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Patent Searching and Data


Title:
REUSABLE FACE MASK AND ASSOCIATED MANUFACTURING PROCESS
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2021/204729
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a mask (10) comprising a main body (12) that has a filtering area (18), the filtering area (18) being adapted to cover the mouth and nostrils of a user, the filtering area (18) being a knitted fabric consisting of synthetic multifilament yarns, each yarn comprising at least twenty-three filaments. The invention also relates to an associated manufacturing process.

Inventors:
CROZIER OLIVIER (FR)
ATTARD MICKAËL (FR)
CHRISTOFOROU THÉODOTOS (FR)
DECHELETTE LAURENT (FR)
COTTE ALAIN (FR)
CONVERT REYNALD (FR)
Application Number:
PCT/EP2021/058813
Publication Date:
October 14, 2021
Filing Date:
April 02, 2021
Export Citation:
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Assignee:
THUASNE (FR)
International Classes:
B01D39/08; A41D13/11; A62B23/02; D03D15/00; D04B1/10; D04B1/12
Foreign References:
US3699958A1972-10-24
KR102014731B12019-08-27
JP2016179167A2016-10-13
Attorney, Agent or Firm:
HABASQUE, Etienne et al. (FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Masque (10) comprenant un corps principal (12) comprenant une zone filtrante (18), la zone filtrante (18) étant adaptée pour couvrir la bouche et les narines d’un utilisateur, caractérisé en ce que la zone filtrante (18) est un tricot de fils multifilamentaires synthétiques, chaque fil comprenant au moins vingt-trois filaments.

2. Masque selon la revendication 1 , dans lequel la zone filtrante comprend une unique couche de tricot dans son épaisseur.

3. Masque selon la revendication 1 ou 2, dans lequel le tricot présente une structure présentant la caractéristique suivante se répétant sur ou tous les trois fils : un premier fil tricoté uniquement sur la fonture avant, un deuxième fil tricoté uniquement sur la fonture arrière et un troisième fil tricoté à la fois sur la fonture avant et sur la fonture arrière.

4. Masque selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel chaque fil comprend au moins un bout, notamment une pluralité de bouts assemblés, de préférence par retordage, chaque bout comprenant au moins 23 filaments.

5. Masque selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel la zone filtrante (18) comprend une face intérieure destinée à être portée face à l’utilisateur et une face extérieure (22) destinée à être orienté vers un environnement extérieur, les fils formant la face intérieure de la zone filtrante (18) étant en moyenne plus hydrophobes que les fils formant la face extérieure (22) de la zone filtrante (18) sur l’ensemble de la zone filtrante (18).

6. Masque selon la revendication 5, dans lequel le tricot de la zone filtrante (18) présente sur la face intérieure des fils dits intérieurs, et sur la face extérieure (22) des fils dits extérieurs, les fils intérieurs étant plus hydrophobes que les fils extérieurs.

7. Masque selon la revendication 6, dans lequel les fils intérieurs et les fils extérieurs sont réalisés dans le même matériau et présentent le même titrage, les fils intérieurs comprenant moins de filaments que les fils extérieurs.

8. Masque selon l’une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel chacun des fils multifilamentaires synthétiques présente une élasticité strictement inférieure à 20%.

9. Masque selon l’une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel les fils multifilamentaires synthétiques sont réalisés en polyamide.

10. Masque selon l’une quelconque des revendications 1 à 9, dans lequel le tricot de la zone filtrante (18) présente un motif de structure de tricot sur six rangs, le tricot étant réalisé sur des aiguilles avant paires et impaires d’une fonture avant et des aiguilles arrière paires et impaires d’une fonture arrière :

- un premier rang (il) constitué de mailles sur les aiguilles avant paires et de charges sur les aiguilles arrière impaires,

- un deuxième rang (i2) constitué de mailles sur les aiguilles avant impaires et paires,

- un troisième rang (i3) constitué de mailles sur les aiguilles arrière impaires et paires,

- un quatrième rang (i4) constitué de mailles sur les aiguilles avant impaires et de charges sur les aiguilles arrière paires,

- un cinquième rang (i5) constitué de mailles sur les aiguilles avant impaires et paires, et

- un sixième rang (i6) constitué de mailles sur les aiguilles arrière impaires et paires.

11. Masque selon l’une quelconque des revendications 1 à 10, comprenant une partie supérieure (20) présentant une zone tubulaire délimitant un tube, de préférence en maille jersey, une barrette nasale (26) étant agencée dans le tube.

