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Title:
MOTOR OR GENERATOR TYPE ELECTROMAGNETIC DEVICES
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2001/005019
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention concerns an electromagnetic device, namely a linear or rotary single-phase or polyphase motor or generator, comprising at least two sets of teeth made of soft magnetic material and with relative phase displacement, one set of teeth being linked to the stator and the other to the rotor, the device having a dimension enabling it to generate a maximum magnetic potential U¿max? of at least 1.7?.¿10?-4¿J/$g(m)¿o? amperes-turns. The length E of the minimum air gap between the teeth of the rotor and of the stator measured in the perpendicular direction in degree of freedom is approximately equal or more than the value 0.7 $g(m)¿o? U¿max?/J, wherein $g(m)¿o? is the vacuum permeability, U¿max? is the maximum magnetic potential difference generated for causing a magnetic field to pass through the air gap E, and wherein J is the maximum polarisation of the soft material used for making the teeth.

Inventors:
OUDET CLAUDE (FR)
URWYLER JEAN-FRANCOIS (CH)
Application Number:
PCT/CH2000/000381
Publication Date:
January 18, 2001
Filing Date:
July 12, 2000
Export Citation:
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Assignee:
MMT S A (CH)
OUDET CLAUDE (FR)
URWYLER JEAN FRANCOIS (CH)
International Classes:
H02K37/04; H02K37/18; (IPC1-7): H02K37/18
Foreign References:
EP0288050A21988-10-26
EP0581612A11994-02-02
Attorney, Agent or Firm:
WILLIAM BLANC & CIE (9 rue du Valais, Genève, CH)
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Claims:
Revendications
1. Dispositif électromagnétique, à savoir un moteur ou générateur monoou polyphasé, linéaire ou rotatif, comportant au moins deux jeux de dents en matériau magnétique doux et en déplacement relatif par phase, un jeu de dent (s) étant lié au stator et I'autre au rotor, le dispositif ayant une taille lui permettant la génération d'un potentiel magnétique maximal Umax d'environ 1, 7#104J/µo ampèrestours (At), caractérisés en ce que la longueur E de 1'entrefer minimal entre dents du rotor et du stator mesurée dans le sens perpendiculaire au degré de liberté est approximativement égale ou plus grande que : la valeur de 0,7 [15x104 (Umax1,7x104 J/µo)] µo Umax/J quand [15x1041,7x104J/µo)]#0,5, ou la valeur de 0,35, uo Umax/J quand [15x104(Umax1,7x104 J/µo)] < 0,5 ; ou que E est plus grand que 210'm ; où No est la perméabilité du vide, Umax est la différence de potentiel magnétique maximale engendrée pour faire passer le champ magnétique dans l'entrefer E, cette différence de potentiel étant due, soit aux seuls ampèrestours de la/les bobine (s) alimentant 1'entrefer E, soit à l'addition desdits ampèrestours et de la différence de potentiel magnétique entre les deux jeux de dents, en l'absence de courant, due à un aimant permanent, et où J est la polarisation maximale du matériau magnétique doux utilisé pour la réalisation de la denture.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la longueur E de 1'entrefer est plus petite ou approximativement égale à la valeur 1,1 No Umax/J.
3. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la longueur E de l'entrefer est plus grande que 1,2 x 104 m.
4. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la longueur E de l'entrefer est plus grande que 1,5 x 10'm.
5. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que des creusures (22,22") entre les dents du rotor ont une forme essentiellement paraboliques.
6. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que des creusures 21 entre les dents du stator ont une forme essentiellement paraboliques.
7. Dispositif selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que l'angle ß formé entre les tangentes au profit des dents sur les coins de cellesci a une valeur comprise entre 95° et 120°.
8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'angle ß a une valeur comprise entre 100° et 115°.
9. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les parties polaires de stator (12) ont, dans le sens axial, une longueur uniforme et, dans un plan radial, une largeur uniforme, et en ce que les bobines (5) sont des bobines préfabriquées sur des supports isolants (15), ces bobines et les parties polaires de stator étant agencées de façon à permettre la mise en place de ces bobines préfabriquées sur lesdites parties polaires de stator.
10. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif est un moteur hybride comportant un aimant permanent (10) fournissant un potentiel magnétique de façon que la différence de potentiel magnétique totale aux bornes de 1'entrefer soit sensiblement égale à 0,5 U.
11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que le rotor (2) est de forme générale cylindrique constitué par au moins un ensemble coaxial comprenant I'aimant permanent (10) en forme de disque annulaire, aimanté axialement, et deux parties polaires de rotor (6,7) magnétiquement perméables, disposées de part et d'autre dudit disque.
12. Dispositif selon les revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le dispositif est un moteur ou générateur à réluctance variable.
13. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'une extrémité (28) de partie polaire (12") de stator est courbée avec un rayon tel que, lorsque les dents du stator et du rotor se font face, il y a un entrefer variable entre elles.
14. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la longueur de l'entrefer E est plus grandeou essentiellement égale à la valeur de 0,7 No Urnax/J.
15. Dispositif selon la revendication 14, caractérisé en ce que la longueur de l'entrefer E est plus grande ou essentiellement égale à 0,8 p, Urn, /J.
Description:
Dispositifs électromagnétiques de type moteur ou générateur La présente invention concerne des dispositifs électro-magnétiques, à savoir des moteurs à course limitée ou à course limitée (actionneurs) et générateurs, mono-ou polyphasés, comportant au moins deux jeux de dents en matériau magnétique doux et en déplacement relatif par phase, un jeu de dents étant lié au stator et I'autre à la partie mobile à mouvement rotatif ou linéaire (ci-après "rotor"). Chaque jeu de dents peut comporter plusieurs dents dont le nombre peut être différent au stator et au rotor. A la limite, I'un des jeux, ou les deux, peut ne comporter qu'une seule dent.

