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Title:
ROTOR FOR A ROTARY ELECTRIC MACHINE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2022/079364
Kind Code:
A1
Abstract:
Rotor (30) for a rotary electric machine, comprising: - at least one permanent magnet (1) having, in cross-section, at least one long side (2a) and at least one short side (3a), - a rotor body (33) comprising stacked sheets, the rotor body (33) comprising at least one recess (4) receiving the permanent magnet (1), the recess (4) being delimited by at least one face (5a) opposite the large side (2a) of the permanent magnet (1), at least one sheet (6) comprising at least one deformable tongue (7) connecting to the face (5a) of the recess (4) and extending into the recess (4), the deformable tongue (7) being angled and comprising a foldable portion (8) configured to be pressed against the small side (3a) of the permanent magnet (1).

Inventors:
FANTUZ DIANA (FR)
TARDY GUILLAUME (FR)
GAS OLIVIER (FR)
Application Number:
PCT/FR2021/051557
Publication Date:
April 21, 2022
Filing Date:
September 13, 2021
Export Citation:
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Assignee:
NIDEC PSA EMOTORS (FR)
International Classes:
H02K1/27
Foreign References:
US20150137650A12015-05-21
JP2001258187A2001-09-21
US5581140A1996-12-03
EP3598610A12020-01-22
EP1009085A22000-06-14
FR2010506A11970-02-20
FR3069115A12019-01-18
DE102007036315A12009-02-05
EP2115855A12009-11-11
DE102011078054A12012-12-27
DE102016204972A12017-09-28
US20140077650A12014-03-20
US20140000096A12014-01-02
Attorney, Agent or Firm:
MENES, Catherine (FR)
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Claims:
Revendications

1. Rotor (30) de machine électrique tournante, comportant :

- au moins un aimant permanent (1) présentant en section transversale, perpendiculaire à un axe de rotation du rotor, au moins un grand côté (2a) et au moins un petit côté (3a),

- une masse rotorique (33) comportant des tôles empilées les unes sur les autres, la masse rotorique (33) comportant au moins un logement (4) recevant l’aimant permanent (1), le logement (4) étant délimité par au moins une face (5a) en regard du grand côté (2a) de l’aimant permanent (1), au moins une tôle (6) comportant au moins une languette déformable (7) se raccordant à ladite face (5a) du logement (4) et s’étendant dans le logement (4), la languette déformable (7) étant coudée et comportant une portion pliable (8) configurée pour être pliée en dehors du plan de la tôle de manière à se plaquer contre le petit côté (3a) de l’aimant permanent (1).

2. Rotor selon la revendication précédente, l’aimant permanent (1) présentant en section transversale un premier petit côté (3a) et un deuxième petit côté (3b), opposé au premier, la portion pliable (8) étant configurée pour se plaquer contre le premier petit côté (3a) de l’aimant permanent (1), au moins une tôle comportant au moins une butée (9) en regard du deuxième petit côté (3b) de l’aimant permanent (1).

3. Rotor selon l’une des deux revendications précédentes, l’aimant permanent (1) présentant en section transversale un premier petit côté (3a) et un deuxième petit côté (3b), opposé au premier, la portion pliable (8) étant configurée pour se plaquer contre le premier petit côté (3a) de l’aimant permanent (1), au moins une tôle comportant au moins une cale (10) en regard du premier petit côté (3a) de l’aimant permanent (1).

4. Rotor selon l’une quelconque des revendications précédentes, la languette déformable (7) s’étendant entre une extrémité de raccordement (11) à la face (5a) du logement (4) et une extrémité libre (12), la largeur de la languette déformable (7) pouvant notamment diminuer en allant de son extrémité de raccordement (11) vers son extrémité libre (12).

5. Rotor selon l’une quelconque des revendications précédentes, la languette déformable (7) comportant un axe d’élongation comportant deux portions rectilignes, à savoir une première portion (13) rectiligne au niveau de l’extrémité de raccordement (11) de la languette déformable (7), et une deuxième portion (14) rectiligne au niveau de la portion pliable (8) de la languette déformable (7).

6. Rotor selon l’une quelconque des revendications précédentes, la languette déformable (7) présentant une restriction (16) de sa largeur.

7. Rotor selon l’une quelconque des revendications précédentes, la languette déformable (7) comportant un axe de pliure (17) s’étendant dans un plan parallèle au plan de la tôle.

8. Rotor selon l’une quelconque des revendications précédentes, le logement (4) comportant une découpe (18) ménagée dans la face (5a) du logement (4) à laquelle se raccorde la languette déformable (7).

9. Rotor selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant au moins deux languettes déformables (7) réparties le long de la masse rotorique (33) pour un même logement (4), mieux au moins cinq, dix ou vingt languettes déformables (7).

10. Rotor selon l’une quelconque des revendications précédentes, le logement (4) étant délimité par au moins une face (5a, 5b) en regard d’un grand côté (2a, 2b) de l’aimant permanent (1), ladite face (5a, 5b) comportant au moins une déformation (19) convexe vers l’intérieur du logement (4), mieux au moins deux déformations (19) convexes vers l’intérieur du logement (4).

11. Rotor selon l’une quelconque des revendications précédentes, le logement (4) étant délimité par au moins une face (5a, 5b) en regard d’un grand côté (2a, 2b) de l’aimant permanent (1), ladite face (5a, 5b) comportant au moins une patte déformable (20) s’étendant dans le logement (4), la patte déformable (20) comportant une extrémité libre configurée pour venir se plaquer contre le grand côté (2a, 2b) de l’aimant permanent (1) et maintenir l’aimant permanent (1) contre la face opposée du logement (5a, 5b).

12. Rotor de machine électrique tournante, comportant une masse rotorique (33) comportant des tôles empilées les unes sur les autres, la masse rotorique (33) comportant au moins un aimant permanent (1) présentant en section transversale, perpendiculaire à un axe de rotation du rotor, au moins un grand côté (5a) et au moins un petit côté (3a), et au moins un logement (4) recevant l’aimant permanent (1), le logement (4) étant délimité par :

- au moins une face comportant au moins une languette déformable (7) s’étendant dans le logement (4), la languette déformable (7) étant configurée pour se déformer en dehors du plan de la tôle et comportant une extrémité libre configurée pour se plaquer contre le petit côté (3a) de l’aimant permanent (1), et

- au moins une face (5a) en regard du grand côté (2a) de l’aimant permanent (1) comportant au moins une déformation (19) convexe vers l’intérieur du logement (4), mieux au moins deux déformations (19) convexes vers l’intérieur du logement (4), permettant de maintenir l’aimant permanent (1) contre une face opposée (5b) du logement (4).

