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Patent Searching and Data


Title:
INSERT FOR JOINING TWO COMPONENTS AND JOINING METHOD USING SAID INSERT
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2022/148927
Kind Code:
A1
Abstract:
The insert (1) comprises a head portion (4) comprising a docking portion (7) for receiving a welding electrode, a peripheral edge (6) which is intended to bear against the receiving portion, and a body portion (5) which is intended to extend through the first component (2), the body portion (5) having a distal end (50) intended to be welded to the second component (3). The docking portion (7) is connected to the peripheral edge (6) by linking means configured to allow the docking portion (7) and the body portion (5) to translate relative to the peripheral edge (6) under the effect of a distal pressure applied to the docking portion (7) during an operation of joining the first and second components (2, 3).

Inventors:
GROJEAN ALEX (FR)
Application Number:
PCT/FR2022/050018
Publication Date:
July 14, 2022
Filing Date:
January 04, 2022
Export Citation:
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Assignee:
GAMING ENG (FR)
International Classes:
B23K11/00; B21J15/02; B23K11/11; B23K11/20; B23K103/18
Domestic Patent References:
WO2018202999A12018-11-08
WO2018202999A12018-11-08
Foreign References:
EP3248709A12017-11-29
US20200147671A12020-05-14
Attorney, Agent or Firm:
CABINET GERMAIN ET MAUREAU (FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Insert (1) destiné à l’assemblage par soudage électrique par résistance d’une première pièce (2) et d’une deuxième pièce (3), l’insert (1) comprenant : une partie de tête (4) comprenant une portion d’accostage (7), destinée à recevoir une électrode de soudage, un rebord périphérique (6), destiné à venir en appui contre la première pièce (2), une partie de corps (5) destinée à s’étendre à travers la première pièce (2), la partie de corps (5) ayant une extrémité distale (50) destinée à être soudée à la deuxième pièce (3), caractérisé en ce que la portion d’accostage (7) est reliée au rebord périphérique (6) par des moyens de liaison configurés pour autoriser la translation de la portion d’accostage (7) et de la partie de corps (5) par rapport au rebord périphérique (6) sous l’effet d’une pression distale exercée sur la portion d’accostage (7) lors de l’opération d’assemblage des première et deuxième pièces (2, 3).

2. Insert (1) selon la revendication précédente, dans lequel les moyens de liaison comprennent un élément de liaison (8) formant une zone de moindre épaisseur entre la portion d’accostage (7) et le rebord périphérique (6).

3. Insert (1) selon la revendication précédente, dans lequel l’élément de liaison (8) est un élément de liaison (8) frangible.

4. Insert (1) selon la revendication 1 ou 2, dans lequel les moyens de liaison délimitent une ouverture (80), et la portion d’accostage (7) est emmanchée en force à travers cette ouverture (80).

5. Insert (1) selon la revendication 1 ou 2, dans lequel les moyens de liaison délimitent une ouverture (80), et l’insert (1 ) comprend des butées (13, 14) pour bloquer ou limiter la translation de la portion d’accostage (7) à travers cette ouverture (80).

6. Insert (1) selon l’une des revendications précédentes, dans lequel l’insert (1) comprend un organe de butée (9) axiale configuré pour bloquer le rebord périphérique (6) contre la première pièce (2) à l’issue de l’assemblage. 7. Insert (1) selon la revendication précédente, dans lequel l’insert (1) comprend une cavité proximale (10) destinée à recevoir l’organe de butée (9) axiale à l’issue de l’assemblage.

8. Insert (1) selon l’une des revendications précédentes, dans lequel le rebord périphérique (6) comprend une protubérance (62), et une extrémité distale de la partie de corps

(5) est configurée pour être agencée en retrait ou au niveau de cette protubérance (62) dans un état initial précédant l’assemblage.

9. Insert (1) selon la revendication précédente, dans lequel la protubérance (62) comprend un bord distal (63) tranchant.

10. Procédé d’assemblage d’une première pièce (2) sur une deuxième pièce (3) au moyen d’un insert (1) selon l’une des revendications précédentes, le procédé d’assemblage comprenant : une étape de mise en appui de l’insert (1) contre la première pièce (2), par l’intermédiaire du rebord périphérique (6) ; une étape de positionnement de la partie de corps contre la deuxième pièce, par déplacement de la portion d’accostage (7) relativement au rebord périphérique (6) pour entraîner cette partie de corps (5) en direction de la deuxième pièce (3) ; une étape de soudage de l’extrémité distale de la partie de corps (5) à la deuxième pièce (3).

