Login| Sign Up| Help| Contact|

Patent Searching and Data


Title:
ELECTRICAL CONNECTION ASSEMBLY FOR ELECTRICALLY CONNECTING TWO SLIDING ELEMENTS WITH RESPECT TO ONE ANOTHER
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2021/116191
Kind Code:
A1
Abstract:
Electrical connection assembly for electrically connecting two sliding elements with respect to one another, comprising: - a male connector mounted on a first element, comprising at least three male contacts, including at least one ground contact, at least one power contact, and a closing position contact; - a female connector mounted on a second element, comprising at least three female contacts that are complementary with the male contacts, the assembly being configured such that, when sliding to separate the second element from the first element, the male closing position contact is disconnected from its female contact before the disconnection of the other contacts, and the at least one male ground contact is disconnected from its female contact after the disconnection of the other contacts, and vice versa when sliding to bring the second element and the first element together.

Inventors:
KAISSARIS BERNARD (FR)
TIREAU DOMINIQUE (FR)
Application Number:
PCT/EP2020/085322
Publication Date:
June 17, 2021
Filing Date:
December 09, 2020
Export Citation:
Click for automatic bibliography generation   Help
Assignee:
KAISSARIS BERNARD (FR)
TIREAU DOMINIQUE (FR)
International Classes:
H01R13/62; H01R13/631; H01R13/641; H01R24/70; H01R24/78; H01R13/703
Domestic Patent References:
WO2019042492A12019-03-07
Foreign References:
DE102015224268A12016-06-23
US20170288348A12017-10-05
EP0260808A21988-03-23
EP2375170A12011-10-12
EP0371835A11990-06-06
EP0330231A21989-08-30
US20130157493A12013-06-20
EP0571037A11993-11-24
DE102014226755A12016-06-23
EP2451038A12012-05-09
FR3038460B12019-09-13
FR3038781B12017-07-28
Attorney, Agent or Firm:
CABINET NONY (FR)
Download PDF:
Claims:
Revendications

1. Ensemble de connexion électrique (10), destiné à connecter électriquement deux éléments coulissants l’un par rapport à l’autre, comprenant :

- un connecteur mâle (50) monté sur un premier élément (3), comportant au moins trois contacts mâles (13, 14, 15, 16, 17, 18, 52), dont au moins un contact de masse (13), au moins un contact de puissance (14, 15, 16, 17), et un contact de position de fermeture (18) entre les deux éléments ;

- un connecteur femelle (51) monté sur un deuxième élément (2), comportant au moins trois contacts femelles (19, 20, 21, 22, 23, 24, 53) complémentaires en nombre et position aux contacts mâles, l’ensemble étant configuré de sorte que, lors du coulissement pour écarter le deuxième élément du premier élément, le contact mâle de position de fermeture est déconnecté de son contact femelle avant la déconnexion des contacts de masse et de puissance, et l’au moins un contact mâle de masse est déconnecté de son contact femelle après la déconnexion des contacts de puissance et du contact de position de fermeture, et inversement lors du coulissement pour rapprocher le deuxième élément du premier élément, l’un au moins des connecteurs mâle et femelle étant supporté par un support (28), un des supports (28) étant monté avec jeu sur un boîtier (25), de manière à compenser un désalignement entre connecteurs mâle et femelle selon au moins une direction.

2. Ensemble de connexion selon la revendication 1, les contacts mâles (13, 14, 15, 16, 17, 18, 52) étant des broches cylindriques, les contacts femelles (19, 20, 21, 22, 23, 24, 53) étant des manchons cylindriques complémentaires aux broches.

3. Ensemble de connexion selon la revendication 1 ou 2, le connecteur mâle comportant au moins cinq contacts mâles (13, 14, 15, 16, 17, 18) et le connecteur femelle comportant au moins cinq contacts femelles (19, 20, 21, 22, 23, 24), le connecteur mâle comprenant au moins trois contacts de puissance, dont deux (14, 15) sont configurés pour alimenter électriquement le premier ou le deuxième élément, et l’autre (16) est configuré pour alimenter électriquement une sonde ou un dispositif fixé sur le premier ou le deuxième élément.

