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Title:
SAFETY SHOE HAVING A METAL INSOLE, AND PROCESS FOR MANUFACTURING SUCH A SHOE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2020/089553
Kind Code:
A1
Abstract:
Disclosed is a safety shoe (1) comprising an upper (2) defining a cavity (3), a sole (4) coupled to the upper (2), and an insole (5), said insole (5) being a multilayer insole comprising at least a first layer (51) that is attached to the upper (2) and a second, metal layer (52) that partially covers the first layer (51) and forms an anti-perforation screen. In the area that is not covered by the second, metal layer (52), the insole (5) has an opening (6) that is open at least towards the cavity (3) formed by the upper (2); furthermore, the sole (4) includes a metal plate (7) which is vertically in line with the opening (6) in the insole (5) and with a part of the anti-perforation screen when the safety shoe (1) is supported on a planar surface (20), the safety shoe (1) resting on said planar surface (20) by its sole (4).

Inventors:
SPENCER THOMAS (FR)
BRISSEAU JOSLAIN (FR)
QUERE VINCENT (FR)
TRICOIRE FRANÇOIS (FR)
Application Number:
PCT/FR2019/052559
Publication Date:
May 07, 2020
Filing Date:
October 28, 2019
Export Citation:
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Assignee:
IZOME (FR)
International Classes:
A43B7/32
Domestic Patent References:
WO2000070980A12000-11-30
Foreign References:
FR2583269A11986-12-19
DE3009197A11981-09-17
US5996257A1999-12-07
US5003709A1991-04-02
FR2583269A11986-12-19
Attorney, Agent or Firm:
GODINEAU, Valérie et al. (FR)
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Claims:
Revendications

1. Chaussure (1 ) de sécurité comprenant une tige (2) délimitant un logement (3) de réception d’un pied, une semelle (4) couplée à la tige (2) et une première (5) de montage, ladite première (5) de montage, interposée au moins partiellement entre la semelle (4) et le logement (3) de la tige (2), étant une semelle première multicouches comprenant au moins une première couche (51 ) fixée à la tige (2) et une deuxième couche (52) métallique disposée au moins partiellement entre la semelle (4) et la première couche (51 ), cette deuxième couche (52) métallique étant disposée à recouvrement partiel de la première couche (51 ) et formant un écran dit anti-perforation, caractérisée en ce que la première (5) de montage est munie dans une zone dépourvue de la deuxième couche (52) métallique d’une ouverture (6) ouverte au moins en direction du logement (3) ménagé par la tige (2) et en ce que la semelle (4) est munie d’une plaque (7) métallique, cette plaque (7) métallique étant disposée à l'aplomb au moins de l’ouverture (6) de la première (5) de montage et d'au moins une partie de l’écran anti-perforation, à l'état posé de la chaussure (1 ) de sécurité sur une surface (20) plane, ladite chaussure (1 ) de sécurité reposant par sa semelle (4) sur ladite surface (20) plane, de sorte que le projeté de ladite plaque (7) métallique suivant une direction orthogonale à la surface (20) plane sur la première (5) de montage vient à recouvrement total de l’ouverture (6) de la première (5) de montage et à recouvrement au moins partiel de l’écran anti-perforation de la première (5) de montage. 2. Chaussure (1 ) de sécurité selon la revendication 1 , caractérisée en ce que l’ouverture (6) de la première (5) de montage débouche dans une cavité (8) ménagée dans la semelle (4), la plaque (7) métallique étant disposée dans une partie formant fond (9) de ladite cavité (8). 3. Chaussure (1 ) de sécurité selon l’une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la semelle (4) loge un boîtier (21 ).

4. Chaussure (1 ) de sécurité selon l’une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l’ouverture (6) de la première (5) de montage présente une aire inférieure à l’aire de la plaque (7) métallique.

