Login| Sign Up| Help| Contact|

Patent Searching and Data


Title:
FLUSHING SYSTEM
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2021/053301
Kind Code:
A1
Abstract:
The present invention relates to a flushing system having at least one tank (100) associated with a siphon (300) formed by a structure that is fixed with respect to said tank (100) and at least one supply means (130) for filling the tank (100). Said supply means is controlled by at least one valve or solenoid valve (200) controlled by a circuit board that receives a signal from a detector (400) for the water level in the tank (100) and also a signal for triggering the initiation of the siphon.

Inventors:
BLIN EMMANUEL (FR)
Application Number:
FR2020/051610
Publication Date:
March 25, 2021
Filing Date:
September 18, 2020
Export Citation:
Click for automatic bibliography generation   Help
Assignee:
BLIN EMMANUEL (FR)
International Classes:
E03D1/10; E03D1/08; E03D5/10
Foreign References:
GB2100312A1982-12-22
DE616762C1935-08-03
US1402137A1922-01-03
BE517327A
CH172010A1934-09-30
BE498973A
FR1338521A1963-09-27
Attorney, Agent or Firm:
BREESE, Pierre (2 rue de Clichy, Paris, FR)
Download PDF:
Claims:
Revendications

1 - Chasse d'eau comportant au moins un réservoir

(100) associé à au moins un siphon (300 sur figures 1 et 3, 301 et 302 sur figure 4) formé par une structure fixe par rapport audit réservoir (100) et au moins un moyen d'alimentation (130 sur figures 1, 3 et 4, 131 et 132 sur figure 4) pour le remplissage du réservoir (100), caractérisée en ce que ledit moyen d'alimentation est commandé par au moins une vanne ou une électrovanne (200 sur figures 1, 3 et 4, 201 et 202 sur figure 4) pilotée par une carte électronique recevant d'une part un signal d'un détecteur (400) de niveau d'eau dans le réservoir (100) et d'autre part un signal de déclenchement de l'amorçage du siphon.

2 Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit siphon présente un point d'entrée dans la partie inférieure ou sur le fond dudit réservoir, et au moins un moyen d'alimentation placé au-dessus du niveau du trop-plein du réservoir.

3 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que le niveau d'attente dudit réservoir est situé à un niveau correspondant à celui de la paroi interne inférieure du col dudit siphon.

4 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit siphon est constitué de plusieurs conduits. 5 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit siphon présente sur une partie au moins de ses parois internes des structures non jointives, ou une structure en hélice, pour renforcer l'effet de bord lors de la montée de l'eau.

6 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit siphon présente un col dont la hauteur interne de passage est égale au diamètre de sortie utile ou est une fraction de ce diamètre, de telle manière à ce que l'aire totale de la section verticale du passage intérieur du col du siphon soit de préférence égale ou légèrement supérieure ou légèrement inférieure à l'aire de la section du conduit ou de l'orifice de sortie vers la cuvette.

7 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit moyen d'alimentation soit constitué par au moins une buse reliée par un conduit à un réseau d'adduction d'eau sous pression et permettant, par l'ouverture ou la fermeture d'une vanne ou d'une électrovanne en amont, soit le remplissage du réservoir, soit l'amorçage du siphon, soit les deux fonctions.

8 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit siphon soit formé par une pluralité de conduits formant une structure cylindrique, ellipsoïdale, cubique, parallélépipédique ou constituée de plusieurs parallélépipèdes et comprenant un collecteur commun situé en-dessous du réservoir réunissant les conduits descendants du siphon en un conduit de sortie vers la cuvette. 9 Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit siphon soit formé par une couronne tubulaire présentant des cloisonnements ou des structures internes permettant la solidarisation de ses différentes parois et un passage de col circulaire ou ellipsoïdal unique.

10 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que la branche d'entrée dudit siphon comprend une portion qui forme un éducteur.

11 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit détecteur de niveau est un dispositif de détection pondérale.

12 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que, lorsqu'elle comporte une pluralité de réservoirs, les branches descendantes des siphons débouchent dans un collecteur commun de type "tuyère" équipé d'un ou de plusieurs évents.

13 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que le fond du réservoir présente une forme permettant le guidage du flux d'amorçage vers l'entrée du siphon avec un minimum de pertes de charge.

14 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que le fond du réservoir présente une forme permettant à toute l'eau du réservoir d'être vidée par la branche d'entrée du siphon. 15 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit réservoir comporte un dispositif de guidage du flux d'amorçage de manière à amener ce flux avec un minimum de pertes de charge vers l'entrée du siphon, dispositif qui peut prendre la forme d'un conduit dont la partie haute est ou non immergée sous le fil de l'eau lorsque le réservoir est rempli.

16 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit réservoir comporte un conduit de guidage du flux d'amorçage dont une portion est un éducteur.

