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Title:
PEPTIDES HAVING IMMUNOLOGICAL PROPERTIES 2-HIV-2
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/1988/005440
Kind Code:
A1
Abstract:
Peptides having immunological properties in common with those of the peptidic skeleton of peptides of viruses of the family HIV-2, particularly the envelope glycoprotein of HIV-2, characterized in that they have also a peptidic structure in common with the peptidic skeleton of peptides of SIV, particularly the envelope glycoprotein of SIV. The invention also relates to diagnosis compositions capable of detecting an infection due to HIV-2 and to vaccine compositions.

Inventors:
ALIZON MARC (FR)
MONTAGNIER LUC (FR)
GUETARD DENISE (FR)
CLAVEL FRANCOIS (FR)
SONIGO PIERRE (FR)
GUYADER MIREILLE (FR)
TIOLLAIS PIERRE (FR)
CHAKRABARTI LISA (FR)
DESROSIERS RONALD (FR)
Application Number:
PCT/FR1988/000025
Publication Date:
July 28, 1988
Filing Date:
January 15, 1988
Export Citation:
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Assignee:
PASTEUR INSTITUT (FR)
International Classes:
A61K39/21; A61K38/00; A61K39/00; A61K39/235; A61P31/12; A61P31/18; C07H21/04; C07K7/06; C07K7/08; C07K14/00; C07K14/155; C07K14/16; C07K14/705; C07K14/76; C07K16/00; C07K19/00; C12N7/00; C12N15/09; C12P21/02; C12Q1/68; C12Q1/70; G01N33/53; G01N33/569; (IPC1-7): C07K7/10; C07K7/06; C12N15/00; G01N33/569; A61K39/21; A61K37/02
Domestic Patent References:
WO1986002383A11986-04-24
WO1987002038A11987-04-09
Foreign References:
US4629783A1986-12-16
EP0199301A11986-10-29
EP0187041B11996-05-15
FR2593189A11987-07-24
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Claims:
REVENDICATIONS
1. 1/ Peptide ayant des propriétés immunologiques en commun avec celles de l'ossature peptidique de la glyco¬ protéine d'enveloppe des virus de la classe HIV2, ca¬ ractérisé en ce qu'il a également une structure pepti¬ dique en commun avec l'ossature peptidique de la glyco¬ protéine de SIV.1.
2. Peptide ayant des propriétés immunologiques en commun avec celles de l'ossature peptidique de la glycoprotéine d'enveloppe des virus de la classe HIV2, ces peptides contenant un nombre de résidus d'acides aminés n'excédant pas 40, caractérisé en ce qu'il a également une structure peptidique en commun avec l'ossature peptidique de la glycoprotéine de SIV.1.
3. Peptide selon la revendication 2 caractérisé par l'une des formules : XRVAIEKYLDQALNWGCAFRQVCZ XAIEKYLDZ dans laquelle X et Z sont des groupements OH ou NH2 ou, dans la mesure où les propriétés immunologiques du peptide dépourvu de ces groupes ne s'en trouvent pas es¬ sentiellement modifiées, des groupes comportant de 1 à 5 résidus d'acides aminés, et chacun des tirets correspond à un résidu aminoacyle choisi parmi ceux qui permettent de conserver au peptide susdéfini les propriétés immu¬ nologiques de l'une des séquences suivantes : RVTAIEKYLQDQARLNSWGCAFRQVC AIEKYLQDQ RVSAIEKYLKDQAQLNAWGCAFRQVC AIEKYLKDQ.
4. Peptide selon la revendication 2 caractérisé par 1'une des formules : XLEAQIQQEKNMYELQKLNSWZ XQIQQEKNZ dans laquelle X'et Z sont des groupements 0H ou NH ou, dans la mesure où les propriétés immunologiques du peptide dépourvu de ces groupes ne s'en trouvent pas es¬ sentiellement modifiées, des groupes comportant de. 1 à 5 résidus d'acides aminés, et chacun des tirets correspond à un résidu aminoacyle choisi parmi ceux qui permettent de conserver au peptide susdéfini les propriétés immu¬ nologiques de l'une des séquences suivantes : SLEQAQIQQEKNMYELQKLNSW QIQQEKN LLEEAQIQQEKNMYELQKLNSW.
5. Peptide selon la revendication 2 caractérisé par l'une des formules : XELGDYKLVEITPIGAPT KR Z XYKLVEITPIGAPT KRZ dans laquelle X et Z sont des groupements OH ou H2 ou, dans la mesure où les propriétés immunologiques du peptide dépourvu de ces groupes ne s'en trouvent pas es¬ sentiellement modifiées, des groupes comportant de 1 à 5 résidus d'acides aminés, et chacun des tirets correspond à un résidu aminoacyle choisi parmi ceux qui permettent de conserver au peptide susdéfini les propriétés immu¬ nologiques de l'une des séquences suivantes : ELGDYKLVEITPIGFAPTKEKRYSSAH YKLVEITPIGFAPTKEK ELGDYKLVEITPIGLAPTNVK YTTG YKLVEITPIGLAPTNVK 6/ Peptide selon la revendication.
6. caractérisé par l'une des formules : X VTVYGVPW—AT—LFCAZ XVTVYGVPW ATZ dans laquelle X et Z sont des groupements OH ou H ou, dans la mesure où les propriétés immunologiques du peptide dépourvu de ces groupes ne s'en trouvent pas es¬ sentiellement modifiées, des groupes comportant de 1 à 5 résidus d'acides aminés, et chacun des tirets correspond à un résidu aminoacyle choisi parmi ceux qui permettent de conserver "au peptide susdéfini les propriétés immu¬ nologiques de l'une des séquences suivantes : CTQYVTVFYGVPTWKNATIPLFCAT VTVFYGVPTWKNAT CIQYVTVFYGVPAWRNATIPLFCAT VTVFYGVPAWRNAT EKLWVTVYYGVPVWKEATTTLFCAS VTVYYGVPVWKEAT 7/ Peptide selon la revendication 6 caractérisé par l'une des formules : CTQYVTVFYGVPTWKNATIPLFCAT VTVFYGVPTWKNAT CI YVTVFYGVPAWRNATIPLFCAT VTVFYGVPAWRNAT EKLWVTVYYGVPVWKEATTTLFCAS VTVYYGVPVWKEAT EDLWVTVYYGVPVWKEATTTLFCAS VTVYYGVPVWKEAT DNLWVTVYYGVPVWKEATTTLFCAS VTVYYGVPVWKEAT 8/ Peptide selon la revendication 2 caractérisé par l'une des formules : X E—LNVTEF— NZ XLNVTEFZ dans laquelle X et Z sont des groupements OH ou NH„ ou, dans la mesure où les propriétés immunologiques du peptide dépourvu de ces groupes ne s'en trouvent pas es¬ sentiellement modifiées, des groupes comportant de 1 à 5 résidus d'acides aminés, et chacun des tirets correspond à un résidu aminoacyle choisi parmi ceux qui permettent de conserver au peptide susdéfini les propriétés immu¬ nologiques de 1'une des séquences suivantes : DDYQEITLNVTEAFDAWNN LNVTE DDYSELALNVTESFDAWEN PNPQEVVLVNVTENFNMWKN LVNVTE 9/ Peptide selon la revendication 8 caractérisé par l'une des formules : DDYQEITLNVTEAFDAWNN LNVTEAF DDYSELALNVTESFDAWEN LNVTESF PNPQEVVLVNVTENFNMWKN LVNVTENF PNPQEIELENVTEGFNMWKN LENVTEGF PNPQEIALENVTENFNMWKN LENVTENF 10/ Peptide selon la revendication 2 caractérisé par l'une des formules : XL SKPCVKLPLC Z XKPCVKLTPLCVZ XSKPCVKLTPLCVZ dans laquelle X et Z sont des groupements OH ou NH_ ou, dans la mesure où les propriétés immunologiques du pep¬ tide dépourvu de ces groupes ne s'en trouvent pas essen¬ tiellement modifiées, des groupes comportant de 1 à 5 résidus d'acides aminés, et chacun des tirets correspond à un résidu aminoacyle choisi parmi ceux qui permettent de conserver au peptide susdéfini les propriétés immu¬ nologiques de l'une des séquences suivantes : LFETSIKPCVKLTPLCVAMK LFETSIKPCVKLSPLCITMR LWDQSLKPCVKLTPLCVSLK KPCVKLTPLCV KPCVKLSPLCI SLKPCVKLTPLCV 11/ Peptide selon la revendication 10 caractérisé par l'une des structures suivantes : LFETSIKPCVKLTPLCVAMK LFETSIKPCVKLSPLCITMR LWDQSLKPCVKLTPLCVSLK LWDQSLKPCVKLTPLCVTLN PCVKLTPLCV KPCVKLSPLCI 12/ Peptide selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'il contient la structure de base : X NSI CZ XNSIZ dans laquelle X et Z sont des groupements OH ou H^ ou, dans la mesure où les propriétés immunologiques du peptide dépourvu de ces groupes ne s'en trouvent pas es¬ sentiellement modifiées, des groupes comportant de 1 à 5 résidus d'acides aminés, et chacun des tirets correspond à un résidu aminoacyle choisi parmi ceux qui permettent de conserver au peptide susdéfini les propriétés immu¬ nologiques de l'une des séquences suivantes : NHCNTSVITESCD NTSVIT NHCNTSVIQECCD NTSVIQ TSCNTSVITQACP NTSVIT 13/ Peptide selon la revendication 12 caractérisé par 1'une des formules suivantes : NHCNTSVITESCD NTSVIT NHCNTSVIQECCD NTSVIQ TSCNTSVITQACP NTSVIT INCNTSVITQACP NTSVIT INCNTSAITQACP NTSAIT 14/ Peptide selon la revendication 2 caractérisé par l'une des formules suivantes : XYCPGALCNTZ dans laquelle X et Z sont des groupements OH ou NH„ ou, dans la mesure où les propriétés immunologiques du peptide dépourvu de ces groupes ne s'en trouvent pas es sentiellement modifiées, des groupes comportant de 1 à 5 résidus d'acides aminés, et chacun des tirets correspond à un résidu aminoacyle choisi parmi ceux qui permettent de conserver au peptide susdéfini les propriétés immu¬ nologiques de l'une des séquences suivantes : YCAPPGYALLRCNDT YCAPAGFAILKCNNKT.
7. Peptide selon la revendication 14 caractérisé par l'une des formules : YCAPPGYALLRCNDT YCAPAGFAILKCNNKT YCAPAGFAILKCNDKK YCAPAGFAILKCRDKK.
