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Title:
ELECTRICAL CONNECTION DEVICE WITH IMPERMEABLE MATERIAL
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2021/111079
Kind Code:
A1
Abstract:
A connection device (1') for connecting two electrical units, including a housing (2') in which the following are arranged: - an electrical wire (4') to be connected to the first unit and including a conductive core (5') encircled by an insulating sheath (6'), and - a conductive tab (3') to be connected to the second unit and joined to the exposed end (51') of the conductive core (5'), the whole assembly being immersed in an impermeable material (7') filling the housing (2') and bonded to the insulating sheath (6'), the device (1') including an intermediate envelope (8') partially surrounding the insulating sheath (6') such that it is in contact with the impermeable material (7') only over a limited portion (62'), where the intermediate envelope (8') is in sliding contact with the impermeable material (7') and/or the insulating sheath (6').

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Inventors:
DALL'ACQUA CLÉMENT (FR)
Application Number:
PCT/FR2020/052255
Publication Date:
June 10, 2021
Filing Date:
December 02, 2020
Export Citation:
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Assignee:
JTEKT EUROPE SAS (FR)
International Classes:
H01R4/70; H05K5/06; H01R13/52
Foreign References:
EP2500986A22012-09-19
EP2634868A12013-09-04
EP2500986A22012-09-19
Attorney, Agent or Firm:
CABINET GERMAIN ET MAUREAU (FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Dispositif de connexion ( ) adapté pour connecter électriquement de manière étanche une première unité électrique et une deuxième unité électrique, ledit dispositif de connexion ( ) comportant un boîtier de connexion (2') définissant un espace intérieur (2 ) dans lequel sont disposés :

- au moins un fil électrique (4'), adapté pour être relié à ladite première unité électrique et comportant une âme conductrice (5') ceinte d'une gaine isolante (6') jusqu'à une extrémité dénudée (51') de ladite âme conductrice (5'), et

- une languette conductrice (3'), adaptée pour être reliée à ladite deuxième unité électrique et solidarisée mécaniquement avec l'extrémité dénudée (51') de ladite âme conductrice (5'), de manière à réaliser un contact électrique entre ladite languette conductrice et ladite âme conductrice, ladite languette conductrice (3'), ladite extrémité dénudée (51') et ladite gaine isolante (6') étant immergées dans un matériau étanche (7') remplissant l'espace intérieur (21') du boîtier de connexion (2') et assurant l'étanchéité de la connexion électrique entre ladite languette conductrice (3') et ladite extrémité dénudée (51'), ledit matériau étanche (7') étant collé sur ladite gaine isolante (6') et sur ledit boîtier de connexion (2'), ledit dispositif de connexion ( ) étant caractérisé en ce qu'il comporte une enveloppe intermédiaire (8') enrobant partiellement ladite gaine isolante (6'), de manière que ladite gaine isolante (6') n'est en contact avec ledit matériau étanche (7') que sur une portion réduite (62') de la gaine isolante (6'), où ladite gaine isolante (6') est en contact glissant avec le matériau étanche (7') et/ou avec la gaine isolante (6').

2. Dispositif de connexion ( ) selon la revendication précédente, dans lequel le matériau étanche (7') est collé sur l'enveloppe intermédiaire (8'), ladite enveloppe intermédiaire (8') étant montée glissante sur la gaine isolante (6').

3. Dispositif de connexion ( ) selon la revendication 1, dans lequel l'enveloppe intermédiaire (8') est collée sur la gaine isolante (6') et est en contact glissant avec le matériau étanche (7').

4. Dispositif de connexion ( ) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l'enveloppe intermédiaire (8') et la gaine isolante (6') sont chacune réalisées dans un matériau différent.

5. Dispositif de connexion ( ) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l'enveloppe intermédiaire (8') est réalisée dans un matériau présentant un coefficient de dilatation thermique inférieur à celui du matériau étanche (T). 6. Dispositif de connexion ( ) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l'enveloppe intermédiaire (8') est formée d'un matériau de type mousse.

7. Dispositif de connexion ( ) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le fil électrique (4') pénètre dans l'espace intérieur (2 ) par un orifice (231') ménagé dans une paroi latérale (23') du boîtier de connexion (2'), l'âme conductrice (5'), la gaine isolante (6') et l'enveloppe intermédiaire (8') traversant ladite paroi latérale (23') par ledit orifice (23 ).

