Login| Sign Up| Help| Contact|

Patent Searching and Data


Title:
ORTHOPAEDIC SHOE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2018/115794
Kind Code:
A1
Abstract:
The aim of the present invention is to overcome the disadvantages of the prior art and to address the constraints disclosed above by proposing an orthopaedic shoe (10) for at least partially offloading the forefoot, said shoe (10) comprising at least one tightening device (12) configured to block forward/backward and sideways movements of the foot (40) in the internal volume of said shoe (10). The invention also concerns an orthopaedic shoe (10) for use in the treatment and/or prevention of a perforating ulcer of the foot, or the treatment of a pathology chosen from Morton's neuroma, bunions, toe deformations, bunionettes, metatarsalgia and post-operative indications following forefoot surgery (40).

More Like This:
JPS5196648******** ***O**
Inventors:
HA VAN GEORGES (FR)
Application Number:
FR2017/053828
Publication Date:
June 28, 2018
Filing Date:
December 22, 2017
Export Citation:
Click for automatic bibliography generation   Help
Assignee:
MAYZAUD (FR)
International Classes:
A43B7/14; A43B13/14; A43B17/14; A43B23/02
Domestic Patent References:
WO1986004229A11986-07-31
Foreign References:
FR2912294A12008-08-15
EP0248964A11987-12-16
US2208078A1940-07-16
FR2912294A12008-08-15
Other References:
PIERRE; MARIE CURIE: "complications chroniques du diabète sucré", FACULTÉ DE MÉDECINE, Retrieved from the Internet
Attorney, Agent or Firm:
CABINET PLASSERAUD (FR)
Download PDF:
Claims:
REVENDICATIONS

Chaussure orthopédique (10) comprenant un volume intérieur de réception du pied, caractérisée en ce qu'elle comporte une semelle interne configurée pour décharger au moins partiellement la partie avant dudit pied, celle-ci présentant un taux de décharge δι d'au moins 30% lorsque l'utilisateur portant ladite chaussure est debout et immobile, et en ce qu'elle comprend une tige haute (1 1 ) et au moins un dispositif de serrage (12) pour ajuster ladite tige et bloquer ainsi les déplacements antéro-postérieurs et latéraux du pied, de sorte que lors du déroulement du pas dudit utilisateur, le taux de décharge δ2 est identique au taux de décharge δι lorsque l'utilisateur portant ladite chaussure est debout et immobile

2. Chaussure (10) selon la revendication 1 , caractérisée en ce que ladite semelle interne (20) est une semelle orthopédique destinée à réaliser une décharge totale de l'avant-pied, aucune tête métatarsienne étant en appui.

Chaussure (10) selon la revendication 1 , caractérisée en ce que la semelle interne (20) est une semelle orthopédique destinée à réaliser une décharge partielle de l'avant-pied, au moins une tête métatarsienne étant en appui.

Chaussure (10) selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que ladite chaussure est une chaussure fermée de sorte que ladite tige recouvre ladite partie avant, la portion de ladite tige recouvrant ladite partie avant étant réalisée dans un matériau souple pour éviter tout traumatisme de ladite partie avant en cas de contact avec cette dernière. Chaussure (10) selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que au moins la partie de ladite tige montante destinée à venir entourer au moins partiellement et prendre appui contre l'extrémité inférieure de la jambe de l'utilisateur est rigide.

Chaussure (10) selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle comprend une semelle externe (13) ayant une partie arrière plane (131 ) destinée à reposer sur le sol, et une partie avant (132) ayant une surface inférieure (133) formant un angle aigu a1 avec le sol, ladite semelle externe (13) présentant un axe virtuel de pivotement à la jonction desdites parties avant (132) et arrière (131 ) pour permettre le basculement rapide et quasi instantané de ladite chaussure (10) vers l'avant lors de la marche ;

et en ce que ladite tige (1 1 ), reliée à la semelle externe (13) comprend au moins un desdits dispositifs de serrage (12) permettant de bloquer les déplacements antéro-postérieurs et latéraux du pied dans ledit volume intérieur

Chaussure (10) selon la revendication 6, caractérisée en ce que l'angle aigu a1 est compris entre 10 et 20 degrés.

Chaussure (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que ladite tige haute de la chaussure s'étend au moins au-dessus des extrémités proximales des malléoles externe et interne.

Chaussure (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un moyen (14) pour assurer le blocage de au moins une partie de la partie supérieure et saillante de la face dorsale du pied.

10. Chaussure (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que le au moins un dispositif de serrage (12) est choisi parmi les pattes velcro, les lacets, les sangles, et des combinaisons de ces éléments.

1 1 . Chaussure (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'elle comprend en outre une languette (15) permettant de renforcer le blocage des déplacements antéro- postérieur et latéraux du pied.

12. Chaussure (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 1 1 , caractérisée en ce que ladite semelle interne (20) est amovible.

13. Chaussure (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 2 et 4 à 12 pour son utilisation dans le traitement d'un mal perforant plantaire. 14. Chaussure (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 2 et 4 à 12 pour son utilisation dans la prévention d'un mal perforant plantaire.

