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Patent Searching and Data


Title:
OFF-ROAD TIRE COMPRISING POLYVINYL ALCOHOL FIBERS
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2021/105591
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a stress-resistant pneumatic or non-pneumatic tire for off-road vehicles, the tread of which tire comprises a composition based on at least one elastomer matrix predominantly comprising at least one isoprene elastomer, a reinforcing filler, 0.1 to 25 phr of polyvinyl alcohol fiber, and a crosslinking system.

Inventors:
LIBERT ROMAIN (FR)
FERRAND THOMAS (FR)
Application Number:
PCT/FR2020/052127
Publication Date:
June 03, 2021
Filing Date:
November 19, 2020
Export Citation:
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Assignee:
MICHELIN & CIE (FR)
International Classes:
B60C1/00; C08K3/04; C08K3/36; C08K7/02; C08L7/00; C08L9/00; C08L29/04
Domestic Patent References:
WO2011113731A12011-09-22
WO2018104671A12018-06-14
WO2018104671A12018-06-14
WO2016202970A12016-12-22
WO1997036724A21997-10-09
WO1999016600A11999-04-08
WO2006069792A12006-07-06
WO2006069793A12006-07-06
WO2008003434A12008-01-10
WO2008003435A12008-01-10
WO2003016837A12003-02-27
WO2002083782A12002-10-24
WO2002030939A12002-04-18
WO2002031041A12002-04-18
WO2007061550A12007-05-31
WO2006125532A12006-11-30
WO2006125533A12006-11-30
WO2006125534A12006-11-30
WO1999009036A11999-02-25
WO2006023815A22006-03-02
WO2007098080A22007-08-30
WO2010072685A12010-07-01
WO2008055986A22008-05-15
WO2009062733A22009-05-22
WO2013017421A12013-02-07
WO2013017422A12013-02-07
WO2013017423A12013-02-07
WO2015007641A12015-01-22
WO2015007642A12015-01-22
WO2002010269A22002-02-07
WO2000005300A12000-02-03
WO2000005301A12000-02-03
WO2003018332A12003-03-06
WO2013095499A12013-06-27
Foreign References:
JP2001315504A2001-11-13
US6849754B22005-02-01
EP0784072A11997-07-16
EP0501227A11992-09-02
EP0735088A11996-10-02
EP0810258A11997-12-03
Other References:
BRUNAUER-EMMETT-TELLER, JOURNAL OF THE AMERICAN CHEMICAL SOCIETY, vol. 60, February 1938 (1938-02-01), pages 309
MICHEL VINCENT: "Orientation des fibres courtes dans les pièces en thermoplastique renforcé - Observation de l'orientation des fibres", TECHNIQUES DE L'INGÉNIEUR, 10 July 2003 (2003-07-10)
Attorney, Agent or Firm:
WROBLEWSKI, Nicolas (FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Bandage pneumatique ou non-pneumatique, pour véhicules hors la route, dont la bande de roulement comprend une composition à base d’au moins une matrice élastomère comprenant majoritairement au moins un élastomère isoprénique, une charge renforçante, de 1 à 25 pce de fibre d’alcool polyvinylique (PVA), et un système de réticulation.

2. Bandage selon la revendication 1, dans lequel l’au moins un élastomère isoprénique est choisi dans le groupe constitué par le caoutchouc naturel, les polyisoprènes de synthèse et leurs mélanges, de préférence l’élastomère isoprénique est un caoutchouc naturel.

3. Bandage selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le taux d’ élastomère isoprénique dans la composition est compris dans un domaine allant de 70 à 100 pce, de préférence de 90 à 100 pce, de préférence 100 pce.

4. Bandage selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les fibres d’alcool polyvinylique ont une longueur comprise entre 0,5 et 20 mm, de préférence entre 0,8 et 12 mm, et/ou un diamètre moyen compris entre 5 et 60 mhi, de préférence entre 10 et 30 mhi.

5. Bandage selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le taux de fibres d’alcool polyvinylique dans la composition est compris dans un domaine allant de 1 à 25 pce, de préférence de 3 à 20 pce.

6. Bandage selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la direction longitudinale des fibres d’alcool polyvinylique est sensiblement située dans un plan parallèle au plan longitudinal du bandage.

7. Bandage selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la charge renforçante comprend du noir de carbone, de la silice ou un de leurs mélanges.

8. Bandage selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la charge renforçante comprend majoritairement du noir de carbone.

9. Bandage selon la revendication 7 ou 8, dans lequel le noir de carbone présente une surface spécifique BET d’au moins 90 m2/g, plus préférentiellement entre 100 et 150 m2/g.

10. Bandage selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le taux total de charge renforçante, dans la composition, est compris entre 10 et 70 pce, de préférence entre 12 et 59 pce.

11. Bandage selon l’une quelconque des revendications précédentes, ledit bandage étant un bandage pneumatique, de préférence pour véhicule de génie civil ou véhicule agricole, de préférence pour véhicule de génie civil.

12. Bandage selon l'une quelconque des revendications précédentes, dont la bande de roulement présente une ou plusieurs rainures dont la profondeur moyenne est comprise dans un domaine allant de 30 à 120 mm, de préférence de 45 à 75 mm.

13. Bandage selon l'une quelconque des revendications précédentes, présentant un taux moyen de creux volumique sur l'ensemble de la bande de roulement compris dans un domaine allant de 5 à 40 %, de préférence de 5 à 25 %.

14. Bandage selon l'une quelconque des revendications précédentes, présentant un diamètre compris dans un domaine allant de 20 à 63 pouces, de préférence de 35 à 63 pouces.

15. Bandage selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la bande de roulement (2) présente des sillons (3) ayant une profondeur P, et comprend une portion radialement extérieure (21) ayant une épaisseur EE et une portion radialement intérieure (22) ayant une épaisseur El, la portion radialement intérieure étant constituée par composition selon l’une quelconque des revendications 1 à 10, et la composition de la portion radialement extérieure (21) de la bande de roulement est différente de la composition de la portion radialement intérieure (22) de la bande de roulement.

Description:
DESCRIPTION

TITRE : BANDAGE HORS LA ROUTE COMPRENANT DES FIBRES D’ALCOOL POLYVINYLIQUE

La présente invention est relative à des bandages pneumatiques ou non-pneumatiques hors la route, en particulier des bandages pneumatiques pour véhicules de génie civil et véhicules agricoles.

Ces bandages doivent posséder des caractéristiques techniques très différentes des bandages destinés à des véhicules roulant exclusivement sur route (c'est-à-dire un sol bitumeux), car la nature des sols hors la route sur lesquels ils évoluent principalement est très différente, et notamment beaucoup plus agressive, de par sa nature caillouteuse. Par ailleurs, contrairement à des bandages pour véhicules de tourisme par exemple, surtout pour les gros engins de génie civil, les bandages doivent pouvoir supporter une charge qui peut être extrêmement lourde. Par conséquent, les solutions connues pour les pneumatiques roulant sur sol bitumeux ne sont pas directement applicables à des bandages hors la route tels que des bandages pour véhicules de génie civil.