Description:
DESCRIPTION

TITRE : Insert destiné à l’assemblage de deux pièces et procédé d’assemblage utilisant cet insert.

La présente invention concerne un insert destiné à l’assemblage d’une pièce dans un premier matériau et d’une autre pièce dans un deuxième matériau par soudage électrique par résistance, et un procédé d’assemblage utilisant cet insert. II est connu de réaliser des assemblages de plusieurs pièces par une technique de soudage par points.

Le soudage par points, ou soudage électrique par résistance, est une solution d’assemblage qui présente l’avantage d’être économique et performante sur le plan mécanique, mais qui reste cependant limitée à l’assemblage de deux éléments en matériau de même nature, par exemple deux tôles en acier.

Aujourd’hui, dans le domaine des transports terrestres ou aériens, il est de plus en plus courant de vouloir réaliser des assemblages de pièces dans des matériaux différents tels que l’acier, l’aluminium, le magnésium, des matériaux composites.

Ces assemblages multi-matériaux répondent aux problématiques d’allègement des véhicules, de réduction de la consommation d’énergie, d’amélioration du comportement dynamique, de renforcement structurel pour satisfaire aux exigences en matière de sécurité, ou encore de réduction du nombre de composants impliqués dans la fabrication d’un véhicule.

Pour réaliser ces assemblages multi-matériaux, il est connu d’utiliser des inserts à souder comme celui décrit dans le document de brevet WO 2018/202999. Le document de brevet WO 2018/202999 décrit un insert à souder ayant des moyens de découplage thermique. Les moyens de découplage thermique permettent de protéger la première pièce de la chaleur dégagée lors de l’opération de soudage. Il devient ainsi possible d’utiliser une première pièce dans un matériau plastique ou composite.

Il est parfois nécessaire de mettre en tension la première pièce avant l’opération de soudage, par exemple pour réaliser un pré-plaquage de cette première pièce ou pour en réaliser une découpe afin d’y implanter l’insert.

Aussi, l’invention vise à proposer un insert permettant de mettre en tension la pièce destinée à recevoir cet insert afin de réaliser l’assemblage. A cet effet, l’invention a pour objet un insert destiné à l’assemblage par soudage électrique par résistance d’une première pièce et d’une deuxième pièce, l’insert comprenant : une partie de tête comprenant une portion d’accostage, destinée à recevoir une électrode de soudage, un rebord périphérique, destiné à venir en appui contre la première pièce, une partie de corps destinée à s’étendre à travers la première pièce, la partie de corps ayant une extrémité distale destinée à être soudée à la deuxième pièce, caractérisé en ce que la portion d’accostage est reliée au rebord périphérique par des moyens de liaison configurés pour autoriser la translation de la portion d’accostage et de la partie de corps par rapport au rebord périphérique sous l’effet d’une pression distale exercée sur la portion d’accostage lors de l’opération d’assemblage des première et deuxième pièces.

Ainsi, en libérant la portion d’accostage, les moyens de laision permettent à la partie de corps de se déplacer jusqu’à la deuxième pièce afin d’initier l’opération de soudage. L’insert selon l’invention permet que le rebord périphérique appuie contre la première pièce avant que la partie de corps appuie contre la deuxième pièce. Ce contact via le rebord périphérique permet de mettre efficacement la première pièce en tension.

Dans la présente demande, par extrémité ou partie distale d’un composant ou d’un dispositif on entend la partie la plus éloignée d’une électrode de soudage appliquée sur l’insert. De la même manière, par direction distale on entend la direction de soudage, de l’insert vers la deuxième pièce à souder, et par direction proximale on entend la direction opposée, c’est-à-dire en direction de l’électrode de soudage appliquée contre une face d’accostage de l’insert.

Selon un mode de réalisation, les moyens de liaison comprennent un élément de liaison formant une zone de moindre épaisseur entre la portion d’accostage et le rebord périphérique.

Selon un mode de réalisation, l’élément de liaison est un élément de liaison frangible.

De préférence, l’insert est monobloc.

Selon un mode de réalisation, les moyens de liaison délimitent une ouverture, et la portion d’accostage est emmanchée en force à travers cette ouverture.