4. Ensemble de connexion selon la revendication 3, chacun des connecteurs mâle et femelle comprenant au moins quatre contacts de puissance, dont un (17) est configuré pour servir de référence de tension, typiquement à 0 V. 5. Ensemble de connexion selon l’une des revendications précédentes, chacun des connecteurs mâle et femelle comprenant au moins un contact de transmission (52, 53) configuré pour transmettre une information portée par un courant électrique, l’ensemble étant configuré pour que, lors du coulissement pour écarter le deuxième élément du premier élément, le contact mâle de position de fermeture est déconnecté de son contact femelle avant la déconnexion du contact de transmission, et l’au moins un contact mâle de masse est déconnecté de son contact femelle après la déconnexion du contact de transmission, et inversement lors du coulissement pour rapprocher le deuxième élément du premier élément.

6. Ensemble de connexion selon l’une des revendications précédentes, le support (28) étant monté sur le boîtier (25) avec jeu selon les trois directions spatiales.

7. Ensemble de connexion selon l’une des revendications précédentes, le boîtier (25) comportant un corps principal (26) muni d’une rainure (44) et un capot de fermeture (27) du boîtier lorsqu’agencé sur le corps principal, le capot de fermeture étant muni d’une butée (45), le support monté avec jeu sur le boîtier comportant au moins un pion (30) inséré dans la rainure et maintenue dans celle-ci par la butée avec jeu selon au moins une direction, de préférence selon trois directions spatiales.

8. Ensemble de connexion selon l’une des revendications précédentes, l’une des parties mâle ou femelle comportant au moins un pion de centrage (30) configuré pour coopérer avec une ouverture (36) de l’autre des parties mâle ou femelle de sorte à assurer un guidage entre les parties mâle et femelle lors du coulissement.

9. Ensemble de connexion selon l’une des revendications précédentes, chacun des contacts mâles étant entouré par une première enveloppe (55) de longueur supérieure à celle des contacts mâles, chacun des contacts femelles étant entouré par une deuxième enveloppe (54) de longueur supérieure à celle des contacts femelles, les premières et deuxièmes enveloppes étant configurées pour coopérer de sorte à assurer un guidage entre les parties mâle et femelle lors du coulissement.

10. Utilisation d’un ensemble de connexion selon l’une des revendications précédentes pour assurer une connexion/déconnexion électrique entre un ouvrant (3) équipé d’un vitrage, notamment un vitrage extérieur fonctionnel avec sonde, et le dormant (2) d’un local, tel qu’une véranda ou entre deux ouvrants équipés de vitrages d’un local, tel qu’une véranda.

Description:
Description

Titre : ENSEMBLE DE CONNEXION ELECTRIQUE DESTINE A CONNECTER ELECTRIQUEMENT DEUX ELEMENTS COULISSANTS L’UN PAR RAPPORT A L’AUTRE.

Domaine technique

La présente invention concerne le domaine des ensembles de connexion électrique. L’invention vise plus particulièrement à fournir un ensemble de connexion électrique configuré pour connecter électriquement deux éléments mobiles l’un par rapport à l’autre, et plus particulièrement deux éléments coulissants l’un par rapport à l’autre.

Il s’agit par exemple d’un ensemble de connexion pour connecter un ouvrant à un dormant ou à un autre ouvrant de manière à transmettre une information par l’intermédiaire d’un bus de communication.

Il peut également s’agir d’un ensemble de connexion pour connecter un ouvrant équipé d’un vitrage activable par courant électrique, à un dormant ou à un autre ouvrant. Les ouvrants peuvent faire partie d’un local tel qu’une véranda, une partie de bâtiment comportant des murs de verre ou encore une piscine publique.

Par « vitrage activable par courant électrique », on entend un vitrage dont une ou plusieurs caractéristiques physiques peuvent être modifiées par application d’un courant électrique. Il s’agit par exemple d’un vitrage chauffant ou encore d’un vitrage à occultation variable.

Par « vitrage chauffant », on entend un vitrage comportant au moins une feuille de verre revêtue d’une ou plusieurs couches minces susceptibles de produire de la chaleur par application d’un courant électrique.

Par « vitrage à occultation variable », on entend un vitrage comportant au moins une feuille de verre et dont le degré d’opacité peut être contrôlé par application d’un courant électrique. Cela inclut en particulier les vitrages électrochromes et les vitrages dont au moins une feuille de verre est revêtue d’au moins un film de cristaux liquides.

Technique antérieure

Il est connu d’utiliser des vitrages activables par courant électrique pour réguler la luminosité d’un local. Un tel vitrage à occultation variable peut notamment être un vitrage dit électrochrome ou un vitrage à film(s) de cristaux liquides.

Un vitrage électrochrome comporte usuellement un assemblage de couches empilées pouvant échanger des charges électriques. Le degré d’opacité des couches peut être contrôlé par un transfert de charges électriques entre les différentes couches, ce transfert étant généré par l’application d’un champ électrique.