8. Peptide selon la revendication 2 caractérisé par la formule : x A_c w__z dans laquelle X et Z sont des groupements OH ou NH2 ou, dans la mesure où les propriétés immunologiques du peptide dépourvu de ces groupes ne s'en trouvent pas es¬ sentiellement modifiées, des groupes comportant de 1 à 5 résidus d'acides aminés, et chacun des tirets correspond à un résidu aminoacyle choisi parmi ceux qui permettent de conserver au peptide susdéfini les propriétés immu¬ nologiques de l'une des séquences suivantes : NKRPRQAWCWFKGKWKD NERPKQAWCRFGGNWKE N MRQAHCNISRAKWNA.
9. Peptide selon la revendication 16 caractérisé par la formule suivante : NKRPRQAWCWFKGKWKD NERPKQAWCRFGGKWKE N— RQAHCNISRAKWNA D—IRRAYCTINETEWDK I—IGQAHCNISRAQWSK.
10. Peptide selon la revendication 2 caractérisé par la formule suivantes : XGDPE —NCGEFYC NZ XNCGEFYCZ dans laquelle X et Z sont des groupements OH ou H2 ou, dans la mesure où les propriétés immunologiques du peptide dépourvu de ces groupes ne s'en trouvent pas es¬ sentiellement modifiées, des groupes comportant de 1 à 5 résidus d'acides aminés, et chacun des tirets correspond à un résidu aminoacyle choisi parmi ceux qui permettent de conserver au peptide susdéfini les propriétés immu¬ nologiques de l'une des séquences suivantes : KGSDPEVAYMWTNCRGEFLYCNMTWFLN NCRGEFLYCN GGDPEVTFMWTNCRGEFLYCKMNWFLN NCRGEFLYCK GGDPEIVTHSFNCGGEFFYCNSTQLFN NCGGEFFYCN 19/ Peptide selon la revendication 18 caractérisé par l'une des structures suivantes : KGSDPEVAYMWTNCRGEFLYCNMTWFLN NCRGEFLYCN GGDPEVTFMWTNCRGEFLYCKMNWFLN NCRGEFLYCK GGDPEIVTHSFNCGGEFFYCNSTQLFN NCGGEFFYCN GGDPEITTHSFNCRGEFFYCNTSKLFN NCRGEFFYCN GGDPEITTHSFNCGGEFFYCNTSGLFN NCGGEFFYCN 20/ Peptide selon la revendication 2 caractérisé par l'une des formules suivantes : X CIQI G YZ XCIQIZ dans laquelle X et Z sont des groupements OH ou NH_ ou, dans la mesure où les propriétés immunologiques du peptide dépourvu de ces groupes ne s'en trouvent pas es¬ sentiellement modifiées, des groupes comportant de 1 à 5 résidus d'acides aminés, et chacun des tirets correspond à un résidu aminoacyle choisi parmi ceux qui permettent de conserver au peptide susdéfini les propriétés immu¬ nologiques de l'une des séquences suivantes : RNYAPCHIKQIINTWHKVGRNVY CHIKQII RNYVPCHIR IINTWHKVGKNVY CHIRQII TITLPCRIKQFINMWQEVGKAMY CRIKQFI 21/ Peptide selon la revendication 20 caractérisé par l'une des structures suivantes : RNYAPCHIKQIINTWHKVGRNVY CHIKQII RNYVPCHIRQIINTWHKVGKNVY CHIRQII TITLPCRIKQFINMWQEVGKAMY CRIKQFI SITLPCRIKQIINMWQKTCKAMY CRIKQII NITLQCRIKQIIKMVAGRKAIY CRIKQII 22/ Peptide antigénique gagl . caractérisé par l'une des structures de base : XDCKLVLKGLGMNPTLEEMLTAZ XDCKLVLKGLGTNPTLEEMLTAZ dans lesquelles X et Z sont des groupements OH ou NH_ ou, dans la mesure où les propriétés immunologiques du peptide dépourvu de ces groupes ne s'en trouvent pas es¬ sentiellement modifiées, des groupes comportant de 1 à 5 résidus d'acides aminés, et dans lesquelles chacun des tirets correspond à un résidu aminoacyle choisi parmi ceux qui permettent de conserver au peptide susdéfini les propriétés immunologiques de l'une ou l'autre des séquences suivantes : DCKLVLKGLGMNPTLEEMLTA DCKLVLKGLGTNPTLEEMLTA.
11. Séquence nucléotidique caractérisée en ce qu'elle renferme tout ou partie de la séquence d'acides nucléiques définie à la figure 1B.
12. Séquence nucléotidique caractérisée en ce qu'elle renferme tout ou partie de la séquence d'acides nucléiques définie à la figure 1C.
13. Séquence nucléotidique selon la revendication 23, caractérisée en ce qu'elle comprend les séquences nucléotidiques : GAG s'étendant entre les nucléotides 550 à 2068 POL 1726 à 4893 Q • 4826 à 5467 X 5298 à 5633 R 5637 à 5939 F 8569 à 9354 TAT 1 5788 à 6084 ART 1 6014 à 6130 TAT 2 8296 à 8391 ART 2 8294 à 8548 LTR 8950 à 9468 et 1 à 316 ENV 6090 à 8732 26/ Peptide ayant une structure peptidique en commun avec l'ossature peptidique de SIV1, caractérisé en ce qu'il comprend tout ou partie des séquences d'a¬ cides aminés parmi les séquences suivantes : ENV représentée à la figure 3 GAG 11 11 4 POL II II 5 Q II 11 6 R II II 7 X II II 8 F II II 9 TAT H II 10 ART II II 11.
14. Acide nueléique recombinant caractérisé en ce qu'il comprend la totalité ou une partie d'un ADNc selon l'une quelconque des revendications 23 à 25, inséré dans un acide nucléique provenant d'un vecteur.
15. Acide nucléique recombinant selon la reven¬ dication 27, caractérisé en ce qu'il est marqué.
16. Composition antigénique contenant le peptide gag selon la revendication 26 ou 27, au moins un peptide gagl selon la revendication 22 ou au moins un oligomère de ce peptide, caractérisée en ce qu'elle a la capacité d'être reconnue par des fluides biologiques d'origine humaine, notamment des sérums contenant des anticorps antiHIV2 et dans une certaine mesure des anticorps antiHIV1.
17. Composition antigénique contenant le peptide env selon la revendication 26 ou au moins un peptide se¬ lon les revendications 3, 4 et 5 ou au moins un oligo¬ mère de ce peptide, caractérisée en ce qu'elle recon¬ naissent spécifiquement la présence d'anticorps contre HIV2.
18. Composition immunogène contenant tout ou par tie du peptide env selon la revendication 26 ou au moins un peptide ou au moins un oligomère de ce peptide ou ce peptide sous forme conjuguée avec une molécule porteuse, selon les revendications 6 à 21, en association avec un véhicule pharmaceutique acceptable pour la production de vaccins, caractérisée en ce qu'elle induit la production d'anticorps contre les susdits peptides en quantité suf¬ fisante pour inhiber efficacement les protéines du ré¬ trovirus HIV2, voire même le rétrovirus HIV2 entier. 32/ Composition immunogène selon la revendication 31 caractérisée en ce qu'elle contient les peptides dont les formules correspondent à des séquences qui, dans les glycoprotéines d'enveloppe de HIV2, SIV1 et HIV1 présentent une homologie en acides aminés supérieure à 50%.
19. Composition immunogène selon l'une des reven¬ dications 31 ou 32, caractérisée en ce qu'elle contient au moins un peptide ou au moins un oligomère de ce pep¬ tide ou ce peptide sous forme conjuguée avec une molé¬ cule porteuse choisi parmi env4, env5, env6 et env10.
20. Procédé de diagnostic in vitro de l'infection par HIV2 dans un liquide biologique comprenant : la mise en contact de ce liquide biologique avec au moins un peptide selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 22 ou un conjugué de ces peptides avec une molécule porteuse ou des peptides gag ou env selon la revendication 26. la détection de la présence éventuelle d'un complexe antigèneanticorps par des méthodes physiques ou chimiques, dans ledit liquide biologique.
21. Procédé de diagnostic in vitro de l'infection par HIV2 dans un liquide biologique selon la revendi¬ cation 34, caractérisé en ce que la détection du com¬ plexe antigèneanticorps éventuellement formé est réa¬ lisée grâce à des tests immunoenzymatiques (du type ELISA) immunofluorescents (du type IFA) radioimmunolo giques (du type RIA) ou des tests de radioimmunopréci pitation (du type RIPA) .
22. Kit pour le diagnostic in vitro de l'infection par HIV2 dans un liquide biologique caractérisé en ce qu'il comprend : une composition peptidique contenant un peptide selon l'une des revendications 1 à 5, 22, ou un mélange de ces peptides, ou un conjugué de ces peptides avec une molé¬ 10 cule porteuse, ou les peptides gag ou env selon la revendication 26, un réactif pour la constitution du milieu propice à la réalisation d'une réaction immunologique, un ou plusieurs réactifs éventuellement marqué pour la détection du' complexe antigèneanticorps formé par la 15. réaction im unologique, un liquide biologique de référence dépourvu d'anti¬ corps reconnus par la susdite composition peptidique.
Description:
Peptides ayant des propriétés immunologiques de HIV-2

La présente invention est relative à des pep¬ tides ayant des propriétés immunologiques, le cas échéant immunogènes, en commun avec des antigènes sus¬ ceptibles d'être obtenus sous une forme purifiée, à partir de virus capables de provoquer des lymphadéno- pathies susceptibles d'être relayées ensuite par le symdrôme d'iramunodéficience acquise (SIDA) chez l'homme.