15. Chaussure (10) selon l'une quelconque des revendications 1 et 3 à 12 pour son utilisation dans le traitement d'une pathologie choisie parmi le névrome de Morton, l'hallus valgus, les déformations d'orteil, le quintus varus, des métatarsalgies et dans les indications post opératoire des chirurgies de l'avant pied

Description:
Chaussure orthopédique

Domaine de l'invention

La présente invention concerne une chaussure orthopédique de décharge au moins partielle de l'avant pied.

Elle concerne également une chaussure orthopédique pour son utilisation dans le traitement et/ou la prévention d'un mal perforant plantaire, ou le traitement d'une pathologie choisie parmi le névrome de Morton, l'hallus valgus, les déformations d'orteil, le quintus varus, des métatarsalgies.

Arrière-plan technologique

Une complication fréquente associée au diabète est le « pied diabétique ». Le pied du patient diabétique devient pathologique s'il est à risque de présenter une plaie chronique. Ce risque apparaît en présence d'une neuropathie périphérique. Il est aggravé par la présence d'une artérite des membres inférieurs. On grade de la manière suivante le risque podologique :

- grade 0 : pas de neuropathie

- grade 1 : neuropathie

- grade 2 : neuropathie + déformations du pied ou + artérite

- grade 3 : antécédent d'ulcération, ou pied de Charcot

La neuropathie va entraîner une hypoesthésie qui supprime le symptôme d'alerte qu'est la douleur et qui assure habituellement la protection du pied contre les ampoules, les durillons, les ongles mal taillés, les brûlures. Sur un pied neuropathique insensible, toutes ces causes deviennent des portes d'entrée à des plaies chroniques. La neuropathie est ainsi responsable d'un retard majeur aux soins de ces plaies, mais aussi à des difficultés de compliance au traitement. L'atteinte de la sensibilité profonde va favoriser les troubles statiques et les déformations caractéristiques du pied diabétique : pied creux, orteils en griffe.

La neuropathie périphérique est également responsable d'une sécheresse cutanée anormale favorisant la formation d'hyperkératose au niveau des points d'appui : les 5 têtes métatarsiennes, la styloïde du 5ème métatarse et le talon. Cette hyperkératose va être à l'origine au niveau des têtes métatarsiennes de maux perforants plantaires, et au niveau du talon de fissures creusantes.

Ces maux perforants plantaires finissent par former l'équivalent d'une pierre dure, blessant le tissu sous cutané, provoquant la formation d'une petite poche hydrique. Le liquide sous tension lors de l'appui dissèque les tissus, formant une véritable chambre de décollement. L'hyperkératose sèche, se fendille, ouvrant la voie à la surinfection avec constitution d'un véritable abcès sous cutané qui peut fuser vers l'os ou les parties molles ou s'ouvrir à la peau, formant le classique mal perforant entouré de sa couronne d'hyperkératose (complications chroniques du diabète sucré. Faculté de médecine Pierre et Marie Curie, http://www.chups.iussieu.fr/polys/endocnno/poly/POLY.Chp

Un des traitements est la mise en décharge totale de la plaie via des chaussures de décharge. Ces chaussures permettent de soulager l'avant pied en évitant tout contact pouvant être néfaste.

On décrira par exemple une chaussure de décharge de l'avant pied telle que décrite dans le brevet FR2912294 comprenant une semelle externe présentant, lorsque la chaussure repose sur le sol, une partie inclinée vers le haut par rapport à la partie arrière de ladite chaussure, et une semelle interne permettant de définir un espace entre ladite semelle interne et les métatarses du pied afin d'éviter les contacts avec la chaussure. Lors de la marche cependant, le pied va glisser dans la chaussure et la décharge du pied n'est alors pas totale, ce qui provoque des frottements entraînant la formation de nouvelles plaies, et aggrave et nuit à la cicatrisation des plaies existantes.

Outre les maux perforants plantaires associés au pied diabétique, certaines pathologies nécessitent une décharge au moins partielle du pied pour leur traitement.

On citera typiquement le névrome de Morton, l'hallus valgus, les déformations d'orteil, le quintus varus, les métatarsalgies. Il est nécessaire dans le traitement de ces pathologies et dans le suivi post-opératoire le cas échéant, que le pied ne soit pas en contact avec la chaussure de décharge, et ne subit pas de choc, notamment durant la marche, afin de ne pas retarder la guérison.

Il existe ainsi un besoin d'une chaussure orthopédique de décharge, au moins partielle du pied permettant de bloquer les déplacements du pied dans ladite chaussure pour prévenir notamment les maux perforants plantaires associés au pied diabétique et favoriser leur traitement ainsi que le traitement des pathologies du pied, nécessitant une décharge au moins partielle du pied.

Objet de l'invention La présente invention vise à pallier les inconvénients de l'art antérieur et à répondre aux contraintes ci-dessus énoncées en proposant une chaussure orthopédique de décharge au moins partielle de l'avant- pied, ladite chaussure comprenant au moins un dispositif de serrage configuré pour bloquer les déplacements antéro-postérieurs et latéraux du pied dans le volume intérieur de ladite chaussure. Elle concerne également une chaussure orthopédique pour son utilisation dans le traitement et/ou la prévention d'un mal perforant plantaire, ou le traitement d'une pathologie choisie parmi le névrome de Morton, l'hallus valgus, les déformations d'orteil, le quintus varus, des métatarsalgies.