13. Machine électrique tournante, comportant un stator et un rotor (30) tel que défini selon l’une quelconque des revendications précédentes.

14. Procédé de fabrication d’un rotor (30) de machine électrique tournante, dans lequel on fournit une masse rotorique (33) comportant des tôles empilées les unes sur les autres, la masse rotorique (33) comportant au moins un logement (4) configuré pour recevoir au moins un aimant permanent (1) présentant en section transversale, perpendiculaire à un axe de rotation du rotor, au moins un grand côté (2a) et au moins un petit côté (3a), le logement (4) étant délimité par au moins une face (5a) en regard du grand côté (2a) de l’aimant permanent (1), au moins une tôle (6) comportant au moins une languette déformable

(7) se raccordant à ladite face (5a) du logement (4) et s’étendant dans le logement (4), la languette déformable (7) étant coudée et comportant une portion pliable (8) configurée pour être pliée en dehors du plan de la tôle de manière à se plaquer contre le petit côté (3a) de l’aimant permanent (1), le procédé comportant l’étape consistant à introduire longitudinalement, le long de l’axe de rotation du rotor (30), au moins un aimant permanent (1) dans le logement (4).

15. Procédé selon la revendication précédente, l’introduction de l’aimant permanent (1) dans le logement (4) entrainant la déformation, notamment la déformation plastique, de la languette déformable (7) par pliure de manière à permettre à la portion pliable

(8) de se plaquer contre le petit côté (3a) de l’aimant permanent (1).

Description:
Description

Titre : Rotor de machine électrique tournante

La présente invention revendique la priorité de la demande française 2010506 déposée le 14 octobre 2020 dont le contenu (texte, dessins et revendications) est ici incorporé par référence.

Domaine technique

La présente invention concerne les machines électriques tournantes et plus particulièrement les rotors de telles machines. L’invention s’intéresse aux rotors à aimants permanents.

L’invention porte plus particulièrement sur les machines synchrones ou asynchrones, à courant alternatif. Elle concerne notamment les machines de traction ou de propulsion de véhicules automobiles électriques (Battery Electric Vehicle) et/ou hybrides (Hybrid Electric Vehicle - Plug-in Hybrid Electric Vehicle), telles que voitures individuelles, camionnettes, camions ou bus. L’invention s’applique également à des machines électriques tournantes pour des applications industrielles et/ou de production d’énergie, notamment navales, aéronautiques ou éoliennes.

Technique antérieure

Les rotors à aimants permanents sont généralement composés d’une masse ro torique et d’aimants permanents de formes géométriques diverses.

La masse rotorique peut comporter un empilement de tôles magnétiques minces découpées. Elle peut comporter un ou plusieurs paquets de tôles empilés les uns sur les autres.

Les aimants permanents peuvent être disposés en surface, faisant directement face à l’entrefer ou, en variante, être disposés à l’intérieur de la masse rotorique, dans des logements de ce dernier, étant alors dits « enterrés » ou « encastrés ».

Dans ce cas, il est nécessaire d’assurer un blocage mécanique radial et/ou axial des aimants dans leur logement, ce blocage devant être suffisant afin d’éviter l’endommagement des aimants et permettre le bon fonctionnement de la machine électrique tournante. En effet, en cas de calage insuffisant, les aimants peuvent être soumis à des microdéplacements, lesquels peuvent conduire à la destruction des aimants, à une dégradation des performances électriques et magnétiques de la machine et à un défaut d’équilibrage.

Pour fixer l’aimant dans son logement, plusieurs techniques sont aujourd’hui appliquées, telle que l’utilisation de colle, d’une forme spécifique d’aimant et de logement correspondant, par exemple l’utilisation d’aimants ayant une section transversale trapézoïdale, ou encore l’imprégnation de l’aimant dans son logement après sa mise en place.

Cependant, ces techniques présentent certains inconvénients. Leur mise en œuvre peut être délicate et coûteuse.

Le collage des aimants dans leurs logements est un procédé long qui nécessite généralement une opération de mise en température suivie d’une opération de refroidissement. Le collage des aimants peut également engendrer des coulures, ce qui impacte la propreté des pièces et rend plus complexe la fabrication de la machine. De plus, le collage des aimants implique un risque de dispersion de positionnement entre les différents aimants pour un même paquet de tôles mais aussi d’un paquet de tôles à l’autre si aucun prémaintien des aimants n’est mis en place avant l’étape de collage. Enfin le collage peut poser un problème de durabilité dans le temps de l’assemblage pour certaines applications, et rend la récupération des aimants pratiquement impossible sans détérioration.

En ce qui concerne l’imprégnation, il s’agit d’un procédé long, très coûteux et encombrant en termes de mise en œuvre, compte-tenu de la nécessité d’utiliser des bacs à vernis et des fours. De plus, cela impose une contrainte thermique liée à la démagnétisation des aimants et rend également la récupération des aimants impossible sans détérioration.

Enfin, l’utilisation d’aimants ayant une forme spécifique augmente significativement le coût total de fabrication de la machine en raison du coût élevé de ces aimants. Par ailleurs, les formes spécifiques de ces aimants peuvent compliquer la réalisation de la tôle magnétique et sa découpe.

En outre, afin d’améliorer le coût et la performance des machines électriques, il peut être nécessaire d’augmenter la quantité des aimants, notamment lorsqu’il n’est pas possible d’améliorer leur qualité, ou de conserver les mêmes performances avec des aimants de moindre qualité et moins coûteux.

Une performance électromagnétique optimale est obtenue lorsqu’un aimant enterré - qui présente en section transversale deux petits côtés opposés et deux grands côtés opposés - est en contact parfait sur chacun de ses deux grands côtés opposés avec le paquet de tôles dans lequel il est enterré, le passage du flux magnétique des aimants vers le paquet de tôles étant maximisé.

Cependant, il existe en général un jeu entre les aimants et leurs logements dans le paquet de tôles dans lequel ils sont insérés, constituant ainsi un entrefer du point de vue magnétique qui induit nécessairement des pertes dans les performances électromagnétiques de la machine. Un tel jeu est lié aux contraintes de fabrication qui ne permettent pas, pour des coûts raisonnables, de respecter des dimensions très précises dans le découpage des tôles ou dans la conception des aimants. Un jeu peut également être dû au fait que, les aimants étant sensibles à la corrosion, il peut être nécessaire de les recouvrir d’un revêtement protecteur induisant également une incertitude sur leurs dimensions.

