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Title:
MECHANICAL-COMMUTATOR POLYPHASE SYNCHRONOUS ELECTRIC MACHINE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2020/165252
Kind Code:
A1
Abstract:
Mechanical commutator (40) for electric machine (1) suitable for supplying power via a polyphase current system comprising q phases, where q is a positive integer strictly greater than 1, to a rotary electric machine rotor (3) having 2*p magnetic poles, comprising: - a slip ring (41) that rotates about an axis (X) of the electric machine (X), of elementary pattern equal to 2*π/(p*q); - at least one pair radially extending brushes, a positive brush (45) and a negative brush (46), suitable for rubbing against the slip ring (41), which are rotatably fixed and each defined over an angular sector, and suitable for connection to one and the same voltage source, in particular a vehicle battery (B), characterized in that the mechanical slip ring (41) comprises n*p*q, where in particular n = 1 or n = 2, conductive strips (60) which come one after the other circumferentially, each strip (60) being defined over an angular sector, adjacent strips being isolated from one another, the strips being distributed in q groups (a', b', c'), all of the strips (60) of one and the same group being electrically connected to one another, the q groups alternating circumferentially, and in that the brushes (45, 46) of one and the same pair are circumferentially offset relative to one another by [(2k+1)*2*π]/(2*p)], k being a natural integer.

Inventors:
LABBE NICOLAS (FR)
DEVORNIQUE GEOFFREY (FR)
EL BARAKA KHADIJA (FR)
JUGOVIC SVETISLAV (FR)
FONTCHASTAGNER JULIEN (FR)
TAKORABET NOUREDDINE (FR)
NETTER DENIS (FR)
LE MEITOUR YANNICK (FR)
RISTAGNO BAPTISTE (FR)
Application Number:
PCT/EP2020/053605
Publication Date:
August 20, 2020
Filing Date:
February 12, 2020
Export Citation:
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Assignee:
VALEO EQUIP ELECTR MOTEUR (FR)
International Classes:
H02K13/00; H02K9/06; H02K11/33; H02K13/04; H02K13/10; H01R39/02; H01R39/32
Foreign References:
EP1037362A22000-09-20
US20040130230A12004-07-08
DE767688C1953-03-30
FR3062252A12018-07-27
DE19829070A12000-01-05
FR2867628A12005-09-16
US6169348B12001-01-02
US6563245B12003-05-13
US20040150280A12004-08-05
EP1037362A22000-09-20
Attorney, Agent or Firm:
PRIGENT, Pierre (FR)
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Claims:
Revendications

[Revendication 1 ] Commutateur (40) mécanique pour machine (1 )

électrique apte à alimenter par un système de courant polyphasé comprenant q phases, avec q entier positif strictement supérieur à 1 , un rotor (3) de machine électrique tournante présentant 2*p pôles magnétiques,

comprenant :

- un collecteur (41 ) mobile en rotation autour d’un axe (X) de la machine électrique, de motif élémentaire égal à 2*TT/(p*q),

- au moins une paire de balais d’extension radiale, un balai positif (45) et un balai négatif (46), aptes à frotter sur le collecteur (41 ), fixes en rotation, définis chacun sur un secteur angulaire, aptes à être reliés à une même source de tension, notamment une batterie (B) de véhicule, caractérisé en ce que le collecteur (41 ) mécanique comprend n*p*q, avec n entier, avec notamment n = 1 ou n=2, lames conductrices (60) se succédant circonférentiellement, chaque lame (60) étant définie sur un secteur angulaire, les lames adjacentes étant isolées les unes des autres, les lames étant reparties en q groupes (a’, b’, c’), toutes les lames (60) d’un même groupe étant connectées électriquement ensemble, les q groupes étant alternées circonférentiellement,

et en ce que les balais (45, 46) d’une même paire sont circonférentiellement décalés l’un de l’autre de [(2k+1 )*2*TT]/(2*p)], k étant un entier naturel.

[Revendication 2] Commutateur (40) mécanique selon la revendication 1 , les lames (60) d’un même groupe (a’, b’, c’) étant toutes connectées électriquement à une bague (70, 71 , 72) disposée radialement à l’intérieur des lames (60).

[Revendication 3] Commutateur (40) mécanique selon la revendication 2, les bagues (70, 71 , 72) de chaque groupe se succédant axialement.

[Revendication 4] Commutateur (40) mécanique selon l’une quelconque des revendications précédentes, chaque lame (60) étant séparée des deux lames adjacentes par une inter-lame (62), la dimension circonférentielle des inter-lames étant choisie pour éviter le claquage diélectrique [Revendication 5] Commutateur (40) mécanique selon l’une quelconque des revendications précédentes, le taux de recouvrement étant défini par la différence entre l’ouverture angulaire d’un balai (45, 46) et l’ouverture angulaire d’une inter-lame (62) divisé par le motif élémentaire du collecteur, le taux de recouvrement étant compris entre 10% et 55%

[Revendication 6] Commutateur (40) mécanique selon l’une quelconque des revendications précédentes, le collecteur comprenant un ventilateur (1 15)

[Revendication 7] Commutateur (40) mécanique selon l’une quelconque des revendications précédentes, le collecteur comprenant une pluralité de condensateurs (100), chaque condensateur étant monté entre deux groupes de lames distincts.

[Revendication 8] Machine (1 ) électrique comprenant :

- un commutateur (40) mécanique selon l’une quelconque des

revendications 1 à 5,

- un stator (4) fixe en rotation comprenant 2*p pôles magnétiques, le stator (4) formant l’inducteur de la machine,

- un rotor (3) mobile en rotation autour de l’axe (X) de la machine

électrique, le rotor (3) formant avec le collecteur (41 ) un induit de la machine, le rotor comprenant :

i. un arbre de rotor (10), et

ii. un corps de rotor (11 ) comprenant :

1. un paquet de tôles comprenant des tôles empilées

axialement, le paquet de tôles (10) ayant p*q encoches d’extension axiale,

2. au moins un bobinage (30), le bobinage étant reparti en q phases (a, b, c) alimentées par le commutateur (40), les phases comprenant des sections de bobinage logés dans les encoches, les sections (31 ) de chaque phase se succédant circonférentiellement, chaque phase

présentant deux extrémités (32).

[Revendication 9] Machine (1 ) électrique selon la revendication 6 et la

revendication 8 prises en combinaison, le ventilateur s’étendant, au moins en partie, dans un espace intérieur du corps de rotor. [Revendication 10] Machine (1 ) électrique selon la revendication 7 et la revendication 8 prises en combinaison, les condensateurs étant axialement du côté opposé au corps de rotor.

[Revendication 1 1] Machine (1 ) électrique selon la revendication précédente, chacun des q groupes de lames (a’, b’, c’) étant connecté électriquement à une des deux extrémités (32) d’une des q phases (a, b, c) du rotor, les autres extrémités (32) des q phases étant connectées électriquement ensemble de sorte à former un bobinage (30) en étoile.

[Revendication 12] Machine (1 ) électrique selon la revendication 6, chacun des q groupes de lames (60) étant connecté électriquement à deux extrémités (32) de deux phases distinctes des q phases (a, b, c) du rotor de sorte à former un bobinage (30) en polygone.

[Revendication 13] Système de traction pour engin de transport comprenant :

- une machine (1 ) électrique selon l’une des revendications 6 à 8, et

- un hacheur (48) connecté électriquement aux balais (45, 46) du

commutateur (40) mécanique et apte à être connecté à la batterie (B) du véhicule.

Description:
Description

Titre de l'invention : Machine électrique synchrone

polyphasée à commutateur mécanique

[1 ] La présente invention concerne un commutateur mécanique pour alimenter une machine électrique tournante par un système de courants polyphasé. L’invention se rapporte également à une machine électrique équipée d’un tel commutateur pour véhicule automobile.

[2] L’invention trouve une application particulièrement avantageuse dans le domaine des machines électriques tournantes telles que les alternateurs, les alterno- démarreurs, les moteurs électriques et les machines réversibles. L’invention trouve également une application particulière dans la traction de véhicule automobile de faible puissance, notamment comprise entre 4kW et 25kW, par exemple entre 4kW et 8kW, par exemple entre 15kW et 25kW.

[3] L'invention pourra ainsi avantageusement être mise en oeuvre notamment avec les véhicules électriques à quatre roues de faible puissance ("microcars" en anglais), les véhicules à deux roues de type moto, ou les quadricycles lourds.

[4] Il est connu du document EP 1037362 A2, un moteur électrique allégé pour

produire des vibrations. Cette machine électrique hors du domaine automobile comporte un collecteur excentrique axial sur lequel frotte des languettes flexibles alimentées en courant continu. La machine comprend également un rotor excentrique comportant un bobinage triphasé sans fer. Le moteur électrique peut donc tourner à très haute vitesse sans couple. De par l’absence de fer, une telle machine ne présente pas de couple ni de réaction d’induit est n’est donc pas apte à la traction automobile.

[5] Il est connu de l’art antérieur des machines électriques à courant continu,

notamment utilisé dans les démarreurs de véhicule automobile mais également pour propulser un véhicule. Ces machines munies d’un stator, ici l’inducteur, comportant plusieurs aimants permanents ou des pôles bobinés (électroaimants) et d’un rotor, ici l’induit, comportant des conducteurs formant le bobinage du rotor. L’induit comprend un collecteur mécanique muni de lames sur lesquelles frottent des balais pour l’alimentation en courant continu de l’induit. [6] L’ensemble balais/collecteur forme un commutateur mécanique qui permet l’autopilotage mécanique de l’alimentation du bobinage. Chaque changement de position angulaire de l’induit correspond, grâce à l’agencement de position angulaire des lames et des balais, à une nouvelle alimentation du bobinage. Le positionnement des balais et du collecteur est fixé par la position angulaire des pôles inducteurs.

