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Title:
SACCHARIDE AND ITOL DERIVATIVES HAVING AN O-ALKYL GROUP OR AN O-ALKYL GROUP AND AN O-N BUTANYL GROUP, USES AS MEDICINES IN TUMORAL OR BENIGN PROLIFERATIVE PATHOLOGIES
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2005/077963
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention concerns saccharide and itol derivatives having an O-alkyl group or an O-alkyl group and an O-n butanyl group, uses as medicines in tumoral or benign proliferative pathologies. One of the aims of the present invention is to provide for the synthesis of saccharide and itol derivatives having a O-alkyl group of general formula (I) or having an O-alkyl group and an O-n butanyl group of general formula (II) wherein: Su represents a saccharide derivative; R represents a C8-C18 n-alkyl or n-alkenyl chain; P represents a group of atoms bound to the oxygen atom of the hydroxy group; i represents the number of hydroxylated sites not bearing R as defined above, nor a butanyl group, said hydroxylated groups capable of being all (j=0) or partly free (0

Inventors:
GOETHALS GERARD ANDRE DANIEL (FR)
LEQUART VINCENT YVES OLIVIER J (FR)
MARTIN PATRICK EMILE MARIUS (FR)
MAZIERE JEAN CLAUDE (FR)
MAZIERE CECILE (FR)
PUILLART PHILIPPE RENE MICHEL (FR)
VILLA PIERRE JOSEPH (FR)
Application Number:
PCT/FR2004/000079
Publication Date:
August 25, 2005
Filing Date:
January 16, 2004
Export Citation:
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Assignee:
INST SUPERIEUR AGRICOLE DE BEA (FR)
GOETHALS GERARD ANDRE DANIEL (FR)
LEQUART VINCENT YVES OLIVIER J (FR)
MARTIN PATRICK EMILE MARIUS (FR)
MAZIERE JEAN CLAUDE (FR)
MAZIERE CECILE (FR)
PUILLART PHILIPPE RENE MICHEL (FR)
VILLA PIERRE JOSEPH (FR)
International Classes:
A61K31/7028; A61K31/7032; C07C31/18; C07C43/13; C07C69/003; C07H13/04; C07H15/04; (IPC1-7): C07H15/04; A61K31/7028; A61K31/7032; C07C31/18
Domestic Patent References:
WO2000024750A12000-05-04
WO2000000206A12000-01-06
WO1995021180A11995-08-10
WO1997011707A11997-04-03
Foreign References:
FR2614024A11988-10-21
US4943664A1990-07-24
US5827836A1998-10-27
US5665714A1997-09-09
US5367062A1994-11-22
FR2701950A11994-09-02
EP0229128B11990-05-30
US4173641A1979-11-06
FR2081546A11971-12-03
US4481196A1984-11-06
US20030170297A12003-09-11
DE4000070A11990-07-12
US5645853A1997-07-08
Other References:
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BACHIR-LESAGE, S. ET AL: "Thermotropic and lyotropic properties of a new range of x-O-Alkyl-itols", COMUNICACIONES PRESENTADAS A LA JORNADAS DEL COMITE ESPANOL DE LA DETERGENCIA , 30, 213-221 CODEN: CJCDD7; ISSN: 0212-7466, 2000, XP009036561
KONSTANTINOVIC, STANIMIR ET AL: "Synthesis of C7-C16-alkyl glycosides: Part II-Synthesis of alkyl D-xylopyranosides in the presence of tin(IV) chloride as a Lewis acid catalyst", INDIAN JOURNAL OF CHEMISTRY, SECTION B: ORGANIC CHEMISTRY INCLUDING MEDICINAL CHEMISTRY , 40B(7), 614-618 CODEN: IJSBDB; ISSN: 0376-4699, 2001, XP009036592
PATHAK, ASHISH K. ET AL: "Studies on .alpha.(1.fwdarw.5) linked octyl arabinofuranosyl disaccharides for mycobacterial arabinosyl transferase activity", BIOORGANIC & MEDICINAL CHEMISTRY , 9(12), 3145-3151 CODEN: BMECEP; ISSN: 0968-0896, 2001, XP001183267
LOWARY T L ET AL: "RECOGNITION OF SYNTHETIC ANALOGUES OF THE ACCEPTOR, BETA-D-GAL P-OR, BY THE BLOOD-GROUP H GENE-SPECIFIED GLYCOSYLTRANSFERASE", CARBOHYDRATE RESEARCH, ELSEVIER SCIENTIFIC PUBLISHING COMPANY. AMSTERDAM, NL, vol. 256, no. 2, 1994, pages 257 - 273, XP009014298, ISSN: 0008-6215
PATENT ABSTRACTS OF JAPAN vol. 018, no. 253 (P - 1737) 13 May 1994 (1994-05-13)
PATENT ABSTRACTS OF JAPAN vol. 008, no. 134 (C - 230) 21 June 1984 (1984-06-21)
PATENT ABSTRACTS OF JAPAN vol. 009, no. 160 (C - 289) 4 July 1985 (1985-07-04)
ANDERSON, GREGORY S. ET AL: "Anti-tumor effect of Merocyanine 540-mediated photochemotherapy combined with Edelfosine: potential implications for the ex vivo purging of hematopoietic stem cell grafts from breast cancer patients", JOURNAL OF PHOTOCHEMISTRY AND PHOTOBIOLOGY, B: BIOLOGY , 68(2-3), 101-108 CODEN: JPPBEG; ISSN: 1011-1344, 2002, XP002315318
Attorney, Agent or Firm:
Pouillart, Philippe (19 Rue Pierre Waguet BP 30313, Beauvais Cedex, FR)
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Claims:
Revendications :
1. Nouveaux dérivés de saccharides et d'itols possédant un groupement O. alkyle et répondant à la formule générale 1 dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkyle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Sub, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, ces groupements hydroxylés pouvant être tous (j=0) ou en partie libres (0<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle j représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, les j groupements P pouvant être identiques ou non. Sont exclus de cette revendication les composés les dérivés de type 3. 0. n. alkyl. 1,2 : 5, 6. di. O. isopropylidène. a. D. glucofuranose, 3. O. n. alkyl. 1, 2. O. isopropylidène. a. D. glucofuranose, 3. O. n. alkyl. a. D. glucopyranose et 3. O. n. alkyl. ß. D. glucopyranose. Sont également exclus de cette revendication les dérivés du D. xylose, du D. xylitol et du L. xylitol portant une chaîne n. alkyle et ne portant pas de groupement O. n. butanoyle. Sont également exclus de cette revendication les dérivés a. D. glucopyranosides de n. alkyle protégés ou non et les P. D. glucopyranosides de n. alkyle protégés ou non ne portant pas de groupement butanoyl. Sont également exclus de cette revendication les a. D. galacopyranosides de n. alkyle protégés ou non et les P. D. galacopyranosides de n. alkyle protégés ou non ne portant pas de groupement butanoyl. Sont également exclus de cette revendication les dérivés du glycérol ne portant pas de groupement butanoyl. Sont égalements exclus de cette revendication les composés ne portant pas de groupement butanoyl et dont au moins l'un des groupements P est représenté par un groupement acétyle.
2. Nouveaux dérivés de saccharides et d'itols selon la revendication 1 possédant un groupement O. alkyle et un groupement O. n. butanoyle répondant à la formule générale II dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkyle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans laquelle P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Sub, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, ces groupements hydroxylés pouvant être tous (j=0) ou en partie libres (0<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle j représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, dont un groupement P est représenté par le groupement butanoyl.
3. Composés, dérivés de saccharides et d'itols selon les revendications 1 et 2, dans lesquels le substrat Sub est choisi par exemple parmi hexose, pentose, désoxyhexose, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non correspondant par exemple au glycérol.
4. Composés, dérivés de saccharides et d'itols selon les revendications 1 et 2, dans lesquels P est choisi de préférence parmi les groupements benzyle ou trityle, acétyle, benzoyle, ou encore forme un acétal de type dioxolane, de préférence isopropylidène ou benzylidène.
5. a. L. fucopyranoside d'octyle.
6. a. L. fucopyranoside de dodécyle.
7. a. L. fucopyranoside d'hexadécyle.
8. 3. O. n. butanoyl. 1. O. n. octyl. D, L. glycérol.
9. 3. 0. n. butanoyl. 1. 0. n. dodécyle. D, L. glycérol.
10. 3. O. n. butanoyl. 1. O. n. hexadécyle. D, L. glycérol.
11. 5. O. n. butanoyl. 2, 3. O. isopropylidène. l. O. n. octyl. D, L. xylitol et 5. 0. n. butanoyl. 1. O. n. octyl. D, L. xylitol.
12. 5. O. n. butanoyl. l. O. n. dodécyl. 2, 3. O. isopropylidène. D, L. xylitol et 1. O. n. dodécyl. 5. 0. n. butanoyl. D, L. xylitol.
13. 5. O. n. butanoyl. 1. O. n. hexadécyl. 2, 3. O. isopropylidène. D, L. xylitol et 1. 0. n. hexadécyl. 5. 0. n. butanoyl. D, L. xylitol.
14. Utilisation de l'un composés, dérivés de saccharides et d'itols, possédant un groupement O. alkyle et répondant à la formule générale I 1 dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkyle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Sub, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, ces groupements hydroxylés pouvant être tous (j=0) ou en partie libres (0<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle j représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, les j groupements P pouvant être identiques ou non, un groupement P pouvant être représenté par le groupement butanoyl, pour la préparation de médicaments à visée anticancéreuse par voie locale (tumeurs cutanées) ou générale.
15. Utilisation de l'un des composés, dérivés de saccharides et d'itols, possédant un groupement O. alkyle et répondant à la formule générale 1 dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkyle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Sub, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, ces groupements hydroxylés pouvant être tous (j=0) ou en partie libres (0<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle j représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, les j groupements P pouvant être identiques ou non, un groupement P pouvant être représenté par le groupement butanoyl, pour la préparation de médicaments à visée antiproliférative dans les tumeurs bénignes, en particulier les tumeurs cutanées bénignes.
16. Utilisation de l'un des composés, dérivés de saccharides et d'itols, possédant un groupement O. alkyle et répondant à la formule générale 1 1 dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkyle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Sub, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, ces groupements hydroxylés pouvant être tous (j=0) ou en partie libres (0<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle j représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, les j groupements P pouvant être identiques ou non, un groupement P pouvant être représenté par le groupement butanoyl, pour la préparation de médicaments à visée antiproliférative dans les pathologies prolifératives non tumorales, en particulier le psoriasis.