En outre, les contraintes de montage nécessitent de conserver un certain jeu entre les aimants et les logements du paquet de tôles, de manière à faciliter l’insertion des aimants dans ce dernier, notamment lorsque le paquet de tôles est formé d’un empilement de tôles magnétiques minces. En effet, dans ce cas, les parois du paquet de tôles peuvent ne pas être parfaitement rectilignes compte tenu du fait qu’elles sont constituées d’un empilement de tôles minces, ce qui peut nécessiter un jeu de montage encore plus important.

Dans le cas où la machine comporte plusieurs aimants disposés en plusieurs rangées par pôle dans le paquet de tôles, les jeux des aimants des différentes rangées s’additionnent et affaiblissent d’autant les performances magnétiques de la machine.

La demande FR 3 069 115 a pour objet un rotor comportant un paquet de tôles formé par un empilement de tôles identiques, chaque tôle comportant une languette déformable pour maintenir un aimant permanent dans son logement. La languette déformable se raccorde sur la face du logement située en regard du petit côté de l’aimant.

Les demandes DE 10 2007 036315 et EP 2 115 855 décrivent des languettes qui se déforment dans le plan de la tôle.

Les demandes DE 10 2011 078054 et DE 10 2016 204972 décrivent des languettes qui se raccordent sur la face du logement située en regard du petit côté de l’aimant.

Les demandes US 2014/0077650 et US 2014/0000096 divulguent un maintien des aimants par des cales.

Il existe un besoin pour améliorer les performances magnétiques et réduire les coûts de fabrication et de montage des machines électriques tournantes. Exposé de l’invention

Rotor

L’invention vise à répondre à ce besoin et a ainsi pour objet, selon l’un de ses aspects, un rotor de machine électrique tournante, comportant :

- au moins un aimant permanent présentant en section transversale, notamment perpendiculaire à un axe de rotation du rotor, au moins un grand côté et au moins un petit côté,

- une masse rotorique comportant des tôles empilées les unes sur les autres, la masse rotorique comportant au moins un logement recevant l’aimant permanent, le logement étant délimité par au moins une face en regard du grand côté de l’aimant permanent, au moins une tôle comportant au moins une languette déformable se raccordant à ladite face du logement et s’étendant dans le logement, la languette déformable étant coudée et comportant une portion pliable configurée pour se plaquer contre le petit côté de l’aimant permanent.

La section transversale d’un aimant permanent est perpendiculaire à un axe de rotation du rotor.

La masse rotorique peut comporter un ou plusieurs paquets de tôles empilés les uns sur les autres. Chaque paquet de tôles peut comporter au moins un logement recevant l’aimant permanent. Dans le cas où la masse rotorique comporte plusieurs paquets de tôles empilés les uns sur les autres, la masse rotorique peut comporter, pour un logement, un seul ou plusieurs aimants permanents, par exemple un aimant permanent par paquet de tôles.

La languette déformable peut être ménagée dans une tôle de la masse rotorique. Elle peut être d’un seul tenant avec le reste de la tôle.

La languette déformable peut comporter une portion pliable configurée pour être pliée en dehors du plan de la tôle de manière à se plaquer contre le petit côté de l’aimant permanent.

L’état de surface de la languette déformable peut être identique à celui du reste de la tôle.

La languette déformable peut comporter une face présentant des bavures résultant de la découpe de la languette déformable dans la tôle et une face sans bavure. De préférence, la portion pliable de la languette déformable est configurée pour se plaquer, via sa face sans bavures, contre le petit côté de l’aimant permanent. Cela permet de laisser la face sans bavures du côté de l’aimant, et ainsi d’éviter la dégradation de l’aimant permanent lors de son introduction dans le logement.

La languette déformable peut être configurée pour se déformer en dehors du plan de la tôle.

La portion pliable de la languette déformable peut être pliée en dehors du plan de la tôle de manière à se plaquer contre le petit côté de l’aimant permanent lorsque l’aimant permanent est en place dans le logement. Une fois pliée, la portion pliable forme de préférence un angle sensiblement égal à 90° par rapport au reste de la languette déformable.

La portion pliable de la languette déformable peut être configurée pour se plier de manière à se plaquer contre le petit côté de l’aimant permanent suite à la déformation de la languette déformable par l’aimant permanent, notamment lorsque l’aimant permanent est introduit longitudinalement dans le logement, le long de l’axe de rotation du rotor.

L’aimant permanent peut être introduit magnétisé ou non magnétisé dans le logement, le long de l’axe de rotation du rotor.

La languette déformable peut exercer après déformation une poussée sur l’aimant permanent de manière à le maintenir dans le logement.

La languette déformable peut permettre de bloquer mécaniquement l’aimant permanent dans le logement pendant son introduction dans le logement et/ou pendant le fonctionnement de la machine lorsque l’aimant permanent est en place dans le logement. La languette déformable peut ainsi permettre de pré-positionner et/ou maintenir l’aimant permanent dans le logement, notamment pendant le fonctionnement de la machine. La présence de la languette déformable permet de s’affranchir de l’utilisation de colle. Elle peut permettre de minimiser, d’une part, les micromouvements de l’aimant permanent dans le logement et donc les risques de fissuration de l’aimant permanent, et d’autre part, les vibrations de l’aimant permanent dans le logement et donc le bruit.

La portion pliable de la languette déformable peut être configurée pour se plaquer sensiblement au milieu du petit côté de l’aimant permanent.

La languette déformable peut se raccorder à la face du logement qui est opposée à l’entrefer, qui est du côté de l’axe de rotation du rotor, et qui est la plus éloignée de l’axe du pôle auquel appartient l’aimant permanent considéré. L’aimant permanent peut présenter en section transversale un premier petit côté et un deuxième petit côté, opposé au premier.

La portion pliable peut être configurée pour se plaquer contre le premier petit côté de l’aimant permanent.

Pour un même logement, le rotor peut comporter des languettes déformables dont la portion pliable est configurée pour se plaquer contre le premier petit côté de l’aimant permanent et d’ autres languettes déformables dont la portion pliable est configurée pour se plaquer contre le deuxième petit côté de l’aimant permanent

Au moins une tôle peut comporter au moins une butée en regard du deuxième petit côté de l’aimant permanent. La face du logement comportant la butée peut être la face du logement à laquelle se raccorde la languette déformable ou en variante la face opposée.

La languette déformable peut être configurée pour exercer une poussée sur l’aimant permanent de manière à ce que celui-ci soit en appui contre la butée. La butée peut s’étendre dans une portion latérale du logement, faisant face au deuxième petit côté de l’aimant permanent. Cette portion latérale du logement peut ainsi permettre de ménager un vide magnétique, utile pour favoriser la circulation du flux magnétique dans le rotor de manière optimisée.