L'invention concerne en particulier des pep¬ tides antigéniques susceptibles d'être reconnus par des anticorps induits chez l'homme par des virus désignés par l'abréviation HIV, selon la nomenclature définie dans NATURE. Elle concerne également des peptides ayant des propriétés immunogènes ou susceptibles d'être rendus immunogènes in vivς>. cette immunogénicité étant suscep¬ tible de se manifester par l'induction ia vivo d'anti¬ corps reconnaissant des antigènes caractéristiques, des virus HIV-2 et même, au moins en ce qui concerne certains de ces peptides, des antigènes issus de HIV-1.

L'invention concerne en outre des applications de ces peptides à la fabrication de compositions pour le diagnostic jja vitro chez l'homme de potentialité de cer¬ taines formes du SIDA et, en ce qui concerne certains d'entre eux, à la production de compositions immunogènes et de compositions vaccinantes contre les rétrovirus HIV.

De même 1'invention concerne les applications aux mêmes fins des anticorps susceptibles d'être induits

in vivo par les peptides immunogènes ou rendus immuno¬ gènes et, pour certains de ces anticorps, leurs applica¬ tions à la production de principes actifs de médicaments contre ces SIDAS humains .

L'invention concerne également la mise en oeuvre de certains de ces peptides dans des procédés pour le diagnostic in vitro chez 1'homme de certaines formes " du SIDA, ainsi que leur application à la consti¬ tution de trousses ou "kits" de diagnostic.

Un premier rétrovirus dénommé LAV-1 ou HIV-1 a été isolé et décrit dans la demande de brevet GB.83/24.800 et une demande EP.84/401.834 du 14/09/84. Ce virus a également été décrit par F.Barre Sinoussi et al. dans Science, 220 n * 45-99, 20 pages 868-871.

Des " variants de ce virus HIV-1 désignés par LÂV ELI et LAV MAL, ont également été isolés, caracté¬ risés et décrits dans la demande de brevet EP.84/- 401.834.

Les virus HIV-1 et leurs variants possèdent les propriétés suivantes :

- ils ont pour cibles préférencielles les cellules Leu3 (ou lymphocytes T4) humaines et leurs cellules dérivées "immortalisées".

- ils ont une activité transcriptase inverse nécessitant la présence d'ions Mg 2+ et présentent une fo.rte activité pour le poly( ' adenylate-oligo-deoxythγmi- dylase) poly(A)-oligo(dT) 12-18) ils ont une densité de 1,16 à 1,17 sur gradient de sucrose, ils ont un diamètre moyen de 139 nanomètres et un noyau de diamètre moyen de 41 nanomètres, les lysats de ces virus contiennent une protéine p25 (protéine du noyau) qui ne croise pas im¬ munologiquement avec la protéine p24 de HTLV-1, - ils contiennent une protéine p42 appartenant à leur enveloppe,

ils contiennent également une glycoprotéine d'enveloppe gp110 d'un poids moléculaire de 110.000.

L'isolement et la caractérisation de rétro- virus appartenant à une classe distincte et n'ayant qu'une parenté i munologique réduite avec les précé¬ dents, ont été décrits dans la demande de brevet euro¬ péen n * 87/400.151.4. Ces rétrovirus qui ont été regrou¬ pés sous la désignation HIV-2, ont été isolés chez plu¬ sieurs malades africains présentant des symptômes d'une ly phadénopathie ou d'un SIDA.

Les rétrovirus du type HIV-2 comme les rétro- virus du type HIV-1, se caractérisent par un tropisme pour les lymphocytes T4 humains et par un effet cyto- pathogène à l'égard de ces lymphocytes, lorsqu'ils s'y multiplient, pour alors causer soit des poly-adénopa- thies généralisées et persistantes, soit un SIDA.

Plus généralement les rétrovirus purifiés par HIV-2 possèdent en général les propriétés suivantes :

- la cible préférentielle des rétrovirus -HIV-2 est cons¬ tituée par les cellules Leu3 (ou lymphocytes T4) humai¬ nes et pour des cellules "immortalisées" dérivées de ces lymphocytes T4 ;

- ils sont cytotoxiques pour les lymphocytes T4 humains ils ont une activité de transcriptase inverse néces- sitant la présence d'ions Mg 2+ et présentant une forte activité pour le poly(adénylate-oligodéoxythylmidylase)

(poly(A)-oligo(dT) 12-18) ; ils ont une densité de 1,16 dans un gradient de sucrose ; ils ont un diamètre moyen de 140 nanomètres et un noyau ayant un diamètre moyen de 41 nanomètres ;

- ils peuvent être cultivés dans des lignées permanentes du type HUT ou exprimant la protéine T4 ;

- ils ne sont pas infectieux pour les lymphocytes T8 ; les lysats de ces virus contiennent une protéine ρ26

qui ne croise pas immunologiquement avec la protéine p24 du virus HTLV-I ou du virus HTLV-II ; ces lysats contiennent en outre une protéine p16 qui n'est pas reconnue immunologiquement par la protéine p19 de HTLV-I ou de HTLV-II dans des essais de radioi muno- précipitation ;

- ils contiennent en outre une glycoprotéine d'enveloppe ayant un poids moléculaire de l'ordre de 130.000-140.000 qui ne croise pas immunologiquement avec la gp110 des HIV-1, mais qui en revanche croise immunologiquement avec la glycoprotéine d'enveloppe gp140 de STLV-III (vi¬ rus isolé chez le singe) ;

- ces lysats contiennent encore des antigènes marquables par la 35S-cystéine, dont les poids moléculaires s'éta- gent entre 32 " .000 et 42.000-45.000 : ils comprennent no¬ tamment un antigène ayant un poids moléculaire de l'or¬ dre de 36.000 et un antigène ayant un poids moléculaire de l'ordre de 42.000, l'un de ces antigènes Cp36 et p42) constituant vraisemblablement une glycoprotéine trans- membranaire du virus HIV-2 ; l'ARN génomique des HIV-2 n'hybride pas avec l r ARN génomique de HIV-1 dans des conditions stringentes ;

- dans des conditions non stringentes, 1'ARN génomique de HIV-2 n'hybride, ni avec le gène env et le LTR qui le jouxte, de HIV-1 , ni avec des séquences de la région pol du génome de HIV—1 ;

- dans des conditions non stringentes, il hybride fai¬ blement avec des séquences de nucléotides de la région de HIV-1. Un autre rétrovirus dénommé SIV-1, cette dénomination remplaçant la dénomination antérieurement connue STLV III, a été isolé chez le singe macaque rhésus. (M.D.Daniel et al. Science 228, 1201 (1985) N.L.Let in et al, Science 230, 71 (1985) sous l'appel- lation "STLV-IIImac" ) .

Un autre rétrovirus, désigné "STLV-III. _.." ,

AGM

(ou SIV,. ) a été isolé chez des singes verts sauvages. Mais, contrairement au virus présent chez le singe macaque rhésus, la présence de "STLV-III A " ne semble pas induire une maladie du type SIDA chez le singe vert d'Afrique.

Une souche du rétrovirus SIV-1mac a été déposée à la CNCM le 7 Février 1986 sous le n 1-521. Des études ont montré que le rétrovirus SIV-1 comporte certaines protéines possédant une certaine parenté immunologique avec des protéines ou glycoprotéines structurales susceptibles d'être obtenues dans des con¬ ditions analogues, à partir de HIV-2. Ce rétrovirus SIV-1, dont on a constaté le caractère infectieux chez les singes, avait été désigné par STLVIII par les cher¬ cheurs qui l'ont isolé (références bibliographiques précitées) .

Pour la commodité du langage, ces virus ne seront plus désignés dans ce qui suit que par i ' ex¬ pression SIV (l'expression SIV est l'abréviation anglaise de "Simian Immunode iciency Virus" (virus d' immunodéficience du singe)) éventuellement suivi d'une abréviation désignant l'espèce de singe dont ils sont issus, par exemple, MAC (ou mac) pour le macaque ou AGM pour le singe vert d'Afrique (abréviation de "African Green Monkey").

En mettant en oeuvre les mêmes techniques que celles rappelées plus haut, il a été constaté que l'on pouvait également obtenir à partir de SIV-1mac : une protéine principale du noyau p27, ayant un poids moléculaire de l'ordre de 27 kilodaltons, - une glycoprotéine majeure d'enveloppe, gp140, une protéine vraisemblablement transmembranaire p32, qui n'est guère observée en RIPA lorsque le virus a au préalable été marqué par la 35S-cystéine, mais qui peut

être observée dans les essais d'i munoempreintes

(Western blots), sous forme de bandes larges.

Des études plus précises ont été réalisées en ce qui concerne les précédents virus HIV-2 et SIV. La poursuite de 1'étude des rétrovirus HIV-2 a également conduit à l'obtention de séquences d'ADN complémentaires (ADNc) des ARNs de leurs génomes. La séquence nucléoti- dique complète de 1'ADNc d'un rétrovirus représentatif de la classe HIV-2 (HIV-2 ROD) a été déposée le 21/02/- 1986 à la CNCM sous le n * 1-522, sous le nom de réfé¬ rence LAV-II ROD) .

Cette séquence nucléotidique et les phases de lecture ouverte qu'elle contient sont indiqués à la fi¬ gure 1 A.