17. Utilisation de l'un des composés, dérivés de saccharides et d'itols, possédant un groupement O. alkyle et répondant à la formule générale 1 1 dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkyle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Sub, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, ces groupements hydroxylés pouvant être tous (j=0) ou en partie libres (0<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle j représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, les j groupements P pouvant être identiques ou non, un groupement P pouvant être représenté par le groupement butanoyl, pour la préparation d'agents potentialisateurs permettant d'améliorer l'efficacité de la photochimiothérapie antitumorale.
18. Utilisation de l'un des composés, dérivés de saccharides et d'itols, possédant un groupement O. alkyle et répondant à la formule générale 1 dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkyle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Sub, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, ces groupements hydroxylés pouvant être tous (j=0) ou en partie libres (0<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle j représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, les j groupements P pouvant être identiques ou non, un groupement P pouvant être représenté par le groupement butanoyl, pour la préparation de médicaments inclus dans les prothèses artérielles, notamment dans le but de reduire la prolifération cellulaire. Revendications : 1. Nouveaux dérivés de saccharides et d'itols possédant un groupement O. alkyle et un groupement O. n. butanoyle répondant à la formule générale II II dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkényle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Su, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, un de ces groupements hydroxylés a été estérifié par formation d'un groupement O. butanoyle, les groupements hydroxylés restant pouvant être tous (j=l) ou en partie libres (l<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle (j. 1) représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, les (j. 1) groupements P pouvant être identiques ou non. Sont exclus de cette revendication les 6. 0. butanoyl. p. D. glucopyranoside d'octyle, 2,6. di. O. butanoyl. ß. D. glucopyranoside d'octyle et 3, 6. di. O. butanoyl. p. D. glucopyranoside d'octyle et les dérivés du lactose.
19. 2 Composés, dérivés de saccharides et d'itols selon la revendication 1, dans lesquels le substrat Su est choisi par exemple parmi hexose, pentose, désoxyhexose, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non correspondant par exemple au glycérol.
20. 3 Composés, dérivés de saccharides et d'itols selon la revendication 1, dans lesquels P est choisi de préférence parmi les groupements benzyle ou trityle, acétyle, benzoyle, ou encore forme un acétal de type dioxolane, de préférence isopropylidène ou benzylidène.
21. 4 3. O. n. butanoyl. 1. O. n. octyl. D, L. glycérol 5. 3. O. n. butanoyl. l. O. n. dodécyle. D, L. glycérol 6. 3. 0. n. butanoyl. 1. 0. n. hexadécyle. D, L. glycérol 7. 5. 0. ii. butanoyl. 2, 3. O. isopropylidène. l. O. n. octyl. D, L. xylitol 8. 5. O. n. butanoyl. 1. O. n. octyl. D, L. xylitol 9. 5. 0. n. butanoyl. 1. 0. n. dodécyl. 2, 3. 0. isopropylidène. D, L. xylitol 10. 1. O. n. dodécyl. 5. O. n. butanoyl. D, L. xylitol 11. 5. 0. n. butanoyl. 1. 0. n. hexadécyl. 2, 3. 0. isopropylidène. D, L. xylitol 12. 1. O. n. hexadécyl. 5. O. n. butanoyl. D, L. xylitol 13. Utilisation de l'un des composés, dérivés de saccharides et d'itols, selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et répondant à la formule générale II II dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkyle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Su, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, un de ces groupements hydroxylés a été estérifié par formation d'un groupement O. butanoyle, les groupements hydroxylés restant pouvant être tous (j=l) ou en partie libres (1<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle (j. 1) représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, les (j. 1) groupements P pouvant être identiques ou non, pour la préparation de médicaments à visée anticancéreuse par voie locale (tumeurs cutanées) ou générale. Est exclue de cette revendication l'utilisation de 6. O. butanoyl. . D. glucopyranoside d'octyle, 2, 6. di. O. butanoyl. ß. D. glucopyranoside d'octyle et 3,6. di. O. butanoyl. ß. D. glucopyranoside d'octyle et les dérivés du lactose.
22. 15 Utilisation de l'un des composés, dérivés de saccharides et d'itols, selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et répondant à la formule générale II II dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkyle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Su, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, un de ces groupements hydroxylés a été estérifié par formation d'un groupement O. butanoyle, les groupements hydroxylés restant pouvant être tous (j=l) ou en partie libres (l<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle (j. 1) représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, les (j. 1) groupements P pouvant être identiques ou non, pour la préparation de médicaments à visée antiproliférative dans les tumeurs bénignes, en particulier les tumeurs cutanées bénignes. Est exclue de cette revendication l'utilisation de 6. O. butanoyl. p. D. glucopyranoside d'octyle, 2, 6. di. O. butanoyl. p. D. glucopyranoside d'octyle et 3, 6. di. O. butanoyl. p. D. glucopyranoside d'octyle et les dérivés du lactose.
23. Utilisation de l'un des composés, dérivés de saccharides et d'itols, selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et répondant à la formule générale II dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkyle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Su, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, un de ces groupements hydroxylés a été estérifié par formation d'un groupement O. butanoyle, les groupements hydroxylés restant pouvant être tous (j=1) ou en partie libres (l<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle (j. 1) représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, les (j. 1) groupements P pouvant être identiques ou non pour la préparation de médicaments à visée antiproliférative dans les pathologies prolifératives non tumorales, en particulier le psoriasis. Est exclue de cette revendication l'utilisation de 6. O. butanoyl. ß. D. glucopyranoside d'octyle, 2, 6. di. O. butanoyl. ß. D. glucopyranoside d'octyle et 3, 6. di. O. butanoyl. p. D. glucopyranoside d'octyle et les dérivés du lactose.
24. Utilisation de l'un des composés, dérivés de saccharides et d'itols, selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et répondant à la formule générale II dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkényle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Su, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, un de ces groupements hydroxylés a été estérifié par formation d'un groupement O. butanoyle, les groupements hydroxylés restant pouvant être tous (j=l) ou en partie libres (l<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle (j. 1) représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, les (j. 1) groupements P pouvant être identiques ou non, pour la préparation d'agents potentialisateurs permettant d'améliorer l'efficacité de la photochimiothérapie antitumorale. Est exclue de cette revendication l'utilisation de 6. O. butanoyl. ß. D. glucopyranoside d'octyle, 2, 6. di. O. butanoyl. ß. D. glucopyranoside d'octyle et 3, 6. di. O. butanoyl. (3. D. glucopyranoside d'octyle et les dérivés du lactose.
25. Utilisation de l'un des composés, dérivés de saccharides et d'itols, selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et répondant à la formule générale II dans laquelle Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non, dans laquelle R représente une chaîne n. alkyle ou n. alkényle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui. ci, et avec Su, une fonction éther, ou encore formant une fonction ester, ou encore formant un acétal de type dioxolane, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, un de ces groupements hydroxylés a été estérifié par formation d'un groupement O. butanoyle, les groupements hydroxylés restant pouvant être tous (j=l) ou en partie libres (l<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O. P avec P comme défini précédemment, dans laquelle (j. 1) représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O. P, les (j. 1) groupements P pouvant être identiques ou non, pour la préparation de médicaments inclus dans les prothèses artérielles, notamment dans le but de réduire la prolifération cellulaire. Est exclue de cette revendication l'utilisation de 6. O. butanoyl. p. D. glucopyranoside d'octyle, 2, 6. di. O. butanoyl. p. D. glucopyranoside d'octyle et 3, 6. di. O. butanoyl. (3. D. glucopyranoside d'octyle et les dérivés du lactose. Déclaration selon l'article 19.1. règle 46.4 du PCT Nous, déposant, avons souhaité apporter des modifications profondes aux revendications initiales, afin d'en augmenter la clarté, de restreindre l'invention à des composés portant à la fois une chaîne de type alkyle ou alkényle ET un groupement butyrate, cela conformément à l'argumentaire développé dans et le corps de texte du PCT déposé initialement et sans en changer le sens. Par contre, le titre s'en trouve d'autant simplifié.
Description:
Dérivés de saccharides et d'itols possédant un groupement O-alkyle ou un groupement O-alkyle et un groupement O-n-butanoyle. Applications comme médicaments dans les pathologies prolifératives tumorales ou bénignes.

