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Title:
MAGNETIC DRIVE FOR CONTRA-ANGLE IN DENTISTRY
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2015/104519
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a contra-angle having a magnetic actuator engaging a transmission system in order to drive, with an alternating motion, a tool-holding head (12) arranged so as to slide inside a housing placed at the end (24) of the handle (9) of the contra-angle. The magnetic actuator comprises at least one coil powered by an AC current with variable frequency and intensity, at least one portion of said coil being subjected to a magnetic field which generates electromagnetic forces therein that tend to impart an alternating motion thereto when the current changes direction, the transmission system transforming the alternating motion of a mounting of the coil into an alternating motion of the tool-holding head (12).

Inventors:
LEVY GUY (FR)
CASTELLI CLAUDE (FR)
LEVY FRANÇOIS (FR)
LEVY PHILIPPE (FR)
Application Number:
PCT/FR2015/050078
Publication Date:
July 16, 2015
Filing Date:
January 13, 2015
Export Citation:
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Assignee:
MICRO MEGA INT MFG SA (FR)
International Classes:
A61C17/34; A61C1/06; A61C1/07; A61C1/12; H02K7/14; H02K41/035
Foreign References:
US6126442A2000-10-03
US20020047325A12002-04-25
FR2147423A51973-03-09
US20120086290A12012-04-12
US20120107766A12012-05-03
EP0161196A11985-11-13
EP0161196A11985-11-13
Attorney, Agent or Firm:
RHEIN, Alain (FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Contre-angle à actionneur magnétique coopérant avec un système de transmission en vue d'entraîner selon un déplace- ment alternatif une tête porte-outils (12) agencée pour coulisser dans un logement placé à l'extrémité (24) du manche (9) du contre-angle, caractérisé en ce l' actionneur magnétique comporte au moins une bobine (2, 15) alimentée par un courant alternatif de fréquence et d'intensité variables, au moins une portion de ladite bobine (2, 15) étant soumise à un champ magnétique qui y génère des forces électromagnétiques tendant à lui communiquer un déplacement alternatif lorsque le courant change de sens, le système de transmission transformant le déplacement alternatif d'un support (27) de la bobine (2, 15) en un déplacement alternatif de la tête porte-outils (12) .

2. Contre-angle à actionneur magnétique selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la bobine (2) est d'allure plane et comporte deux tronçons (5, 6) passant chacun entre deux pôles magnétiques opposés d'au moins un aimant per- manent (1) , créant pour chaque tronçon (5, 6) une force électromagnétique tendant à déplacer la bobine (2) dans le même sens lorsqu'elle est parcourue par un courant.

3. Contre-angle à actionneur magnétique selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la bobine (2) est d'allure rectangulaire ou délimite un secteur annulaire, les- dits tronçons (5, 6) passant entre les pôles magnétiques de deux aimants permanents (1) étant une paire de côtés opposés du rectangle ou les côtés radiaux du secteur annulaire.

4. Contre-angle à actionneur magnétique selon la revendica- tion précédente, caractérisé en ce que le support de la bobine

(2) comporte un bras (7) d'allure parallèle d'une part au plan de la bobine (2) et d'autre part auxdits côtés, pivotable par rapport à un boîtier (20) de l' actionneur et comportant à son extrémité libre une liaison à rotation avec un arbre (8) , ou une liaison à un câble semi-rigide suivi d'un arbre (8), ledit arbre (8) étant guidé axialement par le manche (9) .

5. Contre-angle à actionneur magnétique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bobine est un solénoïde (15) enroulé d'une part autour d'un support (27) apte à coulisser axialement sur un noyau central (19) formant l'un des pôles d'un aimant permanent et entouré d'autre part par une enveloppe cylindrique (17) formant le pôle opposé de l'aimant, le noyau central (19) et le support (27) comportant des moyens de guidage axial de l'un par rapport à l'autre.

6. Contre-angle à actionneur magnétique selon la revendica- tion précédente, caractérisé en ce que lesdits moyens comportent au moins une tige (16) solidarisée à la face intérieure d'un manchon (27) constituant le support de la bobine (15), ladite tige (16) étant apte à coulisser dans une gorge (28) pratiquée axialement dans le noyau central (19) et étant re- liée au système de transmission.

