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Patent Searching and Data


Title:
METHOD AND DEVICE FOR ASSEMBLING A MOVEMENT TO A WATCH CASE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2014/173582
Kind Code:
A1
Abstract:
A device for fixing a timepiece movement (3) to a watch case (1), comprising a peripheral attachment member of said movement (3) positioned in abutment on an axial bearing surface (11) of said case (1), said device being characterised in that it comprises thermoformed lugs (2) rigidly connected to said casing (1) having a mushroom shape (20) at the end of same having an axial retaining surface (21) acting as a rivet for holding said peripheral attachment member of the movement (3) against said axial bearing surface (11) of said case (1).

Inventors:
ALTENHOVEN THIERRY (CH)
KALTENRIEDER ANDRÉ (CH)
LEONI STÉPHANE (CH)
Application Number:
PCT/EP2014/054855
Publication Date:
October 30, 2014
Filing Date:
March 12, 2014
Export Citation:
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Assignee:
ETA SA MANUFACTURE HORLOGÈRE SUISSE (CH)
International Classes:
G04G17/08; G04B37/05
Foreign References:
EP1365295A22003-11-26
EP0770938A11997-05-02
DE2218623A11973-11-08
Attorney, Agent or Firm:
GILLIGMANN, Benoît, Philippe (CH)
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Claims:
REVENDICATIONS

1 . Méthode pour la fixation d'un mouvement d'horlogerie (3) à un boîtier (1 ) de montre, un élément de fixation périphérique dudit mouvement (3) étant amené en butée sur une surface d'appui (1 1 ) axiale dudit boîtier (1 ), caractérisée en ce qu'elle comprend une étape de thermoformage de tenons (2) solidaires dudit boîtier (1 ) de manière à déformer localement l'extrémité de chaque tenon (2) et former un rivet comportant une surface de retenue (21 ) axiale retenant verticalement ledit élément de fixation périphérique dudit mouvement (3) contre ladite surface d'appui (1 1 ) axiale dudit boîtier (1 ).

2. Méthode pour la fixation d'un mouvement d'horlogerie (3) à un boîtier (1 ) de montre, ledit mouvement (2) étant introduit côté cadran (7).

3. Méthode pour la fixation d'un mouvement d'horlogerie (3) à un boîtier (1 ) de montre selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle comprend une étape préliminaire d'insertion desdits tenons (2) dans des trous traversants agencés dans ledit élément de fixation périphérique avant l'étape de thermoformage.

4. Dispositif pour la fixation d'un mouvement d'horlogerie (3) à un boîtier (1 ) de montre, comprenant un élément de fixation périphérique dudit mouvement (3) positionné en butée sur une surface d'appui (1 1 ) axiale dudit boîtier (1 ), ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend des tenons (2) thermoformés solidaires dudit boîtier (1 ) ayant une forme de champignon (20) à leur extrémité présentant une surface de retenue (21 ) axiale agissant comme rivet pour maintenir ledit élément de fixation périphérique du mouvement (3) contre ladite surface d'appui (1 1 ) axiale dudit boîtier (1 ). .

5. Dispositif pour la fixation d'un mouvement d'horlogerie (3) à un boîtier (1 ) selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'un détrompeur (13) est agencé sur une carrure (10) pour le positionnement angulaire dudit mouvement (3) dans ledit boîtier (1 ).

6. Dispositif pour la fixation d'un mouvement d'horlogerie (3) à un boîtier (1 ) selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce qu'il comprend une bague de retenue (4), ledit mouvement (3) comprenant par ailleurs un filet (34), ladite surface de retenue axiale (21 ) desdits tenons (2) plaquant ladite bague de retenue (4) contre une surface supérieure (342) dudit filet (34).

7. Carrure (10) pour la mise en œuvre de la méthode de fixation selon les revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins 6 tenons (2) de fixation thermoformables ayant chacun un diamètre compris entre 1 et 2 millimètres.

8. Carrure (10) selon la revendication 7, caractérisée en ce que lesdits tenons (2) sont formés de matière avec ladite carrure (10).

9. Carrure (10) selon la revendication 7, caractérisée en ce que lesdits tenons (2) sont agencés sur un bouchon (5) amovible chassé dans ledit boîtier (1 ).