12. Procédé de fabrication d’un masque (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 10, comprenant une étape de tricotage de la zone filtrante (18) avec une pluralité de fils multifilamentaires synthétiques, chaque fil comprenant au moins vingt-trois filaments.

13. Procédé de fabrication selon la revendication 12, dans lequel la zone filtrante (18) est tricotée sur un métier rectiligne à double fonture directement en forme.

14. Procédé de fabrication selon la revendication 13, dans lequel le métier présente une jauge supérieure ou égale à 14.

15. Procédé de fabrication selon l’une quelconque des revendications 12 à 14, comprenant une étape de stabilisation du masque (10) après tricotage, l’étape de stabilisation comprenant une étape de lavage et une étape de séchage, l’étape de lavage comprenant au moins un premier cycle de lavage d’une durée supérieure ou égale à 30 minutes et à une température comprise entre 60°C et 95°C, le premier cycle de lavage comprenant l’utilisation d’un détergent.

16. Procédé de fabrication selon la revendication 15, dans lequel l’étape de lavage comprend une pluralité de cycles, les cycles présentant des températures de lavage décroissantes.

17. Procédé de fabrication selon la revendication 15 ou 16, dans lequel l’étape de séchage dans un tambour rotatif à une température comprise entre 75°C et 85°C.

Description:
TITRE : Masque barrière réutilisable et procédé de fabrication associé

La présente invention concerne un masque comprenant un corps principal comprenant une zone filtrante, la zone filtrante étant adaptée pour couvrir la bouche et les narines d’un utilisateur.

L’invention concerne en outre un procédé de fabrication d’un tel masque.

Il existe actuellement deux principaux types de masques à usage médical, prévus pour couvrir la bouche et les narines d’un utilisateur.

D’une part, les masques chirurgicaux sont destinés à limiter la transmission d’agents infectieux depuis un porteur éventuel à une autre personne. Ce sont des dispositifs médicaux de classe 1 , selon la directive CE. Ils doivent être conformes à la norme NF EN 14683+AC datant d'août 2019 et portant sur les masques à usage médical.

La majorité des masques chirurgicaux est réalisée sur la base d’un textile non tissé, qui est confectionné sous forme d’un rectangle avec trois plis. Lorsque le masque est porté, les trois plis s’ouvrent, pour adapter le masque au visage du porteur.

D’autre part, des dispositifs respiratoires, ou demi-masques filtrants contre les particules, sont conçus pour protéger une personne de son environnement. Ils sont des équipements de protection individuelle (EPI) et doivent être conformes à la norme NF EN 149+A1 datant de septembre 2009 et portant sur les appareils de protection respiratoire et demi-masques filtrants contre les particules.

Ils sont également réalisés dans des matériaux non tissés. Plusieurs formes existent, par exemple les formes dites de « bec de canard » et « coque ».

Cependant, ces deux types de masques présentent l’inconvénient majeur de devoir être remplacés toutes les 3 ou 4 heures et de ne pas être réutilisables.

Cela entraîne notamment un problème de traitement des déchets, plus particulièrement en cas d’utilisation importante de masques, par exemple dans des structures hospitalières ou en cas d’épidémie.

Une nouvelle catégorie de masques a été créée, sous la dénomination de masques barrière.

Il est attendu d’un tel masque une certaine capacité de filtration du matériau utilisé, une résistance respiratoire du matériau réduite et une forme adaptée pour couvrir le visage de l’utilisateur afin d’éviter au maximum les problèmes de fuite.

Il est, par exemple, attendu une efficacité de filtration bactérienne supérieure ou égale à 95%, plus particulièrement pour des particules de 3pm, et une pression différentielle strictement inférieure à 40 Pa au cm 2 telles que définies dans la norme NF EN 14683+AC datant d'août 2019 et portant sur les masques à usage médical. Une telle pression différentielle correspond à un débit minimal admissible sous une dépression de 100 Pa de 139 L/m 2 /s.

Un tel masque est destiné à l’usage par des personnes saines ne présentant pas de symptôme clinique d’infection virale et n’étant a priori pas en contact avec des personnes présentant de tels symptômes.

Son port permet de constituer une barrière de protection contre une éventuelle pénétration ou rétention virale dans la zone de la bouche et du nez de son utilisateur. Il permet, en outre, de protéger ladite zone de tout contact avec les mains.

Ce masque permet notamment de protéger l’ensemble d’un groupe portant un tel type de masque barrière.