7. Contre-angle à actionneur magnétique selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'il comporte deux tiges (16) coopérant avec deux gorges (28) disposées à l'opposé l'une de l'autre dans le noyau central (19), chaque tige (16) étant reliée à un arbre (8) guidé axialement par le manche (9) .

8. Contre-angle à actionneur magnétique selon l'une des revendications 4 et 7, caractérisé en ce que l'extrémité proche de la tête porte-outils (12) dudit arbre (8) comporte des moyens de transformation du déplacement de l'arbre selon une première direction sensiblement parallèle à l'axe du manche (9) en un déplacement de la tête porte-outils (12) selon une seconde direction.

9. Contre-angle à actionneur magnétique selon la revendica- tion précédente, caractérisé en ce que les moyens de transformation consistent en un réducteur à bascule (11) pivotable dans le manche (9) au voisinage de la tête porte-outils (12) selon un axe perpendiculaire à un plan contenant les deux directions, l'une des extrémités du réducteur à bascule (11) étant coulissable dans un anneau (26) terminant l'arbre (8), l'autre extrémité étant équipée d'une portion terminale de type fourche (13) coopérant avec une cavité pratiquée dans la tête porte-outils (12) en vue de l'entraîner selon l'axe du logement .

10. Contre-angle à actionneur magnétique selon la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens de transformation relient l'arbre (8) à la périphérie de la tête porte- outils (12) en vue de l'entraîner en rotation.

11. Contre-angle à actionneur magnétique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le manche (9) est équipé de capteurs (30) aptes à détecter l'amplitude des déplacements du système de transmission.

12. Contre-angle à actionneur magnétique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est muni de moyens de réglage de la fréquence et de l'intensité du courant parcourant la bobine (2, 15), de préférence aptes à différencier leurs valeurs de réglage selon le sens du courant .

Description:
ENTRAINEMENT MAGNETIQUE OUR CONTRE ANGLE EN DENTISTERIE

La présente invention a trait à un contre-angle à fonctionnement magnétique, muni à cet effet d'un actionneur magnétique permettant l'automatisation de la technique endodontique, laquelle est de pratique courante en dentisterie de nos jours .

Cette automatisation s'effectue actuellement par différents moyens d' entraînement mécaniques donnant aux limes endodontiques un mouvement leur permettant la pénétration du canal et sa mise en forme .

Dans une première solution existante, le mouvement imposé à la lime est un mouvement de coupe des parois canalaires en rotation alternative. Dans ce cas, la friction des limes sur les parois du canal impose aux limes une torsion alternative dans les deux sens, ce qui peut aboutir à leur fracture.

Plus récemment, l'apparition d'alliages titane nickel, dont la résistance à la torsion et la flexibilité sont plus élevées, a permis un fonctionnement selon une rotation plus lente, ou selon une rotation alternative des limes, pour la coupe de la dentine canalaire, comme cela est par exemple décrit dans le document US 2012/0107766Al . Le ralentissement de la vitesse de rotation est limité par la résistance de ces métaux à la torsion d'une part et par l'effet de coupe des lames sur la dentine d'autre part. Les valeurs de fonctionnement possibles sont toutefois difficiles à préciser, car la dentine canalaire peut présenter une dureté variable - éventuellement dans un même canal - et la résistance à la torsion dépend de la partie de la lime engagée dans le canal, plus précisément du volume de métal dans la section en tension.

Pour éviter les inconvénients résultant de la rotation des instruments canalaires en friction, Lévy (EP0161196 Al) a proposé une tête d' entraînement donnant à la lime un mouvement longitudinal alternatif d'amplitude variable. Selon cette invention, l'amplitude des mouvements alternatifs longitudinaux devient en grande partie fonction de la friction rencontrée par la lime en mouvement dans le canal lors de la coupe de la dentine . L ' amplitude des mouvements longitudinaux est supposée varier de 0,35 mm à 1,5 mm : avec une forte friction de la lime sur les parois, l'amplitude serait de 0,35 mm alors qu'avec une friction faible, elle serait de 1,5 mm, aussi bien sur la montée que sur la descente de 1 ' instrument dans le canal .

Par ailleurs le porte instrument endodontique, ou tête porte-outils, est libre en rotation dans cette solution, ce qui permet à la lime de tourner sur son axe aussi bien lors de la montée que de la descente, du fait de l'oblicité des lames de l'instrument. Cependant, lors de fortes frictions au cours de la descente, la lime venant au contact forcé des parois peut ne plus avancer, ce qui a pour effet de provoquer chez le patient une sensation désagréable de percussion.

