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Title:
METHOD FOR CORRECTING AN IMPULSE RESPONSE OF A PROPAGATION CHANNEL, CORRESPONDING COMPUTER PROGRAM PRODUCT AND DEVICE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2020/069841
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a method for correcting an impulse response of a propagation channel. Such a method comprises at least one iteration of the following steps: - obtaining (E300) a current impulse response of the propagation channel and an effective temporal position of the current impulse response; - obtaining (E310) an expected temporal position of the current impulse response; - computing (E320) a temporal difference between the effective temporal position and the expected temporal position; and - correcting (E330) the current impulse response on the basis of at least the temporal difference, delivering a corrected impulse response.

Inventors:
MOSSET FRÉDÉRIC (FR)
PIROT FRÉDÉRIC (FR)
Application Number:
EP2019/074656
Publication Date:
April 09, 2020
Filing Date:
September 16, 2019
Export Citation:
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Assignee:
ENENSYS TECH (FR)
International Classes:
H04L25/02; H04L27/26
Domestic Patent References:
WO2011002932A22011-01-06
Foreign References:
EP1082820A12001-03-14
Other References:
DONG-HYUN KANG ET AL: "A practical noise mitigation scheme for DVB-T/H system using delay spread estimation", IEEE TRANSACTIONS ON CONSUMER ELECTRONICS, IEEE SERVICE CENTER, NEW YORK, NY, US, vol. 53, no. 1, 1 February 2010 (2010-02-01), pages 9 - 17, XP011306106, ISSN: 0098-3063
Attorney, Agent or Firm:
VIDON BREVETS & STRATÉGIE (FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Procédé de correction d'une réponse impulsionnelle d'un canal de propagation, ledit procédé comprenant au moins une itération des étapes suivantes :

- obtention (E300) d'une réponse impulsionnelle courante (400_n) dudit canal de propagation et d'une position temporelle effective (Te_n) de ladite réponse impulsionnelle courante ;

obtention (E310) d'une position temporelle attendue (Ta_n) de ladite réponse impulsionnelle courante ;

- calcul (E320) d'un écart temporel entre ladite position temporelle effective et ladite position temporelle attendue ; et

correction (E330) de ladite réponse impulsionnelle courante sur la base au moins dudit écart temporel, délivrant une réponse impulsionnelle corrigée (400c_n), caractérisé en ce que ladite position temporelle attendue est obtenue sur la base d'un schéma temporel déterministe d'intervalles de temps disponibles pour une estimation dudit canal de propagation, ladite position temporelle attendue étant obtenue sur la base d'une somme entre :

une position temporelle effective (Te_r) d'une réponse impulsionnelle de référence (400r) ; et

- un multiple entier d'une période (T) dudit schéma périodique.

2. Procédé selon la revendication 1 dans lequel ladite période est une période d'émission de symboles de référence selon un protocole de radiocommunication, lesdites réponses impulsionnelles courante et de référence étant calculées sur la base d'un signal modulé selon ledit protocole et ayant été propagé à travers ledit canal de propagation.

3. Procédé selon la revendication 2 dans lequel ledit protocole de radiocommunication appartient au groupe comprenant :

- DVB-T/T2 (de l'anglais « Digital Video Broadcasting - Terrestrial ») ; ISDB-T (de l'anglais « Integrated Services Digital Broadcasting - Terrestrial ») ; ATSC-3 (de l'anglais « Advanced Télévision Systems Committee ») ;

DAB (de l'anglais « Digital Audio Broadcasting ») ;

DMB (de l'anglais « Digital Media Broadcasting ») ;

DTTB (de l'anglais « Digital Télévision Terrestrial Broadcasting »).

4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 dans lequel lesdites positions temporelles sont d'un type appartenant au groupe comprenant :

un rang d'échantillon dans une séquence d'échantillons ;

une date relative à une horloge de référence ;

une date absolue fournie par une horloge de référence.

5. Procédé selon la revendication 4 dans lequel ladite horloge de référence appartient au groupe comprenant :

une horloge synchronisée sur une référence du type 1 PPS (de l'anglais « Puise par Seconde ») ;

une horloge synchronisée selon un protocole NTP (de l'anglais « Network Time Protocol ») ;

une horloge synchronisée selon un protocole PTP (de l'anglais « Précision Time Protocol »).