Un but de l’invention est de proposer un masque prévu pour diminuer le risque de transmission générale d’un agent infectieux, tout en répondant au problème de la production de déchets que l’utilisation de nombreux masques engendre.

A cet effet, l’invention a pour objet un masque du type précité, dans lequel la zone filtrante est un tricot de fils multifilamentaires synthétiques, chaque fil comprenant au moins vingt-trois filaments.

La zone filtrante permet de filtrer l’air entre la zone de la bouche et du nez d’un porteur du masque et l’extérieur, de sorte à diminuer le risque d’un agent infectieux. En outre, l’utilisation de fils multifilamentaires synthétiques, chaque fil comprenant au moins vingt-trois filaments, permet le lavage du masque à une température assez élevée pour neutraliser un agent infectieux, par exemple 60°C. Le masque présente alors l’avantage d’être réutilisable. Cela permet alors de réduire la production de déchets liés à l’usage de masques.

Le masque peut en outre présenter une ou plusieurs des caractéristiques ci- dessous, considérées individuellement ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles :

- chaque fil comprend au moins un bout, notamment une pluralité de bouts assemblés, de préférence par retordage, chaque bout comprenant au moins 23 filaments ;

- la zone filtrante comprend une face intérieure destinée à être portée face à l’utilisateur et une face extérieure destinée à être orienté vers un environnement extérieur, les fils formant la face intérieure de la zone filtrante étant en moyenne plus hydrophobes que les fils formant la face extérieure de la zone filtrante sur l’ensemble de la zone filtrante ;

- le tricot de la zone filtrante présente sur la face intérieure des fils dits intérieurs, et sur la face extérieure des fils dits extérieurs, les fils intérieurs étant plus hydrophobes que les fils extérieurs ; - les fils intérieurs et les fils extérieurs sont réalisés dans le même matériau et présentent le même titrage, les fils intérieurs comprenant moins de filaments que les fils extérieurs ;

- chacun des fils multifilamentaires synthétiques présente une élasticité strictement inférieure à 20% ;

- les fils multifilamentaires synthétiques sont réalisés en polyamide ;

- le tricot de la zone filtrante présente un motif de structure de tricot sur six rangs, le tricot étant réalisé sur des aiguilles avant paires et impaires d’une fonture avant et des aiguilles arrière paires et impaires d’une fonture arrière :

- un premier rang constitué de mailles sur les aiguilles avant paires et de charges sur les aiguilles arrière impaires,

- un deuxième rang constitué de mailles sur les aiguilles avant impaires et paires,

- un troisième rang constitué de mailles sur les aiguilles arrière impaires et paires,

- un quatrième rang constitué de mailles sur les aiguilles avant impaires et de charges sur les aiguilles arrière paires,

- un cinquième rang constitué de mailles sur les aiguilles avant impaires et paires, et

- un sixième rang constitué de mailles sur les aiguilles arrière impaires et paires ; et/ou

- le masque comprend une partie supérieure présentant une zone tubulaire délimitant un tube, de préférence en maille jersey, une barrette nasale étant agencée dans le tube.

L’invention concerne en outre un procédé de fabrication d’un masque tel que défini précédemment, comprenant une étape de tricotage de la zone filtrante avec une pluralité de fils multifilamentaires synthétiques, chaque fil comprenant au moins vingt-trois filaments.

Le procédé de fabrication peut en outre présenter une ou plusieurs des caractéristiques ci-dessous, considérées individuellement ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles :

- la zone filtrante est tricotée sur un métier rectiligne à double fonture directement en forme ;

- le métier présente une jauge supérieure ou égale à 14 ;

- le procédé comprend une étape de stabilisation du masque après tricotage, l’étape de stabilisation comprenant une étape de lavage et une étape de séchage, l’étape de lavage comprenant au moins un premier cycle de lavage d’une durée supérieure ou égale à 30 minutes et à une température comprise entre 60°C et 95°C, le premier cycle de lavage comprenant l’utilisation d’un détergent ;

- l’étape de lavage comprend une pluralité de cycles, les cycles présentant des températures de lavage décroissantes ; et/ou - l’étape de séchage dans un tambour rotatif à une température comprise entre 75°C et 85°C.