5. Chaussure (1 ) de sécurité selon l’une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la plaque (7) métallique est délimitée par des bords (71 , 72, 73) dont au moins une partie est noyée dans la matière constitutive de la semelle (4).

6. Chaussure (1 ) de sécurité selon l’une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que ladite chaussure (1 ) comprend une partie (10) antérieure et une partie (1 1 ) postérieure comprenant au moins un talon (12), et en ce que la plaque (7) métallique est disposée dans le talon (12) de ladite chaussure (1 ).

7. Chaussure (1 ) de sécurité selon l’une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la plaque (7) métallique est délimitée par des bords (71 ,72,73) dont au moins un est un bord relevé (73).

8. Chaussure (1 ) de sécurité selon l’une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la plaque (7) métallique, de préférence en inox, présente une épaisseur comprise entre 0,4 et 0,6 mm, de préférence entre 0,45 et 0,5 mm.

9. Procédé de fabrication d’une chaussure (1 ) de sécurité comprenant une tige (2) délimitant un logement (3) de réception d’un pied, une semelle (4) assemblée à la tige (2) et une première (5) de montage, ladite première (5) de montage, interposée au moins partiellement entre la semelle (4) et le logement (3) de la tige (2), étant une semelle première multicouches comprenant au moins une première couche (51 ) fixée à la tige (2) et une deuxième couche (52) métallique disposée au moins partiellement entre la semelle (4) et la première couche (5), cette deuxième couche (52) métallique étant disposée à recouvrement partiel de la première couche (51 ) et formant un écran dit anti-perforation, ledit procédé comprenant une étape de positionnement de la tige (2) et de la première (5) de montage sur une forme (22) et une étape d’insertion partielle de la forme (22) à l’intérieur d’une cavité (24) de moulage d’un moule (23) de fabrication de la semelle (4) pour permettre, à l’état rempli de ladite cavité (24) de moulage, l’obtention de la semelle (4) couplée à la tige (2), caractérisé en ce que la première (5) de montage étant munie dans une zone dépourvue de la deuxième couche (52) d’une ouverture (6) ouverte au moins en direction du logement (3) ménagé par la tige (2), au cours de l’étape de positionnement de la tige (2) et de la première (5) de montage sur une forme (22), on dispose la tige (2) et la première (5) de montage sur la forme (22) dans une position dans laquelle la forme (22) est insérée au moins partiellement dans l’ouverture (6) ménagée dans la première (5) de montage, et en ce qu’on couple, de manière séparable, la partie de la forme (22) insérée au moins partiellement dans l’ouverture (6) ménagée dans la première (5) de montage à une plaque (7) métallique avant l’étape d’insertion partielle de la forme (22) et de la plaque (7) métallique associée à l’intérieur de la cavité (24) de moulage du moule (23) de fabrication de la semelle (4) de sorte que, en sortie de moulage, à l’état couplé de la semelle (4) à la tige (2), et, à l'état posé de la chaussure (1 ) de sécurité sur une surface (20) plane, ladite chaussure (1 ) de sécurité reposant par sa semelle (4) sur ladite surface (20) plane, la plaque (7) métallique est disposée à l'aplomb au moins de l’ouverture (6) de la première (5) de montage et d'au moins une partie de l’écran anti-perforation avec ce qui vient à recouvrement total de l'ouverture (6) de la première (5) de montage et à recouvrement au moins partiel de l'écran anti- perforation de la première (5) de montage.

10. Procédé de fabrication d’une chaussure (1 ) de sécurité selon la revendication 9, caractérisé en ce que, au cours de l’étape de pose de la tige (2) et de la première (5) de montage sur une forme (22), on dispose la tige (2) et la première (5) de montage sur la forme (22) dans une position dans laquelle la forme (22) est insérée au moins partiellement dans l’ouverture (6) ménagée dans la première (5) de montage et fait saillie de ladite ouverture (6) et en ce qu’on couple de manière séparable, de préférence par aimantation, la partie de la forme (22) insérée au moins partiellement dans l’ouverture (6) ménagée dans la première (5) de montage et faisant saillie de ladite ouverture (6) à la plaque (7) métallique avant l’étape d’insertion partielle de la forme (22) et de la plaque (7) métallique associée à l’intérieur de la cavité (24) de moulage du moule (23) de fabrication de la semelle (4).