6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 dans lequel, pour une itération courante, ladite réponse impulsionnelle de référence est une réponse impulsionnelle dudit canal de propagation sélectionnée à un instant donné.

7. Produit programme d'ordinateur comprenant des instructions de code de programme pour la mise en oeuvre du procédé de correction d'une réponse impulsionnelle d'un canal de propagation selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, lorsque ledit programme est exécuté sur un ordinateur.

8. Dispositif (500) de correction d'une réponse impulsionnelle d'un canal de propagation,

ledit dispositif comprenant une machine de calcul reprogrammable (502) ou une machine de calcul dédiée configurée pour :

- obtenir une réponse impulsionnelle courante (400_n) dudit canal de propagation et d'une position temporelle effective (Te_n) de ladite réponse impulsionnelle courante ;

obtenir une position temporelle attendue (Ta_n) de ladite réponse impulsionnelle courante ;

- calculer un écart temporel entre ladite position temporelle effective et ladite position temporelle attendue,

corriger ladite réponse impulsionnelle courante sur la base au moins dudit écart temporel, délivrant une réponse impulsionnelle corrigée (400c_n),

caractérisé en ce que ladite position temporelle attendue est obtenue sur la base d'un schéma temporel déterministe d'intervalles de temps disponibles pour une estimation dudit canal de propagation, ladite position temporelle attendue étant obtenue sur la base d'une somme entre :

une position temporelle effective (Te_r) d'une réponse impulsionnelle de référence (400r) ; et

- un multiple entier d'une période (T) dudit schéma périodique.

Description:
Procédé de correction d'une réponse impulsionnelle d'un canal de propagation, produit programme d'ordinateur et dispositif correspondants.

1 DOMAINE TECHNIQUE

Le domaine de l'invention est celui de la mise en oeuvre de la propagation d'information via un canal de propagation présentant un ou plusieurs trajets (ou échos).

L'invention se rapporte plus particulièrement à la surveillance des conditions de propagation via un tel canal de propagation.

L'invention trouve de nombreuses applications, notamment, mais non exclusivement, dans le domaine des réseaux de radiodiffusion, par exemple les réseaux de diffusion numérique dont notamment DVB-T/T2 (de l'anglais « Digital Video Broadcasting - Terrestrial »), ISDB-T (de l'anglais « Integrated Services Digital Broadcasting - Terrestrial »), ATSC-3 (de l'anglais « Advanced Télévision Systems Committee »), DAB (de l'anglais « Digital Audio Broadcasting »), DMB (de l'anglais « Digital Media Broadcasting »), ou encore DTTB (de l'anglais « Digital Télévision Terrestrial Broadcasting »).

2 ARRIERE-PLAN TECHNOLOGIQUE

On s'attache plus particulièrement dans la suite de ce document à décrire une problématique existante dans le domaine de la surveillance du canal de propagation utilisé dans les réseaux de télédiffusion numérique, notamment SFN (pour « Single Frequency Network » en anglais), à laquelle ont été confrontés les inventeurs de la présente demande de brevet. L'invention ne se limite bien sûr pas à ce domaine particulier d'application, mais présente un intérêt pour la surveillance de tout canal de propagation présentant un ou plusieurs trajets (e.g. transmission acoustique, optique, etc.).

La réponse impulsionnelle d'un canal de propagation radioélectrique, ou CIR (pour « Channel Impulse Response » en anglais), est la réponse du canal de propagation en question a une forme d'onde impulsionnelle émise par un émetteur à un instant donné. Une telle impulsion est reçue directement et/ou sous formes de répliques par un récepteur après un temps de propagation dans le canal en question. Par exemple, si le canal de propagation est de type mono-trajet (e.g. quand l'émetteur et le récepteur sont en vue directe, i.e. sans qu'il n'y ait de réflexion sur un objet tiers le long du trajet entre l'émetteur et le récepteur), une impulsion émise par l'émetteur engendre une seule impulsion reçue par le récepteur. Si en revanche le canal de propagation est du type multi-trajets (e.g. via des réflexions sur des objets environnants), une impulsion émise engendrera un train d'impulsions reçues par le récepteur.