8. Dispositif de connexion ( ) selon la revendication précédente, dans lequel l'enveloppe intermédiaire (8') n'est constituée que d'un unique tronçon s'étendant depuis la paroi latérale (23') du boîtier de connexion (2').

9. Dispositif de connexion ( ) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l'âme conductrice (5') du fil électrique (4') est formée par au moins deux brins de cuivre distincts.

10. Système de contrôle d'un véhicule automobile, ledit système de contrôle comportant :

- au moins un actionneur ou capteur, par exemple un moteur d'assistance de direction ou un capteur de couple,

- une carte électronique, conformée pour piloter ledit au moins un actionneur ou capteur, et - un dispositif de connexion ( ) conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, la languette conductrice (3') étant reliée électriquement à ladite carte électronique et le fil électrique (4') étant relié électriquement audit au moins un actionneur ou capteur.

Description:
DESCRIPTION

TITRE : Dispositif de connexion électrique avec matériau étanche

La présente invention concerne un dispositif de connexion électrique, conçu pour connecter électriquement et de manière étanche deux unités électriques.

Elle se rapporte également à un véhicule automobile comportant un tel dispositif de connexion. Les véhicules automobiles sont munis, de manière courante, d'un système de direction assistée permettant de réduire l'effort à fournir par le conducteur de celui-ci pour le diriger.

Ce système de direction assistée comporte usuellement un moteur d'assistance électrique, disposé dans un compartiment moteur du véhicule automobile, piloté par une carte électronique, disposée à l'intérieur d'un boîtier étanche.

Il est connu d'utiliser des dispositifs de connexion, positionnés entre ce moteur d'assistance et cette carte électronique afin de réaliser une connexion électrique entre ces deux éléments.

Il est également connu d'utiliser de tels dispositifs de connexion afin de réaliser une connexion électrique entre une carte électronique d'un véhicule automobile et le faisceau électrique de ce dernier, connectant à ladite carte électronique les divers ensembles fonctionnels dudit véhicule automobile.

Par ailleurs, ces dispositifs de connexion sont adaptés pour garantir l'étanchéité de la connexion électrique réalisée entre le moteur d'assistance et la carte électronique ou entre la carte électronique et le faisceau du véhicule, afin de ne pas perturber ladite connexion électrique du fait de la présence de liquides ou de gaz extérieurs dans le compartiment moteur du véhicule automobile.

Par exemple, le document EP2500986 décrit un dispositif de connexion comportant un boîtier dans lequel sont disposés des fils électriques, reliés au moteur d'assistance, et des connecteurs électriques, reliés à la carte électronique.

Ces fils électriques présentent chacun une gaine isolante ceignant une âme conductrice, cette âme conductrice étant formée de plusieurs brins de cuivre et présentant une extrémité dénudée soudée ou sertie à un connecteur électrique, réalisant ainsi une connexion électrique entre le moteur d'assistance et la carte électronique. L'intérieur du boîtier est de plus rempli d'une résine étanche, noyant les fils électriques et les connecteurs électriques, permettant d'assurer l'étanchéité de la connexion électrique ainsi réalisée.

Or, une fois cette résine étanche solidifiée, celle-ci devient solidaire des gaines isolantes des fils électriques : toute déformation mécanique de la résine étanche entraîne une déformation des gaines isolantes.

En particulier, lorsque la résine étanche est exposée à d'importantes variations de températures, celle-ci tend à se dilater (en cas d'une augmentation de température) ou à se contracter (en cas d'une baisse de température), déformant par suite les gaines isolantes des fils électriques.

Cette déformation a pour conséquence un déplacement relatif des âmes conductrices par rapport aux gaines isolantes des fils électriques : les âmes conductrices coulissent à l'intérieur des gaines isolantes et sont alternativement extraites des gaines isolantes puis repoussées dans celles-ci.

Ce phénomène est appelé « phénomène de pompage ».

Le mouvement relatif des âmes conductrices par rapport aux gaines isolantes peut avoir pour conséquence, notamment en cas de défaut d'alignement entre ces âmes conductrices et ces gaines isolantes, une torsion des brins de cuivre constituant les âmes conductrices entraînant, à terme, une rupture de la connexion électrique entre les deux unités électriques connectées par l'intermédiaire du dispositif de connexion. L'invention se propose de résoudre en tout ou partie cet inconvénient, en proposant un dispositif permettant de garantir une bonne connexion électrique entre deux unités électriques, même après que celui-ci a été exposé à un nombre important de variations de températures.

Un autre but de l'invention est de proposer un dispositif de connexion qui reste de conception et de fabrication simple et peu coûteuse.