17 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit réservoir présente un dispositif de guidage du flux d'amorçage vers l'entrée du siphon, dont la partie haute est immergée mais proche du fil de l'eau lorsque le réservoir est rempli, en forme de tube évasé en sa partie basse qui est parallèle au fond ou suit la forme du fond du réservoir et s'interrompt à l'approche de l'entrée du siphon.

18 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit réservoir présente un dispositif de guidage du flux d'amorçage vers les entrées du siphon constitué d'une pluralité de conduits, dont la partie haute est immergée mais proche du fil de l'eau lorsque le réservoir est rempli, en forme de conduit vertical se séparant en autant de conduits parallèles au fond ou suivant la forme du fond du réservoir, ceux-ci s'interrompant à l'approche des entrées du siphon.

19 Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit réservoir comporte une partition isolant le flux d'amorçage du reste de l'eau du réservoir tout en permettant à cette eau d'être vidée par le siphon grâce à un passage ménagé pour l'eau à proximité de l'entrée du siphon.

20 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit réservoir comporte, lorsque l'amorçage et le remplissage du réservoir sont assurés par le même moyen d'alimentation, un volet avec flotteur permettant, lorsque ce volet est en position relevée du fait de l'action de son flotteur, de laisser passer le flux d'amorçage vers l'entrée du siphon mais, une fois le réservoir vide et le volet libéré de l'action de son flotteur et retombé, de diriger le flux de remplissage ailleurs que vers l'entrée du siphon.

21 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit réservoir accueille un flotteur lesté ou non, plongeant sous l'action du flux d'amorçage, dont la forme de la section transversale est celle de la section transversale dudit réservoir ou de la partition dudit réservoir dans laquelle il est placé mais dont les dimensions sont légèrement inférieures, dont la face supérieure peut être plane ou convexe et peut comporter un creux correspondant à l'impact du flux d'amorçage, dont la face inférieure peut être plane ou concave et peut être munie de rebords de manière à constituer une cloche, et dont la course est arrêtée par un dispositif de butée de manière à laisser l'eau du réservoir être aspirée dans l'entrée du siphon.

22 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que le haut dudit réservoir comporte un couvercle étanche présentant une ouverture à l'aplomb du moyen d'alimentation de manière à laisser passer l'eau des flux d'amorçage et de remplissage ainsi que l'air nécessité par l'aspiration créée par le vidage du réservoir ou l'air excédentaire lors de son remplissage, dont la face inférieure est placée au niveau d'attente du réservoir situé à un niveau proche ou équivalent à celui de la paroi interne inférieure du col de siphon situé le plus bas afin, lors du flux d'amorçage, d'éviter une montée du niveau d'eau dans le réservoir et de reporter cette montée du niveau d'eau vers le col du siphon par où l'eau peut facilement s'échapper. Ce couvercle peut comporter un dispositif visant à éviter un débordement lors des variations de niveau dues au flux d'amorçage et de remplissage.

23 - Chasse d'eau selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit moyen d'alimentation peut être constitué d'une buse, ou d'un ensemble comportant une buse, dont l'orifice de sortie est équipé d'un dispositif destiné à conduire par gravité l'eau résiduelle après utilisation vers une partie où l'entartrage éventuel se concentrera préférentiellement .

24 - Chasse d'eau selon la revendication 23 caractérisée en ce que ledit moyen d'alimentation peut être constitué d'une buse, ou d'un ensemble comportant une buse, dont l'orifice de sortie présente un biais.

Description:
CHASSE D'EAU

Domaine de l'invention

Le domaine de la présente invention est celui des appareils sanitaires et en particulier des chasses d'eau sans pression (autre qu'atmosphérique) pour toilettes. Ces appareils comportent un réservoir muni d'un dispositif d'alimentation en eau gérée par un flotteur et d'un dispositif de vidage.

Les dispositifs de vidage d'un réservoir de chasse d'eau pour toilettes sont principalement de deux types.

Les premiers - les plus répandus - reposent sur l'ouverture d'un clapet placé en fond de réservoir qui est soulevé pour libérer l'eau contenue dans le réservoir. Les seconds mettent en œuvre un siphon qui peut prendre la forme d'une cloche mobile ou, plus couramment, d'un U inversé asymétrique dont l'une des branches est immergée dans le réservoir et l'autre est raccordée à l'évacuation vers la cuvette. Ces derniers systèmes à siphon présentent l'avantage, par rapport aux systèmes traditionnels à clapet, de ne jamais fuir du fait du dispositif de vidage, le col du siphon étant en hauteur et servant de trop-plein. Ils comportent généralement à l'extrémité de leur branche d'entrée immergée dans le réservoir un piston non étanche de forme variée constitué d'un volet plastique ou d'une membrane élastique qui soulève une colonne d'eau suffisante pour remplir le col du siphon qui, ainsi, s'amorce et vide l'eau du réservoir. D'autres systèmes avec siphon ont été proposés :

- un mécanisme qui pousse une colonne d'eau pour créer l'effet siphon ; - des flotteurs qui soutiennent le col du siphon qu'on peut alors abaisser pour l'amorcer.

