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Title:
LIGHT NEGATIVE PHOTOGRAPHIC FILMS AND PREPARATION METHOD
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/1999/019770
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention concerns photographic films for use in the graphic industry as light negative films and the preparation of such films. The structure of said films comprises a transparent base (10 + 50) with two substantially parallel surfaces and fine thickness, and a photosensitive layer (20) covering one of said two surfaces of said transparent base (10 + 50). The invention is characterised in that said structure further comprises, integral with said transparent base (10 + 50), on the side of said photosensitive layer (20), small opaque volumes (30), advantageously randomly arranged.

Inventors:
NOUEL JEAN-MARIE (FR)
Application Number:
PCT/FR1998/002167
Publication Date:
April 22, 1999
Filing Date:
October 09, 1998
Export Citation:
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Assignee:
NOUEL JEAN MARIE (FR)
International Classes:
G03C1/76; G03F1/00; B41M5/40; B41M5/48; B41M7/00; (IPC1-7): G03C1/76; G03F1/00
Domestic Patent References:
WO1996002868A11996-02-01
WO1997035233A11997-09-25
Foreign References:
FR2660246A11991-10-04
US3222986A1965-12-14
Attorney, Agent or Firm:
Le Roux, Martine (rue de l'Université Paris Cedex 07, FR)
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Claims:
Revendications-
1. Films photographiques, pour utilisation dans l'industrie graphique comme films négatifs allégés, dont la structure comprend un support transparent (10 + 50) qui présente deux faces sensiblement parallèles et une faible épaisseur, et une couche photosensible (20) qui recouvre l'une desdites deux faces dudit support transparent (10+50), caractérisés en ce que ladite structure comprend en outre, solidarisés audit support transparent (10 + 50), du côté de ladite couche photosensible (20), des petits volumes opaques (30).
2. Films selon la revendication 1, caractérisés en ce que lesdits petits volumes opaques (30) sont distribués de manière aléatoire.
3. Films selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisés en ce que lesdits petits volumes opaques (30) sont distribués selon un tramage stochastique.
4. Films selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisés en ce que lesdits petits volumes opaques (30) couvrent entre 4 et 25 % de la surface dudit support (10+50).
5. Films selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisés en ce que lesdits petits volumes opaques (30) engendrent des surfaces opaques dont la superficie est comprise entre 140 et 2 500 llm2.
6. Procédé pour la préparation de films selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend : le dépôt, par impression, de petits volumes opaques (30), avantageusement distribués de manière aléatoire, au niveau de l'une des faces dudit support transparent (10 + 50) ; l'enduction de ladite face par une couche photosensible (20).
7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits petits volumes opaques (30) sont déposés par impression en offset sec ou en héliogravure ; avantageusement par impression en héliogravure.
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que lesdits petits volumes opaques (30) sont déposés par impression en héliogravure ; ladite impression en héliogravure étant mise en oeuvre avec un cylindre d'héliogravure dont la structure ne renferme pas de trame dite hélio.
9. Procédé selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que lesdits petits volumes opaques (30) sont déposés par impression en héliogravure ; ladite impression en héliogravure étant mise en oeuvre avec un cylindre d'héliogravure dont le cuivre a été attaqué chimiquement.
Description:
Films photographiques négatifs allégés et leur préparation L'invention présentement revendiquée a pour objets des films photographiques négatifs allégés, pour utilisation dans l'industrie graphique et la préparation desdits films. Elle a plus précisément pour objet des films photographiques, pour utilisation dans l'industrie graphique comme films négatifs allégés et la préparation desdits films.

Ladite invention se situe principalement dans le contexte des procédés d'impression offset-offset sec ou humide-et elle propose, selon son premier objet, des films, dont l'utilisation permet notamment la préparation, de façon industrielle par l'imprimeur, de plaques offset négatives allégées ; i. e. la création de petites surfaces non encrophiles dans les parties encrophiles desdites plaques offset. De tels films peuvent également tre opportunément utilisés dans d'autres techniques d'impression et notamment en flexographie. La préparation de tels films, qui constitue le second objet de la présente invention, est d'une mise en oeuvre aisée, non onéreuse, notamment à l'échelle industrielle.

Il y a quelques années le Demandeur a proposé un perfectionnement aux techniques d'impression, en général. Pour notamment diminuer l' « engraissement » et, de manière générale, faciliter l'impression, il a préconisé d'alléger celle-ci, plus précisément de créer de petites surfaces non encrophiles dans les surfaces encrophiles. Le principe de base de cette technique d'allégement a été décrit dans la demande de brevet FR-A-2 660 245. Une mise en oeuvre préférée de celui-ci- selon un tramage stochastique-a été décrite dans la demande de brevet WO-A-96 02868.