D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront à la lecture de la description qui suit de modes de réalisation de l’invention, donnée à titre d’exemple uniquement et en référence aux dessins dans lesquels :

[Fig 1] la figure 1 est une vue en perspective d’un masque selon un mode de réalisation de l’invention, porté par un utilisateur,

[Fig 2] la figure 2 est une vue schématique à plat du masque de la figure 1 ,

[Fig 3] la figure 3 est une représentation schématique d’un premier exemple de motif de structure du tricot de la zone filtrante d’un masque selon l’invention,

[Fig 4] la figure 4 est une représentation schématique d’un deuxième exemple de motif de structure du tricot de la zone filtrante d’un masque selon l’invention, et

[Fig 5] la figure 5 est une représentation schématique d’un troisième exemple de motif de structure du tricot de la zone filtrante d’un masque selon l’invention.

Un exemple de masque 10 selon l’invention est représenté sur les figures 1 et 2.

Le masque 10 est destiné à être porté par un utilisateur pour couvrir la zone de la bouche et du nez, plus particulièrement des narines, de manière à filtrer l’air entrant et/ou sortant de la bouche et du nez de l’utilisateur par rapport à son environnement extérieur.

Le masque 10 comprend un corps principal 12 et au moins un élément de maintien 14, 16 du corps principal 12.

On entend par « direction transversale » la direction prévue pour s’étendre transversalement par rapport au visage du porteur lorsque le masque est porté.

Le corps principal 12 comprend une zone filtrante 18.

Le corps principal 12 comprend en outre une partie supérieure 20.

Plus particulièrement, le corps principal 12 comprend des bords entourant l’ensemble de la zone filtrante 18, la partie supérieure 20 délimitant le bord supérieur de la zone filtrante 18.

La zone filtrante 18 est adaptée pour couvrir, c’est-à-dire à s’étendre en regard de, la bouche et les narines d’un utilisateur.

La zone filtrante 18 présente notamment une forme et des dimensions adaptées pour couvrir la zone de la bouche et des narines d’un porteur éventuel.

La zone filtrante 18 présente ici, par exemple pour un porteur adulte, une largeur mesurée selon la direction transversale comprise entre 15 cm et 22 cm et une hauteur mesurée perpendiculairement à la largeur comprise entre 13 cm et 20 cm.

La zone filtrante 18 est un tricot de fils multifilamentaires synthétiques.

Chaque fil formant le tricot comprend au moins vingt-trois filaments. Plus particulièrement, chaque fil du tricot comprend au moins un bout.

Chaque fil comprend, par exemple, une pluralité de, ici quatre, bouts assemblées, de préférence par retordage.

Chaque bout comprend au moins 23 filaments.

Le tricot de la zone filtrante 18 est, par exemple, tricoté sur un métier rectiligne double fonture directement en forme.

Les aiguilles utilisées correspondent à une jauge supérieure ou égale à 14.

Cela permet notamment d’obtenir des mailles très serrées, particulièrement adaptées pour la filtration d’agents infectieux.

Les aiguilles des fontures sont décalées alternativement entre les deux fontures selon la direction longitudinale du métier, correspondant à la direction d’alignement des aiguilles de chaque fonture.

Les fils multifilamentaires synthétiques sont, par exemple, réalisés en polyamide.

Le polyamide a notamment un taux de reprise en humidité relativement faible, ce qui permet notamment de limiter un éventuel risque de développement de bactéries, lié à une humidité résiduelle.

Alternativement, un ou les fils multifilamentaires synthétiques sont réalisés en polyester et/ou en polypropylène.

Chacun des fils multifilamentaires synthétiques présente une élasticité strictement inférieure à 20%.

Cela permet notamment de limiter la déformation de la structure de tricot dans la zone filtrante 18, par exemple pendant le port du masque, et donc de la taille des pores formés par le tricot. Cela permet de maintenir les propriétés de filtration du masque.

Le tricot est, par exemple, un tricot en trame.

La trame du tricot de la zone filtrante 18 s’étend selon la direction transversale.

Le bord inférieur entourant la zone filtrante 18 est réalisé de manière à éviter tout démaillage de la zone filtrante 18.

Le tricot de la zone filtrante 18 comprend, par exemple, un ou deux types différents de fils.

On entend par « type » des fils réalisés par une même matière, comprenant un nombre donné de bouts assemblés, présentant un titre donné et un nombre donné de filaments par bout.

La zone filtrante 18 comprend une face intérieure destinée à être portée face à l’utilisateur et une face extérieure 22 destinée à être orienté vers un environnement extérieur. La zone filtrante 18 comprend ici une unique couche de tricot dans son épaisseur, c’est-à-dire que l’unique couche délimite la face intérieure et la face extérieure.

Avantageusement, les fils formant la face intérieure de la zone filtrante 18 sont en moyenne plus hydrophobes que les fils formant la face extérieure 22 de la zone filtrante 18 sur l’ensemble de la zone filtrante 18.