[7] L’inconvénient principal de ces machines réside dans les variations brutales de l’énergie magnétique à chaque commutation de courant dans les conducteurs, notamment dans des sections d’induits du bobinage. La commutation de courant entraîne une usure excessive des balais. Par ailleurs, les performances de telles machines sont insuffisantes pour une application dans la chaîne de traction de véhicule automobile en comparaison aux machines électriques tournantes synchrones polyphasées, notamment triphasées, à courant alternatif synchrone.

[8] Une telle machine synchrone polyphasée comprend classiquement un rotor

mobile en rotation autour d’un axe et un stator fixe entourant le rotor. En mode alternateur, lorsque le rotor est en rotation, il induit une tension au stator qui la transforme en courant électrique pour ensuite alimenter les consommateurs électriques du véhicule et recharger la batterie. En mode moteur, le stator est alimenté électriquement et crée un champ tournant magnétique puis un couple relativement aux pôles inducteurs, entraînant le rotor en rotation par exemple pour démarrer le moteur thermique. Ces machines présentent un net avantage en termes de performance volumiques par rapport aux machines à courant continu.

[9] Une telle machine comporte classiquement un arbre, solidaire du rotor, dont une extrémité arrière porte des bagues collectrices appartenant à un collecteur. Des balais sont disposés de façon à frotter sur les bagues collectrices. Le porte-balais est relié à un régulateur de tension pour l’utilisation en mode alternateur.

[10] Le stator comporte un corps constitué par un empilage de tôles minces

formant une couronne, dont la face intérieure est pourvue d'encoches ouvertes vers l'intérieur pour recevoir un bobinage comprenant des enroulements de phase connectées ensemble, par exemple, en étoile ou en triangle. Ces enroulements traversent les encoches du corps du stator et forment des chignons faisant saillie de part et d'autre du corps du stator. Les enroulements de phase sont obtenus par exemple à partir d'un fil continu recouvert d'émail ou à partir d'éléments conducteurs en forme d'épingles reliées entre elles par soudage. Le bobinage est relié électriquement à un ensemble électronique par une entrée et une sortie. Contrairement aux machines électriques à courant continu, les enroulements sont ouverts.

[1 1 ] L’ensemble électronique comporte des modules électroniques de puissance permettant de piloter l’alimentation des phases du bobinage. La commutation est ici électronique et nécessite des onduleurs à semi-conducteur. Par exemple, dans le cas d’une traction électrique par une machine synchrone triphasée, les phases du bobinage sont classiquement alimentées par un onduleur électronique comportant 6 étages de transistors de puissance de type MOSFET dont la commande nécessite les données de position du rotor obtenues au moyen de différents capteurs de position. Dans le cas d’une alimentation en double- triphasé, 6 bras d’onduleurs avec chacun de MOFSET sont nécessaires, deux fois plus qu’en cas d’alimentation en triphasé. Les capteurs de position peuvent être à effet Hall dans le cas d’une machine synchrone à aimants permanents à courant continu (« BLDC » en anglais) dont l’alimentation est à créneaux. Les capteurs de position peuvent aussi être de type résolveur, plus onéreux que les capteurs à effet Hall, dans le cas d’une machine synchrone à aimants

permanents à courant alternatif (« BLAC » en anglais) dont l’alimentation est sinusoïdale.

[12] Cet ensemble électronique est onéreux. La fiabilité des composants à semi- conducteur en environnement sévère en température ou en vibrations n’est pas optimale du fait de la fragilité de ces composants. Ces composants sont aussi dépendants de matière comme le silicium dont l’approvisionnement peut ou pourra s’avérer sensible.

[13] Il existe donc un besoin pour alimenter les machines électriques à système de courant polyphasé de manière moins onéreuse et/ou moins dépendante en électronique de puissance, voire totalement indépendante en électronique de puissance. [14] L’invention vise à remédier efficacement à cet inconvénient en proposant un commutateur mécanique pour machine électrique apte à alimenter par un système de courant polyphasé comprenant q phases, avec q entier positif strictement supérieur à 1 , un rotor de machine électrique tournante présentant 2 * p pôles magnétiques, comprenant :

- un collecteur mobile en rotation autour d’un axe de la machine

électrique, de motif élémentaire égal à 2 * TT/(p * q),

- au moins une paire de balais d’extension radiale, un balai positif et un balai négatif, aptes à frotter sur le collecteur, fixes en rotation, définis chacun sur un secteur angulaire, aptes à être reliés à une même source de tension, notamment une batterie de véhicule,

[15] Le commutateur mécanique est caractérisé en ce que le collecteur

mécanique comprend n * p * q, avec n entier, avec notamment n=1 ou n=2, lames conductrices se succédant circonférentiellement, chaque lame étant définie sur un secteur angulaire, les lames adjacentes étant isolées les unes des autres, les lames étant reparties en q groupes, toutes les lames d’un même groupe étant connectées électriquement ensemble, les q groupes étant alternés

circonférentiellement,

[16] Le commutateur mécanique est également caractérisé en ce que les balais d’une même paire sont circonférentiellement décalés l’un de l’autre de

[(2k+1 ) * 2 * TT]/(2 * p)], k étant un entier naturel.

[17] Une telle alimentation est ainsi plus durable et moins onéreuse. La

performance est aussi sensiblement supérieure à celle d’une machine électrique à courant continu.

[18] Un tel commutateur permet l’alimentation de machines électriques par un système de courant polyphasé sans convertisseur électronique de sorte que le nombre de composants d’électronique de puissance et le coût associé est très fortement diminué, voire annulé. Une telle alimentation autopilotée permet également de se passer de capteur de position du rotor.

[19] Selon un aspect de l’invention, le décalage angulaire entre les balais se fait de centre à centre, c'est-à-dire entre les plans médians de chaque balai. Un balai peut avoir une forme sensiblement parallélépipédique. Selon un aspect de l’invention, les balais peuvent toujours être en contact d’une lame. Un balai peut comporter une surface radialement intérieure cylindrique en contact avec le collecteur, notamment avec les lames.

[20] Selon un aspect de l’invention, le nombre de paires de balais est compris entre 1 et p. Par exemple, le nombre de paires de balais peut être égal à un ou à deux pour une machine à deux paires de pôles. Toutes les paires de balais frottent sur les mêmes lames. Selon l’invention, le nombre de palais est donc pair.

[21 ] Selon un aspect de l’invention, les balais peuvent frotter selon une direction radiale sur le collecteur. Le commutateur est alors dit radial. En variante, le frottement peut s’établir dans la direction axiale

[22] Selon un aspect de l’invention, le collecteur peut être cylindrique. La surface de frottement entre les balais et le collecteur est cylindrique.

[23] Selon un aspect de l’invention, le collecteur est à lames, c’est-à-dire qu’il n’est pas imprimé.

[24] Selon un aspect de l’invention, le collecteur comprend un ventilateur.

[25] La présence du ventilateur permet de créer un flux d’air permettant d’évacuer l’air chaud et ainsi de refroidir le collecteur lui-même et son environnement.

[26] Selon un aspect de l’invention, le ventilateur peut être fait d’un matériau

isolant, notamment fait en plastique.

[27] Selon un aspect de l’invention, le ventilateur peut être à action. En variante, le ventilateur peut être à réaction.

[28] Selon un aspect de l’invention, le ventilateur peut être disposé axialement à côté des lames. Le ventilateur peut être d’un seul tenant.

[29] Selon un aspect de l’invention, le ventilateur peut comprendre une pluralité de pâles. Le nombre de pâles peut être compris entre 2 et 16, notamment 8, notamment 6 ou 10 pâles.

[30] Les pâles peuvent être régulièrement réparties circonférentiellement. En

variante, les pâles peuvent distribués de façon non régulière par exemple de manière logarithmique. Un espace non régulier ou variable peut rendre le système plus silencieux.

[31 ] Les pâles peuvent être incurvées. Les pâles peuvent être incurvées de sorte à faire circuler l’air vers l’intérieur. En variante, les pâles peuvent être incurvées de sorte à faire circuler l’air vers l’extérieur. Les pales peuvent se déployer radialement jusqu’à la hauteur radiale des lames. Les pâles peuvent toutes être d’un seul tenant. Les pâles peuvent être des pièces distinctes les unes des autres.

[32] Selon un aspect de l’invention, le collecteur peut comprendre une pluralité de condensateurs, chaque condensateur étant monté entre deux groupes de lames distincts.

[33] La présence des condensateurs permet de réduire les discontinuités de

courant lors des commutations. Ainsi le collecteur et la machine électrique dans laquelle il peut être intégré présentent une meilleure durabilité et un rendement amélioré.

[34] Au sens de la demande, l’isolation des lames adjacentes se comprend dans la direction circonférentielle. Des lames directement adjacentes peuvent appartenir à un même groupe de lames tout en étant isolées électriquement l’une de l’autre sans sortir du cadre de l’invention.

[35] Les condensateurs peuvent être disposés axialement du côté opposé à celui du ventilateur. Les lames sont donc disposées entre les condensateurs et le ventilateur. Cela permet de disposer de plus de latitude de positionnement pour chacune des deux fonctions. En variante, le ventilateur et les condensateurs peuvent être d’un même côté axial par rapport aux lames.

