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Patent Searching and Data


Title:
SYSTEM FOR TREATING PLANTS FOR USE IN AGRICULTURE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2021/009710
Kind Code:
A1
Abstract:
A system for treating plants for use in agriculture, comprising a spray boom provided with a plurality of spray nozzles supplied by a spray control device, the apparatus comprising a set of cameras capable of capturing images of a crop area, a digital processing device capable of analysing the images captured by the camera, identifying plants to be treated and sending commands to the spray control device with a view to selectively spraying a product on plants to be treated, the apparatus also comprising an arrangement for lighting the crop area captured by the cameras. According to the invention, the lighting arrangement comprises a plurality of projectors distributed along the ramp and having fields of illumination such that each point of a scene captured by a camera receives light from at least two projectors in at least two different orientations in a plane passing through the point and the projectors in question.

Inventors:
SERRAT HUGO (FR)
BEGUERIE JULES (FR)
ROUCHAUD PIERRE (FR)
STEUNOU LOÏC (FR)
Application Number:
PCT/IB2020/056704
Publication Date:
January 21, 2021
Filing Date:
July 16, 2020
Export Citation:
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Assignee:
BILBERRY SAS (FR)
International Classes:
A01B79/00; A01M7/00; A01M9/00; A01M21/04
Domestic Patent References:
WO2007008079A12007-01-18
WO2018142371A12018-08-09
WO2018154490A12018-08-30
WO2018142371A12018-08-09
WO2018154490A12018-08-30
WO2007008079A12007-01-18
Foreign References:
EP1000540A12000-05-17
Attorney, Agent or Firm:
LE FORESTIER, Eric (FR)
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Claims:
Revendications

1. Système pour le traitement de plantes en agriculture, comprenant une rampe de pulvérisation dotée d’une pluralité de buses de pulvérisation alimentées par un dispositif de commande de pulvérisation, l’appareil comprenant un ensemble de caméras aptes à prendre des images d’une zone de culture, un dispositif de traitement numérique apte à analyser les images prises par la caméra, à identifier des plantes à traiter et à appliquer des consignes au dispositif de commande de pulvérisation en vue de pulvériser un produit sélectivement sur des plantes à traiter, l’appareil comprenant également un agencement d’éclairage de la zone de culture capturée par les caméras, appareil caractérisé en ce que l’agencement d’éclairage comprend une pluralité de projecteurs répartis le long de la rampe et ayant des champs d’éclairement tels que chaque point d’une scène prise par une caméra reçoive de la lumière d’au moins deux projecteurs selon au moins deux orientations différentes dans un plan passant par ledit point et les projecteurs considérés.

2. Système selon la revendication 1 , caractérisé en ce que chaque projecteur est apte à générer un faisceau généralement rectangulaire, et largeur angulaire plus importante que sa hauteur angulaire.

3. Système selon la revendication 2, caractérisé en ce que l’amplitude angulaire horizontale du faisceau est comprise entre environ 35 et 150°. 4. Système selon l’une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que l’amplitude angulaire du faisceau dans un plan vertical est comprise entre environ 3 et 60°.

5. Système selon l’une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les caractéristiques d’émission des projecteurs en direction horizontale, l’orientation et leurs axes principaux sont telles qu’en parcourant une zone de travail capturée par les caméras dans une direction transversale à la direction de déplacement, la variation de la quantité de lumière reçue n’excède pas environ 30%, de préférence environ 20%.

6. Système selon la revendication 1 , caractérisé en ce que les projecteurs sont agencés en des groupes de d’éclairage aptes à engendrer des flux de lumière selon des axes principaux d’orientations différentes.

7. Système selon la revendication 6, caractérisé en ce que les groupes d’éclairage sont situés au voisinage de caméras respectives.

8. Système selon la revendication 7, caractérisé en ce qu’un flux de lumière possède un axe principal voisin de l’axe de la caméra au voisinage duquel le groupe est situé, et au moins un autre flux de lumière possède un axe principal oblique par rapport à l’axe de ladite caméra.

9. Système selon la revendication 8, caractérisé en ce que deux autres flux de lumière possèdent deux axes principaux obliques par rapport à l’axe de ladite caméra.

10. Système selon l’une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce qu’au moins un groupe d’éclairage comprend un ensemble de sources lumineuses et un ensemble d’optiques associées, formant autant de projecteurs.

