant 20 présente une déformation limitée dans le sens où il a été contraint à retrouver son état nominal ou un état proche de son état nominal.

[0081] Ainsi, la présente invention permet de réduire progressivement la déformation de l’ouvrant 20 lorsqu’il est déplacé vers sa position de fermeture.

[0082] La déformation de l’ouvrant 20 est limitée dans la mesure des jeux mécaniques admissibles, tels que l’illustre la figure 1. À titre d’exemple non limitatif, le logement 201 est dimensionné de sorte à autoriser un débattement relatif de quelques millimètres de l’ouvrant 20 par rapport au dormant 30, par exemple deux millimètres.

[0083] La présente invention constitue en outre un point de fixation supplémentaire de l’ouvrant 20 par rapport au dormant 30 lorsque l’ouvrant 20 est fermé et ainsi permet de rigidifier l’ouvrant 20 lorsqu’il est en position de fermeture de la baie, de sorte que sa résistance aux contraintes mécaniques est augmentée. [0084] La déformation de l’ouvrant est alors également limitée lorsque ce dernier est en position fermé, ce qui permet de garantir une étanchéité à l’eau et à l’air malgré l’application de contraintes sur l’ouvrant, ainsi qu’un maintien des propriétés d’isolations, par exemple thermique, phonique...

[0085] Un autre avantage de ces formes particulières des parois du logement 201 et des flancs de la languette 101 réside dans la compacité du dispositif.

[0086] Avantageusement, la languette 101 et le corps 202 sont réalisés dans un couple de matériaux favorisant le glissement, c’est-à-dire minimisant les frottements.

[0087] Par exemple, la languette 101 peut être réalisée en aluminium ou en alliage d’aluminium et le corps 202 peut être réalisé en en polyamide.

[0088] Ces caractéristiques participent par conséquent à augmenter la durée de vie du dispositif de maintien et de guidage 10 et à éviter toute génération d’un éventuel bruit de frottement entre la languette 101 et le logement 201.

[0089] Afin d’augmenter la résistance mécanique de la fixation de la languette 101 sur le dormant 30, le premier module 100 peut comprendre un ou des inserts 105 prévus pour constituer une interface de fixation entre cette dernière et le montant de dormant 30 dans laquelle il est destiné à être intégré, tel qu’illustré sur les figures 1 à 3.

[0090] Comme le montrent les figures 1 à 3, le premier module 100 comporte avantageusement un joint 110 doté d’une lèvre longitudinale prévue pour venir en appui contre le second module 200 et plus particulièrement contre une partie de la périphérie de l’ouverture du logement 201.

[0091] La lèvre est opposée à un profil de fixation au dormant 30 destiné à coopérer par complémentarité de forme d’une part avec le dormant 30 et d’autre part la base 102 de la languette 101.

[0092] Lorsqu’il est fixé au dormant 30, le joint 110 est destiné à s’étendre en longueur entre deux extrémités à chacune desquelles s’étendent des moyens de coopération avec un joint 110 préexistant connu en soi de l’homme du métier.

[0093] Le joint 110 est configuré de sorte que, lorsque l’ouvrant 20 est fermé, la lèvre repose contre une partie de la périphérie de l’ouverture du logement 201 afin de générer une continuité d’étanchéité et de permettre de conserver un niveau d’isolation important. [0094] Dans le mode alternatif de réalisation de l’invention représenté sur les figures 5 à 7, le logement 201 est destiné à s’étendre en profondeur dans un corps 202 selon une direction curviligne sensiblement orthogonale au plan défini par l’ouvrant 20.

[0095] Le logement 201 dans ce mode de réalisation est conforme au logement 201 tel que décrit précédemment à la différence près qu’entre son ouverture et sa paroi de fond 204, les deux parois en vis-à-vis présentent respectivement, sur une première portion s’étendant depuis la paroi de fond 204, une forme convexe et une forme concave selon des axes parallèles entre eux et parallèles à l’axe de rotation de l’ouvrant 20.

[0096] La distance entre chacune de ces parois est par exemple sensiblement constante.

[0097] Les parois en vis-à-vis présentent, sur une seconde portion prolongeant la première portion, une forme telle qu’elles s’éloignent l’une de l’autre jusqu’à une extrémité délimitant par exemple l’ouverture du logement 201. Ainsi, l’ouverture du logement 201 est évasée.

[0098] De même que pour le mode préféré de réalisation de l’invention, les parois en vis-à-vis sont configurées pour définir une surface de contact contre laquelle est adaptée à glisser la languette 101.

[0099] Le corps 202 peut également être pourvu de nervures s’étendant à l’arrière du logement 201 relativement audit corps 202.

[00100] Le second module 200 peut en outre présenter des inserts prévus pour constituer une interface de fixation entre cette dernière et le montant de dormant 30 dans laquelle il est destiné à être intégré, tel qu’illustré sur les figures 5 à 7.

[00101] Concernant le premier module 100, la languette 101 est configurée pour s’étendre selon la même direction curviligne que celle dans laquelle s’étend le logement 201 quand l’ouvrant 20 est fermé de sorte que lorsque ledit ouvrant 20 est fermé, ladite languette 101 est introduite dans ledit logement 201.

[00102] Dans le mode alternatif de réalisation représenté sur les figures 5 à 7, la languette 101 comporte deux flancs opposés s’étendant depuis sa base 102 jusqu’à son extrémité libre. Les flancs opposés présentent respectivement une section droite concave et une section droite convexe selon un axe parallèle à l’axe de rotation de l’ouvrant 20.

[00103] Lorsque l’ouvrant 20 est en position de fermeture de la baie, le flanc présentant une section droite de forme concave est destiné à être en vis-à- vis de la paroi présentant une forme convexe et le flanc présentant une section droite de forme convexe est destiné à être en vis-à-vis de la paroi présentant une forme concave. Ainsi, comme l’illustrent les figures 5 à 7, la languette 101 est adaptée à s’insérer dans le logement 201 lors de la fermeture de l’ouvrant 20.

[00104] Également dans ce mode de réalisation de l’invention, grâce aux formes particulières du logement 201 et de la languette 101 , le dispositif de maintien et de guidage 10 permet la rotation de l’ouvrant 20 par rapport au dormant 30, tout en permettant de corriger toute déformation éventuelle de l’ouvrant 20 lors de sa fermeture.

[00105] De manière plus générale, il est à noter que les modes de mise en oeuvre et de réalisation de l’invention considérés ci-dessus ont été décrits à titre d’exemples non limitatifs et que d’autres variantes sont par conséquent envisageables.

[00106] Il est à noter que lorsqu’il est abordé la notion de déformation de l’ouvrant 20 dans le présent texte, il va de soi qu’elle est comprise dans un intervalle admissible pour la languette 101 puisse être en mesure de glisser contre l’une des parois du logement 201 définissant une surface de contact.

[00107] Notamment, l’invention a été décrite en considérant des parois du logement 201 constituant surface de glissement présentant des formes convexe et/ou concave et/ou plane. Rien n’exclut cependant, dans d’autres types de réalisation, de considérer d’autres types de formes.

[00108] Par ailleurs, la menuiserie peut comporter une pluralité de dispositifs de maintien et de guidage 10 tel que décrit précédemment. Ces dispositifs peuvent être répartis de la manière la plus appropriée, à la portée de l’homme du métier, le long du champ de l’ouvrant 20 et le long du montant du cadre de dormant 30.