[36] Selon un aspect de l’invention, au moins un condensateur est monté entre deux groupes de lames distincts. Le collecteur comprend au moins q

condensateurs.

[37] Selon un aspect de l’invention, chaque condensateur comprend deux

armatures séparées par un isolant polarisable. Les deux armatures d’un même condensateur sont reliées électriquement à deux groupes de lames distincts. Les armatures peuvent être directement fixées aux lames. Bien que les condensateurs relient deux groupes de lames, l’isolant polarisable permet de respecter l’isolation électrique entre les lames.

[38] Selon un aspect de l’invention, un unique condensateur est prévu entre deux groupes de lames distincts. En variante, une pluralité de condensateurs peut être prévu entre deux groupes de lames distincts. Cette pluralité de condensateur peut être agencée en série ou en parallèle entre deux groupes de lames.

[39] Les condensateurs peuvent être identiques. Chaque condensateur peut présenter une forme sensiblement parallélépipédique.

[40] Chaque condensateur peut présenter une capacité électrique comprise entre 1 et 100 microfarads, par exemple 25 pF, par exemple 50 pF. Lorsque plusieurs condensateurs sont montés en série ou en parallèle entre deux groupes de lames distincts, la capacité équivalente est comprise entre 1 et 100 microfarads.

[41 ] Chaque condensateur peut comprendre un boîtier encapsulant l’isolant

polarisable et/ou tout ou partie des armatures.

[42] Selon un aspect de l’invention, tout ou partie des condensateurs sont décalés axialement des lames. Il existe un plan normal à l’axe de rotation qui coupe les condensateurs sans couper de lame.

[43] Selon un premier mode mise en oeuvre des condensateurs, le collecteur comprend uniquement q condensateurs. Il existe un seul condensateur entre chaque groupe de lames. La réduction des discontinuités de courant est obtenue par un nombre minimal de condensateurs.

[44] Selon un deuxième mode mise en oeuvre des condensateurs, le collecteur comprend au moins un condensateur entre deux lames de groupes de groupes différents se succédant circonférentiellement. Le collecteur comprend alors au moins p * q condensateurs, notamment uniquement p * q condensateurs. Lorsque n=1 , chaque lame est connectée électriquement à deux condensateurs. Lorsque n=2, chaque lame n’est associée qu’à un unique condensateur.

[45] Selon un aspect de l’invention, chaque condensateur peut être fixé sur un doigt d’orientation axiale d’une des lames. Les armatures de condensateur peuvent être fixées directement sur les doigts, notamment par soudure. Les condensateurs peuvent être fixés uniquement sur les doigts. [46] Selon un aspect de l’invention, les condensateurs peuvent tous être disposés dans un secteur angulaire donné, notamment inférieur à 90°, notamment inférieur sur 45°. En variante, Les condensateurs peuvent être disposés régulièrement sur toute la circonférence du collecteur. Les condensateurs peuvent être tous décalés circonférentiellement les uns des autres.

[47] Les condensateurs peuvent être au même niveau radial que les lames. En variante, les condensateurs peuvent être disposées radialement plus près de l’axe que les lames. Les condensateurs peuvent être disposés les uns au-dessus des autres.

[48] Selon un aspect de l’invention, les condensateurs peuvent tous être d’un

même côté axial des lames.

[49] Selon un aspect de l’invention, le collecteur peut comprendre un élément de protection des condensateurs. Cet élément de protection peut être d’un seul tenant. Cet élément de protection peut comprendre plusieurs cavités recevant les condensateurs. En variante, une seule cavité continue et circulaire peut recevoir les condensateurs. En variante encore, l’élément de protection peut être formé d’autant de portions de protection, distinctes les unes des autres, que de condensateurs.

[50] Selon un aspect de l’invention, le ventilateur et l’élément de protection

peuvent être d’un seul tenant. Cela permet de mutualiser les fonctions.

[51 ] Selon un aspect de l’invention, le collecteur présente p * q passages d’un type de lame à un autre. Le collecteur peut comprendre autant de passage d’un type de lame à un autre que de condensateurs dans le deuxième mode de mise en oeuvre de ceux-ci Le type d’une lame est défini par son appartenance à un des groupes de lame. Ainsi, lorsque n=2, deux lames d’un même type se succèdent circonférentiellement. Le collecteur peut présenter un motif électrique

élémentaire de lames qui se répète p fois.

[52] Selon un aspect de l’invention, les lames présentent toutes le même secteur angulaire et/ou la dimension axiale. En particulier, toutes les lames sont identiques. Les lames peuvent ne pas être décalées axialement. Les lames peuvent être en cuivre. Les lames peuvent avoir une épaisseur radiale comprise entre 1 mm et 3mm, par exemple 2mm. Cette épaisseur permet de réduire la densité volumique de courant dans les lames. Les lames peuvent avoir une dimension axiale comprise entre 8mm et 12mm, par exemple 10mm. Selon l’invention, le collecteur possède un seul arrangement circonférentiel de lames conductrices autour de l’axe.

[53] Selon un aspect de l’invention, le collecteur comprend un squelette, de

révolution autour de l’axe de la machine électrique, pour maintenir les lames en position. Le squelette peut être en matériau isolant électriquement, par exemple en plastique. Le squelette peut être en seul tenant. Le squelette peut comprendre des ouvertures radiales, en particulier n * p * q ouvertures recevant les lames. Le squelette peut être surmoulé sur les lames. Le squelette peut comprendre une ouverture centrale destinée à recevoir un arbre de rotor. Le collecteur peut comprendre un manchon disposé dans l’ouverture centrale du squelette et apte à être solidaire de l’arbre de rotor. Le manchon est fixe par rapport au squelette. Le manchon est plus rigide que le squelette de sorte à renforcer la liaison entre le collecteur et l’arbre de rotor.

[54] Selon un aspect de l’invention, les condensateurs peuvent être fixés sur le squelette. Les boîtiers des condensateurs peuvent être fixés sur une face d’orientation axiale du squelette.

[55] Selon un aspect de l’invention, le ventilateur peut être d’un seul tenant avec le squelette. En variante, chaque pâle peut être rapportée sur le squelette. En variante encore, le ventilateur peut être d’un seul tenant et rapporté sur le squelette.

[56] Selon un aspect de l’invention, q peut être égal à 3. Le commutateur est ainsi apte à alimenter une machine électrique selon un système de courant triphasé.

[57] Selon un aspect de l’invention, la zone de frottement entre les balais et les lames peut être à une distance radiale par rapport à l’axe comprise entre 20 mm et 45 mm, notamment 25 mm, notamment 35 mm.

[58] Selon un aspect de l’invention, un secteur angulaire sur lequel est définie une pièce donnée est le plus petit secteur qui comprend la pièce donnée dans un plan perpendiculaire à l’axe de la machine. [59] Selon un autre aspect de l’invention, les lames d’un même groupe peuvent toutes être connectées électriquement à une bague disposée radialement à l’intérieur des lames.

[60] Selon le premier mode de mise en oeuvre des condensateurs, chacun des q condensateurs peut être disposé entre deux bagues distinctes.

[61 ] Une telle bague permet de mutualiser les connexions électriques entre les lames d’un même groupe ce qui simplifie la fabrication du commutateur. Au sens de la demande, les balais ne frottent pas sur les bagues mais bien sur les lames.

[62] Selon un autre aspect de l’invention, un pont peut être prévu entre chaque lame et la bague associée. Les ponts s’étendent radialement depuis la bague, notamment sans décalage axial depuis la bague. Les ponts et la bague associée sont dans un espace intérieur du squelette tandis que les lames affleurent vers l’extérieur pour venir en contact électrique avec les balais. Les lames d’un même groupe, les ponts et la bague forment un anneau d’un seul tenant. La bague et l’anneau associés aux lames du groupe q sont dits de type q.

[63] Selon un autre aspect de l’invention, un pont est associé à une unique lame.

En variante, par exemple lorsque n=2 et que deux lames d’un même type se succèdent circonférentiellement, un pont peut être partagé par plusieurs lames, par exemple deux.

[64] Selon un autre aspect de l’invention, le collecteur comprend q bras de liaison, chacun étant solidaire d’une bague, notamment par soudure. Chaque bras possède une extrémité libre apte à être connectée à une phase, ou à plusieurs phases, de bobinage du rotor pour l’alimenter ou les alimenter. Chaque bras de liaison débouche, notamment radialement, du squelette du collecteur au travers d’un trou radial ménagé dans le squelette.

[65] Selon un aspect de l’invention, notamment selon le premier mode de mise en oeuvre des condensateurs, les condensateurs sont reliés aux bras de liaison des q groupes de lames. Les condensateurs peuvent être disposés du même côté axial que les bras de liaison par rapport aux lames. Chaque armature peut être directement fixée sur une extrémité libre de bras de liaison. En variante, chaque armature peut être fixée par l’intermédiaire d’une pièce de liaison, par exemple un fil métallique, par exemple un morceau de conducteur métallique.

[66] Selon un aspect de l’invention, les bagues de chaque groupe peuvent se succéder axialement.

[67] Cette juxtaposition axiale favorise la compacité du collecteur.

[68] Selon un aspect de l’invention, les ponts d’un même type q sont décalés des ponts des autres types. Les bagues peuvent être axialement réparties sur une longueur axiale de lame.

[69] Les ponts peuvent être connectés à une zone centrale des lames ou à une extrémité de celles-ci. En particulier, lorsque q = 3 (c'est-à-dire lorsque le système de courant est triphasé) le collecteur comprend trois bagues, une centrale et deux d’extrémités entourant la bague centrale. Les ponts associés à la bague centrale sont connectés axialement au centre des lames et les ponts associés aux bagues d’extrémités sont connectés sur des coins des lames.