Cela permet d’isoler thermiquement la portion périphérique de la portion d’accostage pour protéger davantage encore la pièce de réception de la chaleur dégagée lors du soudage.

La portion d’accostage peut être une pièce distincte du rebord périphérique.

Selon un mode de réalisation, les moyens de liaison délimitent une ouverture, et l’insert comprend des butées pour bloquer ou limiter la translation de la portion d’accostage à travers cette ouverture.

L’insert comprend avantageusement des moyens de découplage thermique interposés entre la portion périphérique et la portion d’accostage. La portion d’accostage peut avantageusement comprendre un matériau électriquement conducteur tandis que le rebord périphérique comprend un matériau diélectrique.

Avantageusement, la portion d’accostage et la partie de corps s’étendent orthogonalement au rebord périphérique

Selon un mode de réalisation, l’insert comprend un organe de butée axiale configuré pour bloquer le rebord périphérique contre la première pièce à l’issue de l’assemblage.

Cette caractéristique permet d’accroître la robustesse de l’assemblage en empêchant la désolidarisation de la portion d’accostage et de la portion périphérique en traction axiale.

Selon un mode de réalisation, l’insert comprend une cavité proximale destinée à recevoir l’organe de butée axiale à l’issue de l’assemblage.

Selon un mode de réalisation, le rebord périphérique comprend une protubérance, et une extrémité distale de la partie de corps est configurée pour être agencée en retrait ou au niveau de cette protubérance dans un état initial précédant l’assemblage.

Selon un mode de réalisation, la protubérance comprend un bord distal tranchant. Selon un autre aspect, l’invention a aussi pour objet un procédé d’assemblage d’une première pièce sur une deuxième pièce au moyen d’un insert ayant tout ou partie des caractéristiques précitées, le procédé d’assemblage comprenant : une étape de mise en appui de l’insert contre la première pièce, par l’intermédiaire du rebord périphérique ; une étape de positionnement de la partie de corps contre la deuxième pièce, par déplacement de la portion d’accostage relativement au rebord périphérique pour entraîner cette partie de corps en direction de la deuxième pièce ; une étape de soudage de l’extrémité distale de la partie de corps à la deuxième pièce.

La mise en appui peut comprendre une étape de découpe de la première pièce au moment de la mise en appui du rebord périphérique contre cette première pièce.

L’étape de positionnement peut comprendre la désolidarisation préalable de la portion d’accostage et du rebord périphérique, et notamment la rupture préalable de l’élément de liaison frangible.

Le déplacement de la portion d’accostage relativement au rebord périphérique, et le cas échéant leur désolidarisation préalable, peuvent être réalisées par application d’un effort distal sur la portion d’accostage , de préférence par l’intermédiaire d’une électrode de soudage.

De préférence, le procédé comprend une étape finale d’immobilisation du rebord périphérique contre la première pièce par l’intermédiaire d’un organe de butée axiale. Cette étape peut comprendre la formation dudit organe de butée axiale à l’issue de l’opération de soudage. D’autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront clairement de la description détaillée ci-après d’un mode de réalisation, donné à titre d’exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés dans lesquels : [Fig. 1] est une vue en coupe d’un insert selon un mode de réalisation de l’invention, dans un état initial précédant une opération de soudage,

[Fig. 2] est une vue en coupe d’un insert selon un mode de réalisation de l’invention, dans un état initial précédant une opération de soudage,

[Fig. 3] est une vue en coupe d’un insert selon un mode de réalisation de l’invention, dans un état initial précédant une opération de soudage,

[Fig. 4] est une vue en coupe d’un insert selon un mode de réalisation de l’invention, dans un état initial précédant une opération de soudage,

[Fig. 5] est une vue en coupe d’un insert selon un mode de réalisation de l’invention, dans un état initial précédant une opération de soudage, [Fig. 6] est une vue en coupe d’un insert selon un mode de réalisation de l’invention, dans un état final à l’issue d’une opération de soudage.

En référence aux figures 1 et 6, l’invention concerne un insert 1 destiné à l’assemblage d’une première pièce 2 et d’une deuxième pièce 3, par soudage électrique par résistance. Les pièces supérieure et inférieure peuvent se présenter sous la forme de deux tôles agencées l’une contre l’autre comme illustré sur les figures. La première pièce 2 comprend un premier matériau et la deuxième pièce 3 comprend un deuxième matériau électriquement conducteur et pouvant être distinct du premier matériau. Le premier matériau peut être un matériau plastique ou composite. Le deuxième matériau peut être en métal, par exemple en acier.