Un autre inconvénient résulte du fait qu ' on ne peut dissocier l'énergie développée lors des mouvements de descente ou de montée de la lime, et qu'il n'est dès lors pas possible de différencier l'efficacité de la lime lors de la montée ou de la descente. Or il est important de favoriser, par exemple, l'effet de coupe en traction une fois la lime engagée en douceur dans le canal .

L'objectif de la présente invention est tout d'abord d'éviter l'utilisation de l'énergie mécanique en rotation forcée comme c'est le cas lorsque l'énergie est produite par un moteur électrique pour la mise en mouvement du contre-angle et donc de l'instrument qui y est attaché. La transformation de la rotation en mouvement longitudinal alternatif, telle que par exemple mise en œuvre dans le brevet Levy précité EP0161196, oblige à un déplacement alternatif obligatoire minimum. Dans le brevet Levy, ce déplacement minimal est de 0,35mm.

Le second objectif est de régler la force développée pour le déplacement de la lime de façon indépendante aussi bien en montée qu'en descente, et d'informer le praticien de la position de la lime par rapport à un minimum requis de la vibration.

A ces effets, le contre-angle de l'invention est doté d'un actionneur magnétique coopérant avec un système de transmission en vue d' entraîner selon un déplacement alternatif une tête porte-outils ou porte-instruments, agencée pour coulisser dans un logement placé à l'extrémité du manche du contre-angle. Selon l'invention, l'actionneur magnétique comporte au moins une bobine alimentée par un courant alternatif de fréquence et d'intensité variables, au moins une portion de ladite bobine étant soumise à un champ magnétique qui y génère des forces électromagnétiques tendant à lui communiquer un déplacement alternatif lorsque le courant change de sens, le système de transmission transformant le déplacement alternatif d'un support de la bobine en un déplacement alternatif de la tête porte-outils .

Le mouvement linéaire alternatif du porte-outils est donc créé par une bobine soumise à un champ magnétique, la bobine étant alimentée par un courant généré en très basse tension suivant une fréquence et une intensité choisies et variables.

Selon une première alternative, la bobine est d'allure plane et comporte deux tronçons passant chacun entre deux pôles magnétiques opposés d'au moins un aimant permanent, créant pour chaque tronçon une force électromagnétique tendant à déplacer la bobine dans le même sens lorsqu'elle est parcourue par un courant .

Plus précisément encore, selon une configuration possible, la bobine est d'allure rectangulaire ou délimite un secteur annulaire, lesdits tronçons passant entre les pôles magnétiques de deux aimants permanents étant en fait une paire de côtés opposés du rectangle ou les côtés radiaux du secteur annulaire .

En d'autres termes, la bobine plane est évidée au centre (sans conducteur) , et ses deux faisceaux latéraux sont pris en sandwich dans des flux magnétiques constitués par deux puissants aimants dont les effets magnétiques s'ajoutent. En pratique, le courant parcourant la bobine circule en sens inverse dans les tronçons latéraux, et les forces électromagnétiques de Laplace générées par l'existence simultanée du flux magnétique et du courant vont dans le même sens lorsque les pôles des aimants permanents sont inversés, créant des flux magnétiques opposés. Chaque aimant n ' agit que sur le faisceau de conducteur d' un unique côté concerné par son flux.

Pour transmettre ses déplacements, le support de la bobine comporte un bras d' allure parallèle d' une part au plan de la bobine et d'autre part auxdits côtés, pivotable par rapport au boîtier de l'actionneur et comportant à son extrémité libre une liaison à rotation avec un arbre, ou une liaison à un câble semi-rigide suivi d'un arbre, ledit arbre étant guidé axialement par le manche .

L'axe du pivotement est placé, dans le bras, entre la liaison avec le système de transmission, dont font partie l'arbre et éventuellement le câble, et une partie du support située directement sous la bobine, ledit bras faisant saillie à partir de cette dernière . Le mouvement alternatif de la bobine est dès lors transformé en un mouvement alternatif de l'extrémité libre du bras portant la liaison avec le système de transmission, qui se meut en sens inverse du déplacement de la bobine .