En outre, la poursuite de l'étude d'autres ré¬ trovirus a également permis d'aboutir à 1'obtention de leurs séquences nucléotidiques complètes. Il en est en particulier ainsi de 1 l ADNc dérivé de 1'ARN génomique de SIV.

Le clonage et. le séquençage du virus SIV-1mac qui ont permis l'obtention de sa séquence nucléotidique ont été réalisés dans les conditions suivantes :

L'ADN de cellules HUT 78 infectées par le vi¬ rus SIV (isolât STLV-III mac 142-83 décrit par Daniel et al. (1985) Science, 228, p.1201-1204, digéré partielle¬ ment par 1'enzyme de restriction Sau3A a été clone au site BamHI du bactériophage vecteur Lambda ELBL3 pour constituer une banque génomique. Les 2 millions de pha- ges recombinants de la banque génomique ainsi constituée ont été criblés in situ en conditions de sécurité P3, à l'aide de séquences du virus HIV2 provenant des clones lambda-R0D4, lambda-ROD35 et E2 (Clavel et al. (1986- Nature, 324, p.691.) et nick-translatées.

L'hybridation a été réalisée en 5xSSC à 50'C et les lavages en 2xSSC à 50 * C. Un seul clone contenant

l'ensemble des séquences virales a été obtenu. Ce clone est désigné par lambda-SIV-1. L'insérât du phage lambda- SIV-1 mesure 16,5 kb au total et comprend un provirus intégré auquel manquent seulement les 250 premières ba¬ ses du LTR gauche, alors que le LTR droit est complet.

Le provirus intégré a été séquence par la mé¬ thode des didéoxynucléotides après sous-clonage de frag¬ ments aléatoires dans le phage M13mp8. 300 sous-clones ont été analysés.

Des fragments d'ADNc provenant du clone Lambda SIV-1 insérés dans des plasmides pSIV-1.1 et pSIV-1.2 ont été déposés à la CNCM le 15 Avril 1987, sous les numéros 1-658 (pSIV-1.1) et 1-659 (pSIV-1.2) .

Les résultats ont été mentionnés dans les fi¬ gures décrites ci-après.

La figure 1B représente la séquence nucléo¬ tidique du, génome viral de SIV et les séquences qui en sont déduites pour les protéines virales correspondant aux produits des gènes gag, pol, env, Q, X, R, tat, art, F.

Les figures 3 à 11 et la figure 1C repré¬ sentent les comparaisons des produits théoriques des gènes viraux et des LTR entre HIV2 et SlVmac. (λSIV-1).

L'invention concerne de plus les fragments d'ADNc déduits de 1 'ADNc issu du génome entier de SIV-1, ces fragments contenant une ou plusieurs séquences is¬ sues de la séquence complète d'ADNc et qui codent pour des peptides intéressants de l'invention. Ces séquences sont indiquées à la figure 1B et, à la figure 1C pour ce qui a trait à la séquence LTR du virus,

Les séquences nucléiques de l'ADNc de SIV ont été placées en correspondance avec les séquences nu¬ cléiques du virus HIV-2 ROD pour ce qui concerne la sé¬ quence LTR (figure 1C) . Cette présentation que l'on re¬ trouve pour le génome entier en rapprochant la figure 1B

des igures 3 à 11 permet de repérer ou de déduire les acides nucléiques ayant des éléments de structure essen¬ tiels communs aux deux virus .

L'invention concerne naturellement aussi l'u¬ tilisation des cADNs issus de SIV ou de leurs fragments (ou de recombinants les contenant) en tant que sondes, pour le diagnostic de la présence ou non de virus HIV-2 dans des échantillons de sérums ou d'autres liquides ou tissus biologiques obtenus à partir de patients suspectés d'être porteurs du virus HIV-2. Ces sondes sont de préférence marquées également (marqueurs radio-actifs, enzymatiques, fluorescents, etc.). Des sondes particulièrement intéressantes pour la mise en oeuvre du procédé de diagnostic du virus HIV-2 ou d'un variant de HIV-2 peuvent être caractérisées en ce qu'elles comprennent la totalité ou une fraction de l'ADNc complémentaire du génome du virus SIV ou encore notamment les fragments recombinants contenus dans divers clones.

Les sondes mises en oeuvre dans ce procédé de diagnostic du virus HIV-2 et dans les kits de diagnostic ne sont en aucune façon réduites aux sondes décrites précédemment. Elles comprennent au contraire toutes les séquences nucléotidiques issues du génome du virus SIV, d'un variant de SIV ou d'un virus proche par sa structu¬ re, dès lors qu'elles permettent la détection dans des fluides biologiques de personnes susceptibles de développer un SIDA, d'anticorps dirigés contre un HIV-2 ou d'un virus qui en est proche.

La détection peut être réalisée de toutes façons en soi connues. Elle peut comprendre une mise en contact de ces sondes soit avec les acides nucléiques obtenus à partir des cellules contenues dans ces sérums ou autres milieux biologiques, par exemple liquides céphalo-rachidiens, salives, etc.. Elle peut aussi

comprendre une mise en contact de ces sondes avec ces milieux eux-mêmes dès lors que leurs acides nucléiques ont été rendus accessibles à l'hybridation avec ces sondes, et ce dans des conditions permettant l'hybri¬ dation entre ces sondes et ces acides nucléiques. L'é¬ tape finale du diagnostic in vitro comprend alors la détection de l'hybridation éventuellement produite. Le susdit diagnostic mettant en jeu des réactions d'hy¬ bridation peut également être réalisé à l'aide de mé¬ langes de sondes respectivement originaires d'un HIV-2 et d'un SIV-1 ou d'un HIV-1, d'un HIV-2 et d'un SIV, dès lors qu'il n'est pas nécessaire de faire une différence entre le type de virus recherché.

D'une façon générale, le procédé de diagnostic de la présence ou non du virus HIV-2 ou d'un variant dans des échantillons de sérums ou d'autres liquides ou tissus obtenus à partir de patients suspectés d'être porteurs du virus HIV-2 comprend les étapes suivantes :

1/ au moins une étape d'hybridation conduite dans des conditions stringentes, par mise en contact de 1 'ADN de cellules de l'échantillon du patient suspect avec l'une des susdites sondes marquées sur une membrane appropriée,

2/ le lavage de ladite membrane avec une so¬ lution assurant la conservation de ces conditions strin¬ gentes de l'hybridation,

3/ la détection de la présence ou non du virus HIV-2 par une méthode d' immunodétection.

Dans un autre mode de réalisation préféré du procédé selon l'invention l'hybridation précitée est conduite dans des conditions non stringentes et le la¬ vage de la membrane est réalisé dans des conditions adaptées à celles de l'hybridation.

Il va de soi que l'invention concerne les acides nucléiques correspondant à des séquences placées

en des régions analogues de variants de SIV ainsi que tous les acides nucléiques dont les modifications ré¬ sulteraient de la mise à profit de la dégénérescence du code génétique, j . Les études comparatives qui ont aussi permis d'aboutir à des résultats relatifs aux protéines de noyau (core), ci-après dénommées "protéines gag" et aux protéines d'enveloppes, ci-après dénommées "protéines env" , ont également été rapportés dans la demande de brevet européen n * 87/400.151.4, déjà citée. Ces ré¬ sultats montrent que les protéines du noyau (protéines gag) dans HIV-2 présentent des différences moins ac¬ centuées par rapport à celles des virus HIV-1, que les protéines d'enveloppe (protéines env) . Globalement les 5 protéines env dans HIV-2 se sont révélées présenter des parentés immunologiques extrêmement faibles, sinon inexistentes, avec-les protéines env correspondantes des virus HIV-1.

Au contraire des études comparatives effec¬ 0 tuées entre les structures des séquences d'ADNc des vi¬ rus HIV-2 et SIV permettent de mettre en évidence cer¬ taines caractéristiques communes qui apparaissent au niveau des protéines.

Globalement, les protéines de HIV-2 et de 5 SIV-1 montrent des parentés i munologiques importantes. La glycoprotéine majeure d'enveloppe de HIV-2 s'est révélée être plus proche immunologiquement de la glycoprotéine majeure d'enveloppe de SIV que de la gly¬ coprotéine majeure d'enveloppe de HIV-1. Q Ces constatations s'imposent non seulement au niveau des poids moléculaires : 130-140 kilodaltons pour les glycoprotéines majeures de HIV-2 et de SIV contre environ 110 pour la glycoprotéine majeure d'enveloppe de HIV-1, mais aussi au niveau des propriétés immunologi- 5 ques, puisque des sérums prélevés à partir de malades

infectés par HIV-2, et plus particulièrement des anti¬ corps formés contre la gp140 de HIV-2 reconnaissent la gp140 de SIV-1mac, alors que dans des essais semblables les mêmes sérums t les mêmes anticorps de HIV-2 ne reconnaissent pas la gp110 de HIV-1. Mais les sérums anti-HIV-1 qui n'ont jamais réagi avec la gp140 de HIV-2 précipitent une protéine de 26 Kdal marquée par la 35S- cystéine, contenue dans les extraits de HIV-2.

La protéine majeure du noyau (core) de HIV-2 semble présenter un poids moléculaire moyen (environ 26.000) intermédiaire entre celui de la p25 de HIV-1 et la p27 de SIV.

Ces observations résultent des essais réalisés avec des extraits viraux obtenus à partir du HIV-2 isolé à partir de l'un des patients susmentionnés. Des ré¬ sultats similaires ont été obtenus avec des extraits vi¬ raux du HIV-2 isolé à partir du second patient.

Des études plus poussées ont conduit les in¬ venteurs à reconnaître une première classe de peptides ayant des séquences d'aminoacides soit identiques, soit proches de séquences contenues à l'intérieur des stru¬ ctures des protéines gag et env de HIV-2 ou de SIV voire de HIV-1. Ces peptides sont notamment applicables au diagnostic d une infection chez l'homme par le virus HIV-2 ou de l'un de ses variants.