Dans ces deux documents de l'art antérieur, on a décrit différentes techniques pour introduire lesdites petites surfaces non encrophiles dans les surfaces encrophiles des plaques offset ; techniques mises en oeuvre au niveau des plaques ou des films utilisés pour insoler lesdites plaques voire encore plus en amont dans le procédé de fabrication desdites plaques. Les différentes techniques décrites se révèlent d'une lourdeur de mise en oeuvre difficilement compatible avec ladite mise en oeuvre à l'échelle industrielle.

Le Demandeur a donc souhaité mettre au point d'autres techniques « d'allégement » d'une mise en oeuvre plus aisée.

Il a récemment proposé un procédé et un dispositif industriels pour la préparation de plaques positives, allégées ou pré-allégées. Ces procédé et dispositif sont décrits dans la demande de brevet WO-A-97 35233.

Dans ce contexte des plaques positives, l'allégement est mis en oeuvre au niveau des plaques ; plus précisément au niveau de la couche positive photosensible d'une bande destinée à tre découpée en lesdites plaques.

Dans le cadre de la présente invention, le Demandeur propose une nouvelle technique d'allégement pour les plaques négatives. Dans ce contexte des plaques négatives, il préconise la mise en oeuvre dudit allégement au niveau des films destinés à insoler lesdites plaques et plus précisément au stade de l'élaboration desdits films. Selon l'invention, on n'introduit pas, a posteriori, par impression ou insolation, de petits volumes opaques ou de petites surfaces opaques à la surface de films existants (techniques décrites dans FR-A-2 660 245 et WO-A-96 02868) mais on intervient dans l'élaboration desdits films, en ménageant, dans leur structure, sous la couche photosensible, de petits volumes opaques. Les films ainsi modifiés, qualifiés de films allégés au sens de l'invention (films qui présentent de petits volumes opaques dans leur structure ; petits volumes opaques destinés à générer de petites surfaces opaques dans les parties transparentes desdits films développés, elles-mmes, destinées à générer de petites surfaces non encrophiles dans les parties encrophiles des plaques offset négatives insolées avec lesdits films) constituent le premier objet de la présente invention.

On a ci-dessus parlé des films négatifs allégés de l'invention en unique référence à leur utilisation pour insoler des plaques négatives. On tient à préciser, d'ores et déjà, ici que lesdits films de l'invention peuvent aussi tre utilisés (comme tout film négatif de l'art antérieur) pour préparer un film positif (par exposition, au contact par exemple, développement et fixage) qui à son tour est utilisable pour insoler une plaque positive. Par le biais des films négatifs allégés de l'invention, on peut donc obtenir des films positifs allégés (correspondants) et des plaques positives allégées...

Les films utilisés à ce jour dans l'imprimerie se composent d'un support transparent, généralement en polyester et d'une épaisseur comprise entre 10/100 et 18/100 de mm, recouvert, au verso d'une couche anti-cintrage ( « anti-curling ») contenant un agent anti-halo, et au recto, d'une sous-couche d'adhérence (ou sous- couche d'accrochage) puis de la couche photosensible, généralement à base de gélatine et de sels d'argent (environ 50 %-50 %, en poids) et d'une épaisseur d'environ 5 pm. Généralement, on trouve enfin sur ladite couche photosensible, pour assurer sa protection contre les rayures, une pellicule très mince d'un vernis (ledit vernis étant généralement projeté sous la forme de particules).

Sous l'action de la lumière et après développement et fixage, les parties insolées de ladite couche photosensible deviennent noires et opaques.

Lorsque le photograveur photographie et trame un document en utilisant de tels films, il obtient un film négatif.

Aujourd'hui, on utilise de plus en plus des « flasheuses », dont le laser insole la couche photosensible des films. Si la lumière envoyée par le laser représente les parties blanches du document, le film obtenu est un film négatif ; si la lumière envoyée par le laser représente les parties opaques (noires) du document, le film obtenu est un film positif.

On a coutume de travailler très majoritairement, aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique, avec des films et plaques négatifs ; dans les autres pays du monde, avec des films et plaques positifs.

Il existe différents types de couche photosensible, proposés par les fabricants de films pour répondre à certaines utilisations et/ou à certains matériels d'insolation, et notamment des couches photosensibles plus ou moins rapides, plus ou moins contrastées, plus ou moins opaques.

Il existe aussi des films dits « Auto-reversal » ou négatif-négatif, qui permettent d'obtenir un film négatif directement à partir d'un autre film négatif.