L’insert 1 comprend une partie de tête 4 ayant une portion d’accostage 7 destinée à recevoir une électrode de soudage et un rebord périphérique 6 destiné à maintenir plaquée la première pièce 2 contre la deuxième pièce 3, des moyens de liaison reliant la portion d’accostage 7 et le rebord périphérique 6, une partie de corps 5 central destinée à être soudée à la deuxième pièce 3, et le cas échéant des moyens de découplage thermique configurés pour empêcher une transmission de chaleur entre la partie de corps 5 et la première pièce 2 au moment du soudage.

La partie de corps 5 s’étend le long d’un axe longitudinal A, en sous-face de la partie de tête 4. Cette partie de corps 5 est destinée à s’étendre à travers un logement 20 de la première pièce 2 afin que son extrémité distale 50 puisse être soudée à la deuxième pièce 3. La partie de tête 4 comprend un rebord périphérique 6 destiné à venir en appui contre la première pièce 2. Le rebord périphérique 6 peut se présenter sous la forme d’un disque ou d’un anneau. Il comprend une surface distale d’appui 60 configurée pour venir appuyer contre une face proximale de la première pièce 2. La surface distale d’appui 60 peut s’étendre autour des moyens de découplage thermique et peut fournir un appui à 360°. Avantageusement, la distance axiale entre cette surface distale d’appui 60 et l’extrémité de soudage de la partie de corps 5 est inférieure à la distance séparant les faces distales 21 , 31 des première et deuxième pièces 2, 3 avant assemblage.

La partie de tête 4 comprend également une portion d’accostage 7 formant avantageusement une saillie proximale par rapport aux moyens de liaison. La portion d’accostage 7 peut s’étendre au centre de l’insert 1 et plus particulièrement au centre du rebord périphérique 6, par exemple orthogonalement à celui-ci. Elle présente une extrémité proximale 70 délimitant une face d’accostage 71 destinée à recevoir une électrode de soudage. La face d’accostage 71 peut être la surface la plus proximale de l’insert 1. La portion d’accostage 7 s’étend le long de l’axe A longitudinal central, orthogonalement au rebord périphérique 6, et fait avantageusement également saillie par rapport à la face proximale 61 du rebord périphérique 6. La portion d’accostage 7 est avantageusement solidaire de la partie de corps 5 et peut être réalisée avec celle-ci d’un seul tenant. Par ailleurs, la portion d’accostage 7 et la partie de corps

5 sont préférentiellement coaxiales. Elles peuvent avoir un diamètre similaire.

La partie de tête 4 comprend des moyens de liaison reliant le rebord périphérique

6 et la portion d’accostage 7. Ces moyens de liaison sont configurés pour autoriser une translation selon l’axe A longitudinal de la portion d’accostage 7 relativement au rebord périphérique 6 quand l’insert 1 est utilisé pour l’assemblage des pièces supérieure et inférieure. Les moyens de liaison peuvent être également configurés pour maintenir la portion d’accostage

7 et le rebord périphérique 6 assemblés l’un à l’autre avant l’utilisation de l’insert 1.

Selon les modes de réalisation illustrés sur les figures 1 à 4, ces moyens de liaison sont configurés pour maintenir la portion d’accostage 7 fixe par rapport au rebord périphérique 6 avant l’assemblage des pièces supérieure et inférieure, et pour libérer la portion d’accostage 7 afin de permettre sa translation par rapport au rebord périphérique 6 au moment de l’assemblage, dès lors qu’une pression dépassant une valeur seuil prédéterminée est exercée sur la face d’accostage 71. Les moyens de liaison sont agencés entre la portion d’accostage 7 centrale et le rebord périphérique 6, de sorte que la portion d’accostage 7 est en porte-à-faux quand l’insert 1 est posé contre la première pièce 2, ce qui facilite la désolidarisation de la portion 7 d’accostage et du rebord périphérique 6 quand l’insert 1 est utilisé pour l’assemblage des première et deuxième pièces 2, 3..

