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Title:
METHOD AND SYSTEM FOR ANALYSING THE USE OF AN ITEM OF FOOTWEAR
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2021/058698
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a system (1) for analysing the use of items of footwear (11) configured to determine an index of association between values of use parameters (101) and values of shoe parameters (201), the system comprising a computer calculation device (30) configured to: Obtain or load values of posture or mobility parameters (301) calculated from raw data generated by at least one connected sole (10); - Obtain or load values of geographic parameters (401) corresponding to a location of the at least one connected sole (10); - Obtain or load values of shoe parameters (201) comprising values of structural parameters, geometric parameters and/or aesthetic parameters of the item of footwear (11); - Calculate one or more values of use parameters (101); - Determine a value of index of association between the value or values of use parameters (101) and the values of shoe parameters (201).

Inventors:
OUMNIA KARIM (FR)
Application Number:
EP2020/076818
Publication Date:
April 01, 2021
Filing Date:
September 24, 2020
Export Citation:
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Assignee:
ZHOR TECH (FR)
International Classes:
A43B3/00; A43B13/00; A43B13/18; A43B17/00; A43D999/00; A61B5/103; A61B5/11
Foreign References:
US20140260677A12014-09-18
US20150048942A12015-02-19
US20150272264A12015-10-01
EP3199046A12017-08-02
Other References:
J. DESABIE, LA REVUE DE STATISTIQUE APPLIQUÉE, vol. 2, no. 1, 1954, pages 69 - 82
BURGES: "Data Mining and Knowledge Discovery", A TUTORIAL ON SUPPORT VECTOR MACHINES FOR PATTERN RECOGNITION, 1998
BRIEMAN2001: "Machine Learning", RANDOM FORESTS
ROSENBLATT, THE PERCEPTRON: A PROBABILISTIC MODEL FOR INFORMATION STORAGE AND ORGANIZATION IN THE BRAIN, 1958
"Kernel Methods for Pattern Analysis Hardcover - Illustrated", 2004, CAMBRIDGE UNIVERSITY PRESS, article "Les methodes a base noyaux"
O'REILLY: "Techniques de machine apprenantes sur microcontrolleur a energie ulra faible: TinyML", MACHINE LEARNING WITH TENSORFLOW LITE ON ARDUINO AND ULTRA-LOW-POWER MICROCONTROLLERS, 2020
"Topological Methods in Data Analysis and Visualization V: Theory, Algorithms, and Applications Mathematics and Visualization", 2020, SPRINGER VERLAG, article "Techniques réduction de dimensionalites pour donnees hyper-dimensionnelle"
Attorney, Agent or Firm:
A.P.I. CONSEIL (4 rue Jules Ferry, PAU, FR)
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Claims:
Revendications

1. Système (1 ) d’analyse d’usage d’articles chaussants (11) configuré pour déterminer un indice d’association entre des valeurs de paramètres d’usage (101) et des valeurs de paramètres de chaussure (201), caractérisé en ce qu’il comprend un ou plusieurs dispositifs informatiques de calcul (30) configurés pour :

- obtenir des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité (301 ) calculées à partir de données brutes générées par au moins une semelle connectée (10) d’un article chaussant (11) ;

- obtenir des valeurs de paramètres géographiques (401 ), lesdites valeurs de paramètres géographiques correspondant à une localisation de la au moins une semelle connectée (10) ;

- obtenir des valeurs de paramètres de chaussures (201 ), lesdites valeurs de paramètres de chaussure comportant des valeurs de paramètres structurels, de paramètres géométriques et/ou de paramètres esthétiques de l’article chaussant (11) comportant la au moins une semelle connectée (10) ;

- calculer, pour chaque semelle connectée (10), une ou plusieurs valeurs de paramètre d’usage (101) à partir des valeurs de paramètre de posture ou de mobilité (301) ; et

- déterminer, pour chaque semelle connectée (10), une valeur d’indice d’association entre la ou les valeurs de paramètres d’usage (101) et les valeurs de paramètres de chaussure (201).

2. Système (1) selon la revendication 1 , caractérisé en ce que le dispositif informatique de calcul (30) est en outre configuré pour obtenir (590) des valeurs de paramètres de morphologie plantaire d’utilisateurs de semelles connectées tierces et en ce que les valeurs d’indice d’association de ces utilisateurs sont corrélées avec les valeurs de paramètres de morphologie plantaire.

3. Système (1) selon l’une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les valeurs de paramètres de chaussure (201) comportent des paramètres d’utilisation de référence et en ce que le ou les dispositifs informatiques de calcul (30) sont en outre configurés pour identifier un usage conventionnel et/ou non conventionnel, ladite identification comportant une comparaison des paramètres d’utilisation de référence à la valeur de paramètre d’usage calculée à partir des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité (301) pour chaque semelle connectée (10).

4. Système (1) selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dispositif informatique de calcul (30) est en outre configuré pour calculer une valeur d’indice d’association global à partir de l’ensemble des valeurs d’indice d’association préalablement déterminées pour chaque semelle connectée (10).

5. Système (1) selon la revendication 4, caractérisé en ce que le dispositif informatique de calcul (30) est en outre configuré pour identifier une tendance, pour une zone géographique prédéterminée, à partir de la valeur d’indice d’association global corrélée avec les valeurs de paramètres géographiques (401) de l’au moins une semelle connectée (10).

6. Système (1) selon la revendication 5, caractérisé en ce que les valeurs de paramètres géographiques (401) comportent en outre des valeurs météorologiques.

7. Système (1) selon l’une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les valeurs de paramètre de posture ou de mobilité (301), les valeurs de paramètres géographiques (401), les valeurs de paramètres de chaussure (201), les valeurs de paramètres d’usage (101) et les valeurs d’indices d’association sont associées à un identifiant unique de la semelle connectée (10).

8. Système (1) selon l’une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les valeurs de paramètres géographiques (401) sont générées et transmises au dispositif informatique de calcul (30), par la semelle connectée (10).

9. Système (1) selon l’une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le dispositif informatique de calcul (30) est en outre configuré pour identifier une pluralité de semelles connectées (10’), chacune étant associée à un autre article chaussant (11 ’) présentant des paramètres de chaussure (201 ’) sensiblement identiques aux valeurs de paramètres de chaussures (201) préalablement obtenus.

10. Système (1) selon l’une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le dispositif informatique de calcul (30) est en outre configuré pour identifier une pluralité de semelles connectées (10’) tiers, chacune étant associée à un autre article chaussant (11 ’) présentant des paramètres de posture ou de mobilité (301 ’) sensiblement identiques aux valeurs de paramètres de posture ou de mobilité (301) préalablement obtenus.

11. Système (1) selon l’une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le dispositif informatique de calcul (30) est en outre configuré pour générer des paramètres de conception d'articles chaussants (11) sur la base des valeurs déterminées d’indices d’association entre les valeurs de paramètres d’usage (101) et les valeurs de paramètres de chaussure (201).

12. Système (1) selon l’une quelconque des revendications 1 à 11 , caractérisé en ce que le dispositif informatique de calcul (30) est en outre configuré pour générer des paramètres de production relatifs à la fabrication d’articles chaussants (11) sur la base des valeurs déterminées d’indices d’association entre les valeurs de paramètres d’usage (101) et les valeurs de paramètres de chaussure (201).

13. Système (1) selon l’une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le dispositif informatique de calcul (30) est en outre configuré pour générer des valeurs de paramètres de logistique relatifs à la fabrication et à la distribution d’articles chaussants (11) sur la base des valeurs de paramètres géographiques (401), des valeurs déterminées d’indices d’association entre les valeurs de paramètres d’usage (101) et les valeurs de paramètres de chaussure (201).

14. Système (1) selon l’une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que le dispositif informatique de calcul (30) est en outre configuré pour recevoir des valeurs de paramètre d’usure de l’article chaussant associé à la semelle connectée (10) et pour générer des paramètres de production relatifs à la fabrication d’articles chaussants (11) sur la base des valeurs déterminées d’indices d’association, des valeurs de paramètres de chaussure (201) et des valeurs de paramètres d’usure.

15. Procédé (500) d’analyse d’usage d’articles chaussants (11) pour déterminer un indice d’association entre des paramètres d’usage (101) et des paramètres de chaussure (201), ledit procédé étant mis en oeuvre par un dispositif informatique de calcul (30) et caractérisé en ce que ledit procédé comprend :

- Une étape d’obtention (510) des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité (301) calculées à partir de données brutes générées par au moins une semelle connectée (10) d’un article chaussant (11) ;

- Une étape d’obtention (520) des valeurs de paramètres géographique (401), lesdites valeurs de paramètres géographiques correspondant à une localisation de la au moins une semelle connectée (10) ;

Une étape d’obtention (530) des valeurs de paramètres de chaussures (201 ), lesdites valeurs de paramètres de chaussure comportant des valeurs de paramètres structurels, de paramètres géométriques et/ou de paramètres esthétiques de l’article chaussant (11) comportant la au moins une semelle connectée (10) ; Une étape de calcul (540), pour chaque semelle connectée (10), d’une ou plusieurs valeurs de paramètre d’usage (101) à partir des valeurs de paramètre de posture ou de mobilité (301) ; et

Une étape de détermination (560), pour chaque semelle connectée (10), d’une valeur d’indice d’association entre les valeurs de paramètres d’usage (101) et les valeurs de paramètres de chaussure (201).

16. Procédé (500) selon la revendication 15, caractérisé en ce que les valeurs de paramètres de chaussure (201) comportent des paramètres d’utilisation de référence et en ce que ledit procédé comprend une étape d’identification (550) d’un usage conventionnel et/ou non conventionnel, ladite identification comportant une comparaison des paramètres d’utilisation de référence à la valeur de paramètre d’usage calculée à partir des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité (301 ) pour chaque semelle connectée (10).

17. Procédé (500) selon l’une des revendications 15 ou 16, caractérisé en ce que ledit procédé comprend une étape de calcul (570) d’une valeur d’indice d’association global à partir de l’ensemble des valeurs d’indice d’association préalablement déterminées pour chaque semelle connectée (10).

18. Procédé (500) selon la revendication 17, caractérisé en ce que ledit procédé comprend une étape d’identification (580) d’une tendance, pour une zone géographique prédéterminée, à partir de la valeur d’indice d’association global corrélée avec les valeurs de paramètres géographiques (401) de la au moins une semelle connectée (10).

19. Procédé (500) selon l’une quelconque des revendications 15 à 18, caractérisé en ce que les valeurs de paramètres de posture ou de mobilité (301) ont été calculées par un ou plusieurs processeurs intégrés à l’au moins une semelle connectée (10).

Description:
PROCEDE ET SYSTEME POUR L’ANALYSE DE L’USAGE D’UN ARTICLE CHAUSSANT

L’invention s’intéresse au domaine des articles chaussants et de leur conception, l’invention peut trouver une application dans le suivi d’activités quotidiennes ou sportives, ou encore le suivi de l’état physiologique du sujet d’étude de façon à analyser un usage réel par rapport à un usage de référence de l’article chaussant. fArt antérieur]

En l’espace d’une cinquantaine d’années, l’utilisation de la chaussure a considérablement évolué. En effet, il y a de cela quelques décennies, la chaussure était principalement utilisée pour sa fonction la plus basique, c’est-à-dire une fonction de protection et de support du pied pour les déplacements du quotidien et devait montrer une résistance importante à l’usure dans le temps comme mis en évidence dans une étude du marché français de la chaussure réalisée par J. Desabie et publiée dans la revue de statistique appliquée, tome 2, n°1 (1954), p.69-82.