Par ailleurs, dans un réseau SFN où plusieurs émetteurs transmettent les mêmes données au même instant et sur la même fréquence, le même phénomène est observé au niveau d'un récepteur placé dans une zone de couverture de chacun des émetteurs en question.

Enfin, des multi-trajets peuvent avoir lieu au sein d'un réseau SFN, ce qui donne alors lieu à l'observation de CIRs encore plus complexes comme illustré sur les figures la et lb.

Par exemple, le terminal 100 de la figure la reçoit trois fois, via trois trajets 120a, 120b et 120c distincts, une impulsion émise simultanément à l'instant tO par les premier 110a et deuxième 110b émetteurs.

De la sorte, la CIR obtenue (figure lb) au niveau du terminal 100 présente : à l'instant tl un premier pic 150a correspondant au premier trajet 120a en vue directe entre le deuxième émetteur 110b et le terminal 100. Le premier trajet 120a est en effet le plus court parmi les trois trajets 120a, 120b et 120c ;

à l'instant t2 un deuxième pic 150b correspondant au deuxième trajet 120b entre le deuxième émetteur 110b et le terminal 100 via une réflexion sur le bâtiment 130 ; et

à l'instant t3 un troisième pic 150c correspondant au troisième trajet 120c en vue directe entre le premier émetteur 110a et le terminal 100, le troisième trajet 120c étant le plus long parmi les trois trajets 120a, 120b et 120c.

Afin de gérer un réseau du type SFN, des équipements de surveillance permettent de surveiller la CIR reçue en un point donné. En mettant ensuite des alarmes de présence de certains trajets, on s'assure que les différents émetteurs du réseau sont toujours en train d'émettre.

Une première problématique liée à un tel système vient du fait que la CIR n'est pas obligatoirement fixe dans le temps. Par exemple, dans le cas illustré sur la figure la, si le deuxième trajet 120b est provoqué par la réflexion sur un camion garé sur un parking, et non le bâtiment 130, au départ du camion, la CIR va être modifiée.

Une deuxième problématique liée à un tel système vient du fait que la CIR est obtenue après démodulation par le récepteur du dispositif de surveillance. De tels démodulateurs vont chercher à positionner la CIR dans une fenêtre temporelle d'observation prédéfinie, et optimum au sens de la démodulation et du décodage.

Par exemple, certains démodulateurs vont positionner la CIR dans la fenêtre d'observation en question en se basant sur le centre de gravité pondéré des différents pics de la CIR (chaque pic correspondant à un trajet donné du canal de propagation). Un tel comportement est illustré sur les trois CIRs des figures 2a à 2c correspondant chacune à un même canal considéré à trois instants différents. On obtient ainsi trois CIRs présentant des pics différemment positionnés dans la fenêtre d'observation en fonction notamment de la puissance des pics en question (et donc de manière équivalente de l'atténuation subie par le signal le long du trajet correspondant). On observe ainsi qu'un chemin donné à de fortes chances de changer de position temporelle dans la fenêtre d'observation à cause de l'évolution de la puissance et du délai des différents chemins du canal de propagation. De la sorte, un appareil de surveillance pour lequel une alerte est positionnée sur un chemin donné (e.g. situé en milieu de fenêtre) à un instant donné à de fortes chances de déclencher une fausse alarme lorsque le trajet surveillé se déplace dans le temps dans la fenêtre d'observation. Ce comportement est encore amplifié lorsque le démodulateur positionne la CIR dans la fenêtre en se basant sur le chemin le plus fort. Dans ce cas en effet, un basculement brutal d'un chemin à un autre peut se produire lorsque le chemin de plus forte puissance change à un moment donné.

Il existe ainsi un besoin pour stabiliser la CIR, par exemple afin de minimiser les fausses alertes d'un équipement de surveillance. Il existe enfin un besoin pour que la méthode proposée soit simple en ce qui concerne l'implémentation matérielle.

3 RESUME

Ainsi, selon un premier aspect, l'invention concerne un procédé de correction d'une réponse impulsionnelle d'un canal de propagation. Un tel procédé comprend au moins une itération des étapes suivantes :

obtention d'une réponse impulsionnelle courante du canal de propagation et d'une position temporelle effective de la réponse impulsionnelle courante ;

obtention d'une position temporelle attendue de la réponse impulsionnelle courante ;

calcul d'un écart temporel entre la position temporelle effective et la position temporelle attendue ; et

correction de la réponse impulsionnelle courante sur la base au moins de l'écart temporel, délivrant une réponse impulsionnelle corrigée.