[70] En variante, les bagues peuvent être concentriques.

[71 ] Selon un aspect de l’invention, chaque lame peut être séparée des deux lames adjacentes par une inter-lame.

[72] L’inter-lame est définie pour empêcher le contact circonférentiel entre deux lames successives.

[73] Selon un aspect de l’invention, les inter-lames peuvent toutes présenter la même ouverture angulaire.

[74] L’ouverture angulaire de chaque lame peut ainsi être égale, en radians, à

[2*TT- n * q * p * (ouverture d’une inter-lame)]/(n * p * q).

[75] Selon un aspect de l’invention, l’ouverture angulaire d’une inter-lame est inférieure à l’ouverture angulaire d’une des lames. En variante, l’ouverture angulaire d’une inter-lame peut être supérieure à l’ouverture angulaire d’une des lames.

[76] Selon un aspect de l’invention, la dimension minimale dans la direction

circonférentielle entre deux lames successives, c'est-à-dire la dimension circonférentielle des inter-lames, est choisie pour éviter le claquage diélectrique. La dimension minimale peut être comprise entre 1 ,6 mm et 2,4 mm lorsque le commutateur est alimenté sous 48V.

[77] Cette dimension des inter-lames permet d’éviter les arcs électriques entre les lames adjacentes tout en laissant un espace suffisant aux lames ce qui simplifie la fabrication du squelette. Cette dimension d’inter-lames peut également permettre la continuité du frottement entre les balais et les lames.

[78] La dimension radiale minimale du collecteur est imposée par le nombre de lames et par la dimension minimale des inter-lames à respecter.

[79] L’ouverture angulaire d’une des inter-lames se déduit de la distance radiale de la zone de frottement et de la dimension circonférentielle de cette inter-lame.

[80] L’ouverture angulaire des lames peut être identique à l’ouverture angulaire des inter-lames. Chaque lame et chaque inter-lame s’étendent chacune sur 2*TT/(2* p * q).

[81 ] Selon un aspect de l’invention, l’inter-lame peut être isolante. L’inter-lame peut être un espace vide entre deux lames successives. L’inter-lame peut comprendre une protubérance non conductrice, notamment formée par le squelette.

[82] Selon un aspect de l’invention, une des inter-lames, notamment chaque inter lame, peut comprendre une lame isolée. La lame isolée n’est connectée électriquement à aucune autre lame. La lame isolée n’est connectée

électriquement à aucun condensateur. La lame est dite isolée en opposition aux lames conductrices, connectées électriquement qui forment les q groupes. En variante, les inter-lames peuvent être connectées ensemble formant un groupe de lames isolées en mêmes conditions de potentiel électrique.

[83] Selon un aspect de l’invention, les lames isolées peuvent être fixées sur une bague d’inter-lames. La bague d’inter-lames peut être disposée dans l’espace intérieur du squelette. La bague d’inter-lames peut être radialement à l’extérieur des bagues de type q. Les lames isolées comportent un pied inséré dans une ouverture de la bague d’inter-lames pour la fixation de la lame isolée. La bague d’inter-lames peut comprendre des fenêtres pour le passage des ponts entre les lames d’un des q groupes et la bague associée. [84] La lame isolée est séparée des lames conductrices par des interstices. Les interstices peuvent mesurer entre 1 mm et 5mm dans la direction circonférentielle. Les lames isolées sont reçues dans des ouvertures radiales. Le collecteur peut alors comprendre 2 * n * p * q lames, les lames conductrices étant en alternance avec les lames isolées. Les lames isolées sont à potentiel flottant.

[85] Selon un aspect de l’invention, l’ouverture angulaire des lames isolées peut être comprise entre 20 et 50%, notamment entre 40% et 50% de l’ouverture angulaire des lames conductrices.

[86] Les lames isolées permettent de garantir une uniformité de contact entre le collecteur et les balais. En effet les balais frottent quasiment en continu sur des lames, isolées ou conductrices.

[87] Selon un aspect de l’invention, l’ouverture angulaire de chaque balai est

supérieure à l’ouverture angulaire des inter-lames. Ainsi, chaque balai est toujours en contact avec au moins une lame. Chaque balai peut être en contact simultanée avec au plus deux groupes de lames différents.

[88] Selon un aspect de l’invention, le taux de recouvrement peut être le rapport entre la différence entre l’ouverture angulaire d’un balai et l’ouverture angulaire d’une inter-lame divisée par le motif élémentaire du collecteur.

[89] Selon un aspect de l’invention, le taux de recouvrement peut être compris entre compris entre 10% et 55%. Ce taux de recouvrement permet d’alimenter le rotor selon un système polyphasé de courant, par exemple créneaux, par exemple quasi-sinusoïdale tout en maintenant le courant de la source de tension à une valeur moyenne non nulle, de même signe de courant au cours du temps.

[90] Au sens de la demande, le recouvrement est la période durant laquelle un balai donné est en contact avec deux lames de groupes différents. Durant ce recouvrement, le balai peut ainsi alimenter deux groupes distincts de lames simultanément. L’alimentation simultanée de deux groupes de lames pour un même balai influe sur la forme de système polyphasé de courant. La forme d’onde de chaque phase est modifiée.

[91 ] Selon un aspect de la demande, à collecteur fixé (ouverture angulaire des lames et des inter-lames fixes), l’ouverture des balais peut être choisie pour obtenir différents forme de système de courant. Pour un collecteur donné, il peut donc y avoir plusieurs systèmes de courant.

[92] Selon un aspect de l’invention, la réaction d’induit est prise en compte lors de la définition du décalage angulaire entre les balais. Il existe un risque de dissymétrisation un cas de décalage angulaire différent de celui défini dans la présente invention

[93] Selon un aspect de l’invention, la réaction d’induit est également prise en compte lors de la caractérisation du taux de recouvrement. En effet, la réaction d’induit est fonction du système de courant, elle-même fonction du taux de recouvrement. Le taux de recouvrement ne fera pas défini de la même manière dans le cas d’une machine qui produit du couple que dans le cas d’une machine qui sans fer, ne cherchant pas à produire du couple. La réaction d’induit étant significativement différente.

[94] L’invention se rapporte également à un commutateur mécanique pour

machine électrique apte à alimenter par un système de courant polyphasé comprenant q phases, avec q entier positif strictement supérieur à 1 , un rotor de machine électrique tournante présentant 2 * p pôles magnétiques, comprenant :

-un collecteur mobile en rotation autour d’un axe (X) de la machine électrique, de motif élémentaire égal à 2 * TT/(p * q),

- au moins une paire de balais d’extension radiale, un balai positif et un balai négatif, aptes à frotter sur le collecteur, fixes en rotation l’un par rapport à l’autre, définis chacun sur un secteur angulaire, aptes à être reliés à une même source de tension, notamment une batterie de véhicule,

caractérisé en ce que le collecteur mécanique comprend n * p * q, avec n entier, avec notamment n = 1 ou n=2, lames conductrices se succédant

circonférentiellement, chaque lame étant définie sur un secteur angulaire, les lames adjacentes étant isolées les unes des autres, les lames étant reparties en q groupes, toutes les lames d’un même groupe étant connectées électriquement ensemble, les q groupes étant alternées circonférentiellement, et en ce que le collecteur comprend un ventilateur. [95] Tout ce qui a été dit en référence au ventilateur s’applique également à cette partie de l’invention.

[96] L’invention se rapporte également à un commutateur mécanique pour

machine électrique apte à alimenter par un système de courant polyphasé comprenant q phases, avec q entier positif strictement supérieur à 1 , un rotor de machine électrique tournante présentant 2 * p pôles magnétiques, comprenant :

- un collecteur mobile en rotation autour d’un axe (X) de la machine

électrique, de motif élémentaire égal à 2 * TT/(p * q),

- au moins une paire de balais d’extension radiale, un balai positif et un balai négatif, aptes à frotter sur le collecteur, fixes en rotation l’un par rapport à l’autre, définis chacun sur un secteur angulaire, aptes à être reliés à une même source de tension, notamment une batterie de véhicule,

caractérisé en ce que le collecteur mécanique comprend n * p * q, avec n entier, avec notamment n = 1 ou n=2, lames conductrices se succédant

circonférentiellement, chaque lame étant définie sur un secteur angulaire, les lames adjacentes étant isolées les unes des autres, les lames étant reparties en q groupes, toutes les lames d’un même groupe étant connectées électriquement ensemble, les q groupes étant alternées circonférentiellement, et en ce que le collecteur comprend une pluralité de condensateurs, chaque condensateur étant monté entre deux groupes de lames distincts.

[97] Tout ce qui a été dit en référence aux condensateurs s’applique également à cette partie de l’invention.

[98] L’invention à également pour objet une machine électrique qui comprend :

- un commutateur mécanique tel que décrit précédemment,

- un stator fixe en rotation comprenant 2 * p pôles magnétiques, le stator formant l’inducteur de la machine,

- un rotor mobile en rotation autour de l’axe de la machine électrique, le rotor formant avec le collecteur un induit de la machine, le rotor comprenant :

i. un arbre de rotor, et ii. un corps de rotor comprenant :

1. un paquet de tôles comprenant des tôles empilées

axialement, le paquet de tôles ayant (2 * p) * m * q encoches d’extension axiale, avec m entier,

2. au moins un bobinage, le bobinage étant reparti en q phases alimentées par le commutateur, les phases comprenant des sections de bobinage logés dans les encoches, les sections de chaque phase se succédant circonférentiellement, chaque phase présentant deux extrémités.