1 0. Mouvement (3) pour la mise en œuvre de la méthode de fixation selon les revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit élément de fixation périphérique est formé par une collerette (32) pourvue d'une pluralité d'orifices (321 ) ou d'une pluralité d'oreilles (31 ).

1 1 . Mouvement (3) selon la revendication 10, caractérisé en ce que ladite collerette (32) ou les oreilles (31 ) sont formées de matière avec ledit mouvement (3).

Description:
Procédé et d ispositif d ' assemb lage d ' u n mouvement à u n boîti er de montre

La présente invention concerne une méthode et un dispositif de fixation d'un mouvement à un boîtier de montre.

En horlogerie classique, la fixation du mouvement à la carrure s'effectue souvent au moyen de brides et de vis qui sont introduites dans des filetages et plaquent un filet du mouvement contre un épaulement de la carrure. Si ce type de fixation présente l'avantage d'être fiable et réversible, il présente toutefois l'inconvénient d'être relativement complexe à mettre en œuvre en raison des différentes manipulations requises pour les vis et les brides, ce qui affecte sérieusement la productivité et n'est ainsi pas adapté pour la fabrication de montres destinées à être produites à grande échelle.

Pour la fixation du mouvement au boîtier, on connaît par ailleurs des pièces intermédiaires chassées telles que des cercles d'emboîtage, qui permettent du reste d'ajuster des mouvements de petite taille donnée et calibrée dans des boîtiers plus grands. Cette méthode présente toutefois toujours l'inconvénient de nécessiter plusieurs étapes de montage et des pièces additionnelles pour la fixation. Ce type de méthode de fixation permet ainsi une plus grande flexibilité, mais pas d'économies significatives de coûts.

Certaines solutions, comme celle décrite dans le document EP0770938 de la demanderesse, dissocient les moyens de positionnement axial de ceux de positionnement latéral du boîtier. Le positionnement axial est toujours réalisé en apposant un collet du bâti du mouvement sur un épaulement de la carrure, mais des orifices et des plots de centrage, ménagés respectivement dans le fond du boîtier et dans le bâti du mouvement, et qui sont engagés mutuellement par glissement selon l'axe du mouvement, sont prévus pour le positionnement latéral. Selon une variante, des goupilles sont par ailleurs prévues pour un positionnement angulaire grossier du mouvement avant de placer la tige de mise à l'heure. Cette solution présente toutefois l'inconvénient de devoir ajuster la forme du bâti et ralentit par ailleurs considérablement la durée globale du montage en raison des nombreuses étapes d'assemblage requises.

Par ailleurs on connaît du document EP1365295 un autre type de fixation pour des modules électroniques utilisant des crochets assemblés au fond d'un boîtier à l'aide d'une plaque de retenue. Lorsque le module, qui comprend une pluralité d'évidements aux bords desquels sont aménagés des épaulements, est introduit dans le boîtier, les crochets fonctionnent à la manière d'un harpon pour plaquer le module contre le fond du boîtier. Bien qu'efficace et facilitant également d'éventuelles opérations de démontage, cette solution nécessite également une structure très particulière de bâti pour le module à assembler, qui doit être pourvu de trous traversants pour permettre l'introduction des crochets de fixation, et nécessite par ailleurs une étape d'assemblage d'une pièce supplémentaire pour solidariser ces crochets de fixation au fond, comme par exemple par thermosoudage de la plaque de retenue sur des tétons de guidage selon le mode de réalisation préférentiel décrit. Ceci a également pour effet de ralentir fortement la cadence de production.

Il existe par conséquent un besoin pour une méthode et un dispositif de montage d'un mouvement à un boîtier exempt de ces limitations.

Un but de la présente invention est de proposer une méthode et un dispositif de fixation d'un mouvement à un boîtier alternatifs aux solutions connues et ne requérant ni vis, ni bride, ni cercle d'emboîtage.

Ces buts sont atteints grâce à une méthode pour la fixation d'un mouvement d'horlogerie à un boîtier de montre, un élément de fixation périphérique du mouvement étant amené en butée sur une surface d'appui axiale du boîtier, caractérisée en ce qu'elle comprend une étape de thermoformage de tenons solidaires du boîtier de manière à déformer localement l'extrémité de chaque tenon et former un rivet comportant une surface de retenue axiale retenant verticalement l'élément de fixation périphérique du mouvement contre la surface d'appui axiale du boîtier.