Les préoccupations croissantes en matière de santé incitent les individus à pratiquer des activités physiques intérieures et extérieures. Chacune de ces activités pourra bénéficier d’un article chaussant aux caractéristiques spécifiques. De plus, la demande croissante de chaussures fantaisie est également un facteur clé pour l'industrie mondiale de la chaussure. Ces articles chaussants présentent généralement des caractéristiques mécaniques particulières pas forcément lié à l’usage que l’utilisateur souhaite en faire. Ces tendances ont généré une forte croissance de la demande en chaussures pour tous types de catégories avec néanmoins des exigences particulières en fonction de la destination, de l’usage, des articles chaussants. Ainsi, le nombre de modèles de chaussures présentant des caractéristiques spécifiques (caractéristiques mécaniques, forme, composition structurelle des différents composants de la chaussure) pour un usage donné a considérablement augmenté durant les dernières décennies, que cela soit lié à un usage de détente, formel, sportif, médical, professionnel ou plus simplement récréatif. De plus, pour répondre à ces besoins grandissants, les acteurs du marché, outre l’analyse des usages et des tendances, se concentrent également sur l'innovation et le développement de nouveaux produits personnalisés. Les principales sociétés opérant sur le marché cherchent à améliorer la conception de leur chaussure en permettant à l’utilisateur de leur fournir des données en lien avec la morphologie de leurs pieds afin que celle-ci corresponde au mieux au pied de l’utilisateur. Ainsi, le marché mondial de la chaussure peut maintenant être segmenté par type de chaussures, utilisateurs finaux de chaussures, diverses plates-formes de vente de chaussures, matériel utilisé et leurs ventes dans diverses régions géographiques. Afin d’identifier de nouvelles tendances ou encore de cerner les besoins des utilisateurs, de nos jours, des études de marché sont réalisées généralement trimestriellement et nécessitent de collecter un grand nombre de données, notamment liées à la vente des modèles de chaussure, des retours des utilisateurs via des enquêtes de satisfaction, afin de pouvoir déterminer les besoins des consommateurs. Ainsi, de telles études ont permis de mettre en évidence que l’utilisation de la chaussure ne se limite plus aux fonctions basiques évoquées précédemment. En effet, que ce soit dans le cadre de la santé, ou bien dans le cadre d’utilisation en lien avec des pratiques sportives ou bien dans le cadre de préférence esthétique, un large éventail de chaussures présentant des caractéristiques techniques bien différentes sont proposées par les fabricants. Cependant, de telles études sont particulièrement difficiles à réaliser, puisque se basant en partie sur des analyses statistiques, elles nécessitent d’échantillonner un très grand nombre de personnes afin que les résultats de l’étude soient significatifs. Il devient alors de plus en plus laborieux, pour les fabricants de chaussure, au vu de la croissance exponentielle du marché de la chaussure et du nombre de modèles de chaussures et de leur usage, de pouvoir identifier les tendances liées à l’utilisation d’un type de chaussure spécifique dans un contexte donné afin de développer de nouveaux modèles de chaussures adaptés aux besoins de l’utilisateur. Les méthodes utilisées dans le cadre de ces études ne sont basées que sur des analyses indirectes et ponctuelles des besoins ou des usages des utilisateurs d’articles chaussants. En outre, les informations récoltées sont généralement parcellaires et ne permettent pas de contextualiser l’information.

En outre, les fabricants ont également cherché à développer des solutions de personnalisation de vêtements accessibles directement sur leur site depuis internet. Une solution de personnalisation d’un vêtement de sport est notamment décrite dans le document EP3199046 et vise à associer des données liées à la démarche de l’utilisateur (via l’utilisation de capteurs) et au contexte dans lequel l’utilisateur pratique une activité sportive. En contextualisant la pratique de certains sports, notamment l’environnement dans lequel le sport est pratiqué, il est alors possible de proposer à l’utilisateur un vêtement de sport le plus adapté à la pratique de son sport. Cependant, une telle solution ne permet pas de déterminer quel usage est fait de l’article chaussant porté par l’utilisateur ou bien de déterminer une tendance liée à l’évolution de l’utilisation d’un type d’article chaussant.

Ainsi, les études réalisées, que cela soit des études de consommation ou des études de recherche et développement ne se basent que sur des informations indirectes, potentiellement subjectives ou biaisées ne pouvant refléter quel usage est fait d’un article chaussant par la population ou bien déterminer une tendance liée à l’évolution de l’utilisation d’un type d’article chaussant.

Il existe donc un besoin pour une solution d’analyse de l’usage d’articles chaussants de façon à déterminer quel usage est fait d’un article chaussant par la population ou bien déterminer une tendance liée à l’évolution de l’utilisation d’un type d’article chaussant. fProblème technique!

L’invention a pour but de remédier aux inconvénients de l’art antérieur. En particulier, l’invention a pour but de proposer un système d’analyse d’usage d’articles chaussants permettant la détermination d’un usage d’un article chaussant porté par un utilisateur dans un contexte donné afin par exemple d’identifier une tendance d’utilisation de l’article chaussant.

TBrève description de l’inventionl

L’invention porte sur un système d’analyse d’usage d’articles chaussants configuré pour déterminer un indice d’association entre des valeurs de paramètres d’usage et des valeurs de paramètres de chaussure, principalement caractérisé en ce qu’il comprend un dispositif informatique de calcul configuré pour : charger des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité calculées à partir de données brutes générées par au moins une semelle connectée d’un article chaussant ; charger des valeurs de paramètres géographiques, lesdites valeurs de paramètres géographiques correspondant à une localisation de la au moins une semelle connectée ; charger des valeurs de paramètres de chaussures, lesdites valeurs de paramètres de chaussure comportant des valeurs de paramètres structurels, de paramètres géométriques et/ou de paramètres esthétiques de l’article chaussant comportant la au moins une semelle connectée ; - calculer, pour chaque semelle connectée, une ou plusieurs valeurs de paramètre d’usage à partir des valeurs de paramètre de posture ou de mobilité ; déterminer, pour chaque semelle connectée, une valeur d’indice d’association entre les valeurs de paramètres d’usage et les valeurs de paramètres de chaussure. En particulier, l’invention porte sur un système d’analyse d’usage d’articles chaussants configuré pour déterminer un indice d’association entre des valeurs de paramètres d’usage et des valeurs de paramètres de chaussure, caractérisé en ce qu’il comprend un ou plusieurs dispositifs informatiques de calcul configurés pour :

- obtenir des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité calculées à partir de données brutes générées par au moins une semelle connectée d’un article chaussant ;

- obtenir des valeurs de paramètres géographiques, lesdites valeurs de paramètres géographiques correspondant à une localisation de la au moins une semelle connectée ;

- obtenir des valeurs de paramètres de chaussures, lesdites valeurs de paramètres de chaussure comportant des valeurs de paramètres structurels, de paramètres géométriques et/ou de paramètres esthétiques de l’article chaussant comportant la au moins une semelle connectée ;

- calculer, pour chaque semelle connectée, une ou plusieurs valeurs de paramètre d’usage à partir des valeurs de paramètre de posture ou de mobilité ; et

- déterminer, pour chaque semelle connectée, une valeur d’indice d’association entre la ou les valeurs de paramètres d’usage et les valeurs de paramètres de chaussure.

Un tel système permet de déterminer l’usage qui est fait d’un article chaussant par un utilisateur donné à partir notamment du suivi de sa démarche au travers d’au moins une semelle connectée équipant l’article chaussant. Les données relatives à la démarche de l’utilisateur sont associées à des données de localisation de la semelle connectée afin de pouvoir segmenter les données récupérées pour une zone géographique déterminée. Il est ainsi possible de déterminer l’usage fait par un utilisateur d’un article chaussant en particulier à partir des données générées par la semelle connectée équipant l’article chaussant. Cela permet de mettre en évidence une association entre un article chaussant, conçu à la base par un fabricant pour une activité donnée, et l’usage qu’il en est réellement fait par l’utilisateur de l’article chaussant. Le fabricant peut ainsi avoir accès à des données jusque-là inaccessibles, lui permettant d’optimiser les caractéristiques techniques d’un article chaussant en adéquation avec l’usage qu’en fait l’utilisateur. Ainsi, il pourra accéder aisément au comportement des utilisateurs pour les servir plus personnellement et cela à grande échelle. Selon d’autres caractéristiques du système d’analyse d’usage d’articles chaussants, ce dernier peut inclure facultativement une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, seules ou en combinaison :

- le dispositif informatique de calcul est en outre configurés pour obtenir des valeurs de paramètres de morphologie plantaire d’utilisateurs de la semelle connectée et les valeurs d’indice d’association de ces utilisateurs sont corrélées avec les valeurs de paramètres de morphologie plantaire. Ainsi il est possible d’établir des corrélations certaines morphologie plantaire observée dans la population et des tendance d’usage des articles chaussant. De telles comparaisons pourront ensuite être utilisées pour concevoir des articles chaussant particulièrement adaptées à un groupe d’utilisateur présentant des morphologie plantaire similaire.

- les valeurs de paramètres de chaussure comportent des paramètres d’utilisation de référence, le dispositif informatique de calcul est en outre configuré pour identifier un usage conventionnel et/ou non conventionnel, ladite identification comportant une comparaison des paramètres d’utilisation de référence à la valeur de paramètre d’usage calculée à partir des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité pour chaque semelle connectée. Cela permet avantageusement de déterminer de quelle manière l’utilisateur utilise l’article chaussant. En fonction de l’article chaussant en question, celui-ci peut être destiné à un certain type d’activité, activité qui pourra être caractérisée par des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité de référence définissant ainsi un paramètre d’utilisation de référence pour l’article chaussant. Ainsi, la valeur de paramètre d’usage calculée permet de décrire un degré de correspondance entre l’usage que fait l’utilisateur de l’article chaussant et un usage prédéterminé de référence.

- le dispositif informatique de calcul est en outre configuré pour calculer une valeur d’indice d’association global à partir de l’ensemble des valeurs d’indice d’association préalablement déterminées pour chaque semelle connectée. Cela permet avantageusement de déterminer, pour un ensemble de semelles connectées considérées en lien avec un modèle d’articles chaussants porté par une pluralité d’utilisateurs, une valeur décrivant l’usage du modèle d’articles chaussants donné pour l’ensemble des semelles connectées et donc des utilisateurs considérés.

- le dispositif informatique de calcul est en outre configuré pour identifier une tendance, pour une zone géographique prédéterminée, à partir de la valeur d’indice d’association global corrélée avec les valeurs de paramètres géographiques de la au moins une semelle connectée. Cela permet de déterminer, une valeur décrivant l’usage d’un modèle d’articles chaussants donné pour un ensemble d’utilisateurs considérés pour une zone géographique donnée. Ainsi, il peut être mis en évidence l’émergence de tendances liées à un usage particulier d’un modèle d’articles chaussants, au sein d’une ville ou bien d’un pays par exemple. En outre, les valeurs de paramètres géographiques peuvent comporter en outre des valeurs météorologiques. Ainsi, il peut être mis en évidence des usages en fonction de conditions météorologiques ou des usages non adaptés à certains conditions (e.g. valeur d’adhérence non adaptés à la présence de sol verglassé).

- les valeurs de paramètre de posture ou de mobilité, les valeurs de paramètres géographiques, les valeurs de paramètres de chaussure, les valeurs de paramètres d’usage et les valeurs d’indices d’association sont associées à un identifiant unique de la semelle connectée. Cela permet de structurer toutes les données issues ou associées à une semelle connectée prédéterminée. Il est ainsi possible de former un historique de ces données, pour chaque semelle connectée, et ainsi de suivre l’évolution des données issues ou associées à chaque semelle connectée d’un article chaussant dans le temps.

- les valeurs de paramètres géographiques sont générées et transmises, au dispositif informatique de calcul, par la semelle connectée. Cela permet avantageusement de s’affranchir de l’utilisation d’un dispositif informatique tiers, tel que par exemple un smartphone ou plus généralement un objet connecté, pour générer les valeurs de paramètres géographiques, évitant ainsi les problématiques associées au couplage, via une communication courte distance, de la semelle connectée au dispositif informatique tiers au travers d’une application dédiée, pouvant réduire l’autonomie de la source d’énergie de la semelle connectée.

- le dispositif informatique de calcul est en outre configuré pour identifier une pluralité de semelles connectées, chacune étant associée à un autre article chaussant présentant des paramètres de chaussure sensiblement identiques aux valeurs de paramètres de chaussures préalablement chargées. Cela permet avantageusement de collecter un plus grand nombre de données et augmente la significativité des valeurs de paramètres produites. En effet, il est ainsi possible de prendre en considération les données générées ou associées à des semelles connectées d’autres modèles d’articles chaussants, notamment des modèles prédestinés à un usage sensiblement identique à celui de la semelle connectée dont les valeurs de paramètres de chaussures ont été préalablement chargées.

- le dispositif informatique de calcul est en outre configuré pour identifier une pluralité de semelles connectées tiers, chacune étant associée à un autre article chaussant présentant des paramètres de posture ou de mobilité sensiblement identiques aux valeurs de paramètres de posture ou de mobilité préalablement chargées. Cela permet avantageusement de collecter un plus grand nombre de données et augmente la significativité des valeurs de paramètres produites. En effet, il est ainsi possible de prendre en considération les données générées ou associées à des semelles connectées d’autres modèles d’articles chaussants, notamment des modèles prédestinés ou non à un usage sensiblement identique à celui de la semelle connectée dont les valeurs de paramètres de posture ou de mobilité ont été préalablement chargés.