11. Système selon l’une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce qu’au moins un groupe d’éclairage comprend au moins une source lumineuse commune à deux flux, et au moins deux optiques aptes à générer au moins deux flux correspondants selon deux axes principaux différents. 12. Système selon l’une des revendications 6 à 11 , caractérisé en ce qu’il comprend des moyens de commande différenciée de flux lumineux d’axes principaux différents.

13. Système selon l’une des revendications 6 à 12, caractérisé en ce que les flux lumineux ont une puissance d’émission d’autant plus grande que leur axe principal est incliné par rapport aux axes de visée des caméras.

14. Système selon l’une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que les sources lumineuses sont des diodes électroluminescentes d’une température de couleur comprise entre environ 5000 et 6500 °K et plus particulièrement voisine de 6000 °K.

15. Système selon la revendication 14, caractérisé en ce que les diodes électroluminescentes ont un indice CRI au moins égal à 70, et de préférence au moins égal à 80.

16. Système selon l’une des revendications 1 à 15, caractérisé en ce qu’il comprend en outre un polariseur de lumière devant au moins certains des projecteurs, et un polariseur de lumière devant au moins certaines caméras.

17. Système selon la revendication 16, caractérisé en ce que les polariseurs associés aux projecteurs et les polariseurs associés aux caméras sont des polariseurs linéaires orthogonaux.

Description:
Titre : Système de traitement de plantes en agriculture

Domaine de l’invention

La présente invention concerne d’une façon générale le domaine du traitement de végétaux dans le domaine agricole.

Etat de la technique

On connaît déjà notamment par les documents WO2018142371A1 et WO2018154490A1 au nom de la Demanderesse des procédés et systèmes permettant de traiter sélectivement des adventices dans des zones cultivées. Un tel système comprend une rampe de pulvérisation déplacée par un tracteur et équipée d’une série de buses de pulvérisation espacées. La rampe comprend également une ou plusieurs caméras capturant des images du champ pendant le déplacement du système, et une ou plusieurs unités de traitement capables, par des techniques de reconnaissance d’images basées sur un apprentissage, de reconnaître dans les images capturées des adventices, et de commander en temps réel les buses de pulvérisation pour appliquer un traitement, par exemple un traitement herbicide, seulement aux endroits où la présence d’adventices est détectée.

Ce système permet de réduire considérablement l’utilisation de produits phytosanitaires.

La reconnaissance des espèces à traiter s’effectue d’autant plus efficacement que les images capturées sont de bonne qualité. Ainsi des images dotées d’un contraste trop faible ou trop fort, ou encore des images sous- ou surexposées, rendent l’identification des plantes à traiter difficile.

On connaît par le document W02007/008079A1 un système de traitement de plantes comprenant, de façon intégrée à un dispositif de pulvérisation, une caméra destinée à la reconnaissance de plantes par traitement d’images. Un double dispositif d’éclairage est associé à la caméra, avec un chevauchement des faisceaux lumineux dans la direction d’avancement de l’équipement. La présente invention vise à permettre l’obtention d’images de qualité améliorée, pour rendre l’identification des plantes à traiter plus efficiente, et donc pour minimiser encore la consommation de produits de traitement et notamment l’impact sur l’environnement.

Résumé de l’invention

On propose à cet effet un système pour le traitement de plantes en agriculture, comprenant une rampe de pulvérisation dotée d’une pluralité de buses de pulvérisation alimentées par un dispositif de commande de pulvérisation, l’appareil comprenant un ensemble de caméras aptes à prendre des images d’une zone de culture, un dispositif de traitement numérique apte à analyser les images prises par la caméra, à identifier des plantes à traiter et à appliquer des consignes au dispositif de commande de pulvérisation en vue de pulvériser un produit sélectivement sur des plantes à traiter, l’appareil comprenant également un agencement d’éclairage de la zone de culture capturée par les caméras, appareil caractérisé en ce que l’agencement d’éclairage comprend une pluralité de projecteurs répartis le long de la rampe et ayant des champs d’éclairement tels que chaque point d’une scène prise par une caméra reçoive de la lumière d’au moins deux projecteurs selon au moins deux orientations différentes dans un plan passant par ledit point et les projecteurs considérés.

Des aspects préférés de ce système comprennent les caractéristiques supplémentaires facultatives suivantes, prises individuellement ou en toutes combinaisons que l’homme du métier appréhendera comme étant techniquement compatibles :

* chaque projecteur est apte à générer un faisceau généralement rectangulaire, et largeur angulaire plus importante que sa hauteur angulaire.