Les bandages dits hors la route, du fait de leur usage majoritaire hors la route, sont pourvus de bandes de roulement qui présentent, par rapport aux épaisseurs des bandes de roulement des pneumatiques pour véhicules légers, en particulier pour véhicules tourisme ou camionnette, de grandes épaisseurs de matériau caoutchoutique. Typiquement la partie usante de la bande de roulement d'un bandage pour poids lourd présente une épaisseur d'au moins 15 mm, celle d'un véhicule génie civil d'au moins 30 mm, voire jusqu'à 120 mm.

Au cours du roulage, une bande de roulement subit des sollicitations mécaniques et des agressions résultant du contact direct avec le sol. Dans le cas d'un bandage monté sur un véhicule portant de lourdes charges, les sollicitations mécaniques et les agressions subies par le bandage se trouvent amplifiées sous l'effet du poids qu’il supporte. Les bandages pour véhicules miniers en particulier sont soumis à des sollicitations fortes, à la fois au niveau local : roulage sur les macro-indenteurs représentés par les cailloux qui constituent les pistes (roche concassée), et au niveau global : passage de couple important car les pentes des pistes pour entrer ou sortir des « pits », ou mines à ciel ouvert, sont de l'ordre de 10%, et sollicitations fortes des pneus lors des demi-tours des véhicules pour les manœuvres de chargement et déchargement.

Ceci a pour conséquence que les amorces de fissure qui se créent dans la bande de roulement du bandage sous l'effet de ces sollicitations et de ces agressions, ont tendance à se propager davantage en surface ou à l'intérieur de la bande de roulement, pouvant provoquer des arrachements localisés ou généralisés de la bande de roulement. Ces sollicitations peuvent donc entraîner un endommagement de la bande de roulement et donc réduire la durée de vie de la bande de roulement, et donc du bandage. Un bandage roulant sur un sol caillouteux est très exposé aux agressions, et donc aux amorces de fissure et coupures. La nature même agressive du sol caillouteux exacerbe non seulement ce type d'agression sur la bande de roulement, mais aussi ses conséquences sur la bande de roulement.

Ceci est particulièrement vrai pour les bandages équipant les véhicules de génie civil qui évoluent généralement dans des mines ou des carrières. Ceci est également vrai pour les bandages qui sont montés sur les véhicules agricoles en raison du sol caillouteux des terres arables. Les bandages qui équipent des véhicules poids-lourds de chantiers qui circulent autant sur des sols caillouteux que sur des sols bitumeux, connaissent aussi ces mêmes agressions. En raison des deux facteurs aggravants que sont le poids porté par le bandage et la nature agressive du sol de roulage, la résistance à l’initiation et/ou à la propagation de fissure d'une bande de roulement d'un bandage pour un véhicule de génie civil, un véhicule agricole ou un véhicule poids-lourd de chantier s'avère cruciale pour minimiser l'impact des agressions subies par la bande de roulement. Il est donc important de disposer de bandage pour des véhicules, notamment ceux destinés à rouler sur des sols caillouteux et portant de lourdes charges, dont la bande de roulement présente une résistance à l’initiation et/ou à la propagation de fissure suffisamment forte pour minimiser l'effet d'une amorce de fissure sur la durée de vie de la bande de roulement. Pour résoudre ce problème, il est connu de l'homme de l'art, que par exemple, le caoutchouc naturel dans les bandes de roulement permet d'obtenir des propriétés de résistance à l’initiation et/ou à la propagation de fissure élevées. Par ailleurs, il demeure intéressant que les solutions proposées pour résoudre ce problème ne pénalisent pas les autres propriétés de la composition de caoutchouc, notamment l’hystérèse traduisant la capacité de dissipation thermique de la composition. En effet, l'utilisation d'une composition hystérétique dans un pneumatique peut se manifester par une élévation de la température interne du pneumatique, ce qui peut entraîner une diminution de l’endurance (en anglais « durability ») du bandage.

Au vu de ce qui précède, il existe un objectif permanent de fournir des compositions de caoutchouc qui présentent un compromis amélioré entre la résistance aux agressions et l'hystérèse.

Des solutions ont été apportées pour améliorer ce compromis. Par exemple, la demande WO 2018/104671 Al propose d’utiliser une matrice élastomérique comprenant un polyisoprène époxydé ayant un taux molaire d’époxydation allant de 5% à moins de 50%. La demande WO 2016/202970 Al propose quant à elle d’utiliser une composition spécifique dont la matrice élastomérique comprend un élastomère diénique choisi dans le groupe constitué par les polybutadiènes, les copolymères de butadiène et leurs mélanges, et un élastomère thermoplastique styrénique comprenant au moins un segment rigide styrénique et au moins un segment souple diénique comprenant au moins 20% en masse d'unités diéniques conjuguées.

Or, les manufacturiers cherchent toujours des solutions pour améliorer davantage le compromis de performances entre la résistance aux agressions et l’hystérèse, de préférence quelle que soit la nature de la matrice élastomérique. Poursuivant ses recherches, la Demanderesse a découvert de façon inattendue que l’utilisation de fibre d’alcool polyvinylique dans une composition de bande de roulement permet d’améliorer le compromis de performances précité. Ainsi l’invention a pour objet un bandage pneumatique ou non-pneumatique pour véhicules hors la route dont la bande de roulement comprend une composition à base d’au moins une matrice élastomère comprenant majoritairement au moins un élastomère isoprénique, une charge renforçante, de 0,1 à 25 pce de fibre d’alcool polyvinylique, et un système de réticulation.

Dans la présente, sauf indication contraire, les expressions « la composition » ou « la composition conforme à l’invention » désigne la composition de la bande de roulement du pneumatique selon l’invention.

I- DÉFINITIONS

Par l'expression "composition à base de", il faut entendre une composition comportant le mélange et/ou le produit de réaction in situ des différents constituants utilisés, certains de ces constituants pouvant réagir et/ou étant destinés à réagir entre eux, au moins partiellement, lors des différentes phases de fabrication de la composition ; la composition pouvant ainsi être à l’état totalement ou partiellement réticulé ou à l’état non-réticulé.

Par l’expression "partie en poids pour cent parties en poids d’élastomère" (ou pce), il faut entendre au sens de la présente invention, la partie, en masse pour cent parties en masse d’élastomère.

Dans la présente, sauf indication expresse différente, tous les pourcentages (%) indiqués sont des pourcentages (%) en masse.

D'autre part, tout intervalle de valeurs désigné par l'expression "entre a et b" représente le domaine de valeurs allant de plus de a à moins de b (c’est-à-dire bornes a et b exclues) tandis que tout intervalle de valeurs désigné par l’expression "de a à b" signifie le domaine de valeurs allant de a jusqu'à b (c’est-à-dire incluant les bornes strictes a et b). Dans la présente, lorsqu’on désigne un intervalle de valeurs par l’expression "de a à b", on désigne également et préférentiellement l’intervalle représenté par l’expression "entre a et b".