- le dispositif informatique de calcul est en outre configuré pour générer des paramètres de conception d'articles chaussants sur la base des valeurs déterminées d’indices d’association entre les valeurs de paramètres d’usage et les valeurs de paramètres de chaussure. Cela permet avantageusement de générer un modèle numérique personnalisé à partir des valeurs de paramètres de chaussure de l’article chaussant associé à la semelle connectée et de générer des paramètres de conception à partir desdites valeurs de paramètres de chaussures en prenant en compte l’usage fait par l’utilisateur de l’article chaussant.

Le dispositif informatique de calcul est en outre configuré pour générer des paramètres de production relatifs à la fabrication d’articles chaussant sur la base des valeurs déterminées d’indices d’association entre les valeurs de paramètres d’usage et les valeurs de paramètres de chaussure. Cela permet avantageusement de déterminer, à partir des valeurs de paramètres de chaussure de l’article chaussant associé à la semelle connectée et en prenant en compte l’usage fait par l’utilisateur de l’article chaussant, quels matériaux doivent être utilisés en fonction des différentes parties formant l’article chaussant.

- le dispositif informatique de calcul est en outre configuré pour générer des valeurs de paramètres de logistique relatifs à la fabrication et à la distribution d’articles chaussants sur la base des valeurs de paramètres géographiques, des valeurs déterminées d’indices d’association entre les valeurs de paramètres d’usage et les valeurs de paramètres de chaussure. Cela permet avantageusement de déterminer, à partir des valeurs de paramètres de chaussure de l’article chaussant associé à la semelle connectée et en prenant en compte l’usage fait par l’utilisateur de l’article chaussant, un itinéraire d’acheminement et des moyens de transport adaptés pour la distribution d’articles chaussants conforme à l’usage de l’utilisateur et en fonction de sa position géographique.

- le dispositif informatique de calcul est en outre configuré pour recevoir des valeurs de paramètre d’usure de l’article chaussant associé à la semelle connectée et pour générer des paramètres de production relatifs à la fabrication d’articles chaussants sur la base des valeurs déterminées d’indices d’association, des valeurs de paramètres de chaussure et des valeurs de paramètres d’usure. Ces valeurs de paramètres d’usure peuvent provenir de la semelle connectée ou du ou des dispositifs de présentation associés à la semelle connecté. Le dispositif informatique peut notamment recevoir des valeurs de paramètres d’usure provenant de plusieurs semelles connectées utilisées dans différentes zones géographiques. Ainsi, il est possible de prévoir des cycles de production en fonction de l’usage et des besoins même non exprimés des utilisateurs.

Selon un autre aspect, l’invention porte sur un procédé d’analyse d’usage d’articles chaussants pour déterminer un indice d’association entre des paramètres d’usage et des paramètres de chaussure, ledit procédé étant mis en oeuvre par un dispositif informatique de calcul et caractérisé en ce que ledit procédé comprend :

- une étape de chargement des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité calculées à partir de données brutes générées par au moins une semelle connectée d’un article chaussant ;

- une étape de chargement des valeurs de paramètres géographiques, lesdites valeurs de paramètres géographiques correspondant à une localisation de la au moins une semelle connectée ;

- une étape de chargement des valeurs de paramètres de chaussures, lesdites valeurs de paramètres de chaussure comportant des valeurs de paramètres structurels, de paramètres géométriques et/ou de paramètres esthétiques de l’article chaussant comportant la au moins une semelle connectée;

- une étape de calcul, pour chaque semelle connectée, d’une ou plusieurs valeurs de paramètre d’usage à partir des valeurs de paramètre de posture ou de mobilité;

- une étape de détermination, pour chaque semelle connectée, d’une valeur d’indice d’association entre les valeurs de paramètres d’usage et les valeurs de paramètres de chaussure.

En particulier, l’invention porte sur un procédé d’analyse d’usage d’articles chaussants pour déterminer un indice d’association entre des paramètres d’usage et des paramètres de chaussure, ledit procédé étant mis en oeuvre par un dispositif informatique de calcul et caractérisé en ce que ledit procédé comprend : - Une étape d’obtention des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité calculées à partir de données brutes générées par au moins une semelle connectée d’un article chaussant ;

Une étape d’obtention des valeurs de paramètres géographique, lesdites valeurs de paramètres géographiques correspondant à une localisation de la au moins une semelle connectée ;

Une étape d’obtention des valeurs de paramètres de chaussures, lesdites valeurs de paramètres de chaussure comportant des valeurs de paramètres structurels, de paramètres géométriques et/ou de paramètres esthétiques de l’article chaussant comportant la au moins une semelle connectée ;

Une étape de calcul, pour chaque semelle connectée, d’une ou plusieurs valeurs de paramètre d’usage à partir des valeurs de paramètre de posture ou de mobilité ; et

Une étape de détermination, pour chaque semelle connectée, d’une valeur d’indice d’association entre la ou les valeurs de paramètres d’usage et les valeurs de paramètres de chaussure.

Un tel procédé permet de déterminer l’usage qui est fait d’un article chaussant par un utilisateur donné à partir notamment du suivi de sa démarche au travers d’au moins une semelle connectée équipant l’article chaussant. Les données relatives à la démarche de l’utilisateur sont associées à des données de localisation de la semelle connectée afin de pouvoir segmenter les données récupérées pour une zone géographique déterminée. Il est ainsi possible de déterminer l’usage fait par un utilisateur d’un article chaussant en particulier à partir des données générées par la semelle connectée équipant l’article chaussant. Cela permet de mettre en évidence une association entre un article chaussant, conçu à la base par un fabricant pour une activité donnée, et l’usage qu’il en est réellement fait par l’utilisateur de l’article chaussant. Le fabricant peut ainsi avoir accès à des données jusque-là inaccessibles, lui permettant d’optimiser les caractéristiques techniques d’un article chaussant en adéquation avec l’usage qu’en fait l’utilisateur.

Selon d’autres caractéristiques du procédé d’analyse d’usage d’articles chaussants, ce dernier peut inclure facultativement une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, seules ou en combinaison :

- les valeurs de paramètres de chaussure comportent des paramètres d’utilisation de référence et en ce que ledit procédé comprend une étape d’identification d’un usage conventionnel et/ou non conventionnel, ladite identification comportant une comparaison des paramètres d’utilisation de référence à la valeur de paramètre d’usage calculée à partir des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité pour chaque semelle connectée. Cela permet avantageusement de déterminer de quelle manière l’utilisateur utilise l’article chaussant. En fonction de l’article chaussant en question, celui-ci peut être destiné à un certain type d’activité, activité qui pourra être caractérisée par des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité de référence définissant ainsi un paramètre d’utilisation de référence pour l’article chaussant. Ainsi, la valeur de paramètre d’usage calculée permet de décrire un degré de correspondance entre l’usage que fait l’utilisateur de l’article chaussant et un usage prédéterminé de référence.

- il comprend une étape de calcul d’une valeur d’indice d’association global à partir de l’ensemble des valeurs d’indice d’association préalablement déterminées pour chaque semelle connectée. Cela permet avantageusement de déterminer, pour un ensemble de semelles connectées considérées en lien avec un modèle d’articles chaussants porté par une pluralité d’utilisateurs, une valeur décrivant l’usage du modèle d’articles chaussants donné pour l’ensemble des semelles connectées et donc des utilisateurs considérés.

- il comprend une étape d’identification d’une tendance, pour une zone géographique prédéterminée, à partir de la valeur d’indice d’association global corrélée avec les valeurs de paramètres géographiques de la au moins une semelle connectée. Cela permet de déterminer, une valeur décrivant l’usage d’un modèle d’articles chaussants donné pour un ensemble d’utilisateurs considérés pour une zone géographique donnée. Ainsi, il peut être mis en évidence l’émergence de tendances liées à un usage particulier d’un modèle d’articles chaussants, au sein d’une ville ou bien d’un pays par exemple.

- les valeurs de paramètres de posture ou de mobilité ont été calculées par un ou plusieurs processeurs intégrés à l’au moins une semelle connectée. Cela permet de sécuriser les données relatives à la démarche des utilisateurs de semelle connectées et également de réduire les besoins en ressources pour les systèmes d’analyse d’usage d’articles chaussants.

D’autres avantages et caractéristiques de l’invention apparaîtront à la lecture de la description suivante donnée à titre d’exemple illustratif et non limitatif, en référence aux Figures annexées qui représentent :

La Figure 1 représente un système d’analyse d’usage d’articles chaussants selon un mode de réalisation de l'invention. La Figure 2 représente un système d’analyse d’usage d’articles chaussants selon l’invention détaillant un boîtier électronique d’une semelle connectée.

La Figure 3 représente un procédé d’analyse d’usage d’articles chaussants selon un mode de réalisation de l’invention.

[Description de l’inventionl

Dans la suite de la description, la « mobilité » ou la « démarche » au sens de l’invention correspond à la posture, les mouvements, la locomotion, et l’équilibre de l'utilisateur. L’équilibre correspond notamment à l’équilibre postural lié à la stabilité du corps et plus particulièrement à la stabilité du centre de gravité d’un utilisateur. Néanmoins, il peut intégrer aussi bien l’équilibre statique que l’équilibre dynamique.

L’expression « paramètres de mobilité ou de posture » ou « paramètre de démarche » correspond à des paramètres biomécaniques identifiés en position statique ou dynamique d’une personne, une caractéristique de la posture ou de la mobilité d’une personne. Un paramètre biomécanique peut être déterminé par diverses opérations de calcul à partir de valeurs de paramètres générés par des capteurs d’une semelle connectée.

L’expression « analyse d’un mouvement », « analyse de la mobilité » ou « analyse de la démarche » correspond à la détermination de descripteur de la démarche d’un utilisateur. Elle peut correspondre, au sens de l’invention, à l’attribution d’une ou de plusieurs valeurs par exemple un score, un classement ou une note à une trajectoire ou au déplacement d’un pied d’un utilisateur. Cette caractérisation de la démarche peut permettre d’obtenir une ou plusieurs valeurs numériques ou alphanumériques de paramètres bio-mécaniques représentatifs de la démarche.

On entend par « données brutes », des données générées par des capteurs positionnés dans une semelle connectée, les données brutes peuvent ainsi être issues d’une centrale inertielle, d’un gyroscope, d’un accéléromètre et d’un magnétomètre par exemple. Les données brutes sont généralement générées pour une période de temps donnée et en fonction de la démarche d’un utilisateur.

Par « paramètre bio-mécanique », on entend au sens de l’invention une caractéristique de la posture ou de la mobilité de l’utilisateur. Par « paramètre bio-mécanique avancé », on entend au sens de l’invention, une caractéristique de la posture ou de la mobilité de l’utilisateur déterminée à un moment clé d’un cycle et donc plus complexe à déterminer. Un cycle pouvant par exemple être un cycle de marche. Il existe différents types d’activités telles que le pas, la montée d’une marche, la descente d’une marche, une foulée, un saut, un plat, un statisme, un piétinement, un agenouillement... De ce fait, un cycle peut également correspondre à une pluralité d’activités de types différents en fonction de la complexité du mouvement réalisé par l’utilisateur.

On entend par « sensiblement identique » au sens de l’invention une valeur variant de moins de 30 % par rapport à la valeur comparée, de préférence de moins de 20 %, de façon encore plus préférée de moins de 10 %.

On entend par « semelle » un objet permettant de séparer le pied de l’utilisateur du sol. Une chaussure peut comporter une couche de semelle supérieure en contact direct avec le pied de l'utilisateur et une couche de semelle inférieure en contact direct avec le sol ou plus généralement l'environnement extérieur. Une chaussure peut aussi comporter une semelle interne amovible.

On entend par « amovible » la capacité à être détachée, enlevée ou démontée aisément sans avoir à détruire des moyens de fixation soit parce qu’il n’y a pas de moyen de fixation soit parce que les moyens de fixation sont aisément et rapidement démontables (e.g. encoche, vis, languette, ergot, clips). Par exemple, par amovible, il faut comprendre que l’objet n’est pas fixé par soudure ou par un autre moyen non prévu pour permettre de détacher l’objet.

On entend par « traiter », « calculer », « déterminer », « afficher », « transformer », « extraire », « comparer » ou plus largement « opération exécutable », au sens de l’invention, une action effectuée par un dispositif ou un processeur sauf si le contexte indique autrement. À cet égard, les opérations se rapportent à des actions et/ou des processus d’un système de traitement de données, par exemple un système informatique ou un dispositif informatique électronique, qui manipule et transforme les données représentées en tant que quantités physiques (électroniques) dans les mémoires du système informatique ou d'autres dispositifs de stockage, de transmission ou d'affichage de l'information. Ces opérations peuvent se baser sur des applications ou des logiciels.