La présente invention concerne des dérivés de saccharides et d'itols possédant un groupement O-alkyle ou un groupement O-alkyle et un groupement O-n-butanoyle et leurs applications comme médicaments dans les pathologies prolifératives tumorales ou bénignes.

Il est connu que l'acide butyrique et ses sels ont une action antiproliférative sur certains types de tumeurs (Prasad, K. N. & al., 1980, Life Sciences, 27,1351 ; Fisckhoff & al., Leukemia, 1990, 4, 302 ; Samid, D. & al., Cancer Res., 1992, 52, 1988).

Toutefois, l'élimination rapide de ces substances par l'organisme, ainsi que la nécessité de maintenir des concentrations plasmatiques élevées (Daniel, P. & al., Clin. Chim. Acta, 1989,81, 255), imposent des contraintes sérieuses qui limitent considérablement l'utilisation de ces drogues en cancérologie. Ces produits présentant cependant un intérêt potentiel indéniable en thérapeutique anticancéreuse, diverses stratégies ont été développées dans le but de modifier leur pharmacocinétique, et en particulier d'allonger leur durée de vie plasmatique. Parmi ces stratégies, il a été proposé de préparer des dérivés d'esters butyriques des oses (glucose, mannose) et du glycérol (Pieri & al., Brevet FR 871294,1987 ; brevet FR 8809092,1988). Dans cette optique, l'ester butyrique était conçu comme le précurseur du principe actif (l'acide butyrique), la désestérification ayant lieu dans divers compartiments, en particulier au niveau intracellulaire, la plupart des cellules possédant des estérases cytosoliques très actives.

Il est connu également que la membrane cellulaire, de par son caractère hydrophobe, est peu perméable aux molécules chargées, comme les acides organiques ou les protéines (Singer, S. J., Nicolson, G. L. 1972, Science, 175, 720 ; Bretscher, M., 1985, Sci. Am., 253,100 ; Petty, H. R., 1993, in Molecular Biology of Membranes : Structure and Functions, Plenum Press, N. Y. ; Yeagle, P. L. 1993, in The Membranes of Cells, Académie Press, San Diego) et que la présence d'une chaîne lipophile facilite le passage transmembranaire des substances chargées, même volumineuses, comme les protéines (Kabanov, A. V. & al. 1989, Prot. Eng., 3, 39). Il est enfin connu que certains dérivés de chaînes alkyle peuvent agir sur l'activité de canaux ioniques membranaires (Becaert, T. & al. 1996, Boll. Chim. Farm. 135, 204) dont certains jouent un rôle dans le contrôle de la prolifération cellulaire (Vaur, S. & al., 1998, J. Cell Physiol., 177, 402 ; Wiecha, J. & al. 1998, J. Vase. Res., 35, 363).

Un des buts de la présente invention est de fournir la synthèse de nouveaux dérivés de saccharides et d'itols possédant un groupement O-alkyle et repondant à la formule générale 1 et ou encore possédant un groupement O-alkyle et un groupement O- n-butanoyle et répondant à la formule générale II, cette dernière représentant un sous- ensembles des composés de type 1 : dans lesquelles Su représente un dérivé saccharidique cyclique ou non, protégé ou non, choisi par exemple parmi hexose, pentose, désoxyhexose, ou encore un dérivé d'itol, cyclique ou non, protégé ou non correspondant par exemple au glycérol, dans lesquelles R représente une chaîne n-alkyle ou n-alkyle ayant 8 à 18 atomes de carbone, dans lesquelles P représente un groupe d'atomes liés à l'atome d'oxygène du groupement hydroxyle et formant, via celui-ci, et avec Su, une fonction éther, P étant choisi de préférence parmi les groupements benzyle ou trityle, ou encore formant une fonction ester, P étant choisi de préférence parmi les groupements acétyle et benzoyle, ou encore formant un acétal de type dioxolane, de préférence isopropylidène ou benzylidène, dans lesquels i représente le nombre de sites hydroxylés ne portant pas R comme défini précédemment, ces groupements hydroxylés pouvant être tous (j=0) ou en partie libres (0<j<i) ou encore protégés sous forme de groupements O-P avec P comme défini précédemment, dans lesquelles j représente le nombre de groupements hydroxylés protégés sous forme de groupements O-P, les j groupements P pouvant être identiques ou non. La famille de type II représente un sous-ensembles des composés de type I.