Un autre type de vitrage à occultation variable consiste en un vitrage comportant au moins un film de cristaux liquides, généralement sous la forme de gouttelettes de cristaux liquides agencées dans une matrice de polymère. L’opacité d’un tel film dépend de l’orientation des cristaux liquides, qui est également contrôlée par l’application, ou la non-application, d’un champ électrique.

Il est également connu d’utiliser des vitrages activables par courant électrique pour produire de la chaleur.

Un tel vitrage chauffant peut être un double vitrage ou un triple vitrage.

Dans le cas d’un double vitrage, la vitre intérieure, c’est-à-dire la feuille de verre qui est en contact avec l’air intérieur du bâtiment, est revêtue d’au moins une couche mince chauffante sur sa surface extérieure, i.e. la surface faisant face à l’extérieur du bâtiment. La couche mince chauffante, en général constituée de microparticules métalliques déposées sur la surface du verre, est reliée à une alimentation électrique. Sous l’effet d’un courant électrique, la couche chauffante atteint une température typiquement comprise entre 20 °C et 45 °C et produit un rayonnement thermique. La vitre intérieure est usuellement réalisée en verre trempé.

La vitre extérieure comporte sur sa surface intérieure, c’est-à-dire celle qui fait face à la vitre intérieure, une couche mince réflectrice adaptée pour réfléchir le rayonnement thermique produit par la couche chauffante.

L’espace entre les deux vitres peut être rempli par un gaz inerte.

Dans le cas d’un triple vitrage, une troisième vitre est agencée entre la vitre intérieure et la vitre extérieure, afin d’améliorer l’isolation thermique.

En termes de confort, le vitrage chauffant constitue une source de chaleur douce et homogène. S’agissant d’un chauffage par rayonnement, il apporte une sensation de chaleur homogène tout en évitant les phénomènes de convection d’air générés par les chauffages à convection. Il limite ainsi les courants d’air, les déplacements de poussière et l’assèchement de l’air associés à ce type de chauffage.

Il permet de façon avantageuse d’éviter l’effet de paroi froide d’un vitrage lorsque la température extérieure est inférieure à la température du bâtiment et d’éviter les phénomènes de condensation sur les surfaces en contact aussi bien avec l’air intérieur qu’extérieur. En outre, un système de chauffage par vitrage chauffant permet de gagner de l’espace en supprimant la nécessité d’installer des appareils de chauffage supplémentaires, par exemple sur les murs d’une pièce.

Le chauffage par vitrage chauffant est particulièrement avantageux dans le contexte du chauffage de pièces ou bâtiments comportant de nombreuses surfaces vitrées, tels que les vérandas, les piscines, les spas, les salles de sport, certaines toitures ou encore les immeubles comportant de grandes surfaces vitrées.

Le vitrage chauffant permet d’éviter la dissipation de chaleur d’un lieu chauffé à travers les fenêtres ou autres surfaces vitrées ; il peut également exercer des fonctions d’anti condensation ou de déneigement.

Toutefois, dans le cas de vitrages chauffants mobiles (par exemple des portes vitrées coulissantes), l’installation et la mise en œuvre d’une solution de vitrage chauffant reste une opération relativement compliquée et onéreuse.

En effet, il est nécessaire d’assurer une connexion électrique entre l’ouvrant comportant le vitrage, mobile, et le dormant correspondant, fixe.

La demande EP 2451038 Al a pour problématique la protection de câbles électriques entre le dormant et l’ouvrant d’une porte ou d’une fenêtre, qui est monté pivotant sur le dormant. Il est connu pour assurer une liaison électrique entre deux éléments en coulissement relatif de mettre en œuvre des dispositifs de type chaîne porte-câbles, dans lesquels les câbles électriques et/ou les câbles de commande sont insérés dans une chaîne qui assure le guidage des câbles. La chaîne est configurée pour se déformer en fonction de la position relative de l’ouvrant et du dormant, typiquement le long de deux axes parallèles en suivant un rail de guidage.

Les solutions existantes ne donnent toutefois pas entière satisfaction.

Chaque installation de vitrages chauffants relève en effet d’un cas particulier : il est donc nécessaire de personnaliser les dispositifs de connexion électrique pour chaque installation. Autrement dit, il n’y a pas à ce jour des solutions standardisées qui permettraient d’accéder à un marché de volume.

De plus, les solutions existantes se révèlent être relativement complexes à la fois en termes de conception et d’installation. La durée de vie des solutions connues peut également ne pas être suffisante dans le cadre de l’application principale visée. Une installation de vitrages chauffants est en effet susceptible d’être utilisée pendant plusieurs décennies.