Dans beaucoup de dispositifs de ce type, le pas entre les dents est sensiblement constant et sensiblement le même pour les deux jeux de dents. La réluctance au passage du champ magnétique entre ces jeux de dents, et par suite la perméance qui est l'inverse de la réluctance, est variable au cours du déplacement. Lorsqu'une extrémité de dent du stator et une extrémité de dent du rotor sont face à face, elles déterminent entre elles un entrefer de longueur minimale E. Dans les dispositifs concernés par l'invention, le déplacement élémentaire dx (cf. Fig. 5) de la dent du rotor est parallèle à la tangente à l'extrémité de la dent du stator, ce qui les distingue des électro-aimants dont le déplacement se fait dans le sens de 1'entrefer minimum.

Des dispositifs à mouvement rotatif ou linéaire ayant les caractéristiques susmentionnées peuvent être des moteurs, actionneurs ou générateurs à réluctance variable, c'est-à-dire sans aimant permanent, ou des moteurs, actionneurs ou générateurs hybrides, dits aussi réluctants polarisés, qui comportent au moins un aimant permanent au stator ou au rotor.

Dans les versions rotatives les plus courantes, le dispositif comporte un rotor de forme générale cylindrique constitué par au moins un ensemble coaxial comprenant au moins une partie polaire de rotor fixée sur un axe, chaque partie polaire de rotor présentant une denture formée par des dents radiales disposées le long de sa périphérie en respectant un pas uniforme. Le dispositif comporte un stator qui comprend une partie de circuit magnétique en matériau magnétique doux, de forme générale annulaire, coaxiale par rapport au rotor, constituée d'une partie périphérique et de plusieurs parties polaires de stator. Chacune de ces parties polaires de stator est alimentée par au moins une bobine électrique et comporte une ou plusieurs dents orientées radialement de façon à faire face à la denture du rotor. Les dents du stator, s'il y en a plus d'une par partie polaire, sont disposées sensiblement selon le même pas que les dents du rotor, une dent du rotor et une dent du stator placées en regard définissant entre elles un entrefer radial de longueur minimale E. II existe également des variantes à entrefer axial, ou à entrefer oblique.

De tels dispositifs électromagnétiques sont connus depuis plusieurs dizaines d'années. Les types hybrides sont largement utilisés, notamment sous forme de moteurs pas-à-pas di-ou triphasés. Des descriptions de ces dispositifs se trouvent par exemple dans le livre"Stepping motors and their microprocessor controls"par Takashi Kenio et Akira Sugavara, Clarendon Press, Oxford 1994, deuxième édition, pages 28 à 36 pour les moteurs à réluctance variable, pages 37 à 44 pour les moteurs hybrides, ou dans le Traite d'électricité de I'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, volume IX,"Electromécanique"par Marcel Jufer, Presses polytechniques et universitaires romandes, § 11.2.5"Moteur réluctant à simple circuit"et § 11.2.11"Moteur rélùctant polarisé". Les variantes à mouvement linéaire correspondent à un déroulement des moteurs rotatifs et sont décrites par exemple à la page 33 dans l'ouvrage précité de T. Kenjo et au § 11.13 dans l'ouvrage précité de M. Jufer.

Ces dispositifs ont fait l'objet de nombreuses études théoriques, cf. notamment l'article de Marcel Jufer et Gunter Heine"Hybrid stepper motor torque and inductance characteristics with saturation effects"paru dans"Incremental Motion Control Systems and Devices (IMCSD) Proceedings", Fifteenth Annual Symposium, 1986, pages 207 à 211, et les références citées dans cet article.

Dans la conception traditionnelle de ces dispositifs, on considère que la longueur de l'entrefer entre deux dents en regard doit être la plus courte possible compte tenu des contraintes techniques découlant des tolérances de fabrication au niveau du diamètre, de la concentricité, du centrage, des bavures et d'autres sources d'imprécision. T. Kenjo le dit clairement à la page 30 de l'ouvrage précité dans le chapitre intitulé « Air-gap should be as small as possible ». Cette conception a été soutenue par la théorie. En effet, selon l'expression fondamentale bien connue pour calculer des forces ou des couples en électromagnétisme dérivant de l'expression de l'énergie magnétique stocké dans l'entrefer, deux jeux de dents en déplacement relatif suivant le degré de liberté a <BR> <BR> <BR> <BR> dAu2<BR> <BR> engendrent un couple C proportionnel à da, formule dans laquelle U est la différence de potentiel magnétique appliqué entre ces jeux de dents et A la perméance entre eux. II peut s'agir, dans un moteur à réluctance variable, d'une différence de potentiel magnétique due seulement aux ampères-tours engendrés par une ou plusieurs bobines parcourues par un courant, disposées de diverses manières possibles, ou, dans un moteur hybride, de la somme algébrique de la différence de potentiel magnétique Ua polarisant l'entrefer sous l'influence de I'aimant permanent et de la différence de potentiel magnétique Un, engendré par la ou les bobines déjà citées.