Ces buts sont également atteints grâce à un dispositif pour la fixation d'un mouvement d'horlogerie à un boîtier de montre, comprenant un élément de fixation périphérique du mouvement positionné en butée sur une surface d'appui axiale du boîtier. Le dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend des tenons thermoformés solidaires du boîtier, ayant une forme de champignon à leur extrémité présentant une surface de retenue axiale agissant comme rivet pour maintenir l'élément de fixation périphérique du mouvement contre la surface d'appui axiale du boîtier..

Ces buts sont également atteints grâce à une carrure et un mouvement pris séparément pour la mise en œuvre de la méthode d'assemblage, la carrure étant caractérisée en ce qu'elle comprend au moins 6 tenons de fixation thermoformables ayant un diamètre compris entre 1 et 2 millimètres afin de former des rivets de fixation adaptés pour le poids d'un mouvement, et le mouvement correspondant à un mode de réalisation préférentiel selon lequel l'élément de fixation périphérique consiste en une collerette pourvue d'une pluralité d'orifices, ou en une pluralité d'oreilles, les trous des oreilles ou de la collerette étant prévus pour l'insertion des tenons.

Un avantage de la solution proposée est de faciliter les opérations d'assemblage, d'augmenter la cadence de production et de minimiser les coûts de production. L'opération de thermoformage des tenons pour la fixation définitive du mouvement peut être réalisée très rapidement sans requérir de manipulation fastidieuse, ce qui augmente la productivité. Par ailleurs, le mouvement peut être assemblé côté cadran, ce qui évite une opération de retournement comme pour un montage classique par le fond du boîtier. Un autre avantage de la solution proposée est qu'elle est compatible avec un grand nombre de type de mouvements, car elle ne nécessite aucune adaptation du bâti, mais seulement un ajustement de parties périphériques de fixation. Elle est compatible en particulier avec des mouvements à la fois pourvus et non pourvus de filet.

Par ailleurs, selon un mode de réalisation préférentiel particulièrement avantageux, plus aucune pièce de fixation additionnelle n'est requise, tous les éléments de fixation étant directement intégrés au mouvement et au boîtier.

D'autres avantages ressortiront des exemples de mise en œuvre de l'invention indiqués dans la description détaillée et illustrés par les figures annexées dans lesquelles:

La figure 1 illustre une vue de dessus d'un mouvement assemblé dans un boîtier selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention;

La figure 2 illustre une vue en coupe selon l'axe A-A du mouvement et du boîtier selon le mode de réalisation préférentiel de l'invention de la figure 1 ;

La figure 3 illustre une vue détaillée de la fixation du mouvement à la carrure selon le mode de réalisation préférentiel de l'invention illustré par la figure 2;

La figure 4 montre une vue en coupe selon l'axe C-C correspondant à l'axe 3 heures - 9 heures de la montre d'une montre complète comprenant un mouvement assemblé au boîtier selon le mode de réalisation préférentiel de la figure 1 ;

La figure 5 montre une vue de dessus d'un mouvement assemblé dans un boîtier selon un mode de réalisation alternatif de l'invention;

La figure 6 montre une vue en coupe d'un mode de fixation alternatif pour le mouvement dans une carrure selon un mode de réalisation alternatif de l'invention; La figure 7 montre une vue en coupe d'un mode de fixation alternatif pour le mouvement dans une carrure, utilisant des tenons agencés sur des pièces amovibles.

Dans ce qui suit, on fera référence conjointement aux figures 1 ,2 et 3 qui illustrent différentes vues d'un mode de réalisation préférentiel pour le dispositif d'assemblage du mouvement 3 dans un boîtier 1 selon la présente invention, ainsi que la figure 4 montrant une montre intégrale utilisant ce dispositif d'assemblage. Le mouvement 3 y est dépourvu de filet pour sa fixation, mais comporte, en tant qu'élément de fixation, une collerette 32 à sa périphérie. Cette collerette 32 comprend une pluralité d'orifices 321 - dix au total comme représenté sur la figure 1 - destinés à recevoir des tenons 2. Ce nombre préférentiel de tenons 2 est prévu pour recevoir la platine d'un mouvement 3 ayant une masse allant jusqu'à 20 grammes, lorsqu'ils sont constitués en matière plastique. D'autres paramètres relatifs à la tenue du mouvement comme notamment leur diamètre et la surface de la surface de retenue axiale 21 qu'ils confèrent sont discutés ultérieurement à l'aide de la figure 3.