Brève description de l'invention

A cet effet, l'invention concerne une chaussure orthopédique de décharge au moins partielle de l'avant-pied, ladite chaussure comprenant un volume intérieur de réception du pied, caractérisée en ce qu'elle comprend une tige haute et au moins un dispositif de serrage configurés pour bloquer des déplacements antéro-postérieurs et latéraux du pied dans ledit volume intérieur.

Ainsi, la présente invention concerne une chaussure orthopédique comprenant un volume intérieur de réception du pied, caractérisée en ce qu'elle comporte une semelle interne configurée pour décharger au moins partiellement la partie avant dudit pied, celle-ci présentant un taux de décharge δι d'au moins 30% lorsque l'utilisateur portant ladite chaussure est debout et immobile, et en ce qu'elle comprend une tige haute et au moins un dispositif de serrage pour ajuster ladite tige et bloquer ainsi les déplacements antéro-postérieurs et latéraux du pied, de sorte que lors du déroulement du pas dudit utilisateur, le taux de décharge δ 2 est identique au taux de décharge δι lorsque l'utilisateur portant ladite chaussure est debout et immobile

On entend par « partie avant du pied », la partie du pied s'étendant dans sa limite antérieure de l'extrémité avant des orteils à dans sa limite postérieure en arrière des têtes métatarsiennes. Ainsi, la partie avant du pied est constituée par les phalanges et les métatarsiens. On entend par « déplacements antéro-postérieurs » du pied au sens de la présente invention, les déplacements du pied effectués selon l'axe antéro-postérieur défini en position anatomique de référence.

On entend par « déplacements latéraux » du pied au sens de la présente invention, les déplacements du pied effectué selon l'axe transversal défini en position anatomique de référence. Avantageusement, la chaussure selon la présente invention ne contraint pas les mouvements de rotation du pied et permet ainsi de respecter les contraintes de déroulement du pas chez les patients

Au sens de la présente invention, l'avant-pied sera en décharge totale lorsqu'aucune des têtes métatarsiennes du pied n'est en appui dans la chaussure selon l'invention.

Lors d'une décharge totale de l'avant pied, et en fonction de la morphologie du patient, certaines extrémités de l'avant pied pourront exercer un appui dans la chaussure. La décharge sera cependant considérée comme totale lorsqu'aucune tête métatarsienne ne sera en appui. Une décharge est considérée comme totale lorsque la pression exercée sur les têtes métatarsiennes est comprise entre ON/cm 2 et 3N/cm 2 .

La décharge totale sera ainsi considérée comme un taux de décharge d'environ 100% à 5% près, préférentiellement 100%. Cette décharge totale à 100% correspond à un taux de pression de Okg/crn 2 sur les têtes métatarsiennes. On entend par décharge partielle de l'avant pied, une décharge autorisant un appui de certaines des têtes métatarsienne. Une décharge sera considérée comme partielle quand la décharge sera d'au moins 30% sur les têtes métatarsiennes.

En dessous de 30%, il sera considéré qu'aucune décharge n'est effectuée.

Dans différents modes de réalisation particuliers de cette chaussure, chacun ayant ses avantages propres et susceptibles de nombreuses combinaisons techniques possibles :

- ladite semelle interne est une semelle orthopédique destinée à réaliser une décharge totale de l'avant-pied, aucune tête métatarsienne étant en appui durant le déroulement du pas.

Selon ce mode de réalisation, un taux de décharge de 100% sera obtenu, ladite semelle permettant qu'aucune tête métatarsienne ne soit en appui, et ce que l'utilisateur soit debout et immobile ou lors du déroulement du pas.

On citera à titre purement illustratif une semelle orthopédique comprenant une première partie destinée à supporter la voûte plantaire, cette première partie étant prolongée vers l'arrière par une seconde partie destinée à supporter le talon, et par une troisième partie, à l'avant de ladite première partie, cette troisième partie comprenant une surface inférieure formant un angle a2 avec le sol. Dans un mode de réalisation, l'angle a2 est identique ou sensiblement identique à l'angle a1 formé entre la surface inférieure de la semelle externe et le sol.

Typiquement, la première partie a une forme bombée en direction de la deuxième partie et un rayon de courbure inférieur au rayon de courbure de la voûte plantaire de manière à définir, au niveau ou au voisinage de l'extrémité antérieure de la première partie, un espace entre celle-ci et les métatarses du pied.

Ainsi, la voûte plantaire, postérieure aux têtes métatarsiennes est en appui sur la première partie de la semelle interne.

Aucune des têtes métatarsiennes ne seront en appui sur la première partie de la semelle interne.

La deuxième partie de la semelle interne est concave et forme une cuvette sensiblement sphérique pour loger le talon et de le mettre en talus, cette cuvette étant située en contrebas de la jonction entre la première et la deuxième partie.

L'extrémité avant de la première partie est située à une hauteur inférieure à celle de la jonction entre les première et deuxième parties d'environ 3 à 5 centimètres, de préférence de l'ordre de 4 centimètres.

La troisième partie présente une épaisseur comprise entre environ 0,2 millimètres et 1 centimètre. Préférentiellement, l'épaisseur est d'environ 5 millimètres.