Le terme « apprentissage » au sens de l’invention correspond à un procédé conçu pour définir une ou plusieurs correspondances, pouvant prendre ou non la forme d’une fonction f, permettant de calculer une valeur de Y à partir d’une base de n observations labélisées (X1...n, Y1...n) ou non labélisées (X1...n). Une telle correspondance ou fonction peut correspondre à une modèle de prédiction. L’apprentissage peut être dit supervisé lorsqu’il se base sur des observations labélisées et non supervisé lorsqu’il se base sur des observations non labélisées. Dans le cadre de la présente invention, l’apprentissage est avantageusement utilisé pour la détermination d’un indice d’association entre des paramètres d’usage et des paramètres de chaussure ou encore pour la génération des paramètres de production relatifs à la fabrication d’articles chaussants.

On entend par « modèle de prédiction », tout modèle mathématique permettant d’analyser un volume de données et d’établir des relations entre des facteurs permettant l'évaluation de risques ou celle d’opportunités associées à un ensemble spécifique de conditions, afin d'orienter la prise de décision vers une action spécifique.

Les termes ou expressions « application », « logiciel », « code de programme », et « code exécutable » signifient toute expression, code ou notation d'un ensemble d'instructions, destinée à provoquer un traitement de données pour effectuer une fonction particulière directement ou indirectement (e.g. après une opération de conversion vers un autre code). Les exemples de code de programme peuvent inclure, sans s'y limiter, un sous-programme, une fonction, une application exécutable, un code source, un code objet, une bibliothèque et/ou tout autre séquence d'instructions conçues pour l'exécution sur un système informatique.

On entend par « processeur », au sens de l’invention, au moins un circuit matériel configuré pour exécuter des opérations selon des instructions contenues dans un code. Le circuit matériel peut être un circuit intégré. Des exemples d'un processeur comprennent, sans s'y limiter, une unité de traitement central, un processeur graphique, un circuit intégré spécifique à l'application (ASIC) et un circuit logique programmable.

On entend par « couplé », au sens de l’invention, connecté, directement ou indirectement avec un ou plusieurs éléments intermédiaires. Deux éléments peuvent être couplés mécaniquement, électriquement ou liés par un canal de communication.

Dans la suite de la description, les mêmes références sont utilisées pour désigner les mêmes éléments. En outre, les différentes caractéristiques présentées et/ou revendiquées peuvent être avantageusement combinées. Leur présence dans la description ou dans des revendications dépendantes différentes, n’excluent pas cette possibilité.

Comme cela a été mentionné, il y a eu depuis des décennies une multiplication des articles chaussants et de leur utilisation. En outre, l’article chaussant est resté un objet de mode soumis à des tendances en particulier à des tendances temporelles et géographiques.

Face à cette multiplication des modèles et des usages, les fabricants doivent tacher de se tenir informés et réaliser régulièrement des études de marchés de façon à pouvoir prévoir leur production en termes de contenus, de volumes et de destination. Néanmoins, ces recherches sont laborieuses et nécessitent de récolter un volume d’information important et les résultats restent biaisés par les méthodologies employées.

Pour pallier cela, il est proposé dans la présente invention une solution basée sur l’utilisation d’une semelle connectée et d’un traitement de l’information permettant d’extraire des indicateurs d’usage jusqu’alors inaccessibles.

En particulier, la présente invention permet de déterminer un usage d’article chaussant par un ou plusieurs utilisateurs.

Ainsi, selon un premier aspect, l’invention porte sur un système 1 d’analyse d’usage d’articles chaussants 11. En particulier, un tel système est configuré pour déterminer un ou plusieurs indices d’associations entre des paramètres d’usage 101 et des paramètres de chaussure 201 relatifs à un article chaussant 11 .

Pour cela, et comme illustré à la figure 1 , un système 1 d’analyse d’usage d’articles chaussants conforme à l’invention comprend un dispositif informatique de calcul 30, et au moins une semelle connectée 10 d’un article chaussant 11 .

En outre, un système 1 d’analyse d’usage d’articles chaussants conforme à l’invention peut également comporter un dispositif informatique de présentation 20 et un dispositif informatique 40 tiers.

Ainsi, un système 1 conforme à l’invention comprend un ou plusieurs dispositifs informatiques de calcul 30 configurés pour charger des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 calculées à partir de données brutes générées par au moins une semelle connectée 10 d’un article chaussant 11 , charger des valeurs de paramètres géographiques 401 , charger des valeurs de paramètres de chaussures 201 , calculer une ou plusieurs valeurs de paramètre d’usage 101 et déterminer une ou plusieurs valeurs d’indices d’association entre les paramètres d’usage 101 et les paramètres de chaussure 201 . Le chargement des valeurs de paramètre peut notamment correspondre au chargement en mémoire de ces données. Un dispositif informatique de calcul 30 pourra être configuré pour obtenir ces valeurs et dans certains cas il pourra être configuré pour les calculer par exemple à partir de données brutes.

Un dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention comprend avantageusement une unité de traitement ou un processeur, par exemple sous la forme d'un microcontrôleur coopérant avec une mémoire de données, éventuellement une mémoire de programme, lesdites mémoires pouvant être dissociées. Une telle mémoire de données peut être configurée pour stocker un programme d’ordinateur dont les instructions de programme, interprétables et exécutables par l’unité de traitement, permettent d’adapter automatiquement un dispositif informatique conventionnel pour que celui-ci se mue en un dispositif informatique de calcul 30 conforme à l’invention.

La mémoire de données peut être partiellement ou entièrement électriquement effaçable afin d'être mise à jour. Généralement, une section de ladite mémoire de données n'est pas effaçable par construction, ou est protégée contre un tel effacement par un mécanisme de sécurité. Une telle section de mémoire enregistre de manière pérenne, notamment la valeur d'une donnée d'identification unique caractérisant une semelle connectée 10 au regard d’autres semelles connectées paires. L'unité de traitement coopère avec lesdites mémoires au moyen d'un bus de communication interne. Ainsi, les données issues de capteurs positionnés dans ladite semelle connectée peuvent être stockées dans une telle mémoire de données. Ladite mémoire de données peut en outre stocker des données personnelles associées à l’utilisateur de la semelle connectée. Le dispositif informatique de calcul 30 peut être situé dans un cloud. Ainsi, les données issues du ou des capteurs positionnés dans la semelle connectée 10 peuvent être liées aux données personnelles de l'utilisateur, au travers de la valeur de la donnée d’identification unique de la semelle connectée 10. Les données personnelles associées à l’utilisateur de la semelle connectée 10 peuvent correspondre à des données accessibles sur requête auprès d’un dispositif informatique configuré pour stocker de telles données personnelles. Avantageusement, les données personnelles sont saisies par l’utilisateur de la semelle connectée 10 via une application dédiée installée sur un dispositif informatique de présentation 20. Ainsi, l’utilisateur peut saisir des données personnelles telles que son sexe, son âge, son poids, sa taille, sa pointure ou plus généralement toute donnée morphométrique ou non présentant un intérêt dans le cadre du calcul des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité de l’utilisateur. Ainsi, il est prévu que l’utilisateur puisse indiquer, dans le cadre de la saisie de ses informations personnelles, une ou plusieurs pathologies ayant une influence sur sa démarche, ou plus généralement toute défaillance physique impliquant des difficultés à se mouvoir. Une telle pathologie ou une telle défaillance physique peut être sélectionnable via une liste au travers de l’application dédiée ou bien peut être inscrite dans un champ dédié. Une telle pathologie ou une telle défaillance physique peut consister avantageusement mais de manière non limitative à des problèmes articulaires d’un ou plusieurs membres de l’utilisateur, un hallux valgus, un hallux rigidus, une griffe d’orteil (« orteil en marteau »), une bunionette, le syndrome de Morton, le syndrome algique du 2ème rayon, la bursite inter métatarsienne, les sésamoïdopathies, les tendinopathies ou encore toute blessure physique ayant une incidence sur la démarche de l’utilisateur. De plus, au travers de l’application accessible via le dispositif de présentation l’utilisateur peut en outre saisir des données relatives à ses activités quotidiennes, par exemple au travers d’un questionnaire journalier, et peut ainsi indiquer une période (i.e un intervalle temporel correspondant à un créneau horaire) de sommeil journalier. Un tel questionnaire peut également permettre à l’utilisateur de saisir des données relatives à une période d’activité donnée journalière et notamment le type d’activité pratiquée qu’elle soit de nature sportive ou non. Cela permet avantageusement de déterminer avec plus de précision, à partir des données personnelles saisies par l’utilisateur, une valeur de paramètre d’usage en fonction des différentes périodes journalières.

Un tel dispositif informatique de calcul 30 comprend également des moyens de communication configurés pour communiquer au travers d’un réseau de communication R1 de longue portée du type Internet, LoRa ou Sigfox ou de tout autre réseau de communication équivalent. Avantageusement, un dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention peut correspondre à un serveur informatique ou encore à un boîtier électronique d’une semelle connectée 10. Bien entendu, un dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention ne saurait se limiter à un serveur informatique et pourra également correspondre à une machine informatique de type ordinateur comprenant en outre une interface homme-machine, c’est-à-dire tout élément permettant à un être humain de communiquer avec un ordinateur en particulier et sans que cette liste soit exhaustive, un clavier et des moyens permettant en réponse aux ordres entrés au clavier d’effectuer des affichages et éventuellement de sélectionner à l’aide d’une souris ou d’un pavé tactile des éléments affichés sur un écran. Un autre exemple de réalisation est un écran tactile permettant de sélectionner directement sur l’écran les éléments touchés par le doigt ou un objet et éventuellement avec la possibilité d’afficher un clavier virtuel.

Un dispositif informatique de calcul 30 conforme à l’invention peut avantageusement communiquer avec des dispositifs informatiques, tel qu’un dispositif informatique de présentation 20 ou encore avec une semelle connectée 10 équipant un article chaussant 11 .

En effet, un des avantages de l’invention est de pouvoir se baser sur des données brutes générées par une ou plusieurs semelles connectées 10 afin de pouvoir déterminer l’usage que fait l’utilisateur de l’article chaussant 11 auquel est associé la semelle connectée 10.

Pour cela, un article chaussant 11 correspond à une chaussure destinée à être portée par un utilisateur. Généralement, l’utilisateur portera deux articles chaussants 11 , un à chaque pied. Les articles chaussants 11 seront équipés d’une, de préférence de deux semelles connectées

10 (i.e. une semelle connectée 10 par article chaussant).

Une semelle connectée 10 est configurée pour générer des données brutes à partir desquelles

11 est possible de calculer des valeurs de paramètres de mobilité ou de posture 301 . De telles données brutes pourront être envoyées directement au dispositif informatique de calcul 30 qui sera alors configuré pour calculer les valeurs de paramètres de mobilité ou de posture 301 à partir des données brutes reçues et pour les stocker dans sa mémoire de données. Il est également prévu que les données brutes générées par une semelle connectée 10 soient transmises à un dispositif informatique tiers qui sera alors configuré pour calculer les valeurs de paramètres de mobilité ou de posture 301 à partir des données brutes reçues. Les valeurs de paramètres de mobilité ou de posture 301 pourront ainsi être chargées soit directement à partir de la mémoire de données du dispositif informatique de calcul 30 soit à partir du dispositif informatique tiers. Dans un mode de réalisation particulier, une semelle connectée 10 pourra comprendre des ressources matérielles et logicielles configurées pour calculer des valeurs de paramètres de mobilité ou de posture 301 .

Les paramètres de mobilité ou de posture 301 peuvent correspondre à des paramètres biomécaniques. Ainsi, les paramètres de mobilité ou de posture 301 pourront être sélectionnés par exemple parmi : des valeurs de pronation/supination, des valeurs de force d'impact, des valeurs de longueur des pas, des valeurs de temps de contact, des valeurs d’accélération, des valeurs de vitesse angulaire, des valeurs d’orientation de la semelle, une vitesse de propulsion, un taux de fatigue, un angle de Fick, une direction de propulsion et une direction de décélération. De tels paramètres peuvent également correspondre à la longueur des pas, le temps de contact, le temps de vol, la boiterie, la force de propulsion, l’équilibre et plusieurs autres paramètres relatifs à l’utilisateur et décrivant sa démarche, ses postures et ses mouvements.