Description:
CHAUSSURE DE SECURITE A PREMIERE DE MONTAGE METALLIQUE ET PROCEDE DE FABRICATION D’UNE TELLE CHAUSSURE

L’invention concerne une chaussure de sécurité et un procédé de fabrication d’une telle chaussure.

Elle concerne plus particulièrement une chaussure de sécurité comprenant une tige délimitant un logement de réception d’un pied, une semelle couplée à la tige et une première de montage, ladite première de montage, interposée au moins partiellement entre la semelle et le logement de la tige, étant une semelle première multicouches comprenant au moins une première couche fixée à la tige et une deuxième couche métallique disposée au moins partiellement entre la semelle et la première couche, cette deuxième couche métallique étant disposée à recouvrement partiel de la première couche et formant un écran dit anti- perforation.

Une telle chaussure est connue comme l'illustre le brevet FR-2.583.269.

La fabrication de chaussures de sécurité pour répondre aux normes en vigueur en particulier à la norme EN ISO 20345 implique de nombreuses contraintes de sorte que les chaussures de sécurité ne présentent pas de fonctionnalités annexes. On est donc à la recherche de solutions permettant d’augmenter les fonctionnalités d’une chaussure de sécurité sans nuire à la protection du pied équipé d’une telle chaussure.

A cet effet, l’invention a pour objet, une chaussure de sécurité comprenant une tige délimitant un logement de réception d’un pied, une semelle couplée à la tige et une première de montage, ladite première de montage, interposée au moins partiellement entre la semelle et le logement de la tige, étant une semelle première multicouches comprenant au moins une première couche fixée à la tige et une deuxième couche métallique disposée au moins partiellement entre la semelle et la première couche, cette deuxième couche métallique étant disposée à recouvrement partiel de la première couche et formant un écran dit anti- perforation, caractérisée en ce que la première de montage est munie dans une zone dépourvue de la deuxième couche métallique d’une ouverture ouverte au moins en direction du logement ménagé par la tige et en ce que la semelle est munie d’une plaque métallique, cette plaque métallique étant disposée à l'aplomb au moins de l’ouverture de la première de montage et d'au moins une partie de l’écran anti-perforation, à l'état posé de la chaussure de sécurité sur une surface plane, ladite chaussure de sécurité reposant par sa semelle sur ladite surface plane, de sorte que le projeté de ladite plaque métallique suivant une direction orthogonale à la surface plane sur la première de montage vient à recouvrement total de l’ouverture de la première de montage et à recouvrement au moins partiel de l’écran anti-perforation de la première de montage.

Il doit être noté qu’on entend par écran anti-perforation, un écran présentant une résistance à la perforation pour répondre à la norme européenne EN 12568 (version française juillet 2010), encore appelée norme FR EN 12568 (juillet 2010) ou EN ISO 12568 (juillet 2010), en étant capable de résister à des forces de perforation égales à 1100 N dans des conditions de test telles que décrites au paragraphe 6.2.1 de ladite norme européenne avec renvoi au paragraphe 7.1 de ladite norme.

De la même manière, la plaque métallique peut être considérée comme étant une plaque anti-perforation, c’est-à-dire une plaque présentant une résistance à la perforation pour répondre à la norme européenne EN 12568 (version française juillet 2010) précitée, en étant capable de résister à des forces de perforation égales à 1 100 N dans des conditions de test telles que décrites au paragraphe 6.2.1 de ladite norme européenne avec renvoi au paragraphe 7.1 de ladite norme.