A cet effet, elle propose un dispositif de connexion adapté pour connecter électriquement de manière étanche une première unité électrique et une deuxième unité électrique, ledit dispositif de connexion comportant un boîtier de connexion définissant un espace intérieur dans lequel sont disposés :

- au moins un fil électrique, adapté pour être relié à ladite première unité électrique et comportant une âme conductrice ceinte d'une gaine isolante jusqu'à une extrémité dénudée de ladite âme conductrice, et

- une languette conductrice, adaptée pour être reliée à ladite deuxième unité électrique et solidarisée mécaniquement avec l'extrémité dénudée de ladite âme conductrice, de manière à réaliser un contact électrique entre ladite languette conductrice et ladite âme conductrice, ladite languette conductrice, ladite extrémité dénudée et ladite gaine isolante étant immergées dans un matériau étanche remplissant l'espace intérieur du boîtier de connexion et assurant l'étanchéité de la connexion électrique entre ladite languette conductrice et ladite extrémité dénudée , ledit matériau étanche étant collé sur ladite gaine isolante et sur ledit boîtier de connexion, ledit dispositif de connexion étant caractérisé en ce qu'il comporte une enveloppe intermédiaire enrobant partiellement ladite gaine isolante, de manière que ladite gaine isolante n'est en contact avec ledit matériau étanche que sur une portion réduite de la gaine isolante, où ladite gaine isolante est en contact glissant avec le matériau étanche et/ou avec la gaine isolante.

Un tel dispositif de connexion permet de réaliser une connexion électrique entre la première unité électrique, reliée au fil électrique, et la deuxième unité électrique, reliée à la languette conductrice, grâce à la mise en contact de cette languette conductrice avec l'extrémité dénudée de l'âme conductrice du fil électrique.

La présence du matériau étanche, dans lequel la languette conductrice, l'extrémité dénudée et la gaine isolante sont noyées, permet d'assurer l'étanchéité de cette connexion.

L'invention propose de positionner une interface, formée par l'enveloppe intermédiaire, entre le matériau étanche et la gaine isolante du fil électrique, de manière à réduire la surface de contact existante entre le matériau étanche et la gaine isolante et ainsi réduire le phénomène de pompage.

Il est cependant à noter que, pourgarantir l'étanchéité de la connexion électrique entre la première unité électrique et la deuxième unité électrique, il est nécessaire que le matériau étanche reste en contact avec la gaine isolante du fil électrique, mais sur une surface de contact réduite.

L'enveloppe intermédiaire étant en contact glissant soit avec le matériau étanche, soit avec la gaine isolante, soit avec ces deux éléments, ladite gaine isolante n'est plus couplée mécaniquement audit matériau étanche le long de ladite enveloppe intermédiaire.

Ainsi, une dilatation ou une contraction du matériau étanche n'entraînera une déformation de la gaine isolante du fil électrique qu'au niveau de la surface de contact réduite existante entre ce matériau étanche et cette gaine isolante.

De la sorte, le mouvement relatif entre la gaine isolante et l'âme conductrice du fil électrique, causé par la dilatation ou la contraction thermique du matériau étanche, est considérablement réduit et le risque de torsion ou de rupture de cette âme conductrice est évité.

Grâce à la présence de l'enveloppe intermédiaire ceignant la gaine isolante du fil électrique, le boîtier de connexion selon l'invention garantit une bonne qualité de la connexion électrique entre la première unité électrique et la deuxième unité électrique, même en cas de fortes variations de températures.

Dans un premier mode de réalisation, le matériau étanche est collé sur l'enveloppe intermédiaire, ladite enveloppe intermédiaire étant montée glissante sur la gaine isolante.

Cette caractéristique peut être réalisée, par exemple, par un choix spécifique de matériaux pour la gaine isolante et l'enveloppe intermédiaire, ou par un traitement de surface d'au moins l'un de ces éléments.

L'enveloppe intermédiaire est alors solidaire du matériau étanche et couplée mécaniquement à celui-ci : les dilatations ou contractions du matériau étanche entraînent donc des déformations de cette enveloppe intermédiaire, mais ces déformations ne sont pas transmises à la gaine isolante, du fait du contact glissant entre ces deux éléments.

L'intensité des frottements mécaniques entre la gaine isolante et l'enveloppe intermédiaire étant très faible, cette gaine isolante ne subira aucune déformation le long de cette enveloppe intermédiaire, l'enveloppe intermédiaire glissant sur la gaine isolante sans la déformer.