[99] Une telle machine électrique synchrone polyphasée est économe car elle évite un ensemble électronique coûteux pour l’alimentation en courant alternatif des multiples phases de la machine à partir d’un courant continu.

[100] Le paquet de tôles est particulièrement important pour les applications de propulsion. Sans lui, la machine ne pourrait produire le couple voulu. Néanmoins, il faut tenir compte de la réaction d’induit lors de la définition du commutateur.

[101] Le commutateur, en particulier par les paramètres taux de recouvrement et décalage angulaire des balais tels que définis précédemment, permet d’obtenir une machine qui produit du couple et qui ne vibre pas. Les vibrations sont particulièrement néfastes dans les applications de propulsion des véhicules automobiles.

[102] Selon un aspect de l’invention, le rotor est cylindrique.

[103] Une telle machine est particulièrement remarquable en ce que le rotor est alimenté selon un système de courants polyphasé et en ce que le stator en alimenté en courant continu. Le rotor et le stator obtiennent leur tension et leur courant d’une source de tension, par exemple la batterie d’accumulateurs, donc en continu et pas en alternatif.

[104] Les balais sont également alimentés en courant continu, ils sont reliés à la même source de tension. Ils ne sont pas reliés aux phases du rotor, ce sont les groupes de lames qui sont connectées aux q phases du rotor. [105] Selon un aspect de l’invention, le ventilateur peut être disposé axialement du côté du corps de rotor.

[106] Selon un aspect de l’invention, le ventilateur peut s’étendre, au moins en

partie, dans un espace intérieur du corps de rotor. Le ventilateur peut s’étendre radialement entre l’arbre de rotor et le corps de rotor. Cela permet de brasser l’air intérieur du corps de rotor et de refroidir le bobinage.

[107] Selon un aspect de l’invention, les condensateurs sont axialement du côté opposé au corps de rotor, en particulier lorsqu’ils sont directement fixés aux lames.

[108] La machine peut présenter un nombre de paires de pôles compris entre 1 et 12. En particulier la machine peut être à 6 paires de pôles magnétiques ou à 6 paires de pôles magnétiques.

[109] L’entier m est ici le nombre d’encoche(s) par pôle et par phase, par exemple un, par exemple deux.

[1 10] Selon un aspect de l’invention, lorsque m est strictement supérieur à 1 , les encoches associées à une même phase se succèdent circonférentiellement.

[1 1 1] Selon un aspect de l’invention, chaque phase peut présenter un unique

conducteur formant les différentes sections de bobinage. Chaque phase peut présenter plusieurs conducteurs assemblés ensemble à l’extérieur des encoches. Ces conducteurs peuvent être des épingles, par exemple en forme de U, par exemple en forme de I. Ces épingles peuvent être insérées axialement puis reliées ensemble. Les épingles permettent d’obtenir de meilleurs performances, notamment en terme de couple moteur.

[1 12] Selon un autre aspect de l’invention, le nombre d’encoches peut être un

multiple du nombre de lames. Chaque lame est alignée avec un plan médian qui sépare équitablement les m encoches d’une q phases d’un des p pôles qui se suivent. Chaque lame est alignée avec un barycentre des m lames qui se suivent. Par exemple, lorsque n=m=1 , chaque lame est alignée sur une dent du corps de rotor qui séparent deux des encoches dans lesquels sont logées les sections d’une même phase. [1 13] Selon un autre aspect de l’invention, les phases du bobinage peuvent être reliées aux lames du collecteur, en particulier aux bagues du collecteur, par l’intermédiaire des bras de liaison.

[1 14] Selon un autre aspect de l’invention, les balais peuvent être alignés

axialement avec les pôles du stator.

[1 15] Selon un autre aspect de l’invention, le stator peut être à griffes. Le stator peut comprendre un bobinage, des griffes et des aimants inter-polaires, notamment en ferrite qui est un matériau bon marché. Les aimants inter-polaires peuvent également être en Néodyme-Fer-bore pour bénéficier d’une

performance volumique plus importante. En variante, le stator peut comprendre une culasse équipée de plusieurs électro-aimants réparties circonférentiellement. Le stator est apte à être relié à la source de tension, notamment à la batterie de véhicule.

[1 16] En variante, le stator peut comprendre une culasse équipée d’un ou de

plusieurs d’aimants permanents réparties circonférentiellement, sans griffe, notamment sans aucun enroulement.

[1 17] Selon un autre aspect de l’invention, la machine électrique peut également comprendre un ensemble porte-balais fixe en rotation dans lequel sont logés les balais du commutateur. Le porte-balais peut entourer le collecteur.

[1 18] La machine électrique peut comprendre un carter fixe en rotation. Le carter peut entourer l’ensemble du stator, du rotor et du commutateur. Le carter peut être en deux parties, une avant et une arrière. Le porte-balais peut être fixé sur la partie arrière du carter. Le stator peut être fixé sur la partie avant du carter.

[1 19] Selon un autre aspect de l’invention, le collecteur peut être fixé en rotation sur l’arbre de rotor, notamment le manchon du collecteur peut être emmanché à force. En variante, le collecteur peut être monté sur l’arbre de rotor de manière réversible. Des organes de roulement peuvent être disposés entre l’arbre de rotor et le carter pour supporter le rotor.

[120] Selon un premier mode de bobinage, chacun des q groupes de lames est connecté électriquement à une des deux extrémités d’une des q phases du rotor, les autres extrémités des q phases sont connectées électriquement ensemble de sorte à former un bobinage en étoile.

[121] Selon un aspect de l’invention, lorsque le bobinage est dans le premier mode, le taux de recouvrement peut être compris entre 10% et 50%. Lorsque le taux de recouvrement est compris entre 10% et 20%, les courants du système sont de type créneaux. Lorsque taux de recouvrement est compris entre 20% et 50%; les courants du système sont de type sinusoïdal ou quasi-sinusoïdal.

[122] Au sens de la demande, un courant est de type quasi-sinusoïdal, si les

harmoniques du signal jusqu’à l’harmonique 15, sont tous inférieurs à 12%, notamment 10%, notamment 8% de la valeur du fondamental.

[123] Dans un exemple particulier de ce premier mode de bobinage, q est égal à trois, le commutateur alimente donc le rotor selon un système de courant triphasé. Une extrémité de chacune des trois phases de bobinage peut être fixée, notamment par soudure sur une extrémité de l’un des trois bras de liaison.

[124] Selon un autre aspect de l’invention, une seule des deux extrémités de

chaque phase peut être connectée à un bras de liaison. Chaque groupe de lames peut alimenter une seule et unique phase des q, notamment trois, phases du rotor. Chaque groupe de lames, notamment chaque anneau du collecteur, alimente une phase distincte.

[125] Selon un aspect de l’invention, le collecteur peut également comprendre un connecteur apte à relier électriquement ensemble les extrémités des phases du bobinage. Le connecteur peut être disposé circonférentiellement à côté des extrémités libres des bras de liaison. Le connecteur peut déboucher radialement du squelette. Le connecteur comprend q extrémités, notamment trois, pour chacune recevoir chacune des extrémités de phase.

[126] Selon un deuxième mode de bobinage, chacun des q groupes de lames est connecté électriquement à deux extrémités de deux phases distinctes des q phases du rotor de sorte à former un bobinage en polygone.

[127] Selon un aspect de l’invention, selon un aspect de l’invention, le taux de

recouvrement peut être compris entre 10% et 55%. Lorsque le bobinage est dans le deuxième mode. [128] Dans un exemple particulier de ce deuxième mode de bobinage, q = 3, le commutateur alimente donc le rotor selon un système de courant triphasé. Le bobinage est donc en triangle. Une extrémité de chacune de trois phases de bobinage peut être fixée, notamment par soudure sur une extrémité de l’un des trois bras de liaison.

[129] Selon un autre aspect de l’invention, chaque phase du rotor peut être

connectée à deux groupes de lames distincts. Chaque phase du bobinage peut être connectée à deux bras de connexion. Chaque bras de connexion peut être connecté à deux phases du bobinage. Le potentiel peut être identique aux deux extrémités de chaque phase du bobinage.

[130] L’invention à également pour un système de traction pour engin de transport comprenant :

- une machine électrique tel que décrite précédemment, et

- un hacheur connecté électriquement aux balais du commutateur

mécanique et apte à être connecté à la batterie du véhicule.

[131] L’engin de transport peut être véhicule, notamment automobile. L’engin de transport peut être un véhicule autonome de livraison d’objets, notamment à roues, notamment à hélices, par exemple un engin de type « drone » ou

« droïde ».

[132] Le hacheur permet le réglage de la tension et ainsi la fonction de variateur de puissance. Le hacheur n’est pas ici un onduleur qui permet la génération de signaux de courants sinusoïdaux. Un rhéostat peut être prévu à la place du hacheur qui permet d’extraire totalement de l’électronique de puissance pour l’alimentation de la machine électrique.

[133] Un tel système de traction permet de propulser à bas coût un véhicule

automobile.

[134] En variante, l’invention peut également porter sur un alternateur comprenant la machine électrique. L’invention peut également porter sur un système comprenant la machine électrique pouvant fonctionner en mode moteur et en mode alternateur. [135] D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront encore au travers de la description qui suit d’une part, et de plusieurs exemples de réalisation donnés à titre indicatif et non limitatif en référence aux dessins schématiques annexés d’autre part, sur lesquels :

[136] [Figure. 1 ] et [Figure. 2] sont des vues schématiques, en coupe, d’une

machine électrique selon l’invention,

[137] [Figure. 3] et [Figure. 4] illustrent schématiquement l’alimentation électrique du bobinage de la machine selon un premier mode de bobinage étoilé,

[138] [Figure 5], [Figure 6] et [Figure 7] illustrent un exemple de machine électrique dont selon l’invention dont le bobinage est alimenté selon le premier mode et dans lequel les condensateurs sont dans un deuxième mode de mise en oeuvre.