Pour assurer la connexion électrique entre ouvrant et dormant d’un vitrage, une solution qui pourrait être envisagée est la mise en œuvre de connexions magnétiques, qui sont par exemple décrites dans les brevets FR 3038460 B1 et FR 3038781 Bl. Cependant, les solutions décrites ne donnent pas entière satisfaction. En effet, elles reposent sur l’utilisation de moyens mécaniques avec ressort de rappel pour ramener les contacts mâles dans leur position rétractée à l’intérieur d’un boîtier lorsque les parties mâles et femelles ne sont pas connectées. A terme, la fiabilité de ces moyens mécaniques peut se dégrader, ce qui peut engendrer un maintien non souhaité des contacts mâles dans leur position déployée hors du boîtier et donc générer un risque au niveau de la sécurité

De plus, la connexion simultanée des contacts génère un risque de coupure du courant électrique alternatif hors du zéro.

Il existe donc un besoin pour une solution d’ensemble de connexion électrique pour connecter deux éléments coulissants l’un par rapport à l’autre qui pallie les inconvénients des solutions précitées.

Le but de l’invention est de répondre au moins partiellement à ce besoin.

Exposé de l’invention

Pour ce faire, l’invention concerne un ensemble de connexion électrique, destiné à connecter électriquement deux éléments coulissants l’un par rapport à l’autre, comprenant :

- un connecteur mâle monté sur un premier élément, comportant au moins trois contacts mâles, dont au moins un contact de masse, au moins un contact de puissance, et un contact de position de fermeture entre les deux éléments ;

- un connecteur femelle monté sur un deuxième élément, comportant au moins trois contacts femelles complémentaires en nombre et position aux contacts mâles, l’ensemble étant configuré de sorte que, lors du coulissement pour écarter le deuxième élément du premier élément, le contact mâle de position de fermeture est déconnecté de son contact femelle avant la déconnexion des contacts de masse et de puissance, et F au moins un contact mâle de masse est déconnecté de son contact femelle après la déconnexion des contacts de puissance et du contact de position de fermeture, et inversement lors du coulissement pour rapprocher le deuxième élément du premier élément. Ainsi, l’invention consiste essentiellement en un ensemble de connexion en deux parties, chacune montée sur l’un de deux éléments en coulissement l’un par rapport à l’autre. La connexion électrique est assurée par les contacts de chacun des connecteurs mâle et femelle lorsque les connecteurs sont en configuration connectée.

Grâce à l’invention, on évite l’utilisation de câbles pour assurer la connexion électrique entre les deux éléments coulissants.

De manière avantageuse, et contrairement aux solutions existantes, l’ensemble de connexion selon l’invention peut être installé dans n’importe quelle structure sans nécessiter de personnalisation en fonction des caractéristiques de celle-ci: il s’agit d’une solution universelle.

Un ensemble de connexion selon l’invention n’assure toutefois aucune connexion électrique en position déconnectée : cela peut par exemple être le cas lorsqu’un ouvrant comportant un vitrage activable par courant électrique est ouvert par un utilisateur. Avantageusement, dans le cas où l’ensemble de connexion permet d’assurer l’alimentation d’un vitrage chauffant, cela permet de couper automatiquement le chauffage lorsqu’une porte ou fenêtre est ouverte. Mais il est alors important d’une part de permettre une continuité de la ligne de masse jusqu’à la coupure totale de la connexion, et d’autre part de garantir que la coupure des lignes de puissance n’intervienne qu’ après la mise au zéro de la tension sur ces lignes.

En effet, il pourrait être préjudiciable que la coupure des lignes de puissance intervienne sans que la tension ne soit mise à zéro, notamment dans le cas de vitrages occultants comportant des cristaux liquides.

Pour garantir ces fonctions, les contacts des connecteurs mâle et femelle sont configurés pour se déconnecter à des temps différents des mouvements de connexion et de déconnexion. Ainsi, le contact de masse est le premier contact à être connecté et le dernier contact à être déconnecté : la ligne de masse est donc la première des lignes de l’ensemble de connexion à être connectée lors d’une connexion de l’ensemble, et la dernière à être déconnectée lors d’une déconnexion. Cela permet d’assurer la continuité de la ligne de masse jusqu’à la déconnexion complète.