Selon une seconde alternative, la bobine peut être un solénoïde enroulé d'une part autour d'un support apte à coulisser axialement sur un noyau central formant l'un des pôles d'un aimant permanent et entouré d'autre part par une enveloppe cylindrique formant le pôle opposé de l'aimant, le noyau central et le support comportant des moyens de guidage axial et de blocage en rotation de l'un par rapport à l'autre.

Il s'agit d'une configuration à symétrie de révolution, volumiquement moins aplatie que la configuration précédente . Plus précisément, les moyens de guidage axial peuvent comporter au moins une tige solidarisée à la face intérieure d' un manchon constituant le support de la bobine, ladite tige étant apte à coulisser dans une gorge pratiquée axialement dans le noyau central et étant reliée au système de transmission.

En variante, ces moyens peuvent présenter deux tiges coopérant avec deux gorges disposées à l'opposé l'une de l'autre dans le noyau central, chaque tige étant alors reliée à un arbre guidé axialement par le manche .

Dans les différentes alternatives, le système de transmission comporte de préférence un arbre s 'étendant dans le manche du contre-angle, et qui joue un rôle important dans la transmission du mouvement généré par l'actionneur magnétique à destination de la tête porte-outils .

L'extrémité proche de la tête porte-outils dudit arbre comporte ensuite des moyens de transformation du déplacement de l'arbre selon une première direction sensiblement parallèle à l'axe du manche en un déplacement de la tête porte-outils selon une seconde direction .

Selon une configuration possible, lesdits moyens de transformation consistent en un réducteur à bascule pivotable dans le manche au voisinage de la tête porte-outils selon un axe perpendiculaire à un plan contenant les deux directions, l'une des extrémités du réducteur à bascule étant coulissable dans un anneau terminant l'arbre, l'autre extrémité étant équipée d'une portion terminale de type fourche coopérant avec une cavité pratiquée dans la tête porte-outils en vue de l'entraîner selon 1' axe du logement .

Le mouvement de balancier de l'actionneur magnétique est en fait transmis, en bout d'arbre, à l'une des extrémités du réducteur, qui le transmet à son autre extrémité au-delà de l'axe de pivotement, laquelle est reliée à la tête porte-outils selon une liaison classique à fourche insérée dans un évidement par exemple annulaire de la tête . Cette liaison présente un degré de liberté dans une direction sensiblement perpendiculaire à l'axe de coulissement . L'anneau en bout d'arbre est dimensionné et orienté pour assurer une souplesse mécanique à la liaison, également sous forme d'un degré de liberté puisqu'un coulissement d'amplitude réduite y est possible pour l'extrémité correspondante du réducteur.

Selon une variante, ces moyens de transformation peuvent être prévus pour relier l'arbre du système de transmission à la périphérie de la tête porte-outils en vue de l'entraîner en plus en rotation, la liaison à cet endroit étant alors du type à pivot excentré par rapport à l'axe de coulissement de la tête porte-outils .

Par ailleurs, le manche est de préférence équipé de capteurs aptes à détecter l'amplitude des déplacements du système de transmission, de manière à optimiser la commande et le contrôle de la tête porte-outils, notamment dans le but d' évaluer en temps réel certaines variables internes de déplacement et de positionnement. Ces capteurs permettent notamment d'assurer un des objectifs assignés à l'invention, à savoir informer le praticien de la position de la lime pendant l'utilisation du contre-angle.

Pour les mêmes objectifs globaux de commande et de contrôle, dans une perspective plus externe, le contre-angle de l'invention est muni de moyens de réglage de la fréquence et de l'intensité du courant parcourant la bobine. Ces moyens externes de commande et de contrôle sont de préférence aptes à différencier les valeurs de réglage selon le sens du courant, c'est-à-dire que le réglage des paramètres peut être dissocié selon le sens de circulation du courant. Il devient par exemple possible d'imposer un déplacement du chariot qui n'est pas identique dans les deux sens du courant, ce qui revient à permettre un fonctionnement asymétrique de l'actionneur magnétique et par conséquent du contre-angle.