La gaine isolante ne subit donc aucune déformation le long de l'enveloppe intermédiaire à la suite de dilatations ou de contractions du matériau étanche.

Dans un deuxième mode de réalisation, l'enveloppe intermédiaire est collée sur la gaine isolante et est en contact glissant avec le matériau étanche.

L'enveloppe intermédiaire n'étant pas collée au matériau étanche, celle-ci n'est pas déformée en cas de dilatation ou de contraction du matériau étanche en cas d'augmentation ou de diminution de température : la gaine isolante du fil électrique est ainsi protégée contre toute déformation le long de l'enveloppe intermédiaire.

Il est également envisageable que l'enveloppe intermédiaire ne soit collée ni sur la gaine isolante, ni sur le matériau étanche, et ne soit mécaniquement couplée à aucun de ces deux éléments.

On remarquera par ailleurs que, lorsqu'un tel dispositif de connexion est utilisé au sein d'un système de direction assistée d'un véhicule automobile (cadre d'utilisation privilégié mais non limitatif de l'invention), la première unité électrique peut correspondre à un moteur d'assistance ou un capteur de couple et la deuxième unité électrique peut correspondre à une carte électronique adaptée pour piloter ledit moteur d'assistance ou ledit capteur de couple : le dispositif de connexion selon l'invention permet ainsi de connecter électriquement et de manière étanche cette carte électronique audit moteur d'assistance ou capteur de couple.

Plus généralement, la première unité électrique peut correspondre à un faisceau électrique d'un véhicule automobile et la deuxième unité électrique à une carte électronique pouvant être alimentée par ou communiquer avec divers actionneurs d'un tel véhicule automobile.

Dans un troisième mode de réalisation, l'enveloppe intermédiaire n'est collée ni sur la gaine isolante ni sur le matériau étanche et est en contact glissant à la fois avec ladite gaine isolante et avec le matériau étanche.

Dans un mode de réalisation, l'enveloppe intermédiaire et la gaine isolante sont chacune réalisées dans un matériau différent.

Selon une possibilité, l'enveloppe intermédiaire est réalisée dans un matériau présentant un coefficient de dilatation thermique inférieur à celui du matériau étanche. Lorsque l'enveloppe intermédiaire est collée sur la gaine isolante, il est en effet avantageux de choisir, pour réaliser cette enveloppe intermédiaire, un matériau présentant un faible coefficient de dilatation thermique, afin de réduire le plus possible les déformations subies par cette enveloppe intermédiaire en cas de variation de température : la gaine isolante étant en contact avec cette enveloppe intermédiaire, cette caractéristique permet de réduire les déformations subies par la gaine isolante. En particulier, le fait de choisir un matériau présentant un coefficient de dilatation thermique inférieur à celui du matériau étanche permet de doublement réduire les déformations subies par la gaine isolante par rapport aux dispositifs de connexion de l'état de la technique dans lesquels le matériau étanche est directement collé à cette gaine isolante : non seulement le matériau étanche n'est plus en contact avec la gaine isolante du fait de la présence de l'enveloppe intermédiaire, mais en plus cette enveloppe intermédiaire se dilate (ou se contracte) moins par rapport au matériau étanche.

Selon une caractéristique, l'enveloppe intermédiaire est formée d'un matériau de type mousse.

Selon une autre caractéristique, l'enveloppe intermédiaire est formée par un manchon thermo-rétractable.

De la sorte, le montage de l'enveloppe intermédiaire sur la gaine isolante se trouve grandement simplifiée car il suffit alors de positionner avec jeu ladite enveloppe intermédiaire autour de ladite gaine isolante : par chauffage de l'enveloppe intermédiaire, celle-ci se rétracte automatiquement jusqu'à venir en contact avec la gaine isolante, du fait de sa thermo-rétractabilité.

Dans un mode de réalisation, le fil électrique pénètre dans l'espace intérieur par un orifice ménagé dans une paroi latérale du boîtier de connexion, l'âme conductrice, la gaine isolante et l'enveloppe intermédiaire traversant ladite paroi latérale par ledit orifice.

Dans ce mode de réalisation, la gaine isolante n'est ainsi jamais en contact direct avec le boîtier de connexion : en cas de déformation de ce dernier (par exemple, sous l'effet d'une dilatation ou d'une contraction du matériau étanche en cas de variation de température), la gaine isolante ne sera pas affectée par cette déformation : la déformation du boîtier de connexion n'entrainera donc pas de mouvement relatif entre la gaine isolante et l'âme conductrice du fil électrique, pouvant causer une torsion de cette âme conductrice.