[139] [Figure 8] illustre une variante de collecteur décrit à la [Figure 5] dans lequel les condensateurs sont dans un premier mode de mise en oeuvre.

[140] [Figure 9] et [Figure 10] illustrent un autre exemple de collecteur de

commutateur selon l’invention pour alimenter le bobinage dans le premier mode.

[141 ] [Figure 1 1 ] illustre schématiquement les lames du collecteur de la figure 9.

[142] [Figure 12] illustre schématiquement une variante de commutateur des figures 9 à 1 1.

[143] [Figure 13] et [Figure 14] illustrent un autre exemple de collecteur de

commutateur selon l’invention pour alimenter le bobinage dans le premier mode.

[144] [Figure 15] illustre un anneau du collecteur de la figure 13.

[145] [Figure 16] et [Figure 17] illustrent schématiquement l’alimentation électrique du bobinage de la machine selon un deuxième mode de bobinage triangle.

[146] [Figure 18], [Figure 19] et [Figure 20] illustrent un exemple de collecteur de commutateur selon l’invention pour alimenter le bobinage dans le premier mode, et la [Figure 21 ] illustre un anneau isolé du collecteur de la figure 18.

[147] On a représenté schématiquement sur la figure 1 , en coupe, une machine électrique 1. La machine 1 est apte à équiper un système de traction pour engin de transport, notamment un véhicule automobile. [148] Dans l’exemple considéré, la machine comprend un rotor 3 mobile en rotation autour de l’axe X de rotation de la machine et un stator 4 fixe en rotation comprenant 2 * p pôles magnétiques. Le rotor forme l’induit et le stator forme l’inducteur de la machine.

[149] La machine 1 comprend également un carter 5 fixe en rotation, ici en deux parties, une avant 5a et une arrière 5b. Le carter entour l’ensemble du stator et du rotor Le carter peut être en deux parties, Le stator 4 est fixé sur la partie avant du carter, par exemple monté à force.

[150] Dans l’exemple considéré, le rotor 3 comprend un arbre de rotor 10 et un corps de rotor 1 1.

[151] Dans l’exemple considéré, un palier avant 13 et un palier arrière 14 sont

traversés par l’arbre de rotor 10. L’arbre de rotor 10 est monté à rotation par rapport au carter 5, par exemple au moyen d’organes de roulement montés sur les paliers 13, 14.

[152] Par exemple, le rotor 3 comprend, un premier organe d’entraînement 20

appartenant à la machine 1. Un deuxième organe d’entraînement 21 monté sur un élément d’une chaîne de traction, par exemple un vilebrequin, du véhicule automobile, et un élément 22 transmettant le mouvement de rotation du deuxième organe d’entraînement 21 au premier organe d’entraînement 20 sont prévus. Selon un exemple particulier, les organes d’entrainement 20, 21 sont des poulies et l’élément 22 transmettant le mouvement est une courroie.

[153] Comme mieux visible sur la figure 2, la poulie 20 est montée solidaire en

rotation sur l’arbre de rotor 10. L’arbre de rotor peut donc être entraîné en rotation par le mouvement de rotation de la poulie 20. La poulie 20 est disposée sur une première extrémité de l’arbre 14, dite extrémité avant. L’arbre 14 présente une deuxième extrémité, dite extrémité arrière, opposée à l’extrémité avant.

[154] Dans l’exemple considéré, le stator 4 peut être un stator à griffes. Un tel stator peut comporter deux roues polaires se présentant sous la forme de flasques annulaires disposées de manière transversale par rapport à l’arbre de rotor 10. Chaque roue polaire peut comprendre sur sa périphérie externe des dents en forme de griffes s’étendant selon une direction sensiblement parallèle à l'axe X. Les dents de l'une des roues polaires sont angulairement décalées par rapport aux dents de l'autre roue polaire de manière à ce que les dents des deux roues polaires s'entre-pénètrent alternativement. Le stator 4 comporte également un bobinage d’excitation 24 monté entre les roues polaires. Des aimants

permanents peuvent être agencés entre les dents des roues polaires.

[155] Dans l’exemple considéré, le bobinage d’excitation est alimenté avec un

courant électrique d’excitation continu EXC provenant d’un hacheur du stator 25. Le stator 4 est alimenté au travers du hacheur de stator par une source de tension qui est ici la batterie B du véhicule. Le bobinage d’excitation est relié à la borne B+ de la batterie B.

[156] Dans l’exemple considéré, le corps de rotor 11 comprend un paquet de tôles, en matériau ferromagnétique, comprenant des tôles empilées axialement. Le paquet de tôles comporte (2 * p) * m * q encoches d’extension axiale. Le corps de rotor 1 1 comprend également au moins un bobinage 30, le bobinage étant reparti en q phases. Les phases comprennent des sections de bobinage 31 logés dans les encoches, les sections de chaque phase se succédant circonférentiellement. Chaque phase présente deux extrémités 32. Les encoches sont séparées les unes des autres par des dents de corps de rotor.

[157] Dans l’exemple considéré à la figure 2, q = 3, le bobinage est donc un

bobinage triphasé dont les phases sont a, b et c. Le rotor 3 est donc alimenté selon un système de courant triphasé.

[158] Les phases du bobinage 30 peuvent être connectées en étoile ou en

polygone. Dans ce mode de réalisation, le rotor comporte trois phases a, b, c connectées en triangle, comme illustré sur la figure 2.

[159] Dans l’exemple considéré, chaque tôle peut présenter une forme annulaire et comporter des rainures disposées radialement. Les encoches des tôles empilées forment les encoches de paquet de tôles s’étendant selon une direction sensiblement parallèle à l’axe X.

[160] Dans l’exemple considéré, chaque phase a, b, c peut présenter un unique conducteur formant les différentes sections de bobinage. [161] Dans l’exemple considéré, des chignons 35 formés par le bobinage 30 sont disposés de part et d’autre du paquet de tôles.

[162] La machine 1 selon l’exemple considéré est particulièrement remarquable en ce qu’elle comporte un commutateur mécanique 40 pour alimenter les q phases de rotor 3. Dans l’exemple considéré, aux figures 1 et 2, le commutateur mécanique alimente donc le rotor 3 avec un système de courant triphasé. Le commutateur 40 est disposé à l’intérieur du carter.

[163] Dans l’exemple considéré, le commutateur 40 comprend un collecteur 41 mobile en rotation autour de l’axe X. Le collecteur sera décrit plus en détail en référence aux figures 3 à 14. Le collecteur 41 est fixé en rotation sur l’arbre de rotor 10 et forme avec le rotor 3 l’induit de la machine 1.

[164] Dans l’exemple considéré, le commutateur 40 comprend également au moins une paire de balais d’extension radiale, un balai positif 45 et un balai négatif 46, aptes à frotter sur le collecteur 41. Les balais 45, 46 sont fixes en rotation, ils sont définis chacun sur un secteur angulaire et ils sont reliés à une même source de tension ici batterie B du véhicule. Les balais sont donc alimentés en courant continu.

[165] Dans l’exemple considéré, un hacheur 48 est disposé entre les balais 45, 46 et la borne B+ de la batterie B pour régler la tension et agir comme variateur de tension.

[166] Dans l’exemple considéré, les balais 45, 46 ont une forme sensiblement parallélépipédique. Chaque balai comporte une surface radialement intérieure cylindrique en contact avec le collecteur 41.

[167] Dans l’exemple considéré, la machine 1 comprend un ensemble porte-balais 50 fixe en rotation dans lequel sont logés les balais 45, 46. Le porte-balais 50 porte les balais. Le porte-balais 50 entoure le collecteur 41. Le porte-balais est fixé au carter, notamment sur la partie arrière 5b du carter. Le porte-balais peut être fixé sur le palier arrière 14 ou directement sur la culasse du stator.

[168] Lorsque la machine 1 fonctionne en mode générateur, la poulie 20 et le rotor 3 sont entraînés en rotation et le bobinage du rotor 30 est alimenté électriquement par du commutateur 40. Le rotor 3 est alors magnétisé, un champ magnétique est créé et génère un courant induit dans le bobinage du stator.

[169] On va maintenant décrire en détail le fonctionnement et la structure du

commutateur.

[170] Les figures 3 et 4 illustrent schématiquement l’alimentation par un système de courant triphasé du bobinage d’un rotor 3 d’une machine 1 comprenant deux paires de pôles, i.e. p = 2, selon un premier mode de bobinage étoilé. Les figures 3 et 4 représentent le commutateur 40 et le bobinage du rotor 30 déroulés.

[171] En référence à la figure 3, le collecteur 41 comprend n * p * q lames

conductrices 60 se succédant circonférentiellement, avec ici n= 1 , p = 2 et q = 3, donc 6 lames conductrices. Chaque lame 60 est définie sur un secteur angulaire, les lames adjacentes sont isolées les unes des autres. Les lames conductrices sont reparties en q groupes, ici trois groupes a’, b’, c’. Toutes les lames 60 d’un même groupe a’, b’, c’ sont connectées électriquement ensemble et les trois groupes sont alternées circonférentiellement.