Cela permet notamment de transférer l’humidité du visage du porteur vers l’extérieur par capillarité et, ainsi, d’améliorer le confort du port du masque.

Dans un mode de réalisation, le tricot de la zone filtrante présente sur la face intérieure des fils dits intérieurs, et sur la face extérieure des fils dits extérieurs, les fils intérieurs étant plus hydrophobes que les fils extérieurs.

Par exemple, le tricot est réalisé avec deux types de fils : les fils intérieurs correspondent à un premier des deux types de fils du tricot, et les fils extérieurs correspondent au deuxième des deux types de fils de tricot.

Les fils intérieurs et les fils extérieurs sont, par exemple, réalisés dans le même matériau et présentent le même titrage, les fils intérieurs comprenant moins de filaments que les fils extérieurs.

Plus particulièrement, les fils intérieurs et les fils extérieurs sont des fils réalisés dans une même matière synthétique donnée, telle que le polyamide, comprenant un même nombre donné de bout(s) par fil, et présentant un titre donné. Les fils intérieurs comprennent un premier nombre donné de filaments par bout et les fils extérieurs comprennent un deuxième nombre donné de filaments par bout.

Le nombre donné de bouts par fil est supérieur ou égal à 1 , plus particulièrement égal à 4.

Le titre d’un fil exprimé en tex est la masse en grammes de mille mètres de ce fil.

Le titre donné est, par exemple, compris entre 44 dtex et 500 dtex, plus particulièrement compris entre 300 dtex et 350 dtex.

Le deuxième nombre donné de filaments par bout est strictement supérieur au premier nombre donné de filaments par bout.

Le deuxième nombre donné de filaments par bout est, par exemple, supérieur ou égal, plus particulièrement égal, au double du premier nombre donné de filaments par bout.

Le premier nombre est, par exemple, égal à 23 ou 34.

Le deuxième nombre est, par exemple, égal à 34 ou 68.

La zone filtrante 18 présente une structure de tricot présentant un motif.

Le motif de structure de tricot est répété sur l’ensemble de la zone filtrante 18.

Le motif de structure de tricot est réalisé sur un nombre donné de rangs. Chaque rang correspond à un fil selon une rangée. Chaque rang est réalisé à l’aide d’un lit d’aiguilles arrière formant une fonture arrière et un lit d’aiguilles avant formant une fonture avant.

On numérote en outre les aiguilles de chaque fonture de sorte à différencier les aiguilles paires et les aiguilles impaires.

L'arrière du motif de structure de tricot est, ici, prévu pour former la face intérieure et l’avant du motif de structure de tricot est prévu pour former la face extérieure 22.

De manière avantageuse, le tricot de la zone filtrante 18 comprend des emplacements 24 dits « d’augmentation/diminution », au niveau desquels on ne tricote pas sur certains rangs selon le motif de structure de maille.

Cela permet notamment de donner une forme donnée au masque.

Ici, les emplacements 24 sont choisis pour donner une forme correspondant à la partie inférieure d’un visage d’un porteur.

Cela permet au masque une meilleure conformité à un visage d’un porteur.

La structure du tricot de la zone filtrante 18 présente, par exemple, une caractéristique particulière se répétant sur ou tous les trois fils :

- un premier fil tricoté uniquement sur la fonture avant,

- un deuxième fil tricoté uniquement sur la fonture arrière, et

- un troisième fil tricoté à la fois sur la fonture avant et sur la fonture arrière.

Plus particulièrement, tout groupe de trois fils adjacents de la structure de tricot de la zone filtrante 18 vérifie ladite caractéristique.

Pour trois rangs initiaux adjacents numéroté n1 , n2 et n3, les fils dont le rang modulo 3 est égal à n1 sont tricotés uniquement sur la fonture avant, les fils dont le rang modulo 3 est égal à n2 sont tricotés uniquement sur la fonture arrière et les fils dont le rang modulo 3 est égal à n3 sont tricotés à la fois sur la fonture avant et sur la fonture arrière. Ici n 1 , n2 et n3 sont égaux à 1, 2 et 3 dans n’importe quel ordre, c’est-à-dire que n1 est susceptible d’être égal à 1, 2 ou 3 et ainsi de suite, n1, n2 et n3 étant différents entre eux.

Un premier exemple de motif de structure de tricot de la zone filtrante 18 selon l’invention est représenté sur la figure 3.

Le motif de structure de tricot est ici réalisé sur six rangs.