Selon une caractéristique, l'âme conductrice, la gaine électrique et l'enveloppe intermédiaire s'étendent selon une direction longitudinale, parallèle à un fond du boîtier de connexion.

D'autres modes de réalisations sont évidemment possibles, notamment en fonction du positionnement du boîtier de connexion relativement à la première unité électrique et à la deuxième unité électrique.

Selon une possibilité, l'enveloppe intermédiaire n'est constituée que d'un unique tronçon s'étendant depuis la paroi latérale du boîtier de connexion.

La surface de contact réduite au niveau de laquelle le matériau étanche est collé à la gaine isolante est alors située à proximité de l'extrémité dénudée de l'âme conductrice. Il est par ailleurs avantageux que cette surface de contact soit réduite au minimum nécessaire pour garantir une bonne étanchéité de la connexion électrique.

De manière équivalente, il est avantageux que l'enveloppe intermédiaire présente une longueur, mesurée depuis la paroi latérale, qui soit la plus grande possible.

Cette caractéristique permet également de garantir une réduction considérable du risque de torsion de l'âme conductrice et de dégradation de la qualité de la connexion électrique entre la première unité électrique et la deuxième unité électrique.

Selon une possibilité, l'enveloppe intermédiaire présente une épaisseur supérieure à celle de la gaine isolante.

Selon une caractéristique, la languette est solidaire du boîtier de connexion et de l'âme conductrice du fil électrique, ladite languette de connexion étant fixée à ladite âme conductrice par soudage ou sertissage. Dans ce cas, l'âme conductrice est solidaire, par l'intermédiaire de la languette conductrice, du boîtier de connexion.

Dans un mode de réalisation, l'âme conductrice du fil électrique est formée par au moins deux brins de cuivre distincts.

Le fil électrique est alors de type « multibrin » et est particulièrement sensible au phénomène de pompage, notamment lorsque l'ensemble des brins (également appelés « toron ») constituant l'âme du fil électrique présentent une section transverse de faible taille (par exemple, inférieure à 0,5 mm 2 ) : il est alors avantageux de diminuer le plus possible la taille de la surface de contact réduite au niveau de laquelle la gaine isolante est collée au matériau étanche, afin de limiter l'intensité du phénomène de pompage.

L'invention concerne également un système de contrôle d'un véhicule automobile, ledit système de contrôle comportant :

- au moins un actionneur ou capteur, par exemple un moteur d'assistance de direction,

- une carte électronique, conformée pour piloter ledit au moins un actionneur ou capteur, et

- un dispositif de connexion conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, la languette conductrice étant reliée électriquement à ladite carte électronique et le fil électrique étant relié électriquement audit au moins un actionneur ou capteur.

Lorsque l'au moins un actionneur correspond à un moteur d'assistance de direction (ou un capteur de couple), le système de contrôle selon l'invention correspond à un système d'assistance de direction pour véhicule automobile.

D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée ci-après d'un exemple de mise en œuvre non limitatif, faite en référence aux figures annexées dans lesquelles :

[Fig. 1] est une vue schématique d'un dispositif de connexion de l'état de la technique, [Fig. 2] est une vue schématique des liaisons mécaniques des éléments d'un dispositif de connexion de l'état de la technique,

[Fig. 3] est une représentation schématique de l'effet de pompage,

[Fig. 4] est une vue schématique des conséquences de l'effet de pompage,

[Fig. 5] est une vue schématique d'un dispositif de connexion selon l'invention.

La figure 1 représente un dispositif de connexion 1 de l'état de la technique, ce dispositif de connexion 1 comportant un boîtier de connexion 2 présentant un espace intérieur 21 délimité par un fond 22 et deux parois latérales 23. Dans cet espace intérieur 21 sont disposés une languette conductrice 3 et un fil électrique 4, la languette conductrice 3 traversant le fond 22 par un orifice 221 et le fil électrique 4 traversant l'une des parois latérales 23 par un orifice 231.

Le fil électrique 4 est formé d'une âme conductrice 5, constituée de plusieurs brins de cuivre (non représentés), entourée d'une gaine isolante 6, réalisée dans un matériau isolant électrique, de manière que cette âme conductrice 5 présente une extrémité dénudée 51, disposée dans l'espace intérieur 21 du boîtier de connexion et située à l'extérieur de la gaine isolante 6, et une extrémité 52, située dans la gaine isolante et en dehors de l'espace intérieur 21 du boîtier de connexion.