Dans un autre mode de réalisation, ladite semelle interne est une semelle orthopédique destinée à réaliser une décharge partielle de l'avant-pied, au moins une tête métatarsienne étant en appui.

On citera également à titre purement illustratif une semelle orthopédique comprenant une première partie destinée à supporter la voûte plantaire, cette première partie étant prolongée vers l'arrière par une seconde partie destinée à supporter le talon, et par une troisième partie, à l'avant de ladite première partie, cette troisième partie comprenant une surface inférieure formant un angle a2 avec le sol. Dans un mode de réalisation, l'angle a2 est identique ou sensiblement identique à l'angle a1 formé entre la surface inférieure de la semelle externe et le sol.

Typiquement, la première partie a une forme bombée en direction de la deuxième partie et un rayon de courbure inférieur au rayon de courbure de la voûte plantaire de manière à définir, au niveau ou au voisinage de l'extrémité antérieure de la première partie, un espace entre celle-ci et les métatarses du pied.

Ainsi, la voûte plantaire, postérieure aux têtes métatarsiennes est en appui sur la première partie de la semelle interne. Au moins certaines des têtes métatarsiennes ne seront pas en appui sur la première partie de la semelle interne.

La deuxième partie de la semelle interne est concave et forme une cuvette sensiblement sphérique pour loger le talon et de le mettre en talus, cette cuvette étant située en contrebas de la jonction entre la première et la deuxième partie.

L'extrémité avant de la première partie est située à une hauteur inférieure à celle de la jonction entre les première et deuxième parties d'environ 1 à 4 centimètres, de préférence de l'ordre de 2 centimètres.

La troisième partie présente une épaisseur comprise entre environ 0,2 millimètres et 1 centimètre. Préférentiellement, l'épaisseur est d'environ 5 millimètres. Ainsi, et selon ce mode de réalisation, une décharge partielle d'au moins 30% sera réalisée, cette décharge admettant une certaine pression sur certaines têtes métatarsienne, et donc leur appui. Avantageusement, et selon ces deux modes de réalisation, les déplacements antéro-postérieurs et latéraux du pied sont bloqués. Le pied est maintenu dans la chaussure en position immobile et durant le déroulement du pas, le taux de décharge reste ainsi identique. Ce maintien de la décharge permet d'éviter la formation de nouvelles plaies, ou d'aggraver les plaies existantes. Ce maintien de la décharge favorise par ailleurs la cicatrisation des plaies.

La chaussure selon la présente invention permet ainsi avantageusement la prévention et/ou la guérison des maux perforants plantaires associés au pied diabétique, en assurant et maintenant une décharge totale du pied, comparativement aux chaussures connues de l'état de la technique n'assurant pas un tel maintien en position, et provoquant des chocs lors du glissement du pied associé à la marche.

Elle permet également le traitement des pathologies du pied, en assurant une décharge au moins partielle du pied, grâce au maintien en position du pied dans la chaussure notamment lors de la marche.

- La chaussure selon l'invention est une chaussure fermée de sorte que ladite tige recouvre ladite partie avant du pied, la portion de ladite tige recouvrant ladite partie avant étant réalisée dans un matériau souple pour éviter tout traumatisme de ladite partie avant en cas de contact avec cette dernière. La chaussure au sens de la présente invention est réalisée dans un matériau choisi parmi le cuir, le nubuck, un matériau plastique, le néoprène, ou une combinaison de ces matériaux. Typiquement, on préférera les matières souples et non traumatisantes pour le pied afin d'éviter les lésions.

Préférentiellement, le néoprène sera utilisé. - la partie de ladite tige haute destinée à venir entourer au moins partiellement et prendre appui contre l'extrémité inférieure de la jambe de l'utilisateur est rigide.

La tige de la chaussure au sens de la présente invention s'étend au moins au-dessus des extrémités proximales des malléoles externe et interne.

Typiquement, la partie de la tige haute destinée à venir entourer au moins partiellement et prendre appui contre l'extrémité inférieure de la jambe de l'utilisateur correspond aux quartiers de la chaussure, lesdits quartiers s'étendant au-moins au-dessus des extrémités proximales des malléoles externes et internes et étant reliés à une partie de la semelle externe. Typiquement, la partie de la tige haute destinée à venir entourer au moins partiellement et prendre appui contre l'extrémité inférieure de la jambe de l'utilisateur est réalisée dans un matériau rigide choisi parmi le cuir, des matériaux plastiques tels que le polyuréthane ou le polypropylène.

La chaussure orthopédique comprend en outre : - une semelle externe ayant une partie arrière plane destinée à reposer sur le sol, et une partie avant ayant une surface inférieure formant un angle aigu a1 avec le sol, ladite semelle externe présentant un axe virtuel de pivotement à la jonction desdites parties avant et arrière pour permettre le basculement rapide et quasi instantané de ladite chaussure thérapeutique vers l'avant lors de la marche ;

et en ce que ladite tige, reliée à la semelle externe comprend au moins un desdits dispositifs de serrage permettant de bloquer les déplacements antéro-postérieurs et latéraux du pied dans ledit volume intérieur.