La dérivée de la perméance dA/da peut se mettre sous la forme d'un développement en série de Fourier, comme la perméance elle-même : A = a. + a, sin (Nq) + a2 sin (2Na)..., dA/da = Na, cos (Na) + 2Na2 cos (2Na)...

N étant le nombre de dents du rotor par tour, ou, si le rotor n'est pas complètement denté, le rapport 2rr/(pas angulaire) des dents existantes.

Le premier terme de la dérivée de cette expression par rapport à a, dit terme fondamental, est Na, cos (Na). Dans un moteur ou un actionneur destiné au contrôle de mouvement, ou dans un générateur dont on attend une tension bien sinusoïdale, le nombre de dents N étant fixé, on cherche à augmenter I'amplitude a, du fondamental et à réduire autant que possible I'amplitude a2, a3 ... des harmoniques en cos (2Na), cos (3Na),... Le fondamental du couple prend alors l'expression [1] : II est bien connu que le terme a, augmente quand l'entrefer diminue. Le couple C étant proportionnel à ce terme, il semblait logique de choisir l'entrefer minimal compatible avec le procédé de fabrication.

Dans le cas d'un moteur hybride d'une taille courante (taille dite 23 soit diamètre =57mm, longueur =51mm), I'entrefer minimal habituel est de l'ordre de 0,07 à 0,08mm, ce qui entraîne des contraintes sévères au niveau des tolérances de fabrication et augmente donc les coûts de fabrication. En pratique, I'entrefer E des moteurs conventionnels de cette taille est toujours'0, 1 mm.

Pour un tel moteur hybride, la différence de potentiel maximale Umax intervenant dans la formule du couple ci-dessus est Umax = Unj (max) + Ua. Dans la taille citée, la bobine fournit par exemple, en régime permanent, une différence de potentiel maximale Uni (max) = 85At entre dents. Le couple dû au courant étant maximal lorsque Ua = Umax). LJa est aussi ajusté à environ 85At, donc Umax=170At. En négligeant les pertes de potentiel dans les matériaux magnétiques doux du stator et du rotor, I'induction B dans l'entrefer est B=u,U/E[2] Si on veut se limiter à B=2T en raison de la saturation du matériau du circuit magnétique, on calcule E=1,07x10m. Donc, un entrefer de 7 à 8x10-4m conduit à une légère saturation du fer-silicium utilisé comme matériau magnétique doux.

Mais quand on utilise uniquement ce type de moteur avec un faible pourcentage de marche (duty cycle), on pourrait augmenter les ampères-tours pendant les brèves périodes de fonctionnement et donc augmenter entrefer de façon à rester dans le domaine linéaire décrit par la relation [2]. Or, dans les dispositifs conventionnels, on ne le fait pas pour la raison citée plus haut : on préfère garder maximale la dérivée de la perméance, donc le faible entrefer, et saturer davantage le circuit magnétique.

On relève par exemple dans l'ouvrage précité de M. Jufer donnant au §11.19.1 les caractéristiques d'un moteur pas à pas réluctant rotatif de marque WARNER : E= 0,05mm et UmaX=14/5*80=224At, soit 3 fois la valeur des ampères-tours suffisants pour amener B à 2T dans l'entrefer de 5x10~-m. Certes, cela fait monter encore le couple crête, mais engendre surtout une grande distorsion de la fonction C=f (a) qui n'est pas du tout une fonction sinusoïdale. Ceci est bien illustré dans l'ouvrage de M. Jufer au §11.11.7 et Fig. 11.85. De plus le couple n'est plus une fonction simple du courant : le terme a, devient lui-même fonction de Umax. II en résulte dans beaucoup d'applications de graves inconvénients, par une augmentation de la modulation de la vitesse instantanée et du couple ("cogging"en anglais) dû au courant quand le moteur est censé tourner à vitesse constante en délivrant un couple constant, et une augmentation du bruit. II en résulte aussi de moins bonnes qualités de positionnement en boucle ouverte, particulièrement lorsqu'on a besoin de subdiviser les pas.

Au vu de ces inconvénients, un but de l'invention est de fournir un dispositif électromagnétique qui soit agencé de façon à permettre une réduction sensible des coûts de fabrication et/ou d'améliorer sa caractéristique de couple C=f (a).

II est avantageux, pour une utilisation pour du contrôle de mouvement en boucle ouverte ou fermée, de fournir un dispositif électromagnétique qui délivre, pour chaque phase, une loi de couple sensiblement sinusoïdale jusqu'à une valeur de potentiel magnétique peu inférieure au potentiel maximal prévu.