Lorsqu’on fait référence à un composé "majoritaire", on entend au sens de la présente invention, que ce composé est majoritaire parmi les composés du même type dans la composition, c’est-à-dire que c’est celui qui représente la plus grande quantité en masse parmi les composés du même type. Ainsi, par exemple, un élastomère majoritaire est l’élastomère représentant la plus grande masse par rapport à la masse totale des élastomères dans la composition. De la même manière, une charge dite majoritaire est celle représentant la plus grande masse parmi les charges de la composition. A titre d’exemple, dans un système comprenant un seul élastomère, celui-ci est majoritaire au sens de la présente invention ; et dans un système comprenant deux élastomères, l’élastomère majoritaire représente plus de la moitié de la masse des élastomères. Au contraire, un composé "minoritaire" est un composé qui ne représente pas la fraction massique la plus grande parmi les composés du même type. De préférence par majoritaire, on entend présent à plus de 50%, de préférence plus de 60%, 70%, 80%, 90%.

Les composés comprenant du carbone mentionnés dans la description peuvent être d'origine fossile ou biosourcés. Dans ce dernier cas, ils peuvent être, partiellement ou totalement, issus de la biomasse ou obtenus à partir de matières premières renouvelables issues de la biomasse. Sont concernés notamment les polymères, les plastifiants, les charges, etc. Toutes les valeurs de température de transition vitreuse « Tg » décrite dans la présente sont mesurées de manière connue par DSC (Differential Scanning Calorimetry) selon la norme ASTM D3418 (1999).

II- BREVE DESCRIPTION DES FIGURES [Fig 1] La figure 1, non représentée à l’échelle pour en faciliter la compréhension, représente un schéma d’une demi-vue en coupe méridienne (ou radiale) du sommet d’un bandage pneumatique, dans un plan radial (YZ) passant par l’axe de rotation (YY’) du bandage pneumatique.

[Fig 2] La figure 2, non représentée à l’échelle pour en faciliter la compréhension, représente un schéma d’une coupe méridienne d’un sillon de la bande de roulement d’un bandage pneumatique dans un plan radial (YZ) passant par l’axe de rotation (YY’) du bandage pneumatique.

[Fig 3] La Figure 3 est une représentation schématique d’un dispositif permettant d’orienter des fibres courtes au sein d’une couche d’élastomère. « Al » et « A2 » représentent les cylindres d’une calandre. « B » représente un rouleau de réception sur lequel est disposée une couche sortant de la calandre.

III- DESCRIPTION DE L’INVENTION

III- 1 Matrice élastomérique

Selon l’invention, la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention comprend majoritairement au moins un élastomère isoprénique.

Par "élastomère isoprénique", on entend de manière connue un homopolymère ou un copolymère d'isoprène, en d'autres termes un élastomère diénique choisi dans le groupe constitué par le caoutchouc naturel (NR), les polyisoprènes de synthèse (IR), les différents copolymères d'isoprène et les mélanges de ces élastomères. Parmi les copolymères d'isoprène, on citera en particulier les copolymères d'isobutène-isoprène (caoutchouc butyle - IIR), d'isoprène-styrène (SIR), d'isoprène-butadiène (BIR) ou d'isoprène-butadiène-styrène (SBIR). Cet élastomère isoprénique est de préférence du caoutchouc naturel ou un polyisoprène cis-1,4 de synthèse; parmi ces polyisoprènes de synthèse, sont utilisés de préférence des polyisoprènes ayant un taux (% molaire) de liaisons cis-1,4 supérieur à 90%, plus préférentiellement encore supérieur à 98%.

Avantageusement, F élastomère isoprénique est un polyisoprène comportant un taux massique de liaisons 1,4-cis d'au moins 90% de la masse du polyisoprène. De préférence, F élastomère isoprénique est choisi dans le groupe constitué par le caoutchouc naturel, les polyisoprènes de synthèse et leurs mélanges. De préférence encore le polyisoprène est un caoutchouc naturel. Le taux d’élastomère isoprénique, de préférence de caoutchouc naturel, dans la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention est préférentiellement compris dans un domaine allant de 70 à 100 pce, de préférence de 90 à 100 pce.

De préférence, l’élastomère isoprénique, de préférence le caoutchouc naturel, est le seul élastomère de la composition. En d’autres termes, son taux dans la composition de la demande de roulement du bandage selon l’invention est préférentiellement 100 pce.

Alternativement, la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention peut comprendre autre élastomère mais cela n’est ni obligatoire ni préféré.

L’autre élastomère peut être tout élastomère diénique, autre qu’isoprénique, utilisable en bande de roulement de bandage pneumatique ou non-pneumatique. L’élastomère diénique autre qu’isoprénique peut être choisi, par exemple, dans le groupe des élastomères diéniques fortement insaturés constitué par les polybutadiènes (BR), les copolymères de butadiène et les mélanges de ces élastomères. De tels copolymères sont plus préférentiellement choisis dans le groupe constitué par les copolymères de butadiène-styrène (SBR), les copolymères de butadiène-acrylonitrile (NBR), les copolymères de butadiène-styrène-acrylonitrile (NSBR) ou un mélange de deux ou plus de ces composés.

Le taux d’élastomère diénique autre qu’isoprénique est de préférence compris dans un domaine allant de 0 à 30 pce, de préférence de 0 à 10 pce.

Avantageusement, la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention ne comprend pas d’élastomère thermoplastique, en particulier d’élastomère thermoplastique présentant un groupe amide. Par « élastomère thermoplastique (TPE) », on entend, de manière connue, un polymère de structure intermédiaire entre un polymère thermoplastique et un élastomère. Un élastomère thermoplastique est constitué d’un ou plusieurs segments rigides « thermoplastiques » reliés à un ou plusieurs segments souples « élastomères ».

III-2 Charge renforçante

La composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention comprend en outre une charge renforçante, connue pour ses capacités à renforcer une composition de caoutchouc utilisable pour la fabrication de bandages pneumatiques ou non- pneumatiques.

La charge renforçante peut comprendre du noir de carbone, de la silice ou un de leurs mélanges. Avantageusement, la charge renforçante comprend majoritairement, de préférence exclusivement, du noir de carbone.

Les noirs utilisables dans le cadre de la présente invention peuvent être tout noir conventionnellement utilisé dans les bandages pneumatiques ou-non pneumatiques ou leurs bandes de roulement (noirs dits de grade pneumatique). Parmi ces derniers, on citera plus particulièrement les noirs de carbone renforçants des séries 100, 200, 300, ou les noirs de série 500, 600 ou 700 (grades ASTM), comme par exemple les noirs NI 15, N134, N234, N326, N330, N339, N347, N375, N550, N683, N772). Ces noirs de carbone peuvent être utilisés à l'état isolé, tels que disponibles commercialement, ou sous tout autre forme, par exemple comme support de certains des additifs de caoutchouterie utilisés. Les noirs de carbone pourraient être par exemple déjà incorporés à l’élastomère diénique, notamment isoprénique sous la forme d’un masterbatch (voir par exemple demandes WO 97/36724 ou WO 99/16600).