Selon le mode de réalisation illustré sur la Figure 5, les moyens de liaison sont configurés pour autoriser un libre déplacement de la portion d’accostage 7 par rapport au rebord périphérique 6 selon l’axe A avant l’utilisation de l’insert 1 pour l’assemblage des pièces supérieure et inférieure. Dans ce cas, l’insert 1 peut présenter des butées pour limiter ce déplacement et ainsi maintenir assemblées la portion d’accostage 7 et du rebord périphérique 6. Les butées peuvent être agencées de part et d’autre des moyens de liaison ; elles comprennent par exemple une butée proximale 13 qui peut correspondre à l’organe de butée 9 décrit ci-après, et une butée distale 14 qui peut se présenter sous la forme d’un évasement distal, notamment au niveau de l’extrémité distale 50 de la partie de corps 5.

Comme illustré sur les figures 1 à 5, les moyens de liaison comprennent un élément de liaison 8 reliant la portion d’accostage 7 au rebord périphérique 6. Cet élément de liaison 8 peut être une zone de moindre épaisseur relativement au rebord périphérique 6. L’élément 8 de liaison peut se présenter avantageusement sous la forme d’un anneau faisant la jonction entre le rebord périphérique 6 et la portion d’accostage 7. Cet anneau peut être orthogonal à l’axe A. L’anneau peut présenter une épaisseur décroissante depuis le rebord périphérique 6 en direction de la portion d’accostage 7.

Selon le mode de réalisation des figures 1 et 2, l’insert 1 est monobloc et les moyens de liaison comprennent un élément de liaison 8 frangible. Cet élément de liaison 8 frangible est destiné à rompre sous l’effet d’une pression distale exercée sur la face d’accostage 71 , libérant ainsi la portion d’accostage 7 et la partie de corps 5. Ce mode de réalisation permet de prévoir un insert 1 réalisé dans un seul et même matériau, par exemple de l’acier.

Selon un autre mode de réalisation illustré sur les figures 3 et 4, la portion d’accostage 7 et le rebord périphérique 6 sont deux pièces distinctes et les moyens de liaison, en particulier l’élément de liaison 8, délimitent une ouverture 80 centrale d’un diamètre inférieur à celui de la portion d’accostage 7. Ainsi, la portion d’accostage 7 est emmanchée en force dans l’élément de liaison 8. La partie de corps 5, le rebord périphérique 6 et la portion d’accostage 7 peuvent être en acier. Alternativement, il est possible de prévoir une portion d’accostage 7 et une partie de corps 5 dans un premier matériau électriquement conducteur, typiquement métallique comme un acier, tandis que le rebord périphérique 6 est dans un deuxième matériau diélectrique, par exemple du du polyétheréthercétone (PEEK), ce qui permet de limiter l’échauffement du rebord périphérique 6 lors du soudage et par conséquent la chaleur transmise à la première pièce 2.

Selon le mode de réalisation de la figure 5, la portion d’accostage 7 et le rebord périphérique 6 sont deux pièces distinctes et les moyens de liaison, en particulier l’élément de liaison 8, délimitent une ouverture 80 centrale configurée pour permettre une libre translation de la portion d’accostage 7 relativement au rebord périphérique. Cette translation est toutefois limitée par les butées 13, 14. L’ouverture 80 a par exemple ici un diamètre égal ou supérieur à celui de la portion d’accostage 7. La partie de corps 5, le rebord périphérique 6 et la portion d’accostage 7 peuvent être en acier. Alternativement, il est aussi possible de prévoir une portion d’accostage 7 et une partie de corps 5 dans un premier matériau électriquement conducteur, typiquement métallique comme un acier, tandis que le rebord périphérique 6 est dans un deuxième matériau diélectrique, par exemple du du polyétheréthercétone (PEEK), ce qui permet de limiter réchauffement du rebord périphérique 6 lors du soudage et par conséquent la chaleur transmise à la première pièce 2.

Quand l’insert 1 est utilisé pour l’assemblage des première et deuxième pièces 2, 3, et le cas échéant après rupture de l’élément de liaison 8 ou libération de la portion d’accostage 7, les moyens de liaison peuvent être configurés pour délimiter un tube 81 servant au guidage de la portion d’accostage 7 en translation le long de l’axe A.

Le fait de bénéficier d’une portion d’accostage 7 et d’une partie de corps 5 qui peuvent se déplacer par rapport au rebord périphérique 6 au moment de l’assemblage permet au rebord périphérique 6 de venir en appui contre la première pièce 2 avant que débute l’opération de soudage.