Au moins une tôle peut comporter au moins une cale en regard du premier petit côté de l’aimant permanent. La face du logement comportant la cale peut être la face du logement à laquelle se raccorde la languette déformable ou en variante la face opposée.

La cale peut être située à proximité de la languette déformable, étant par exemple placée entre la languette déformable et l’aimant permanent lorsque celui-ci est en place dans le logement. En variante, les tôles pourraient être dépourvues d’une telle cale.

La présence d’une cale en regard du premier petit côté de l’aimant permanent et d’une butée en regard du deuxième petit côté de l’aimant permanent peut permettre un meilleur guidage de l’aimant permanent lorsqu’il est introduit longitudinalement dans le logement, le long de l’axe de rotation du rotor.

La languette déformable peut s’étendre entre une extrémité de raccordement à la face du logement et une extrémité libre.

La largeur de la languette déformable peut diminuer en allant de son extrémité de raccordement vers son extrémité libre. Cela permet d’avoir une résistance élevée de la languette au niveau de son extrémité de raccordement. Le rétrécissement de la languette déformable en allant de son extrémité de raccordement vers son extrémité libre permet à la languette déformable de se déformer du côté de son extrémité libre.

La largeur de la languette déformable est mesurée transversalement à l’axe d’élongation de la languette déformable.

L’extrémité de raccordement peut permettre le raccordement de la languette déformable à la face du logement en regard du grand côté de l’aimant permanent.

La languette déformable peut être coudée entre son extrémité de raccordement et son extrémité libre. Elle peut comporter un coude.

L’axe d’élongation de la languette déformable peut être courbé, suivant le coude de la languette déformable.

La languette déformable peut comporter un axe d’élongation comportant deux portions rectilignes, à savoir une première portion rectiligne au niveau de l’extrémité de raccordement de la languette déformable, et une deuxième portion rectiligne au niveau de la portion pliable de la languette déformable.

Un angle entre les première et deuxième portions rectilignes peut être compris entre 90° et 180°, mieux entre 100° et 170°, voire entre 110° et 160°, notamment entre 120° et 150°.

Le coude peut relier entre elles les première et deuxième portions rectilignes.

La languette déformable peut comporter une zone de pliure et être déformable, notamment plastiquement, par pliure au niveau de la zone de pliure de manière à permettre à la portion pliable de se plaquer contre le petit côté de l’aimant permanent.

La languette déformable peut présenter une restriction de sa largeur. La présence d’une telle restriction peut permettre d’obtenir une zone au niveau de laquelle la largeur de la languette déformable est réduite de manière à faciliter la déformation de la languette déformable, par pliure de sa portion pliable. La restriction permet ainsi de définir la zone au niveau de laquelle la languette se déforme par pliure, i.e. la zone de pliure. La restriction peut être située dans la zone de pliure.

La restriction peut être réalisée par découpe.

La découpe peut présenter toute forme, par exemple une forme arrondie ou non, une forme avec des angles, notamment une forme carrée, rectangulaire, triangulaire, ou correspondre à une entaille longitudinale. La découpe peut être réalisée d’un seul côté de la languette déformable, soit sur le côté de l’intérieur du coude, soit sur le côté de l’extérieur du coude. En variante, la découpe est réalisée sur les deux côtés de la languette déformable.

La languette déformable peut comporter un axe de pliure s’étendant dans un plan parallèle au plan de la tôle. La languette déformable peut ainsi se déformer, notamment plastiquement, par pliure le long de cet axe de pliure. L’axe de pliure peut s’étendre dans une direction parallèle au petit côté de l’aimant permanent. L’axe de pliure peut être situé dans la zone de pliure. La restriction peut être située au niveau de l’axe de pliure de la languette déformable.

La première portion rectiligne peut s’étendre entre l’extrémité de raccordement et le coude, avec notamment une largeur qui diminue en allant vers le coude.

La deuxième portion rectiligne peut s’étendre entre le coude et la zone de pliure, avec notamment une largeur qui diminue en allant vers la zone de pliure.

La portion pliable peut s’étendre entre la zone de pliure et l’extrémité libre de la languette déformable, avec par exemple une largeur constante.

La zone de pliure peut être située à mi-distance entre le coude et l’extrémité libre de la languette déformable. En variante, la zone de pliure est située plus près du coude que de l’extrémité libre de la languette déformable.

L’épaisseur de la languette déformable peut être égale à celle de la tôle de la masse rotorique dans laquelle la languette déformable est ménagée. L’épaisseur de la tôle peut être comprise entre 0,1 et 0,5 mm, notamment entre 0,2 et 0,4 mm. Par exemple, l’épaisseur de la tôle est de 0,27 mm ou 0,35 mm.

La masse rotorique peut comporter au moins deux tôles consécutives, par exemple deux ou trois, avec chacune une languette déformable, les languettes déformables de deux tôles consécutives se superposant. Cela peut être particulièrement avantageux dans le cas où les tôles ne sont pas suffisamment épaisses, par exemple lorsque qu’elles présentent une épaisseur inférieure ou égale à 0,4 mm, car dans ce cas, les languettes déformables de chacune des tôles prises isolément ne possèdent pas les caractéristiques mécaniques requises leur permettant de maintenir une poussée suffisante sur l’aimant permanent après déformation. La longueur de la portion pliable peut être au moins égale à 1,5 fois l’épaisseur de la tôle, mieux comprise entre 2 et 15 fois l’épaisseur de la tôle, encore mieux comprise entre 3 et 10 fois l’épaisseur de la tôle.

La longueur de la deuxième portion peut être au moins égale à 1,5 fois l’épaisseur de la tôle, mieux comprise entre 2 et 4 fois l’épaisseur de la tôle.

La languette déformable peut présenter au niveau de son extrémité libre une largeur d’au moins 1 mm, notamment comprise entre 2,5 et 4,5 mm.

La largeur de la languette déformable au niveau de son extrémité libre peut être sensiblement égale ou légèrement inférieure à la largeur de l’aimant permanent, c’est-à-dire à la largeur du petit côté de l’aimant permanent. Une extrémité libre de largeur légèrement inférieure à la largeur de l’aimant permanent peut permettre d’éviter, lorsque l’aimant permanent est introduit longitudinalement dans le logement, tout frottement de la portion pliable de la languette déformable contre une face du logement située en regard d’un grand côté de l’aimant permanent, ce qui gênerait l’introduction de l’aimant permanent dans le logement.