Ils ont pour inconvénient que le bas de la branche d'entrée de l'eau peut se trouver éloignée du fond du réservoir ce qui a pour effet qu'une partie seulement de l'eau du réservoir est utilisée lors de la chasse. Le siphon se désamorce en effet dès que le niveau de l'eau dans le réservoir passe en dessous du bas de la branche d'entrée.

L'invention concerne plus précisément le domaine des chasses d'eau à siphon.

Etat de la technique

On connaît dans l'état de la technique le brevet CH172010 décrivant un réservoir à chasse d'eau, comportant une conduite d'alimentation en eau alimentant une vanne d'injection et une vanne à flotteur. Les deux vannes, à savoir une vanne d'injection et une vanne prolongée par un flotteur sont disposées dans un boîtier commun qui présente un canal relié à la même ligne d'alimentation en eau et conduisant aux deux sièges de vanne. Les deux vannes sont actionnées mécaniquement, les moyens d'actionnement étant couplés l'un à l'autre pour bloquer la vanne à flotteur au moment où les moyens sont actionnés sur la vanne d'injection.

Le siphon présente plusieurs conduits d'alimentation travaillant en parallèle, chacun d'eux étant alimenté par au moins un jet d'injecteur.

On connaît aussi le brevet BE498973 qui décrit un dispositif similaire. Il concerne un dispositif de chasse d'eau pour latrines, comprenant un réservoir surélevé, un siphon de vidange fixe dont la branche d'entrée d'eau communique avec le réservoir, le niveau de l'eau, après remplissage, se trouvant en dessous de la courbure du siphon susdit, un mécanisme de commande d'un flotteur et une soupape placée sur une conduite, d'alimentation et actionnée par un organe solidaire de ce flotteur. La conduite d'alimentation précitée débouche dans la branche d'entrée du siphon. Le flotteur est commandé par un mécanisme constitué par un levier du premier genre dont un bras est terminé par un contrepoids et dont l'autre bras est muni d'une chaînette et d'une plaquette disposée sur ledit levier.

On connaît encore le brevet FR1338521 décrivant un autre exemple de chasse d'eau comportant une cuve munie intérieurement d'un siphon fixe, en dessous du point d'amorçage duquel le niveau d'eau est normalement maintenu au moyen d'un flotteur agissant sur le robinet d'arrêt d'arrivée d'eau, l'amorçage du siphon étant obtenu par une élévation momentanée de ce niveau d'eau jusqu'à une hauteur suffisante.

Inconvénients de l'art antérieur

Tous les systèmes de chasse d'eau reposent sur des étanchéités assurées par des matériaux de synthèse plus ou moins sensibles à la chimie de l'eau des réseaux publics d'adduction d'eau, notamment le chlore et le calcaire.

Les systèmes à pression (sans réservoirs, ceux avec réservoir restant marginaux sur le marché) dits de "chasse directe", mettent en oeuvre soit une vanne manuelle actionnée par l'application de force sur un levier, soit une électrovanne. Ils ont l'avantage de concentrer l'usure ou la détérioration générées par l'usage ou le contact avec l'eau en un seul point. Si l'action manuelle demande une certaine force pas toujours disponible pour tous les utilisateurs et peut générer une usure mécanique, il est admis que ces systèmes sont généralement robustes donc employés dans les collectivités où le diamètre nécessaire à la chasse d'eau directe (minimum 20 mm) est plus facilement disponible et les pertes de pression dans le réseau interne au bâtiment occasionnées par la décharge nécessaire à la chasse d'eau moins pénalisantes que dans le domaine résidentiel.

L'électrovanne présente notamment l'avantage d'une usure maîtrisée car industriellement calibrée pour une durée de vie donnée déterminée par un nombre de cycles connu relativement précisément.

Les systèmes d'évacuation à siphon sont reconnus pour leur longévité permise par leur grande simplicité et l'impossibilité de fuite due au dispositif de vidage. Cependant, on observe dans le temps long des problèmes d'usure sur les mécanismes d'actionnement car la masse d'eau à soulever demande un effort de commande élevé, d'ailleurs pas toujours compatible avec tous les utilisateurs (enfants, personnes âgées ou handicapées) cependant que le diaphragme aussi, en fonction de sa matière, peut se détériorer du fait de la composition de l'eau. Ces dispositifs dans leurs formes actuelles sont coûteux - donc pas économiquement acceptables - à automatiser du fait du poids d'eau à soulever.