Des buts de l'inventions sont réalisés par le dispositif selon la revendication 1.

Le dispositif électromagnétique selon l'invention, qui est d'une taille permettant la génération d'un potentiel magnétique maximal Umax d'environ 1,7x1 O4J/, uo, soit environ 270At (ampères-tours) si J=2T, ou plus, est notamment caractérisé en ce que la longueur E de 1'entrefer minimal mesurée dans le sens perpendiculaire au degré de liberté est choisie de façon : que E est approximativement égal ou plus grand que la valeur de J/µo)]µoUmax/J,quand0,7[1-5x10-4(Umax-1,7x10-4 [1-5x104 (Uax-1, 7x104 J/, uO)] 2 0, 5, ou que E est approximativement égal ou plus grand que 0, 35µo Umax/J quand [1-5x10-4 (Umax-1,7x10-4 J/µo)] < 0,5 ; ou que E est plus grand que 2 10~3m, où : # µo est la perméabilité du vide ; Umax est la différence de potentiel magnétique maximale engendrée pour faire passer le champ magnétique dans l'entrefer E, cette différence de potentiel étant due -soit aux seuls ampères-tours de la/les bobine (s) alimentant 1'entrefer E -soit à t'addition desdits ampères-tours et de la différence de potentiel magnétique entre les deux jeux de dents, en I'absence de courant, due à un aimant permanent (dit potentiel de polarisation) ; et J est la polarisation maximale du matériau magnétique doux utilisé pour la réalisation de la denture ; ce J est défini par la relation habituelle B = uo H + J dans laquelle H est assez grand pour atteindre environ 99% de la valeur limite <BR> <BR> <BR> de J, ou bien encore, en introduisant la perméabilité relative µr, par la relation J = u (Ur-1) H (H étant assez grand pour engendrer environ 99% de la valeur limite de J).

Pour le fer-silicium laminé couramment utilisé comme matériau magnétique doux, J=2T.

Une étude approfondie des conditions de fonctionnement d'un moteur ou générateur a revête, de façon surprenante et à l'encontre de la tendance générale visant à réduire les entrefers, qu'il est au contraire avantageux, pour optimiser le moteur ou générateur lorsqu'on dispose de suffisamment d'ampères-tours, d'augmenter les entrefers, plus particulièrement pour les moteurs ou générateurs dont le potentiel magnétique maximal est plus grand qu'environ 1,7-10'J/p,, Dans la présente invention, c'est le produit a, U2apparaissant dans l'expression [1] qui est optimisé, contrairement à tous les dispositifs conventionnels, où seulement le terme fondamental a, de la variation de perméance de la denture est optimisé.

Dans un générateur d'électricité, par exemple du type à réluctance variable polarisé, la tension est proportionnelle à dO/dt ou d (P/da da/dt. Le terme da est la vitesse angulaire. Le flux est le produit d'une perméance par une différence de potentiel ; la variation de flux est proportionnelle à a, Ua. Lorsque le générateur débite, le courant augmente la différence de potentiel entre certains jeux de dents, et on retrouve une relation en a, U2, comme pour un moteur, ce qui conduit aux mêmes conclusions au sujet de l'entrefer minimal E.

Lorsque le matériau magnétique doux travaille à une induction supérieure de seulement 2% à sa polarisation J, on a un domaine sensiblement linéaire de variation de l'induction B maximale en fonction de U rappelé plus haut par la relation [2]. On peut alors remplacer U dans l'expression du couple par la valeur B E/, uo, ce qui donne <BR> <BR> <BR> <BR> <BR> <BR> Na1 B2 E2<BR> C=cos(Nα) [3] µ02 II est clair qu'il est préférable d'augmenter B, qui intervient au carré, autant que le permet le matériau magnétique doux, tout en restant dans la condition citée que, de préférence, B n'est supérieur à J que de 2% ou moins pour ne perdre qu'une faible partie de U, ax dans la matériau magnétique doux. Les critères de choix de ce matériau sont, par exemple, sa facilité de fabrication, son coût et la fréquence de fonctionnement du dispositif.

Dans la présente invention, il faut déterminer comment évolue le produit a, E2 et non plus a, seul. Le facteur a, est une fonction du rapport pas/entrefer (P/E) de la denture. Cette fonction a pu être corrélée empiriquement avec une fonction puissance dans un large domaine de variation de P/E. t ! s'avère que, à pas P de denture rotor (mesuré suivant I'arc) constant, a, est sensiblement proportionnel à E-1. 12 et ce jusqu'à des rapports P/E inférieurs à 10. II en résulte que le produit a, E2, et donc C, de façon très surprenante, est proportionnel à E058 qui est une fonction croissante. Par exemple, quand on double E, le terme E058augmente d'environ 50 %. La puissance 0,58 peut varier légèrement en fonction de la forme des dents, mais la conclusion est toujours que le produit a, E2 est une fonction croissante de E.