Comme on peut le voir sur la figure 2, 4 ou 5, l’insert 1 peut inclure un organe de butée 9, par exemple sous la forme d’une nervure radiale. L’organe de butée 9 peut être ménagé sur la portion d’accostage 7, par exemple à son extrémité proximale 70. Cet organe de butée 9 est destiné à venir en appui contre le rebord périphérique 6, et le cas échéant contre les moyens de liaison, pour bloquer la translation de la portion d’accostage 7 à l’issue du soudage. Ainsi, comme visible sur la figure 6, dans un état assemblé, le rebord périphérique 6 de la partie de tête 4 est pris en étau entre l’organe de butée 9 et la première pièce 2. Si l’insert 1 est initialement dépourvu d’organe de butée 9, celui-ci peut être formé au cours de l’assemblage, comme cela est décrit plus en détails ci-après.

Les moyens de liaison peuvent s’étendre en retrait de la face proximale 61 du rebord périphérique 6. L’insert 1 présente ainsi un décaissement ou cavité proximale 10. La cavité proximale 10 de l’insert 1 peut être conformée pour recevoir l’organe de butée 9. De préférence, à l’issue de l’assemblage, l’organe de butée 9 et la portion d’accostage 7 sont contenus dans ce décaissement et ne font plus saillie par rapport au rebord périphérique 6, comme cela est visible sur la figure 6.

L’insert 1 comprend préférentiellement des moyens de découplage thermique configurés pour limiter l’échauffement de la première pièce 2 au moment de l’opération de soudage. Les moyens de découplage thermique peuvent être agencés autour de la partie de corps 5. Ils présentent par exemple une zone annulaire 11 s’étendant tout autour de la partie de corps 5. Cette zone annulaire 11 comprend un matériau isolant, par exemple de l’air. Par exemple, la zone annulaire 11 peut être une cavité formée autour de la partie de corps 5. Ici, la cavité est délimitée par la protubérance 62, la partie de corps 5 et le rebord périphérique 6 ou le cas échéant les moyens de liaison temporaire. On notera que ces moyens de découplage thermique peuvent comprendre tout ou partie des caractéristiques décrites dans le document de brevet WO 2018/202999.

Alternativement ou de façon complémentaire, dans le cas de l’insert 1 illustré aux figures 3 à 5, les moyens de découplage thermique peuvent être agencés entre la portion d’accostage 7 et le rebord périphérique 6. Par exemple, les moyens de découplage thermique comprennent un traitement de surface ou un revêtement thermiquement isolant sur une surface latérale de la portion d’accostage 7 et éventuellement de la partie de corps 5 pour limiter la transmission de chaleur au rebord périphérique 6, et ce faisant à la première pièce 2.

Comme visible sur les différentes figures, le rebord périphérique 6 peut comprendre, en saillie depuis sa face proximale 61 , une protubérance 62. Cette protubérance 62 s’étend le cas échéant autour des moyens de découplage thermique. Elle est destinée à être insérée à travers la première pièce 2 et venir en appui contre sa tranche 22 afin de maintenir la partie de corps 5 à distance de la première pièce 2. La protubérance 62 peut se présenter sous la forme d’une nervure circonférentielle s’étendant par exemple à 360°. Selon une possibilité, le bord distal 63 de cette protubérance 62 peut être tranchant afin de découper la première pièce 2, réalisant ainsi le logement 20 dans lequel l’insert 1 se positionne. Le cas échéant, selon l’exemple des figures 1 à 4, l’extrémité distale 50 de la partie de corps 5 est avantageusement agencée au niveau ou proximalement en retrait par rapport à un bord distal 63 de la protubérance 62 avant l’utilisation de l’insert 1. Alternativement, la partie de corps 5 peut dépasser par rapport à ce bord distal 63, la distance axiale séparant l’extrémité distale 50 de la partie de corps 5 du bord distal 63 de la protubérance 62 étant égale ou inférieure à la distance séparant les faces distales 21 , 31 des pièces supérieure et inférieure avant assemblage.