Selon ce mode de réalisation préférentiel, la collerette 32 utilisée comme élément de fixation périphérique du mouvement 3 vient de préférence de matière avec le reste du mouvement 3, ce qui permet de fabriquer le tout directement par moulage, sans nécessiter d'opération d'assemblage dédiée additionnelle pour cet élément de fixation. De même, les orifices 321 peuvent être obtenus directement sans requérir d'opération de perçage spécifique. Similairement, l'agencement des tenons 2 directement sur la carrure 10, permet de faire l'économie d'une étape de montage ou d'usinage additionnelle de ces éléments de fixation du boîtier. Dans ce cas, à la fois le mouvement 3 et la carrure 10 sont réalisés de préférence en matière plastique, dont les propriétés de déformation sont appropriées pour l'opération de thermoformage, et afin de permettre une opération simple de moulage notamment par injection pour leur fabrication. Néanmoins, on pourra également employer des éléments de fixation périphériques, tels que la collerette 32, réalisés dans un matériau différent comme du métal, de la céramique, voire même du bois.

Selon l'invention, le thermoformage de l'extrémité est prévu pour remplir une fonction similaire à celle d'un rivetage, c'est-à-dire sans nécessairement solidariser la surface de retenue axiale 21 formée sur l'extrémité du tenon 2 de la surface d'appui 1 1 axiale. On se réfère néanmoins parfois également à une opération de thermosoudage qui, selon les matériaux employés pour la carrure 1 et les tenons 2, n'implique pas nécessairement leur solidarisation mutuelle au niveau de leurs surfaces de contact. L'homme du métier comprendra toutefois qu'une telle solidarisation éventuelle des éléments de fixation n'est pas préjudiciable à la mise en œuvre de la présente invention.

Sur la figure 1 , le mouvement 3 est représenté côté cadran, alors que ce dernier n'est toutefois pas encore assemblé sur sa face supérieure (la figure 4 décrite en détail ultérieurement illustre une vue en coupe d'une montre intégralement assemblée avec le cadran 7 apposé sur le mouvement 3 ainsi que les éléments refermant le boîtier 1 tels que le fond 14 et la glace 9). On peut distinguer un anneau des quantièmes 37 à l'intérieur de la collerette 32, ainsi que deux séries de 5 tenons de fixation répartis de part et d'autre d'un diamètre sur lequel sont parallèlement agencés des détrompeurs 13. Selon le mode de réalisation préférentiel illustré, les détrompeurs 13 sont des éléments mâles agencés également directement sur la carrure 1 0. Leur usinage est plus précis que celui des tenons 2 pour assurer le positionnement et le verrouillage angulaire du mouvement 3 dans une position donnée; le mouvement 3 est ainsi introduit par le côté cadran en enfilant les tenons 2 dans les orifices de la collerette 32, et parallèlement les détrompeurs 1 3 dans des éléments femelles correspondants, agencés de préférence en périphérie du mouvement 3, comme ici sur la collerette 32.

La figure 2 illustre une vue en coupe selon l'axe A-A représenté sur la figure 1 , de deux tenons 2 diamétralement opposées après le montage du mouvement dans le boîtier 1 , c'est-à-dire après l'opération de thermoformage. Le boîtier 1 est représenté ici sans son fond 14 - visible sur la figure 4 - c'est-à-dire uniquement par l'intermédiaire de la carrure 10, sur une partie proéminente 1 00 de laquelle sont agencés les tenons 2. Ce mode de réalisation est avantageux car il permet de libérer de l'espace entre le fond du mouvement 3 et le fond du boîtier 14 pour y loger d'autres pièces, comme par exemple une masse oscillante 36 comme celle illustrée sur la figure 4, alors qu'il n'est pas possible de superposer des pièces au niveau de la face supérieure du mouvement 3 où est en général uniquement positionné le cadran et qu'aucune entrave visuelle pour la lecture de l'heure n'est envisageable. Selon un mode de réalisation alternatif on pourrait toutefois également envisager former les tenons 2 sur une autre partie du boîtier 1 , comme par exemple directement sur le fond 14 visible sur la figure 4; cette variante nécessiterait toutefois de positionner la collerette 32 de fixation plus bas pour minimiser la hauteur des tenons 2 et serait moins efficace en termes de centrage si le fond n'est formé de façon monobloc avec la carrure 1 0.