Comme exemples de charges organiques autres que des noirs de carbone, on peut citer les charges organiques de polyvinyle fonctionnalisé telles que décrites dans les demandes WO 2006/069792, WO 2006/069793, WO 2008/003434 et WO 2008/003435.

Avantageusement, la surface spécifique BET du noir de carbone est d’au moins 90 m 2 /g, de préférence entre 100 et 150 m 2 /g. La surface spécifique BET des noirs de carbone est mesurée selon la norme ASTM D6556-10 [méthode multipoints (au minimum 5 points) - gaz : azote - domaine de pression relative R/R0 : 0.1 à 0.3]

Avantageusement, le taux de noir de carbone dans la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention est compris entre 10 et 70 pce, de préférence entre 11 et 65 pce, de préférence entre 12 et 59 pce.

Si de la silice est utilisée dans la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention, il peut s’agir de toute silice connue de l'homme du métier, notamment toute silice précipitée ou pyrogénée présentant une surface BET ainsi qu’une surface spécifique CT AB toutes deux inférieures à 450 m 2 /g, de préférence de 30 à 400 m 2 /g.

La surface spécifique BET de la silice est déterminée par adsorption de gaz à l’aide de la méthode de Brunauer-Emmett-Teller décrite dans « The Journal of the American Chemical Society » (Vol. 60, page 309, février 1938), et plus précisément selon une méthode adaptée de la norme NF ISO 5794-1, annexe E de juin 2010 [méthode volumétrique multipoints (5 points) - gaz: azote - dégazage sous vide: une heure à 160°C - domaine de pression relative p/po : 0,05 à 0,17]

Les valeurs de surface spécifique CT AB de la silice ont été déterminées selon la norme NF ISO 5794-1, annexe G de juin 2010. Le procédé est basé sur l’adsorption du CTAB (bromure de N-hexadécyl-N,N,N-triméthylammonium) sur la surface « externe » de la charge renforçante.

Si de la silice est utilisée, elle présente avantageusement une surface spécifique BET inférieure à 200 m 2 /g et/ou une surface spécifique CTAB est inférieure à 220 m 2 /g, de préférence une surface spécifique BET comprise dans un domaine allant de 125 à 200 m 2 /g et/ou une surface spécifique CTAB comprise dans un domaine allant de 140 à 170 m 2 /g. A titres de silices utilisables dans le cadre de la présente invention, on citera par exemple les silices précipitées hautement dispersibles (dites "HDS") « Ultrasil 7000 » et « Ultrasil 7005 » de la société Evonik, les silices « Zeosil 1165MP, 1135MP et 1115MP » de la société Rhodia, la silice « Hi-Sil EZ150G » de la société PPG, les silices « Zeopol 8715, 8745 et 8755 » de la Société Huber, les silices à haute surface spécifique telles que décrites dans la demande WO 03/16837.

Pour coupler la silice renforçante à l'élastomère diénique, on peut utiliser de manière bien connue un agent de couplage (ou agent de liaison) au moins bifonctionnel destiné à assurer une connexion suffisante, de nature chimique et/ou physique, entre la silice (surface de ses particules) et l'élastomère diénique (ci-après simplement dénommé « agent de couplage »). On utilise en particulier des organosilanes ou des polyorganosiloxanes au moins bifonctionnels. Par « bifonctionnel », on entend un composé possédant un premier groupe fonctionnel capable d’interagir avec la charge inorganique et un second groupe fonctionnel capable d’interagir avec l’élastomère diénique. Par exemple, un tel composé bifonctionnel peut comprendre un premier groupe fonctionnel comprenant un atome de silicium, le dit premier groupe fonctionnel étant apte à interagir avec les groupes hydroxyles d’une charge inorganique et un second groupe fonctionnel comprenant un atome de soufre, le dit second groupe fonctionnel étant apte à interagir avec l’élastomère diénique.

L’homme du métier peut trouver des exemples d’agent de couplage dans les documents suivants : WO 02/083782, WO 02/30939, WO 02/31041, WO 2007/061550,

WO 2006/125532, WO 2006/125533, WO 2006/125534, US 6,849,754, WO 99/09036, WO 2006/023815, WO 2007/098080, WO 2010/072685 et WO 2008/055986.

Toutefois, il est avantageux dans le cadre de la présente invention de ne pas utiliser d’agent de couplage. Ainsi, préférentiellement, lorsque de la silice est utilisée, la teneur en agent de couplage, dans la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention, est avantageusement inférieure à 6% en poids par rapport au poids de silice, de préférence inférieure à 2%, de préférence inférieure 1% en poids par rapport au poids de silice. De préférence encore, lorsque de la silice est utilisée, la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention ne comprend pas d’agent de couplage.

Par ailleurs, lorsque la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention comprend de la silice, la composition comprend avantageusement un agent de recouvrement de la silice. Parmi les agents de recouvrement de la silice, on peut citer par exemple des hydroxysilanes ou des silanes hydrolysables tels que des hydroxysilanes (voir par exemple WO 2009/062733), des alkylalkoxysilanes, notamment des alkyltriéthoxysilanes comme par exemple le 1-octyl-tri-éthoxysilane, des polyols (par exemple diols ou triols), des polyéthers (par exemple des polyéthylène- glycols), des aminés primaires, secondaires ou tertiaires (par exemple des trialcanol- amines), une guanidine éventuellement substituée, notamment la diphénylguanidine, des polyorgano-siloxanes hydroxylés ou hydrolysables (par exemple des a,w -dihydroxy- poly-organosilanes (notamment des a,w-dihydroxy-polydiméthylsiloxanes) (voir par exemple EP 0784 072), des acides gras comme par exemple l'acide stéarique. Lorsqu'un agent de recouvrement de la silice est utilisé, il est utilisé à un taux compris entre 0 et 5 pce. De préférence, l’agent de recouvrement de la silice est un polyéthylène glycol. Lorsque de la silice est utilisée, le taux d’agent de recouvrement de la silice, de préférence de polyéthylène glycol, dans la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention est avantageusement compris dans un domaine allant de 1 à 6 pce, de préférence de 1,5 à 4 pce.

Que la composition comprenne de la silice ou non, le taux total de charge renforçante dans la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention, est de préférence compris dans un domaine allant de 10 et 70 pce, de préférence entre 11 et 65 pce, de préférence entre 12 et 59 pce.

III-3 Libres de d’alcool polyvinylique

La composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention a pour caractéristique essentielle de comprendre de 0,1 à 25 pce de fibre d’alcool polyvinylique (P Y A). De manière préférentielle, le taux de fibres d’alcool polyvinylique dans la composition est compris dans un domaine allant de 1 à 25 pce, de préférence de 3 à 20 pce, de préférence de 5 à 15 pce.