Mme si certains fabricants mettent en oeuvre lors de la fabrication de leurs films des traitements particuliers et/ou font intervenir dans la structure stratifiée desdits films des couches de différentes natures, on note que la structure desdits films-films photographiques pour utilisation dans l'industrie graphique, notamment comme films négatifs-comprend un support transparent et une couche photosensible (à base de gélatine et de sels d'argent : AgBr, AgCl, AgI...).

Après ces précisions sur les films de l'art antérieur, on se propose de décrire ci-après les films de l'invention : films photographiques, pour utilisation dans l'industrie graphique comme films négatifs allégés que l'on peut qualifier, pour simplification, de films négatifs allégés.

Lesdits films de l'invention, destinés à tre utilisés dans l'industrie graphique (l'imprimerie) présentent une structure du type de celle des films correspondants de l'art antérieur ; i. e. leur structure comprend, de façon classique, un support transparent-qui présente deux faces sensiblement parallèles et une faible épaisseur-et une couche photosensible qui recouvre l'une desdites deux faces dudit support transparent.

Lesdits support transparent et couche photosensible des films de l'invention peuvent respectivement consister en des supports transparents et couches photosensibles des films négatifs de l'art antérieur, des films commercialisés à ce jour.

Ainsi, ledit support transparent des films de l'invention peut consister en une feuille support ou comprendre une telle feuille support à titre d'élément principal d'une structure stratifiée. Cette structure stratifiée comprend généralement, comme selon l'art antérieur, ladite feuille support revtue sur sa face recto (destinée à recevoir la couche photosensible) d'une sous-couche d'adhérence (destinée à améliorer l'adhérence de ladite couche photosensible sur ladite feuille support) et/ou sur sa face verso d'une couche anti-cintrage contenant un agent anti-halo. Ladite feuille support est avantageusement une feuille de polyester telle que décrite précédemment.

De la mme façon, la couche photosensible des films de l'invention peut tre une couche photosensible du type de celles connues à ce jour, à base de gélatine et de sels d'argents.

De façon caractéristique, la structure des films négatifs de l'invention comprend, outre le support transparent et la couche photosensible, tels que décrits et agencés ci-dessus, de petits volumes opaques, solidarisés audit support transparent, du côté de ladite couche photosensible. Lesdits petits volumes opaques sont avantageusement, mais de façon nullement limitative, identiques.

Lesdits petits volumes opaques se trouvent sous ladite couche photosensible, au niveau de la face recto dudit support transparent. En fait : -si ledit support transparent comprend une feuille support non traitée sur sa face recto destinée à recevoir la couche photosensible, lesdits petits volumes opaques sont disposés sur et solidarisés à, ladite face recto de ladite feuille support ; -si ledit support transparent comprend une feuille support « traitée », recouverte sur sa face supérieure d'au moins une couche de traitement, notamment d'une sous-couche d'adhérence, lesdits petits volumes opaques sont disposés sur et solidarisés à soit ladite face recto de ladite feuille support (sous ladite couche de traitement (sous-couche d'adhérence)), soit la face recto du support transparent de structure stratifiée (sur ladite couche de traitement (sous-couche d'adhérence)). On n'exclut pas la présence desdits petits volumes opaques entre deux couches de traitement...

Quel que soit le mode de réalisation de leur support transparent, les films négatifs de l'invention présentent, de façon caractéristique, dans leur structure interne, sous la couche photosensible, de petits volumes opaques (au niveau de la face recto du support transparent, traitée ou non traitée).

Lesdits petits volumes opaques peuvent consister en des volumes de tout matériau opaque (ne laissant pas passer la lumière), susceptibles d'tre déposés et d'adhérer à la surface sur laquelle on souhaite les stabiliser (généralement face recto de la feuille support traitée ultérieurement ou non traitée (généralement, surface en polyester) ou face recto de la feuille support traitée (généralement, surface supérieure de la sous-couche d'adhérence déposée sur le polyester) et inerte vis-à-vis de la couche photosensible (on peut tre moins sévère sur l'inertie requise lorsque les petits volumes dudit matériau opaque sont « isolés » de ladite couche photosensible par une couche de traitement).

Lesdits petits volumes opaques présentent évidemment des dimensions raisonnables. Leur hauteur est minimale mais suffisante pour assurer l'opacité souhaitée ; leur section est apte à engendrer des points d'allégement de superficie raisonnable, généralement comprise entre 140 et 2 500 I, lm2 (voir plus loin).

Avantageusement, le matériau opaque intervenant est un matériau qui sèche très rapidement dans des conditions d'une mise en oeuvre aisée.