L'invention va à présent être décrite en référence aux figures annexées, qui en représentent deux exemples de réalisation, et pour lesquelles :

La figure 1 représente schématiquement l'actionneur magnétique à bobine plane selon la première alternative ;

- La figure 2 montre, en vue en coupe, le système de transmission à l'extrémité du manche du contre-angle au niveau de la liaison avec la tête porte-outils ;

La figure 3 est une vue en coupe longitudinale de la seconde alternative de l'invention ; et

- La figure 4 en montre une section transversale.

En référence à la figure 1, l'actionneur magnétique représenté génère un mouvement linéaire alternatif au moyen d'une bobine (2) d'allure plane, en l'occurrence en forme de secteur annulaire comportant par conséquent, sur les côtés latéraux, des tronçons de bobine (2) constituant des faisceaux de conducteurs respectivement gauche (5) et droite (6) . Chacun de ces faisceaux (5, 6) traverse un flux magnétique produit par un aimant permanent (1). Lorsqu'on alimente la bobine (2) par un courant via les conducteurs (3, 4) , lesdits faisceaux (5, 6) sont parcourus par un courant cheminant en sens inverse 1 ' un de l'autre du fait de la structure géométrique de la bobine (2). En les soumettant chacun à un flux magnétique inverse de celui auquel on soumet l'autre, les forces de Laplace générées sont de direction et de sens sensiblement identiques, exerçant en tout cas des actions cumulatives qui tendent à déplacer la bobine (2) dans un seul et même sens :

Lorsque le sens du courant dans la bobine s'inverse, le déplacement de la bobine s'inverse aussi sous l'action cumulée des résultantes des forces de Laplace également inversées qui sont générées dans les deux faisceaux latéraux (5, 6) . La nature de ce déplacement dépend en pratique de la configuration du support de la bobine (2) et du boîtier (20) de l' actionneur, et de leur liaison mécanique. En l'espèce, le déplacement s'effectue dans le plan de la bobine et il est d'allure perpendiculaire aux faisceaux actifs (5,6). La bobine (2) est solidaire d'un support plat comportant un bras (7) pivotant sur un axe (23) .

Le boîtier (20) comporte un compartiment (21) de forme sensiblement identique à celle de la bobine (2), doté d'une ouverture (22) pour le passage du bras (7) qui relie en pratique le support au système de transmission. À noter que les faisceaux haut et bas de la bobine sont sans action car hors des flux magnétiques des aimants permanents (1) .

Les champs magnétiques inverses sont par exemple générés par des aimants permanents au néodyme de dimensions adéquates (par exemple 12mmx6mmx2mm) . Ces aimants permettent un mouvement linéaire alternatif dont l'amplitude peut aller jusqu'à 20mm. La fréquence optimale d'inversion est par exemple comprise entre 20 Hz et 40 Hz. La course linéaire totale peut être réglée par un réducteur de course dans les deux sens, s'il y a lieu. L'alimentation de la bobine (2) est obtenue par un courant issu d'une alimentation en TBT (très basse tension) de 5 à 12volts, ces valeurs étant indicatives, préférentielles mais non limitatives .

La fréquence des inversions peut être contrôlée par potentiomètre ou par tout autre moyen de réglage numérique ou analogique approprié permettant le contrôle de la période du courant alimentant la bobine (2) . La fréquence des changements de sens du courant détermine la fréquence de «battement» de la bobine (2). Au rang des paramètres réglables, l'intensité du courant détermine l'intensité de la force engendrée dans l'actionneur magnétique, dans les deux sens de déplacement et, selon les moyens de commande et de contrôle de l'invention, indépendamment 1 ' un de 1 ' autre .

Le déplacement de la bobine (2) est transmis par le bras ( 7 ) à un arbre de transmission ( 8 ) , qui lui est relié à rotation au niveau de son extrémité libre. Cet arbre ( 8 ) se déploie dans le manche (9) du contre-angle en direction de l'extrémité (24) munie de la tête (12) porte-outils équipée de son outil ou instrument (25) de traitement de la dent.

Le débattement de la course de la bobine (2) , et l'amplitude du mouvement résultant communiqué à l'arbre ( 8 ) , peut être indiqué à l'opérateur via des capteurs (30) situés au voisinage de l'arbre de transmission ( 8 ) par exemple, lors d'un débattement minimum dans les deux sens, l'information fournie par ces capteurs (30) est susceptible d'indiquer un frottement important, empêchant le déplacement correct de l'instrument (25) attaché au contre-angle.