* l’amplitude angulaire horizontale du faisceau est comprise entre environ 35 et 150°.

* l’amplitude angulaire du faisceau dans un plan vertical est comprise entre environ 3 et 60°. * les caractéristiques d’émission des projecteurs en direction horizontale, l’orientation et leurs axes principaux sont telles qu’en parcourant une zone de travail capturée par les caméras dans une direction transversale à la direction de déplacement, la variation de la quantité de lumière reçue n’excède pas environ 30%.

* les caractéristiques d’émission des projecteurs en direction horizontale, l’orientation et leurs axes principaux sont telles qu’en parcourant une zone de travail capturée par les caméras dans une direction transversale à la direction de déplacement, la variation de la quantité de lumière reçue n’excède pas environ 20%.

* les projecteurs sont agencés en des groupes de d’éclairage aptes à engendrer des flux de lumière selon des axes principaux d’orientations différentes.

* les groupes d’éclairage sont situés au voisinage de caméras respectives.

* un flux de lumière possède un axe principal voisin de l’axe de la caméra au voisinage duquel le groupe est situé, et au moins un autre flux de lumière possède un axe principal oblique par rapport à l’axe de ladite caméra.

* deux autres flux de lumière possèdent deux axes principaux obliques par rapport à l’axe de ladite caméra.

* au moins un groupe d’éclairage comprend un ensemble de sources lumineuses et un ensemble d’optiques associées, formant autant de projecteurs.

* au moins un groupe d’éclairage comprend au moins une source lumineuse commune à deux flux, et au moins deux optiques aptes à générer au moins deux flux correspondants selon deux axes principaux différents.

* le système comprend des moyens de commande différenciée de flux lumineux d’axes principaux différents.

* les flux lumineux ont une puissance d’émission d’autant plus grande que leur axe principal est incliné par rapport aux axes de visée des caméras. * les sources lumineuses sont des diodes électroluminescentes d’une température de couleur comprise entre environ 5000 et 6500 °K et plus particulièrement voisine de 6000 °K.

* les diodes électroluminescentes ont un indice CRI au moins égal à 70, et de préférence au moins égal à 80.

* le système comprend en outre un polariseur de lumière devant au moins certains des projecteurs, et un polariseur de lumière devant au moins certaines caméras.

* les polariseurs associés aux projecteurs et les polariseurs associés aux caméras sont des polariseurs linéaires orthogonaux.

Brève description des dessins

D’autres aspects, buts et avantages de la présente invention apparaîtront mieux à la lecture de la description détaillée suivante de formes de réalisation préférées de celle-ci, donnée à titre d’exemple non limitatif et faite en référence aux dessins annexés.

Sur les dessins :

- la Figure 1 est une vue schématique de dessus, partielle, d’une rampe de pulvérisation selon une première forme de réalisation de la présente invention,

- la Figure 2 est une vue en élévation de côté, partielle, de la rampe de pulvérisation de la Figure 1 , et

- la Figure 3 est une vue schématique de dessus, partielle, d’une rampe de pulvérisation selon une deuxième forme de réalisation de l’invention.

Description détaillée de formes de réalisation préférées

En référence aux Figures 1 et 2, on a représenté une rampe de pulvérisation qui comprend, de façon connue en soi, une structure porteuse 100 par exemple métallique, une série de buses de pulvérisation 110 de préférence régulièrement espacées le long de la rampe, chaque buse étant sélectivement alimentée par une électrovanne respective à partir d’un réservoir de produit à pulvériser, de conduites et de moyens de mise en pression, le tout de façon connue en soi, sous le contrôle d’une unité de commande de pulvérisation 120. La rampe est soit intégrée à un engin, soit tractée par un engin, soit encore portée par un engin.

De façon également connue, la rampe 100 comprend un ensemble de caméras 21 Oi (i étant un numéro d’ordre en partant d’une extrémité de la rampe vers l’extrémité opposée et variant de 2 à n-1 ) dont les axes ACi sont orientés en direction plongeante dans des plans verticaux parallèles à la direction D de déplacement de l’engin et aptes à prendre des images d’un champ sur lequel se déplace rampe 100, afin d’identifier des plantes à traiter. La zone globale de prise de vues pour l’ensemble des caméras et représentée, à titre indicatif, par la zone hachurée Z.