II est clair que, pour bénéficier de cet avantage, il faut pouvoir augmenter Umax comme E, comme le montre la Fig. 7 qui illustre, dans le domaine 25, la formule E=0,7 uO UmaX/J, pour deux valeurs de J correspondant respectivement à un fer- silicium (ligne 23) d'usage courant et à un des meilleurs matériaux, à savoir le fer- cobalt (ligne 23'). Cette valeur de E va donc au-delà de la valeur qui engendrerait avec de petits entrefers une induction proche de la saturation du matériau doux utilisé. Aux faibles potentiels, c'est à dire où U, a, est inférieur à environ 114At pour du fer-silicium, comme indiqué par le domaine 24 de la Fig. 7, on tombe dans des valeurs d'entrefer de moins de 5x10-5 m qui correspondent aux limites des possibilités de réalisation mécanique. Cet entrefer est alors déterminé par d'autres considérations que la formule ci-dessus, bien que les valeurs se recoupent.

L'invention s'applique de ce fait aux dispositifs d'une taille supérieure à quelque 40 à 50mm en version rotative. Pour ces dispositifs, Umax est approximativement plus grand que 1, 2#10-4 J/0,7µo, tel qu'indiqué par le domaine 25 dans la Fig. 7.

En pratique, si on ne recherche pas une très grande qualité de fonctionnement en contrôle de mouvement, on peut accepter que B devienne plus grand que J de 5% par exemple en bout de dent. E serait défini par la formule, uOUmax/1, 05J si on admettait qu'il n'y a pas de perte de potentiel dans le matériau doux. Mais en réalité la perte de potentiel dans le matériau doux n'est plus négligeable, surtout au niveau des dents, et la différence de potentiel qui reste entre les deux jeux de dent n'est plus, par exemple, qu'environ 84 % de Umax. On peut donc définir la valeur de E limite par 0,84nouet, 05J soit E 2 0, 8, uO U"aX/J. Toutefois, avec certains matériaux magnétiques doux, on perd davantage d'ampères-tours à B=1,05 J, et il est raisonnable d'accepter de perdre 30% du potentiel engendré dans ce matériau doux sans trop influencer la linéarité du couple en fonction de la puissance électrique appliquée ou générée (suivant si c'est un moteur ou un générateur), de façon qu'il ne reste entre les dents que les 70% de Umax, donc 0,7 Umax Une valeur préférée de E selon l'invention suit alors la relation 0.7,µoUmax/J.[4]E# II est à noter que la progression des entrefers des dispositifs conventionnels augmente aussi avec Umax puisque la taille croissante des dispositifs entraîne I'augmentation des tolérances de fabrication, de centrage et du jeu nécessaire pour la dilation thermique. Toutefois, dans les dispositifs conventionnels, on essaye toujours de garder l'entrefer aussi petit que possible, ce qui résulte en une progression des entrefers des machines conventionnels en fonction de Umax moins raide que la relation [4] ci-dessus. # est donc possible d'améliorer les dispositifs existants en augmentant leurs entrefers sans pour autant atteindre la valeur préférée de E # 0.7 µo Umax/J.

A cet égard, pour des dispositifs de taille croissante, pouvant engendrer des valeurs élevées de Umax, la longueur du circuit magnétique en matériau doux peut amener des pertes croissantes mais acceptables pour certains usages (moteurs de traction par exemple), de telle sorte que l'on peut accepter de baisser la valeur du coefficient de uo Umax/J. On peut définir ce coefficient d'affaiblissement par l'expression : k0,7µoUmax/JE# où K = 1-5 104 (Umax-1, 7x104 J/, uO) avec la condition K : 0,5.

Comme on ne trouve pas d'entrefers E dans les dispositifs conventionnels dépassant 1 à 2mm, on peut améliorer les performances des grands dispositifs en augmentant l'entrefer au-delà de 1 à 2mm, même en étant en dessous de la valeur de 1'entrefer suivant la relation de l'entrefer plus optimale [4] ci-dessus.

# est remarquable que, lorsque l'entrefer augmente, à induction constante dans l'entrefer, la perte de potentiel magnétique dans les matériaux doux du stator et du rotor reste sensiblement constante. Donc cette perte ramené à la différence de potentiel magnétique total Umax se trouve réduite, ce qui linéarise la caractéristique couple=f (puissance électrique appliquée) du dispositif. En effet, la puissance électrique appliquée est, comme le couple, en U2. A l'inverse, dans les dispositifs suivant fart antérieurs comme celui cité plus haut (M. Jufer §11.19.1) la perte de potentiel dans le matériau doux peut représenter plusieurs fois la différence de potentiel existant entre les sommets de dents. On ne peut s'attendre à aucune linéarité entre le couple et la puissance appliquée dans les dispositifs conventionnels.

A titre d'exemple, dans une forme d'exécution concernant un moteur hybride, c'est-à-dire un moteur muni d'un aimant permanent, si le matériau magnétique doux est un fer-silicium caractérisé par J=2T et dont chaque partie polaire de stator engendre sous 1'effet du courant 160At, on est conduit à choisir pour Ua également une valeur de l'ordre de 160At, soit UmaX~320 At. La règle de dimensionnement appliquée à ce moteur conduit à une valeur de E de 1,6x104m ou 0,16 mm, valeur nettement supérieure à celle correspondant à la technologie ancienne des dispositifs de contrôle de mouvement.