En ce qui concerne les réservoirs équipés pour leur évacuation de clapets/soupapes, plus facilement automatisables du fait d'un moindre poids à mobiliser, le système est constitué de pièces en plastique actionnées manuellement, peu compatibles avec un usage intensif, dont l'usure ou le manque de soin peuvent provoquer des désassemblages ou des ruptures, et dont l'étanchéité est assurée par des joints caoutchoucs ou silicones dont on observe la détérioration progressive par dissolution, rigidification ou gonflement conduisant à des fuites, au début non-décelables mais dont on sait que les volumes perdus peuvent être importants en raison de l'écoulement continu.

Par ailleurs, que l'évacuation des réservoirs se fasse par clapet ou par siphon, les réservoirs comportent tous en outre un dispositif de remplissage mécanique de type robinet à flotteur reposant sur l'étanchéité de caoutchoucs ou de silicones dont on observe là aussi la détérioration progressive par dissolution, rigidification, gonflement voire la rupture pour les éléments les plus fins. Le dysfonctionnement de ces robinets à flotteur occasionne un remplissage du réservoir au-delà de son trop-plein et donc une perte d'eau.

Enfin, si la réparation des dispositifs de remplissage ou de vidage peut être simple comme changer un joint, elle n'est pas nécessairement à la portée de tous les utilisateurs devant alors faire appel à un professionnel avec un délai d'intervention, sans compter que les pièces de rechange ne sont pas toujours facilement ou localement disponibles ce qui conduit, uniquement pour une simple question de joint, souvent à un changement de système, donc un gâchis en termes d'environnement.

Solution apportée par l'invention

La présente invention vise à remédier à ces inconvénients et à proposer une alternative notablement plus durable, plus fiable et moins contraignante en termes de maintenance en permettant une diminution des joints en contact avec l'eau et des pièces en mouvement susceptibles d'usure. A cet effet, l'invention concerne, selon son acception la plus générale, une chasse d'eau conforme à la revendication 1. Elle vise en outre à proposer une solution automatisable en adéquation avec la domotique et la gestion technique des bâtiments qui offrent à l'utilisateur plus de possibilités que les systèmes manuels non automatisés et non connectés.

Ces objectifs seront atteints en utilisant la pression de service du réseau d'alimentation en eau pour créer un jet propulseur en partie haute du réservoir respectant le principe du disconnecteur surverse et en proposant des dispositifs et des aménagements facilitant l'amorçage d'un siphon.

A cet effet, l'invention concerne notamment une chasse d'eau comportant au moins un réservoir associé à au moins un siphon présentant un point d'entrée dans la partie inférieure ou sur le fond dudit réservoir, et au moins un moyen d'alimentation placé au-dessus du niveau du trop-plein du réservoir de manière à constituer un disconnecteur surverse, caractérisée en ce que le niveau d'attente du réservoir est situé à un niveau proche ou équivalent à celui de la paroi interne inférieure du col de siphon situé le plus bas et caractérisée en ce que ledit siphon est formé par une structure fixe par rapport audit réservoir et en ce que ledit moyen d'alimentation est commandé soit manuellement soit par au moins une électrovanne, pilotée par une carte électronique recevant d'une part un signal d'un détecteur du niveau d'eau dans le réservoir et, d'autre part, un signal de déclenchement par l'utilisateur visant à l'amorçage du siphon. Par siphon « formé par une structure fixe par rapport audit réservoir » on entend, au sens du présent brevet, un dispositif à un ou plusieurs conduits, dont les cols sont ou non placés au même niveau, utilisant le principe du siphon pour vider le réservoir et bénéficiant ou non d'aménagements intrinsèques visant à faciliter son amorçage, à savoir : sur tout ou partie des parois internes de ce siphon et notamment au niveau de son col, des structures espacées de quelques millimètres dont le profil est de forme carrée, rectangle, arrondie, en ogive ou "en volcan", triangulaire ou trapézoïdale , perpendiculaires ou obliques par rapport au flux, voire telles structures en hélice (de type filetage) et dont la hauteur par rapport aux parois est également de quelques millimètres; c'est-à-dire toute forme propre à renforcer l'effet "de bord" lors de la montée de l'eau dans le siphon ;

- un col dont la hauteur interne de passage est égale au diamètre de sortie utile ou est une fraction de ce diamètre, ce diamètre étant déterminé par le débit nécessaire à une chasse d'eau efficace au niveau de la cuvette, de telle manière à ce que l'aire totale de la section verticale du passage intérieur du col du siphon soit de préférence égale ou légèrement supérieure ou légèrement inférieure à l'aire de la section du conduit ou de l'orifice de sortie vers la cuvette.

Ce dispositif siphonique fixe peut prendre toute forme ou tout positionnement à l'intérieur ou à l'extérieur dudit réservoir lui permettant de vider celui-ci après un amorçage unique par le moyen d'alimentation.