Avantageusement, les paramètres de mobilité ou de posture 301 les plus pertinents dans le cadre de la présente invention sont : les paramètres liés à la santé de la personne comme le paramètre de force d’impact au contact au sol (en particulier s’il montre une valeur élevée), les paramètres de pronation et/ ou supination (en particulier s’ils montrent une valeur élevée), et/ou une boiterie. En outre le paramètre d’usure de chaussure est également très pertinent, notamment car il peut créer des blessures. De façon encore plus préférée, les paramètres de mobilité ou de posture 301 comportent au moins : le paramètre de force d’impact, le paramètre de pronation et/ou le paramètre de supination.

Comme illustré sur la figure 2, on partira du principe qu’un article chaussant 11 comprend une paire de chaussures équipée d’une paire de semelles connectées. Dans chacune desdites chaussures, un boîtier électronique 1001 , 1002 est agencé dans une semelle de chacune desdites chaussures, correspondant ainsi à une semelle connectée selon l’invention référencée 10-1 , 10-2 en lien avec la figure 2.

Les semelles connectées selon l’invention peuvent par exemple correspondre à des semelles extérieures ou à des semelles intérieures, d’un article chaussant. Ces semelles peuvent être amovibles ou être intégrées de manière permanente au semelage de l’article chaussant.

Classiquement, les semelles connectées 10-1 , 10-2 comportent chacune un boitier électronique 1001 ,1002. Comme présenté sur la figure 2, le boitier électronique 1001 ,1002 est de préférence positionné au niveau d’une portion médiane de la semelle.

Un boitier électronique 1001 , 1002 ne pèse avantageusement que quelques grammes et présente une dimension réduite adaptée pour une semelle d’une chaussure, ce boitier électronique 1001 , 1002 se loge de façon peu encombrante dans n’importe quelle semelle intérieure et/ou extérieure. Ce faible volume limite l’impact sur le confort de l'utilisateur et présente l’avantage d’optimiser les coûts de production en rendant moins onéreux et plus simple l’intégration de cette technologie dans la semelle lors du processus industriel.

Le choix de la matière du boitier électronique 1001 , 1002 est réalisé de façon à assurer sa solidité ainsi que la possibilité de l’insérer dans une semelle. En effet, il convient de pouvoir fabriquer un produit qui puisse d’une part, résister au poids d'une personne et, d’autre part, être facilement inséré dans une semelle ou une chaussure. Allier miniaturisation et résistance du boitier est un véritable challenge : il a fallu réaliser de nombreux prototypes avant de déterminer la matière qui permette d’insérer un tel boitier dans une semelle, sans altérer le confort de celle-ci.

Un tel boitier électronique 1001 , 1002 comporte une plateforme inertielle 1111 ,1121 configurée pour générer un ensemble de données sur la démarche d’un utilisateur portant un article chaussant 11 comportant au moins une semelle connectée 10. En particulier, la plateforme inertielle 1111 , 1121 est configurée pour générer un ensemble de données sur un mouvement du pied d’un utilisateur équipé de la au moins une semelle connectée 10. Au cours de la marche d’un utilisateur, la plateforme inertielle 1111 , 1121 acquiert des signaux représentatifs d'un paramètre de mouvement (accélération et/ou vitesse, par exemple vitesse angulaire) du pied selon les axes X, Y, Z. En outre, ces données peuvent ensuite être traitées pour générer au moins un signal d'accélération.

Le boîtier électronique 1001 , 1002 peut également comporter un ou plusieurs magnétomètres de façon à acquérir trois signaux bruts supplémentaires correspondant aux valeurs de champs magnétiques sur trois dimensions.

Chaque boîtier électronique 1001 , 1002 peut comporter par ailleurs d’autres capteurs, notamment un inclinomètre, un baromètre, un capteur de température, un capteur d’humidité et un altimètre pour bénéficier d'une précision accrue. En outre, le boîtier électronique peut être couplé à d’autres capteurs par exemple répartis dans la semelle, tels que des capteurs de pressions ou des capteurs de force. En particulier les capteurs de pressions et/ou de force peuvent comporter des électrodes et être constitués de matériaux piézoélectriques.

La plateforme inertielle est par exemple constituée d'au moins un accéléromètre et un gyroscope. De façon préférée, elle comporte plusieurs accéléromètres et gyroscopes. De façon plus préférée, la plateforme inertielle 1111 , 1121 comporte au moins un accéléromètre et au moins un gyroscope, et peut être complétée par d’autres capteurs, notamment un magnétomètre, un baromètre et un altimètre.

En outre, avantageusement, les données générées par les boîtiers électroniques 1001 , 1002 sont cryptées. Dans ce cas, avantageusement, seul le dispositif informatique destiné à recevoir lesdites données générées est configuré pour les décrypter.

En particulier, les données générées par les boîtiers électroniques 1001 , 1002 sont cryptées à l’aide de clés publiques chacune associée à un des boîtiers électroniques et le dispositif informatique de calcul 30 peut disposer des clés privées nécessaires au décryptage des données générées.

En outre, le boîtier électronique 1001 , 1002 peut comporter un module de traitement de données 1211 ,1221 configuré pour transformer l’ensemble des données générées grâce à des algorithmes prédéfinis. Ainsi, les boîtiers électroniques 1001 , 1002 peuvent être configurés pour réaliser un traitement des signaux générés par la plateforme inertielle de façon à faciliter le traitement ultérieur par un dispositif informatique. Les données reçues via les capteurs situés dans les semelles intérieures et/ou extérieures sont traitées selon un ou plusieurs algorithmes dans chacun des boîtiers électroniques. Le module de traitement est avantageusement configuré pour réaliser un prétraitement des données générées et éventuellement pour réaliser un traitement suffisant pour générer une information sur la posture ou la démarche de l’utilisateur, information que le boîtier électronique transmet à un dispositif informatique, en temps réel ou de manière différée avec les données brutes.

Les boîtiers électroniques 1001 , 1002 peuvent également être paramétrés en un boîtier esclave, qui reçoit les données générées par les capteurs situés dans sa semelle/chaussure et les transmet au boîtier maître, dit boîtier principal, qui reçoit les données du boîtier maître, les traite en les comparant à ses propres données et génère une information sur la posture de l’utilisateur en général et de ses pieds en particulier, information que le boîtier maître transmet à un dispositif informatique en temps réel ou de manière différée.

Le module de traitement 1211 ,1221 permet d’analyser en 3D la posture, les mouvements, la locomotion, l’équilibre et l’environnement de l'utilisateur, et plus généralement tout ce qui sera qualifié comme étant sa marche, à partir des données recueillies par la plateforme inertielle et les éventuels capteurs complémentaires placés dans la semelle.

Le module de traitement 1211 , 1221 peut être utilisé pour générer des paramètres biomécaniques de la démarche. Avantageusement, le module de traitement 1211 , 1221 est configuré pour transformer l’ensemble de données en au moins un paramètre de mobilité ou de posture 301 tel que ceux évoqués précédemment.

En outre, la transformation par le module de traitement 1211 , 1221 peut avantageusement comprendre la segmentation des données en une pluralité de phases. De préférence, le module de traitement 1211 , 1221 de données est apte à segmenter un pas en au moins quatre phases telles que : la phase d’impact (correspond au moment précis du contact du pied avec le sol), la phase d’appui (se déroule depuis la phase d’impact jusqu’au décollement du talon du sol), la phase de propulsion (débute quand le talon a quitté le sol et se termine quand le premier orteil a quitté le sol) et la phase de vol (débute quand le premier orteil a quitté le sol et se termine quand le talon touche le sol).

De façon plus particulière, le découpage ou la segmentation du pas peut permettre d’identifier les zones principales d’appui de l’utilisateur. Ainsi, il est possible de mesurer la forme du pas pendant la marche ou toute autre activité de l’utilisateur afin de déterminer les malformations éventuelles des pieds et postures de l’utilisateur. Les informations générées vont ensuite être transmises au second boîtier électronique 1002, ou plus généralement au boîtier maître ou boîtier principal par une émission de signaux qui peuvent, à titre d’exemple non limitatif, être de type Bluetooth.

Le boîtier électronique 1001 , 1002 peut avantageusement être formé par l’encapsulation de ses composants. Par exemple, l’encapsulation peut prendre la forme d’un revêtement enrobant ou d’une résine (e.g. silicone, époxy, polyuréthane). L’encapsulation de l’intégralité des composants (e.g. plateforme inertielle, module de traitement...) offre une bonne isolation et combine ainsi de bonnes propriétés électriques à une excellente protection mécanique.

Lorsqu’un boîtier électronique n’est pas en mesure de communiquer en temps réel avec l’autre boîtier et/ou avec le dispositif informatique, il stocke les informations récoltées et les transmettra en différé lorsque l’échange sera de nouveau possible. Cette transmission en différé des données recueillies est rendue possible grâce à la capacité de stockage dont est doté chacun des boîtiers électroniques.

Ainsi, le boîtier électronique comporte un module de stockage 1311 ,1321 de données, configuré pour mémoriser au moins une partie des données transformées et/ou des données générées par le module de traitement. Un tel module de stockage 1311 ,1312 de données peut avantageusement présenter une capacité de mémoire inférieure à 512 ko, de préférence inférieure à 128 ko, de façon plus préférée inférieure à 32 ko et de façon encore plus préférée inférieure à 16 ko. En particulier, le module de stockage peut correspondre à de la mémoire disponible sur un CPU.

En outre, le boîtier électronique 1001 , 1002 comporte des premiers moyens de communication. Ainsi, en particulier, chacun des boîtiers électroniques est conçu de manière à pouvoir communiquer indépendamment avec l’autre et/ou directement avec un dispositif informatique ou encore avec un dispositif électronique communicant afin de pouvoir échanger ses propres informations sur la posture/le mouvement/l’activité de son pied, dont il a reçu les données via les différents capteurs de la semelle intérieure et/ou extérieure de la chaussure ainsi équipée.

De préférence, le boîtier électronique 1001 , 1002 comporte des premiers moyens de communication 1411 , 1421 configurés de façon à ce que le boîtier électronique 1001 , 1002 d’au moins une des semelles soit apte à transmettre au moins une partie des données brutes, en temps réel ou en différé, à un dispositif informatique de calcul 30 ou à un dispositif informatique tiers 40 ou encore à un dispositif informatique de présentation 20. Comme présenté, ces données sont préférentiellement des données dites brutes, c’est-à-dire des données telles que générées par la plateforme inertielle (de préférence 9 axes et au moins à 200 Hz), mais peuvent aussi être des données prétraitées ou des valeurs de de paramètres de posture ou de mobilité 301 .

Avantageusement, chaque boitier électronique 1001 , 1002 comporte des seconds moyens de communication configurés de façon à ce que le boitier électronique 1001 d’une semelle connectée soit apte à communiquer avec le boitier électronique 1002 d’une seconde semelle connectée. Ainsi les boîtiers électroniques 1001 , 1002 seront capables d’échanger des informations en temps réel. En effet, la génération des données par les plateformes inertielles doit de préférence être synchronisées et cela passe avantageusement par une communication entre les deux boîtiers électroniques 1001 , 1002. De façon plus préférée, les boîtiers électroniques 1001 , 1002 sont configurés de façon à pouvoir vérifier ponctuellement leur synchronisation.

En particulier, les deux boîtiers électroniques 1001 , 1002 sont configurés pour communiquer entre eux et pour initier la génération de données sur le mouvement du pied d’un utilisateur seulement après réception d’un message de l’autre boitier électronique.

Les premiers et seconds moyens de communication sont aptes à recevoir et à transmettre les données sur au moins un réseau de communication R1. De préférence la communication est opérée par l’intermédiaire d’un protocole sans fils tel que wifi, 3G, 4G, et/ou Bluetooth. De préférence le protocole de communication est un protocole BLE ou ANT+. Ces protocoles de communications permettent une consommation faible en énergie.

Avantageusement, chacun des boîtiers 1001 , 1002 est conçu de manière à pouvoir communiquer avec le second boitier, par exemple par des signaux d’ondes courtes ou hautes fréquences de type Bluetooth Low Energy ou ANT+.

Ainsi, en particulier, chacun des boîtiers, qu’il soit maître ou esclave, est conçu de manière à pouvoir communiquer indépendamment avec l’autre et/ou directement avec un dispositif informatique afin de pouvoir échanger ses propres informations sur la posture/le mouvement/l’activité de son pied, dont il a reçu les données via les différents capteurs de sa semelle connectée intérieure et/ou extérieure d’un article chaussant.