Schématiquement , le mouvement linéaire alternatif horizontal est transmis par un arbre rigide ( 8 ) à la tête (12) du contre-angle, et transformé en un mouvement alternatif vertical à l'aide d'un dispositif mécanique particulier, en l'occurrence un réducteur à bascule (11), comme cela apparaît clairement en figure 2.

Le bras (8) se termine par une bague orientable (26) logeant une première extrémité du réducteur à bascule (11) , qui y coulisse à frottement doux. Ce réducteur à bascule (11) comporte à son autre extrémité une fourche (13) qui s'insère dans une cavité appropriée, par exemple un évidement annulaire (26) , pratiquée dans la tête porte-outils (12) . Cette fourche (13) fait un angle d'environ 40° avec le reste du réducteur (11) et laisse la tête porte-outils (12) libre en rotation à l'intérieur de l'extrémité (24) du contre-angle. Le pivot (14) de la bascule (11) permet de réduire l'amplitude des déplacements alternatifs de la fourche (13) , donc de la tête porte-outils (12) .

Ainsi, suivant l'invention, la bobine (2) alimentée alternativement provoque in fine un mouvement linéaire alternatif vertical d'un instrument (25) endodontique ou d'un instrument (25) de détartrage ou de surfaçage radiculaire inséré dans la tête porte-outils (12) . La fréquence du courant alternatif d'alimentation de la bobine (2) conditionne la fréquence du déplacement alternatif de l'instrument, et l'intensité de la force exercée par l'instrument peut être réglée par ajustage de l'intensité du courant qui alimente la bobine motrice (2) . Ce réglage doit pouvoir être obtenu de façon indépendante pour les deux sens de déplacement de la bobine (2) . Le réglage de l'un au moins de ces 2 paramètres est obtenu par exemple par action sur au moins un potentiomètre situé au niveau de l'alimentation de la bobine (2).

Ces réglages étant établis, ils constituent une sécurité car l'usage d'un actionneur magnétique, procurant en quelque sorte un «lien magnétique» dans la chaîne d' actionnement de l'instrument, fait office de limiteur d'effort et supprime, par simple amortissement magnétique, l'effet «marteau piqueur» qui résulte de la structure divulguée dans le document antérieur EP 0 161 196 au nom de Lévy.

La variante de la figure 1, et plus généralement le dispositif de l'invention, comporte de préférence un boîtier de commande et de contrôle comportant 1 ' électronique d'alimentation, avec possibilité de réglage de l'intensité et de la fréquence du courant, et un écran de contrôle visuel associé à une alarme auditive. L'électronique d'alimentation est au surplus connectée aux capteurs (30) situés au voisinage de l'arbre (8) du système de transmission.

Un premier signal «d'alarme» est obtenu quand par exemple une lime ne peut atteindre, en descente, une distance minimale de vibration choisie par le praticien, car empêchée par un frottement excessif, par exemple sur la dentine canalaire, lorsque les forces de frottement sont supérieures à la force de déplacement de 1 ' instrument . Le praticien averti peut alors choisir d'augmenter la force de déplacement en augmentant l'intensité du courant alimentant la bobine (2), ou de changer l'instrument pour un diamètre plus petit, ou encore d'augmenter la force de coupe en traction pour permettre par exemple un élargissement du diamètre du canal dans sa partie supérieure coronaire, suivant le principe bien connu de la «crown down technique» .

Un second signal intervient quand par exemple la lime ne peut atteindre une distance établie de coupe (par exemple les 2/3 de la distance maximale de coupe en traction) : dans ce cas, le praticien peut choisir d'augmenter l'intensité du courant alimentant la bobine, et/ou d'augmenter la fréquence du courant alternatif d'alimentation.

Ces signaux d' alarmes sont générés grâce aux microcapteurs (30) connectés aux systèmes d'alarme auditifs et/ou visuels du boîtier de commande. Le boîtier de commande et de contrôle comporte aussi, en tant que partie de l'électronique d'alimentation, des circuits permettant la transformation des signaux électriques du secteur en alimentation très basse tension (TBT) .