Par "moyen d'alimentation" on entend, au sens du présent brevet, une buse (ou une simple fin de conduit) reliée à un réseau d'adduction d'eau sous pression de service et permettant soit le remplissage du réservoir, soit l'amorçage du siphon, soit les deux fonctions. Pour assurer ces fonctions, une vanne ou une électrovanne est située en amont du conduit arrivant au réservoir. Le moyen d'alimentation peut être constitué d'une buse, ou d'un ensemble comportant une buse. L'orifice de sortie de la buse est équipé d'un dispositif destiné à conduire par gravité l'eau résiduelle après utilisation vers une partie où l'entartrage éventuel ne risque pas d'avoir de répercussion sur la forme du jet produit. La buse peut présenter un orifice de sortie en biais.

Selon des modes de mise en œuvre particuliers de l'invention, la chasse d'eau présente en outre une des caractéristiques additionnelles suivantes, prise isolément ou en toutes combinaisons techniquement compatibles :

- ledit siphon est formé par une pluralité de conduits formant une structure cylindrique, ellipsoïdale, cubique ou parallélépipédique ;

- ledit siphon est formé par une pluralité de conduits formant une structure d'un ou de plusieurs parallélépipèdes ;

- ledit siphon est formé par une pluralité de conduits de même diamètre ou de diamètres variés ;

- ledit siphon est formé par une pluralité de conduits dont les cols sont placés ou non au même niveau mais sont amorcés simultanément ;

- lorsque le siphon est formé par une pluralité de conduits distants, un collecteur commun situé en-dessous du réservoir réunit les conduits descendants du siphon en un conduit vers la cuvette ;

- la branche d'entrée dudit siphon comprend une portion qui présente une réduction de son diamètre créant une accélération supplémentaire à celle impulsée par le flux d'amorçage ;

- ledit siphon est formé par une couronne tubulaire avec un passage de col circulaire ou ellipsoïdal unique ;

- ladite couronne tubulaire présente des cloisonnements ou des structures internes permettant la solidarisation de ses différentes parois ;

- ladite carte électronique comporte un temporisateur commandant l'ouverture de ladite électrovanne pendant une durée prédéterminée produisant un flux d'amorçage par le moyen d'alimentation en réponse à un signal de déclenchement ;

- ledit détecteur de niveau est un dispositif de détection pondérale ;

- la chasse d'eau comporte une pluralité de réservoirs en ce que les sorties des siphons débouchent dans un collecteur commun de type "tuyère" équipé d'un ou de plusieurs évents ;

- l'entrée dudit siphon est ménagée dans le fond du réservoir de manière à renouveler la quasi-totalité de l'eau de celui-ci et permettre au flux d'amorçage un impact direct sur le niveau d'eau dans la branche d'entrée du siphon ;

- le fond du réservoir présente une forme en pente, concave, convexe, conique en ogive ou « en volcan » permettant par l'effet de la gravité une évacuation maximale de l'eau contenue dans ledit réservoir et donc son renouvellement et permettant en outre de guider le flux d'amorçage vers l'entrée du siphon en diminuant les pertes de charge ;

- le fond du réservoir présente une forme permettant le guidage du flux d'amorçage vers l'entrée du siphon ; — le fond du réservoir présente une forme permettant à toute l'eau du réservoir d'être aspirée par la branche d'entrée du siphon ;

— le fond du réservoir présente une forme en pente, convexe, conique, en ogive ou « en volcan » créant un canal dans lequel débouche l'entrée du siphon ;

— ledit réservoir comporte un dispositif de guidage du flux d'amorçage vers l'entrée du siphon ;

— ledit réservoir comporte un conduit de guidage du flux d'amorçage de manière à amener ce flux avec un minimum de pertes de charge vers l'entrée du siphon;

— ledit réservoir comporte un conduit de guidage du flux d'amorçage vers l'entrée du siphon, conduit dont la partie haute est immergée sous le fil de l'eau lorsque le réservoir est rempli, de manière à bénéficier d'un effet d'entraînement lorsque le flux d'amorçage est activé ;

— afin de faciliter le remplissage du col du siphon et son amorçage, ledit réservoir présente un dispositif de guidage du flux d'amorçage vers l'entrée du siphon, dont la partie haute est immergée mais proche du fil de l'eau lorsque le réservoir est rempli pour profiter d'un effet d'entraînement lorsque le flux d'amorçage est activé, en forme de tube évasé en sa partie basse qui est parallèle au fond ou suit la forme du fond du réservoir et s'interrompt à l'approche de l'entrée du siphon ;

— afin de faciliter le remplissage du col du siphon et son amorçage, ledit réservoir présente un dispositif de guidage du flux d'amorçage vers les entrées du siphon constitué d'une pluralité de conduits, dont la partie haute est immergée mais proche du fil de l'eau lorsque le réservoir est rempli pour profiter d'un effet d'entraînement, en forme de conduit vertical se séparant en autant de conduits parallèles au fond ou suivant la forme du fond du réservoir ceux-ci s'interrompant à l'approche des entrées du siphon ;