La languette déformable peut comporter ou être constituée par un matériau choisi parmi des aciers M330-35, NO35-19, NO27-15, du cuivre et leurs mélanges. De tels matériaux peuvent permettre d’obtenir un compromis optimal entre, d’une part, une flexibilité et une souplesse suffisante de la languette déformable pour permettre, lorsque l’aimant permanent est introduit longitudinalement dans le logement, la déformation, notamment plastique, de la languette déformable, tout en évitant la casse de la languette déformable, la déformation de la masse rotorique et/ou l’endommagement de l’aimant permanent, et d’autre part, une capacité à maintenir une poussée sur l’aimant permanent après déformation de la languette déformable.

Le matériau constituant la languette déformable peut être identique à celui du reste de la tôle, ou non.

Le logement peut comporter une découpe ménagée dans la face du logement à laquelle se raccorde la languette déformable. La découpe peut être ménagée dans la face du logement, entre la languette déformable et l’aimant permanent. Dans le cas où le rotor comporte une cale telle que décrite ci-dessus, la découpe peut être ménagée dans la face du logement, entre la languette déformable et la cale. La présence d’une telle découpe permet d’augmenter le rayon de raccordement entre le logement et l’extrémité de raccordement de la languette déformable à la face du logement, et donc de minimiser la valeur du rayon ou chanfrein de l’aimant permanent.

Au moins une partie de l’aimant permanent peut s’étendre dans l’espace formé dans le logement par la découpe. L’aimant permanent peut ainsi venir recouvrir au moins partiellement la découpe. La circulation du flux magnétique dans le rotor peut en être améliorée.

Dans le cas où le rotor comporte une cale telle que décrite ci-dessus, la masse rotorique peut comporter au moins une tôle comportant une cale telle que décrite ci-dessus mais dépourvue de languette déformable et de découpe telle que décrite ci-dessus, et au moins une tôle comportant au moins une languette déformable et au moins une découpe telle que décrite ci-dessus mais dépourvue de cale.

Le rotor peut comporter au moins deux languettes déformables réparties le long de la masse rotorique pour un même logement, mieux au moins cinq, dix ou vingt languettes déformables. Par exemple, le rotor comporte cinq ou six languettes déformables réparties le long de la masse rotorique pour un même logement.

Dans le cas où la masse rotorique comporte plusieurs paquets de tôles empilés les uns sur les autres, chaque paquet de tôle peut comporter au moins deux languettes déformables réparties le long du paquet de tôles pour un même logement, mieux au moins cinq, dix ou vingt languettes déformables. Par exemple, chaque paquet de tôle comporte cinq ou six languettes déformables réparties le long du paquet de tôles pour un même logement.

Plus le nombre de languettes déformables est important et plus la poussée exercée par les languettes déformables après déformation sur l’aimant permanent est importante. Ainsi, plus le nombre de languettes déformables est important et mieux l’aimant permanent est bloqué mécaniquement dans le logement.

Le nombre de languettes déformables peut être choisi de manière à assurer un blocage mécanique suffisant de l’aimant permanent dans le logement afin d’éviter l’endommagement des aimants permanents et permettre le bon fonctionnement de la machine électrique tournante.

Les languettes déformables peuvent être réparties uniformément le long de la masse rotorique, ou non uniformément.

L’écartement entre deux languettes déformables consécutives peut être supérieur ou égal à la longueur de la portion pliable. Il peut notamment être supérieur à 0,675 mm, voire supérieur à 0,81 mm. Il peut également être inférieur à 4,32 mm, voire inférieur à 2,97 mm. Un tel écartement est nécessaire pour permettre à la portion pliable de la languette déformable de pouvoir se plier en dehors du plan des tôles de manière à se plaquer contre le petit côté de l’aimant permanent.

Une même tôle de la masse rotorique peut comporter plusieurs languettes déformables, chaque languette déformable étant notamment ménagée dans ladite tôle et étant notamment d’un seul tenant avec le reste de ladite tôle. Ladite tôle peut comporter plusieurs logements et une languette déformable par logement. La masse rotorique peut alors comporter, d’une part, des tôles comportant plusieurs logements et une languette déformable par logement, et d’autres part, des tôles dépourvues de languette déformable. Par exemple, la masse rotorique peut comporter une tôle comportant plusieurs logements et une languette déformable par logement toutes les N tôles, N étant un entier compris entre 2 et 20, mieux entre 4 et 15. On a alors la présence d’une tôle comportant plusieurs logements et une languette déformable par logement puis plusieurs tôles dépourvues de languette déformable et ainsi de suite. Toutes les tôles de la masse rotorique peuvent donc ne pas être identiques.

En variante, toutes les tôles de la masse rotorique peuvent être identiques. Par exemple, chaque tôle peut comporter plusieurs logements et une languette déformable pour un de ces logements. La masse rotorique comporte alors un empilement desdites tôles, chaque tôle étant décalée angulairement par rapport à l’axe de rotation du rotor de manière à avoir des languettes déformables pour chaque logement.

La masse rotorique peut comporter à une de ses extrémités des tôles dépourvues de languette déformable.

De même, dans le cas où la masse rotorique comporte plusieurs paquets de tôles empilés les uns sur les autres, chaque paquet peut comporter à l’une de ses extrémités des tôles dépourvues de languette déformable.

Cela permet d’éviter d’avoir des tôles dont les languettes déformables dépassent à l’extérieur de la masse rotorique ou du paquet de tôles après déformation par l’introduction longitudinale de l’aimant permanent dans le logement. Cela peut ainsi permettre l’empilement des paquets de tôles les uns sur les autres.

La masse rotorique ou chaque paquet de tôles peut comporter à l’une de ses extrémités plusieurs tôles munies de languettes déformables configurées pour ne pas se plier lors de l’introduction longitudinale de l’aimant permanent dans le logement. Ces tôles sont de préférence identiques, ce qui permet de rigidifier les languettes déformables et ainsi empêcher leur déformation lors de l’introduction longitudinale de l’aimant permanent dans le logement.

De telles languettes peuvent alors servir de butée et définir le fond du logement. Ces languettes permettent ainsi de stopper le mouvement longitudinal de l’aimant permanent dans le logement lorsqu’il arrive au fond du logement, c’est-à-dire lorsqu’il est totalement introduit dans le logement.

Le logement peut être délimité par au moins une face en regard d’un grand côté de l’aimant permanent, ladite face comportant au moins une déformation convexe vers l’intérieur du logement, mieux au moins deux déformations convexes vers l’intérieur du logement. Par « déformation convexe vers l’intérieur du logement », on entend une déformation locale de la tôle orientée dans le logement. On peut également parler de poinçonnage.

La ou les déformations peuvent permettre de maintenir l’aimant permanent contre la face opposée du logement.