La figure 2 montre les tenons 2 alors qu'ils ont déjà été déformés par l'opération de thermoformage et permettent ainsi de retenir la collerette 32 verticalement selon l'axe Z-Z du canon 30 des aiguilles de la montre; le détail de la partie d'assemblage entourée par le cercle B est représenté par la figure 3. Sur la face supérieure du mouvement on peut toujours distinguer l'anneau des quantièmes 37 visible sur la figure 1 , tandis qu'on peut voir que la paroi latérale externe 33 du mouvement, ainsi qu'une portion de la paroi latérale interne 1 2 du boîtier 1 , contre laquelle la paroi latérale externe 33 est en contact ou non. Le fond du mouvement 35 ne vient pas non plus en appui sur le fond 14 du boîtier 1 , non représenté sur cette figure, le mouvement 3 étant amené en butée sur les surfaces d'appui axiales 1 1 de la carrure 10 sur lesquelles la surface inférieure de la collerette 32 viennent s'appuyer après que les orifices 321 de celle-ci ont été engagés sur les tenons 2 de fixation. La figure 3 montre le détail de la fixation du mouvement au boîtier 1 selon le mode de réalisation préférentiel de la figure 2, avec la collerette 32 en appui sur la surface d'appui 1 1 axiale de la carrure 10, agencée ici sur une partie proéminente 1 00 interne de la carrure 1 0. Le tenon 2, engagé dans l'orifice 321 de la collerette 32, est déformé par l'opération de thermoformage et présente une forme de champignon 20 à son extrémité supérieure, qui permet de fournir une surface de retenue axiale 21 sur sa face inférieure pour retenir verticalement la collerette 32 plaquée contre la surface d'appui 1 1 axiale de la carrure 10. Le champignon 20 ainsi formé agit donc comme un rivet pour la partie périphérique de fixation du mouvement que forme ici la collerette 32. Comme on peut le constater sur cette figure, il n'y a pas nécessairement de contact entre la paroi latérale externe 33 du mouvement et la paroi latérale interne 12 de la carrure, ce qui permet d'augmenter les tolérances d'usinage à ce niveau, le centrage de la platine et du mouvement 3 étant réalisés de préférence de façon suffisante par les détrompeurs 1 3. L'écart entre le diamètre de l'orifice 321 de la collerette 32 et le diamètre du tenon 2 est toutefois choisi de préférence comme étant inférieur à 0.2mm, afin de ne pas trop diminuer la surface de contact entre la face inférieure du champignon 20 et la surface d'appui 21 axiale.

On peut également remarquer sur cette figure que le ratio entre le rayon du tenon 2 et celui du champignon 20 est environ égal à 1 .5, et que l'épaisseur du champignon 20 est sensiblement égal au rayon du tenon 2. Le mode de réalisation préférentiel de la figure 1 utilise une telle forme de champignon 21 pour un tenon 2 ayant un diamètre compris de préférence entre 1 et 2mm, qui permet de supporter un mouvement 3 ayant une masse supérieure à 1 0 grammes avec un nombre de tenons plastiques supérieur ou égal à 6. Grâce à la diminution hyperbolique des contraintes exercées sur chaque tenon 2 en fonction de leur nombre, on pourra par ailleurs, dans un souci d'économie, limiter le nombre de tenons 2 comme étant au plus égal à 1 5. Afin de limiter au maximum le nombre de tenons 2, il est également possible de jouer sur le matériau qui les constitue en en choisissant un plus rigide que le plastique habituellement utilisé dans des carrures de montre.