Cette extrémité dénudée 51 est par ailleurs en contact avec une première extrémité 31 de la languette conductrice 3.

Par exemple, l'extrémité dénudée 51 est sertie ou soudée sur la première extrémité 31. Grâce à cette mise en contact de l'extrémité dénudée 51 avec la première extrémité 31, le dispositif de connexion 1 permet de réaliser une connexion électrique entre l'extrémité 52 de l'âme conductrice 5, située en dehors de l'espace intérieur 21 du boîtier de connexion 2, et une deuxième extrémité 32 de la languette conductrice 3, également située en dehors de l'espace intérieur 21 du boîtier de connexion 2.

En reliant l'extrémité 52 à une première unité électrique (non représentée) et la deuxième extrémité 32 à une deuxième unité électrique (également non représentée), le dispositif de connexion 1 permet ainsi de connecter électriquement cette première unité électrique et cette deuxième unité électrique.

Par exemple, la première unité électrique peut consister en un moteur d'assistance électrique ou un capteur de couple utilisé dans un système d'assistance d'un véhicule automobile et la deuxième unité électrique en une carte électronique adaptée pour piloter ce même moteur d'assistance électrique ou capteur de couple.

Par ailleurs, l'espace intérieur 21 du boîtier de connexion 2 est au moins partiellement rempli par un matériau étanche 7, de manière que les portions de la languette conductrice 3, de l'extrémité dénudée 51 et de la gaine isolante 6 disposées dans cet espace intérieur 21 sont entièrement immergées dans le matériau étanche 7.

En particulier, l'extrémité dénudée 51 et la première extrémité 31 sont recouvertes par le matériau étanche 7.

Par exemple, le matériau étanche 7 peut être un matériau de type résine.

Le rôle du matériau étanche 7 est de garantir l'étanchéité de la connexion électrique entre l'extrémité 52 et la deuxième extrémité 32.

Afin de garantir cette étanchéité, les différents éléments du dispositif de connexion 1 sont solidaires les uns aux autres et liés mécaniquement entre eux. La figure 2 fait apparaître, en trais épaissis, les surfaces de contact entre deux éléments solidarisés et fixés l'un à l'autre.

En particulier, la languette conductrice 3 est directement surmoulée dans le boîtier de connexion 2 et se trouve ainsi fixée au fond 22 (au niveau de surfaces de contact référencées 301) et à un support 221 (au niveau de surfaces de contact 302) venant de matière avec ce même fond 23.

De même, l'âme conductrice 5 est fixée, par exemple par sertissage ou soudage, à la languette conductrice 3 au niveau d'une surface de contact 501.

Enfin, le matériau étanche 7 est fixé par collage au fond 22, au support 221 et aux parois latérales 23 (au niveau de surfaces de contact 701) ainsi qu'à la gaine isolante 6 (au niveau de surfaces de contact 601).

On notera cependant que l'âme conductrice 5 n'est pas fixée à la gaine isolante 6.

Ces divers éléments étant fixés les uns aux autres, tout déplacement ou toute déformation de l'un d'entre eux peut entraîner un déplacement et/ou une déformation du ou des autres éléments auxquels celui-ci est fixé.

Ces liaisons mécaniques entre les différents éléments permettant ainsi de garantir l'étanchéité du dispositif de connexion 1 mais ont pour inconvénient de favoriser l'apparition d'un phénomène de « pompage » causé par des variations de température, comme illustré par la figure 3.

La figure 3a représente un dispositif de connexion 1 dans une configuration de référence, dans laquelle ce dispositif de connexion 1 est soumis à une température de référence : une extrémité 61 de la gaine isolante 6 est alors positionnée à une position de référence PR et une paroi latérale 23 est positionnée à une position de référence PR'.

La figure 3b représente ce même dispositif de connexion 1 lorsque ce dernier est soumis à une température plus élevée que la température de référence.

Lors de cette augmentation de température, tous les éléments du dispositif de connexion 1 subissent une dilatation thermique dont l'intensité dépend du coefficient de dilatation thermique du matériau dans lequel chacun d'entre eux a été réalisé : plus le coefficient de dilation thermique d'un de ces éléments est élevé, plus celui-ci subira une déformation importante à la suite de l'augmentation de température.