[172] Dans l’exemple considéré, le collecteur 41 présente un motif élémentaire de lames qui se répète p fois, ici deux. Le motif élémentaire de lames est ici : lame du groupe a’, lame du groupe b’ et lame du groupe c’. Le collecteur 41 présente p * q passages, ici 6, d’un type de lame à un autre. Le type d’une lame est défini par l’appartenance à un groupe. Le collecteur présente ainsi un motif élémentaire égal à 2 * TT/(p * q), soit TT/3 OU encore 60°.

[173] Dans l’exemple considéré, chacun des trois groupes a’, b’, c’ de lames est connecté électriquement à une des deux extrémités 32 d’une des trois phases a, b, c du rotor 3. Les autres extrémités 32 des trois phases sont connectées électriquement ensemble de sorte à former un bobinage en étoile.

[174] Dans l’exemple considéré, le rotor peut comprendre deux encoches par

phase et par pôle (m=1 ) soit, ici 12 encoches. Chacune des six lames du collecteur est alignée avec une dent de corps de rotor. Chacune des encoches dans laquelle est logée une section appartenant à une phase du type q est alignée axialement avec une lame du collecteur 41 du même type. [175] Dans l’exemple considéré, toutes les lames présentent toutes le même secteur angulaire et la même dimension axiale. En particulier, toutes les lames 60 sont identiques et ne sont pas décalées axialement. Les lames 60 peuvent être en cuivre. Les lames 60 peuvent avoir une épaisseur radiale comprise entre 1 mm et 3mm, par exemple 2mm. Les lames peuvent avoir une dimension axiale comprise entre 8mm et 12mm, par exemple 10mm.

[176] En référence à la figure 4, le commutateur comprend une unique paire de balais 45, 46 toujours en contact des lames 60. Deux paires de balais auraient pu être envisagé car le nombre de paires peut être compris entre 1 et p. Les balais de la paire représentée sont circonférentiellement décalés l’un de l’autre de

[(2k+1 ) * 2 * TT]/(2 * p)], k étant un entier naturel. Dans l’exemple considéré, les balais peuvent donc être décalés d’un angle de TT/2 OU de 3TT/2, ici les balais 45, 46 sont décalés de TT/2.

[177] Le décalage angulaire entre les balais 45, 46 se fait de centre à centre, c'est- à-dire entre les plans médians A de chaque balai.

[178] Dans l’exemple considéré, chaque lame 60 est séparée des deux lames 60 adjacentes par une inter-lame 62 isolante. L’ouverture angulaire de chaque inter lame 62 est identique.

[179] Dans l’exemple considéré, l’ouverture angulaire de chaque balai 45, 46 est supérieure à l’ouverture angulaire des inter-lames 62. Ainsi, chaque balai est toujours en contact avec au moins une lame et avec deux lames pendant les phases de recouvrement.

[180] La figure 7 illustre un induit de machine 1 dont le collecteur est décrit en détail aux figures 5 et 6. Dans l’exemple considéré, la machine 1 est à cinq paires de pôles (p=5) alimentée selon un système de courant triphasé (q=3). Le collecteur 41 comprend ici quinze lames conductrices 60 (n=1 ). Dans l’exemple considéré, les phases du bobinage sont connectées en étoile.

[181] La figure 5 représente les groupes de lames a’, b’, c’ du collecteur 41. La

figure 6 représente le collecteur complet avec en particulier un squelette 65 du collecteur visible. [182] Dans l’exemple considéré, les lames 60 d’un même groupe a’, b’, c’ sont toutes connectées électriquement à une bague disposée radialement à l’intérieur des lames. Dans l’exemple considéré, le collecteur comprend une bague d’un type a 70 pour connecter ensemble les lames 60 du groupe a’, une bague d’une type b 71 et une bague d’une type c 72. Dans l’exemple considéré, les bagues 70, 71 , 72 se succèdent axialement. La bague de type b est centrale et les bagues de type a et de type c sont d’extrémités. Les bagues sont axialement réparties sur une longueur axiale de lame 60.

[183] Dans l’exemple considéré, un pont 75 est prévu entre chaque lame 60 et la bague associée 70, 71 , 72. Chaque pont est associé à une unique lame 60. Les ponts 75 s’étendent radialement depuis les bagues sans décalage axial.

[184] Les ponts 75 de la bague de type b 71 , centrale, sont connectés à une zone centrale des lames 60. Les ponts 75 des bagues d’extrémités 70, 72 sont connectés sur des coins des lames 60.

[185] Les ponts et les bagues sont dans un espace intérieur du squelette 65 tandis que les lames 60 affleurent vers l’extérieur pour venir en contact électrique avec les balais. Dans l’exemple considéré, les lames 60 d’un même groupe a’, b’, c’, les ponts 75 et la bague 70, 71 , 72 forment un anneau d’un seul tenant.

[186] En référence à la figure 6, le squelette 65, en matériau isolant, par exemple en plastique, de révolution autour de l’axe X pour maintenir les lames 60 en position. Le squelette est de forme sensiblement cylindrique. Le squelette 65 est ici d’un seul tenant. Le squelette comprend quinze ouvertures radiales 67 recevant les lames 60. Le squelette comprend une ouverture centrale 68 recevant l’arbre de rotor 10. Le collecteur 41 comprend également un moyeu central 69 pour le passage de l’arbre du rotor. Le squelette est fixé sur le moyeu central, par exemple surmoulé sur le moyeu central 69.

[187] Dans l’exemple considéré, le collecteur 41 comprend trois bras de liaison 80, chacun étant solidaire d’une des bagues 70, 71 , 72. Chaque bras de liaison comprend une portion venant de matière avec les anneaux et une portion comprenant l’extrémité libre 81. Les deux portions sont fixées l’une à l’autre par exemple par soudure. Chaque extrémité libre 81 est connectée à une phase de bobinage a, b, c pour l’alimenter. Chaque bras de liaison 80 débouche

radialement du squelette 65 au travers d’un trou radial 82 ménagé dans le squelette.

[188] Dans l’exemple considéré avec un bobinage en étoile, une seule des deux extrémités 32 de chaque phase a, b, c est connectée à un bras de liaison.

Chaque groupe de lames a’, b’, c’ alimente ainsi une seule et unique phase des 3 phases du rotor.

[189] Dans l’exemple considéré, le collecteur 41 comprend également un

connecteur 90 pour relier électriquement ensemble les extrémités 32 des phases a, b, c. Le connecteur 90 comprend également des bras de liaison qui sont en alternance avec les bras de liaison solidaires des bagues. Le connecteur 90 débouche radialement du squelette 65. Le connecteur comprend trois extrémités 91 , pour chacune recevoir chacune des extrémités de phase 32. Ainsi chaque phase a, b, c comprend une extrémité 32 connectée à un bras de liaison 80 et une extrémité connectée au connecteur 90.

[190] Dans l’exemple considéré, le collecteur 41 comprend également quinze

condensateurs 100 chacun monté entre deux lames adjacentes, donc entre deux lames de groupes de groupes différents. Chaque lame 60 est ainsi connectée électriquement à deux condensateurs. Lorsque n=2, chaque lame n’est associée qu’à un unique condensateur.

[191] Dans l’exemple considéré, les condensateurs 100 peuvent être tous

identiques. Chaque condensateur 100 présente une forme sensiblement parallélépipédique. Chaque condensateur comprend deux armatures 101 séparées par un isolant polarisable. Chaque condensateur 100 comprend un boîtier 102 encapsulant l’isolant polarisable et une partie des armatures.

[192] Dans l’exemple considéré, chaque condensateur 100 peut présenter une capacité électrique comprise entre 1 et 100 microfarads, par exemple 20 microfarads.

[193] Dans l’exemple considéré, les condensateurs 100 sont tous d’un même côté axial par rapport aux lames 60. Chaque condensateur 100 est directement fixé sur un doigt 103 d’orientation axiale d’une des lames 60. Les armatures 101 peuvent être fixées directement sur les doigts, notamment par soudure. Les condensateurs sont tous au même niveau radial que les lames 60.

[194] Dans l’exemple considéré, le collecteur comprend également un élément de protection 110 des condensateurs. Cet élément de protection est ici d’un seul tenant et comprend plusieurs cavités 1 1 1 recevant chacune un des

condensateurs 100.

[195] Dans l’exemple considéré, le collecteur 41 comprend également un

ventilateur 115, d’un seul tenant et fait d’un matériau isolant, notamment en plastique. Le ventilateur est d’un seul tenant avec le squelette 65. Le ventilateur 1 15 comprend huit pâles 1 16 régulièrement réparties circonférentiellement. Les pâles 1 16 sont ici incurvées et elles se déploient radialement jusqu’à la hauteur des lames.

[196] Dans l’exemple considéré, le ventilateur 1 15 est disposé axialement à côté des lames, du côté opposé à celui des condensateurs 100. Les lames 60 sont donc disposées entre les condensateurs 100 et le ventilateur 115. Plus

précisément, les condensateurs 100 sont axialement du côté opposé au corps de rotor 1 1 tandis que le ventilateur 1 15 est disposé axialement du côté du corps de rotor 1 1. Le ventilateur s’étend, au moins en partie, dans un espace intérieur du corps de rotor 1 1. Le ventilateur 1 15 s’étend radialement entre l’arbre de rotor et le corps de rotor.

[197] Dans l’exemple de la figure 8, les condensateurs sont dans un mode de mise en oeuvre différent. Seuls trois condensateurs sont prévus, chacun est monté entre deux groupes de lames distincts.

[198] Dans cet exemple, les boîtiers 102 des condensateurs sont fixés sur une face d’orientation axiale du squelette, de préférence à l’opposé du corps de rotor 1 1.