L'axe de pivotement permet le basculement rapide et instantané de la chaussure lors de la marche assurant une marche quasi normale à la personne portant ladite chaussure. On a constaté que la chaussure selon la présente invention permettait un maintien du pied dans le volume interne de la chaussure en bloquant les déplacements antéro-postérieurs et latéraux du pied afin d'éviter le glissement du pied dans le volume intérieur, assurant ainsi totalement sa fonctionnalité de décharge du pied, et n'entraînant pas de choc du pied dans ladite chaussure.

Le plaquage des quartiers de ladite tige grâce au(x) dispositif(s) de serrage permet ainsi d'enserrer l'articulation tibio-tarsienne afin de contraindre ladite articulation pour bloquer les déplacements antéro- postérieurs et latéraux du pied dans le volume intérieur de la chaussure.

La partie arrière plane de la semelle externe destinée à reposer sur le sol possède une épaisseur comprise entre environ 2 et 5 centimètres.

Le talon de l'utilisateur est mis en talus, lorsque le talon est positionné dans la semelle interne. Cette position en talus peut provoquer un recurvatum du genou. La semelle externe, permet de compenser ce recurvatum du genou.

Dans un mode de réalisation de l'invention, la semelle externe possède une épaisseur décroissante. L'épaisseur au niveau du talon sera d'environ 2 centimètres.

L'épaisseur de la semelle au niveau de l'axe longitudinal passant par les malléoles est d'environ 1 .8 centimètres.

L'épaisseur à la jonction de la partie avant et de la partie arrière de la semelle externe est d'environ 1 .3 centimètres,

L'épaisseur de la partie avant de la semelle externe est comprise entre 0.2 centimètre et 2 centimètres. Préférentiellement, l'épaisseur est de 0.2 centimètre.

Typiquement, l'angle aigu a1 , formé par la surface inférieure de la partie avant de la semelle externe et le sol est compris entre environ 10 et 20 degrés.

Préférentiellement l'angle aigu a1 est de 14 degrés, ou est sensiblement égale à 14 degrés.

- La chaussure au sens de la présente invention comprend en outre un moyen pour assurer le blocage de au moins une partie de la partie supérieure et saillante de la face dorsale du pied. Ce moyen de blocage de au moins une partie de la partie supérieure et saillante de la face dorsale du pied, ou « coup de pied », permet d'assurer une synergie dans le blocage des déplacements antéro- postérieurs et latéraux du pied dans le volume intérieur de la chaussure. Préférentiellement, le moyen de blocage assure le blocage de la totalité de la partie supérieure et saillante de la face dorsale du pied. - Le moyen de blocage de au moins une partie de la partie supérieure et saillante de la face dorsale du pied est constitué par la claque de ladite chaussure orthopédique.

- Le au moins un dispositif de serrage est choisi parmi les pattes velcro®, les lacets, les sangles, une fermeture à glissière, ayant éventuellement une languette de traction Préférentiellement, les quartiers de la tige haute de la chaussure au sens de la présente invention sont reliés par au moins un dispositif de serrage.

Dans un mode de réalisation préféré, le dispositif de serrage est composé par 3 pattes Velcro®.

Dans un autre mode de réalisation, le dispositif de serrage est composé par l'association de 3 pattes Velcro® et de sangles. Dans un mode de réalisation, les pattes Velcro® ont une largeur identique.

Dans un autre mode de réalisation, les pattes Velcro® ont une largeur différente.

La largeur d'au moins une des pattes Velcro® est augmentée par rapport à la largeur d'au moins une autre patte Velcro® ou aux largeurs des autres pattes Velcro®.

De préférence, la patte Velcro® ayant une largeur augmentée est la patte Velcro® en position centrale lorsque le dispositif de serrage est composé par 3 pattes Velcro®. Avantageusement et selon ce mode de réalisation, lorsque la patte Velcro® centrale possède une largeur augmentée, ladite sangle centrale permet d'exercer un plaquage plus important sur le coup de pied et la partie inférieure du tibia afin que le pied soit dans une position idéale lors du port de la chaussure.

Ce positionnement du pied grâce à la languette centrale pourra en outre être amélioré si la languette centrale de largeur augmentée est dans un matériau élastique, tel qu'un tissu élastique tissée ou un tissu élastique tricoté.

On citera à titre purement illustratif une bande élastique, un Velcro® extensible élastique ou de l'élasthanne gainé de fil.

- La chaussure au sens de la présente invention comprend en outre une languette permettant de renforcer le blocage des déplacements antéro-postérieur et latéraux du pied.

Cette languette permet également de répartir les efforts de serrage appliqués par ledit au moins un dispositif de serrage sur une plus grande surface.

Les semelles internes destinées à une décharge totale ou partielle de l'avant pied sont typiquement réalisées d'un seul bloc en une matière alvéolaire à compressibilité homogène, en particulier en une mousse constituée de polymère synthétique tel que du polyéthylène ou du polyuréthane.

On pourra également citer et à titre purement illustratif une mousse polyuréthane souple de type viscoélastique à cellules ouvertes.