Les composés de type I conformes à l'invention, autres que les glycosides d'alkyle, peuvent être préparés selon la méthode de la littérature (F. CHELLE, G.

RONCO, P. VILLA, Brevet FR 87 05277, PCT/FR8800128, W08808000). Les glycosides d'alkyle de formule générale I sont préparés avec la configuration P-D ou a- L, selon le schéma 1,

Schésna 1. Synthèse des glycosides d'alkyle de type I dans lequel, le carbone C-2 de l'hexose ou du désoxyhexose Su (OH) ; est lié à R'= OH et à R"= H ou à R'= H et à R"= OH, et dans lequel ROH représente un n-alcanol ayant 1 à 18 atomes de carbone : -en faisant réagir à température ambiante et sous agitation un équivalent d'hexose ou de désoxyhexose avec cinq à dix équivalents de n-alcanol en présence de préférence de un à deux équivalents de chlorure d'acétyle.

Après dix à vingt heures de réaction, on porte le mélange à 0°C, on ajoute un volume équivalent à 5 à 10 fois le volume du n-alcanol initialement introduit, d'un solvant apolaire et l'on recueille, par filtration, le glycoside d'alkyle pur, de configuration ß-D ou a-L. Le solvant apolaire peut être un alcane linéaire ou ramifié choisi de préférence parmi le pentane, l'hexane ou l'heptane ou encore un éther cyclique ou acyclique et de préférence l'éther éthylique ou un mélange éther éthylique-hexane.

Ce procédé présente l'avantage de se distinguer de la méthode de TAKEO (K.

TAKEO, M. NAKAGEN, Y. TERRAMOTO, Carbohydrate Research, 1990,201, 261) en ce que ROH est un n-alcanol ayant 8 à 18 atomes de carbone, au lieu de l'alcool allylique et que les produits sont obtenus purs avec la configuration ß-D ou a-L, sans neutralisation par une base (NaHC03), ni lavage à l'eau, ni extraction au toluène, suivie de l'évaporation et recristallisation dans l'éthanol.

Les composés de type II peuvent être préparés à partir des composés de type I, à l'exclusion des glycosides d'alkyle, par greffage régiosélectif du groupement O-n- butanoyl selon le schéma 2, o-co-C3H7 C3HCOC1 i (PO) Su O-R Base faible ; _ (P) Su O-R (OH) j-l--F (OH) j-2 I II Schéma 2. Synthèse des composés de type ll

On fait réagir à température ambiante et sous agitation un équivalent de composé de type 1 dans un solvant apolaire, avec un équivalent de chlorure de n-butanoyle en présence de 1,1 équivalents d'une base faible minérale ou organique ; le solvant apolaire peut être un alcane cyclique, acyclique, ramifié ou non, ou encore un hydrocarbure aromatique ou un mélange des deux ou mieux le toluène ; la base faible peut être soit minérale choisie par exemple parmi les carbonates alcalino-terreux ou les carbonates et hydrogénocarbonates alcalins, soit organique choisie par exemple parmi les amines cycliques ou acycliques et de préférence la triéthylamine.

Après consommation des réactifs, la solution est filtrée et le solvant évaporé sous pression réduite et le produit de type II obtenu, est purifié par solubilisation sélective, ou recristallisation ou chromatographie sur silice neutre.

Lorsque les produits de type II sont obtenus à partir des hexoses et des pentitols, la réaction selon le schéma 2 est réalisée sur les composés de type 1 possédant le groupement protecteur isopropylidène. Pour obtenir ensuite les composés de type II totalement déprotégés (j = 0) on procède à une désacétalisation acidocatalysée dans un solvant hydroxylé choisi par exemple parmi l'eau ou un alcanol choisi de préférence parmi méthanol ou éthanol, ou un mélange eau-alcanol, ou un mélange eau-solvant apolaire choisi de préférence parmi dioxane ou THF. La désacétalisation peut être réalisée : - soit en milieu homogène en présence d'un acide minéral choisi de préférence parmi H2SO4 ou HC1 ou en présence d'un acide organique choisi de préférence parmi HOTs, CH3COOH ou CF3COOH, suivie de la neutralisation éventuelle par une base faible puis lavage, évaporation du solvant et purification, - soit en milieu hétérogène en présence de résine acide choisie, de préférence parmi les DOWEX ou les AMBERLYST H+, suivie de la filtration, évaporation du solvant et purification.

La purification peut être réalisée par solubilisation sélective, recristallisation ou chromatographie sur silice neutre.

Un autre but de la présente invention est l'utilisation, des dérivés de saccharides et d'itols possédant un groupement O-alkyle et répondant la formule générale I ou encore possédant un groupement O-n-butanoyle et un groupement O-alkyle et répondant à la formule générale II, cette dernière représentant un sous-ensembles des composés de type 1 :

avec Su, R, P, i et j comme défini précédemment et conformes à la présente invention, comme composés pour la préparation d'additifs alimentaires ou de médicaments, utilisable notamment en cancérologie et dans le traitement des pathologies prolifératives tumorales ou bénignes ou encore la préparation d'agents potentialisateurs permettant d'améliorer l'efficacité de la photochimiothérapie antitumorale. Les médicaments ainsi préparés pourront être inclus dans les prothèses artérielles.

A titre d'exemples et sans que cela soit considéré comme limitatif, on décrit ci- après la synthèse de quelques dérivés conformes à l'invention ainsi qu'une étude toxicologique et des tests antiprolifératifs sur des lignées cellulaires malignes et non malignes.

Exemple 1. Préparation des l-O-alkyl-D, L-glycérols la-c (type I).

On fait réagir 26,4 g (0,20 mol) de 1, 2-O-isopropylidène-D, L-glycérol (solkétal) avec 0,22 mol de bromure d'alkyle en présence de 28 g (0,5 mol) de KOH en poudre dans 300 mL du mélange toluène-DMSO 80 : 20 v/v à température ambiante pendant 24h. Après filtration, lavage avec une solution aqueuse de NH4C1 à 20%, la phase organique est évaporée sous pression réduite et les dérivés O-alkylés sont isolés à l'état pur par chromatographie sur silice neutre (éluant hexane-acétone 95 : 5 v/v).

Tableau 1. n-alkyle Rendement (%) OCnH2n+1 n-CgHl7 95 O j2'12H25 96 zu n-Ci6H33 94 RMN i3C ; 71,7 (C-1), 74, 7 (C-2), 66, 8 (C-3), 109,2 (CMe2), 25,3, 26,2 (CMe2), 71,7 (C-a), 22,5, 31,7 (C-ß, C-co-l), 13,9 (C-c3).

Les dérivés O-alkylés sont ensuite désacétalisés dans eau-éthanol 95°GL avec 1 g de résine Amberlyst 15H+ par gramme d'acétal, à 50°C pendant 4h. Après filtration, évaporation du solvant, les composés la-c sont isolés à l'état pur par chromatographie sur silice neutre (éluant hexane-acétone 80 : 20 v/v).