D'autres caractéristiques, buts et avantages de l'invention ressortiront des revendications, de la description donnée ci-dessous et des dessins annexés.

Dans ces dessins qui illustrent, à titre d'exemple, deux formes de réalisation de moteurs selon l'invention et son dimensionnement, la Fig. 1 est une vue en coupe axiale d'une première forme d'exécution de l'invention, notamment d'un moteur hybride, selon la ligne l-l de la Fig. 2 ; la Fig. 2 est une vue de face, dans le sens axial, du moteur de la Fig. 1 ; la Fig. 3 est un détail agrandi d'une partie de la denture d'un moteur selon l'invention ; la Fig. 4 est une vue de face, dans le sens axial, d'une variante d'un moteur hybride selon l'invention ; et la Fig. 5 est une vue de face, dans le sens axial, d'une autre forme d'exécution de l'invention, notamment d'un moteur ou générateur à réluctance variable ; la Fig. 6 est une vue de face, dans le sens axial, d'une variante d'un moteur ou générateur à réluctance variable selon l'invention ; et la Fig. 7 est un graphique montrant la relation optimale entre 1'entrefer E minimal et le potentiel magnétique maximal Umax des dispositifs selon l'invention.

Selon la Fig. 1, le moteur hybride selon l'invention comporte un stator désigné dans son ensemble par 1 et un rotor 2 monté sur un axe 3. L'axe 3 est toge dans des paliers non représentés, supportés dans un boîtier du moteur également non représenté qui assure le centrage de I'axe 3 par rapport au stator 1.

Le stator 1 comprend une partie de circuit magnétique 4 réalisée par exemple par un empilage de tôles en fer-silicium. Des bobines électriques telles que 5 sont montées sur ce stator de la manière décrite plus loin. Le rotor 2 comporte deux parties polaires 6 et 7 constituées chacune par exemple par un empilement de tôles en fer-silicium, ces parties polaires présentant des creusures coaxiales respectives 8 et 9, notamment pour réduire l'inertie du rotor tout en n'affectant pas ses propriétés magnétiques. Un aimant permanent en forme de disque annulaire 10 est disposé entre les parties polaires 6 et 7 de manière à former un ensemble coaxial solidaire de I'axe 3. L'aimant 10 est aimanté dans le sens axial et son épaisseur dans ce sens est très faible par rapport à son diamètre extérieur.

La Fig. 2 montre l'ensemble stator et rotor en vue dans le sens axial. Selon cette figure, la partie de circuit magnétique 4 du stator 1 comporte une partie essentiellement annulaire 11 et plusieurs parties polaires telles que 12, dirigées radialement vers l'intérieur du stator. Chacune des parties polaires 12 présente une partie de corps et une denture 13 formée de plusieurs dents telles que 14.

Des bobines électriques telles que 5,5', etc... sont préfabriquées sur des supports isolants tels que 15,15'et sont montés sur les parties de corps de parties polaires correspondantes. Ces parties polaires ont une longueur uniforme dans le sens axial et une largeur uniforme dans le plan radial du moteur, de sorte que les ensembles bobine-support isolant peuvent être mis en place sur les parties polaires par l'intérieur du stator. Les supports isolants 15,15'qui présentent une certaine élasticité peuvent être munis sur leur côté intérieur de parties saillantes 16 agencées pour pénétrer dans des encoches correspondantes 17 sur le flanc des parties polaires de manière à ce que les bobines soient retenues sur ces parties polaires. La forme de ces parties polaires et notamment l'absence d'épanouissements au niveau de la denture permet le montage décrit par lequel on évite la nécessité d'un bobinage in situ nettement plus compliqué et onéreux.

La forme extérieure de la partie 4 montré à la Fig. 2 est octogonale, en coupe transversale, le stator comportant en l'occurrence huit parties polaires 12. Une telle forme octogonale permet de prévoir des ouvertures ou alésages de fixation et de centrage 18 dans des angles du polygone, évitant ainsi un affaiblissement du circuit magnétique et le risque correspondant d'une saturation à l'endroit d'une section réduite.

Le moteur hybride selon la Fig. 4 est très similaire à celui de la Fig. 2, sauf qu'il y a quatre parties polaires 12'. L'utilisation de deux bobines 5", 5"'par phase au lieu de quatre pour la forme d'exécution de la Fig. 2 permet d'appliquer deux fois plus de puissance électrique par bobine alors que chaque bobine comporte plus de cuivre. II en résulte la possibilité d'engendrer presque deux fois plus d'ampères- tours par bobine qu'avec la disposition à huit poles/huit bobines, selon la Fig. 2.

Le rotor 2 présente à sa périphérie une série de dents 19 formant une denture de pas uniforme 14.