Il peut être avantageux d'intégrer l'électronique d'alimentation, de commande et de contrôle d'une part, et la bobine (2) et les aimants (1) d'autre part, dans un même boîtier. Le déplacement de la bobine (2) est alors transmis par câble semi-rigide à l'arbre de transmission (8) puis au réducteur à bascule (11) relié à la tête porte-outils (12) . Le déplacement longitudinal du câble est transmis, dans le manche (9) du contre-angle, à la bascule réductrice (11) comportant la fourche (13) insérée dans le noyau porte-instruments (12) pour lui conférer une vibration verticale.

Il peut aussi être avantageux de transformer ce déplacement longitudinal de la bobine (2) en une rotation alternative de la tête porte-outils (12) installée dans l'extrémité d'un contre-angle spécifique. Ceci s'obtient en reliant l'arbre de transmission (8) latéralement à la tête cylindrique porte-instruments (12) , qui pivotera dès lors alternativement dans son logement, en fonction du déplacement du câble rigide entraîné par la bobine (2) .

Selon une version alternative apparaissant aux figures 3 et 4, l'invention peut comporter un ensemble bobine/aimant adoptant une géométrie de révolution, remplaçant l'actionneur magnétique d'allure plane de la première version illustrée en figure 1.

Ce montage comporte, en tant que bobine, un solénoïde

(15) enroulé d'une part autour d'un support (27) apte à coulisser axialement sur un noyau central (19) formant l'un des pôles d' un aimant permanent . Le solénoïde est par ailleurs entouré par une enveloppe cylindrique (17) formant le pôle opposé de l'aimant. Les deux pôles sont reliés par une pièce polaire (18) qui peut jouer le rôle de butée lors du déplacement du support coulissant (27) . Le noyau central (19) et le support (27) comportent des moyens de guidage axial et, en l'espèce, de blocage en rotation de l'un par rapport à l'autre, sous la forme de cannelures longitudinales (28) disposées de part et d'autre de l'axe du noyau (19). Ces deux cannelures (28) sont destinées à recevoir deux tiges guide (16) permettant de guider le support (27) lors de son déplacement en coulissement .

Le support (27) de la bobine (15) est un cylindre creux à section circulaire abritant dans sa face interne les deux tiges guide (16) , qui y sont fixées, et sur sa partie externe une ou plusieurs couches de fil de cuivre alimentées en courant alternatif en TBT à partir d'un boîtier de commande et de contrôle du même type que celui dont il a été question ci- dessus, lequel gère notamment l'intensité et la fréquence du courant d'alimentation.

La gestion de la course de l'élément mobile, dans cette seconde version de l'actionneur magnétique, est réalisée d'un côté par la pièce polaire (18) effectuant le lien magnétique entre les pôles, et de l'autre côté par la tête du contre angle. Les 2 fils d'alimentation (3, 4) de la bobine (15) passent dans ladite pièce polaire (18) . Les deux tiges guide (16) sont solidarisées, à la sortie de ce montage, pour être connectées à l'arbre (8) du système de transmission, se continuant par exemple par un dispositif à bascule (11) à l'instar de la solution montrée en figure 2. Dans cette option, un cordon d'alimentation simple suffit à réunir le boîtier de commande et de contrôle au contre-angle .

Comme pour la version précédente, les possibilités de fonctionnement ouvertes à l'opérateur, en faisant varier les paramètres de commande, sont par exemple :

- le réglage de la fréquence du courant alternatif alimentant la bobine (15) , au moyen de potentiomètres ou de tout autre dispositif de réglage et de commande analogique ou numérique, provoquant dans ce cas le coulissement alternatif de la bobine (15) et par conséquent de la tête porte-outils (12) ;

- le réglage de l'amplitude du coulissement de la bobine (15) dans ses allers et retours, par action par exemple sur l'intensité du courant ou sur la TBT, de manière indépendante pour les courses d'aller et de retour de l'instrument (25).

Dans les deux alternatives décrites, en somme, les déplacements alternatifs de la bobine (2, 15) sont transmis à un arbre (8) puis par exemple à un réducteur à bascule (11) - constituant ensemble le système de transmission - transmettant les mouvements alternatifs de ladite bobine (2, 15) à une tête porte-outils (12), c'est-à-dire in fine aux instruments endodontiques (25) ou de surfaçage radiculaire utilisés pour la parodontologie .

Les alternatives décrites en référence aux figures ne doivent pas être considérées comme exhaustives de l'invention, qui englobe au contraire les variantes de formes et de configurations à la portée de l'homme de l'art.