— ledit réservoir comporte un conduit de guidage du flux d'amorçage dont une portion présente une réduction de son diamètre créant une accélération supplémentaire à celle impulsée par le flux d'amorçage ;

— ledit dispositif ou le conduit de guidage est solidarisé au réservoir par des cloisonnements ou des structures de maintien ;

— ledit réservoir comporte une partition isolant le flux d'amorçage du reste de l'eau du réservoir tout en permettant à cette eau d'être vidée par le siphon grâce à un passage ménagé pour l'eau à proximité de l'entrée du siphon ;

— ledit réservoir comporte, lorsque l'amorçage et le remplissage du réservoir sont assurés par la même buse, un volet avec flotteur permettant, lorsque ce volet est en position relevée du fait de l'action de son flotteur, de laisser passer le flux d'amorçage vers l'entrée du siphon mais, une fois le réservoir vide et le volet libéré de l'action de son flotteur et retombé, de diriger le flux de remplissage ailleurs que vers l'entrée du siphon ;

— ledit réservoir accueille un flotteur ne faisant pas étanchéité avec les bords dudit réservoir ou les bords de la partition dudit réservoir dans laquelle il est placé, destiné à faciliter l'amorçage du siphon en plongeant sous l'action du jet d'amorçage agissant ainsi à la manière d'un piston dont la course est arrêtée par un dispositif de butée de manière à laisser l'eau du réservoir être aspirée dans l'entrée du siphon ; - ledit flotteur est équipé d'un dispositif de lestage visant à maintenir son assiette ;

- ledit flotteur est équipé d'un dispositif de lestage visant à le maintenir en position d'attente sous le fil de l'eau ;

- ledit flotteur présente une face supérieure plane ;

- ledit flotteur présente une face supérieure totalement ou partiellement convexe ;

- ledit flotteur présente un creux ou un plat sur sa face supérieure de manière à recevoir le flux d'amorçage ;

- ledit flotteur présente une face inférieure avec un rebord formant une cloche et permettant, lors de sa plongée sous l'action du flux d'amorçage, de limiter la remontée de l'eau vers la surface du réservoir ;

- le haut dudit réservoir comporte un couvercle étanche présentant une ouverture à l'aplomb du moyen d'alimentation de manière à laisser passer l'eau des flux d'amorçage et de remplissage ainsi que l'air nécessité par l'aspiration créée par le vidage du réservoir ou l'air excédentaire lors de son remplissage, dont la face inférieure est placée au niveau d'attente du réservoir situé à un niveau proche ou équivalent à celui de la base du col de siphon situé le plus bas afin, lors du flux d'amorçage, d'éviter une montée du niveau d'eau dans le réservoir et de reporter cette montée du niveau d'eau vers le col du siphon par où l'eau peut facilement s'échapper. Ce couvercle peut comporter un dispositif visant à éviter un débordement lors des variations de niveau dues au flux d'amorçage et de remplissage. Description détaillée d'exemples non limitatifs de réalisation

L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit, se référant aux dessins annexés relatifs à des exemples non limitatifs de réalisation, où :

- la figure 1 représente une vue en coupe longitudinale d'une chasse d'eau selon la présente invention comportant un siphon constitué de multiples conduits séparés ;

- la figure 2 représente une vue en coupe transversale de la chasse d'eau représentée figure 1 ;

- la figure 3 représente une vue en coupe longitudinale d'une chasse d'eau selon la présente invention comportant un siphon externe constitué de multiples conduits regroupés ;

- la figure 4 représente une vue en coupe longitudinale d'une chasse d'eau selon la présente invention comportant deux siphons internes constitués d'un seul conduit chacun.

Description de la chasse d'eau illustrée par les figures 1 et

2

La chasse d'eau comprend un réservoir (100), de forme cylindrique dans l'exemple décrit, en matière plastique, par exemple en polycarbonate. Le fond du réservoir présente au centre un cône (105) définissant un canal périphérique (120). La partie conique peut être remplie avec un isolant phonique et/ou thermique.

La paroi tubulaire (110) définit un volume de réserve d'eau alimentée par une électrovanne (200). Dans l'exemple décrit, le réservoir est fermé par un couvercle (140). Ladite électrovanne (200) comporte, de manière connue, un clapet (210) fermé au repos par l'effet d'un ressort mais déplacé par un noyau magnétique (220) lorsqu'un stator bobiné (225) est alimenté par un courant électrique.

La chasse d'eau présente un point d'entrée dans la partie inférieure ou sur le fond dudit réservoir, et au moins un moyen d'alimentation placé au-dessus du niveau du trop- plein du réservoir de manière à constituer un disconnecteur surverse.