Un premier rang il est constitué de mailles, également dites boucles, sur les aiguilles avant paires et de charges sur les aiguilles arrière impaires.

Un deuxième rang i2 est constitué de mailles sur l’ensemble des aiguilles avant.

Un troisième rang i3 est constitué de mailles sur l’ensemble des aiguilles arrière.

Un quatrième rang i4 est constitué de mailles sur les aiguilles avant impaires et de charges sur les aiguilles arrière paires.

Un cinquième rang i5 est constitué de mailles sur l’ensemble des aiguilles avant. Un sixième rang i6 est constitué de mailles sur l’ensemble des aiguilles arrière.

Le deuxième rang i2 et le troisième rang i3 forment ensemble une rangée.

Le quatrième rang i4 et le cinquième rang i5 forment ensemble une rangée.

La face intérieure est formée essentiellement par les boucles formées sur l’arrière, soit par les rangs i3 et i6.

La face extérieure 20 est formée essentiellement par les boucles formées sur l’avant, soit par les rangs il , i2, i4 et i5.

Les rangs i3 et i6 sont formés par des fils du premier type, présentant plus particulièrement 34 filaments par bout, et forment les fils intérieurs.

Les rangs il , i2, i4 et i5 sont formés par des fils du deuxième type, présentant plus particulièrement 68 filaments par bout, et forment les fils extérieurs.

Un tel tricot de la zone filtrante 18 est particulièrement confortable au port pour un utilisateur en transférant l’humidité de la face intérieure à la face extérieure par capillarité.

La zone filtrante 18 présente une masse surfacique comprise entre 450 grammes par mètre carré et 500 grammes par mètre carré.

Dans le cas d’un tricot tel que décrit précédemment, notamment réalisé avec les fils décrits et présentant un motif de structure selon la figure 3, les valeurs suivantes ont été mesurées :

- perméabilité à l’air pour une dépression de 100 pascals : 203 litres par mètre carré par seconde,

- perméabilité à l’air pour une dépression de 40 pascals : 57,7 litres par mètre carré par seconde,

- rétention des projections pour des particules ayant une taille de 3 pm : 98,8%, et

- rétention des projections pour des particules ayant une taille de 1 pm : 93,3%.

Les valeurs de rétention des projections ont été mesurées pour un flux de l’intérieur vers l’extérieur, c’est-à-dire correspondant à un flux d’un porteur vers son environnement extérieur.

Ces valeurs sont conformes aux valeurs attendues, notamment quant à la perméabilité à l’air pour une dépression de 100 pascals et à la rétention des projections pour des particules ayant une taille de 3 pm, pour des masques de type « barrière ».

Un deuxième exemple de motif de structure de tricot de la zone filtrante 18 selon l’invention est représenté sur la figure 4.

Le motif de structure de tricot est ici réalisé sur deux rangs.

Un premier rang j1 correspond ici à une trame rigide.

Un deuxième rang j2 correspond ici à une côte une et une, c’est-à-dire qu’il est constitué de mailles sur l’ensemble des aiguilles avant et arrière alternativement. Le tricot est, par exemple, réalisé avec un unique type de fils.

Le premier rang j1 et le deuxième rang j2 sont ici réalisés avec des fils correspondant au deuxième type décrit précédemment.

La zone filtrante 18 présente une masse surfacique comprise entre 550 grammes par mètre carré et 600 grammes par mètre carré.

Un troisième exemple de motif de structure de tricot de la zone filtrante 18 selon l’invention est représenté sur la figure 5.

Cela correspond à une structure de maille italienne.

Le motif de structure de tricot est ici réalisé sur six rangs.

Le premier rang k1 est constitué de mailles sur les aiguilles avant impaires.

Le deuxième rang k2 est constitué de mailles sur les aiguilles arrière paires.

Le troisième rang k3 est constitué de mailles sur les aiguilles avant impaires et sur les aiguilles arrière paires.

Le quatrième rang k4 est constitué de mailles sur les aiguilles avant paires.

Le cinquième rang k5 est constitué de mailles sur les aiguilles arrière impaires.

Le sixième rang k6 est constitué de mailles sur les aiguilles arrière impaires et sur les aiguilles avant paires.

La face intérieure est formée essentiellement par les mailles formées sur l’arrière, soit par les rangs k2 et k5 et la moitié des mailles des rangs k3 et k6.

La face extérieure 20 est formée essentiellement par les mailles formées sur l’avant, soit par les rangs k1 et k4 et la moitié des mailles des rangs k3 et k6.