A l’inverse, le contact de position de fermeture est le dernier contact à être connecté lors d’une connexion de l’ensemble de connexion, et le premier contact à être déconnecté lors d’une déconnexion. Le contact de position de fermeture est donc configuré pour permettre la détection d’une déconnexion de l’ensemble avant que les contacts de puissance ne soient déconnectés.

La détection de la déconnexion de l’ensemble peut être réalisée par un circuit électronique extérieur à l’ensemble de connexion, ou bien par un circuit électronique intégré à l’ensemble de connexion.

Ainsi, grâce à l’information fournie par le contact de position de fermeture, il est possible de mettre la tension au zéro sur les lignes de puissance avant que les contacts de puissance ne soient déconnectés. Inversement, lors d’une connexion, il est possible de prévenir tout passage de courant électrique à travers les contacts de puissance tant que le contact de position de fermeture n’est pas connecté.

Il est alors possible d’éviter la coupure des lignes de puissance sous une tension non nulle. Selon un mode de réalisation avantageux, les contacts mâles sont des broches cylindriques, les contacts femelles étant des manchons cylindriques complémentaires aux broches.

Les contacts peuvent cependant prendre d’autres formes, telles que des lames de contact ou autre forme connue.

Selon une caractéristique avantageuse, le connecteur mâle comporte au moins cinq contacts mâles et le connecteur femelle comportant au moins cinq contacts femelles, le connecteur mâle comprenant au moins trois contacts de puissance de même longueur, dont deux sont configurés pour alimenter électriquement le premier ou le deuxième élément, et l’autre est configuré pour alimenter électriquement une sonde ou un dispositif fixé sur le premier ou le deuxième élément.

Cette caractéristique permet avantageusement d’alimenter une sonde ou un dispositif agencée sur l’élément mobile. Il peut par exemple s’agir d’une sonde de température agencée sur un vitrage chauffant et configurée pour déterminer la température surfacique du vitrage. De préférence, chacun des connecteurs mâle et femelle comprend au moins quatre contacts de puissance, dont un est configuré pour servir de référence de tension, typiquement à 0 V. Avantageusement, chacun des connecteurs mâle et femelle est supporté par un support, un des supports étant monté avec jeu sur un boîtier, de manière à compenser un désalignement entre connecteurs mâle et femelle selon au moins une direction.

Selon un mode de réalisation avantageux, chacun des connecteurs mâle et femelle comprend au moins un contact de transmission configuré pour transmettre une information portée par un courant électrique, l’ensemble étant configuré pour que, lors du coulissement pour écarter le deuxième élément du premier élément, le contact mâle de position de fermeture est déconnecté de son contact femelle avant la déconnexion du contact de transmission, et l’au moins un contact mâle de masse est déconnecté de son contact femelle après la déconnexion du contact de transmission, et inversement lors du coulissement pour rapprocher le deuxième élément du premier élément.

Ce mode permet de transmettre une information provenant par exemple d’un dispositif agencé sur le premier ou sur le deuxième élément (tel qu’un dispositif d’alarme antieffraction) ou encore d’un dispositif agencé à l’extérieur d’un bâtiment comportant l’ensemble de connexion.

De préférence, le support est monté sur le boîtier avec jeu selon les trois directions spatiales. Grâce à cette caractéristique, il est possible de compenser les jeux d’alignement entre les deux éléments, par exemple entre un dormant et un ouvrant de fenêtre.

De préférence encore, le boîtier comporte un corps principal muni d’une rainure et un capot de fermeture du boîtier lorsqu’ agencé sur le corps principal, le capot de fermeture étant muni d’une butée, le support monté avec jeu sur le boîtier comportant au moins un pion inséré dans la rainure et maintenue dans celle-ci par la butée avec jeu selon au moins une direction, de préférence selon trois directions spatiales.

Selon un mode de réalisation particulier, l’une des parties mâle ou femelle comporte au moins un pion de centrage configuré pour coopérer avec une ouverture de l’autre des parties mâle ou femelle de sorte à assurer un guidage entre les parties mâle et femelle lors du coulissement.

Selon une variante avantageuse, chacun des contacts mâles est entouré par une première enveloppe de longueur supérieure à celle des contacts mâles et chacun des contacts femelles est entouré par une deuxième enveloppe de longueur supérieure à celle des contacts femelles, les premières et deuxièmes enveloppes étant configurées pour coopérer de sorte à assurer un guidage entre les parties mâle et femelle lors du coulissement.

Un tel guidage, plus précis entre parties mâle et femelle, permet de limiter les frottements des contacts mâles et femelles lors de la connexion et permet ainsi une meilleure tenue aux cycles de connexion et de déconnexion.