Avantageusement, ces fibres d’alcool polyvinylique ont une longueur comprise entre 0,5 et 20 mm, de préférence entre 0,8 et 12 mm, de préférence encore entre 1 et 8 mm. Leur diamètre moyen est préférentiellement compris entre 5 et 60 mhi, de préférence entre 10 et 30 mhi.

De manière préférée, les fibres sont revêtues d’une composition adhésive permettant d’améliorer leur adhésion à la composition de caoutchouc. Cette composition adhésive peut être une colle Résorcinol-formaldéhyde-latex classique, couramment abrégée colle RFL, ou bien encore une composition adhésive à base d’une résine phénol-aldéhyde et d’un latex telle que décrite dans les documents WO 2013/017421, WO 2013/017422, WO 2013/017423, WO 2015/007641 et WO 2015/007642. L’utilisation de compositions adhésives à base d’une résine phénol-aldéhyde et d’un latex est particulièrement avantageuse du fait de la non-émission de formaldéhyde.

De telles fibres de PVA sont disponibles dans le commerce, notamment les fibres Kuralon de chez Kuraray, les fibres de PVA de NYCON tel que les références RSC15, RECS15 ou encore les « Polyvinylalcohol fibre » de STW.

Avantageusement, la direction longitudinale des fibres d’alcool polyvinylique est sensiblement située dans un plan parallèle au plan longitudinal du bandage. Par « plan longitudinal », on entend un plan parallèle à la surface de la bande de roulement du pneumatique.

De préférence, la direction longitudinale de la majorité des fibres d’alcool polyvinylique présente une orientation comprise entre -25 degrés et +25 degrés, de préférence entre -10 degrés et +10 degrés, par rapport au plan longitudinal du bandage. En outre, avantageusement, la direction longitudinale de la majorité des fibres d’alcool polyvinylique présente une orientation comprise entre -40 degrés et +40 degrés, de préférence entre -20 degrés et +20 degrés, par rapport au plan circonférentiel du bandage. Par « plan circonférentiel », on entend un plan perpendiculaire à l’axe de rotation de la roue sur laquelle le bandage est, ou est destiné à être, monté.

L’orientation des fibres peut être obtenue en réalisant une couche d’élastomère non vulcanisé contenant lesdites fibres grâce à un calandrage mettant en œuvre un outil à cylindres (Al et A2) et un rouleau de réception (B) à la sortie de l’outil comme représenté sur la Figure 3. La couche sortant de l’outil est disposée au contact du rouleau de réception (B). Le rouleau de réception est réglé de manière à avoir une vitesse tangentielle supérieure à la vitesse tangentielle des cylindres de l’outil sans induire de déchirement de la couche. Cette différence de vitesse tangentielle permet d’orienter les fibres courtes dans le sens du calandrage. L’homme du métier est à même de déterminer les vitesses tangentielles respectives des cylindres et du rouleau de réception. L’homme du métier saura diminuer l’angle des fibres par rapport aux directions longitudinale et circonférentielle, par exemple en augmentant la vitesse tangentielle du rouleau récepteur (B). L’homme du métier peut mesurer l’angle des fibres au sein de la bande de roulement en ôtant une partie de la bande de roulement, préférentiellement en suivant un plan parallèle au plan longitudinal, de manière à faire apparaître une interface contenant les fibres, et en prélevant une éprouvette matériau par une découpe de la bande de roulement et en établissant l’histogramme d’orientation des fibres par microscopie optique en réflexion sur un échantillon d’au moins 100 fibres conformément aux préconisations de l’homme du métier dans « Orientation des fibres courtes dans les pièces en thermoplastique renforcé - Observation de l’orientation des fibres », Techniques de l’ingénieur, Référence AM3729, 10 juillet 2003, Michel VINCENT. III-4 Système de réticulation

Le système de réticulation de la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention peut être à base de soufre moléculaire et/ou de donneurs de soufre et/ou de peroxyde, bien connus de l’homme du métier.

Le système de réticulation est préférentiellement un système de vulcanisation à base de soufre (soufre moléculaire et/ou agent donneur de soufre).

Qu’il provienne du soufre moléculaire ou de l’agent donneur de soufre, le soufre, dans la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention, est utilisé à un taux préférentiel compris entre 0,5 et 10 pce. Avantageusement, le taux de soufre, dans la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention, est compris entre 0,5 et 2 pce, de préférence entre 0,6 et 1,5 pce.

La composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention comprend avantageusement un accélérateur de vulcanisation, qui est de préférence choisi dans le groupe constitué par les accélérateurs du type thiazoles ainsi que leurs dérivés, des accélérateurs de types sulfénamides, thiourées et de leurs mélanges. Avantageusement, l’accélérateur de vulcanisation est choisi dans le groupe constitué par le disulfure de 2- mercaptobenzothiazyle (MBTS), le N-cyclohexyl-2-benzothiazyle sulfénamide (CBS), le N,N-dicyclohexyl-2-benzothiazyle sulfénamide (DCBS), le N-ter-butyl-2- benzothiazyle sulfénamide (TBBS), le N-ter-butyl-2-benzothiazyle sulfénimide (TBSI), le disulfure de morpholine, le N-morpholino-2-benzothiazyle sulfénamide (MBS), le dibutylthiourée (DBTU), et de leurs mélanges. De manière particulièrement préférée, l’accélérateur primaire de vulcanisation est le N-cyclohexyl-2-benzothiazyle sulfénamide (CBS).

Le taux d’accélérateur de vulcanisation dans la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention, est préférentiellement compris dans un domaine allant de 0,2 à 10 pce, de préférence de 0,5 et 2 pce, de préférence entre 0,5 et 1,5 pce, de préférence encore entre 0,5 et 1,4 pce. De manière avantageuse, le ratio pondéral soufre ou donneur de soufre / accélérateur de vulcanisation, dans la composition de la bande de roulement du bandage selon l’invention, est compris dans un domaine allant de 1,2 à 2,5 de préférence de 1,4 à 2.

III-5 Additifs possibles

Les compositions de caoutchouc de la bande de roulement du bandage selon l'invention peuvent comporter optionnellement également tout ou partie des additifs usuels habituellement utilisés dans les compositions d'élastomères pour bandage pneumatique ou non-pneumatique, comme par exemple des plastifiants (tels que des huiles plastifiantes et/ou des résines plastifiantes), des pigments, des agents de protection tels que cires anti-ozone, anti-ozonants chimiques, anti-oxydants, des agents anti-fatigue, des résines renforçantes (telles que décrites par exemple dans la demande WO 02/10269).