La présence d’une ouverture aménagée dans la première de montage permet d’insérer dans la chaussure au niveau de ladite ouverture une fonctionnalité supplémentaire sous la forme par exemple d’un boîtier électronique apte à permettre la localisation de ladite chaussure ou la détection d’une chute du porteur de ladite chaussure ou une communication avec un tiers ou autre. La présence d’une plaque métallique à l’aplomb au moins de l’ouverture de la première de montage et d’un bord de l’écran anti-perforation jouxtant la zone de la première de montage dépourvue de la deuxième couche et munie de l’ouverture de la première de montage , à l'état posé de la chaussure de sécurité sur une surface plane, ladite chaussure de sécurité reposant par sa semelle sur ladite surface plane, permet d’assurer une continuité de protection entre l’écran anti-perforation et la plaque métallique et donc de maintenir une protection du pied équipé d’une telle chaussure. Ainsi, en cas de perforation de la semelle par un clou, l’endommagement d’un boîtier disposé au niveau de l’ouverture de la première de montage est évité et un risque d’explosion du boîtier qui serait susceptible de blesser le pied est empêché.

Selon un mode de réalisation de l’invention, l’ouverture de la première de montage débouche dans une cavité ménagée dans la semelle, la plaque métallique étant disposée dans une partie formant fond de ladite cavité.

L’ouverture de la première de montage est une ouverture traversante qui débouche dans une cavité de la semelle. Il en résulte un volume important qui peut permettre d’apporter des fonctionnalités supplémentaires à ladite chaussure sans nuire à la protection du pied équipé d’une telle chaussure.

Selon un mode de réalisation de l’invention, la semelle loge un boîtier. Ce boîtier peut être un boîtier électronique permettant seul ou en coopération avec d’autres éléments notamment de géolocaliser la chaussure ou de détecter une chute du porteur d’une telle chaussure, ou de communiquer avec un tiers. La présence de la plaque métallique permet de protéger le boîtier électronique d’un risque de perforation pouvant entraîner une explosion du boîtier.

Le boîtier peut être introduit à travers l’ouverture de la première de montage dans la cavité de la semelle. Le boîtier est alors logé dans la cavité de la semelle. En variante, la semelle peut être moulée sur le boîtier.

Selon un mode de réalisation de l’invention, l’ouverture de la première de montage présente une aire inférieure à l’aire de la plaque métallique.

Selon un mode de réalisation de l’invention, la plaque métallique est délimitée par des bords dont au moins une partie est noyée dans la matière constitutive de la semelle. Ainsi, un risque de déplacement de la plaque anti-perforation à l’intérieur de la semelle est écarté.

Selon un mode de réalisation de l’invention, la chaussure comprend une partie antérieure et une partie postérieure comprenant au moins un talon, et la plaque métallique est disposée dans le talon de ladite chaussure. La possibilité de disposer d’un volume surmontant la plaque métallique plus important est ainsi offerte.

Selon un mode de réalisation de l’invention, la plaque métallique est délimitée par des bords dont au moins un est un bord relevé. Grâce à cette conception de la plaque métallique, au moins une partie des bords de la plaque métallique peuvent être utilisés comme déflecteur guidant la matière constitutive de la semelle lors de la fabrication de la semelle.

Selon un mode de réalisation de l’invention, la plaque métallique, de préférence en inox, présente une épaisseur comprise entre 0,4 et 0,6 mm, de préférence entre 0,45 et 0,5 mm.