De préférence, les contacts mâles et femelles sont revêtus d’une couche d’or puis lubrifiés. Cela permet de diminuer encore plus les frottements et par là d’améliorer la durée de vie des contacts mâles et femelles. Selon un autre de ses aspects, l’invention concerne une utilisation d’un ensemble de connexion selon l’invention pour assurer une connexion/déconnexion électrique entre un ouvrant équipé d’un vitrage, notamment un vitrage extérieur fonctionnel avec sonde, et le dormant d’un local, tel qu’une véranda ou entre deux ouvrants équipés de vitrages d’un local, tel qu’une véranda.

Brève description des dessins

[Fig 1] La figure 1 est une vue d’un système comprenant un ouvrant coulissant par rapport à un dormant en configuration fermée ainsi qu’un ensemble de connexion selon l’invention. [Fig 2] La figure 2 est une vue du système de la figure 1 dans une configuration ouverte. [Fig 3] La figure 3 illustre de manière schématique un ensemble de connexion selon l’invention en position déconnectée.

[Fig 4] La figure 4 représente l’ensemble de la figure 3 dans une première position de connexion intermédiaire.

[Fig 5] La figure 5 représente l’ensemble de la figure 3 dans une deuxième position de connexion intermédiaire.

[Fig 6] La figure 6 représente l’ensemble de la figure 3 en position connectée.

[Fig 7] La figure 7 est une vue en perspective d’un mode de réalisation alternatif d’un ensemble de connexion selon l’invention.

[Fig 8] La figure 8 représente les éléments de la figure 7 selon un angle de vue différent. [Fig 9] La figure 9 est une vue éclatée d’un ensemble de connexion selon l’invention.

[Fig 10] La figure 10 est une vue d’un sous-ensemble d’un connecteur mâle d’un ensemble de connexion selon l’invention.

[Fig 11] La figure 11 est une vue des contacts femelles d’un ensemble de connexion selon l’invention.

[Fig 12] La figure 12 est une vue de l’ensemble des contacts d’un ensemble de connexion selon l’invention.

[Fig 13] La figure 13 est une vue un coupe d’une partie femelle d’un ensemble de connexion selon l’invention.

[Fig 14] La figure 14 est une vue en coupe d’un ensemble de connexion selon l’invention. [Fig 15] La figure 15 est une vue en coupe selon un axe différent d’un ensemble de connexion selon l’invention. Description détaillée

On a illustré en figure 1, un système 1 comprenant un dormant de fenêtre 2 fixe, un ouvrant 3 mobile en translation par rapport au dormant 2 et un ensemble de connexion électrique 10 selon l’invention.

Dans la configuration représentée en figure 1, le dormant 2 et l’ouvrant 3 sont en position fermée et l’ensemble de connexion 10 est en position connectée.

Dans la configuration représentée en figure 2, le dormant 2 et l’ouvrant 3 sont en position ouverte et l’ensemble de connexion 10, qui comprend une partie femelle 11 et une partie mâle 12, est en position déconnectée. La partie femelle 11 est en effet complètement déconnectée de la partie mâle 12.

Les figures 3 à 6 représentent de manière schématique un mode de réalisation de l’ensemble de connexion 10 à différentes étapes d’un procédé de connexion de l’ensemble.

Comme visible sur ces figures, la partie mâle 12 comporte, dans l’exemple illustré, un connecteur mâle avec six contacts mâles 13 à 18 sous la forme de broches cylindriques. Le connecteur femelle 11 comporte un connecteur femelle avec six contacts femelles 19 à 24 sous la forme de douilles, complémentaires en nombre et en position aux contacts mâles.

Le contact mâle 13 de plus grande longueur est un contact de masse.

Les contacts 14 et 15, de longueur intermédiaire par rapport aux autres contacts, sont des contacts de puissance configurés pour transmettre un courant électrique.

Le contact 16, de même longueur que les contacts de puissance 14 et 15, est un contact configuré pour alimenter électriquement une sonde ou un dispositif relié à l’ensemble de connexion, comme par exemple une sonde de température mesurant la température de surface d’un vitrage chauffant, et pour transmettre les mesures relevées par la sonde ou le dispositif.

Le contact 17, également de longueur identique aux contacts de puissance 14 et 15, est configuré pour servir de référence de tension, typiquement à 0 V.

Le contact 18, de longueur inférieure à celle des autres contacts, est un contact de position de fermeture. Ce contact permet avantageusement de détecter l’ouverture ou la fermeture de l’ensemble de connexion, c’est-à-dire la déconnexion ou la connexion respectivement des connecteurs mâle et femelle.