La face du logement comportant la ou les déformations peut être la face du logement à laquelle se raccorde la languette déformable, ou en variante la face opposée.

Lorsque la face du logement comporte une déformation convexe vers l’intérieur du logement, la déformation peut être positionnée sur la face du logement de manière à être en regard du centre du grand côté de l’aimant.

Lorsque la face du logement comporte deux déformations convexes vers l’intérieur du logement, les déformations peuvent être positionnées sur la face du logement de manière à être en regard respectivement du premier et du deuxième tiers du grand côté de l’aimant.

Le logement peut être délimité par au moins une face en regard d’un grand côté de l’aimant permanent, ladite face comportant au moins une patte déformable s’étendant dans le logement. La patte déformable peut comporter une extrémité libre configurée pour venir se plaquer contre le grand côté de l’aimant permanent et maintenir l’aimant permanent contre la face opposée du logement.

La patte déformable peut être configurée pour se déformer en dehors du plan des tôles. La face du logement comportant la patte déformable peut être la face du logement à laquelle se raccorde la languette déformable ou en variante la face opposée. Le logement peut présenter en coupe transversale un grand axe et un petit axe.

La présence de la languette déformable peut permettre de bloquer mécaniquement la position de l’aimant permanent dans le logement selon le grand axe du logement. Cela peut permettre de pré-positionner l’aimant permanent dans le logement.

La présence additionnelle de la ou des déformations et/ou de la patte déformable permet de bloquer mécaniquement la position de l’aimant permanent dans le logement selon le petit axe du logement, de sorte qu’il ne puisse plus bouger. Son positionnement dans le logement est alors verrouillé. On minimise ainsi les risques de pertes magnétiques à l’interface entre un aimant permanent et son logement, notamment au niveau des faces du logement et des grands côtés de l’aimant permanent.

L’invention a encore pour objet, indépendamment ou en combinaison avec ce qui précède, un rotor de machine électrique tournante, comportant une masse rotorique comportant des tôles empilées les unes sur les autres, la masse rotorique comportant au moins un aimant permanent présentant en section transversale, notamment perpendiculaire à un axe de rotation du rotor, au moins un grand côté et au moins un petit côté, et au moins un logement recevant l’aimant permanent, le logement étant délimité par :

- au moins une face comportant au moins une languette déformable s’étendant dans le logement, la languette déformable comportant une extrémité libre configurée pour se plaquer contre le petit côté de l’aimant permanent, et

- au moins une face en regard du grand côté de l’aimant permanent comportant au moins une déformation convexe vers l’intérieur du logement, mieux au moins deux déformations convexes vers l’intérieur du logement, permettant de maintenir l’aimant permanent contre la face opposée du logement.

La section transversale d’un aimant permanent est perpendiculaire à un axe de rotation du rotor.

La languette déformable peut être coudée. Elle peut comporter une portion pliable configurée pour se plaquer contre le petit côté de l’aimant permanent.

La languette déformable peut être configurée pour se déformer en dehors du plan de la tôle et comporter une extrémité libre configurée pour se plaquer contre le petit côté de l’aimant permanent.

La présence de la languette déformable et de la ou des déformations permettent de bloquer mécaniquement la position de l’aimant permanent dans le logement respectivement selon le grand et le petit axe du logement de sorte qu’il ne puisse plus bouger. Son positionnement dans le logement est alors verrouillé. On minimise ainsi les risques de pertes magnétiques à l’interface entre un aimant permanent et son logement, notamment au niveau des faces du logement et des grands côtés de l’aimant permanent.

La face du logement comportant la languette déformable et celle comportant la ou les déformations peuvent être une même face. En variante, la face du logement comportant la languette déformable est différente de celle comportant la ou les déformations. Par exemple, la face du logement comportant la languette déformable peut être située en regard du petit côté de l’aimant permanent ou être opposée à celle comportant la ou les déformations.

Machine et rotor

L’invention a encore pour objet, une machine électrique tournante, comportant un stator et un rotor tel que défini ci-dessus.

La machine peut être utilisée comme moteur ou comme générateur. La machine peut être à reluctance. Elle peut constituer un moteur synchrone ou en variante un générateur synchrone. En variante encore, elle constitue une machine asynchrone.

La vitesse maximale de rotation de la machine peut être élevée, étant par exemple supérieure à 10 000 tr/min, mieux supérieure à 12 000 tr/min, étant par exemple de l’ordre de 14 000 tr/min à 15 000 tr/min, voire même de 20 000 tr/min ou de 24 000 tr/min ou de 25 000 tr/min. La vitesse maximale de rotation de la machine peut être inférieure à 100 000 tr/min, voire à 60 000 tr/min, voire encore inférieure à 40 000 tr/min, mieux inférieure à 30 000 tr/min.

L’invention peut convenir tout particulièrement pour des machines de forte puissance.

La machine peut comporter un seul rotor intérieur ou, en variante, un rotor intérieur et un rotor extérieur, disposés radialement de part et d’autre du stator et accouplés en rotation.

La machine peut être insérée seule dans un carter ou insérée dans un carter de boite de vitesse. Dans ce cas, elle est insérée dans un carter qui loge également une boîte de vitesse.

La machine comporte un stator. Ce dernier comporte des dents définissant entre elles des encoches. Le stator peut comporter des conducteurs électriques, au moins une partie des conducteurs électriques, voire une majorité des conducteurs électriques, pouvant être en forme d'épingle en U ou en I.

Procédés de fabrication

L’invention a encore pour objet un procédé de fabrication d’un rotor de machine électrique tournante tel que défini ci-dessus.

Le procédé peut comporter l’étape consistant à introduire longitudinalement, le long de l’axe de rotation du rotor, au moins un aimant permanent dans le logement.

L’invention a encore pour objet, indépendamment ou en combinaison avec ce qui précède, un procédé de fabrication d’un rotor de machine électrique tournante, dans lequel on fournit une masse rotorique comportant des tôles empilées les unes sur les autres, la masse rotorique comportant au moins un logement configuré pour recevoir au moins un aimant permanent présentant en section transversale, notamment perpendiculaire à un axe de rotation du rotor, au moins un grand côté et au moins un petit côté, le logement étant délimité par au moins une face en regard du grand côté de l’aimant permanent, au moins une tôle comportant au moins une languette déformable se raccordant à ladite face du logement et s’étendant dans le logement, la languette déformable étant coudée et comportant une portion pliable configurée pour se plaquer contre le petit côté de l’aimant permanent, le procédé comportant l’étape consistant à introduire longitudinalement, le long de l’axe de rotation du rotor, au moins un aimant permanent dans le logement.