La Fig. 3 montre un détail de la denture 20 du rotor placée face à la denture 13 d'une partie polaire du stator. La forme et la dimension des dents 14 et 19 et des parties creuses adjacentes respectives 21 et 22 sont semblables, bien que la dent du stator soit plus creusée que la dent du rotor. Deux dents placées en regard l'une de l'autre forment entre-elles un entrefer de longueur E dans le sens radial, la valeur de E étant faible par rapport à la hauteur des dents. La particularité des dentures représentés à la Fig. 3 consiste notamment en la forme des creusures 21,22 qui est de préférence essentiellement parabolique dans le plan radial du moteur, I'angle ß formé entre les tangentes au profil des dents sur les coins de celles-ci ayant une valeur d'environ 110°, soit une valeur comprise entre 95° et 125°, de préférence entre 105° et 115°. Une telle forme s'avère être particulièrement avantageuse lorsqu'on est en présence d'une induction élevée puisque la perte de potentiel dans les bouts de dents se trouve sensiblement réduite tout en ayant une bonne profondeur (d) des dents.

Le dimensionnement de l'entrefer selon l'invention repose sur la différence de potentiel magnétique maximal Uni égaie aux ampères-tours de la/les bobine (s) alimentant 1'entrefer E. Ce potentiel est limité par la valeur maximale du courant i que le moteur peut supporter soit en régime permanent soit en régime de pourcentage de marche réduit, cette dernière valeur du courant pouvant être un multiple du courant maximal en régime permanent.

Dans les formes d'exécution des Figures 1,2 et 4 (moteurs hybrides), on choisit I'aimant permanent et on le dimensionne de façon à ce qu'il engendre dans t'entrefer à peu près la même différence de potentiel que le courant maximal, c'est-à-dire Ua~Unj (max). La différence de potentiel maximal entre dents en regard est donc U (max) =2uni (max) Dans le cas du moteur mentionné plus haut utilisant un circuit magnétique en fer- silicum caractérisé par J=2T et optimisé pour un fonctionnement permanent, une bobine peut engendrer Unj (maX) =160At. En appliquant la relation déjà justifiée plus haut E 2 0,8 uO U (maX/J, on trouve E 2 1,61x104m. II ne serait judicieux de prendre une valeur beaucoup plus élevée que la limite inférieure, par exemple 2,2x101m soit plus 37 %, que si une excellente linéarité et un très faible taux de distorsion de la loi de couple de chaque phase était demandée, au détriment du couple maximal. L'induction maximale dans !'entrefer et dans les bouts de dents serait d'environ 1,8T pour l'exemple précité.

II est toutefois avantageux de rester dans une gamme de valeurs définie par la relation 0, 7µo U(max)/J # E # 1,1µo U(max)/J. La limite supérieure a été choisie empiriquement de façon qu'une excellente linéarité soit atteinte avec une perte de couple maximale de moins de 30% par rapport à la limite inférieure de E, compte tenu de la forte réduction des pertes de potentiel dans le matériau doux.

II est à noter que, I'aimant alimentant deux entrefers en série, il doit engendrer un potentiel de 320 At, plus de quoi compenser diverses pertes dans les couches de protection contre la corrosion et les interstices entre tôles. Cela s'obtient facilement avec un aimant NdFeB (Néodyme-Fer-Bore) qui, dans le cas de t'exempte de moteur selon la Fig. 4, soit un moteur diphasé comportant un total de deux potes de stator par phase, peut avoir une épaisseur de l'ordre de 1,5 mm en travaillant peu au-dessus de son point de (BH) maximum. On ajuste ce point de fonctionnement par la longueur des potes du rotor dans le sens axial et par la surface de t'aimant. L'entrefer minimum utilisé suivant l'art antérieur rend difficile l'ajustement du point de fonctionnement de I'aimant d'un aimant moderne de type NdFeB au voisinage de son point de (BH) maximum ; on a souvent une droite de charge caractérisée par B/UoH=-4 à-5. tt en résulte qu'il faut un volume d'aimant supérieur (donc un coût supérieur) au volume de I'aimant suivant la présente invention.

Dans les moteurs selon l'invention, il est avantageux de prendre des mesures pour réduire le couple de détente parasite à 2PxN périodes/tour, P étant le nombre de phases du moteur et N le nombre de dents du rotor. Ce couple de détente croît avec le carré du potentiel de polarisation de !'entrefer par I'aimant, mais décroît aussi très vite avec 1'entrefer. Pour I'annuler, ou au moins pour le réduire si la précision de réalisation n'est pas parfaite, on peut, comme il est bien connu, fausser légèrement le pas entre les dents de chaque partie polaire du stator de telle sorte que t'addition géométrique des vecteurs représentant le 2P- ième harmonique dû à chaque dent soit nulle.

Si le moteur ci-dessus avait été optimisé pour un fonctionnement à 25 % de pourcentage de marche, les potentiels seraient doublés et l'entrefer recommandé serait de 0,32mm. La vitesse de montée en puissance mécanique C2/I, dite aussi « power rate », I étant le moment d'inertie du rotor, s'en trouverait plus que doublée ce qui est très surprenant par rapport à fart antérieur où les plus faibles entrefers possibles sont réalisés.