III-6 Préparation des compositions de caoutchouc

Les compositions utilisables dans le cadre de la présente invention peuvent être fabriquées dans des mélangeurs appropriés, en utilisant deux phases de préparation successives bien connues de l'homme du métier : - une première phase de travail ou malaxage thermomécanique (phase dite « non- productive »), qui peut être conduite en une seule étape thermomécanique au cours de laquelle on introduit, dans un mélangeur approprié tel qu'un mélangeur interne usuel (par exemple de type ’Banbury’), tous les constituants nécessaires, notamment la matrice élastomérique, les fibres de PVA, les éventuels autres additifs divers, à l'exception du système de réticulation. L’incorporation de la charge éventuelle à l’élastomère peut être réalisée en une ou plusieurs fois en malaxant thermomécaniquement. Dans le cas où la charge est déjà incorporée en totalité ou en partie à l’élastomère sous la forme d’un mélange-maître (« masterbatch » en anglais) comme cela est décrit par exemple dans les demandes WO 97/36724 ou WO 99/16600, c’est le mélange-maître qui est directement malaxé et le cas échéant on incorpore les autres élastomères ou charges présents dans la composition qui ne sont pas sous la forme de mélange-maître, ainsi que les éventuels autres additifs divers autres que le système de réticulation. La phase non-productive peut être réalisée à haute température, jusqu'à une température maximale comprise entre 110°C et 200°C, de préférence entre 130°C et 185°C, pendant une durée généralement comprise entre 2 et 10 minutes.

- une seconde phase de travail mécanique (phase dite « productive »), qui est réalisée dans un mélangeur externe tel qu'un mélangeur à cylindres, après refroidissement du mélange obtenu au cours de la première phase non-productive jusqu'à une plus basse température, typiquement inférieure à 120°C, par exemple entre 40°C et 100°C. On incorpore alors le système de réticulation, et le tout est alors mélangé pendant quelques minutes, par exemple entre 5 et 15 min.

De telles phases ont été décrites par exemple dans les demandes EP-A-0501227, EP-A- 0735088, EP-A-0810258, WO00/05300 ou WO00/05301.

La composition finale ainsi obtenue est ensuite calandrée par exemple sous la forme d’une feuille ou d’une plaque, notamment pour une caractérisation au laboratoire, ou encore extrudée (ou co-extrudé avec une autre composition de caoutchouc) sous la forme d’un semi-fini (ou profilé) de caoutchouc utilisable par exemple comme bande de roulement de bandage pneumatique ou non-pneumatique. Ces produits peuvent ensuite être utilisés pour la fabrication de bandages pneumatiques ou non-pneumatiques, selon les techniques connues de l’homme du métier.

La composition peut être soit à l’état cru (avant réticulation ou vulcanisation), soit à l’état cuit (après réticulation ou vulcanisation), peut être un produit semi-fini qui peut être utilisé dans un bandage pneumatique ou non-pneumatique.

La réticulation de la composition peut être conduite de manière connue de l’homme du métier, par exemple à une température comprise entre 130°C et 200°C, sous pression.

III-7 Bande de roulement et bandage pneumatique ou non-pneumatique De manière connue, la bande de roulement d’un bandage pneumatique ou non- pneumatique comporte une surface de roulement destinée à être en contact avec le sol lorsque le bandage roule. La bande de roulement est pourvue d'une sculpture comprenant notamment des éléments de sculpture en relief, pouvant être des nervures ou des blocs élémentaires délimités par diverses rainures principales, longitudinales ou circonférentielles, transversales ou encore obliques, les éléments de sculpture pouvant en outre comporter diverses incisions ou lamelles plus fines.

De façon générale, comme montré sur la Figure 1 (échelle non respectée pour en faciliter la lecture), un pneumatique 1 comprend une bande de roulement 2, destinée à venir en contact avec le sol par l’intermédiaire d’une surface de roulement, et reliée par l’intermédiaire de deux flancs à deux bourrelets, destinés à assurer une liaison mécanique entre le pneumatique et la jante sur laquelle il est monté.

Un pneumatique radial comprend plus particulièrement une armature de renforcement, comprenant une armature de sommet 5, radialement intérieure à la bande de roulement, et une armature de carcasse 6, radialement intérieure à l’armature de sommet 5.

La bande de roulement 2 comprend des sillons 3, dont le fond 4 est généralement et préférentiellement sensiblement parallèle à la surface extérieure de la bande de roulement 2.

Bien que la figure 1 se rapporte à un bandage pneumatique, la bande de roulement du bandage selon l’invention est également applicable à des bandages non-pneumatiques, qui sont par ailleurs bien connus de l’homme du métier et décrits notamment dans les demande WO 03/18332 et WO 2013/095499.

La composition conforme à l’invention peut être présente dans la totalité de la bande de roulement du bandage selon l’invention. Alternativement, elle peut être présente dans une partie de la bande de roulement du bandage.

Par exemple, la bande de roulement du bandage selon l’invention peut comprendre plusieurs portions (ou couches), par exemple deux, superposées dans la direction radiale. En d’autres termes, les portions (ou couches) cylindriques sont parallèles, au moins sensiblement, entre elles, en tout point de leurs circonférences, à un plan tangentiel (ou longitudinal), plan défini comme étant orthogonal à la direction radiale. La bande de roulement 2 peut notamment comprendre une portion radialement extérieure 21 ayant une épaisseur E E et une portion radialement intérieure 22 ayant une épaisseur Ei.

La Figure 2 montre une vue détaillée d’un sillon 3, où P représente la profondeur du sillon 3, E E représente l’épaisseur de la portion radialement extérieure 21 de la bande de roulement 2, Ei représente l’épaisseur de la portion radialement intérieure 22 de la bande de roulement 2 et E T l’épaisseur totale de la bande de roulement 2.

La bande de roulement 2 du bandage selon l’invention peut ainsi comprendre au moins une portion radialement intérieure 22 et une portion radialement extérieure 21, la composition conforme à l’invention étant présente dans une portion radialement intérieure 22 de la bande de roulement 2 du bandage selon l’invention. Avantageusement, la bande de roulement 2 du bandage selon l’invention comprend une portion radialement extérieure 21 et une seule portion radialement intérieure 22. Dans ce cas, l’épaisseur totale E T de la bande de bande de roulement 2 est égale à la somme des épaisseurs E E et Ei. Avantageusement, la portion radialement intérieure 22 est donc adjacente à la portion radialement extérieure 21.

Avantageusement, l’épaisseur E E de la portion radialement extérieure 21 est strictement inférieure à P et l’épaisseur Ei de la portion radialement intérieure 22 est strictement supérieure à la différence de la profondeur P par l’épaisseur E E . De cette manière, lorsque la composition de la portion radialement extérieure 21 de la bande de roulement 2 est différente de la composition de la portion radialement intérieure 22 de la bande de roulement 2, la composition du fond de sillon 4 des sillons 3 est la composition de la portion radialement intérieure 22 de la bande de roulement 2.

De préférence : - la profondeur P des sillons 3 est comprise dans un domaine allant de 7 à 18 mm, de préférence de 10 à 15 mm,

- l’épaisseur E E de la portion radialement extérieure 21 est comprise dans un domaine allant de 6 à 17 mm, de préférence de 9 à 14mm, - l’épaisseur Ei de la portion radialement intérieure 22 est comprise dans un domaine allant de 4 à 15 mm, de préférence de 7 à 9 mm.