Ainsi, l'invention propose une solution nouvelle et inventive pour permettre la correction d'une CIR, e.g. d'un canal de propagation radiofréquence.

Pour ce faire, la méthode revendiquée propose de déterminer l'écart entre la position temporelle effective de la CIR en question (e.g. la position temporelle d'un échantillon de rang donné de la CIR telle que délivré par un démodulateur estimant la CIR en question) et sa position temporelle attendue (e.g. la position temporelle attendue de l'échantillon de rang donné en question) afin de corriger cette dernière. De la sorte, la CIR se trouve stabilisée. Par exemple, les pics représentatifs des trajets du canal de propagation restent à une même localisation temporelle, quand bien même le dispositif d'estimation du canal estimant la CIR procède à un recentrage dans le temps de cette dernière avant de la délivrer (par exemple un recentrage basé sur le centre de gravité pondéré des différents pics de la CIR, ou bien basé sur le pic de plus forte amplitude).

Selon un mode de réalisation particulier, la position temporelle attendue est obtenue sur la base d'un schéma temporel déterministe d'intervalles de temps disponibles pour une estimation du canal de propagation. Ainsi, les intervalles de temps disponibles pour une estimation du canal de propagation peuvent être prédits par le dispositif mettant en oeuvre le procédé selon l'invention.

Selon un mode de réalisation particulier, le schéma temporel déterministe est un schéma périodique. La position temporelle attendue est obtenue sur la base d'une somme entre :

une position temporelle effective d'une réponse impulsionnelle de référence ; et un multiple entier d'une période du schéma périodique.

Ainsi, la position temporelle attendue est obtenue de manière simple et robuste.

Selon un mode de réalisation particulier, la période est une période d'émission de symboles de référence selon un protocole de radiocommunication. Les réponses impulsionnelles courante et de référence sont calculées sur la base d'un signal modulé selon le protocole et ayant été propagé à travers le canal de propagation.

Ainsi, le dispositif d'estimation du canal estime et délivre les CIRs périodiquement dans le temps.

Selon un mode de réalisation particulier, le protocole de radiocommunication appartient au groupe comprenant :

DVB-T/T2 (de l'anglais « Digital Video Broadcasting - Terrestrial ») ;

ISDB-T (de l'anglais « Integrated Services Digital Broadcasting - Terrestrial ») ;

ATSC-3 (de l'anglais « Advanced Télévision Systems Committee ») ;

DAB (de l'anglais « Digital Audio Broadcasting ») ;

DMB (de l'anglais « Digital Media Broadcasting ») ;

DTTB (de l'anglais « Digital Télévision Terrestrial Broadcasting »).

Selon un mode de réalisation particulier, les positions temporelles sont d'un type appartenant au groupe comprenant :

un rang d'échantillon dans une séquence d'échantillons ;

une date relative à une horloge de référence ;

une date absolue fournie par une horloge de référence.

Selon un mode de réalisation particulier, l'horloge de référence appartient au groupe comprenant : une horloge synchronisée sur une référence du type 1 PPS (de l'anglais « Puise par Seconde ») ;

une horloge synchronisée selon un protocole NTP (de l'anglais « Network Time Protocol ») ;

une horloge synchronisée selon un protocole PTP (de l'anglais « Précision Time Protocol »).

Selon un mode de réalisation particulier, pour une itération courante, la réponse impulsionnelle de référence est une réponse impulsionnelle du canal de propagation sélectionnée à un instant donné.

Selon un mode de réalisation particulier, pour une itération courante, la réponse impulsionnelle de référence est une réponse impulsionnelle corrigée obtenue à une itération précédente.

Selon un mode de réalisation particulier, le procédé comprend en outre une étape d'affichage de la réponse impulsionnelle corrigée sur un écran d'un équipement de surveillance du canal de propagation.

L'invention concerne également un produit programme d'ordinateur comprenant des instructions de code de programme pour l'exécution des étapes du procédé de correction d'une réponse impulsionnelle d'un canal de propagation tel que décrit ci-dessus (selon l'un quelconque des différents modes de réalisation précités).