Tableau 2. n-alkyle Rendement (%) F (°C) o-CnH2n+1 n-CgHl7 la 95 10 OH n-CI2H2s lb 96 48 --OH -Ci6H33lc 94 49

Exemple 2. Préparation des 1-0-alkyl-2, 3-O-isopropylidène-D, L-xylitol 2a-c et des 1-0-alkyl-D, L-xylitol 3a-c (type I).

On fait réagir 23,2 g (0,10 mol) de 2,3 : 4, 5-di-O-isopropylidène-D, L-xylitol avec 0,11 mol de bromure d'alkyle en présence de 14 g (0,25 mol) de KOH en poudre dans 300 mL du mélange toluène-DMSO 80 : 20 v/v à température ambiante pendant 24h.

Après filtration, lavage avec une solution aqueuse de NH4C1 à 20%, la phase organique est évaporée sous pression réduite et les dérivés O-alkylés sont isolés à l'état pur par chromatographie sur silice neutre (éluant hexane-acétone 95 : 5 v/v).

Tableau 3. n-alkyle Rendement (%) F (°C) y_CBHn 0°"2^"g5 Liquide , ifs ) 0 n-Cl2H25 95 Liquide 0 n-Cl6H33 93 41-46 0

Les dérivés O-alkylés sont ensuite désacétalisés dans eau-éthanol 95°GL avec 2 g de résine Amberlyst 15H+ par gramme de diacétal, à 50°C. Après disparition du diacétal, filtration et évaporation du solvant, les composés 2a-c et 3a-c sont isolés à

l'état pur par chromatographie sur silice neutre (gradient hexane-acétone 80 : 20 v/v à 20 : 80 v/v).

Exemple 3. Préparation des α-L-fucopyranosides d'alkyle 4a-b, des ß-D- galactopyranosides d'alkyle Sa-b et des ß-D-glucopyranosides d'alkyle 6a-b (type I).

On fait réagir à température ambiante et sous agitation 0,10 mol de L-fucose avec 9 équivalents d'alcanol n-CnH2n+1OH en présence de 2 équivalents de CH3COC1 sous agitation pendant 20h. On porte ensuite le mélange à 0°C et on ajoute 50 mL d'éther éthylique. On sépare par filtration les dérivés glycosidiques purs cristallisés de configuration a-L pour le fucose. Les dérivés P-D-galactopyranosides d'alkyle 5a-b et P-D-glucopyranosides d'alkyle 6a-b ont été préparés par la méthode de Schmidt en passant par le peracétate. On obtient les dérivés de configuration P du galactose et du glucose par purification chromatographique.

Tableau 4.

Trouvé Calculé n-alkyle Rdt F (°C) MM (%) C H C H HO o-C"HZn+'n_C$Fil 4a 75 126 276 60, 76 10, 12 60, 80 10, 20 I PO CH3 H3 OH n-Cl2H25 70 90 332 65, 13 10, 98 65, 02 10, 91 4b 4b OH n-C8H17 5a 80 98 292 57, 56 9, 63 57, 51 9, 65 HO O O-C"HZ"+1 9 n-C l2H2s 88 55 348 62, 12 10, 49 62, 04 10, 41 OH 5b n-C8H17 6a 85 69 292 57, 48 9, 65 57, 51 9, 65 OC 0-qH2. +l oH IZ-C12H25 84 80 348 62, 15 10, 67 62, 04 10, 41 HO OH 6b RMN 4b (CsD5N). 13C : 100,9 (C-1) ; 73,5 (C-4) ; 71,5 (C-3) ; 70,4 (C-2) ; 68,4 (C-a ; 67,3 (C-5) ; 30,3-23, 1 (CH2) ; 17,4 (C-6) ; 14,4 (CH3).

RMN 5a (DMSO). 13C : 104,3 (C-1 ; 75,9 (C-5) ; 74,3 (C-3) ; 71,4 (C-2) ; 69,3 (C-a) ; 69,0 (C-4) ; 61,2 (C-6) ; 32, 1-22, 9 (CH2) n ; 14,8 (CH3).

RMN 6b (DMSO). 13C : 103,7 (C-1 ; 77,6 (C-3 et C-5) ; 74,3 (C-2) ; 70,9 (C-4) ; 69, 4 (C-a) ; 61,9 (C-6) ; 32,1-22, 9 (CH2)n ; 14,8 (CH3).

Exemple 4. Préparation des l-O-alkyl-3-O-n-butanoyl-D, L-glycérols Butla-c (type II).

On fait réagir sous agitation, à température ambiante, 1,10 mol de composé la-c avec 10,7 g (0,1 mol) de chlorure de n-butanoyle en présence de 11,1 g (0,11 mol) de triéthylamine dans 150 mL de toluène anhydre. Après 10h de réaction, la solution est filtrée et le toluène est évaporé sous pression réduite. Les produits Butla-c sont isolés à l'état pur par chromatographie sur silice neutre (éluant hexane-acétone 90 : 10 v/v).

Tableau 5. n-alkyle F (°C) MM h-C8Hl Butla Liquide 274 'nH 2n+1 OH n-CI2H25 Butlb Liquide 330 O-CO-C3H7 n-Cz6H33 Butlc 32-36 386 Exemple 5. Préparation des l-O-alkyl-5-O-n-butanoyl-2, 3-O-isopropylidène-D, L- xylitols But2a-c et des 1-O-alkyl-5-O-n-butanoyl-D, L-xylitols But3a-c (type II).

On fait réagir sous agitation, à température ambiante, 0,10 mol de composés 2a- c avec 10,7 g (0,1 mol) de chlorure de n-butanoyle en présence de 11,1 g (0,11 mol) de triéthylamine dans 150 mL de toluène anhydre. Après 15h de réaction, la solution est filtrée et le toluène est évaporé sous pression réduite. Les produits But2a-c sont isolés à l'état pur par chromatographie sur silice neutre (éluant hexane-acétone 90 : 10 v/v).

Tableau 6. n-alkyle Rdt (%) F (°C) MM n-CgHI7 But2a 90 Liquide 374 n-CI2H25 But2b 92 Liquide 430 H o-cnH2n+, n-C8HI7 B ut2a 90 Liquide 374 h'C12H25 But2b 92 Liquide 430 - OH -o-co-C3H7 n-CI6H33 B ut2c 89 Liquide 486 - O-co-c3H7

Une fraction de produits But2a-c est désacétalisée dans eau-éthanol 95°GL avec 2 g de résine Amberlyst 15H+ par gramme d'acétal But2a-c, à 50°C. Après disparition de l'acétal, filtration et évaporation du solvant, les composés But3a-c sont isolés à l'état pur par chromatographie sur silice neutre (hexane-acétone 60 : 40 v/v).

Tableau 7. n-alkyle Rdt (%) F (°C) MM OH n-C8Hz7 But3a 75 Liquide 334 -OH M-Ci2H25But3b 78 Liquide 390 OH n-Cz6H33 But3c 74 Liquide 446 o-co-C3H7 Exemple 6. Etude de la toxicité aiguë chez la Souris Protocole animal La toxicité par administration unique chez la Souris standard (5 mâles et 5 femelles EOPS par dose à tester ; 4 semaines d'âge ; poids de 20 A 5 g, souris OF1 de IFFA CREDO) a été conduite conformément aux prescriptions de la ligne directrice n°401 del'OCDE, sur une période d'observation de 14 jours. La souris n'est pas rationnée en aliment ni en eau. Les animaux sont pesés à l'entrée en étude, puis au 7sème et au 14'èm'jour. Le gain moyen de poids quotidien ou GMQ, permettant de juger de l'état de forme métabolique générale, est calculé pour les périodes Jo à J7 et J7 à J14, en divisant le gain de poids de la souris sur la période par le nombre de jours d'observation.