La plaque métallique peut ainsi être considérée comme étant une plaque anti- perforation, c’est-à-dire une plaque présentant une résistance à la perforation pour répondre à la norme européenne EN 12568 (version française juillet 2010) précitée, en étant capable de résister à des forces de perforation égales à 1100 N dans des conditions de test telles que décrites au paragraphe 6.2.1 de ladite norme européenne avec renvoi au paragraphe 7.1 de ladite norme. L’invention a encore pour objet un procédé de fabrication d’une chaussure de sécurité comprenant une tige délimitant un logement de réception d’un pied, une semelle assemblée à la tige et une première de montage, ladite première de montage, interposée au moins partiellement entre la semelle et le logement de la tige, étant une semelle première multicouches comprenant au moins une première couche fixée à la tige et une deuxième couche métallique disposée au moins partiellement entre la semelle et la première couche, cette deuxième couche métallique étant disposée à recouvrement partiel de la première couche et formant un écran dit anti-perforation, ledit procédé comprenant une étape de positionnement de la tige et de la première de montage sur une forme et une étape d’insertion partielle de la forme à l’intérieur d’une cavité de moulage d’un moule de fabrication de la semelle pour permettre, à l’état rempli de ladite cavité de moulage, l’obtention de la semelle couplée à la tige, caractérisé en ce que la première de montage étant munie dans une zone dépourvue de la deuxième couche d’une ouverture ouverte au moins en direction du logement ménagé par la tige, au cours de l’étape de positionnement de la tige et de la première de montage sur une forme, on dispose la tige et la première de montage sur la forme dans une position dans laquelle la forme est insérée au moins partiellement dans l’ouverture ménagée dans la première de montage, et en ce qu’on couple, de manière séparable, la partie de la forme insérée au moins partiellement dans l’ouverture ménagée dans la première de montage à une plaque métallique avant l’étape d’insertion partielle de la forme et de la plaque métallique associée à l’intérieur de la cavité de moulage du moule de fabrication de la semelle de sorte que, en sortie de moulage, à l’état couplé de la semelle à la tige, et, à l'état posé de la chaussure de sécurité sur une surface plane, ladite chaussure de sécurité reposant par sa semelle sur ladite surface plane, la plaque métallique est disposée à l'aplomb au moins de l’ouverture de la première de montage et d'au moins une partie de l’écran anti-perforation avec ce qui vient à recouvrement total de l'ouverture de la première de montage et à recouvrement au moins partiel de l'écran anti-perforation de la première de montage.

Selon un mode de mise en œuvre du procédé, au cours de l’étape de pose de la tige et de la première de montage sur une forme, on dispose la tige et la première de montage sur la forme dans une position dans laquelle la forme est insérée au moins partiellement dans l’ouverture ménagée dans la première de montage et fait saillie de ladite ouverture et en ce qu’on couple de manière séparable, de préférence par aimantation, la partie de la forme insérée au moins partiellement dans l’ouverture ménagée dans la première de montage et faisant saillie de ladite ouverture à une plaque métallique avant l’étape d’insertion partielle de la forme et de la plaque métallique associée à l’intérieur de la cavité de moulage du moule de fabrication de la semelle. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, en référence aux dessins annexés dans lesquels :

[Fig. 1A] représente une vue en coupe d’une chaussure de sécurité conforme à l’invention

[Fig. 1 B] représente une vue en coupe d’une chaussure de sécurité conforme à l’invention à l’état inséré d’un boîtier dans la cavité de la semelle

[Fig. 2] représente une vue en perspective d’une tige équipée de la partie de la première de montage munie d’une ouverture traversante au cours de l’insertion d’une forme dans ladite tige

[Fig. 3] représente une vue en perspective d’une tige équipée d’une première de montage en cours de finition à l’état inséré de la forme dans ladite tige et au cours du couplage d’une plaque métallique à la forme

[Fig. 4] représente une vue en coupe d’un moule et d’une chaussure de sécurité au cours de l’étape de fabrication de la semelle. [Fig. 5] représente une vue une vue en perspective d’une chaussure de sécurité au cours de la sortie d’une forme de ladite chaussure en fin de moulage

[Fig. 6] représente une vue en perspective en position éclatée des éléments la constituant d’une chaussure de sécurité conforme à l’invention.