Les rangs k2 et k5 sont formés par des fils du premier type, présentant plus particulièrement 34 filaments par bout.

Les rangs k1 et k4 sont formés par des fils du deuxième type, présentant plus particulièrement 68 filaments par bout.

Ainsi, en moyenne, la face intérieure présente des fils plus hydrophobes que la face extérieure 22.

Un tel tricot de la zone filtrante 18 est alors particulièrement confortable au port pour un utilisateur en transférant l’humidité de la face intérieure à la face extérieure par capillarité.

Les rangs k3 et k6 sont, par exemples, formés par des fils du deuxième type.

La zone filtrante 18 présente une masse surfacique comprise entre 850 grammes par mètre carré et 900 grammes par mètre carré.

La partie supérieure 20 présente une zone tubulaire délimitant un tube.

Plus particulièrement, la partie supérieure 20 est tricotée sous la forme d’une maille jersey tubulaire. La partie supérieure 20 est tricotée directement avec la zone filtrante 18.

La partie supérieure 20 est ainsi tricotée avec un métier identique à la zone filtrante

18.

Les fils du tricot formant la partie supérieure 20 sont, par exemple, identiques à un type de fils formant le tricot de la zone filtrante 18, par exemple identique au premier type ou au deuxième type de fils.

La trame de la zone filtrante 18 est parallèle à la trame de la partie supérieure 20.

Le tube présente une direction principale d’extension parallèle au bord supérieur, de sorte à s’étendre transversalement sur le nez d’un porteur du masque.

Une barrette nasale 26 est agencée dans le tube.

La barrette nasale 26 est agencée dans la direction principale d’extension du tube.

La barrette nasale 26 est prévue pour s’étendre transversalement sur le nez d’un porteur du masque.

La barrette nasale 26 est malléable de manière à former et maintenir une forme souhaitée.

Cela permet notamment de donner au masque une forme donnée au niveau de sa partie supérieure, de manière à se conformer au relief formé par le nez, et ainsi limiter le risque de fuite autour de la zone filtrante 18.

La barrette nasale 26 est, par exemple, métallique.

L’au moins un élément de maintien 14, 16 est prévu pour maintenir le corps principal 12 sur le visage d’un porteur.

L’au moins un élément de maintien 14, 16 permet une mise en place et un retrait aisé du corps principal 12 sur le visage.

L’au moins un élément de maintien 14, 16 comprend, par exemple, des brides élastiques s’étendant de chaque côté du corps principal 12, chaque bride élastique étant destinée à entourer une oreille du porteur.

Alternativement ou additionnellement, l’au moins un élément de maintien comprend un lien, comme une bride élastique, s’étendant d’un premier côté transversal à un deuxième côté transversal du corps principal, ledit lien étant adapté pour entourer l’arrière de la tête d’un utilisateur.

Un procédé de fabrication d’un masque selon un mode de réalisation de l’invention va maintenant être décrit.

Le procédé de fabrication comprend une étape de tricotage d’au moins la zone filtrante 18, ici de la zone filtrante 18 et de la partie supérieure 20.

Le procédé de fabrication comprend en outre une étape d’ajout d’au moins un élément de maintien 14, 16 et/ou d’une barrette nasale 26 après tricotage. Le procédé de fabrication comprend avantageusement une étape de stabilisation du masque 10 après tricotage.

L’étape de stabilisation a lieu avant ou après l’étape d’ajout d’au moins un élément de maintien.

La zone filtrante 18, et ici la partie supérieure 20, sont tricotées avec une pluralité de fils multifilamentaires synthétiques, chaque fil comprenant au moins vingt-trois filaments.

La zone filtrante, et ici la partie supérieure 20, sont tricotées sur un métier rectiligne à double fonture.

Le métier présente une direction longitudinale correspondant à la direction d’alignement des aiguilles de chaque fonture.

Le métier à tricoter présente une jauge supérieure ou égale à 14

La jauge correspond au nombre d'aiguilles dans la direction longitudinale sur la distance d’un pouce anglais, soit 2.54 centimètres.

Cela permet notamment d’obtenir des mailles très serrées, particulièrement adaptées pour la filtration d’agents infectieux.

Les aiguilles des deux fontures sont décalées, de sorte que chaque aiguille d’une fonture s’étend selon la direction longitudinale du métier entre deux aiguilles de l’autre fonture, en dehors des aiguilles situées aux extrémités du métier.

La zone filtrante 18, et ici la partie supérieure 20, sont tricotées comme décrit précédemment.