Avantageusement, du fait de son confinement à l’intérieur d’un boitier placé sous le corps d’une personne, l’antenne 1511 , 1521 doit de préférence être disposée à l’intérieur du boitier sur le côté orienté vers le côté extérieur de la semelle. Ce positionnement de l’antenne est préférable dans la mesure où des tests en laboratoire ont permis d’établir que le signal émis depuis une semelle ou une chaussure est absorbée à 70 % par le corps humain. Cette antenne doit donc être positionnée en périphérie du pied et orientée de telle manière à toujours pouvoir transmettre le signal au boîtier de la seconde semelle. De façon préférée, l’antenne peut être une antenne imprimée sur une carte électronique. Alternativement, l’antenne peut être imprimée sur une face intérieure du boîtier et connectée à la carte électronique par câblage. L’antenne peut de préférence être positionnée sur une partie basse par rapport à la carte électronique. Ainsi, la carte électronique vient faire contact avec l’antenne.

En outre, le boîtier électronique 1001 , 1002 comporte une source d’énergie 1611 ,1621. La source d’énergie est de préférence de type batterie, rechargeable ou non. De préférence la source d’énergie est une batterie rechargeable. En outre, elle peut être associée à un système de recharge par le mouvement ou par une énergie extérieure. Le système de recharge par une énergie extérieure peut notamment être un système de recharge par connexion filaire, un système de recharge par induction ou encore photovoltaïque.

Le boîtier électronique 1001 , 1002 peut comporter une source d’énergie 160 de type batterie rechargeable, dont la recharge peut être réalisée selon différentes technologies :

- par chargeur, avec un connecteur affleurant au niveau de la semelle ;

- avec un dispositif de recharge mécanique intégré à la semelle, comme par exemple un dispositif piézoélectrique apte à fournir une énergie électrique à partir de la marche ;

- avec un dispositif sans contact, par exemple par induction ; ou

- avec un dispositif photovoltaïque.

En outre, le boîtier électronique selon l’invention peut comporter un moyen de connexion filaire, de préférence protégé par une languette amovible. Une telle languette peut de préférence être réalisée en polymère de type élastomère ou polyuréthane. Ce moyen de connexion filaire peut être par exemple un port USB ou firewire. Avantageusement, le port USB est également résistant à l’eau ou l’humidité. Ce moyen de connexion filaire peut être utilisé comme évoqué ci-dessus pour recharger la batterie mais également pour échanger des données et par exemple mettre à jour le micrologiciel de la carte électronique portant les différents composants du boîtier électronique.

Ces différents composants du boîtier électronique sont de préférence agencés sur une carte électronique (ou circuit imprimé). En outre, les différents moyens et modules du boîtier électronique 1001 , 1002 sont représentés de façon distincte sur la figure 2 mais l’invention peut prévoir divers types d’agencement comme par exemple un seul module cumulant l’ensemble des fonctions décrites ici. De même, ces moyens peuvent être divisés en plusieurs cartes électroniques ou bien rassemblés sur une seule carte électronique.

En outre, un système 1 conforme à l’invention comporte un dispositif informatique de présentation 20 pouvant être configuré pour recevoir des données brutes ou prétraitées, générées par une semelle connectéelO ou plus particulièrement par un boîtier électronique 1001 , 1002. Le dispositif informatique de présentation 20 est généralement une tablette, un téléphone mobile (« smartphone » en terminologie anglosaxonne). Il peut être configuré pour transférer ses données à un dispositif informatique de calcul distant. Il est alors par exemple possible d’accéder à ce dispositif informatique distant via une interface web.

Avantageusement, une application dédiée est installée sur le dispositif informatique de présentation 20 afin de traiter les informations transmises par les boîtiers et permettre à l’utilisateur d’interagir avec le dispositif informatique en charge du traitement des données brutes générées par la semelle connectée 10. En particulier, l’utilisateur pourra consulter l’ensemble des valeurs de paramètre générées par la semelle connectée ou bien par le dispositif informatique de calcul 30. Ainsi, une semelle connectée 10 peut être associée, de préférence couplée directement ou indirectement à un dispositif informatique de présentation 20.

En particulier un système 1 selon l’invention comprend un dispositif informatique de calcul 30 configuré pour déterminer un usage d’article chaussant par un ou plusieurs utilisateurs.

Un dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention peut être configuré pour recevoir des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 calculées à partir de données brutes générées par au moins une semelle connectée 10 d’un article chaussant 11. Les valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 sont calculées à partir des données brutes ou prétraitées générées par chaque semelle connectée 10. Lesdites valeurs de posture ou de mobilité 301 peuvent être calculées directement par le module de traitement 1211 , 1221 d’une semelle connectée 10 ou bien par un dispositif informatique de calcul 30 à réception des données générées par la semelle connectée 10. Alternativement, les données générées par la semelle connectée 10 sont envoyées sur un dispositif informatique tiers 40 configuré pour calculer lesdites valeurs de posture ou de mobilité 301 .

En outre, dans un mode de réalisation non représenté, le dispositif informatique de calcul 30 correspond au boîtier électronique de la semelle connectée 10 et il n’est pas nécessaire pour la semelle connectée 10 de transmettre des données brutes, des données prétraitées ou des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 . Par exemple, le dispositif informatique de calcul 30 pourra correspondre à un serveur informatique accessible à distance, un ordinateur, un objet connecté tel qu’un téléphone ou une tablette ou encore il pourra correspondre au boîtier électronique d’une semelle connectée.

Le dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention peut être configuré pour recevoir des valeurs de paramètres géographiques 401. Les valeurs de paramètres géographiques 401 peuvent être transmises par un dispositif informatique de présentation 20 couplé à au moins une semelle connectée 10. En effet, l’utilisateur peut, au travers d’une application dédiée, ou bien via une communication de type Bluetooth récupérer les données générées par la semelle connectée. Lesdites données générées par la semelle connectée peuvent ainsi être envoyées au dispositif informatique de présentation 20 auquel ladite semelle connectée est couplée. Les données générées par la semelle connectée peuvent ainsi être compilées avec des données de positionnement géographique issues du dispositif informatique de présentation 20. En effet il est prévu que le dispositif informatique de présentation 20 comprenne un module de géolocalisation et de navigation par satellite permettant de déterminer le positionnement géographique dudit dispositif informatique de présentation 20, à un instant donné. En outre, il est également prévu que la semelle connectée 10 puisse inclure un module de géolocalisation et de navigation par satellite et ainsi transmettre directement à un dispositif informatique de calcul 30 son positionnement géographique. De telles valeurs de paramètres géographiques 401 peuvent correspondre à tout format de coordonnées connu et utilisé par les systèmes de positionnement par satellite, tel que le système américain GPS (pour « global positioning System » selon une terminologie anglo-saxonne) ou encore le système européen Galiléo. L’invention ne saurait se limiter à la réception de valeurs de paramètres géographiques, il est prévu que le dispositif informatique de présentation 20 puisse communiquer d’autres paramètres tels qu’un horodatage des données transmises par la semelle connectée 10 lorsque l’utilisateur porte un article chaussant 11 équipé de semelles connectées 10, un tel horodatage permettant de définir des périodes temporelles au cours desquelles l’article chaussant 11 est utilisé. En outre, il est prévu que le dispositif informatique de présentation 20 puisse transmettre des données relatives à l’environnement extérieur, telles que des données météorologiques pouvant comprendre la température extérieure, le taux d’humidité etc., en lien avec les valeurs de paramètres géographiques.

Le dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention est configuré pour obtenir ou charger des valeurs de paramètres de chaussures 201. Les paramètres de chaussures visent à décrire les caractéristiques de l’article chaussant utilisé lors du fonctionnement de la semelle connectée. Ces paramètres de chaussures pourront s’intéresser aussi bien aux caractéristiques techniques des chaussures qu’à des caractéristiques esthétiques ou comportementales. Cela peut inclure la forme, les propriétés des matériaux utilisés, éventuellement les caractéristiques mécaniques, notamment de la semelle. Les valeurs de paramètres de chaussure 201 peuvent avantageusement être stockées dans une base de données du dispositif informatique de calcul 30 ou bien sur un dispositif informatique tiers 40. En effet, il est prévu que chaque semelle connectée 10 puisse être associée à un article chaussant 11 spécifique. A titre d’exemple non limitatif, le dispositif informatique tiers 40 peut comprendre une base de données, notamment celle d’un fabricant ou encore d’un revendeur, indiquant pour chaque semelle connectée 10 à quel modèle d’article chaussant ladite semelle connectée est associée. Il est ainsi possible d’associer des valeurs de paramètres de chaussures à une semelle connectée 10 et par extension d’associer les données générées par ladite semelle connectée à un utilisateur équipé d’un modèle d’article chaussant en particulier.

Les valeurs de paramètres de chaussure peuvent comporter des valeurs de paramètres structurels, de paramètres géométriques et/ou de de paramètres esthétiques de l’article chaussant 11 comportant la au moins une semelle connectée 10.

En particulier, les valeurs de paramètres de chaussures 201 peuvent comporter des valeurs de paramètres structurels indiquant les différents éléments constituant un modèle d’article chaussant 11 prédéterminé. Les valeurs de paramètres de chaussures 201 peuvent ainsi indiquer la présence d’un contrefort, d’un bout dur, d’une semelle, d’un cambrion, d’une première de montage, d’une première de propreté, d’une tige. Plus particulièrement, les valeurs de paramètres de chaussures 201 peuvent décrire la forme de chacun des éléments constituant l’article chaussant 11 et leur agencement. Les valeurs de paramètres de chaussures 201 peuvent en outre comporter des valeurs de paramètres géométriques. Lesdites valeurs de paramètres géométriques peuvent indiquer les dimensions relatives à chacun des éléments structurels de l’article chaussant 11. Enfin, Les valeurs de paramètres de chaussures 201 peuvent également comporter des valeurs de paramètres esthétiques indiquant par exemple pour chaque élément structurel une couleur, un type de matériau, un motif esthétique particulier.

Par exemple, les paramètres de chaussures pourront comporter des paramètres techniques ou physiques tels qu’à titre d’exemples non limitatifs :

- une valeur associée à l’amorti,

- une valeur associée à l’adhérence, - une valeur associée au « drop » de la semelle de l’article chaussant 11 c’est-à-dire à la différence de hauteur entre le talon et l’avant du pied ou dit autrement la différence entre l’épaisseur de la semelle à l’arrière et à l’avant de l’article chaussant 11 , un « drop » élevé entraînant une utilisation accrue du talon en phase d’attaque du pied lors d’une foulée et donc sollicite d’avantage les genoux du sportif,

- une valeur associée à la souplesse,

- une valeur associée à la robustesse,

- une valeur associée à la présence d’un renfort, et/ou

- une valeur de catégorie décrivant notamment l’appartenance de l’article chaussant 11 à une foulée de type universelle, une foulée sur-pronatrice ou bien supinatrice.

Les paramètres de chaussures pourront également concerner :

- le type de sport ou d’activité auquel l’article chaussant 11 correspond,

- la marque associée à l’article chaussant 11 , et/ou

- un identifiant de la semelle connectée 10 associée à l’article chaussant 11 .

Un dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention est en outre configuré pour calculer, pour chaque semelle connectée 10, une ou plusieurs valeurs de paramètre d’usage 101 à partir des valeurs de paramètre de posture ou de mobilité 301. Pour cela, le dispositif informatique de calcul 30 comprend avantageusement dans une mémoire de données dédiée, un référentiel d’usage. Le référentiel d’usage peut comporter des valeurs de posture ou de mobilité de référence auxquelles sont associées un type d’usage prédéterminé. A titre d’exemples non limitatifs, la détermination d’un usage peut être associée à un motif de valeurs de posture ou de mobilité de référence spécifique. La détermination d’un usage peut également être assujettie au dépassement ou non d’un seuil prédéterminé. L’homme du métier appréciera que les possibilités de détermination d’un usage en fonction des paramètres de posture ou de mobilité sont très nombreux et qu’il sera possible de configurer le dispositif informatique de calcul 30 pour calculer une ou plusieurs valeurs de paramètre d’usage 101 en fonction des paramètres de posture ou de mobilité 301 jugés pertinents pour un usage donné.