La figure 4 montre une vue d'une montre intégrale utilisant la méthode et le dispositif d'assemblage décrit aux figures 1 à 3 précédentes, selon l'axe de coupe C-C illustré à la figure 1 correspondant à l'axe 3h-9h qui ne traverse pas les tenons 2 thermoformés contrairement à l'axe de coupe des figures 2 et 3. On distingue toujours la collerette 32 de fixation, qui prend la forme, sous cet angle, d'un épaulement annulaire, venant s'appuyer sur la surface d'appui 1 1 axiale agencée sur la surface supérieure de la partie proéminente 1 00 interne de la carrure 10. Sur la face supérieure du mouvement côté cadran on distingue toujours l'anneau des quantièmes 37, mais qui est cette fois-ci surmonté d'un cadran 7 au- dessus duquel tournent les aiguilles des secondes 301 , des minutes 302 et des heures 303 entraînées par le canon 30 central du mouvement 3, et qui est par ailleurs pourvu d'un guichet 71 laissant apparaître les valeurs de quantièmes courants. La partie périphérique 72 du cadran est serrée par la glace 9, surmontée d'une lunette 91 , et qui est assemblée à une portée 15 de la carrure 10, par exemple par exemple à l'aide d'un soudage par ultrason. La carrure 10 est traversée par une tige 6 comprenant classiquement une couronne 61 à son extrémité distale afin d'être aisément manipulée par l'utilisateur. Le boîtier 1 est refermé par un fond 14 au- dessus duquel est logée une masse oscillante 36 accouplée au mouvement 3 pour son remontage automatique, et dont des rebords latéraux 361 remontent jusqu'au niveau inférieur de la partie proéminente 100 interne de la carrure 10.

Le dispositif et la méthode de fixation proposée s'appliquent ainsi à tout type de montre, aussi bien à quartz que totalement mécanique.

D'autres variantes pour la fixation sont possibles pour réaliser l'élément de fixation périphérique, qui peut présenter par exemple des oreilles de fixation 31 en lieu et place de la collerette 32 trouée pour loger les tenons 2. Une telle variante est illustrée sur la figure 5 qui montre une vue de dessus similaire à la figure 1 d'une montre dont on voit plus nettement la forme de champignon 20 agissant comme rivet à leur extrémité et la forme des oreilles 31 épousant au plus juste la forme du tenon 2. Les oreilles 31 sont dans ce cas simplement prévues pour présenter un trou central de fixation dans lequel les tenons 2 doivent être introduits avant l'opération de thermoformage, ainsi que des surfaces d'appui inférieure et supérieure pour leur maintien axial selon l'axe vertical correspondant à celui du canon 30 des aiguilles. Elles permettent ainsi de réduire le volume de matière requise pour former l'élément de fixation du mouvement et ainsi d'optimiser les coûts. Selon ce mode de réalisation alternatif, le verrouillage du degré de liberté en rotation est de préférence toujours réalisé grâce à des détrompeurs 13. On peut sinon distinguer sur cette figure 5, en plus de l'anneau des quantièmes 37 en périphérie du mouvement 3, la couronne 61 de préhension à 3 heures sur le boîtier 1 .

La figure 6 illustre un autre mode de réalisation alternatif pour la méthode et le dispositif de fixation d'un mouvement, selon lequel le mouvement 3 comprend à nouveau un filet 34, contrairement à ceux du mode de réalisation préférentiel qui en étaient dépourvus, et une bague 4 de retenue. Le filet du mouvement 34, qui est utilisé comme élément de fixation, la surface inférieure 341 du filet étant alors amenée en butée contre une surface d'appui 1 1 axiale de la carrure 10, puis la bague de retenue 4, comprenant une pluralité de trous 41 , est enfilée sur les tenons 2 venant de préférence de matière avec la carrure 1 0. L'opération de thermoformage des tenons 2 forme des champignons 20 au dessus de la bague de retenue 4 et la surface de retenue axiale 21 ainsi générée permet de plaquer la bague de retenue 4 contre une surface supérieure 342 du filet 34 du mouvement, qui demeure à son tour serré contre la surface d'appui 1 1 axiale de la carrure 10. L'avantage de cette variante alternative est qu'elle permet d'utiliser un mouvement traditionnel 3 avec filet 34; l'inconvénient est toutefois qu'elle nécessite l'usage d'une pièce additionnelle - la bague de retenue 4 - de telle sorte que les éléments de fixation ne sont plus directement intégrés respectivement au boîtier 1 et au mouvement 3.

La figure 7 illustre un autre mode de réalisation alternatif pour l'invention concernant les tenons 2, qui sont agencés sur des bouchons 5 pourvus de stries 51 prévues pour faciliter leur chassage dans des trous du boîtier 1 , de préférence dans la carrure 10. Un tel agencement modulaire des bouchons permet de dissocier la matière choisie pour la carrure 10 de telle choisie pour les tenons; il serait ainsi possible par exemple de choisir des bouchons 5 en plastique alors que la carrure 10 serait en métal. On comprendra par ailleurs que cette variante de tenons 2 amovibles est compatible avec tous les autres modes de réalisation décrits précédemment à l'aide des figures 1 à 6.




 
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