La section transversale d’un aimant permanent est perpendiculaire à un axe de rotation du rotor.

La languette déformable peut comporter une portion pliable configurée pour être pliée en dehors du plan de la tôle de manière à se plaquer contre le petit côté de l’aimant permanent.

Dans le cas où la masse rotorique comporte plusieurs paquets de tôles empilés les uns sur les autres, le procédé peut d’abord comporter l’étape consistant à introduire longitudinalement au moins un aimant permanent dans le logement de chaque paquet de tôles, puis l’étape consistant à empiler les paquets de tôles les uns sur les autres, avec les aimants permanents dans les logements.

L’introduction de l’aimant permanent dans le logement peut entrainer la déformation, notamment la déformation plastique, de la languette déformable par pliure de manière à permettre à la portion pliable de se plaquer contre le petit côté de l’aimant permanent.

La languette déformable peut se déformer en dehors du plan de la tôle.

L’aimant permanent peut présenter en section transversale un premier petit côté et un deuxième petit côté, opposé au premier. La portion pliable peut être configurée pour se plaquer contre le premier petit côté de l’aimant permanent. Au moins une tôle peut comporter au moins une butée en regard du deuxième petit côté de l’aimant permanent.

La languette déformable peut exercer après déformation une poussée sur l’aimant permanent de manière à le maintenir dans le logement, notamment contre la butée.

La languette déformable peut ainsi permettre de maintenir l’aimant permanent dans le logement, notamment contre la butée, pendant son introduction dans le logement.

Les procédés peuvent en outre comporter l’étape consistant à réaliser au moins une déformation convexe vers l’intérieur du logement, mieux au moins deux déformations convexes vers l’intérieur du logement, sur au moins une face du logement en regard d’un grand côté de l’aimant permanent.

La ou les déformations peuvent être réalisées après l’introduction de l’aimant permanent dans le logement. Cela facilite la réalisation de la ou des déformations car l’aimant permanent est alors déjà maintenu dans le logement par la languette déformable. La ou les déformations peuvent par exemple être réalisées sur un poste de travail différent de celui sur lequel est réalisé l’introduction de l’aimant permanent dans le logement, et cela sans risque de perdre l’aimant permanent puisque ce dernier est retenu dans le logement par la languette déformable.

La ou les déformations peuvent permettre de maintenir l’aimant permanent contre la face opposée du logement.

La présence de la languette déformable et de la ou des déformations permettent de bloquer mécaniquement la position de l’aimant permanent dans le logement respectivement selon le grand et le petit axe du logement de sorte qu’il ne puisse plus bouger. Ainsi, une fois la ou les déformations effectuées, le positionnement de l’aimant permanent dans le logement est verrouillé.

La ou les déformations peuvent être réalisées sur la face du logement à laquelle se raccorde la languette déformable ou en variante sur la face opposée. Brève description des dessins

[Fig 1] La figure 1 est une vue schématique et partielle, en perspective, d’un exemple de rotor de machine électrique tournante selon l’invention,

[Fig 2] la figure 2 est une vue schématique et partielle, de face, d’un exemple de tôle pouvant être utilisée pour former une variante de réalisation de rotor selon l’invention,

[Fig 3] la figure 3 est une vue analogue à la figure 2 sans l’aimant permanent, [Fig 4] la figure 4 représente un détail de réalisation de la tôle de la figure 2, [Fig 5] la figure 5 est une vue analogue à la figure 4 d’une variante de réalisation sans l’aimant permanent,

[Fig 6] la figure 6 est une vue analogue à la figure 2 d’une variante de réalisation, et

[Fig 7] la figure 7 est une vue analogue à la figure 6 d’une variante de réalisation.

Description détaillée

On a illustré à la figure 1 un exemple de rotor 30 de machine électrique tournante selon l’invention, comportant une masse rotorique 33 dans laquelle sont ménagés des logements 4. Des aimants permanents 1 sont insérés dans chacun des logements 4.

Les aimants 1 sont dans cet exemple de forme générale rectangulaire en section transversale comme illustré dans les modes de réalisation des figures 2 et 6. Chaque aimant 1 présente, en section transversale, d’une part, un premier grand côté 2a et un deuxième grand côté 2b, opposé au premier, et d’autre part, un premier petit côté 3a et un deuxième petit côté 3b, opposé au premier. Chaque logement 4 est délimité par deux faces 5a, 5b en regard respectivement du premier grand côté 2a et du deuxième grand côté 2b de l’aimant 1.

Les logements 4 comportent des languettes déformables 7 qui se raccordent chacune à la face 5a du logement 4 correspondant située en regard du premier grand côté 2a de l’aimant 1 correspondant.

Dans une variante non illustrée, les languettes déformables 7 se raccordent chacune à la face 5b du logement 4 correspondant située en regard du deuxième grand côté 2b de l’aimant 1 correspondant.

Les languettes déformables 7 s’étendent chacune dans le logement 4 correspondant. Un même logement 4 peut comporter plusieurs languettes déformables 7 réparties le long de la masse rotorique 33, comme illustré sur la figure 1. Chaque languette déformable 7 comporte une portion pliable 8 qui est pliée de manière à être plaquée contre le premier petit côté 3a de l’aimant 1 correspondant.

La portion pliable 8 de la languette déformable 7 est pliée en dehors du plan des tôles, selon un axe 17 de pliure de la languette déformable 7 s’étendant dans un plan parallèle au plan de la tôle.

Chaque logement 4 comporte une butée 9 en regard du deuxième petit côté 3b de l’aimant 1 correspondant, la butée 9 se raccordant à la face 5a du logement 4 correspondant. Chaque butée 9 s’étend dans une portion latérale 21 du logement 4 correspondant, faisant face au deuxième petit côté 3b de l’aimant 1 correspondant. Cette portion latérale 21 permet de ménager un vide magnétique, utile pour favoriser la circulation du flux magnétique dans le rotor 30 de manière optimisée.

La butée 9 peut être ménagée dans une tôle et être d’un seul tenant avec le reste de la tôle. Une même tôle peut comporter la languette déformable 7 et la butée 9, comme cela est illustré aux figures 1, 2, 3 et 6.

Lorsque sa portion pliable 8 est pliée de manière à être plaquée contre le premier petit côté 3a de l’aimant 1 correspondant, chaque languette déformable 7 exerce une poussée sur l’aimant 1 correspondant selon les flèches indiquées sur la figure 1, de manière à le maintenir dans son logement 4 contre la butée 9 correspondante. Ainsi, la présence de la languette déformable 7 permet de bloquer mécaniquement la position de l’aimant 1 dans son logement 4 selon le grand axe 31 du logement 4.