Or, dans les domaines de températures et de pression usuelles, le matériau étanche 7 présente habituellement un coefficient de dilatation thermique beaucoup plus important que celui de l'âme conductrice 5 (souvent réalisée en cuivre) et de la gaine isolante 6. En conséquence : une augmentation de température provoque une forte déformation du matériau étanche 7 mais une déformation très faible, souvent négligeable, de l'âme conductrice 5 et de la gaine isolante 6.

Ainsi, comme visible sur la figure 3b, à l'issue d'une augmentation de température, le matériau étanche s'est fortement dilaté : sous l'effet de cette dilatation le boîtier de connexion 2 a été déformé, la paroi latérale 23 étant maintenant positionnée dans une position de dilatation PD'.

De plus, le matériau étanche 7 étant fixé sur la gaine isolante 6, la dilatation de ce matériau étanche 7 a provoqué un déplacement de cette gaine isolante 6, dont l'extrémité 61 est à présent positionnée dans une position de dilatation PD : l'augmentation de température s'est donc traduite par un déplacement DD de la gaine isolante 6 par rapport à l'âme conductrice 5, en direction de la paroi latérale 23.

De manière similaire, la figure 3c représente le même dispositif de connexion 1 lorsque ce dernier est soumis à une température plus basse que la température de référence. A la suite de cette baisse de température, le matériau étanche s'est fortement contracté : sous l'effet de cette contraction le boîtier de connexion 2 a été déformé, la paroi latérale 23 étant maintenant positionnée dans une position de contraction PC'.

La contraction du matériau étanche 7 a également provoqué un déplacement de la gaine isolante 6, dont l'extrémité 61 est à présent positionnée dans une position de contraction PC : la baisse de température s'est donc traduite par un déplacement DC de la gaine isolante 6 par rapport à l'âme conductrice 5, en direction de la languette conductrice 3.

Ainsi, soumettre le dispositif de connexion 1 à des variations importantes de températures (par exemple, de l'ordre de quelques dizaines de degrés Celsius) entraîne des mouvements relatifs de la gaine isolante par rapport à l'âme conductrice 5, cette âme conductrice 5 étant alternativement sortie puis rentrée dans cette gaine isolante 6.

Lorsqu'il existe un défaut d'alignement entre l'âme conductrice 5 et la gaine isolante 6 (par exemple, lié aux incertitudes et imprécisions de la fabrication et du montage du fil électrique 4 et/ou du dispositif de connexion 1), ce mouvement de va-et-vient de la gaine isolante 6 par rapport à l'âme conductrice peut provoquer une torsion des brins constituant l'âme conductrice 5, comme illustré par la figure 4.

En effet, du fait de ce défaut d'alignement, il peut devenir difficile de faire rentrer l'âme conductrice 5 dans la gaine isolante 6 à la suite d'une baisse de température (se traduisant par une contraction du matériau étanche 7) : les brins constituant l'âme conductrice 5 sont ainsi « écrasés » contre l'extrémité 61 de la gaine isolante 6 et peuvent subir des déformations importantes.

Par exemple, sur la figure 4, l'âme conductrice 5 a subi une forte déformation dans une portion 53 située contre l'extrémité 61 de la gaine isolante et à l'extérieur de celle-ci, et une déformation d'intensité moindre dans une portion 54 située à l'intérieur de la gaine isolante 6.

Ces déformations de l'âme conductrice 5 à la suite du phénomène de pompage peuvent, à terme, provoquer une fatigue ou une rupture du matériau la composant, menant à une dégradation (partielle ou totale) de la qualité de la connexion électrique réalisée par l'intermédiaire du dispositif de connexion 1.

La figure 5 représente un dispositif de connexion selon un mode particulier de réalisation de l'invention, permettant de limiter les dégradations de l'âme conductrice 5 subies à la suite de variations de températures.

Ce dispositif de connexion est identique au dispositif de connexion 1 (présentant ainsi un boîtier de connexion 2', une languette conductrice 3', une âme conductrice 5' et une gaine isolante 6', etc.) mais comporte en plus de ce dernier une enveloppe intermédiaire 8'.

Cette enveloppe intermédiaire 8' est montée glissante autour de la gaine isolante 6' et collée au matériau étanche 7' : elle constitue ainsi une interface entre cette même gaine isolante 6' et le matériau étanche 7'.

Bien que l'enveloppe intermédiaire 8' ne soit pas couplée mécaniquement à la gaine isolante 6', il peut être avantageux de choisir pour la réalisation de cette enveloppe intermédiaire 8' un matériau présentant un faible coefficient de dilatation thermique, notamment un coefficient de dilatation thermique inférieurà celui du matériau étanche 7' et similaire à celui de la gaine isolante 6', afin de limiter l'intensité des déformations subies par cette enveloppe intermédiaire en cas de variation de températures.