A cet égard la présente invention concerne également des procédés et des compositions de diagnostic pour la détection is vitro d'anticorps dirigés contre un virus HIV-2 ou de ses variants, plus particulièrement dans des échantillons biologiques, notamment des sérums de patients ayant subi une infection par le virus HIV-2, certains de ces peptides permettant une discrimination particulièrement poussée entre les infections dues à des virus HIV-2 et à des virus HIV-1. Ces études poussées ont également conduit à la

possibilité de synthétiser des peptides immunogènes ou susceptibles d'être rendus immunogènes, présentant des caractéristiques de structures leur permettant d'induire in vivo la production d'anticorps susceptibles de re¬ connaître des protéines env à la fois dans HIV-1 et dans HIV-2 et, au moins pour certains de ces peptides, de se fixer tant sur des virus HIV-1 que sur des virus HIV-2, plus particulièrement aux fins de les neutraliser. L'utilisation de ces derniers types de peptides est donc particulièrement indiquée pour la production de princi¬ pes actifs de vaccins contre les virus HIV, donc contre le SIDA.

Pour désigner ci-après les résidus d'amino- acides entrant dans la constitution des peptides selon l'invention, " on aura recours, pour ceux des acides ami¬ nés ayant une signification univoque à la nomenclature- internationale désignant chaque acide aminé naturel par une lettre unique (lettre majuscule) selon le tableau des correspondances qui suit :

M Méthionine

L Leucine

I Isoleucine

V Valine

F Phenylalanine

S Serine

P Proline

T Thréonine

A Alanine

Y Tyrosine

H Histidine

Q Glutamine

N Asparagine

K Lysine

D Acide Aspartique

E Acide glutaminique

C Cystéine W Tryptophane R Arginine G Glycine

Lorsqu'un acide aminé pourra, en raison de sa position au sein de la chaîne d'a inoacides caracté¬ ristique d'un peptide déterminé, prendre plusieurs si¬ gnifications, il pourra soit être désigné par un tiret "-", si sa signification peut être quelconque, soit par une lettre minuscule lorsque cet aminoacide pourra présenter un nombre limité de significations préférées, ce nombre étant cependant toujours supérieur à 1. Dans ce dernier cas, les significations possibles de cette lettre minuscule seront toujours précisées en rapport avec le peptide auquel il appartient.

Afin de faciliter la lecture, ces peptides seront désignés par une abréviation env ou gag suivie d'un indice numérique, par référence à des séquences d' minoacides contenues, selon le cas, soit dans les protéines env soit dans les protéines gag de certains HIV-1, HIV-2 ou SIV. Il y sera encore fait référence dans ce qui suit.

Enfin dans les définitions qui suivent

- les groupes X représentent soit un groupe NH_ libre ou amidé, notamment par un ou deux groupes alcoyle com¬ prenant de 1 à 5 atomes de carbone, soit un groupe pep¬ tidique comprenant de 1 à 5 aminoacides, dont 1'amino¬ acide N-terminal présente lui-même un groupe NH- libre ou amidé comme précédemment indiqué, et les groupes Z représentent, soit un groupe -OH libre ou alcoxyle et contenant alors un groupe alcoyle com¬ prenant de 1 à 5 atomes de carbone, soit un groupe pep¬ tidique comprenant de 1 à 5 aminoacides, dont l'ami¬ noacide C- terminal présente lui-même un groupe -OH libre . ou alcoxyle, comme précédemment indiqué, les

groupes de 1 à 5 acides aminés le cas échéant contenus dans X ou Z ou dans les deux à la fois étant tels, que leur présence n'est pas incompatible avec la préserva¬ tion pour l'essentiel des propriétés immunologiques, le cas échéant immunogènes, des peptides qui en sont dé¬ pourvus.

Les peptides selon l'invention, qui ont en commun des propriétés immunologiques avec des antigènes de HIV-2 et, pour certains d'entre eux également avec des antigènes de HIV-1 ou de ses variants, sont caracté¬ risés en ce qu'ils ont " égaement une structure peptidique en commun avec les antigènes de SIV. De façon avanta¬ geuse, ces peptides comprennent normalement au plus 40 résidus d'acides aminés.

Des " peptides préférés sont les suivants : en i

XRV-AIEKYL-DQA-LN-WGCAFRQVCZ env2

X-LE-AQI-QQEKNMYELQKLNZ env3

XELGDY LVEITPIG-APT—KR Z env4

X VTV-YGVP-WK-AT—LFCA-Z env5

X QE— -NVTE-F—W-NZ _ env6

XL S-KPCVKLTPLCV—Z env7

X N-S-IT—C-K Z env8

X-I YC-P-G-A-L-C-N-TZ env9

X A-C W—Z env10

X-G-DPE NC-GEF-YCN NZ

env i 1 X C-IKQ-I G YZ

Plus particulièrement l'invention concerne les peptides * suivants :

5 ^^

XRV-AIE YL-DQA-LN-WGCAFRQVCZ env2

X-LE-AQIQQEKNMYELQKLNZ env3

1Q XELGDYKLVEITPIG-APT--KR Z env4

X VTV-YGVP-W—AT--LFCA-Z env5 x E —L-NVTE-F—W-NZ

15. ≤^

XL S-KPCVKL-PLC Z env7

X N-S-I C-K Z env8 0 X-I YC-P-G-A-L-C-N-TZ env9 x A _ c w —Z env10

X-G-DPE NC-GEF-YC NZ 5 envli

X C-I-Q-I G YZ

Des peptides avantageux correspondant aux pré¬ cédents, présentent les formules qui suivent : envi 0 XRVTAIEKYLQDQARLNSWGCAFRQVCZ, ou

XRVTAIEKYLKDQAQLNAWGCAFRQVCZ env2

XSLEQAQIQQEKNMYELQKLNSWZ, OU

XLLEEAQIQQEKNMYELQKLNSWZ 5

env3

XELGDYKLVEITPIGFAPT EKRYSSAHZ, ou XELGDYKLVEITPIGLAPTNVKRYTTG-Z

(On remarquera que les peptides envi , env2, en 3 attestent de la très grande parenté entre HIV-2 et SIV-1. En effet le premier peptide est inclu dans le génome de HIV-2 et le second, dans celui de SIV-1). env4

XabcdVTVeYGVPf ogAThiLFCAjZ, dans lesquels les lettres de a à j peuvent avoir les significations suivantes : a est C, E ou D b est T, K, D, N ou I d est Y ou W " e est F ou Y f est T, V ou A g es N ou E h est I ou T i est P ou T j est T ou S o est K ou R env5

XabcoEdeLfNVTEgFhiWjNZ, dans lequel les lettres de a à j peuvent avoir les significations suivantes r a est D ou P b est D ou N c est Y ou P d est I, V, I ou L e est T, V r E ou A f est V, G ou E ou - g est A, N, G ou S h est D ou N i est A ou M

j est N, K ou E o est ou S env6

XLabcSdKPCVKLoPLCue KZ, dans lequel les lettres de a à f peuvent avoir les significations suivantes : a est F ou W b est E ou D c est T ou Q d est I ou L e est A, S ou T , f est M ou L o est T ou S u est V ou I env7

XabCNxSylocdCeKfghiZ, dans lequel les lettres de a à i et x et y peuvent avoir les significations suivantes : a est N ou T ou I b est H ou S ou N c est E ou Q d est S, A ou C e est D ou P _ f est H, V ou D g est Y ou S h est W ou F i est D ou E x est T ou R y est V ou A o est T ou Q env8

XalbcdYCxPeGfAgLhCiNjTZ, dans lequel les lettres de a à k et x peuvent avoir les significations suivantes :

a est A ou P b est R ou P c est F, I ou C d est R ou H e est P ou A f est Y ou F g est L ou I h est R ou K i est - ou N j est D ou K x est A ou T env9

XwabcxyAdCefghizWjkZ, dans lequel les lettres de a à k et x à z peuvent avoir les significations suivantes : a est K ou - ou E b est R ou - c est P ou M ou I d est W ou H ou Y e est W ou N ou T ou R f est F ou I g est K ou S ou N ou G h est G ou R ou E i est - ou A ou T j est K ou N ou D ou S k est D ou A ou N ou K ou E ' est N, D ou I x est R ou G ou K y est Q ou K ou R z est K ou E ou Q ou N env10

XaGbDPEcdefghNCiGEFjYCokxlmnNZ, dans lequel les lettres de a à n et x peuvent avoir les significations suivantes :

a est K ou - ou G b est S ou G ou - c est V ou I d est A ou V ou T e est Y ou T ou M ou F f est M ou H g est W ou S h est T ou F i est R ou G j est L ou F

0 est N ou K k est M ou S

1 est W ou Q ou K ou G m est F ou L n est L ou F - x est T ou S ou N envi 1

XabcdwCeloQfIxgyhizGjklYZ, dans lequel les lettres de a à 1 et w à z peuvent avoir les significations suivantes : a est R ou T ou S ou N b est N ou I c est Y ou T d est A ou L ou V e-est H ou R f est I ou F g est T ou h est H ou Q où A i est K ou E j est R ou K k est N ou A

1 est V ou M w est P ou Q x est N ou K y est W ou V

z est V ou T ou K o est K ou R

La structure du peptide antigénique codé par le gène gag et désigné par gagl est également représen¬ tée ci-après : XDCKLVL GLGaNPTLEEMLTAZ, dans lequel la lettre a désigne M ou T.

Il sera remarqué que, d'une façon générale, les aminoacides ayant une signification univoque (donc représentés par une lettre majuscule correspondant à la nomenclature internationale) qui interviennent dans les définitions qui précèdent des peptides selon 1'inven¬ tion, se trouvent être la correspondance avec des amino¬ acides identiques placés dans le même ordre dans les sé¬ quences env ou gag correspondantes de la protéine env ou gag d'au moins l'un des HIV, ou de SIV-1.