Préparation des produits Les produits testés sont : la-c, 2a-c, 3a-c, But2a-c, But3a-c, 4a, b et 5a, b.

Ces produits mis en solution dans un solvant atoxique testé sur un lot d'animaux témoins (sérum physiologique-DMSO 60 : 40 v/v, ou DMSO pur), ou injectés sans solvant pour ceux qui se présentaient à l'état liquide ou sirupeux, ont été administrés par voie intrapéritonéale (I. P. ) et par voie orale (per os, P. O.).

Résultats expérimentaux La mortalité observée à 1g. kg-1 par administration I. P. et à 3 g. kg-1 par administration P. O. est reportée dans le tableau 8. D'une façon générale, la mortalité est faible aux doses testées et le gain moyen quotidien (GMQ) des survivants en particulier entre le 8sème et le 14'ème jour est proche de celui observé avec le témoin.

Tableau 8. Toxicité aiguë chez la Souris et Gain Moyen Quotidien (GMQ) des survivants entre J8 à J14 Voie intrapéritonéale (I.P.), 1 g.kg-1 sur 14 jours Voie orale (P.O.), 3 g.kg-1 sur 14 jours % mortalité GMQ (g.j-1) % mortalité GMQ (go-') Produit F M F+M F M F M F+M F M Témoin* 0 0 0 0,94~0,20 0,98~0,20 0 0 0 0,91~0,12 0,97~0,20 DMSO 0 0 0 0, 88i0, 20 0, 90~0, 18 la 40 20 30 0, 90~0, 17 0, 960, 22 lb 40 20 30 0, 820, 29 0, 930, 34 2b 0 0 0 0, 97~0, 31 0, 95t0, 26 3a 0 20 10 0, 94~0, 31 0, 93~0, 25 3b 20 20 20 0, 970, 24 0, 970, 20 4b 0 20 10 0, 910, 22 0, 94~0, 17 5b 0 0 0 0, 92i0, 19 0, 980, 26 Butla 20 20 20 0, 96i0, 09 0, 99i0, 24 20 0 10 0, 910, 10 0, 97~0, 27 Butlb 0 20 10 0, 970, 23 0, 96~0, 19 0 0 0 0, 94~0, 14 0, 890, 08 Butle 0 0 0 0, 94~0, 24 1, 040, 26 0 0 0 0, 95A0, 21 0, 92~0, 17 But2a 20 20 20 0, 95~0, 15 0, 910, 17 60 60 60* 0, 90~0, 28 0, 970, 41 But2b 0 0 0 0, 91~0, 18 0, 98~0, 22 0 0 0 0, 97~0, 20 1, 02~0, 24 But2c 0 0 0 0, 95A0, 12 0, 940, 28 0 0 0 0, 91~0, 06 0, 980, 22 But3a 0 0 0 0, 90~0, 08 0, 94~0, 20 0 0 0 0, 90~0, 10 0, 910, 30 But3b 20 40 30 0, 92~0, 14 0, 92~0, 28 0 0 0 0, 94~0, 20 0, 94~0, 08 But3c 40 40 40 0, 85~0, 21 0, 910, 34 40 40 40 0, 750, 29 0, 860, 21

* DL50 = 2, 70~0, 559 g. kg-1chez la femelle et 2, 70, 55 g. kg-1 chez le mâle

Exemple 7. Contrôle d'inocuité der matologique chez le Lapin Albinos.

L'étude a pour but de déterminer chez le Lapin albinos les propriétés irritantes et/ou le degré de corrosion provoqué par un produit lors de son application cutanée unique.

Protocole général L'irritation et/ou la corrosion dermiques consécutives à l'application cutanée d'un produit sur le dos du Lapin sont évaluées par cotation des réactions observées, selon un barème déterminé (ci-dessous). L'expérimentation conduit au calcul de l'indice d'irritation primaire cutané.

Indice d'irritation Classe 0.00 < I. I. C. < 0.50 Non Irritant (N. I.) 0.50 < I. I. C. < 2.00 Légèrement Irritant (L. I.) 2.00 < I. I. C. < 5.00 Moyennement Irritant (M. I.) 5.00 < I. I. C. < 8.00 Sévèrement Irritant (S. I.) Le protocole mis en oeuvre, conforme aux prescriptions de la Ligne Directrice N° 404 de l'OCDE (12 mai 1981) et au Journal Officiel de la République Française (21 février 1982), permet d'évaluer complètement le caractère réversible ou irréversible des effets observés. L'étude est menée dans l'esprit des Bonnes Pratiques de Laboratoire.

Préparation des animaux et des produits Les Lapins ELCO albinos sont utilisés, 3 animaux de chaque sexe par produit. Leur poids est compris entre 1,5 et 1,7 kg au début de l'essai, qui commence par une acclimatation de 3 jours. Les animaux sont stabulés en cage aux dimensions normalisées. Les excréments sont éliminés automatiquement. Les cages sont placées en animalerie climatisée (18-20°C), maintenue à une hygrométrie comprise entre 45 et 65 % d'humidité relative. L'air est filtré de manière absolue et renouvelé 10 fois par heure.

Le cycle nycthéméral semi-artificiel est de 12 heures de lumière et 12 heures d'obscurité. L'aliment « entretien » UAR (référencé ISO 9002) est utilisé. L'eau de ville est distribuée à volonté.

Le produit utilisé est appliqué sur la région cutanée dorsale. Pour ce faire, la veille de l'application, la région dorsale de chaque lapin est soigneusement rasée sur 2 zones de 14 cm sur 5 cm symétriques par rapport à l'axe vertébral. Le flanc gauche de chacun

des animaux est laissé intact, alors que le flanc droit est scarifié au vaccinostyle, par trois traits de 2,5 cm de long et espacés de 0,5 cm. Les surfaces adjacentes de la peau non traitée de chaque animal servent de contrôle pour l'essai. La substance à tester est déposée sur un carré de gaze, qui sont maintenus en place et protégés par des compresses stériles et un pansement non occlusif.

Résultats expérimentaux Après 24 heures de contact et 72 heures de contact respectivement, sont évaluées les lésions éventuelles pouvant être apparues sur les zones scarifiées ou non de chacun des animaux des deux sexes, selon un barème portant sur 5 niveaux d'érythèmes et 5 niveaux d'oedèmes. L'indice d'irritation primaire cutanée (I. I. C) est calculé en additionnant les scores d'oedèmes et d'érythèmes pour 3 lapins, pour les 2 zones test.

Le total de ces deux chiffres est divisé par 12 (2 temps d'observation x 2 zones x 3 lapins).

Les résultats, reportés dans le tableau 9 montrent que les produits sont classés NON IRRITANTS à LEGEREMENT IRRITANTS.

Tableau 9. Contrôle d'inocuité dermatologique chez le Lapin Albinos. lb le 2b 3b But-lb But-le But-2b But-3b Indice d'irritation cutanée 0, 16 1,25 0,08 0,16 0, 33 1,75 0, 33 (IIC) Lapine Classification Lapine N. I. N. I. L. I. N. I. N. I. N. I. L. I. N. I. Indice d'irritation cutanée 0 0, 25 1,00 0 0 0,16 1,17 0 (IIC) Lapin Classification Lapin N.I. N.I. L.I. N.I. N.I. N.I. L.I. N.I. Dessèchement de la peau + + ++ ++ (appréciation visuelle) Cicatrisation rapide +++ - ++ - +++ - ++ - (appréciation visuelle)

a Différence non significative avec la base correspondante b Le protocole mis en oeuvre est conforme aux prescriptions de la ligne directrice n°404 de l'OCDED du 12 mai 1981. Le calcul de l'indice d'irritation primaire cutané est réalisé dans les conditions prévues par le JO du 2102 1982. c Rappel des classifications ; 0,00 < IIC zu 0,50 non irritant (N. I.) 0,50 < IIC < 2,00 légérement irritant (L. I.) 2,00 < IIC # 5,00 moyennement irritant (M. I.) 5,00 < IIC < 8,00 sévèrement irritant (S. I.)