L'invention concerne également un dispositif de correction d'une réponse impulsionnelle d'un canal de propagation apte à mettre en oeuvre le procédé de correction d'une réponse impulsionnelle d'un canal de propagation selon l'invention (selon l'un quelconque des différents modes de réalisation précités).

Ainsi, les caractéristiques et avantages de ce dispositif sont les mêmes que ceux du procédé de correction d'une réponse impulsionnelle d'un canal de propagation multi- trajets décrit précédemment. Par conséquent, ils ne sont pas détaillés plus amplement.

Selon un mode de réalisation particulier, le dispositif de correction selon l'invention est embarqué dans un dispositif de surveillance du canal de propagation.

4 LISTE DES FIGURES D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante, donnée à titre d'exemple indicatif et non limitatif, et des dessins annexés, dans lesquels :

les figures la et lb, déjà discutées ci-dessus en section 2, illustrent respectivement un terminal recevant un signal via trois trajets dans un réseau SFN et la CIR correspondante ;

les figures 2a, 2b et 2c, déjà discutées ci-dessus en section 2, illustrent trois CIR correspondant chacune à un même canal considéré à trois instants différents ; la figure 3 illustre les étapes d'un procédé de correction d'une CIR selon un mode de réalisation de l'invention ;

la figure 4 illustre un exemple de mise en oeuvre du procédé de la figure 3 ; et la figure 5 illustre les blocs fonctionnels d'un dispositif de correction d'une CIR selon un mode de réalisation de l'invention.

5 DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION

Sur toutes les figures du présent document, les éléments et étapes identiques sont désignés par une même référence.

On décrit maintenant, en relation avec la figure 3 les étapes d'un procédé de correction d'une CIR selon un mode de réalisation de l'invention. Certains traitements mis en oeuvre dans certaines étapes du procédé selon l'invention sont par ailleurs discutés en relation avec la figure 4.

Lors d'une étape E300, une CIR courante d'un canal de propagation (e.g. un canal de propagation radiofréquence, acoustique, etc.), référencée 400_n sur la figure 4, présentant un ou plusieurs trajets sur une fenêtre temporelle d'observation donnée est obtenue, ainsi qu'une position temporelle effective Te_n de la réponse impulsionnelle courante 400_n.

Par exemple, la CIR courante 400_n est délivrée par un dispositif d'estimation du canal de propagation (e.g. le démodulateur d'un équipement de surveillance du canal de propagation). Le dispositif d'estimation du canal en question délivre alors, en plus de la CIR courante 400_n, la position temporelle effective Te_n. La position temporelle effective Te_n est représentative de la localisation dans le temps de la CIR courante 400_n. Par exemple, la position temporelle effective Te_n est représentative de la localisation dans le temps (e.g. une information d'horodatage) d'un échantillon de rang prédéterminé dans la séquence d'échantillons représentative de la CIR courante 400_n délivrée par le dispositif d'estimation du canal.

Dans le mode de réalisation illustré sur la figure 4, le dispositif d'estimation du canal positionne les CIRs dans les fenêtres temporelles qu'il délivre en les centrant sur le chemin de plus forte amplitude tout en cherchant à garder l'ensemble des chemins des CIRs en question dans les fenêtres temporelles correspondantes. La position temporelle effective Te_n est choisie ici comme étant représentative de la localisation dans le temps de l'échantillon central (ou du milieu) dans la séquence d'échantillons représentative de la CIR courante 400_n. Dans d'autres modes de réalisation non illustrés, la position temporelle effective est représentative de la localisation dans le temps d'un autre échantillon de la CIR courante 400_n.

Lors d'une étape E310, une position temporelle attendue Ta_n de la réponse impulsionnelle courante 400_n est obtenue.

Plus particulièrement, la position temporelle attendue Ta_n est représentative de la localisation dans le temps telle qu'attendue pour la CIR courante 400_n. Par exemple, lorsque la position temporelle effective Te_n correspond à la localisation dans le temps d'un échantillon de rang prédéterminé dans la séquence d'échantillons représentative de la CIR courante 400_n délivrée par le dispositif d'estimation du canal, la position temporelle attendue Ta_n correspond à la localisation dans le temps telle qu'attendue pour l'échantillon de rang prédéterminé en question (e.g. l'échantillon central de la CIR courante 400_n dans l'exemple illustré sur la figure 4).