En particulier, la zone filtrante 18 est tricotée avec un motif de structure selon un des modes de réalisation décrits précédemment en regard des figures 3 à 5.

La zone filtrante 18 est tricotée directement en forme.

Les emplacements 24 dits d’ « augmentation/diminution » sont notamment réalisés au moment de l’étape de tricotage, de sorte que le masque présente une forme particulièrement adaptée au visage d’un porteur.

La partie supérieure 20 est tricoté directement avec la zone filtrante 18 sur le même métier à tricoter, à la suite ou en amont.

La partie supérieure 20 est tricotée de sorte à présenter une zone tubulaire délimitant un tube.

La partie supérieure 20 est, par exemple, tricotée sous la forme d’une maille jersey tubulaire.

Le bord inférieur entourant la zone filtrante 18 est réalisé de manière à éviter tout démaillage de la zone filtrante 18.

L’au moins un élément de maintien 14, 16 est ajouté sur le corps principal 12 tel que décrit précédemment en regard du masque. La barrette nasale 26 est insérée dans le tube formée dans la partie supérieure 20.

L’étape de stabilisation comprend une étape de lavage et une étape de séchage.

L’étape de lavage correspond, par exemple, à une opération de lavage industrielle.

Pendant l’étape de lavage, le rapport de bain est égal à 1/10, c’est-à-dire que dix litres d’eau sont utilisés pour un kilogramme de matière à laver.

L’étape de lavage comprend au moins un premier cycle de lavage d’une durée supérieure ou égale à 30 minutes et à une température comprise entre 60°C et 95°C, le premier cycle de lavage comprenant l’utilisation d’un détergent.

Le détergent est, par exemple, un détergent non ionique, tel que l’Ultravon ® ROS, commercialisé par la Société Huntsman.

La concentration du détergent dans l’eau est, par exemple, supérieure ou égale à un millilitre par litre d’eau.

L’utilisation de détergent permet notamment de retirer des produits qui auraient été susceptibles de se déposer sur les fils pendant le filage du fil et/ou le tricotage.

Dans un mode de réalisation, l’étape de lavage comprend une pluralité de cycles, les cycles présentant des températures de lavage décroissantes

Par exemple, l’étape de lavage comprend, dans cet ordre :

- le premier cycle de lavage,

- un deuxième cycle de lavage d’une durée supérieure ou égale à 10 minutes et à une température comprise entre 70°C et 80°C,

- un troisième cycle de lavage d’une durée supérieure ou égale à 10 minutes et à une température comprise entre 55°C et 65°C,

- un quatrième cycle de lavage d’une durée supérieure ou égale à 5 minutes et à une température comprise entre 40°C et 50°C, et

- un cinquième cycle de lavage d’une durée supérieure ou égale à 5 minutes et à une température comprise entre 30°C et 40°C.

L’étape de séchage est réalisée suite à l’étape de lavage.

L’étape de séchage est réalisée dans un tambour rotatif à une température comprise entre 75°C et 85°C.

L’opération de stabilisation, principalement le premier cycle de lavage, entraîne une rétractation du tricot.

La masse surfacique est, par exemple, multipliée par un facteur compris entre 1 ,3 et 1,5 par l’opération de stabilisation.

La zone filtrante 18 se rétracte, par exemple, de 12% dans la largeur et 23% dans la hauteur pour un motif de structure comme représenté à la figure 3. La zone filtrante 18 se rétracte, par exemple, de 13% dans la largeur et 20% dans la hauteur pour un motif de structure comme représenté à la figure 4.

La zone filtrante 18 se rétracte, par exemple, de 15% dans la largeur et 14% dans la hauteur pour un motif de structure comme représenté à la figure 5. L’opération de stabilisation permet notamment de stabiliser le masque dimensionnellement, c’est-à-dire que le masque ne se déforme pas par la suite, notamment en cas de lavage. Cela permet notamment que le masque conserve alors les mêmes capacités de filtration et la même résistance respiratoire.

La zone filtrante du masque selon l’invention permet de filtrer l’air entre l’extérieur et la zone de la bouche et du nez d’un porteur du masque, de sorte à diminuer le risque d’un agent infectieux parmi un groupe de gens qui portent le masque.

L’utilisation de fils multifilamentaires synthétiques comprenant au moins vingt-trois filaments permet de réaliser un masque qui ne se délite pas au lavage, comme la majorité des masques actuels. Le masque de l’invention est lavable au moins trente fois à 60°C. Une telle température permet d’éliminer de nombreux agents infectieux.

Un masque selon l’invention est donc réutilisable.