Les positions de ces séquences sont soulignées et repérées au sein des séquences d'aminoacides des protéines env respectivement de HIV-2 ROD (CNCM n * 1-532) et HIV-1 BRU (CNCM n * 1-232) représentées à la figure 2. Par ailleurs, les alignements des acides ami¬ nés des protéines env et gag respectivement de SIV-1mac (CNCM n * 1.521) et de HIV-2 ROD sont présentées à la figure 3 et à la figure 4.

Les traits pleins qui apparaissent en certai¬ nes localisations de ces séquences visent à souligner que certains aminoacides contenus dans ces séquences ont été volontairement délétés au plan de la présentation, afin de permettre la mise en alignement d'aminoacides respectivement identiques (alors marqués d'un asté¬ risque) ou de deux points verticaux sur une même ligne verticale dans les séquences des protéines correspon¬ dantes de HIV-1 et de HIV-2 d'une part, de SIV et de HIV-2 d'autre part.

Outre les peptides précités, l'invention con¬ cerne également les peptides modifiés par insertion et/ou délétion et/ou substitution d'un ou plusieurs acides aminés, pour autant que les propriétés antigé- niques ou immunogènes desdits peptides ne sont pas mo¬ difiées, ou que les propriétés de reconnaissance de l'antigène ou de l'anticorps avec lesdits peptides ne sont pas substantiellement modifiées.

Dans un mode de réalisation particulièrement préféré, l'invention concerne des peptides ayant des propriétés immunologiques en commun avec l'ossature peptidique de la glycoprotéine d'enveloppe des virus de la classe HIV-2, ces peptides contenant un nombre de résidus d'acides aminés n'excédant pas 40.

Ces peptides préférés selon l'invention ont les séquences suivantes : envi RVTAIEKYLQDQARLNSWGCAFRQVC

AIEKYLQDQ RVSAIEKYLKDQAQLNAWGCAFRQVC

AIEKYLKDQ env2 SLEQAQIQQEKNMYELQKLNSW

QIQQEKN LLEEAQIQQEKNMYELQKLNSW env3 ELGDYKLVEITPIGFAPTKEKRYSSAH

YKLVEITPIGFAPTKEK ELGDYKLVEITPIGLAPTNVKRYTTG-

YKLVEITPIGLAPTNVK env4 CTQYVTVFYGVPTWKNATIPLFCAT

VTVFYGVPTWKNAT CIQYVTVFYGVPAWRNATIPLFCAT

VTVFYGVPAWRNAT

EKLWVTVYYGVPVWKEATTTLFCAS

VTVYYGVPVWKEAT EDLWVTVYYGVPVWKEATTTLFCAS .

VTVYYGVPVWKEAT DNLWVTVYYGVPVWKEATTTLFCAS

VTVYYGVPVWKEAT env5 DDYQEITL-NVTEAFDAWNN

L-NVTEAF DDYSELAL-NVTESFDAWEN

10

L-NVTESF PNPQEWLVNVTENFNMWKN

LVNVTENF PNPQEIELENVTEGFNMWKN

LENVTEGF

15. PNP EIALENVTENFNMWKN

LENVTENF env6

ETSIKPCVKLTPLCVÂMK ETSIKPCVKLSPLCITMR

20 DQSLKPCVKLTPLCVSLK DQSLKPCVKLTPLCVTLN

PCVKLTPLCV env7 NHCNTSVITESCD

25

NTSVIT NHCNTSVIQECCD

NTSVIQ TSCNTSVITQACP

NTSVIT

30 INCNTSVITQACP

NTSVIT INCNTSAITQACP NTSAIT

35

env8

YCAPPGYALLRC-NDT YCAPAGFAILKCNNKT . YCAPAGFAILKCNDKK YCAPAGFAILKCRDKK env9

NKRPRQAWCWFKG-KWKD NERPKQAWCRFGG-NWKE N— RQAHCNISRAKWNA D--IRRAYCTINETEWDK I--IGQAHCNISRAQWSK env10 KGSDPEVAYMWTNCRGEFLYCNMTWFLN

NCRGEFLYCN GG-DPEVTFMWTNCRGEFLYCKMNWFLN

NCRGEFLYCK -GGDPEIVTHSFNCGGEFFYCNSTQLFN

NCGGEFFYCN -GGDPEITTHSFNCRGEFFYCNTSKLFN

NCRGEFFYCN -GGDPEITTHSFNCGGEFFYCNTSGLFN

NCGGEFFYCN envi 1 RNYAPCHIKQIINTWHKVGRNVY

CHIKQII RNYVPCHIRQIINTWHKVGKNVY

CHIRQII TITLPCRIKQFINMWQEVGKAMY

CRIKQFI SITLPCRIKQIINMWQKTCKAMY

CRIKQII NITLQCRIKQIIKMVAGR-KAIY

CRIKQII gagl DCKLVLKGLGTNPTLEEMLTA

Les peptides selon 1'invention peuvent encore avantageusement être préparés par les techniques clas¬ siques, dans le domaine de la synthèse des peptides. Cette synthèse peut être réalisée en solution homogène ou en phase solide.

Par exemple, on aura recours à la technique de synthèse en solution homogène décrit par HOUBENWEYL dans l'ouvrage intitulé "Méthode der Organischen Chemie" (Méthode de la Chimie Organique) édité par E. Wunsch, vol. 15-1 et II., THIEME, Stuttgart 1974.

Cette méthode de synthèse consiste à condenser successivement deux-à-deux les aminoacyles successifs dans l'ordre requis, ou à condenser des aminoacyles et des fragments préalablement formés et contenant déjà plusieurs aminoacyles dans l'ordre approprié, ou encore plusieurs fragments préalablement ainsi préparés, étant entendu que 1'on aura eu soin de protéger au préalable toutes les fonctions réactives portées par ces amino¬ acyles ou fragments", à l'exception des fonctions aminés de l'un et carboxyles de l'autre ou vice-versa, qui doivent normalement intervenir dans la formation des liaisons peptidiques, notamment après activation de la fonction carboxyle, selon les méthodes bien connues dans la synthèse des peptides. En variante, on pourra avoir recours à des réactions de couplage mettant en jeu des réactifs de couplage classique, du type carbodiimide, tels que par exemple la 1-éthyl-3-(3-diméthyl-amino- propyl)-carbodiimide. Lorsque l'aminoacyle mis en oeuvre possède une fonction acide supplémentaire (notamment dans le cas de l'acide glutamique) , ces fonctions seront par exemple protégées, par des groupes t-bustylester.

Dans le cas de la synthèse progressive, acide aminé par acide aminé, la synthèse débute de préférence par la condensation de 1'amino-acide C-terminal avec l'aminoacide qui correspond à l'aminoacyle voisin dans

la séquence désirée et ainsi de suite, de proche en proche, jusqu'à l'acide aminé N-terminal. Selon une autre technique préférée de l'invention, on a recours à celle décrite par R.D. MERRIFIELD dans l'article intitulé "Solid phase peptide synthesis" (J. Am. Soc, 45, 2149-2154).

Pour fabriquer une chaîne peptidique selon le procédé de MERRIFIELD, on a recours à une résine polymè¬ re très poreuse, sur laquelle on fixe le premier acide aminé C-terminal de la chaîne. Cet acide aminé est fixé 0 sur la résine par 1'intermédiaire de son groupe carboxylique et sa fonction aminé est protégée, par exemple par le groupe t-butyloxycarbonyle.

Lorsque le premier acide aminé C-terminal est ainsi fixé sur la résine, on enlève le groupe protecteur 5. de la fonction aminé en lavant la résine avec un acide.

Dans le cas où le groupe protecteur de la fonction aminé est le groupe t-butyloxycarbonyle, il peut être éliminé par traitement de la résine à l'aidé d'acide trifluoroacétique.

On couple ensuite le deuxième acide aminé qui fournit le second amino-acyle de la séquence recherché, à partir du résidu amino-acyle C-terminal sur la fonc¬ tion aminé déprotégée du premier acide aminé C-terminal fixé sur la chaîne. De péférence, la fonction carboxyle de ce deuxième acide aminé est activée, par exemple par la dicyclohexylcarbodiimide, et la fonction aminé est protégée, par exemple par le t-butyloxycarbonyle.

On obtient ainsi la première partie de la chaîne peptidique recherchée, qui comporte deux acide aminés, et dont la fonction aminé terminale est protégée. Comme précédemment, on déprotège la fonction aminé et on peut ensuite procéder à la fixation du troisième aminoacyle, dans les conditions analogues à celles de l'addition du deuxième acide aminé C-terminal.

On fixe ainsi, les uns après les autres, les acides aminés qui vont constituer la chaîne peptidique sur le groupe aminé chaque fois déprotégé au préalable de la portion de la chaîne peptidique déjà formée, et qui est rattachée à la résine.

Lorsque la totalité de la chaîne peptidique désirée est ' formée, on élimine les groupes protecteurs des différents acide aminés constituant la chaîne pepti¬ dique et on détache le peptide de la résine par exemple à 1'aide d'acide fluory ' drique.

L'invention concerne également les oligomères hydrosolubles des peptides monomères sus-indiqués. 'oligomerisation peut provoquer un accroissement de 1'immunogénicité des peptides monomères selon 1'inven¬ tion. Sans qu'une telle indication chiffrée puise être considérée comme limitative, on mentionnera néanmoins que ces oligomères peuvent, par exemple, contenir de 2 à 10 unités monomères.

Les " unités monomères entrant dans cet oligo- mère sont soit toutes constituées par le polypeptide de séquence 1 ou par le polypeptide de séquence 2, soit par 1' n et 1'autre de ces polypeptides.