Dans le mode de réalisation illustré sur la figure 4, la position temporelle attendue Ta_n est obtenue sur la base d'une somme entre :

une position temporelle effective Te_r d'une réponse impulsionnelle de référence 400r ; et

un multiple entier d'une période T d'un schéma périodique. Selon ce mode de réalisation, une étape d'acquisition de la CIR de référence 400r et de la position temporelle Te_r associée peut être mise en oeuvre, préalablement à l'étape E310.

Par exemple, la réponse impulsionnelle de référence 400r est une réponse impulsionnelle du canal de propagation sélectionnée à un instant donné.

Par ailleurs, lorsque la position temporelle effective Te_n correspond à la localisation dans le temps d'un échantillon de rang prédéterminé dans la séquence d'échantillons représentative de la CIR courante 400_n délivrée par le dispositif d'estimation du canal, la position temporelle effective Te_r correspond à la localisation dans le temps de l'échantillon de même rang (e.g. l'échantillon central de la CIR courante 400_n dans l'exemple illustré sur la figure 4) dans la CIR de référence 400r.

Dans certains modes de réalisation, le dispositif d'estimation du canal délivrant les CIRs courante 400_n et de référence 400r estime les CIRs en question sur la base d'un signal modulé selon un protocole de radiocommunication donné et ayant été propagé à travers le canal de propagation. La période T est choisie comme étant une période d'émission de symboles de référence selon le protocole de radiocommunication en question, par exemple la durée d'une trame radio comme dans le mode de réalisation illustré sur la figure 4. Dans certaines variantes, la période T est connue du dispositif 500 (décrit ci-dessous en relation avec la figure 5) mettant en oeuvre le procédé de correction d'une CIR selon l'invention. Dans d'autres variantes, le dispositif 500 estime directement la période T sur la base des données reçues selon le protocole de radiocommunication en question.

Dans d'autres modes de réalisation, le dispositif d'estimation du canal délivrant les CIRs courante 400_n et de référence 400r estime les CIRs en question sur la base d'un signal modulé selon un protocole de radiocommunication dans lequel les symboles de référence sont plus généralement diffusés selon un schéma temporel déterministe. Un tel schéma, pouvant se réduire à une diffusion périodique, peut également être plus complexe tout en restant déterministe (par exemple dans un schéma de diffusion par saut de fréquence ou autre). Dans certaines variantes, il s'agit d'un schéma temporel déterministe prédéterminé. Dans d'autres variantes, il s'agit d'un schéma temporel déterministe mis à jour à certains instants. Dans ce dernier cas, la signalisation selon le protocole de radiocommunication considéré peut également signaler la mise à jour en question. Le dispositif 500 mettant en oeuvre le procédé de correction d'une CIR selon l'invention obtient la position temporelle attendue Ta_n sur la base de la position temporelle effective Te_r et du schéma temporel déterministe en question. De la même manière que dans le cas périodique décrit ci-dessus, un tel schéma temporel déterministe est soit connu du dispositif 500, soit estimé par le dispositif 500 sur la base des données reçues.

Par exemple, le protocole de radiocommunication est le protocole DVB-T/T2, ISDB-T, ATSC-3, DAB, DMB ou DTTB. Dans d'autres variantes, d'autres protocoles de radiocommunication sont utilisés.

Dans certains modes de réalisation, les positions temporelles effectives Te_n et Te_r, ainsi que la position temporelle attendue Ta_n sont d'un type appartenant au groupe comprenant :

un rang d'échantillon dans une séquence d'échantillons (e.g. la séquence d'échantillons du signal reçu tels que délivrés en continu par le récepteur comprenant le dispositif d'estimation du canal) ;

une date relative à une horloge de référence ;

une date absolue fournie par une horloge de référence.

Par exemple, l'horloge de référence appartient au groupe comprenant :

une horloge 410 synchronisée sur une référence du type 1 PPS ;

une horloge 410 synchronisée selon un protocole NTP ;

une horloge 410 synchronisée selon un protocole PTP.