En effet, comme sa longueur est plus faible que celle des autres contacts, c’est le premier contact à être déconnecté lors d’un mouvement de déconnexion des connecteurs mâle et femelle. Ainsi, l’ensemble de connexion 10 est configuré de sorte que, dès que le contact 18 est déconnecté, aucun courant électrique ne parcourt les contacts de puissance.

De même, lors d’un mouvement de connexion des connecteurs mâle et femelle, l’ensemble de connexion 10 est configuré de sorte qu’aucun courant électrique ne parcourt les contacts de puissance avant que le contact 18 ne soit connecté au contact femelle 24 correspondant. Tel que représenté en figure 3, l’ensemble de connexion 10 est dans une configuration entièrement déconnectée. En effet, aucun contact mâle n’est connecté à un contact femelle correspondant.

En figure 4, le contact de masse 13 est connecté au contact femelle 19 correspondant, mais aucun des autres contacts n’est connecté.

En figure 5, le contact de masse 13 ainsi que les contacts de longueur intermédiaire 14, 15, 16, 17 sont connectés aux contacts femelles 19 à 23 correspondants, mais le contact de position de fermeture 18 n’est pas connecté au contact femelle 24 correspondant.

Dans cette position, on peut empêcher tout courant électrique de parcourir en particulier les contacts de puissance 14, 15, car le contact de position de fermeture 18 n’est pas connecté : cette information permet à un circuit électronique de commande d’empêcher la circulation d’un courant dans les contacts de puissance 14, 15.

En figure 6, la pleine connexion des connecteurs des parties mâle 12 et femelle 11 est réalisée. Comme le contact de position de fermeture 18 est connecté au contact 24, l’ensemble de connexion 10 est configuré de sorte qu’un courant électrique puisse parcourir les autres contacts 13 à 17.

La figure 7 représente un autre mode de réalisation d’un ensemble de connexion 10 selon l’invention.

Dans cet exemple, la partie femelle 11 comporte un boîtier 25 constitué d’un corps principal 26 et d’un capot de fermeture 27. Le boîtier 25 loge un support 28. Le support 28 est configuré pour supporter le connecteur femelle 50, qui est dans ce mode de réalisation constitué de deux sous-ensembles 29, 40. Le sous-ensemble 40 du connecteur femelle 50 comporte un contact de masse mâle 37 et un contact de masse femelle 19. Le sous-ensemble 29 loge les contacts de puissance, de transmission et de position de fermeture au sein des enveloppes 54, comme plus particulièrement visible en figure 10.

Le support 28 comprend en outre des pions de centrage 30 et un réceptacle 32 de pion de centrage. De manière avantageuse, le support 28 est monté avec jeu sur le boîtier 25.

La partie mâle 12 comporte un boîtier 33 logeant un connecteur mâle 51. Le connecteur mâle 51 est, dans le mode de réalisation illustré, constitué de deux sous-ensembles 34, 35. Le sous-ensemble 35 loge les contacts mâles de puissance et de position de fermeture dans les enveloppes 55. Le sous-ensemble 34 comporte un contact de masse mâle 13 configuré pour coopérer avec le contact de masse femelle 19 du connecteur femelle 50 ainsi qu’un contact de masse femelle 31 configuré pour réceptionner le contact de masse mâle 37 du connecteur femelle 50.

Le boîtier 33 comporte des ouvertures 36 configurées pour réceptionner les pions de centrage 30, lors de la connexion entre parties mâle et femelle.

Ainsi, lors du rapprochement des parties mâle et femelle, les pions de centrage 30 coopèrent avec les ouvertures 36 pour permettre un premier guidage entre les parties mâle et femelle. Dans un second temps, les contacts de masse 13, 31, 19, 37 assurent un guidage plus précis de la connexion des parties mâle et femelle.

Enfin, les enveloppes 54, 55 entourant respectivement les contacts mâles et les contacts femelles conduisent à un alignement encore plus précis des contacts mâles et femelles, ce qui minimise les frottements au cours de la connexion.

Ce mécanisme de guidage permet avantageusement de diminuer de manière significative l’usure des contacts mâles et femelles, afin de garantir une longue durée de vie à l’ensemble de connexion.

La figure 8 est une vue des éléments représentés en figure 7 selon un angle de vue différent. La figure 9 est une vue éclatée des parties mâle 12 et femelle 11 de l’ensemble de connexion 10.