La densité de la mousse polyuréthane pourra être choisie en fonction du patient, de sa pathologie et de sa morphologie. A titre illustratif également, la densité de la mousse polyuréthane pourra être comprise entre environ 30 kg/m 3 à environ 170 Kg/ m 3 , préférentiellement entre environ 40 kg/m 3 à environ 150 Kg/ m 3 , et plus préférentiellement entre environ 40 kg/m 3 à environ 120 Kg/ m 3 , encore plus préférentiellement entre environ 40 kg/m 3 à environ 80 Kg/ m 3 , et encore plus préférentiellement entre environ 40 kg/m 3 à environ 60Kg/ m 3 ,

Selon l'un quelconque de ces modes de réalisation, les premières parties et deuxième parties des semelles internes de décharge partielle ou totale sont prolongées latéralement vers le haut par des flancs de maintien du pied, lesdits flancs étant dressés à la verticale ou sensiblement verticale desdites premières et deuxième parties.

De préférence, l'habillage de l'intérieur de la tige ou doublure est lisse ou ne présente pas de couture apparente, pour ne pas traumatiser le pied de l'utilisateur. Avantageusement, cet habillage est de plus réalisé dans un matériau souple tel que le néoprène.

Ainsi, l'utilisateur d'une chaussure selon l'invention pourra adapter ladite chaussure selon la pathologie de son pied. Si les deux pieds nécessitent une décharge totale, les deux chaussures pourront comprendre une semelle orthopédique destinée à une décharge totale de l'avant-pied.

Enfin, un pied pourra nécessiter une décharge totale et l'autre une décharge partielle. Dans le cas d'espèce, chacune des chaussures destinée à accueillir les pieds nécessitant une décharge soit totale, soit partielle, comprendra respectivement une semelle orthopédique destinée à réaliser une décharge totale et une semelle orthopédique destinée à une décharge partielle. - La semelle interne amovible selon l'un quelconque de ces modes de réalisation, ou la semelle externe de la chaussure selon l'invention comprend en outre un élément d'absorption de choc placé au niveau du talon.

- La chaussure selon l'invention comporte en outre une semelle de confort présentant au moins un élément d'assemblage destiné à coopérer avec au moins un élément d'assemblage complémentaire de ladite semelle interne pour bloquer en position ladite semelle de confort.

Typiquement, la semelle de confort sera réalisée dans un matériau choisi parmi le caoutchouc, le cuir, le liège, le synderme, le polyuréthane, le polyester, le polyethylène, l'éthylène vinyle acétate (EVA).

- Le bout de la tige de la chaussure selon la présente invention est ouvert.

La présente invention concerne également une chaussure orthopédique au sens de la présente invention pour son utilisation dans le traitement d'un mal perforant plantaire.

- La chaussure orthopédique au sens de la présente invention est utilisée dans la prévention d'un mal perforant plantaire.

- La chaussure orthopédique au sens de la présente invention est utilisée dans le traitement d'une pathologie choisie parmi le névrome de Morton, l'hallus valgus, les déformations d'orteil, le quintus varus, des métatarsalgies et dans les indications post- opératoires des chirurgies de l'avant-pied. Brève description des dessins

D'autres avantages, buts et caractéristiques particulières de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite, dans un but explicatif et nullement limitatif, en regard des dessins annexés, dans lesquels :

- La Figure 1 est une vue en perspective de la chaussure orthopédique au sens de la présente invention ;

- La Figure 2 est une vue en perspective d'une semelle interne amovible destinée à être insérée dans la chaussure au sens de la présente invention, ladite semelle interne amovible étant destinée à réaliser une décharge totale ou partielle de l'avant pied.

- La Figure 3 est une vue en coupe de la chaussure orthopédique au sens de la présente invention comprenant une semelle interne amovible destinée à réaliser une décharge totale ou partielle de l'avant pied.

- La Figure 4 est une vue en coupe d'une semelle interne amovible destinée à être insérée dans la chaussure au sens de la présente invention, ladite semelle interne amovible étant destinée à réaliser une décharge totale ou partielle de l'avant-pied.

- La Figure 5 correspond à l'imagerie des points de pression sur l'avant pied et les hyper appuis métatarsiens des pieds gauche de neuf patients traités.

Description détaillée d'un mode de réalisation de l'invention

Tout d'abord, on note que les figures ne sont pas à l'échelle. La Figure 1 représente schématiquement une chaussure orthopédique 10 de décharge au moins partielle de l'avant pied, comprenant un volume intérieur de réception du pied (non représenté) et comprenant une tige haute 1 1 et un dispositif de serrage 12 lesquels sont configurés pour bloquer les déplacements antéro-postérieurs et latéraux du pied dans ledit volume intérieur.

La chaussure orthopédique 10 comprend en outre une semelle externe 13 ayant une partie arrière plane 131 destinée à reposer sur le sol et une partie avant 132, ayant une surface inférieure 133 formant un angle aigu a1 (non représenté) avec le sol, d'environ 14° ladite semelle externe 13 présentant un axe virtuel de pivotement (non représenté) à la jonction desdites parties avant 132 et arrière 131 pour permettre le basculement rapide et quasi instantané de ladite chaussure orthopédique 10 vers l'avant lors de la marche. Les quartiers 1 1 1 , 1 12 de la tige haute 1 1 de la chaussure orthopédique 10 sont reliés à la semelle externe 13 et s'étendent au- dessus des extrémités proximales des malléoles externe et interne (non représentées) du pied. Le dispositif de serrage 12 selon ce mode de réalisation est réalisé par trois bandes 121 , 122, 123 Velcro®.