En pratique, il n'est pas nécessaire que le dispositif d'estimation du canal délivrant les CIRs courante 400_n et de référence 400r (e.g. le démodulateur d'un équipement de surveillance du canal de propagation) utilise la même horloge de référence que le dispositif 500 mettant en oeuvre le procédé de correction d'une CIR selon l'invention. En effet, les dispositifs en question utilisant chacun une horloge stable, le dispositif 500 est apte à obtenir la position temporelle attendue Ta_n (i.e. la localisation dans le temps de l'échantillon de rang prédéterminé dans la séquence d'échantillons représentatif de la CIR courante 400_n délivrée par le dispositif d'estimation du canal) sur la base de la position temporelle effective Te_r de la CIR de référence 400r et du schéma temporel déterministe précité (périodique ou non, prédéterminé ou mis à jour).

De retour à la figure 3, lors d'une étape E320, un écart temporel At_n entre les positions temporelles effective Te_n et attendue Ta_n de la CIR courante 400_n est calculé, par exemple par différence entre les positions temporelles en question.

Lors d'une étape E330, la CIR courante 400_n est corrigée sur la base de l'écart temporel At_n, délivrant une CIR corrigée, référencée 400c_n sur la figure 4.

Dans l'exemple illustré sur la figure 4, l'écart temporel At_n est nul. En effet, le pic de plus forte amplitude 400rl présent au centre de la CIR de référence 400r est également présent dans la CIR courante 400_n. Le pic en question est également le pic de plus forte amplitude dans la CIR courante 400_n. Par ailleurs, le dispositif d'estimation du canal positionne dans le cas présent les CIRs dans les fenêtres qu'il délivre en les centrant sur le chemin de plus forte amplitude. De la sorte, le dispositif d'estimation du canal positionne de la même manière la CIR de référence 400r et la CIR courante 400_n dans les fenêtres temporelles respectives en les centrant sur le chemin 400rl. Dans ce cas, les positions temporelles attendue Ta_n et effective Te_n de la CIR courante 400_n sont identiques. Ainsi, la CIR corrigée 400c_n est identique à la CIR courante 400_n.

De même, l'itération suivante du procédé selon l'invention, i.e. appliquée à la CIR 400_npl estimée par le dispositif d'estimation du canal sur la base de la trame radio n+1, conduit à la même conclusion. En effet, le pic de plus forte amplitude 400rl est présent à la fois dans la CIR de référence 400r et dans la CIR 400_npl. Le pic en question est également le pic de plus forte amplitude dans la CIR 400_npl. Les positions temporelles attendue Ta_npl et effective Te_npl de la CIR 400_npl sont ainsi identiques. De la sorte, l'écart temporel At_npl est nul et la CIR corrigée 400c_npl est identique à la CIR 400_npl.

A contrario, l'itération suivante du procédé selon l'invention, i.e. appliquée à la CIR 400_np2 estimée par le dispositif d'estimation du canal sur la base de la trame n+2, conduit à une conclusion différente. En effet, le pic de plus forte amplitude 400rl présent au centre de la CIR de référence 400r n'est plus présent dans la CIR 400_np2. De la sorte, le dispositif d'estimation du canal centre ici la CIR 400_np2 sur le deuxième pic de plus forte amplitude dans la CIR 400_np2. Le pic en question correspond au pic 400r2 présent dans la CIR de référence 400r.

Ainsi, alors que la position temporelle attendue Ta_np2 (i.e. la localisation temporelle attendue de l'échantillon central dans la séquence d'échantillons représentative de la CIR 400_np2) est celle correspondant au pic de plus forte amplitude 400rl, la position temporelle effective Te_np2 (i.e. la localisation temporelle effective de l'échantillon central en question) correspond ici au deuxième pic de plus forte amplitude 400r2. Il en résulte que l'écart temporel At_np2 est égal à +2 (e.g. dans une base de temps de référence utilisée par le dispositif 500). De la sorte, lors de la mise en oeuvre de l'étape E330, la CIR 400_np2 est corrigée (e.g. via un décalage temporel) sur la base de l'écart temporel At_np2 de manière à ce que l'échantillon central de la séquence d'échantillons représentative de la CIR 400_np2 soit effectivement l'échantillon correspondant au pic de plus forte amplitude 400rl présent au centre de la CIR de référence 400r. Une CIR corrigée 400c_np2 est ainsi délivrée.