Les plantes peuvent être des adventices sur lesquelles on souhaite sélectivement pulvériser un produit herbicide, ou encore des plantes cultivées sur lesquelles on souhaite sélectivement pulvériser un produit phytosanitaire (insecticide, engrais, régulateur de croissance, etc.).

Ces caméras 21 Oi sont reliées à une ou plusieurs unités de traitement numérique 220 apte analyser les images prises par les caméras pour déterminer la présence de plantes cibles. Cette analyse s’effectue par exemple par décomposition de chaque image en sous-images de taille déterminée, application d’une fonction de convolution sur chacune des sous- images en utilisant des matrices de poids, et détermination d’une probabilité de présence d’une plante cible en fonction du résultat de la convolution. Le document WO2018142371A1 au nom de la demanderesse décrit de telles techniques. A chaque fois qu’une plante à traiter est localisée dans une image, sa position dans l’image permet d’en déduire sa position réelle sur la zone en cours de traitement, et l’unité de traitement 220 adresse au dispositif de commande de pulvérisation 120 une consigne pour déclencher une pulvérisation sur une buse choisie en fonction de cette position réelle, et à un instant choisi en fonction de cette position et de données d’avancement de l’engin à disposition de l’unité de traitement 220.

Selon l’invention, la rampe comprend également un dispositif d’éclairage 400 constitué dans cette première forme de réalisation d’une pluralité de projecteurs lumineux 40i destinées à éclairer les scènes prises par les caméras respectives 210. Dans le présent exemple, chaque projecteur 40i est situé au-dessous d’une caméra respective 21 Oi et a son axe principal Ai (typiquement l’axe de symétrie du faisceau engendré) situé dans un plan vertical PAi contenant l’axe ACi de ladite caméra, en étant orienté de façon plongeante.

Chaque projecteur comprend ici un ensemble de sources lumineuses de type diodes électroluminescentes DELs montées sur un support commun, et un système optique associé (commun à l’ensemble de DELs ou individuel à chaque DEL), de telle sorte que le faisceau lumineux engendré est sensiblement plus large que haut.

La largeur du faisceau de chaque projecteur, déterminée par l’angle A, est telle que chaque emplacement de la zone à traiter située en avant de la rampe reçoit à la fois une quantité substantielle de la lumière engendrée par le projecteur le plus proche, et également une quantité substantielle de la lumière engendrée par le ou les projecteurs voisins. La valeur de l’angle A est typiquement comprise entre environ 35 et 150°, et dépend notamment du pas d’espacement des projecteurs le long de la rampe.

Par ailleurs, l’angle de plongée C de l’axe principal Ai de chaque projecteur 40i (mesuré par rapport à l’horizontale) et l’angle B couvert par le faisceau dans un plan vertical (voir Figure 2) sont choisis de manière à ce que le faisceau couvre la zone de travail Z en débordant de façon limitée au-dessus et au-dessous de cette zone.

La valeur de l’angle C est typiquement comprise entre 10 et 90° et dépend de l’angle de plongée des axes des caméras (l’angle de 90° correspondant au cas d’un travail à la verticale). La valeur de l’angle B est liée au champ de prise de vue de travail des caméras en direction verticale, à l’angle de plongée des caméras et à la distance de la zone de travail Z par rapport aux caméras, et est typiquement comprise entre 3 et 60°, et sera en générale une fraction de la valeur de l’angle A. Comme on l’observe sur la Figure 1 , dans la zone de travail Z, chaque emplacement reçoit la lumière de deux voire de trois projecteurs adjacents, avec des orientations de la lumière sensiblement différentes. En d’autres termes, chaque point d’une scène prise par une caméra 21 Oi est éclairée d’une part par la lumière émise avec un angle relativement faible par le projecteur le plus proche 40i, et d’autre part, avec un angle plus prononcé, par les projecteurs 40i-1 et 40i+1 qui sont les voisins du projecteur 40i (et plus secondairement et de façon ici négligée, par les projecteurs plus éloignés).

Cette caractéristique d’éclairage présente deux avantages principaux.

Le premier est qu’on obtient ainsi au niveau de chaque caméra des images dont l’éclairage présente une homogénéité propice à la reconnaissance de plantes à traiter, avec un écart de luminance entre la zone frontale de la plante et ses zones latérales qui est plus bas qu’avec un simple éclairage frontal.