A titre d’exemples non limitatifs, une valeur de paramètre d’usage pourra indiquer une utilisation sportive, urbaine, récréative d’un article chaussant 11. Pour cela, le dispositif informatique de calcul 30 peut être configuré pour identifier dans les valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 préalablement chargées, des valeurs décrivant une force d'impact, une longueur des pas, une d’accélération, une vitesse de propulsion et un temps de vol. Notamment, le dispositif informatique de calcul 30 peut être configuré pour comparer les valeurs décrivant une force d'impact, une longueur des pas, une accélération, une vitesse de propulsion et un temps de vol à une pluralité de motifs de valeurs de référence pour ces paramètres de posture et de mobilité pris seuls ou en combinaison. L’homme du métier comprendra que dans le cadre d’une pratique sportive un ou plusieurs paramètres pourront être pris en compte pour identifier un usage d’un article chaussant. Notamment, une pratique sportive de type course à pied pourra par exemple être caractérisée par des valeurs décrivant une accélération, un temps de vol particulier ou encore une longueur de pas ou bien une vitesse de course ou encore une combinaison de ces paramètres. Il peut également être intéressant d’identifier quel article chaussant 11 est utilisé pour un usage donné par une catégorie d’utilisateur. Pour cela, les valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 pris en compte peuvent inclure des valeurs de pronation et/ou de supination. Dans le cadre de problèmes plutôt liés au domaine de la santé, affectant par exemple la démarche d’un utilisateur, d’autres paramètres de posture ou de mobilité pourront être pris en compte pour identifier quel article chaussant 11 est utilisé, pour un usage donné, par une catégorie d’utilisateur. Notamment, les paramètres de posture ou de mobilité, affectant la démarche de l’utilisateur, qui peuvent être analysés sont la présence d’une boiterie, un taux de fatigue des valeurs d’orientation de la semelle l’équilibre. Ainsi, il sera possible de déterminer d’une part un usage particulier d’un article chaussant dans le cadre d’une pratique sportive par exemple, pour une catégorie d’utilisateurs donnée.

Le dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention est en outre configuré pour déterminer, pour chaque semelle connectée 10, une valeur d’indice d’association entre les valeurs de paramètres d’usage 101 et les valeurs de paramètres de chaussure 201 . Cette valeur d’indice peut notamment permettre de déterminer si les articles chaussant sont utilisés tel que cela avait été prévu lors de leur conception et en lien avec leur propriétés mécaniques. Des utilisations non anticipés peuvent correspondre à des tendances d’une part mais également à des risques d’autre part. La valeur d’indice d’association peut être considéré comme le résultat d’une analyse de correspondance entre les valeurs de paramètres d’usage 101 et les valeurs de paramètres de chaussure 201. Le système selon l’invention pourrait donc par certain aspects être considéré comme un moteur de correspondance voire un système de recommandations qui établit des correspondance entre activités et destination initiale des articles chaussant sachant qu’il peut intégrer avantageusement de nombreux autres paramètres tels que le terrain, l’environnement, la géographie, la météo....

Pour cela, le dispositif informatique de calcul 30 comprend avantageusement dans une mémoire de données dédiée, un référentiel d’association. Le référentiel d’association comporte pour des valeurs de paramètre de chaussure 201 , une valeur de paramètre d’usage de référence. A titre d’exemple non limitatif, il est prévu que chaque article chaussant 11 puisse être décrit au travers de valeurs de paramètres de chaussure 201. Une ou plusieurs des valeurs de paramètres de chaussure 201 peuvent avantageusement être associées à une valeur de paramètre d’usage 101. L’homme du métier appréciera qu’en fonction de l’usage préconisé, pour une activité sportive par exemple, un article chaussant présente des valeurs de paramètres de chaussure 201 spécifique audit usage préconisé. Ainsi, le dispositif informatique de calcul 30 est avantageusement configuré pour déterminer une valeur d’indice d’association pouvant par exemple prendre la forme d’une valeur comprise entre 0 et 1 caractérisant une concordance entre la ou les valeurs d’usage de paramètre d’usage 101 calculées à partir des valeurs de paramètre de posture ou de mobilité 301 pour l’article chaussant 11 dont les valeurs de paramètres de chaussures 201 ont été chargées. En effet, il se peut que l’utilisateur utilise un article chaussant 11 équipé d’une semelle connectée conforme à l’invention pour un usage plutôt sportif ou alors pour un usage dans la vie de tous les jours et donc plutôt associé à une démarche moins dynamique. Ainsi, le dispositif informatique de calcul 30 pourra déterminer, pour une série de valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 calculées à partir de données brutes générées par au moins une semelle connectée 10 sur un intervalle temporel donné, une valeur de paramètre d’usage 101 . A titre d’exemple non limitatif, une valeur d’indice d’association proche de 1 traduira que la ou les valeurs de paramètres d’usage 101 calculées correspondent à la valeur d’usage de référence associée aux valeurs de paramètre de chaussure 201 comprises dans le référentiel d’association pour l’article chaussant 11 . Au contraire, une valeur d’indice d’association proche de 0 traduira que la ou les valeurs de paramètres d’usage 101 calculées ne correspondent pas à la valeur d’usage de référence associée aux valeurs de paramètre de chaussure 201 comprises dans le référentiel d’association pour l’article chaussant 11 .

Le dispositif informatique de calcul 30 conforme à l’invention peut en outre être configuré pour identifier un usage conventionnel et/ou non conventionnel, par un utilisateur, d’un article chaussant 11 comportant une semelle connectée 10. Une telle identification peut correspondre à une opération de comparaison de la ou les valeurs de paramètre d’usage 101 calculées à une valeur d’usage de référence comprise dans le référentiel d’association pour l’article chaussant 11 comprenant la semelle connectée 10 dont les données générées ont permis de calculer la ou les valeurs de paramètre d’usage 101. Dans le cas où la valeur d’usage de référence est égale à la valeur de paramètre d’usage calculée, alors l’usage de l’article chaussant 11 comportant la semelle connectée 10 est considéré comme conventionnel. A l’inverse, si la valeur d’usage de référence n’est pas égale à la valeur de paramètre d’usage calculée, alors l’usage de l’article chaussant 11 comportant la semelle connectée 10 est considéré comme non-conventionnel.

Le dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention peut également être configuré pour calculer une valeur d’indice d’association global à partir de l’ensemble des valeurs d’indice d’association préalablement déterminées pour chaque semelle connectée 10. En effet, il peut être avantageux de déterminer, pour un modèle d’article chaussant 11 , quelle utilisation est faite par un ensemble d’utilisateurs dudit modèle d’article chaussant 11. Ainsi, une valeur d’indice d’association global peut correspondre à une moyenne calculée à partir d’une pluralité de valeurs d’indice d’association préalablement calculées à partir des données générées par chaque semelle connectée équipant un modèle d’article chaussant utilisé par une pluralité de personnes.

Afin de déterminer une tendance d’utilisation d’un modèle d’article chaussant 11 prédéterminé, un dispositif informatique de calcul 30 conforme à l’invention peut être configuré pour calculer une valeur d’indice d’association global en ne prenant en compte que les données générées par une ou plusieurs semelles connectées 10 d’une zone géographique prédéterminée. Une telle zone géographique peut correspondre à un ensemble de coordonnées géographiques, par exemple définies par la longitude, la latitude et/ou l’altitude par rapport au niveau moyen de la mer, décrivant le périmètre d’une surface d’un territoire, tel qu’à titre d’exemple non limitatif les coordonnées géographiques décrivant un pays. Comme décrit précédemment, un dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention est configuré pour charger des valeurs de paramètres géographiques 401 , lesdites valeurs de paramètres géographiques correspondant à une localisation de la au moins une semelle connectée 10. Ainsi, les données générées par chaque semelle connectée 10 sont associées à une ou plusieurs coordonnées géographiques, et donc, par voie de conséquence les valeurs de paramètres calculées à partir desdites données sont également associées à la semelle connectée 10. Le dispositif informatique de calcul 30 peut être configuré pour filtrer les données produites par une ou plusieurs semelles connectées 10 en ne prenant en compte que les semelles connectées 10 dont les valeurs de paramètres géographiques 401 indiquent une localisation de la semelle connectée correspondante dans une zone géographique déterminée. Une telle tendance d’utilisation pourra ainsi être comparée à un suivi de tendances, notamment concernant le nombre de ventes associées à un modèle d’article chaussant, observées dans une pluralité de zones géographiques, sur des plateformes de réseaux sociaux, notamment à des profils particuliers tels que des profils d’influenceurs, ou encore à des médias numériques publicitaires.

Afin de faciliter l’identification, par le dispositif informatique de calcul 30 conforme à l’invention, des données générées par une semelle connectée 10, notamment des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 , des valeurs de paramètres géographiques 401 , des valeurs de paramètres de chaussure 201 , des valeurs de paramètres d’usage 101 et des valeurs d’indices d’association, toutes les données et/ou valeurs chargées et calculées peuvent être associées à un identifiant unique de la semelle connectée 10 correspondante.

Pour améliorer et mieux appréhender l’utilisation qui est faite d’un modèle d’article chaussant 11 , il est prévu que le dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention puisse être configuré pour identifier une pluralité de semelles connectées tiers 10’ chacune étant associée à un autre article chaussant 11 ’ présentant des valeurs de paramètres de chaussure 201 ’ sensiblement identiques aux valeurs de paramètres de chaussures 201 , c’est-à-dire à un autre modèle d’article chaussant que celui en lien avec l’article chaussant 11. En effet, il est particulièrement avantageux de pouvoir identifier si l’utilisation conventionnelle ou non d’un d’article chaussant 11 est propre à un certain modèle ou si une telle utilisation conventionnelle ou non est observable sur d’autres modèles d’articles chaussants 11 ’. Le dispositif informatique de calcul 30 peut alors être configuré pour identifier dans une base de données référençant une multitude d’articles chaussant, une valeur de paramètre de chaussure décrivant une catégorie associée à un article chaussant et correspondant à la catégorie de l’article chaussant 11. Une telle identification peut également consister en une comparaison de l’ensemble des valeurs de paramètres de chaussure 201 de l’article chaussant 11 avec les valeurs de paramètres de chaussure des articles chaussants référencés dans la base de données, afin de déterminer un autre article chaussant 11 ’ présentant des valeurs de paramètres de chaussure 201 ’ sensiblement identiques aux valeurs de paramètres de chaussures 201.

Pour améliorer et mieux appréhender l’utilisation qui est faite d’un modèle d’article chaussant 11 , il est prévu que le dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention puisse être configuré pour identifier une pluralité de semelles connectées tiers 10’ chacune étant associée à un autre article chaussant 11 ’ présentant des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 ’ sensiblement identiques aux valeurs de posture ou de mobilité 301 , c’est-à-dire à un autre modèle d’article chaussant que celui en lien avec l’article chaussant 11. En effet, il est particulièrement avantageux de pouvoir identifier si l’utilisation conventionnelle ou non d’un d’article chaussant 11 est propre à un certain modèle ou si une telle utilisation conventionnelle ou non est observable sur d’autres modèles d’articles chaussants 11 ’. Le dispositif informatique de calcul 30 peut alors être configuré pour identifier dans une base de données référençant une multitude d’articles chaussants, une ou plusieurs valeurs de paramètre de posture ou de mobilité décrivant une utilisation d’un article chaussant par un utilisateur de la semelle connectée tiers 10’. Une telle identification peut consister en une comparaison de l’ensemble des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 de l’article chaussant 11 avec les valeurs de paramètres de posture ou de mobilité des articles chaussants référencés dans la base de données, afin de déterminer un autre article chaussant 11 ’ présentant des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 ’ sensiblement identiques aux valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 .

Il est ainsi possible d’identifier d’autre articles chaussants 11 ’ par l’intermédiaire de valeurs de paramètre de posture ou de mobilité 301 ’ sensiblement identiques et/ou de valeurs de paramètre de chaussures 201 ’ sensiblement identiques à ceux de l’article chaussant 11 . Pour cela le dispositif informatique de calcul 30 peut stocker une telle base de données référençant une multitude d’articles chaussants, de préférence chacun des articles chaussants référencés comprend une semelle connectée 10’ tiers. Alternativement, une telle base de données référençant une multitude d’articles chaussant peut être stocké dans un dispositif informatique tiers 40.

Pour améliorer et mieux appréhender l’utilisation qui est faite d’un modèle d’article chaussant 11 , il est prévu que le dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention puisse être configuré pour identifier une pluralité de semelles connectées tiers 10’ chacune étant associée à un autre article chaussant 11 ’ présentant des valeurs de paramètres géographiques 401 ’ sensiblement identiques aux valeurs de paramètres géographiques 401 , c’est-à-dire à un autre modèle d’article chaussant que celui en lien avec l’article chaussant 11. En effet, il est particulièrement avantageux de pouvoir identifier si l’utilisation géographique ou non d’un d’article chaussant 11 est propre à un certain modèle ou si une telle utilisation géographique est observable sur d’autres modèles d’articles chaussants 11 ’. Le dispositif informatique de calcul 30 peut alors être configuré pour identifier dans une base de données référençant une multitude d’articles chaussant, une valeur de paramètre géographique décrivant une catégorie associée à un article chaussant et correspondant à la catégorie de l’article chaussant 11 . Une telle identification peut également consister en une comparaison de l’ensemble des valeurs de paramètres géographique de l’article chaussant 11 avec les valeurs de paramètres géographique des articles chaussants référencés dans la base de données, afin de déterminer un autre article chaussant 11 ’ présentant des valeurs de paramètres géographique sensiblement identiques aux valeurs de paramètres géographique 401 .