Comme mentionné ci-dessus, une chaussure 1 de sécurité comprend une partie supérieure ou tige 2 qui enveloppe le pied et présente donc à cet effet un logement 3 de réception d’un pied, c’est-à-dire un logement 3 à l’intérieur duquel un pied est apte à être inséré. Cette chaussure 1 de sécurité comprend encore une semelle 4, appelée généralement semelle d'usure, couplée à la tige 2 et destinée à être en contact avec le sol, et une première 5 de montage qui est fixée à la tige 2, généralement par couture. La semelle 4 est une pièce en matière plastique telle qu'un polyuréthane, en particulier polyuréthane thermoplastique (TPU), un caoutchouc, un éthylène acétate de vinyle (EVA). Cette semelle 4 est de préférence une pièce moulée réalisée par injection. La première 5 de montage est interposée, c’est-à-dire disposée, au moins partiellement, entre la semelle 4 et le logement 3 de la tige 2. Cette chaussure 1 de sécurité peut encore comprendre une première de propreté rapportée à l'intérieur de la tige 2 sur la première 5 de montage, la surface de la première de propreté étant destinée à être en contact avec la plante du pied à l'état inséré du pied dans le logement 3 de réception d'un pied de la tige 2, lorsque la première 5 de montage n'est pas en contact direct avec ledit pied en l'absence d'une telle première de propreté.

La première 5 de montage, encore appelée semelle première, est une première 5 de montage multicouches. Cette première 5 de montage comprend une première couche 51 fixée à la tige 2 et en contact avec la première de propreté lorsque cette dernière est présente ou contiguë au logement 3 délimité par la tige 2 en l'absence d'une première de propreté. Cette première couche 51 est généralement réalisée en un matériau textile ou cellulosique. Dans l'exemple représenté, la première couche 51 est une couche cellulosique.

La première 5 de montage comprend une deuxième couche 52 métallique disposée au moins partiellement entre la semelle 4 et la première couche 51. Cette deuxième couche 52 métallique est disposée à recouvrement partiel de la première couche 51 et forme un écran anti-perforation. Par écran anti- perforation, on entend un écran présentant une résistance à la perforation répondant à la norme EN 12568 précitée (force de 1100 Newton) comme mentionné ci-dessus. La deuxième couche 52 constitutive de cet écran anti- perforation se présente dans les exemples représentés sous forme d’une plaque en métal, de préférence en acier inoxydable, d’une épaisseur comprise entre 0,4 et 0,6 mm, cette plaque étant collée à la première couche 51 de la première 5 de montage. La tige 2, à laquelle la première 5 de montage est fixée, peut être en cuir ou en tout autre matériau.

La première 5 de montage est munie dans une zone dépourvue de la deuxième couche 52 métallique et formée au moins par la première couche 51 de la première 5 de montage d’une ouverture 6 ouverte au moins en direction du logement 3 ménagé par la tige 2. Cette ouverture 6 est donc ménagée dans la première couche 51 de la première 5 de montage dans le cas d'une première 5 de montage comprenant uniquement deux couches. Dans les exemples représentés, la chaussure 1 comprend une partie 10 antérieure ou avant et une partie 11 postérieure ou arrière comprenant au moins un talon 12. La deuxième couche 52 métallique est disposée au moins au niveau de la partie 10 antérieure de la chaussure 1 tandis que l’ouverture 6 est ménagée dans la partie 11 postérieure de la chaussure 1 au niveau du talon 12. La deuxième couche 52 métallique s’étend depuis la pointe de la chaussure 1 jusqu’à l’ouverture 6 comme illustré à la figure 3. L’ouverture 6 ménagée dans la première 5 de montage peut se prolonger par une cavité 8 ménagée dans la semelle 4.