De la même manière, l'itération suivante du procédé selon l'invention, i.e. appliquée à la CIR 400_np3 estimée par le dispositif d'estimation du canal sur la base de la trame n+3, conduit également à une correction de la CIR 400_np3. Là encore, le pic de plus forte amplitude 400rl présent au centre de la CIR de référence 400r n'est plus présent dans la CIR 400_np3. Plus particulièrement, le dispositif d'estimation du canal (qui positionne les CIRs dans les fenêtres temporelles qu'il délivre en les centrant sur le chemin de plus forte amplitude tout en cherchant à garder l'ensemble des chemins des CIRs en question dans les fenêtres temporelles correspondantes) centre ici la CIR 400_np3 sur un ensemble de deux pics dont un pic de plus forte amplitude qui n'était pas présent dans la CIR de référence 400r. Dans l'exemple illustré en figure 4, il en résulte que l'écart temporel At_np3 est égal à -1. De la sorte, lors de la mise en oeuvre de l'étape E330, la CIR 400_np3 est corrigée (e.g. via un décalage temporel) sur la base de l'écart temporel At_np3 de manière à ce que l'échantillon central de la séquence d'échantillons représentative de la CIR 400_np3 soit effectivement l'échantillon correspondant au pic de plus forte amplitude 400rl présent au centre de la CIR de référence 400r. Une CIR corrigée 400c_np3 est ainsi délivrée.

Comme illustré via les différentes configurations discutées ci-dessus, une CIR traitée par le procédé selon l'invention se trouve stabilisée. Par exemple, les pics représentatifs des trajets du canal de propagation restent à une même localisation temporelle, quand bien même le dispositif d'estimation du canal estimant la CIR procède à un recentrage dans le temps de cette dernière avant de la délivrer (par exemple un recentrage basé sur le centre de gravité pondéré des différents pics de la CIR, ou bien basé sur le pic de plus forte amplitude).

Dans des modes de réalisation, pour une itération courante, la CIR de référence est une CIR corrigée obtenue à une itération précédente.

Dans des modes de réalisation, le procédé de correction d'une CIR selon l'invention comprend en outre une étape d'affichage de la CIR corrigée, par exemple sur un écran d'un équipement de surveillance du canal de propagation.

La figure 5 présente un exemple de structure d'un dispositif 500 de correction d'une CIR. Plus particulièrement, un tel dispositif 500 permet la mise en oeuvre du procédé de la figure 3. Le dispositif 500 comprend une mémoire vive 503 (par exemple une mémoire RAM), une unité de traitement 502 équipée par exemple d’un processeur, et pilotée par un programme d’ordinateur stocké dans une mémoire morte 501 (par exemple une mémoire ROM ou un disque dur). A l’initialisation, les instructions de code du programme d’ordinateur sont par exemple chargées dans la mémoire vive 503 avant d’être exécutées par le processeur de l’unité de traitement 502.

Cette figure 5 illustre seulement une manière particulière, parmi plusieurs possibles, de réaliser les moyens compris dans le dispositif 500, afin qu'il effectue certaines étapes du procédé détaillé ci-dessus, en relation avec la figure 3 (dans l'un quelconque des différents modes de réalisation). En effet, ces étapes peuvent être réalisées indifféremment sur une machine de calcul reprogrammable (un ordinateur PC, un processeur DSP ou un microcontrôleur) exécutant un programme comprenant une séquence d'instructions, ou sur une machine de calcul dédiée (par exemple un ensemble de portes logiques comme un FPGA ou un ASIC, ou tout autre module matériel). Dans le cas où les moyens compris dans le dispositif 500 sont réalisés avec une machine de calcul reprogrammable, le programme correspondant (c'est-à-dire la séquence d'instructions) pourra être stocké dans un médium de stockage amovible (tel que par exemple une disquette, un CD-ROM ou un DVD-ROM) ou non, ce médium de stockage étant lisible partiellement ou totalement par un ordinateur ou un processeur.

Dans des modes de réalisation, le dispositif 500 de correction d'une CIR est embarqué dans un équipement de surveillance du canal de propagation. Dans ce cas, le dispositif 500 est par exemple configuré pour afficher la CIR courante et/ou corrigée sur un dispositif d'affichage (e.g. un écran de l'équipement de surveillance en question).