Les quartiers 1 1 1 et 122 sont reliés l'un à l'autre par les trois bandes, 121 , 122, 123 Velcro®, afin que chacun desdits quartiers 1 1 1 et 1 12 prennent appui sur le tibia pour assurer le blocage de l'articulation tibio-tarsienne et bloquer les déplacements antéro-postérieurs et latéraux du pied.

La partie maie de chacune des trois bandes Velcro® est ancrée sur le quartier droit 1 12 de la chaussure. La partie femelle de chacune des trois bandes Velcro® est, elle, ancrée sur le quartier gauche 1 1 1 de la chaussure orthopédique 10. Ce dispositif de serrage 12, composé des trois bandes velcro 121 , 122, 123 permet de s'adapter à toutes les morphologies de patient utilisant la chaussure au sens de la présente invention, afin d'assurer un blocage fin et adapté de l'articulation tibio-tarsienne et donc les mouvements antéro-postérieurs et latéraux du pied du patient.

La claque 14 de la chaussure orthopédique 10 ainsi que la languette 15 permettent de renforcer le blocage des mouvements antéro- postérieurs et latéraux du pied et le maintien en position de l'articulation tibio-tarsienne afin d'empêcher le glissement du pied.

La tige de la chaussure 10 orthopédique est réalisée en néoprène dans sa partie avant et en cuir dans sa partie arrière entourant le talon. La semelle externe 13 qui assure la tenue mécanique notamment de la partie avant de la chaussure est en caoutchouc.

La Figure 2 représente schématiquement une semelle interne 20 amovible destinée à être insérée dans la chaussure au sens de la présente invention, ladite semelle interne amovible étant destinée à réaliser une décharge totale ou partielle de l'avant pied.

La semelle interne 20 amovible comprend une première partie 21 destinée à supporter la voûte plantaire, une deuxième partie 22 destinée à supporter le talon, et une troisième partie 23, à l'avant de la première partie 21 . Cette troisième partie 23 possède une surface inférieure formant un angle a2 (non représenté sur la figure 2) avec le sol, cet angle a2 étant identique avec l'angle a1 formé entre la surface inférieure 133 de la semelle externe 13.

La semelle interne 20 amovible est réalisée en polyuréthane. Les première 21 et deuxième 22 parties sont prolongées latéralement vers le haut par des flancs 24, 24. Les flancs latéraux 24, 25 permettent de maintenir la semelle interne en position dans la chaussure orthopédique selon l'invention. Les flancs latéraux 24, 25 de maintien sont dressés verticalement par rapport aux première et deuxième parties 21 , 22 et s'amincissent vers leur extrémité libre 241 , 251 pour s'adapter à la morphologie du pied.

Les éléments représentés sur les Figures 3 et 4 portant les mêmes références que ceux des Figures 1 et 2 représentent les mêmes objets, lesquels ne sont pas décrits de nouveau ci-dessous.

La Figure 3 représente une vue en coupe de la chaussure orthopédique au sens de la présente invention et comprenant une semelle interne amovible destinée à réaliser une décharge totale ou partielle de l'avant pied et la Figure 4 représente schématiquement une semelle interne amovible destinée à être insérée dans la chaussure au sens de la présente invention, ladite semelle interne amovible étant destinée à réaliser une décharge totale ou partielle de l'avant-pied, ladite semelle supportant un pied.

La semelle interne 20 comprend une première partie 21 , ou partie médiane, convexe qui est destinée à supporter la partie centrale de la voûte plantaire 41 du pied 40. Cette première partie se prolonge vers l'arrière par une deuxième partie 22, ou partie arrière, destinée à supporter le talon 42 du pied 40. La première partie 21 est bombée en direction de la deuxième partie 22 et forme ainsi un dôme de sommet 21 1 dont le rayon de courbure est inférieur au rayon de courbure naturelle de la voûte plantaire 41 . Les première et deuxième parties se rejoignent au niveau du sommet du dôme 21 1 . La deuxième partie 22 de la semelle interne 30 est concave et définit une cuvette 221 ayant la forme d'une portion de sphère afin de loger de manière confortable le talon 42. Cette cuvette 221 est située en contrebas du sommet 21 1 du dôme formant la première partie 21 .

Ainsi, lorsque le pied 40 est confortablement installé dans la chaussure orthopédique selon la présente invention, le pied va être positionné en talus grâce à la cuvette 221 de la partie arrière 22 et un espace 30 va ainsi être créé au niveau ou au voisinage immédiat de l'extrémité avant de la première partie 1 1 , entre celle-ci et les métatarses 45 du pied 40.

Par conséquent, le dessous des métatarses 45 n'est pas en contact avec la semelle 30 de la chaussure. Les têtes métatarsiennes 44 ne seront pas non plus en contact avec la chaussure. L'espace ainsi créé permet aux métatarses d'être éloignés de la semelle interne 30 amovible, en position de repos du pied à l'intérieur de la chaussure.

Durant la marche, les quartiers 1 1 1 , 1 12, le dispositif de blocage 12, composé des trois bandes velcro 121 , 122, 123, le moyen de blocage 14 de la partie supérieure de la partie dorsale saillante du pied et la languette 15 permettent de maintenir l'articulation tibio-tarsienne, et bloquent les mouvements antéro-postérieurs et latéraux du pied. Le pied est ainsi maintenu en position dans la chaussure selon la présente invention, sans glissement vers l'extrémité avant de la chaussure orthopédique 10 permettant de prévenir et protéger le pied des chocs.