On peut avoir recours, pour réaliser 1'oligo¬ merisation, à toute technique de polymérisation couram¬ ment utilisée dans le domaine des peptides, cette poly¬ mérisation étant conduite jusqu'à l'obtention d'un oli¬ gomère ou polymère contenant le nombre de motifs mono¬ mères requis pour l'acquisition de 1'immunogénicité désirée.

Une méthode d'oligomerisation ou de polymé¬ risation du monomère consiste dans la réaction de celui-ci avec un agent de réticulation tel que le glu- taraldéhyde.

On peut également avoir recours à d'autres mé¬ thodes d'oligomerisation ou de couplage, par exemple à

celle mettant en jeu des couplages successifs d'unités monomères, par l'intermédiaire de leurs fonctions ter¬ minales carboxyle et aminé en présence d'agents de cou¬ plage homo- ou hétéro- bifonctionnels. c On peut également pour la production de molé¬ cules comportant un ou plusieurs motifs de 17 acides aminés tels que définis ci-dessus, avoir recours à des techniques du génie génétique mettant en oeuvre des micro-organismes transformés par un acide nucléique 0 déterminé comprenant des séquences nucléotidiques ap¬ propriées correspondantes.

L'invention concerne également les acides nu¬ cléiques contenant une ou plusieurs séquences issues de la séquence de l'ADNc du virus HIV-2 ROD. Ces séquences C . repérées par ' la numérotation figurant sur la séquence précédemment décrite, codent pour certains peptides intéressants de l'invention.

Séquence codant pour envi nucléotides 7850 à 7927 env2 " 8030.à 8095 env3 " 7601 à 7636 env4 " 6170 à 6247 env5 " 6294 à 6349 env6 " 6392 à 6445 env7 " 6724 à 6763 env8 " 6794 à 6838 env9 " 7112 à 7162 env10 " 7253 à" 7336 env 1 " 7358 à 7426 gagl " 1535 à 1597 L'invention concerne enfin les acides nu¬ cléiques correspondants du virus SIV, contenant une ou plusieurs séquences issues de l'ADNc du virus SIV-1. Ces séquences codant pour les peptides envi à envi1 et gagl peuvent être repérés sur la figure 3 par comparaison avec les séquences correspondantes décrites pour HIV-2.

Il va de soi que l'invention concerne les acides nucléiques correspondant à des séquences placées en des régions analogues des ADNc dérivés de variants de HIV-2 ROD ou de SIV, ainsi que tous les acides nucléi¬ ques dont les modifications vis à vis des précédents résulteraient de la mise à profit de la dégénérescence du code génétique.

L'invention concerne encore les conjugués obtenus par couplage covalent des peptides selon 1' in¬ vention (ou des susdits oligomères) à des molécules por¬ teuses (naturelles ou synthétiques), physiologiquement acceptables et non toxiques, par 1'intermédiaire de groupements réactifs complémentaires respectivement por¬ tés par la molécule porteuse et le peptide. Des exemples de groupements appropriés sont illustrés dans ce qui suit :

*A titre d'exemple de molécules porteuses ou supports macromoléculaires entrant dans la constitution des conjugués selon l'invention, on mentionnera .des protéines naturelles, telles que 1'anatoxine tétanique, 1' ovalbulmine, des sérums albumines, des hémocyamines, etc...

A titre de support macromoléculaires synthéti¬ ques, on mentionnera par exemple des polylysines ou des poly(D-L-alanine)-poly(L-lysine) .

La littérature mentionne d'autres types de supports macromoléculaires susceptibles d'être utilisés, lesquels présentent en général un poids moléculaire supérieur à 20 000.

Pour synthétiser les conjugués selon 1' invention, on peut avoir recours à des procédés connus en soi, tels que celui décrit par FRANTZ et R0BERTS0N dans Infect, and Immunity, .33., 193-198 (1981), ou celui décrit dans Applied and Environmental Microbiology, (octobre 1981), vol. 42, n * 4, 611-614 par P.E. KAUFFMAN

en utilisant le peptide et la molécule porteuse appro¬ priée.

Dans la pratique, on utilisera avanta¬ geusement comme agent de couplage les composés suivants, c cités à titre non limitatif : aldéhyde glutarique, chloroformiate d'éthyle, carbodiimides hydrosolubles [N-éthyl-N' (3-diméthylamino-propyl) carbodiimide, HC1] , diisocyanates, bis-diazobenzidine, di- et trichloro-s- triazines, bromures de cyanogène, ainsi que les agents

10 de couplage mentionnés dans Scand. J. Immunol., (1978), vol. 8, p. 7-23 (AVRAMEAS, TERNYNCK, GUESDON) .

On peut avoir recours à tout procédé de couplage faisant intervenir d'une part une ou plusieurs fonctions réactives du peptide et d'autre part, une ou

1 5 plusieurs fonctions réactives de molécules supports. Avantageusement, il s'agit des fonctions carboxyle et aminé, lesquelles peuvent donner lieu à " une réaction de couplage en présence d'un agent de couplage du genre de ceux utilisés dans la synthèse des protéines, par

20 exemple, le 1-éthyl-3-(3-diméthylaminopropyl)- carbodiimide, le N-hydroxybenzotriazole, etc... On peut encore avoir recours à la glutaraldéhyde, notamment lorsqu'il s'agit de relier entre eux des groupes aminés respectivement portés par le peptide et la molécule 2 support.

Les peptides selon l'invention possèdent des propriétés antigéniques. Ils peuvent donc être utilisés dans des procédés de diagnostic pour la détection d'une infection par le virus HIV-2. 3Q Comme on l'a déjà mentionné, des études ont permis de distinguer deux groupes de peptides pouvant être mis en oeuvre dans des procédés de détection d'an¬ ticorps contre le virus HIV-2 dans un fluide biologique humain, notamment un sérum ou un liquide céphalo-ra- -,c chidien.

Un premier groupe (I) comprend les peptides gag,.. Ces peptides reconnaissent des anticorps anti-

HIV-2 et sont donc capables de détecter une infection par HIV-2. Ils reconnaissent également dans une certaine mesure des anticorps anti-HIV-1.

Un second groupe (II) comprend des peptides qui correspondent plus particulièrement à ceux qui sont situés dans la partie transmembranaire et dans la fin de la partie externe de la protéine d'enveloppe. Ces pep¬ tides sont ceux précédemment désignés par envi , env2 et env3. Ils permettent «la reconnaissance spécifique de la présence d'anticorps contre HIV-2 et permettent donc de discriminer chez une personne les infections passées ou présentes dues à un HIV, plus particulièrement entre celles qui ont été provoquées par un HIV-2 et celles qui l'ont été par un HIV-1.

L'invention concerne également une composition contenant au moins l'un des susdits peptides ou au moins un oligomère de ce peptide, caractérisée en ce qu'elle a la capacité d'être reconnue par des sérums d'origine hu¬ maine contenant des anticorps contre le virus HIV-2.

L'invention concerne un procédé de diagnostic in vitro un ou des peptides selon 1'invention pour la détection d'anticorps contre HIV-2 dans des fluides bio¬ logiques, en particulier dans des sérums humains.

D'une façon générale le procédé de diagnostic in vitro ci-dessus comprend les étapes suivantes : la mise en contact de ce liquide biologique avec lesdits peptides, la détection de la présence éventuelle d'un complexe peptide-anticorps par des méthodes physiques ou chimiques, dans ledit liquide biologique.

Dans un mode de réalisation préféré de l'in¬ vention, la détection du complexe antigène-anticorps est réalisée grâce à des tests immunoenzymatiques (du type

ELISA) , immunofluorescents (du type IFA) , radioimmunolo- giques (du type RIA) ou des tests de radioimmunoprécipi- tation (du type RIPA) .

Ainsi l'invention concerne également tout peptide selon 1'invention marqué à 1'aide d'un marqueur adéquat du type enzymatique, fluorescent, radioactif, etc..

De telles méthodes comprennent par exemple les étapes suivantes : dépôt de quantités déterminées d'une composition peptidique selon l'invention dans les puits d'une microp.laque de titration,

- introduction dans lesdits puits de dilutions croissantes du sérum devant être diagnostiqué,

- incubation de la microplaque, - rinçages répétés de la microplaque, introduction dans les puits de la micro¬ plaque d'anticorps marqués contre des immunoglobulines du sang, le marquage de ces anticorps ayant été réalisé à l'aide d'une enzyme sélectionnée parmi celles qui sont capables d'hydrolyser un substrat en modifiant l'absor¬ ption des radiations de ce dernier, au moins à une lon¬ gueur d'onde déterminée, détection, en comparaison avec un témoin de contrôle, de la quantité de substrat hydrolyse. L'invention concerne également des coffrets ou kits pour le diagnostic in vitro de la présence d'anti¬ corps contre les virus HIV-2 et, dans certains cas, HIV-1 dans un milieu biologique qui comprennent : une composition peptidique selon 1'inven- tion, les réactifs pour la constitution du milieu propice à la réalisation de la réaction immunologique,

- les réactifs permettant la détection du com¬ plexe antigènes-anticorps produit par la réaction im- munologique. De tels réactifs peuvent également porter

un marqueur, ou être susceptibles d'être reconnus à leur tour par un réactif marqué. Plus particulièrement dans le cas où la composition polypeptidique sus-mentionnée n'est pas marquée. un tissu fluide biologique de référence dé- pourvu d'anticorps reconnus par la composition polypep¬ tidique sus-mentionnée,

L'invention concerne les anticorps eux-mêmes formés contre les peptides de l'invention.

Il va de soi que cette production n'est pas limitée aux anticorps polyclonaux.

Elle s'applique encore à tout anticorps mono- clonal produit par tout hybridome susceptible d'être formé, par des méthodes classiques, à partir des cel¬ lules spléniques d'un animal, notamment de souris ou de rat, immunisés contre l'un des peptides de l'invention, d'une part et des cellules d'une lignée de cellule myélome approprié d'autre part, et d'être sélectionné, par sa capacité à produire des anticorps monoclonaux reconnaissant le peptide initialement mis en oeuvre pour l'immunisation des animaux.