Le second avantage réside en ce que le cumul des luminances obtenues par la superposition des éclairages des différentes projecteurs dans la zone de travail Z varie peu lorsque l’on se déplace le long de ladite zone Z transversalement à la direction de déplacement D de la rampe. Cette variation est liée aux caractéristiques d’émission de chaque projecteur (principalement de la variation de la luminance en fonction de l’angle d’émission dans le plan plongeant perpendiculaire au plan vertical), et il est possible d’atteindre une variabilité de la luminosité inférieure à 30 %, voire à 20 %. Une variabilité similaire selon la direction de déplacement D peut être obtenue.

Il est ainsi possible de faire travailler chaque caméra non seulement avec des images non excessivement contrastées, facilitant la reconnaissance des plantes, mais également avec des images dont la luminosité varie peu, pour ainsi rester dans la zone de confort de la reconnaissance.

Dans une deuxième forme de réalisation illustrée sur la Figure 3 (ou des éléments ou parties identiques ou similaires à ceux de la Figure 1 sont désignés par les mêmes signes de référence), le dispositif d’éclairage comprend plusieurs groupes de sources lumineuses, ces groupes étant désignés par la référence 400i et chaque groupe de sources 400i étant situé au proche voisinage d’une caméra 21 Oi associée. Chaque groupe (à l’exception des groupes d’extrémités de la rampe comme on le verra plus loin) comprend une source lumineuse dite axiale 41 Oi ayant un axe principal d’éclairage plongeant Ai orienté sensiblement parallèlement à l’axe de visée de la caméra associée, et donc situé dans le plan axial PAi, et deux sources dites obliques 420i, 430i, la source 420i ayant un axe principal d’éclairage plongeant et orienté dans un plan vertical oblique P01 i faisant un angle -E avec le plan PAi, et la source 430i ayant un axe d’éclairage plongeant orienté dans un plan vertical oblique P02i symétrique du plan P01 i par rapport au plan PAn, c’est-à-dire faisant un angle +E avec le plan PAi.

Ainsi, chaque scène prise par une caméra 21 Oi est éclairée d’une part par la source axiale 41 Oi située à son proche voisinage, et d’autre part par les sources obliques 430Î-1 et 420Î+1 situées au niveau des groupes de sources voisins 400Î-1 et 400i+1 respectivement.

D’une façon plus générale, il est avantageux que les champs d’éclairement des sources soient tels que chaque scène reçoive de la lumière d’au moins deux sources lumineuses.

On obtient ainsi au niveau de la caméra des images dont l’éclairage présente une homogénéité propice à la reconnaissance de plantes à traiter, avec un écart de luminance entre la zone frontale de la plante et ses zones latérales qui est plus bas qu’avec un simple éclairage frontal.

De façon avantageuse, les sources obliques génèrent une densité lumineuse au moins égale à celle générée par la source axiale. A cet effet, les sources obliques étant en moyenne plus éloignées de la scène filmée que la source axiale (la lumière devant parcourir un trajet oblique), la puissance des sources obliques est préférentiellement plus élevée que celle des sources axiales. Le rapport entre les puissances étant lié au moins approximativement à la valeur de l’angle E.

Comme illustré sur la partie gauche de la Fig. 3, les groupes d’éclairage d’extrémités (ici 4001 , 400n), où il n’y a pas de caméra, sont pourvus seulement d’une caméra oblique dans le sens rentrant, respectivement 4301 et 420n, pour l’éclairage oblique de la scène prise par la caméra immédiatement voisine (respectivement 2102 et 210n-1 ).

Dans le même ordre d’idée, les groupes d’éclairage 4002, 400n-1 ne comportent pas de source lumineuse dirigée vers l’extérieur puisqu’il n’existe pas de caméra de ce côté et donc aucune scène à éclairer en oblique.

Un dispositif d’éclairage selon l’invention est avantageusement utilisé en travail nocturne, mais il peut également être utilisé en complément d’un éclairage diurne faible.

Par ailleurs, lors d’un travail avec un éclairage solaire fortement latéralisé (travail en début ou en fin de journée, ou en hiver), il est possible avec la forme de réalisation de la Figure 3 de commander les sources lumineuses 41 Oi, 420i, 430i sélectivement de façon à compenser au moins partiellement la latéralité de l’éclairage solaire. Le cas échéant, la commande des sources lumineuses peut être automatisée en fonction de la luminosité ambiante, éventuellement mesurée de façon directionnelle à l’aide de photocellules tournées dans des directions différentes (par exemple vers le haut et latéralement).