Ledit matériau opaque utilisé peut notamment consister en une encre, noire par exemple ou en un vernis.

Les petits volumes dudit matériau opaque, prévus selon l'invention au sein de la structure des films (et non à leur surface) sont répartis, distribués, avantageusement de manière aléatoire.

Il n'est pas exclu, du cadre de l'invention, de les trouver, distribués de manière non aléatoire (par exemple, selon un tramage classique ou tramage à modulation d'amplitude) mais l'on préconise vivement de les distribuer de manière aléatoire, par exemple : -selon un tramage stochastique ou tramage à modulation de fréquence : on met alors en oeuvre un allégement, selon un tramage stochastique, tel que décrit, dans son principe, dans la demande WO-A-96 02868 (avec des petites surfaces de mme dimension) ; -selon un tramage mixte : à modulation de fréquence dont les points présentent des superficies variables ;

-de façon totalement aléatoire : on peut ainsi générer lesdits petits volumes opaques sans faire intervenir de trame, par exemple, par simple projection.

Pour mieux comprendre l'intért de ces petits volumes opaques et de leur avantageuse distribution aléatoire ainsi que celui des caractéristiques avantageuses des films de l'invention présentées ci-après, on peut se référer aux travaux précédents du Demandeur sur le concept de l'allégement et notamment aux textes des demandes FR-A-2 660 245 et WO-A-96 02868.

Selon lesdites caractéristiques avantageuses, à considérer indépendamment les unes des autres ou en combinaison les unes avec les autres : -lesdits petits volumes opaques sont disposés (distribués) selon un tramage stochastique ; -lesdits petits volumes opaques couvrent entre 4 et 25 % de la surface dudit support (recto de la feuille support traitée ou non traitée ou surface supérieure de la couche de traitement (généralement sous-couche d'adhérence) déposée sur la feuille support) ; -lesdits petits volumes opaques engendrent des surfaces opaques (points) dont la surface est comprise entre 140 et 2 500 llm2.

Les films de l'invention présentent donc la structure stratifiée des films de l'art antérieur (structure stratifiée à au moins deux éléments : le support transparent et la couche photosensible mais qui peut comporter d'autres éléments tels : -une couche anti-cintrage renfermant un agent anti-halo au verso dudit support transparent ; -une couche de traitement (généralement, sous-couche d'adhérence) au recto dudit support transparent, voire, -une pellicule protectrice (type vernis transparent anti-rayures) sur la couche photosensible) et, de façon caractéristique, au sein de celle-ci, entre ledit support et ladite couche photosensible, des petits volumes opaques, avantageusement distribués de manière aléatoire.

Lesdits films négatifs allégés de l'invention, appelés à présenter de petites surfaces opaques dans leurs parties transparentes, peuvent tre utilisés pour préparer soit des films positifs (qui présenteront alors de petites surfaces transparentes dans leurs parties noires), soit des plaques offset négatives (qui présenteront de petites surfaces non encrophiles dans leurs parties encrophiles).

On peut également les utiliser, comme indiqué précédemment, dans d'autres contextes et notamment en flexographie.

Dans le cadre de la présente invention, il s'est révélé, de façon tout à fait surprenante, possible d'obtenir de tels films performants et ce, de façon industrielle. Un procédé industriel d'obtention desdits films est décrit en détail ci- après. En effet, un réel préjugé a du tre vaincu par le Demandeur pour la conception et la réalisation de tels films. En tant qu'homme du métier, il n'ignorait ni la grande fragilité des films photographiques en général avant utilisation (problème de la sensibilité de la couche photosensible à de nombreux paramètres (produits chimiques, odeurs, humidité, chaleur...) et de son accrochage sur le support) ni les difficultés à obtenir des lots de fabrication de tels films, homogènes.

On se propose maintenant de décrire le procédé préconisé pour obtenir, notamment de façon industrielle, les films photographiques négatifs allégés de l'invention. Il n'est pas exclu d'obtenir lesdits films par d'autres procédés mais, en tout état de cause, le Demandeur préconise vivement, pour l'introduction des petits volumes opaques sur le support transparent, une technique d'impression... plutôt, par exemple, qu'une technique de projection. Une telle technique d'impression est susceptible d'assurer la précision requise, tant au niveau de la quantité de produit déposé qu'au niveau de la distribution dudit produit (on souhaite déposer de petits volumes, avantageusement répartis de manière aléatoire).

De façon caractéristique, le procédé de préparation des films négatifs de l'invention comprend : -le dépôt, par impression, de petits volumes opaques, avantageusement distribués de manière aléatoire, au niveau de l'une des faces du support transparent ; -l'enduction de ladite face par une couche photosensible.