Exemple 8. Effet antiprolifératif de divers composés vis-à-vis de lignées cancéreuses et d'une lignée de kératinocytes humains avec les produits de type II : Lignées cancéreuses : - Lignée HT1080 (fibrosarcome humain ; lignée établie en 1972 à partir d'une tumeur osseuse humaine), - Lignée EMT6 (tumeur vésicale murine ; lignée fournie par le Pr J. D. Chapman, Fox Chase Cancer Institute, Philadelphie, USA).

Kératinocytes humains : - Lignée NCTC 2544 (Perry, V. P., Sandford, K. K., Hyatt, G. W., Earle, W. R. Establishment of epithelial cells from human skin. J. Natl. Cancer Inst. (1957) 18 : 707-717. <BR> <BR> <BR> <P>La figurel annexée (Figure 1) illustre l'effet de divers dérivés O-n-butanoyle-0-alkyle de type II, à la concentration de 10-4 M, sur la prolifération des cellules HT1080, en comparaison avec le butyrate de sodium (BuNa) à la même concentration (expérience- type) ; influece de la longueur de la chaîne alkyle (conditions expérimentales : 48h de traitement par les produits en milieu DMEM supplémenté à 5% de sérum de veau foetal).

L'examen de la Figure 1 (en annexe) permet de faire plusieurs constatations : 1/Le butyrate de sodium, à la concentration de 104 M, n'a aucun effet antiprolifératif. Ce résultat est déjà connu, les butyrates n'étant efficaces qu'au delà de 10-3 M, soit une concentration dix fois supérieure. La concentration de 104 M a été choisie au vu d'expériences préliminaires montrant une efficacité notable des composés revendiqués, à cette concentration, alors que les butyrates sont sans effet notable (résultats non présentés). On peut donc affirmer que les composés butlb, but2b et but3b sont au moins de 5 à 10 fois plus efficaces que le butyrate de sodium, composé déjà utilisé dans le traitement de certaines tumeurs..

2/Pour un même substrat (1,2 ou 3), la longueur de la chaîne alkyle greffée est très critique en ce qui concerne l'effet antiprolifératif. Ainsi, une chaîne à 8 atomes de carbone est pratiquement dépourvue de toute efficacité, quel que soit l'itol considéré (butla, but2a, but3a). L'efficacité maximale est obtenue avec une chaîne à 12 atomes de carbone (butlb, but2b, but3b), et décroît au delà (butlc, but2c). Cette observation suggère fortement que les composés étudiés peuvent, par une insertion à un niveau précis dans la membrane cellulaire, dépendant de la longueur de la chaîne alkyle, altérer des processus membranaires spécifiques. En effet, un simple effet facilitateur de la chaîne alkyle sur la pénétration cellulaire ne devrait pas faire apparaître un tel effet "critique"de la longueur de chaîne.

Ces observations nous amènent à reconsidérer les mécanismes d'action potentiels. Ainsi, il semble que dans cette zone de concentration, les caractérististiques de la chaîne O-alkyle soient beaucoup plus importantes que la présence du groupement O-n-butanoyle (le butyrate lui-même n'ayant aucun effet à cette concentration, d'autres mécanismes doivent être envisagés). De ces observations ont découlé de nouvelles expériences, réalisées avec les composés de type 1 correspondants, c'est-à-dire les composés O-alkyle dépourvus de groupement O-butanoyle. La Figure 2 (en annexe) montre quelques exemples des résultats obtenus, toujours sur la lignée cancéreuse humaine HT1080.

La figure 2 annexée (Figure 2) illustre l'Effet de divers dérivés de type I sur la prolifération des cellules HT1080, en comparaison avec le butyrate de sodium (BuNa) et avec les dérivés correspondants de type II (concentration : 10-4M, durée de traitement 48h).

On peut ainsi constater que les trois dérivés testés de type I ci-dessus, c'est à dire les dérivés O-alkyle dépourvus de butyrate sont au moins aussi actifs que leurs analogues de type II, ce qui confirme que l'effet antiprolifératif n'est pas lié à la présence du groupement butanoyl.

A partir de cette constatation, des expériences ont été effectuées avec les dérivés O- alkyle de type I, en faisant varier de façon plus large la nature du substrat (ose ou itol).

D'après les résultats présentés dans la Figure 3 (en annexe), nous avons pu conclure que, pour une même longueur de la chaîne alkyle (Cl2), l'ordre d'efficacité est le suivant : a-L-Fucose > P-D-Glucose > (3-D-Galactose et P-D-Galactose = D, L-Xylitol = D, L-Glycérol La figure 3 annexée (Figure 3) illustre l'effet de divers dérivés de type 1 avec une chaîne en C12, sur la viabilité des cellules tumorales humaines HT100.

(concentration : 10-4M, durée de traitement : 48h).

Pour les dérivés O-alkyle les plus actifs (chaîne en Cl2), la nature de l'ose n'est donc pas sans importance. La Figure 4 (en annexe) montre un exemple, en microscopie optique à contraste de phase, de l'effet cytotoxique puissant du dérivé fucose possédant une chaîne alkyle en C12 (4b).

La figure 4 annexée (Figure 4) illustre l'examen en microscopie en contraste de phase de cultures de cellules cancéreuses humaines (lignée HT1080) témoins ou traitées pendant 48h par le dérivé O-alkyle du fucose (4b) à différentes concentrations. A : témoins (non traités) ; B : 10-5M ; C : 510-5M ; D : 10-4M.

Enfin, la Figure 5 (en annexe) montre un exemple d'expérience réalisée avec le produit 4b, mettant en évidence la dose-dépendance ainsi que la dépendance de l'effet cytotoxique vis à vis du temps de traitement, pour une même concentration.

La figure S annexée (Figure 5) illustre l'effet cytotoxique du produit 4b sur les cellules tumorales humaines HT1080, en fonction de la concentration (10-5 M à 10-4 M) et du temps de traitement (1 à 4 jours : J1 à J4). J0 = contrôles (100%).

Exemple 9. Effets des composés de type I et II sur la viabilité de la lignée tumorale EMT6 (cancer vésical murin).

La figure 6 (en annexe) ne présente qu'une partie des résultats obtenus. <BR> <BR> <P>La figure 6 annexée (Figure 6) illustre l'effet de dérivés de type I sur la prolifération des cellules EMT6, en comparaison avec le butyrate de sodium (BuNa) et avec les dérivés O-n-butanoyle-O-alkyle (type II) correspondants (butlb, but2b, but3b), à la concentration de 10-4 M (durée de traitement : 48h).

On voit que, globalement, les résultats concernant ces composés sont assez voisins de ceux obtenus pour la lignée HT1080. On remarque cependant une plus grande sensibilité aux dérivés 0-alkyle (type I), ce qui suggère que l'efficacité des produits peut varier en foncion de la lignée tumorale étudiée et peut-être en fonction des différences de composition et de caractéristiques physiques des membranes en fonction du type cellulaire considéré. Les différences d'efficacité concernant la longueur de la chaîne alkyle ont été également retrouvées.