La composition de la portion radialement extérieure 21 de la bande de roulement 2 peut avantageusement être différente de la composition de la portion radialement intérieure 22 de la bande de roulement 2. La bande de roulement peut également comprendre deux compositions différentes entre elles mais toutes deux conformes à la présente invention, l’une étant présente dans une portion radialement extérieure de la bande de roulement, l’autre dans une portion radialement intérieure.

Lorsque la portion radialement extérieure 21 de la bande de roulement 2 est différente de la composition de la portion radialement intérieure 22 de la bande de roulement 2, la composition de la portion radialement extérieure 21 de la bande de roulement 2 est avantageusement soit une composition à base d’une matrice élastomérique comprenant majoritairement, de préférence exclusivement, un élastomère isoprénique, au moins une charge renforçante et un système de réticulation, mais ne comprenant pas de fibre de polyvinyle alcool, ou en comprenant moins de 1 pce, de préférence 0 pce ; soit une composition à base d’une matrice élastomérique comprenant majoritairement, de préférence exclusivement, un copolymère de butadiène styrène, au moins une charge renforçante et un système de réticulation, et ne comprenant avantageusement pas de fibre de polyvinyle alcool, ou en comprenant moins de 1 pce, de préférence 0 pce.

Avantageusement, le bandage selon l’invention est un bandage pneumatique.

La présente invention est particulièrement bien adaptée aux bandages, en particulier aux bandages pneumatiques, destinés aux véhicules de génie civil ou agricole dont les pneumatiques sont soumis à des contraintes bien spécifiques, notamment les sols caillouteux sur lesquels ils roulent. Ainsi, avantageusement, le bandage selon l’invention est un bandage, de préférence un bandage pneumatique, pour véhicules (de préférence de véhicule) de génie civil ou de véhicule agricole, de préférence pour véhicule (de préférence de véhicule) de génie civil. La bande de roulement selon l’invention peut avoir une ou plusieurs rainures dont la profondeur moyenne va de 30 à 120 mm, de préférence de 45 à 75 mm. Par ailleurs, le taux moyen de creux volumique sur l'ensemble de la bande de roulement, défini comme le rapport entre le volume total des creux et le volume total de la bande de roulement supposée sans creux, selon l’invention peut être compris dans un domaine allant de 5 à 40 %, de préférence de de 5 à 25 %. Les pneumatiques selon l’invention peuvent avoir un diamètre allant de 20 à 63 pouces, de préférence de 35 à 63 pouces.

IV- MODES DE REALISATION PREFERES

Au vu de ce qui précède, les modes de réalisation préférés de l’invention sont décrits ci- dessous :

A. Bandage pneumatique ou non-pneumatique, pour, de préférence de, véhicules hors la route, dont la bande de roulement comprend une composition à base d’au moins une matrice élastomère comprenant majoritairement au moins un élastomère isoprénique, une charge renforçante, de 1 à 25 pce de fibre d’alcool polyvinylique (PVA), et un système de réticulation.

B. Bandage selon le mode de réalisation A, dans lequel G élastomère isoprénique est choisi dans le groupe constitué par le caoutchouc naturel, les polyisoprènes de synthèse et leurs mélanges.

C. Bandage selon le mode de réalisation A, dans lequel G élastomère isoprénique est un caoutchouc naturel.

D. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel le taux d’ élastomère isoprénique dans la composition est compris dans un domaine allant de 70 à 100 pce, de préférence de 90 à 100 pce, de préférence 100 pce.

E. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel les fibres d’alcool polyvinylique ont une longueur comprise entre 0,5 et 20 mm, de préférence entre 0,8 et 12 mm. F. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel les fibres d’alcool polyvinylique ont un diamètre moyen compris entre 5 et 60 pm, de préférence entre 10 et 30 pm.

G. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel les fibres sont revêtues d’une composition adhésive.

H. Bandage selon le mode de réalisation G, dans lequel la composition adhésive est une colle Résorcinol-Formaldéhyde-Latex dite RFL, ou une composition adhésive à base d’une résine phénol-aldéhyde et d’un latex.

I. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel le taux de fibres d’alcool polyvinylique dans la composition est compris dans un domaine allant de 1 à 25 pce, de préférence de 3 à 20 pce.

J. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel la direction longitudinale des fibres d’alcool polyvinylique est sensiblement située dans un plan parallèle au plan longitudinal du bandage.

K. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel la direction longitudinale de la majorité des fibres d’alcool polyvinylique présente une orientation comprise entre -25 degrés et +25 degrés, de préférence entre -10 degrés et +10 degrés, par rapport au plan longitudinal du bandage.

L. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel la direction longitudinale de la majorité des fibres d’alcool polyvinylique présente une orientation comprise entre -40 degrés et +40 degrés, de préférence entre -20 degrés et +20 degrés, par rapport au plan circonférentiel du bandage.

M. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel la charge renforçante comprend du noir de carbone, de la silice ou un de leurs mélanges.

N. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel la charge renforçante comprend majoritairement du noir de carbone.

O. Bandage selon le mode de réalisation M ou N, dans lequel le noir de carbone présente une surface spécifique BET d’au moins 90 m2/g, plus préférentiellement entre 100 et 150 m2/g. P. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation M à O, dans lequel le taux de noir de carbone dans la composition est compris entre 10 et 70 pce, de préférence entre 12 et 59 pce.

Q. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation M à P, dans lequel le taux de silice dans la composition est compris entre 2 et 30 pce, de préférence entre 2 et 24 pce.

R. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel le taux total de charge renforçante, dans la composition, est compris entre 10 et 70 pce, de préférence entre 12 et 59 pce.

S. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel le système de réticulation est un système de vulcanisation à base de soufre moléculaire et/ou agent donneur de soufre.

T. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel la composition ne comprend pas d’élastomère thermoplastique présentant un groupe amide, de préférence ne comprenant pas d’élastomère thermoplastique.

U. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, ledit bandage étant un bandage pneumatique.

V. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel le bandage est un bandage pour véhicule de génie civil ou véhicule agricole, de préférence pour véhicule de génie civil.

W. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dont la bande de roulement présente une ou plusieurs rainures dont la profondeur moyenne est comprise dans un domaine allant de 30 à 120 mm, de préférence de 45 à 75 mm.

X. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, présentant un taux moyen de creux volumique sur l'ensemble de la bande de roulement compris dans un domaine allant de 5 à 40 %, de préférence de 5 à 25 %.

Y. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, présentant un diamètre compris dans un domaine allant de 20 à 63 pouces, de préférence de 35 à 63 pouces. Z. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents, dans lequel la composition est présente dans la totalité de la bande de roulement.

AA. Bandage selon l’un quelconque des modes de réalisation A à Y, dans lequel la bande de roulement (2) présente des sillons (3) ayant une profondeur P, et comprend une portion radialement extérieure (21) ayant une épaisseur EE et une portion radialement intérieure (22) ayant une épaisseur El, la portion radialement intérieure étant constituée par composition selon l’un quelconque des modes de réalisation A à S.