Le réservoir (100) est par ailleurs entouré par un siphon périphérique (300) formé d'une pluralité de conduits intérieurs (310 à 333) débouchant à la partie supérieure (336, 337), les cols de tous les conduits étant placés à la même hauteur pour un amorçage simultané avec des conduits extérieurs (340 à 363). Les conduits intérieurs (310 à 333) présentent des ouvertures frontales (334, 335) débouchant dans le canal (120). Les conduits extérieurs (340 à 363) débouchent à leur parties inférieures (364, 365) dans un collecteur (370) alimentant le conduit d'évacuation (380).

Un capteur pondéral, par exemple une sonde piézo électrique (400), fournit un signal électrique fonction du poids du réservoir. Il permet d'estimer le volume d'eau contenu dans le réservoir et fournit un signal à une carte électronique commandant l'électrovanne (200). Bien sûr, toute autre forme de capteur, par exemple optique ou électrique, ou électromécanique avec un flotteur, est envisageable. Description de la chasse d'eau illustrée par la figure 3

La chasse d'eau comprend un réservoir (100) équipé d'un siphon externe (301) constitué d'une pluralité de conduits regroupés dont les entrées (375, 376 et 377) sont placées sur le fond du réservoir, d'un couvercle (140) présentant un orifice surmonté d'une électrovanne (200), d'un dispositif de guidage (500) du flux d'amorçage présentant une réduction de son diamètre et d'un détecteur de niveau (400).

Le dispositif de guidage (500) présente en sa partie inférieure un volet avec flotteur (510) monté sur un pivot (511) de manière à ce que, lorsque le réservoir est plein, le volet soit en position relevée et laisse passer le flux lors du déclenchement de la chasse d'eau par l'effet d'un contacteur et, lorsque le réservoir s'est vidé, le volet se trouve en position basse (512, en pointillé sur la figure) suffisamment inclinée pour diriger le flux de remplissage vers l'intérieur du réservoir et non vers les entrées des conduits du siphon (375, 376, 377).

La configuration du siphon avec ses multiples conduits d'une section appropriée et leurs entrées (375, 376,

377) situées sur le fond du réservoir qui présente une forme d'entonnoir vise à permettre un vidage maximal du réservoir sans reflux de l'eau des parties montantes des conduits du siphon. Cette configuration assure un renouvellement de l'eau du réservoir y limitant ainsi le développement des micro organismes. Description de la chasse d'eau illustrée par la figure 4

La chasse d'eau comprend un réservoir (100) équipé de deux siphons (302, 303) constitués chacun d'un seul conduit dont les entrées de section ronde (390, 393) sont placées à des niveaux différents déterminés par le volume d'eau à mettre en oeuvre. Un évent (600) permet un apport d'air au niveau des débouchés (392, 395) des siphons se rejoignant avant le conduit d'évacuation vers la cuvette (380) et évite ainsi l'amorçage inopiné du siphon non mis en oeuvre. Un détecteur de niveau à flotteur (405) permet la gestion du remplissage du réservoir.

Dans cet exemple de réalisation, le remplissage est assuré par une électrovanne (200) par l'intermédiaire de la buse (130) et via un conduit (510) de guidage du flux de remplissage pour en limiter le bruit sur la paroi et le fond. L'électrovanne (201) (mise en action par la sélection appropriée d'un contacteur) assure l'amorçage du siphon (301) par l'intermédiaire de la buse (131) via un conduit de guidage (501) amenant le flux d'amorçage à l'entrée (390) du siphon afin de provoquer, par effet d'entraînement, une montée d'eau subite jusqu'au niveau haut (339) du col du siphon (391) présentant une section aplatie par rapport à la section ronde de l'entrée (390) mais une aire équivalente.

Pour mettre en oeuvre un volume d'eau moins important, l'électrovanne (202) (mise en action par la sélection appropriée d'un contacteur) assure l'amorçage du siphon (302) par l'intermédiaire de la buse (132) via un conduit de guidage (502) amenant le flux d'amorçage à l'entrée (393) du siphon afin de provoquer, par effet d'entraînement, une montée d'eau subite jusqu'au niveau haut (339) du col du siphon (394). Fonctionnement de la chasse d'eau.

Lorsque le réservoir (100) est vide, le détecteur de niveau (400 sur figures 1 et 3, 405 sur figure 4) détecte un niveau bas ou un poids faible, et commande l'activation de l'électrovanne (200), fermée au repos. L'arrivée d'eau assure le remplissage du réservoir (100). Lorsque le niveau atteint un niveau (338) très voisin du bas du col du siphon (336, 337 sur figures 1 et 3, 390, 394 sur figure 4), le détecteur de niveau (400 sur figures 1 et 3, 405 sur figure 4) commande l'arrêt de l'alimentation par l'électrovanne (200). En cas de perte de liquide, par exemple par évaporation, le détecteur (400) commande l'ouverture de l'électrovanne (200) pour assurer la remise à niveau. Lors de l'activation par un bouton de commande (contacteur électrique de type « bouton- poussoir », par exemple) un module de temporisation commande l'ouverture de l'électrovanne (200 sur figures 1 et 3, 201 ou

202 sur figure 4) pendant un temps prédéterminé de quelques dixièmes de seconde calculé pour assurer le remplissage du col du ou des conduits du siphon mis en oeuvre jusqu'à un niveau (339) permettant son amorçage.