Exemple 10. Effets des composés de type II sur la lignée de kératinocytes humain NCTC 2544.

Les Figures 7 et 8 (en annexe) présentent une partie des résultats obtenus avec la lignée

(non tumorale) de kératinocytes humains NCTC 2544, considérée comme assez représentative de la couche proliférative (stratum basale) de l'épiderme. On peut constater que, globalement, les résultats vont dans le même sens que ceux présentés pour les lignées tumorales, mais avec de légères différences, en particulier une efficacité maximale pour le but2b, ce qui confirme l'existence de différences de sensibilité en fonction du type cellulaire. On retrouve également des différences importantes en fonction de la longueur de la chaîne alkyle (C8, C12 ou Cl6). Enfin, l'efficacité des dérivés O-alkyle (Figure 8 ; en annexe) est à peu près équivalente à celle des dérivés O- n-butanoyle-O-alkyle (Figure 7 ; en annexe).

La figure 7 annexée (Figure 7) illustre l'effet de divers dérivés de type II sur la viabilité des kératinocytes humains NCTC 2544 en culture (concentration : 10-4 M, durée de traitement : 4811). (butla, but3a et but2a : chaîne alkyle en C8 ; butlb, but3b et but2b : Clz ; butlc, but3c et but2c : C16).<BR> <BR> <P>La figure annexée (Figure 8) illustre l'effet de quelques dérivés de type II à chaîne alkyle en Cl2 (butlb, but3b, but2b), comparé à celui de dérivés de type I correspondants (lob, 3b et 2b). (concentrations 10-4M, durée du traitement : 48h).

Exemple 11. Potentialisation de l'effet photocytotoxique du Photofrin le par le produit de type I, 4b.

Cet exemple concerne la photochimiothérapie des tumeurs (PCT). Cette méthode, en plein développement, est basée sur la génération photosensibilisée d'espèces activées de l'oxygène, entraînant la destruction des cellules tumorales et de la vascularisation de la tumeur (Dougherty, T. J. 1989, Oncology, 3, 67 ; Dougherty, T. J., 1993, Photochem. Photobiol. 58,895 ; Pass, H. I. & al., 1993, J. Natl. Cancer. Inst., 85,443).

L'intérêt majeur de cette méthode est la sélectivité, dans la mesure où seule la zone illuminée, c'est-à-dire la tumeur (illuminée par voie extérieure pour les tumeurs cutanées, ou bien par voie endoscopique pour les tumeurs des organes creux) est concernée par l'effet photocytotoxique. Malgré ses avantages, la PCT se heurte encore à certains obstacles : tumeurs peu vascularisées (l'efficacité du traitement dépend de la concentration en oxygène des tissus : Chapman, J. D. & al. 1991, Radiat. Res., 126,73), ou certains cas de résistance d'origines diverses (ré-excrétion du photosensibilisateur etc..). Pour pallier ces problèmes, des stratégies de potentialisation associant un

photosensibilisateur avec une molécule non-photosensibilisatrice augmentant la réponse cellulaire, ont été développées (Biade, S. & al., 1993, Photochem. Photobiol., 57, 371 ; Biade, S. & al., 1993, Cell Pharmacol., 1,37 ; Berg, K. & al., 1998, Biochim. Biophys.

Acta, 1370, 317). Dans cet exemple, nous présentons des résultats montrant une potentialisation de l'effet photocytotoxique du Photofrin IIR, photosensibilisateur déjà employé en thérapeutique humaine (phase III) et l'un des dérivés de type 1 décrits précédemment, le dérivé du L-fucose, 4b. Les cellules tumorales HT1080 ont été prétraitées durant 48h par 4b à des doses non cytotoxiques (10-6 et 5 10-6 M).

Selon la figure 9, nous montrons qu'un prétraitement de 48h avec l'un des dérivés 0- alkyle précédemment décrits, le 4b, à des concentrations n'ayant pas d'effet cytotoxique propre (10-6 et 5xlO-6M), potentialise d'un facteur voisin de 2 l'effet photocytotoxique du Photofrin IIR, photosensibilisateur déjà employé en thérapeutique humaine pour la photochimiothérapie de diverses tumeurs ( (Dougherty, T. J. 1989, Oncology, 3, 67). <BR> <BR> <BR> <BR> <BR> <BR> <P>La figure 9 annexée (Figure 9) illuste la potentialisation de l'effet photocytotoxique du Photofrin IIR (IPSEN Biotech) par des concentrations non cytotoxiques du composé de type I, 4b. Les cellules HT1080 sont prétraitées durant 48h par de faibles concentrations de 4b (10-6 ou 5 10-6 M) n'affectant pas la viabilité cellulaires. Le <BR> <BR> <BR> Photofrin IIR est ensuite ajouté (concentration finale dans le mileu de culture : lugnil- 1) et l'incubation prolongée durant 24h. Les cellules sont ensuite lavées, puis subissent une dose d'illumination de 0,3J.cm2 dans l'UVA (table Vilber Lourmat TFL 35).(T = témoin ; FI = 4b seul ; P2 = Photofrin IR seul ; P2F1 = 4b + Photofrin IS La Figure 10 (en annexe), montre l'aspect, en microscopie optique à contraste de phase, des cellules ainsi traitées (pour une concentration en 4b de 10-6 M).

Lafigure 10 annexée (Figure 10) illustre l'examen en microscopie optique des cellules HT1080 prétraitées durant 48h avec F1 à 10-6 M puis par le Photofrin IIr à 1µg.mL-1 durant 24h. A : Photofrin II seul, pas d'illumination ; B : 4b seul, pas d'illumination (on note qu'il n'y a à cette concentration aucun effet de 4b sur les cellules) ; C : Photofrin II seul, UVA 0, 3 J. cm2 ; D : Photofrin II +4b, UVA 0,3 J. cm2.

On observe, en comparant D (Photofrin II + 4b) et C (Photofrin II seul), une nette accentuation des dommages cellulaires après illumination. L'aspect des cellules endommagées évoque un processus d'apoptose (rétraction des coprs cellulaires,

réfringence, nombreux débris très denses).

Exemple 12. Effets curatif de composés de type II sur le psoriasis Le composé 3-O-n-butanoyl-l-O-n-hexadécylglycérol (Butlc) a été testé en milieu hospitalier sur un malade de sexe masculin atteint de psoriasis sévère. Le produit a été appliqué en solution de 0,1% (m/m) dans l'oléate d'éthyle. Il a été vérifié préalablement sur 100 sujets sains que l'application sur le bras droit de cette solution et sur le bras gauche de l'oléate d'éthyle seul pendant trois mois n'a suscité aucune réaction cutanée. Le test d'allergénéïté a été effectué sur le Lapin et n'a révélé aucune réaction. Au vu de ce résultat, le malade a été traité en appliquant quotidiennement la solution précédente aux jambes du patient pendant deux mois et demi. La figure lla (en annexe) montre l'état du patient avant le traitement et la figure llb (en annexe) montre la disparition des lésions initialement présentes sur ce même patient quinze jours après la fin du traitement. Aucune récidive n'a été constatée dans les six mois suivants. <BR> <BR> <P>Les fgures 11a et 11b annexées (Figure 11a et Figure 11b) (a et b). illustre l'effet du produit Butlc en application quotidienne pendant deux mois et demi sur un patient atteint de psoriasis aigu. (Figure lla) Patient avant traitement. (Figure llb) Patient quinze jours après la fin du traitement.