BB. Bandage selon le mode de réalisation AA, dans lequel l’épaisseur EE de la portion radialement extérieure (21) est strictement inférieure à P et l’épaisseur El de la portion radialement intérieure (22) étant strictement supérieure à la différence de la profondeur P par l’épaisseur EE.

CC. Bandage selon le mode de réalisation AA ou BB, dans lequel la composition de la portion radialement extérieure (21) de la bande de roulement est différente de la composition de la portion radialement intérieure (22) de la bande de roulement.

V- EXEMPLES

V-l Préparation des compositions Dans les exemples qui suivent, les compositions caoutchouteuses ont été réalisées comme décrit au point III.6 ci-dessus. En particulier, la phase « non-productive » a été réalisée dans un mélangeur de 0,4 litres pendant 3,5 minutes, pour une vitesse moyenne de palettes de 50 tours par minutes jusqu’à atteindre une température maximale de tombée de 160°C. La phase « productive » a été réalisée dans un outil à cylindre à 23°C pendant 5 minutes.

La réticulation de la composition a été conduite à une température comprise entre 110°C et 200°C, sous pression. V-2 Mesures et tests utilisés

Propriétés dynamiques Les propriétés dynamiques G* et Max tan(ô) sont mesurées sur un viscoanalyseur (Metravib VA4000), selon la norme ASTM D5992-96. On enregistre la réponse d'un échantillon de composition vulcanisée (éprouvette cylindrique de 2 mm d’épaisseur et de 79 mm 2 de section), soumis à une sollicitation sinusoïdale en cisaillement simple alterné, à la fréquence de 10Hz, dans les conditions normales de température (23°C) selon la norme ASTM D 1349-09. On effectue un balayage en amplitude de déformation de 0,1% à 50% (cycle aller), puis de 50% à 0,1% (cycle retour). Sur le cycle retour, on enregistre la valeur du facteur de perte, noté tan(ô) max .

Les résultats de performance hystérétique (tan(ô)max à 23 °C) sont exprimés en pourcentage base 100 par rapport à la composition témoin Tl. Un résultat supérieur à 100 indique une amélioration de la performance hystérétique, soit une diminution de Thystérèse.

Test chenille

Ce test est représentatif de la résistance aux agressions. Il consiste à faire rouler une chenille métallique montée sur un bandage pneumatique monté sur roue et véhicule, et gonflé, sur laquelle sont fixés des patins en caoutchouc de composition donnée, sur une piste remplie de cailloux pendant un certain temps. A la fin du roulage on démonte les patins et on compte le nombre de coupure visible à l’œil nu en surface. Plus le nombre est faible, meilleure est la performance de résistance aux agressions.

Pour réaliser ce test, on a fabriqué des patins de différentes compositions (voir Tableau 1 ci-dessous) selon le procédé décrit au point V-l ci-dessus. Pour obtenir un patin, on a calandré la composition non-réticulée obtenue au point V-l à une épaisseur de 5,5 mm, découpé des plaques (2 de 260x120 mm, 2 de 250x100 mm et 2 de 235x90 0mm) que Ton a ensuite empilées de manière pyramidale. Ce bloc de 6 plaques a ensuite été inséré dans un moule de forme pyramidale à base rectangulaire de 260x120 mm et à sommet plat de 235x90 mm de surface, et cuit à une température de 120°C pendant 300 minutes à une pression de 180 bars, permettant ainsi la réticulation de la composition. Les patins ont ensuite été montés sur deux chenilles métalliques X-TRACK10 de la société Caterpillar, qui ont elles-mêmes été montées sur deux pneumatiques MICHELIN XMINE D2 12.00R24 du train arrière d’un camion SCANIA R410. Les pneumatiques ont été retaillés pour supporter les chenilles. Les pneumatiques étaient gonflés à une pression de 7 bars et portaient une charge de 4250 kg par pneumatique.

Le camion a roulé sur une piste sans pente recouverte de cailloux porphyre de taille 30/60 obtenus auprès de SONVOLES Murcia, Espagne, pendant 5 heures à une vitesse de 5 km/h. La densité de cailloux sur la piste était d’environ 1000 à 1500 cailloux au mètre carré.

A la fin du test, les coupures visibles à la surface des patins ont été comptées. Le résultat a été moyenné sur la base de 6 patins. Les résultats de performance aux agressions sont exprimés en pourcentage base 100 par rapport à la composition témoin Tl. Un résultat supérieur à 100 indique une amélioration de la résistance aux agressions.

V-3 Essais de compositions de caoutchouc

Les exemples présentés ci-dessous ont pour objet de comparer la résistance aux agressions et l’hystérèse de bande de roulement conformes à la présente invention (Cl et C2) à celles de compositions témoin (Tl à T3).

Le Tableau 1 présente les compositions testées (en pce), ainsi que les résultats obtenus.

La composition Cl diffère de la composition Tl uniquement par la présence de fibres de PVA. Les compositions T2 et T3 diffèrent de la composition Cl uniquement par la nature des fibres utilisées. La quantité de fibre a été ajustée de manière à ce que la fraction volumique des fibres soit de 2% dans chacune des compositions Cl, T2 et T3, et de 5% pour la composition C2. Les compositions C2 permettent d’étudier l’impact de l’augmentation de la quantité de fibres de PVA. [Tableau 1]

(1) Noir de carbone de grade NI 15 selon la norme ASTM D-1765

(2) Silice « Ultrasil VN3 » de la société Evonik

(3) Fibres PVA « Kuralon 1239 » de la société Kuraray (4) Fibres PET « Polyester RFL treated précision eut » de la société Bamet

(5) Fibres PA « Nylon 6.6 RFL treated précision eut » de la société Bamet

(6) 1,5 pce de N-l,3-diméthylbutyl-N-phénylparaphénylènediamine « Santoflex 6-PPD » de la société Flexsys et 1,0 pce de 2,2,4-trimethyl-l,2-dihydroquinoline (TMQ ) de la société Lanxess

(7) Cire anti-ozone « VARAZON 4959 » de la société Sasol Wax (8) Acide stéarique « Pristerene 4931 » de la société Uniqema

(9) Oxyde de zinc de grade industriel de la société Umicore

(10) Polyethylene glycol of Mn 6000-20000 gm/mol sold by SASOL husband

(11) N-cyclohexyl-2-benzothiazyle sulfénamide « Santocure CBS » de la société Flexsys Les résultats présentés dans le Tableau 1 ci-dessus montrent que Tutilisation de fibres de PVA dans la composition permet d’améliorer fortement la résistance aux agressions par rapport à une composition n’en comprenant pas, mais également par rapport à des compositions comprenant des fibres d’autre nature. Il a été constaté que l’augmentation du taux de fibre de PVA permet d’améliorer davantage la résistance aux agressions.