Dans le cas d'une semelle amovible destinée à réaliser une décharge totale de l'avant pied, l'extrémité antérieure 212 de la première partie, est située à une hauteur inférieure à celle de la jonction entre les première et deuxième parties, c'est-à-dire à celle de l'extrémité du dôme 21 1 d'environ 4.5 centimètres.

Ainsi, la hauteur entre la partie inférieure 212 de la semelle amovible et l'extrémité supérieure 21 1 du dôme est de 4.5 centimètres. La troisième partie 23 présente une épaisseur de 5 millimètres.

De cette façon, lorsque ladite semelle 30 a été insérée dans la chaussure orthopédique 10 au sens de la présente invention, ladite chaussure permet d'assurer une décharge totale du pied ainsi que de maintenir en position l'articulation tibio-tarsienne afin de bloquer les déplacements antéro-postérieurs du pied et latéraux. Ainsi, la chaussure permet de prévenir l'apparition de maux perforants plantaires chez des patients diabétiques et permet également de traiter les maux perforants plantaires installés chez les patients diabétiques.

Dans le cas d'une semelle amovible destinée à réaliser une décharge partielle de l'avant pied, l'extrémité antérieure 23 de la première partie, est située à une hauteur inférieure à celle de la jonction entre les première et deuxième parties, c'est-à-dire à celle de l'extrémité du dôme 21 1 d'environ 2 centimètres.

Ainsi, la hauteur entre la partie inférieure de la semelle amovible et l'extrémité supérieure 21 1 du dôme est de 4.5 centimètres. La troisième partie 23 présente une épaisseur de 5 millimètres.

De cette façon, lorsque cette semelle 30 a été insérée dans la chaussure orthopédique 10 au sens de la présente invention, la chaussure permet d'assurer une décharge partielle du pied mais maintient en position l'articulation tibio-tarsienne afin de bloquer les déplacements antéro-postérieurs du pied et latéraux. Ainsi, la chaussure permet de traiter les pieds atteints de pathologies telles que le névrome de Morton, l'hallus valgus, les déformations d'orteil, le quintus varus, des métatarsalgies, le pied étant avantageusement maintenu en position dans la chaussure, et ne glissant pas durant la marche. Ainsi, les pathologies ainsi traitées ont une rémission plus rapide.

Exemple 1 : Evaluation de la décharge réalisée par la chaussure selon la présente invention L'étude a été menée sur 9 patients, chacun des neufs patients était son propre témoin.

La charge en Newton/centimètres 2 (N/cm 2 ) a été mesurée sur le patient durant la marche par un capteur présent au niveau des semelles et permettant de mesurer la pression exercée et au niveau de l'avant pied, et au niveau des têtes métatarsiennes.

Pour chaque patient, les pressions suivantes ont été mesurées :

- Pression mesurée sur l'avant pied de l'utilisateur en position debout portant une chaussure classique : « Avant-pied témoin » ;

- Pression mesurée sur l'avant pied de l'utilisateur en position debout portant une chaussure selon l'invention : « Avant-pied traité » ;

- Pression mesurée sur les appuis métatarsiens de l'utilisateur en position debout portant une chaussure classique : « méta témoin » ;

- Pression mesurée sur les appuis métatarsiens de l'utilisateur en position debout portant une chaussure selon l'invention : « méta traité » ; Les résultats ont été répertoriés dans le tableau suivant

Tableau 1 : Mesure de la pression exercée en N/cm 2 sur l'avant pied ainsi que sur les appuis métatarsiens Une décharge moyenne des appuis métatarsiens de 98.74% a été remarquée chez les utilisateurs portant la chaussure selon la présente invention.

Le patient 3, présente une pression résiduelle sur les appuis métatarsiens de 12N/cm 2 chaussé avec la chaussure selon la présente invention. La pression initiale était de 133.20N/cm 2 . Sans être liés par aucune théorie, il semblerait cependant que le patient 3 présente un profil morphologique endomorphe, lequel entraine une certaine difficulté pour soulager la pression exercée. La figure 5 représente une imagerie des points de pression exercés sur l'avant pied et sur les appuis métatarsiens.

Les images ont été acquises par le système de mesure Zebris FDM Pour chaque groupe de deux images, l'image de gauche correspondant à l'imagerie d'un pied portant une chaussure classique, et l'image de droite correspond à l'imagerie d'un pied portant une chaussure selon l'invention.

Il apparaît très clairement que pour l'ensemble des patients portant une chaussure selon l'invention, la décharge est quasi-totale au niveau des appuis métatarsiens, ce qui démontre les bons résultats obtenus avec la chaussure orthopédique de la présente invention.

La chaussure selon la présente invention permet ainsi avantageusement la prévention et/ou la guérison des maux perforants plantaires associés au pied diabétique, en assurant et maintenant une décharge totale du pied, comparativement aux chaussures connues de l'état de la technique n'assurant pas un tel maintien en position, et provoquant des chocs lors du glissement du pied associé à la marche.