Dans le mode de réalisation illustré, le connecteur femelle 50 est constitué de deux sous- ensembles 29, 40 solidaires l’un de l’autre. Le connecteur femelle 50 pourrait également être constitué d’une unique partie. De même, le connecteur mâle 51 est ici constitué de deux sous-ensembles 34, 35 solidaires l’un de l’autre, mais il pourrait également être constitué d’une unique partie.

La figure 10 est une vue latérale du sous-ensemble 35 abritant les contacts mâles de puissance 14, 15, 16, 17 et un contact de transmission 52 et de position de fermeture 18, les contacts mâles étant montrés désinsérés du sous-ensemble 35. Comme il apparaît clairement dans cette figure, le connecteur mâle comporte quatre contacts de puissance et un contact de transmission dans ce mode de réalisation. Le contact de transmission 52 permet de transmettre une information portée par un courant électrique.

La figure 11 est une vue du sous-ensemble 29 ainsi que des contacts de masse 19, 37 de la partie femelle et des contacts de masse 13, 31 de la partie mâle.

La figure 12 montre l’ensemble des contacts 13, 14, 15, 16, 17, 18, 31, 52 de la partie mâle et des contacts 19, 20, 21, 22, 23, 24, 37, 53 de la partie femelle d’un ensemble de connexion selon l’invention, les contacts étant montrés en-dehors des sous-ensembles 29, 35 qui les logent.

L’alignement des contacts mâles en figure 12 est représentatif de l’ordre de connexion des différents contacts au cours d’une connexion des parties mâles et femelles. En effet, comme visible en figure 12, les contacts de masse 13, 31 sont positionnés de manière à ce que leurs extrémités entrent en contact avec les contacts de masse 19, 37 de la partie femelle correspondants avant que les autres contacts mâles n’entrent en contact avec les contacts femelles correspondants. Les contacts de puissance et de transmission 14, 15, 16, 17, 52 sont alignés entre eux et sont positionnés de manière à entrer en contact avec les contacts femelles de puissance 20, 21, 22, 23 et de transmission 53 correspondants après les contacts de masse, mais avant que le contact de position de fermeture 18 n’entre en contact avec son contact femelle 24 correspondant.

Comme visible en figure 13, la partie femelle 11 est configurée de sorte que le support 28 est monté avec jeu sur le boîtier 25.

En effet, les pions de centrage 30 s’étendent des deux côtés du support 28. Les parties 41 des pions de centrage 30 s’étendant vers l’intérieur du boîtier 25 comprennent une section d’insertion 42 et une section de butée 43 de diamètre supérieur à celui de la section d’insertion 42. Les sections d’insertion 42 sont prévues pour être insérées dans des rainures

44 du boîtier 25. Les sections de butée 43 sont configurées pour avoir un diamètre supérieur aux dimensions des rainures 44 de manière à empêcher une désinsertion du support 28 par rapport au boîtier 25 selon un axe X de connexion entre les parties mâle 12 et femelle 11. Comme visible en figure 14, le capot de fermeture 27 fait avantageusement office de butée

45 lorsque monté sur le corps principal 26. Les butées 45 en coopération avec les rainures 44 permettent de maintenir les pions de centrage 30 dans les rainures 44 selon deux directions Y et Z orthogonales entre elles et toutes deux orthogonales à la direction X de connexion entre les parties mâle 12 et femelle 11. Ainsi, les pions de centrage 30, les rainures 44 et les butées 45 sont configurés de manière à maintenir les pions 30 dans les rainures 44 avec jeu.

Les jeux jx, jy, jz selon les trois axes X, Y, Z sont représentés en figures 14 et 15.

De préférence, les jeux jx, jy, jz des pions 30 dans les rainures 44 sont tels que jx £ 2 mm ; jy < 2 mm ; jz £ 4 mm, et sont de manière encore plus préférentielle tels que jx £ 1 mm ; jy < 1 mm ; jz £ 2 mm.

L’invention n’est pas limitée aux exemples qui viennent d’être décrits ; on peut notamment combiner entre elles des caractéristiques des exemples illustrés au sein de variantes non illustrées. D’autres variantes et améliorations peuvent être envisagées sans pour autant sortir du cadre de l’invention.

Par exemple, si dans les modes de réalisation illustrés, chaque élément de l’ensemble de connexion comporte un nombre de sept contacts sur le connecteur mâle 13 à l8 et 31 ou huit contacts sur le connecteur mâle 13 à 18, 31 et 52, on peut envisager un élément avec trois contacts en tout sur le connecteur mâle, dont un contact de masse, un contact de puissance et un contact pour la position de fermeture.