Dans l’exemple de la figure 1, chaque logement 4 comporte une cale 10 en regard du premier petit côté 3a de l’aimant 1 correspondant, la cale 10 se raccordant à la face 5a du logement 4 correspondant. Chaque cale 10 est placée entre la languette déformable 7 et l’aimant 1.

En variante, les logements 4 peuvent être dépourvues de cales 10.

Dans l’exemple de la figure 1, chaque logement 4 comporte deux déformations 19 convexes vers l’intérieur du logement sur la face 5a du logement 4, de manière à maintenir l’aimant 1 contre la face 5b opposée du logement 4. Ces déformations 19 peuvent être réalisées par poinçonnage de la masse rotorique 33, par exemple à l’aide d’un poinçon de forme générale sphérique, cylindrique avec ou sans rayon, ou pointue. Un poinçon cylindrique avec rayon présente des arêtes arrondies entre les bases et la face latérale du cylindre alors qu’un poinçon cylindrique sans rayon présente des arêtes tranchantes, i.e. à angles vifs. Alternativement ou additionnellement, les déformations 19 peuvent être présentes sur la face 5b du logement 4 de manière à maintenir l’aimant 1 contre la face 5a opposée du logement 4.

En variante, chaque logement 4 comporte sur sa face 5a, une patte déformable 20 qui s’étend dans le logement 4, comme illustré à la figure 6. Chaque patte déformable 20 peut comporter une extrémité libre qui vient se plaquer contre le premier grand côté 2a de l’aimant 1 de manière à le maintenir contre la face 5b opposée du logement 4. Chaque patte déformable 20 est déformée en dehors du plan des tôles lorsque l’aimant 1 est en place dans le logement 4. Alternativement ou additionnellement, chaque logement 4 peut comporter sur sa face 5b la patte déformable 20 qui s’étend dans le logement 4 et qui comporte une extrémité libre qui vient se plaquer contre le deuxième grand côté 2b de l’aimant 1 de manière à le maintenir contre la face 5a opposée du logement 4.

La présence de la ou des déformations 19 et/ou de la patte déformable 20 permet de bloquer mécaniquement la position de l’aimant 1 dans son logement 4 selon le petit axe 32 du logement 4. Ainsi, la position de l’aimant 1 dans le logement 4 est verrouillée car bloquée, d’une part, par la ou les languettes déformables selon le grand axe 31, et d’autre part, par la ou les déformations 19 et/ou la patte déformable 20 selon le petit axe 32.

On a illustré sur la figure 2 un exemple de tôle 6 pouvant être utilisée pour former le rotor selon l’invention. L’aimant 1, vu en coupe transversale, est inséré dans le logement 4.

La portion pliable 8 de la languette déformable 7 qui est pliée de manière à être plaquée contre le premier petit côté 3a de l’aimant 1 est représentée sur la figure 2 par la portion 8 de la languette déformable 7 qui s’étend au-delà du premier petit côté 3a de l’aimant 1.

La languette déformable 7 est ménagée dans la tôle 6. Comme illustrée sur la figure 2, la languette déformable 7 est d’un seul tenant avec le reste de la tôle 6.

Comme illustré aux figures 2 à 6, le logement 4 comporte une découpe 18 ménagée dans la face 5a du logement 4 à laquelle se raccorde la languette déformable 7.

Comme illustré aux figures 2, 4 et 6, la découpe 18 est ménagée dans la face 5a du logement 4, entre la languette déformable 7 et l’aimant 1. Une partie de l’aimant 1 s’étend dans l’espace 43 formé dans le logement 4 par la découpe 18. L’aimant 1 vient ainsi recouvrir au moins partiellement la découpe 18. Comme illustré à la figure 3, la languette déformable 7 s’étend entre une extrémité 11 de raccordement permettant le raccordement de la languette déformable 7 à la face 5a du logement 4 et une extrémité 12 libre. La largeur de la languette déformable 7 diminue en allant de son extrémité 11 de raccordement vers son extrémité 12 libre. Par exemple, la languette déformable 7 présente au niveau de son extrémité 11 de raccordement une largeur de 2,5 mm et au niveau de son extrémité 12 libre une largeur de 1,5 mm.

Comme illustré à la figure 4, la languette déformable 7 est coudée le long de son axe d’élongation. Elle comporte un coude 15 qui relie entre elles deux portions rectilignes de la languette déformable 7, à savoir une première portion 13 rectiligne et une deuxième portion 14 rectiligne.

La première portion 13 rectiligne s’étend entre l’extrémité 11 de raccordement et le coude 15 de la languette déformable 7. Dans cet exemple, la première portion 13 rectiligne présente une longueur de 1,35 mm.

La deuxième portion 14 rectiligne s’étend entre le coude 15 et l’axe 17 de pliure 17 de la languette déformable 7. Dans cet exemple, la deuxième portion 14 rectiligne présente une longueur de 2,1 mm.

La portion pliable 8 s’étend entre l’axe 17 de pliure et l’extrémité 12 libre de la languette déformable 7. Dans cet exemple, la portion pliable 8 présente une longueur de 2,5 mm.

Dans l’exemple de la figure 4, l’angle a entre les première 13 et deuxième 14 portions rectilignes est d’environ 135°.

Comme illustré à la figure 5, la languette déformable 7 peut présenter une restriction 16 de sa largeur au niveau de son axe 17 de pliure. Cette restriction 16 peut permettre de faciliter la déformation de la languette déformable 7 par pliure de sa portion pliable 8.

En variante, la languette déformable 7 ne présente pas de restriction 16 de sa largeur au niveau de son axe de pliure 17.

Comme illustré à la figure 7, la languette déformable 7 peut, en plus de se raccorder à la face 5a du logement 4 correspondant située en regard du premier grand côté 2a de l’aimant 1 correspondant, se raccorder également à la face 5b du logement 4 située en regard du deuxième grand côté 2b de l’aimant 1 correspondant. On a alors un pont 40 reliant les faces 5a et 5b du logement 4. Lors de l’introduction longitudinale de l’aimant permanent 1 dans le logement 4, le pont 40 peut se déformer en plus de la languette déformable 7. Il peut par exemple subir une déformation en vrillage.

Bien entendu, l’invention n’est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d’être décrits. La masse rotorique 33 peut présenter d’autres agencements des logements destinés à recevoir les aimants, au sein de la masse rotorique.

Les logements 4 et les aimants 1 peuvent présenter d’autres formes géométriques.

Les logements peuvent s’étendre chacun selon un axe longitudinal qui peut être rectiligne ou courbe.