Comme on l’a indiqué précédemment, pour limiter la puissance consommée par les sources, et donc la nécessité pour l’engin d’embarquer des batteries encombrantes et lourdes, les sources sont avantageusement des diodes électroluminesentes.

On a par ailleurs observé qu’une lumière à température de couleur élevée, de préférence proche de celle de la lumière naturelle et typiquement comprise entre 5000 et 6500 °K, permettait d’obtenir une loi d’absorption/réflexion de la chlorophylle des plantes qui soit bien adaptée à l’analyse d’image.

On a observé en outre que la valeur de l’indice CRI (Color Rendering Index en terminologie anglo-saxonne) des sources LED avait un impact sur la capacité à générer des images favorables à la reconnaissance de plantes. Ainsi on utilise de façon préférée des diodes électroluminescentes ayant un indice CRI au moins égal à 70, et de préférence au moins égal à 80, révélateur d’une bonne aptitude à restituer les couleurs naturelles.

D’une façon générale, le spectre de la lumière émise par les sources peut être avantageusement adapté au spectre de sensibilité des caméras 21 Oi et au type de détection de plantes utilisée (détection par contours où un contraste homogène est souhaitable, détection colorimétrique où il doit exister une composante significative de la lumière émise au voisinage d’un pic de réflexion ou d’absorption par la plante, etc.). Ce spectre peut également s’étendre dans le domaine invisible, lorsqu’on utilise des caméras hyperspectrales ou multispectrales.

Les sources lumineuses 41 On, 420n et 430n sont soit du type à éclairage direct, soit équipés d’optiques telles que des réflecteurs et/ou des lentilles de manière à canaliser le flux lumineux dans un angle solide donné. Dans ce dernier cas, les surfaces réfléchissantes peuvent être choisies de manière à générer une densité de lumière uniforme.

Toutefois, pour le cas des sources obliques, on peut prévoir des réflecteurs asymétriques destinés à projeter une intensité lumineuse d’autant plus élevée que les points de la scène sont éloignés de la source, de manière à rendre plus homogène (entre les plantes les plus éloignées et les plantes les plus proches) la densité de lumière sur les plantes à identifier.

Bien entendu, la présente invention n’est nullement limitée aux formes de réalisation décrites et représentées, mais l’homme du métier saura y apporter de nombreuses variantes et modifications. En particulier :

- les sources lumineuses peuvent être agencées de façon groupée ou non ;

- chaque groupe de sources lumineuses peut comprendre un nombre de sources différent de trois ;

- pour définir l’axe général d’éclairage, chaque source lumineuse peut comprendre, des moyens de déviation et/ou de concentration et/ou de dispersion de la lumière ; par exemple, un groupe de sources peut comprendre une source unique, voire un groupe de sources commun, et des éléments optiques permettant générer des flux lumineux avec des axes d’éclairage dans deux ou trois directions principales, voire davantage ;

- les sources lumineuses ou leurs groupes peuvent être positionnées de façon associée à la position des caméras ou dissociée de celle-ci, selon un intervalle identique à celui des caméras ou différent ;

- on peut utiliser des combinaisons variées de sources lumineuses en termes de puissance, de spectre, de répartition de flux ;

- la nature et le spectre d’émission des sources lumineuses peut largement varier en fonction des besoins, et notamment couvrir un spectre allant au-delà du visible pour coopérer avec des caméras hyperspectrales ou multispectrales ;

- on peut équiper tout ou partie des sources lumineuses et tout ou partie des caméras de polariseurs ; ces polariseurs sont de préférence des polariseurs linéaires, d’axes orthogonaux entre les polariseurs de sources et les polariseurs (analyseurs) de caméras ; le recours à des polariseurs permet de limiter de nombreuses réflexions parasites susceptible de polluer les images et nuire à la reconnaissance des plantes ;

- dans le cas d’une rampe montée sur un tracteur, on peut prévoir des agencements de caméra(s) et/ou de projecteur(s) différents au niveau de la cabine du tracteur ; en particulier, si des caméras sont prévues sur la cabine à une hauteur plus importante que les caméras montées sur la rampe, alors le choix, le nombre et l’agencement de projecteurs peut être adapté en conséquence.