On parle du dépôt desdits petits volumes opaques au niveau de l'une des faces du support transparent dans la mesure où l'on prévoit que ledit dépôt peut tre mis en oeuvre : -au recto (sur la face supérieure) d'une feuille support non traitée, qui sera éventuellement par la suite traitée (généralement recouverte d'une sous- couche d'adhérence) ou

-au recto (sur la face supérieure) d'une feuille support traitée (généralement recouverte d'une sous-couche d'adhérence) ; voire entre deux couches de traitement.

En d'autres termes, selon le procédé de l'invention, on dépose par impression les petits volumes opaques au recto de la feuille support traitée ou non traitée. Dans l'hypothèse où un tel dépôt est mis en oeuvre sur une feuille support non traitée, celle-ci est ensuite (après séchage desdits volumes déposés) soit traitée, avant d'tre recouverte de la couche photosensible soit directement recouverte de ladite couche photosensible. On rappelle ici que ledit traitement consiste généralement en le dépôt d'une sous-couche d'adhérence sur la face du support transparent destinée à recevoir la couche photosensible (au recto dudit support).

L'enduction de la couche photosensible est mise en oeuvre d'une façon connue en soi, au recto du support transparent où les petits volumes opaques ont été déposés. Lesdits petits volumes opaques peuvent se trouver ainsi directement au contact de ladite couche photosensible (s'il n'intervient pas de sous-couche de traitement ou s'ils sont déposés sur ladite (voire lesdites) sous-couche (s) de traitement) ou espacés de celle-ci, par au moins une sous-couche de traitement de la face recto du support.

Dans le cadre du procédé de l'invention, on prévoit généralement, après le dépôt desdits petits volumes opaques, leur stabilisation avant le dépôt de la couche photosensible voire celui d'au moins une sous-couche de traitement et de la couche photosensible. Une telle stabilisation comprend généralement, voire consiste en, un chauffage qui par exemple assure le séchage de petits volumes d'encre déposés ou la réticulation de petits volumes de résine thermoréticulable déposés. On peut également prévoir un traitement adéquat pour réticuler des petits volumes de résine photoréticulable.

En fait, on préconise, selon l'invention, de préparer les films allégés originaux comme les films non allégés de l'art antérieur en prévoyant simplement une étape supplémentaire pour le dépôt des petits volumes opaques.

La technique d'impression mise en oeuvre pour le dépôt desdits petits volumes opaques est avantageusement celle de l'offset sec ou de l'héliogravure.

On préconise tout particulièrement de déposer lesdits petits volumes opaques par impression en héliogravure.

La mise en oeuvre de cette technique d'impression, notamment dans les conditions avantageuses préconisées ci-après [a) avec un cylindre d'héliogravure

dont la structure (la surface gravée) ne renferme pas de trame hélio ; et/ou, avantageusement et, b) avec un cylindre d'héliogravure dont le cuivre a été attaqué chimiquement] a donné, dans le cadre de la présente invention, de bons résultats.

Ceci n'était pas a priori évident.

L'héliogravure utilise des cylindres recouverts de cuivre. Ledit cuivre est gravé par des stylets commandés par ordinateur (type Helioclichograph@).

Toutefois, on utilise encore une autre technique qui fait intervenir une couche photosensible « réserve » déposée sur le cuivre. Selon ladite technique, après insolation, développement et séchage, le cuivre est creusé avec une morsure à base de perchlorure de fer dans les endroits où ladite couche photosensible « réserve » est partie lors du développement.

Ledit cylindre gravé est alors mis à tremper, en général à la moitié environ de son rayon, dans un bac rempli d'encre très liquide. Il est ensuite essuyé par une fine lame métallique nommée racle dont l'action d'essuyage ne laisse de l'encre que dans les parties creuses dudit cylindre. En faisant passer ensuite, entre ledit cylindre encré et un rouleau presseur, la surface à imprimer, notamment le papier, on transfère sur ladite surface, ledit papier, l'encre desdites parties creuses.

Cette technique d'impression ne permet pas une reproduction précise et parfaite des traits fins et des caractères (lettres) dont les bords comportent toujours des petites hachures, en raison de la présence de la trame, dite trame hélio, utilisée pour supporter la racle et éviter à celle-ci, en plongeant dans les creux, d'enlever 1'encre.