L'invention concerne également des composi¬ tions immunogènes pour la production de vaccins dont le principe actif est constitué par au moins un peptide selon l'invention, ou un oligomère de ce peptide, ou un peptide sous forme conjuguée avec une molécule porteuse, caractérisées en ce qu'elles induisent la production d'anticorps contre les susdits peptides en quantité suf¬ fisante pour aussi inhiber les protéines du rétrovirus HIV-2, voire même le rétrovirus HIV-2 entrant en asso¬ ciation avec un véhicule pharmaceutiquement acceptable.

" Les compositions immunogènes pour la produc¬ tion de vaccins comprennent de façon avantageuse plus particulièrement au moins l'un des peptides précédemment désignés par env4, env5, env6, env7, env8. env9. env10.

en i 1 voir des mélanges de ceux-ci.

Parmi ces peptides aptes à constituer des principes actifs de vaccins certains sont particuliè¬ rement préférés car ils possèdent une structure de base en acides aminés correspondant à des régions des glyco- protéines d'enveloppe qui présentent un important degré de conservation, non seulement dans les HIV-2, et dans les SIV, mais également dans les HIV-1. Ces peptides particulièrement préférés sont les peptides désignés par env4 f certains peptides env5 f env6 et env10.

Dans un mode de réalisation préféré de l'in¬ vention les peptides immunogènes (ou fragments de ces peptides) aptes à constituer des principes actifs de vaccins sont choisis parmi ceux dont les formules cor¬ respondent à des séquences qui, dans les glycoprotéines d'enveloppe de HIV-2, SIV et HIV-1 présentant une homologie en acides aminés supérieure à 50 , qui appar¬ tiennent à la partie externe.de l'enveloppe du virus, qui sont dépourvus ou presque de délétions, et qui ren¬ ferment des résidus de cystéine favorables à la stabili¬ sation des liaisons et à la constitution de boucles d'ancrage.

Les peptides suivants appartiennent à cette catégorie de peptides préférés . env4

XVTV-YGVP-W--ATZ env5

XL-NVTE-FZ env6

XKPCVKL-PLC-Z env7

XN-S-I-Z env10 XNC-GEF-YC-Z

envi 1 XC-I-Q-IZ

Des compositions pharmaceutiques avantageuses sont constituées par des solutions, suspensions ou li¬ posomes injectables contenant une dose efficace d'au moins un produit selon l'invention. De préférence, ces solutions, suspensions ou liposomes sont réalisés dans une phase aqueuse stérilisée isotonique, de préférence saline ou glucosée.

L'invention concerne plus particulièrement de telles suspensions, solutions ou forme liposome qui sont aptes à être administrées par injections intradermiques, intramusculaires ou sous-cutanées, ou encore par scari¬ fications.

Elle concerne également des compositions phar¬ maceutiques administrables par d'autres voies, notamment par voie orale.

Les compositions pharmaceutiques selon 1'in¬ vention, utilisables en tant que vaccins pour être effi¬ caces dans la production d'anticorps contre le virus HIV-2, peuvent à titre d'exemple être administrées à des doses situées entre 10 et 500 μg/kg, de peptides selon l'invention, de préférence de 50 à 100 μg/kg.

Ces doses sont citées à titre d'exemple et ne possèdent en aucun cas un caractère limitatif.

Comme on l'a déjà indiqué plus haut les dif¬ férents peptides qui ont été définis peuvent comprendre des modifications qui n'ont pas pour effet de modifier de façon fondamentale leurs propriétés immunologiques. Les peptides équivalents qui en résultent entrent dans le champ des revendications qui suivent. A titre d'exem¬ ples de peptides équivalents on mentionnera ceux dont les structures en correspondance avec des régions des ADNc d'autres variants de HIV-2 de SIV ou de HIV-1, lorsque ces régions ont été mises en alignement dans des

conditions semblables à celles qui ont été évoquées ci-dessus, à propos de HIV-2 ROD, SIV et HIV-1 BRU. A titre d'autres de ces peptides, on mentionnera ceux dont les structures sont en correspondance avec de telles régions dans les ADNc qui ont fait l'objet de dépôts à la CNCM, notamment sous les numéros 1-502, 1-642 (HIV-2 IRMO), 1-643 (HIV-2 EHO) ainsi que, dans les cas appropriés, des variants de HIV-1 qui ont fait l'objet de dépôts à la CNCM sous les numéros 1-232, 1-240, 1-241, 1-550, 1-551.

Les peptides selon 1 ' invention peuvent encore être définis par les formules suivantes (dans lesquels X, Z et les tirets "-" ont les significations sus-indi- quées) :

XRV-AIEKYL-DQA-LN-WGCAFRQVCZ XAIEKYL-DZ

X-LE-AQIQQEKNMYELQKLNSWZ XQIQQEKNZ

XELGDYKLVEITPIG-APT— R Z

XYKLVEITPIG-APT—KRZ

X VTV-YGVP-W—AT—LFCA-Z

XVTV-YGVP- —ATZ

X E—L-NVTE-F—W-NZ

XL-NVTE-FZ

XL S-KPCVKL-PLC Z

XKPCVKL-PLC-Z

XS-KPCVKL-PLC-Z

X N-S-I C-Z

XN-S-I-Z

XYC-P-G-A-L-C-N-TZ

x A _ c w z

NKRPRQAWCWFKG-KWKD

X-G-DPE NC-GEF-YC N.Z

X C-I-Q-I— G YZ

L'invention concerne également outre les pep¬ tides de SIV déjà décrits, les protéines codées par l'ADNc du virus SIV. Elle concerne également les pro¬ téines de tout virus immunologiquement étroitement ap¬ parenté à SIV-1mac, en particulier tout virus dont les protéines et les glycoprotéines d'enveloppe croisent immunologiquement et dont les ADNc présentent un pour¬ centage d'homologie d'au moins 95% et de préférence d'au moins 98%.

En particulier 1'invention concerne : 1/ les protéines et glycoprotéines de l'enveloppe codées par le gène env et représentées à la figure 3, 2/ la protéine GAG représentée à la figure 4, 3/ la protéine POL représentée à la figure 5, 4/ la protéine Q représentée à la figure 6, 5/ la protéine R représentée à la figure 7, 6/ la protéine X représentée à la figure 8, 7/ la protéine F représentée à la figure 9, 8/ la protéine TAT représentée à la figure 10,

Les acides aminés des protéines précitées de SIV, ont été représentées en alignement avec les sé¬ quences d'acides aminés des protéines correspondantes du virus HIV-2 ; les points verticaux figurant entre les deux séquences correspondent aux acides aminés communs entre les protéines des deux-virus.

Les séquences d'ADNc codant pour les protéines précitées apparaissent sur la figure 1B. L'invention concerne, outre les séquences nucléiques précitées toute séquence nucléiques modifiée, qui code également pour les protéines du rétrovirus SIV ou d'un variant.

Ces séquences d'ADNc repérées par la numérota¬ tion figurant sur les séquences-décrites précédemment (figure 1B) sont les suivantes :

-séquence codant pour GAG, nucléotides 551 à 2068

POL, 1726 à 4893

Qr 4826 à 5467 , 5298 à 5633

R, 5637 à 5939

F, 8569 à 9354

TAT-1 5788 à 6084

ART-1 6014 à 6130

TAT-2 8296 à 8391

ART-2 8294 à 8548

ENV 6090 à 8732 L'invention concerne donc naturellement les protéines précédemment décrites, lorsqu'elles sont obtenues à partir du virus SIV ou lorsqu'elles sont préparées par une méthode de synthèse, notamment par

1 'une des méthodes déjà citées en rapport avec la syn¬ thèse des peptides de plus petite taille.

L'invention concerne également l'utilisation des protéines précédentes pour le diagnostic de la pré¬ sence éventuelle d'anticorps dirigés contre les pro¬ téines de HIV-2, voire contre HIV-2 en entier, ou pour certaines d'entre elles l'utilisation aux fins de dia- gnostic d'une infection due à l'un des virus HIV. Ainsi le peptide GAG codé par le gène correspondant peut être utilisé pour repérer la présence éventuelle d'anticorps anti-HlV-1 ou anti-HIV-2. Les protéines ENV sont utili¬ sées de préférence pour le diagnostic spécifique d'une infection due à HIV-2 ou un de ses variants, parfois pour le diagnostic d'une infection par HIV-2 ou HIV-1.

L'invention concerne donc également un procédé de diagnostic in vitro de détection d'anticorps contre HIV-2 et éventuellement contre HIV-1 dans des fluides biologiques et en particulier dans des sérums humains. De tels procédés applicables pour l'utilisation des pro¬ téines précédentes de SIV comme protéines de diagnostic,

ont déjà été décrits dans la présente invention.

L'invention concerne aussi des coffrets ou "kits" pour le diagnostic in vitro de la présence d'an¬ ticorps le virus HIV-2 et dans certains cas contre HIV-1 dans un milieu biologique. De tels kits mettant en oeu¬ vre les peptides précédents ont également été décrits dans la présente invention.

L'invention concerne également des composi¬ tions immunogènes pour la production de vaccins, dont le principe actif est constitué de façon avantageuse par au moins la partie de la protéine ENV du virus SIV, cette protéine pouvant être sous forme conjuguée avec une mo¬ lécule porteuse. Ces compositions immunogènes induisent la production d'anticorps contre le susdit peptide en quantité suffisante pour inhiber les protéines du ré¬ trovirus HIV-2, voire le rétrovirus HIV-2 lui-même.

Toutefois l'utilisation aux fins de diagnostic des protéines de SIV n'est en rien limitée à celle des seuls protéines ENV ou GAG. D'autres protéines parmi celles décrites peuvent être envisagées, pour préparer des compositions de diagnostic voire de vaccin.