Cette enveloppe intermédiaire 8' peut également être réalisée dans un matériau de type mousse.

L'enveloppe intermédiaire 8' est formée d'un unique tronçon s'étendant depuis l'orifice 23 , par lequel la gaine isolante 6' et l'âme conductrice 5' sont introduites dans le boîtier de connexion 2', jusqu'à proximité de l'extrémité 6 de la gaine isolante 6' : de la sorte, la gaine isolante 6' n'est plus en contact avec le matériau étanche 7' que sur une surface de contact réduite 62', située à proximité de l'extrémité 61'.

Cette surface de contact 62' est de taille très inférieure à celle de la surface de contact 601 entre le matériau étanche 7 et la gaine isolante 6 du dispositif de connexion 1 de l'état de la technique. On notera que l'enveloppe intermédiaire 8' n'est pas collée au boîtier de connexion 2', bien qu'elle traverse la paroi latérale 23'.

La présence de l'enveloppe intermédiaire 8' ne compromet pas l'étanchéité du dispositif de connexion car le matériau étanche 7' reste collé sur la gaine isolante 6' au niveau de la surface de contact 62'.

En revanche, la présence de l'enveloppe intermédiaire 8' permet de diminuer fortement l'intensité du phénomène de pompage, en cas de variations de températures.

En effet, lorsque le matériau étanche 7' subit une dilatation ou une contraction à la suite respectivement d'une hausse ou d'une baisse de températures (comme précédemment décrit), cette dilatation ou cette contraction sont transmises à l'enveloppe intermédiaire 8', car celle-ci est liée mécaniquement au matériau étanche 7' : une déformation du matériau étanche 7' le long de l'enveloppe intermédiaire 8' entraîne donc des déformations de cette dernière.

Cependant, la gaine isolante 6' n'étant pas liée mécaniquement à l'enveloppe intermédiaire 8', la dilatation ou la contraction du matériau étanche 7' n'est pas transmise à la gaine isolante 6' et ne provoque finalement pas de déplacement relatif de cette gaine isolante 6' par rapport à l'âme conductrice 5', comme cela était le cas pour le dispositif de connexion décrit par les figures 1 à 4 précédentes.

Ainsi, la présence de l'enveloppe intermédiaire 8' permet de désolidariser mécaniquement la gaine isolante 6' du matériau étanche 7' et de protéger cette gaine isolante 6' des dilatations ou des contractions de ce dernier sur toute la longueur de l'enveloppe intermédiaire 8'.

La gaine isolante 6' ne subit donc les effets des dilatations ou des contractions du matériau étanche 7' qu'au niveau de la surface de contact réduite 62' : le mouvement relatif de la gaine isolante 6' par rapport à l'âme conductrice 5' provoqué par des variations de températures présente ainsi une amplitude beaucoup plus faible, du fait de la faible taille de cette surface de contact réduite 62' par rapport à la taille de la surface de contact 601 précédente.

L'ajout de l'enveloppe intermédiaire 8' autour de la gaine isolante 6' permet donc de limiter le risque de torsion et/ou de rupture des brins constituant l'âme conductrice 5' à la suite de changements répétés de températures, diminuant ainsi le risque de dégradation de la qualité de la connexion électrique réalisée par le dispositif de connexion entre deux unités électriques. Un autre mode de réalisation non représenté est également envisageable, dans lequel l'enveloppe intermédiaire 8' est collée sur la gaine isolante 6' et en contact glissant avec le matériau étanche 7'.

De la même manière que précédemment décrit, la présence de l'enveloppe intermédiaire 8' permet de désolidariser la gaine isolante 6' du matériau étanche 7' et d'ainsi éviter tout effet de pompage.

On notera par ailleurs que, dans d'autres modes de réalisation non représentés, d'autres formes et positions de l'enveloppe intermédiaire 8' peuvent être envisagées : il reste cependant nécessaire que la surface de contact résiduelle entre la gaine isolante 6' et le matériau étanche 7' soit de faible taille et localisée proche de la languette conductrice 3', afin de limiter les effets du phénomène de pompage.

Par exemple, et de manière non limitative, on pourra s'assurer que la longueur L' de l'enveloppe intermédiaire 8', mesurée depuis la paroi latérale 23' soit la plus grande possible.