De plus, il est connu que cette technique d'impression excelle pour la reproduction des valeurs foncées mais a des difficultés à reproduire les teintes très claires. Or, selon l'invention, pour déposer des petits volumes opaques sur le support transparent, ladite technique se révèle particulièrement performante, mme si les valeurs à reproduire sont très faibles (chaque petit volume opaque correspond à environ une valeur de 1 à 5 % en trame 120, c'est-à-dire à une valeur très claire, proche du blanc-papier). Elle se révèle d'autant plus performante que ladite impression en héliogravure est mise en oeuvre : -avec un cylindre d'héliogravure dont la structure ne renferme pas de trame dite hélio (on s'exonère ainsi des problèmes inhérents à la présence de ladite trame (voir plus haut). On peut se passer de ladite trame dans la mesure où les surfaces en creux du cylindre ne sont pas importantes) ; et/ou avantageusement et : -avec un cylindre d'héliogravure dont le cuivre a été attaqué chimiquement. La morsure chimique convient mieux pour générer dans le cuivre

du cylindre les petits creux à partir desquels les petits volumes opaques sont transférés sur le support.

On peut encore préciser ici que, de façon connue en soi, les surfaces sur lesquelles on dépose lesdits petits volumes opaques puis la couche photosensible sont avantageusement soumises, préalablement auxdits dépôts, à un traitement de surface du type corona destiné à améliorer l'adhérence sur lesdites surfaces. Les traitements de ce type, dans le domaine de l'imprimerie, sont familiers à l'homme du métier.

On se propose de préciser ci-après une variante avantageuse de mise en oeuvre du procédé de l'invention, pour la préparation d'un film négatif allégé, au sens de l'invention.

Du polyester en bobine (support transparent) est imprimé en héliogravure, pour présenter sur sa face recto (éventuellement recouverte d'une sous-couche d'adhérence) des petits volumes d'encre noire. Pour préparer le cylindre d'héliogravure, on utilise un film qui présentent des points (petites surfaces), avantageusement répartis de manière aléatoire, dont la surface de chacun est comprise entre 140 et 2 500 am2 et dont le nombre permet de couvrir de 4 à 25 % de la surface du polyester à imprimer. Avec ledit film, on insole la couche « réserve » photosensible du cylindre. Après développement, rinçage et séchage, les parties développées laissent passer la solution chimique d'attaque, (à base de perchlorure de fer) qui creuse le cuivre dudit cylindre. On enlève ensuite la couche « réserve » et le cuivre du cylindre est recouvert par électrolyse de chrome brillant et dur... ce, pour améliorer sa résistance mécanique. On a ainsi préparé, sans la trame hélio habituelle, un cylindre d'héliogravure, pour imprimer des petits volumes d'encre.

La bobine de polyester est alors imprimée avec ledit cylindre, avec ou sans traitement corona préalable, suivant la nature du polyester et de l'encre utilisés.

On déroule ladite bobine ainsi imprimée sur un porte-bobine, en passant par un tunnel légèrement chauffé de façon à éliminer toute trace de solvant. On fait avantageusement subir à celle-ci un traitement corona pour permettre un bon accrochage de la couche photosensible ; cette couche étant ensuite déposée avec les précautions habituelles. On a noté qu'un tel traitement corona est particulièrement avantageux pour permettre un bon accrochage de ladite couche photosensible aux bords des petits volumes opaques déposés.

On obtient ensuite, par découpe de la bobine, des films de l'invention, susceptibles après insolation, développement et fixage, de présenter dans leurs parties transparentes de petites surfaces opaques. Lesdits films sont avantageusement utilisés pour insoler des plaques offsets négatives. Après insolation et développement, lesdites plaques présentent des surfaces encrophiles qui renferment de très petites surfaces non encrophiles, avantageusement distribuées de manière aléatoire. Il s'agit de plaques allégées au sens des documents FR-A-2 660 245 et WO-A-96 02868.

Utilisées sur une machine offset, lesdites plaques procurent les avantages attendus des plaques allégées : -qualité d'impression supérieure, -gâche de papier diminuée, -productivité supérieure.

Leur utilisation chez l'imprimeur n'impliquent aucun changement dans le matériel et les techniques mises en oeuvre.

Seul le fabricant de films doit quelque peu modifier son procédé de fabrication. Les modifications à prévoir, comme cela ressort des propos ci-dessus, sont d'une mise en oeuvre aisée et ne perturbe pas vraiment le procédé de fabrication des films négatifs mis en oeuvre à ce jour. Les films de l'invention peuvent tre produits industriellement, à un prix de revient tout à fait acceptable par l'imprimeur.

L'invention est illustrée sur les figures 2 et 3 annexées à la présente description ; son caractère original ressort à la considération desdites figures 2 et 3 et de la figure 1 qui illustre la technique de l'art antérieur. La figure 4 illustre une autre technique non performante. On a montré, en coupe, sur lesdites figures 1,2, 3 et 4 respectivement : -un film allégé selon la technique de l'art antérieur, -un film allégé selon une variante de l'invention, -un film allégé selon une autre variante de l'invention, -un film allégé selon une autre technique non performante.