L'augmentation de la longueur de 1'entrefer dans les dispositifs selon l'invention permet, outre des tolérances de fabrication moins étroites que dans le cas des moteurs ou générateurs usuels, d'obtenir de nombreux avantages au niveau de la fabrication tels que par exemple le fait de pouvoir aimanter I'aimant permanent du rotor alors qu'il se trouve à l'extérieur du stator en raison du plus grand jeu d'introduction du rotor dans le stator. Une telle aimantation peut permettre de mieux saturer I'aimant et d'éviter des déformations permanentes dues au choc au moment de l'aimantation in situ. Mais surtout, il devient possible, grâce à une aimantation à l'extérieur du stator, de réaliser le rotor d'un moteur comportant deux ensembles formés chacun d'un aimant et de ses parties polaires, sous la forme d'une succession, dans le sens axial, d'une partie polaire extérieure, d'un premier aimant, de deux parties polaires centrales accolées, d'un second aimant et d'une partie polaire extérieure. L'aimantation des aimants pouvant être, dans ce cas, de sens opposé, les parties polaires centrales auront la même polarité, par exemple Nord, et les parties polaires extérieures feront apparaître des potes Sud.

II n'y a ainsi pas de fuites magnétiques entre les extrémités du rotor et il n'est pas nécessaire de séparer magnétiquement les parties polaires centrales comme dans le cas d'une aimantation du rotor dans un moteur assemblé, où les parties polaires centrales ont des polarités opposées.

Dans le moteur hybride avec stator à quatre potes et rotor à N=50 dents selon la Fig. 4, l'équilibrage dynamique des forces magnétiques n'est pas optimale avec deux parties polaires au rotor. Avec trois parties polaires, selon l'explication en rapport avec la forme d'exécution selon la Fig. 5 ci-dessus, on obtient un très bon équilibrage.

On peut également mentionner t'avantage de l'invention dans le cas où elle conduit à un entrefer suffisamment grand pour permettre de découper les tôles constituant le rotor et le stator en même temps. II en résulte une simplification de la fabrication et une économie de matière importante.

La Fig. 5 montre un moteur triphasé à pure réluctance variable, donc sans aimant de polarisation de la denture, comportant six parties polaires 12"non dentées au stator 1', deux par phase, et quatre dents 19"au rotor 2". Ce type de moteur présente un regain d'intérêt avec les possibilités modernes de contrôle électronique. II est utilisable avec commutation électronique et peut constituer suivant la présente invention un excellent moteur d'asservissement car sans couple de détente et sans pertes magnétiques au rotor en l'absence de courant.

Le moment d'inertie de son rotor peut être beaucoup plus faible que celui du moteur hybride dont le diamètre du rotor est conditionné par la surface d'aimant nécessaire pour engendrer le potentiel de polarisation. Un tel moteur, comme il est d'usage pour les moteurs d'asservissement, est construit pour supporter des courants crêtes 8 à 10 fois supérieurs au courant acceptable en régime permanent.

Si le courant permanent engendre 150At par bobine 5, dans la même taille que l'exemple spécifique du moteur hybride décrit ci-dessus, !'entrefer doit être dimensionné pour un potentiel maximal d'au moins 1200At, ce qui conduit à un entrefer E d'au moins 0,6mm, ce qui est bien supérieur aux entrefers de t'état de la technique qui sont de l'ordre de grandeur de 0,1 mm ou moins suivant la précision de fabrication et autres tolérances.

Avec une seule dent par partie polaire de stator et avec un entrefer constant, il est difficile d'obtenir un faible taux d'harmonique dans la fonction perméance A = f (a).

II convient plutôt d'utiliser par exemple un rotor cylindrique coopérant avec des extrémités de potes stator planes comme représenté à la Fig. 3. Lorsque deux dents sont en regard, I'entrefer E entre leurs sommets varie donc légèrement d'une valeur maximale de chaque côté à une valeur minimale sur I'axe de symétrie. Dans ce cas, l'entrefer E concerné par la formule de dimensionnement revendiquée est 1'entrefer minimal. La variante de la Fig. 6 est similaire à la variante de la Fig. 5 sauf qu'il y a huit dents 19"'au rotor 2"'. La creusure 22"entre dents peut avantageusement avoir la forme d'une parabole, pour les mêmes raisons déjà données par rapport aux dents illustrées dans la Fig. 3. Chaque partie polaire de stator comporte un chanfrein 26 à son extrémité pour réduire l'induction quand on s'éloigne de l'extrémité. L'extrémité 27 des dents du rotor a le même rayon que le cercle circonscrit au rotor. Chaque extrémité 28 de partie polaire 12"de stator est courbée avec un rayon tel que, lorsque les dents du stator et du rotor se font face, il y ait un entrefer variable entre elles. Dans un exemple spécifique où le potentiel Umax est de 1100At, I'entrefer varie d'un minimum E valant 5 104 à environ 1,65E, soit 8,25-10"'m pour obtenir une loi de variation de perméance comportant un très faible pourcentage d'harmoniques.

L'invention peut s'appliquer à d'autres variantes de moteurs, par exemple selon les constructions mentionnées par T. Kenjo à la page 33 Fig. 2.19 (moteur linéaire) et page 34, Fig. 2.22 (deux entrefers en série), sans sortir du cadre de la présente invention.

D'autres possibilités et avantages apparaîtront à I'homme de métier tant au niveau de la fabrication que de l'utilisation du moteur selon l'invention.