Variantes de réalisation

La chasse d'eau est représentée dans les exemples figures 1 et 3 avec un seul réservoir équipé d'un seul siphon. Elle peut aussi, dans l'esprit de la figure 4, être constituée d'un seul réservoir équipé de plusieurs siphons dont les branches d'entrée ont leur bouches à des niveaux différents pour permettre des volumes divers. Elle peut, par ailleurs, être constituée de plusieurs réservoirs équipés chacun de leur siphon, avec un collecteur commun, les réservoirs présentant la même contenance ou des contenances différentes pour permettre l'activation et la mise en œuvre d'un volume adapté. Dans ce cas, le contacteur peut présenter plusieurs positions pour sélectionner le volume utile en mettant en jeu le nombre de réservoirs correspondant.

La structure du siphon peut prendre différentes formes, et éventuellement être incluse à l'intérieur du réservoir, présentant dans ce cas un fond traversé par la ou les extrémités inférieures du siphon.

La géométrie du réservoir est présentée dans l'exemple susvisé sous une forme cylindrique. Elle peut prendre d'autres formes, par exemple à section rectangulaire, avec une forme évasée, ou encore prismatique.

Les conduits externes ou d'écoulement descendant du siphon arrivant au collecteur peuvent être obliques sur tout ou partie de leur hauteur pour générer un vortex et réduire les bruits d'écoulement.

La plus petite dimension de la section transversale des conduits constitutifs du siphon est typiquement supérieure ou égale à 8 millimètres, voire inférieure à 8 millimètres avec, dans le temps long, un risque de colmatage par entartrage ou par embouage lorsque le passage est trop réduit. Il est à noter qu'un avantage supplémentaire à l'utilisation de conduits de faible section est qu'il n'y a pas, dans ce cas, de reflux de l'eau aspirée lorsque le siphon se désamorce, permettant ainsi un renouvellement total de l'eau du réservoir.

La plus grande dimension de la section transversale du conduit constitutif du siphon peut correspondre au diamètre du conduit d'évacuation vers la cuvette, à condition que le col du siphon présente une hauteur interne en adéquation avec la force du flux d'amorçage et ses aménagements de facilitation éventuels.

La présence d'un couvercle étanche sur le réservoir aide à éviter, lors de l'action du flux d'amorçage, une montée du niveau d'eau dans le réservoir en général, la montée du niveau d'eau devant se produire dans la branche d'entrée pour submerger le col du siphon et déclencher le vidage du réservoir. Le couvercle n'est pas nécessaire dans le cas où un dispositif de guidage du flux d'amorçage est suffisamment efficace pour éviter une montée du niveau général de l'eau dans le réservoir.

Le détecteur de niveau peut être constitué par un contacteur placé sous le réservoir, avec un ressort taré pour compenser le poids du réservoir rempli à un niveau inférieur au niveau d'attente (338), ou un flotteur aimanté, ou un capteur piézoélectrique, ou un pressostat, ou un flotteur couplé à un interrupteur, ou encore tout type de sonde propre à détecter le niveau ou le volume ou le poids d'eau.

En cas de pluralité de réservoirs, un ou des évents doivent être prévus aux entrées ou en un point du collecteur commun sous les réservoirs pour éviter, par effet d'aspiration, un amorçage inopiné des réservoirs non activés.

En cas de pluralité de siphons dans un réservoir, un ou des évents doivent être prévus sous le réservoir au niveau où les branches descendantes des siphons se rejoignent dans le conduit d'évacuation vers la cuvette pour éviter, par effet d'aspiration, un amorçage inopiné des siphons non activés. L'alimentation électrique peut être assurée par un circuit de courant faible, une batterie, une pile, ou un récupérateur d'énergie tel qu'une dynamo entraînée par le débit d'eau, associé à une supercapacité ou une batterie de réserve.

Le déclenchement peut être assuré par un interrupteur filaire ou radio, ou un interrupteur tactile, capacitif ou encore un détecteur de présence.

La carte électronique reçoit les signaux de déclenchement de l'utilisateur et les signaux de remplissage. Elle pilote les électrovannes correspondant aux buses d'amorçage ou de remplissage et gère une éventuelle défaillance d'électrovanne. Elle peut commander l'émission d'un message numérique (par exemple, allumage de diode visible de l'utilisateur) en cas de batterie faible ou en cas de défaillance d'électrovanne.