Lesdites figures 1 à 4 sont évidemment schématiques. Elles ne représentent pas en grandeur réelle, à la mme échelle, les différents éléments constitutifs des films.

En référence à la figure 1, on décrit ci-après un film photographique allégé selon la technique de l'art antérieur. Ledit film allégé de l'art antérieur est un film commercial comprenant :

-une feuille support 1 revtue au verso d'une couche anti-cintrage 4 ( « anti-curling ») renfermant un agent anti-halo et au recto d'une sous-couche d'adhérence 5 ; -une couche photosensible 2 revtue au recto d'une pellicule d'un vernis protecteur 6 ; qui a été pré-traité, par impression, pour présenter de petits volumes d'encre noire 3 au recto (sur sa face supérieure). De la mme façon, il aurait pu tre pré-traité, par insolation. Ledit pré-traitement a été mis en oeuvre, selon l'art antérieur, sur le produit commercial, fini. Les petits volumes d'encre noire 3 ont été déposés sur la pellicule de vernis protecteur 6 de la couche photosensible 2.

En référence aux figures 2 et 3, on décrit maintenant des films allégés de l'invention. Lesdits films comprennent eux-aussi : -une feuille support 10 revtue au verso d'une couche anti-cintrage 40 renfermant un agent anti-halo et au recto d'une sous-couche d'adhérence 50 ; -une couche photosensible 20 revtue au recto d'une pellicule d'un vernis protecteur 60 ; mais comprennent en outre, dans leur structure interne, des petits volumes opaques 30.

Dans le cadre de la variante représentée sur la figure 2, lesdits petits volumes opaques 30, ont été déposés sur la sous-couche d'adhérence 50 de la feuille support 10. L'ensemble [feuille support 10 + couche d'adhérence 50] constitue, selon cette variante, le support transparent du film de l'invention.

Dans le cadre de la variante représentée sur la figure 3, lesdits petits volumes opaques 30 ont été déposés sur la feuille support 10, avant les interventions successives de la sous-couche d'adhérence 50, puis de la couche photosensible 20 et enfin de la pellicule protectrice 60.

Lesdits petits volumes opaques 30 se trouvent, selon les deux variantes de l'invention schématisées, distribués avantageusement de façon aléatoire, au niveau de la face supérieure du support transparent du film.

La figure 4 représente un film classique dont la structure stratifiée comporte les éléments traditionnels : -feuille support 1'revtue au verso d'une couche anti-cintrage 4' renfermant un agent anti-halo et au recto d'une sous-couche d'adhérence 5' ; -couche photosensible 2'revtue au recto d'une pellicule d'un vernis protecteur 6'.

Au cours de l'élaboration de cette structure, on a déposé au verso de la feuille support 1'des petits volumes opaques 3'. Lesdits petits volumes opaques 3'se révèlent gnants à l'insolation et généralement disparaissent pendant celle-ci.

L'invention est également illustrée par les exemples 1 à 3 ci-après. On a montré dans les exemples 4 et 5, dits comparatifs, que l'introduction des petits volumes opaques à d'autres niveaux de la structure du film (que ceux préconisés dans le cadre de la présente invention) ne donnait pas satisfaction.

Exemple 1 Préparation et mise. en. place du. cylindre d'héliogravure On utilise un cylindre d'héliogravure recouvert de cuivre et d'une couche « réserve » photosensible. On insole ladite couche « réserve » photosensible avec un film transparent, présentant des points opaques, répartis selon un tramage stochastique. La surface de chacun desdits points est d'environ 900 go 2. Au total, lesdits points couvrent environ 10 % de la surface du film. L'insolation est mise en oeuvre dans des conditions telles qu'aucune partie de la couche « réserve » photosensible n'échappe à celle-ci.

Après développement et séchage, une morsure chimique à base de perchlorure de fer attaque et creuse le cuivre dans toutes les parties de ladite couche « réserve » photosensible mises à nu par le développement. On enlève ensuite ladite couche « réserve » et dans le but d'éviter au cuivre toute usure rapide, on recouvre ledit cuivre, par électrolyse, de chrome brillant et dur.

Le cylindre d'héliogravure ainsi préparé (sans trame dite hélio) est placé sur machine. Il trempe, à la moitié environ de son rayon, dans un bac (encrier) rempli d'une encre noire. Ladite encre est adaptée au support de film à traiter selon l'invention. Ledit support de film est un support commercial, de 10/100 de mm d'épaisseur, en polyester revtu au recto (sur sa face destinée à recevoir la couche photosensible) d'une sous-couche d'adhérence et au verso d'une couche anti-cintrage renfermant un agent anti-halo.