[199] Dans l’exemple considéré, les condensateurs 100 sont reliés aux bras de liaison 80 des q groupes de lames 60. Chaque armature 101 est ici fixée par l’intermédiaire d’une pièce de liaison 1 18, par exemple un fil métallique à faible résistance, par exemple une plaquette de cuivre.

[200] Dans l’exemple considéré, les condensateurs 100 sont tous disposés dans un secteur angulaire donné, notamment inférieur à 90°, notamment inférieur à 45° et ils sont disposées les uns au-dessus des autres radialement plus près de l’axe que les lames 60.

[201] En référence aux figures 9 à 12, on va maintenant décrire, une variante de collecteur 41 pour l’alimentation par un système de courant triphasé (q=3) d’une machine 1 à huit paires de pôles avec un bobinage en étoile. Le collecteur présente donc un motif élémentaire égal 2 * TT/(p * q), soit TT/1 2 OU encore 15°.

[202] Dans l’exemple considéré, chaque inter-lame 62 comprend une lame isolée 63 qui n’est connectée électriquement à aucune autre lame. Les lames 63 sont dites isolées en opposition aux lames 60 conductrices connectées électriquement qui forment les trois groupes de lames. Les lames isolées sont à potentiel flottant. Les lames isolées 63 sont séparées des lames conductrices 60 par des interstices 64 qui peuvent mesurer entre 1 mm et 5mm dans la direction

circonférentielle.

[203] Selon un aspect de l’invention, l’ouverture angulaire des lames isolées 63 est comprise entre 40% et 50% de l’ouverture angulaire des lames conductrices 60.

[204] Dans l’exemple considéré, le collecteur comprend 48 lames, 24 lames

conductrices 60 (n=1 , p=8 et q=3) et 24 lames isolées 63, les lames conductrices 60 étant en alternance avec les lames isolées 63.

[205] Dans l’exemple considéré, le collecteur 41 présente p * q passages, ici 24

passages, d’un type de lame conductrice à un autre. Le type d’une lame est défini par l’appartenance à un groupe. Les lames isolées n’appartiennent à aucun groupe. Le collecteur 41 présente un motif élémentaire de lames qui se répète p fois, ici huit fois. Le motif élémentaire de lames est ici: lame du groupe a’, lame du groupe a’, lame du groupe b’, lame du groupe b’, lame du groupe c’et lame du groupe c’ (a’, b’, c’).

[206] Dans l’exemple considéré, le squelette 65 maintient les lames 60, 63 en

position. Le squelette est de forme sensiblement cylindrique. Le squelette 60 est ici d’un seul tenant. Le squelette comprend 48 ouvertures radiales 67 recevant les lames 60, 63. Le squelette comprend une ouverture centrale 68 recevant l’arbre de rotor 10. Le collecteur 41 comprend également un moyeu central 69 pour le passage de l’arbre du rotor. Le squelette est fixé sur le moyeu central, par exemple surmoulé sur le moyeu central 69.

[207] La figure 10 est une vue éclatée du collecteur de la figure 9. Les lames 60 d’un même groupe a’, b’, c’ sont toutes connectées électriquement à une bague disposée radialement à l’intérieur des lames.

[208] Dans l’exemple considéré, les lames isolées sont fixées sur une bague

d’inter-lames 73. La bague d’inter-lames 73 est disposée dans l’espace intérieur du squelette 65. La bague d’inter-lames 73 radialement à l’extérieur des bagues 70, 71 , 72. Les lames isolées 63 comportent un pied 74 inséré dans une ouverture de la bague d’inter-lames par la fixation de la lame isolée.

[209] La bague d’inter-lames 73 comprend des fenêtres 76 pour le passage des ponts 75 entre les lames 60 du groupe b et la bague 72 qui est en position centrale. Ainsi, les ponts 75 de l’anneau de type b 78 traversent la bague d’inter lames 73.

[210] La figure 11 représente en coupe les lames conductrices 60 du collecteur 41.

Les lames isolées des inter-lames ne sont pas représentées ici.

[21 1 ] Dans l’exemple considéré, l’ouverture angulaire b des inter-lames 62 est

égale à celle a des lames 60. L’ouverture angulaire de chaque lame et de chaque inter-lame est égale à 7,5 degrés, i.e. 2*TT/48 radians. Un motif élémentaire du collecteur est une lame suivie d’une inter-lame, le motif élémentaire du collecteur est ben égal à 15°.

[212] L’exemple considéré à la figure 12, il est présenté une variante du

commutateur des figures 9 à 11. Le motif élémentaire du collecteur est toujours égal à 15° mais les tailles des lames 60 et des inter-lames 62 sont différentes. L’ouverture des inter-lames a est égale à 20% du motif élémentaire, soit 3°, en ce que l’ouverture des balais q est égal à 45% du motif élémentaire, soit 6,75°, et en ce que l’ouverture des lames b est égal à 80% du motif élémentaire du collecteur soit 12°

[213] Dans l’exemple considéré, le taux de recouvrement, qui est le rapport entre la différence entre l’ouverture angulaire d’un des balais 45, 46 et l’ouverture angulaire d’une des inter-lames 62 divisée par le motif élémentaire du collecteur est égal à (12-3)/15 = 60%

[214] Dans l’exemple considéré, le commutateur 40 comprend une unique paire de balais 45, 46 toujours en contact des lames 60. Les balais de la paire

représentée sont circonférentiellement décalés l’un de l’autre de

[(2k+1 ) * 2 * TT]/(2 * p)], avec k=0. Dans l’exemple considéré, les balais 45, 46 sont décalés de TT/8 radians soit 22,5°. Chaque balai 45, 46 présente donc des périodes de recouvrement durant laquelle il est en contact avec deux lames 60 de groupes a, b, c différents.

[215] Dans l’exemple considéré, le bobinage est en étoile et le taux de

recouvrement à 60% que présente le commutateur 40 de la figure 8 permet d’alimenter le rotor selon un système de courant triphasé quasi-sinusoïdal.

[216] En référence aux figures 13 à 15, on va maintenant décrire, une variante de collecteur 41 pour l’alimentation par un système de courant triphasé (q=3) d’une machine 1 à six paires de pôles avec un bobinage en étoile.

[217] Cet exemple diffère des précédents en ce que n=2 et en ce que les inter lames 62 ne comportent pas de lame isolée mais sont formées par un espace vide 36 circonférentiellement entre les lames conductrices 60.

[218] Dans l’exemple considéré, le collecteur 41 présente p * q passages, ici 18, d’un type de lame à un autre. Le type d’une lame est défini par l’appartenance à un groupe. Le collecteur 41 présente un motif élémentaire de lames qui se répète p fois, ici huit fois. Le motif élémentaire est ici : lame du groupe a’, lame du groupe a’, lame du groupe b’, lame du groupe b’, lame du groupe c’et lame du groupe c’ (a’, a’, b’, b’, c’, c’). Le collecteur 41 présente ainsi un motif élémentaire égal à 2 * TT/(p * q), soit TT/9 OU encore 20°.

[219] Dans l’exemple considéré, un pont 75 est associé à une unique lame. En variante, lorsque n=2 et que deux lames d’un même type se succèdent circonférentiellement, un pont peut être partagé par les deux lames.

[220] Dans l’exemple considéré, l’ouverture angulaire des inter-lames 62 est égale à celle des lames. L’ouverture angulaire de chaque lame et de chaque inter-lame est égale à 5 degrés, i.e. 2*TT/72. La figure 15 représente l’anneau 78 central associé au groupe de lames b.

[221] Les figures 16 et 17 illustrent schématiquement l’alimentation par un système de courant triphasé du bobinage d’un rotor 3 d’une machine 1 comprenant deux paires de pôles (p = 2) selon un deuxième mode de bobinage (triangle). Les figures 16 et 17 représentent le commutateur 40 et le bobinage du rotor 30 déroulés.

[222] Cet exemple diffère de celui illustré aux figures 3 et 4 en ce que chacun des 3 groupes de lames a’, b’, c’ est connecté électriquement à deux extrémités 32 de deux phases a, b, c distinctes de sorte à former un bobinage en triangle.

[223] Dans l’exemple considéré, chaque phase a, b, c est connectée à deux

groupes de lames a’, b’, c’ distincts.

[224] En référence aux figures 18 à 21 , on va maintenant décrire, un commutateur 40 pour l’alimentation par un système de courant triphasé (q=3) d’une machine 1 à six paires de pôles avec un bobinage en triangle.

[225] Dans l’exemple considéré, le collecteur comprend ici 18 lames conductrices 60. (n=1 , p=6 et q=3). le collecteur 41 présente p * q passages, ici 18, d’un type de lame à un autre. Le collecteur 40 présente un motif élémentaire de lames qui se répète p fois, ici 6. Le motif élémentaire est ici : lame du groupe a’, lame du groupe b’ et lame du groupe c’ (a’, b’, c’).

[226] Le collecteur 40 considéré ici diffère de celui des précédents en ce qu’il ne comprend pas de connecteur. Le collecteur comprend uniquement 3 bras de liaison 80 qui reçoivent chacun deux extrémités de phase 32. Les extrémités 32 sont par exemple fixées par soudure. Chaque phase a, b, c est donc connectée à deux bras de liaison 80 et chaque bras de liaison 80 est connecté à deux phases du bobinage. Le potentiel est identique aux deux extrémités 32 de chaque phase a, b, c.

[227] Dans l’exemple considéré, le taux de recouvrement selon cette variante peut être compris entre 10% et 55%.