La semelle 4 de la chaussure 1 de sécurité est quant à elle munie d’une plaque 7 métallique disposée au moins à l'aplomb de l’ouverture 6 de la première 5 de montage, à l'état posé de la chaussure 1 de sécurité sur une surface 20 plane, ladite chaussure 1 de sécurité reposant par sa semelle 4 sur ladite surface 20 plane. Cette plaque 7 métallique présente une aire supérieure à l’aire de l’ouverture 6 de la première 5 de montage. Cette plaque 7 métallique est également disposée à l’aplomb au moins d’un bord 521 de l’écran anti-perforation jouxtant la zone de la première 5 de montage dépourvue de la deuxième couche 52 et munie de l’ouverture 6 de la première 5 de montage, à l'état posé de la chaussure 1 de sécurité sur une surface 20 plane, ladite chaussure 1 de sécurité reposant par sa semelle 4 sur ladite surface 20 plane. Il en résulte que le projeté de ladite plaque 7 métallique suivant une direction orthogonale à la surface 20 plane sur la première 5 de montage vient à recouvrement total de l’ouverture 6 de la première de montage et à recouvrement au moins partiel de l’écran anti- perforation de la première 5 de montage. La surface de recouvrement entre le projeté de la plaque 7 métallique et l’écran anti-perforation forme une bande de largeur, de préférence au moins égale à 5 mm.

Pour des raisons de fabrication, le bord de la deuxième couche 52 de la première de montage peut s’étendre en retrait du bord de la première couche de la première de montage et une tolérance de 6mm entre le bord de la première couche 51 de la première 5 de montage et le bord de la deuxième couche 52 de la première de montage est tolérée sur le pourtour de la première de montage dans la partie antérieure de la chaussure. Cette tolérance est portée à 15mm sur l'arrière de la première de montage de sorte que le projeté de la plaque 7 métallique peut s’étendre en retrait du bord de la zone de la première de montage dépourvue de la deuxième couche et munie de l’ouverture 6 de la première 5 de montage. Dans les exemples représentés, la plaque 7 métallique est une plaque en inox et présente une épaisseur comprise entre 0,4 et 0,6 mm de préférence entre 0,45 mm et 0,5 mm pour former une plaque anti-perforation c’est-à-dire une plaque présentant une résistance à la perforation pour répondre à la norme européenne EN 12568 (version française juillet 2010) précitée, en étant capable de résister à des forces de perforation égales à 1100 N dans des conditions de test telles que décrites au paragraphe 6.2.1 de ladite norme européenne avec renvoi au paragraphe 7.1 de ladite norme. Grâce au positionnement relatif de la plaque 7 métallique et à l’écran anti-perforation, on assure une continuité de protection entre la plaque 7 métallique et l’écran anti-perforation par rapport, par exemple, à un clou qui viendrait se ficher dans la semelle 4 d’usure en venant se ficher dans ladite semelle par la partie en contact avec le sol de la semelle 4.

Comme mentionné ci-dessus, la plaque 7 métallique est disposée dans le talon 12 de la chaussure 1 de sécurité. Cette plaque 7 métallique est de préférence une plaque de forme générale quadrangulaire. Cette plaque 7 métallique présente, pris suivant l'axe longitudinal de la chaussure 1 depuis la partie 10 antérieure en direction de la partie 11 postérieure de la chaussure 1 , un bord 71 avant, deux bords 72 latéraux et un bord 73 arrière. Au moins le bord 73 arrière de la plaque 7 métallique est un bord relevé. Dans les exemples représentés, les bords 71 avant et arrière 73 de ladite plaque 7 métallique sont relevés. En outre, de préférence, au moins l'un des bords relevés, à savoir le bord relevé arrière 73 est incliné en direction de l'extrémité arrière de la chaussure. De tels bords relevés permettent à nouveau de former un obstacle à la pénétration d'un clou dans l'espace disposé au-dessus de la plaque 7 métallique.

Dans les exemples représentés, au moins une partie des bords de la plaque 7 métallique est noyée dans la matière constitutive de la semelle 4 de sorte que la plaque 7 métallique est maintenue en position de manière sûre par rapport à l'ouverture 6 de la première 5 de montage.