Impression. d'un support de film. en. polyester On traite en continu, selon l'invention, une bobine d'un tel support de film. En déroulant la bobine, le fabricant (de films) effectue en continu un traitement corona de la face recto revtue de la sous-couche d'adhérence, en vue de renforcer l'adhérence des petits volumes d'encre, puis dépose par impression

lesdits petits volumes d'encre sur ladite face recto plus précisément sur ladite sous-couche d'adhérence.

L'impression se fait à la vitesse de 10 mètres à la minute (la bobine défilant entre le cylindre d'héliogravure et un rouleau presseur) de sorte que l'on obtient ensuite, dans un tunnel de séchage, disposé en aval du cylindre d'héliogravure un séchage complet de l'encre déposée sous forme de petits volumes opaques, répartis d'une manière aléatoire.

Préparation d'un.film.négatif«allège.»a.partir.dudi.tsupportde..film imprime., utilisation de celui-ci La face recto du support de film ainsi imprimée subit un nouveau traitement corona et est enduite d'une couche photosensible d'environ 5 gm d'épaisseur. Ladite couche photosensible renferme environ 50 % en poids de sels d'argent dans de la gélatine. Il s'agit d'un matériau commercialisé par la société Bergger (FR).

La bobine de film photosensible obtenue est séchée avec les précautions habituelles. Elle peut ensuite tre recouverte, de façon connue en soi, d'une pellicule protectrice.

Cette bobine est découpée en films de 240 mm x 300 mm.

Les films obtenus sont du type de ceux schématisés sur la figure 2 annexee.

L'un de ces films est exposé de manière à présenter, après développement et fixage, des parties « encrophiles » transparentes représentant des traits, des textes à l'aplat et des images, en trame 120.

En examinant le film à la loupe, on observe qu'il renferme dans ses parties transparentes de milliers de petits points opaques.

Une plaque offset est réalisée en utilisant ledit film.

Ladite plaque négative est insolée avec ledit film. Elle est ensuite développée, rincée et séchée de manière conventionnelle. Les points opaques ont arrté la lumière pendant l'insolation. Aux emplacements correspondants, il n'y a pas de couche encrophile ; celle-ci étant partie au développement.

Mise sur machine, ladite plaque procure à l'imprimeur les avantages reconnus des petites surfaces non encrophiles dans les parties encrophiles.

Exemple 2 On procède comme à 1'exemple 1 en utilisant un support de film commercial en polyester non revtu au recto d'une sous-couche d'adhérence. Le dépôt des petits volumes d'encre est mis en oeuvre (par impression en héliogravure) sur le support de film en polyester.

La sous-couche d'adhérence est mise en place par la suite.

Les films obtenus sont du type de ceux schématisés sur la figure 3 annexee.

Exemple 3 On utilise un film de la bobine préparée à 1'exemple 1 pour réaliser un film positif à petits points transparents dans ses parties opaques. En fait, on insole par contact un film classique et l'on obtient, après développement et fixage, le film positif avec des milliers de petites surfaces transparentes dans les parties opaques. Copié sur une plaque positive, ledit film génère des petites surfaces non encrophiles dans les parties encrophiles de ladite plaque positive.

Exemple 4 (Exemple comparatif) Le dépôt des petits volumes d'encre est effectué au verso d'un support de film en polyester (polyester de 10/100 de mm d'épaisseur), avant la mise en place de la couche anti-cintrage. Au recto dudit support, on trouve, de façon classique, une sous-couche d'adhérence et la couche photosensible.

Lors de l'utilisation par l'imprimeur du film « allégé » obtenu (du type de celui schématisé sur la figure 4 annexée), l'épaisseur du support permet très difficilement une reproduction précise sur la plaque offset des petites surfaces non encrophiles dans les parties encrophiles ; ceci provenant de la diffusion de la lumière, due à l'épaisseur du support.

Exemple 5 (Exemple comparatif : art antérieur) Le dépôt des petits volumes d'encre est mis en oeuvre sur la couche photosensible (gélatine-sels d'argent). Plus précisément, ledit dépôt est mis en oeuvre par impression sur la pellicule protectrice de la couche photosensible d'un film négatif de l'art antérieur. Le film obtenu est du type de celui schématisé sur la figure 1 annexée. Au développement, une quantité importante et irrégulière de petits volumes d'encre se détache et pollue la solution de développement.