On notera également que l’insert 1 peut comprendre par ailleurs tout ou partie des caractéristiques de l’insert 1 décrit dans le document de brevet WO 2018/202999, notamment à titre d’exemples non limitatifs : lorsque la première pièce 2 est en un matériau électriquement conducteur, l'insert 1 peut être au moins partiellement recouvert d'un revêtement électriquement isolant pour éviter un court-circuit. la partie de corps 5 peut présenter une section décroissante en direction de son extrémité distale 50. une poche périphérique 64 peut être prévue en sous-face de la partie de tête 4, des moyens de maintien configurés pour immobiliser l'insert 1 en position à travers la première pièce 2 un ou plusieurs canaux d'évent destinés à la circulation d'un fluide de refroidissement sur la face d’accostage 71. L’invention concerne aussi un procédé d’assemblage pour assembler la première pièce 2 et la deuxième pièce 3 au moyen de l’insert 1 précédemment décrit.

Le procédé d’assemblage comprend une étape (i) de mise en appui de l’insert 1 contre la première pièce 2. Cela permet un plaquage ou une mise en tension de la première pièce 2. Au cours de cette étape, seul le rebord périphérique 6 de l’insert 1 exerce une pression sur les première et deuxième pièces 2, 3, par l’intermédiaire de la face distale d’appui ou de la protubérance 62 du rebord périphérique 6. La partie de corps 5 est à distance de la deuxième pièce 3, comme c’est le cas pour l’insert 1 selon les figures 1 à 4, ou est éventuellement en contact avec la deuxième pièce 3 par exemple sous l’effet de la gravité, comme c’est le cas pour l’insert 1 de la figure 5, mais sans exercer de pression (puisque la portion d’accostage 7 et la partie de corps 5 sont libres par rapport au rebord périphérique 6). Les moyens de liaison peuvent être en porte-à-faux.

Le procédé peut comprendre une étape de découpe de la première pièce 2 afin de créré ce logement. Cette étape de découpe peut être réalisée par l’intermédiaire du bord distal tranchant de la protéburance.

Le procédé comprend une étape (ii) de déplacement de la partie de corps 5 pour l’approcher ou la mettre en contact avec la deuxième pièce 3. Cette étape comprend l’exercice d’une pression distale, de préférence exercée par l’électrode de soudage, sur la portion d’accostage 7 afin que l’extrémité distale 50 de la partie de corps 5 soit plaquée contre la deuxième pièce 3. Cette pression peut impliquer la désolidarisation du rebord périphérique 6 et de la portion d’accostage 7. La portion d’accostage 7 se translate alors par rapport au rebord périphérique 6, entraînant avec elle la partie de corps 5 qu’elle pousse jusqu’à la deuxième pièce 3.

Une fois le contact établi entre la partie de corps 5 et la deuxième pièce 3, le procédé comprend une étape (iii) de soudage proprement dite où l’énergie de soudage, transmise à la portion d’accostage 7 et à la partie de corps 5 par l’intermédiaire des électrodes, déclenche la fusion à l’extrémité distale de la partie de corps 5. La partie de corps 5 se consume et la portion d’accostage 7, sous la pression des électrodes, continue de se déplacer en direction de la deuxième pièce 3 pour maintenir le contact.

Le procédé peut inclure une étape (iv) de blocage comprenant la mise en butée de l’organe de butée 9 axiale contre le rebord périphérique 6 comme cela est représenté sur la figure 6. Si la portion d’accostage 7 est initialement dépourvue d’organe de butée 9, le procédé peut comprendre une étape de formation d’un bourrelet de matière à l’extrémité distale de la portion d’accostage 7. Dans ce cas, une fois le noyau de soudage effectué à l’extrémité distale de la partie de corps 5, la zone de contact représentant la résistivité la plus importante se matérialise entre le sommet de la portion d’accostage 7 et l’électrode de soudage. La température s’élève alors dans au sommet de la portion d’accostage 7. Face à l’élévation de la température, la matière flue sous la pression de fermeture exercée par les électrodes de soudage. Ce fluage permet de créer le bourrelet de matière au sommet de la portion d’accostage 7, formant ainsi l’organe de butée 9 et finalisant la séquence d’assemblage. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit ci- dessus, ce mode de réalisation n'ayant été donné qu'à titre d'exemple. Des modifications sont possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers dispositifs ou par la substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. Ainsi, la butée 13 peut être par exemple agencée, non pas à l’extrémité proximale 70, mais sur une portion interméidaire de la portion d’accostage 7.