Dans les exemples représentés, l’ouverture 6 de la première 5 de montage débouche dans une cavité 8 ménagée dans la semelle 4, la plaque 7 métallique étant disposée dans une partie formant fond 9 de ladite cavité 8. La cavité 8 ménagée dans la semelle permet de recevoir un boîtier 21 intégrant une électronique. Ce boîtier 21 peut être inséré dans la cavité 8 par l'ouverture 6 ménagée dans la première 5 de montage. Ainsi, un tel boîtier 21 peut être inséré en fin de processus de fabrication de la chaussure sans risque d'endommagement dudit boîtier 21 tout en protégeant le boîtier d'un risque d'endommagement par un clou enfiché dans la semelle 4 de la chaussure.

En variante, la semelle 4 peut être moulée sur le boîtier 21 pré-équipé au niveau de son fond de la plaque 7 métallique venant doubler extérieurement le fond du boîtier. Dans tous les cas, la présence de la plaque 7 métallique en coopération avec l’écran anti-perforation empêche un endommagement du boîtier.

En pratique, pour réaliser une telle chaussure 1 de sécurité, on peut procéder comme suit. La première couche 51 de la première 5 de montage est fixée, généralement cousue à la tige 2, et une ouverture 6 traversante est pratiquée dans la première 5 de montage avant ou après fixation de la tige 2 à la première couche de la première 5 de montage. Cet ensemble tige 2-première couche 51 de la première 5 de montage est positionné sur une forme 22, comme illustré aux figures 2 et 3 avant ou après assemblage, généralement par collage, de la deuxième couche 52 de la première 5 de montage à la première couche 51 de la première 5 de montage. A l’état disposé sur la forme 22 de l’ensemble tige 2/première 5 de montage, la forme 22 fait saillie à travers l'ouverture 6 ménagée dans la première couche 51 de la première 5 de montage. En effet, la forme 22 est ici une pièce représentant le volume du pied avec une excroissance au niveau du dessous du talon du pied.

Une plaque 7 métallique est alors couplée de manière séparable à la partie de la forme 22 en saillie de la première 5 de montage. Ce couplage peut s'opérer par collage avec un adhésif repositionnable ou par aimantation, comme dans l'exemple représenté. Cette seconde solution est préférée. Dans ce cas, des aimants 13 sont intégrés à la forme 22, en particulier au sommet de l’excroissance de ladite forme 22. La plaque 7 métallique est d'aire supérieure à l'aire de l'ouverture 6 ménagée dans la première 5 de montage comme mentionné ci-dessus. Cet ensemble plaque 7 métallique/tige 2/ première 5 de montage/ forme 22 est inséré partiellement à l'intérieur de la cavité 24 de moulage du moule 23 de fabrication de la semelle 4. Le moule est ensuite rempli par injection d'au moins une matière de moulage de la semelle 4. Cette semelle 4 peut également être formée de deux composants co-injectés. Le point d'injection est de préférence ménagé dans le moule au niveau de la partie du moule en regard de l'extrémité arrière de la chaussure de sorte que le bord 73 arrière relevé de la plaque 7 métallique, tel que décrit ci-dessus, permet d'éviter ou de limiter l'insertion de matière de moulage entre la plaque 7 métallique et la forme 22. Une fois le remplissage de la cavité de moulage achevé, le moule peut être ouvert et la forme 22 est enlevée de la chaussure comme illustré à la figure 5. La plaque 7 métallique reste prise dans la masse de la semelle 4 moulée. Un boîtier 21 peut ensuite être intégré dans la cavité 8 de la semelle à travers l'ouverture 6 de la première 5 de montage et une semelle de propreté peut être rapportée si nécessaire. La fabrication de la chaussure de sécurité est alors achevée. Une telle chaussure 1 de sécurité peut répondre à la norme EN ISO 20345 : 2012.