En outre, le dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention pourra être configuré pour utiliser des données provenant d’autres dispositifs tels que des données cardiaques, des données d’agendas, des données de mouvement provenant par exemple de montres connectées ou d’autre dispositifs informatiques. Afin de fournir un article chaussant adapté à l’usage d’un utilisateur, le dispositif informatique de calcul 30 selon l’invention peut en outre être configuré pour générer des paramètres de conception d'articles chaussants 11 sur la base des valeurs déterminées d’indices d’association entre les valeurs de paramètres d’usage 101 et les valeurs de paramètres de chaussure 201. En effet, le dispositif informatique de calcul peut notamment être configuré pour générer un modèle numérique personnalisé à partir des valeurs de paramètres de chaussure de l’article chaussant associé à la semelle connectée. Les valeurs de paramètres de chaussure dudit article chaussant pourront ainsi être optimisées, c’est-à-dire personnalisées en prenant en compte l’usage qu’il en est fait par l’utilisateur. Il est ainsi possible de déterminer de nouvelles valeurs de paramètres de chaussure en adéquation avec l’usage de l’utilisateur, tels qu’à titre d’exemples non limitatifs des valeurs de paramètres de chaussure en lien avec une épaisseur de la semelle intercalaire, une résistance à l'abrasion de la semelle extérieure accrue, une rigidité, une isolation, des propriétés d'amortissement de la semelle intercalaire plus importantes. De cette façon, la semelle intercalaire, et plus généralement l’article chaussant peut être adapté à l’usage de l’utilisateur de manière optimale.

Afin de permettre la fabrication d’un article chaussant adapté à l’usage d’un utilisateur, le dispositif informatique de calcul 30 peut en outre être configuré pour générer des paramètres de production relatifs à la fabrication d’articles chaussant 11 sur la base des valeurs déterminées d’indices d’association entre les valeurs de paramètres d’usage 101 et les valeurs de paramètres de chaussure 201 . De tels paramètres de production peuvent comprendre les matériaux utilisés, leur forme et leurs dimensions, mais aussi le design de l’article chaussant (par exemple couleurs, logos, applications, etc.) ou ses propriétés fonctionnelles (par exemple imperméabilité, amorti, etc.) et peuvent ensuite être mis à jour en fonction des valeurs de paramètres d’usage 101 obtenues.

Afin de permettre l’acheminement d’articles chaussants adaptés à l’usage d’un utilisateur, le dispositif informatique de calcul 30 peut en outre être configuré pour générer des valeurs de paramètres de logistique relatifs à la fabrication et à la distribution d’articles chaussant 11 sur la base des valeurs de paramètres géographiques 401 , des valeurs déterminées d’indices d’association entre les valeurs de paramètres d’usage 101 et les valeurs de paramètres de chaussure 201. Plus particulièrement, il peut être avantageux de déterminer, à partir des valeurs de paramètres géographiques, un ou plusieurs points de vente dans un rayon compris entre 1 kilomètre et 20 kilomètres afin d’établir un itinéraire d’acheminement et de déterminer un moyen de transport adapté. Selon un autre aspect, l’invention porte sur un procédé 500 d’analyse d’usage d’articles chaussants 11 pour déterminer un indice d’association entre des paramètres d’usage 101 et des paramètres de chaussure 201. Un tel procédé est mis en oeuvre par un dispositif informatique de calcul 30 au sein d’un système 1 conforme à l’invention.

Comme cela est illustré en lien avec la figure 3, un procédé 500 d’analyse selon l’invention comprend une étape de chargement 510 des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 , une étape de chargement 520 des valeurs de paramètres géographiques 401 , une étape de chargement 530 des valeurs de paramètres de chaussures 201 , une étape de calcul 540, pour chaque semelle connectée 10, d’une ou plusieurs valeurs de paramètre d’usage 101 , une étape de détermination 560, pour chaque semelle connectée 10, d’une valeur d’indice d’association.

Une étape de chargement 510, d’un procédé conforme à l’invention, consiste à récupérer les valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 calculées à partir de données brutes générées par au moins une semelle connectée 10 d’un article chaussant 11. Les valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 peuvent être transmises soit par la semelle connectée 10 directement au dispositif informatique de calcul 30, soit par un dispositif informatique de présentation 20 associé ou couplé à la semelle connectée 10 ou bien par un dispositif informatique tiers 40 configuré pour stocker les données brutes générées par la au moins une semelle connectée 10 et calculer des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 associées.

Une étape de chargement 520, d’un procédé conforme à l’invention, consiste à récupérer les valeurs de paramètres géographiques, à partir de la semelle connectée 10, ou à partir d’un dispositif informatique tiers 40, ou bien à partir du dispositif informatique de présentation 20 couplé ou associé à ladite semelle connectée. Les valeurs de paramètres géographiques permettent ainsi de localiser la semelle connectée 10 et par voie de conséquence l’utilisateur.

Une étape de chargement 530, d’un procédé conforme à l’invention, consiste à récupérer les valeurs de paramètres de chaussures 201 comportant des valeurs de paramètres structurels, de paramètres géométriques et/ou de paramètres esthétiques de l’article chaussant 11 comportant la au moins une semelle connectée 10. De manière préférée, les valeurs de paramètres de chaussures 201 sont stockées dans une base de données dédiée, mémorisée dans une mémoire de données d’un dispositif informatique tiers 40 accessible au travers d’un réseau de communication idoine ou bien directement dans une mémoire de données du dispositif informatique de calcul 30. Une étape de calcul 540, d’un procédé conforme à l’invention, d’une ou plusieurs valeurs de paramètre d’usage 101 , pour chaque semelle connectée 10, est ensuite mise en oeuvre par le dispositif informatique de calcul 30, à partir des valeurs de paramètre de posture ou de mobilité 301 préalablement chargées.

Une étape de détermination 560, d’un procédé selon l’invention, pour chaque semelle connectée 10, d’une valeur d’indice d’association entre les valeurs de paramètres d’usage 101 et les valeurs de paramètres de chaussure 201 est ensuite mise en oeuvre par le dispositif informatique de calcul 30.

Ces étapes de calcul 540 et/ou de détermination 560 pourront mettre en oeuvre un modèle d’apprentissage configuré pour affiner les résultats en fonction des valeurs ayant conduit à la sélection d’une valeur de paramètre d’usage 101 ou d’une valeur d’indice d’association. L’apprentissage peut être un apprentissage supervisé ou non supervisé. Le procédé ou le système selon l’invention est apte à mettre en oeuvre des algorithmes basés sur des méthodes d’apprentissage supervisé ou non supervisé. Ainsi, avantageusement, le système ou le procédé d’analyse d’usage d’articles chaussants selon l’invention est configuré pour entraîner et mettre en oeuvre un ou plusieurs algorithmes. Ces algorithmes peuvent avoir été construits à partir de différents modèles d’apprentissage, notamment de partitionnement, supervisés ou non supervisés. L’algorithme peut être issu de l’utilisation d’un modèle d’apprentissage statistique supervisé sélectionné par exemple parmi les méthodes à noyau (e.g. Séparateurs à Vaste Marge - Support Vector Machines SVM, Kernel Ridge Régression) décrites par exemple dans Burges, 1998 (Data Mining and Knowledge Discovery. A Tutorial on Support Vector Machines for Pattern Récognition), les méthodes d’ensembles (e.g. arbres de décision) décrites par exemple dans Brieman, 2001 (Machine Learning. Random Forests), partitionnement en k-moyenne, arbres de décision, régression logique ou les réseaux de neurones décrits par exemple dans Rosenblatt, 1958 (The perceptron: a probabilistic model for information storage and organization in the brain) ou encore d’apprentissage profond (Les méthodes a base noyaux- Kernel Methods for Pattern Analysis Hardcover - lllustrated, Cambridge University Press, 2004 ; Techniques de machine apprenantes sur microcontrolleur a energie ulra faible: TinyML, Machine Learning with TensorFlow Lite on Arduino and Ultra- Low-Power Microcontrollers, O’Reilly ,2020; Techniques réduction de dimensionalites pour données hyper-dimensionnelle, Topological Methods in Data Analysis and Visualization V: Theory, Algorithms, and Applications Mathematics and Visualization, Springer Verlag, 2020.)

Dans le cadre d’une étape de détermination pour chaque semelle connectée d’une valeur d’indice d’association entre les valeurs de paramètres d’usage et de chaussure, un procédé selon l’invention pourra comporter la génération d’une alerte à destination de l’utilisateur de la semelle connectée. Une telle alerte pourra prendre la forme d’un média numérique informant par exemple d’une inadéquation entre l’usage fait de la chaussure et sa destination d’origine. Un média numérique personnalisé encode par exemple une ou plusieurs informations sous un format sélectionné parmi le format : Texte, images, vidéo, sons et leurs combinaisons.

Par exemple, lorsque l’utilisateur utilise des articles chaussant pour des activité de varappe ou sous la pluie alors que l’article chaussant de dispose par d’une valeur d’adhérence adapté à une telle utilisation, le procédé selon l’invention peut inclure la génération d’une alerte l’avertissant des dangers associés à la poursuite de l’activité.

De la même façon, l’utilisation d’articles chaussant adaptés à la course de fond pour principalement une activité de saut pourra entraîner la génération d’une alerte. Une telle alerte pourra être transmise à un dispositif informatique de présentation couplé à l’au moins une semelle connectée.

De tels avertissements pourront être basés sur des indicateurs d’avertissement prédéterminés et fonction de valeurs de paramètres de chaussure (e.g ; amorti, adhérence...).

En outre, les valeurs de paramètres de chaussure 201 d’un procédé 500 conforme à l’invention peuvent comporter des paramètres d’utilisation de référence. Dans ce cas, l’étape de détermination 560 peut être précédée par une étape d’identification 550 d’un usage conventionnel et/ou non conventionnel mise en oeuvre par le dispositif informatique de calcul 30, ladite identification pouvant comporter une comparaison des paramètres d’utilisation de référence à la valeur de paramètre d’usage calculée à partir des valeurs de paramètres de posture ou de mobilité 301 pour chaque semelle connectée 10.

Un procédé 500 conforme à l’invention peut en outre comprendre une étape de calcul 570, mise en oeuvre par un dispositif informatique de calcul 30, d’une valeur d’indice d’association global à partir de l’ensemble des valeurs d’indice d’association préalablement déterminées pour chaque semelle connectée 10. Un procédé 500 conforme à l’invention peut en outre comprendre une étape d’identification 580, mise en oeuvre par un dispositif informatique de calcul 30, d’une tendance, pour une zone géographique prédéterminée, à partir de la valeur d’indice d’association global corrélée avec les valeurs de paramètres géographiques 401 de la au moins une semelle connectée 10.

Un procédé conforme à l’invention pourra également comporter une étape de corrélation entre les valeurs d’indice d’association de ces utilisateurs et les valeurs de paramètres de morphologie plantaire. De telles corrélations pourront être calculées dans le cadre de l’entrainement de modèle d’apprentissage. Les valeurs de paramètres de morphologie plantaire d’utilisateurs pourront être obtenue à partir de serveurs dédiés ou de dispositif de présentation d’information couplés à la semelle connectée. Les paramètres de morphologie plantaire pourront correspondre de préférence à une ou plusieurs photographies du pied ou encore à un modèle en trois dimensions du pied. Ces paramètres de morphologie plantaire pourront inclure des dimensions du pied (longueur/hauteur de l’arche, longueur/largeur du pied), de taille et de position des orteils, et/ou de forme de la voûte plantaire (e.g. affaissée ou exagérée pour respectivement pied plat ou pied creux).

En outre, un procédé selon l’invention peut être répétée pour tous les articles chaussant 11 d’un même utilisateur. Ainsi, le procédé selon l’invention pourra également comporter une étape d’analyse des indices d’association généré pour chacun des articles chaussant 11 d’un utilisateur. En outre, le procédé selon l’invention pourra être configuré pour identifier un article chaussant plus adapté à l’usage d’un utilisateur, par exemple en fonction de ses activités et de la saison. Avantageusement, le procédé selon l’invention pourra identifier l’article chaussant fatiguant le moins l’utilisateur.