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Patent Searching and Data


Title:
MODULAR ENDLESS CONVEYOR BELT
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2006/120354
Kind Code:
A1
Abstract:
The modular endless conveyor belt comprises a structure provided with guides to support the upper run (6) of said belt (2), curvilinear guide means and stabilization means for said belt with relation to the perpendicular in curved trajectory sections. The curvilinear guide means are made up of rollers regularly distributed on the structure, cooperating with lugs (15) arranged on the internal surface (16) of said belt. Said lugs (15) comprise a shoulder for stabilizing said belt. The guide has the form of a rail (21), arranged below the rollers (17), cooperating with a shoulder (24) on each lug (15) to counteract the vertical movements to which the belt (2) is subjected as a function of the load being transported. The rail (21) arranged below the rollers (17) has the form of a thin metal sheet in a circular arc and said sheet is housed in a rebate (19) provided in the support structure for the upper run (6) of the belt (2).

More Like This:
JP2000044030SLAT CONVEYOR CHAIN
Inventors:
PETROVIC ZMAJ (FR)
Application Number:
PCT/FR2006/001062
Publication Date:
November 16, 2006
Filing Date:
May 12, 2006
Export Citation:
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Assignee:
SIDEL SA (FR)
PETROVIC ZMAJ (FR)
International Classes:
B65G17/08; B65G21/22
Foreign References:
US6129202A2000-10-10
EP0480863A11992-04-15
US2256005A1941-09-16
US3094206A1963-06-18
US6386355B12002-05-14
Attorney, Agent or Firm:
Religieux, Bernard (1 rue du Fossé des Orphelins, Strasbourg, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS
1. Convoyeur à tapis sans fin modulaire comprenant une structure, ou bâti, pour porter et guider les brins supérieur et inférieur dudit tapis dans les portions de trajectoires courbes et, en particulier, des moyens de guidage curviligne et de stabilisation du brin supérieur, lesquels moyens de guidage curviligne sont constitués de galets (17), régulièrement répartis sur ladite structure porteuse, coopérant avec des taquets (15) qui sont disposés sur la surface interne (16) dudit tapis, lesquels taquets (15) comportent un talon (24) qui coopère avec des moyens appropriés pour stabiliser ledit brin supérieur du tapis, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de stabilisation constitués d'un rail (21) courbe qui est disposé directement sous lesdits galets (17) pour coopérer avec ledit talon (24) de chaque taquet (15). Convoyeur à tapis sans fin modulaire selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une structure pour porter le brin (6) supérieur du tapis qui est constituée d'une semelle (7) façonnée, en forme de portion de couronne circulaire, dans une plaque en matériau thermoplastique, laquelle semelle (7) comporte une entaille qui est aménagée en courbe dans son épaisseur, à proximité de son rebord externe, laquelle entaille est constituée d'une rainure (39) pour le passage des taquets (15) et d'une feuillure (19) pour loger les moyens de guidage et de stabilisation dudit brin (6) supérieur du tapis. Convoyeur à tapis sans fin modulaire selon la revendication 2, caractérisé en ce que le rail (21) disposé sous les galets (17) se présente sous la forme d'une lame métallique mince qui est conformée, comme la semelle (7), en arc de cercle, lequel rail (21) est logé et fixé dans la feuillure (19) de la semelle (7) et son rebord externe s'étend en saillie dans la rainure (39) où circulent les taquets (15). Convoyeur à tapis sans fin modulaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque taquet (15) se présente sous la forme d'une excroissance moulée, de façon monobloc, sur la surface (16) interne du tapis (2), laquelle excroissance comporte, d'une part, un logement (27) pour accueillir une pièce rapportée en forme de patin (18) aménagé pour rouler sur les galets (17), et, d'autre part, audelà dudit logement (27), un aménagement en forme d'équerre dont la branche terminale forme une sorte de talon (24) qui coopère avec le rail de stabilisation.. Convoyeur à tapis sans fin modulaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'entraxe entre deux galets (17) adjacents est compris entre 0,5 et 1,5 fois l'intervalle existant entre deux taquets (15) consécutifs du tapis (2). 6 Convoyeur à tapis sans fin modulaire selon l'une quelconque des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que le patin (18) comporte une paroi (25) de roulage de forme trapézoïdale dont la hauteur correspond au moins à celle des galets (17) et dont la longueur est de l'ordre des 3A de l'intervalle existant entre deux taquets (15) du tapis (2). 7 Convoyeur à tapis sans fin modulaire selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que le patin (18) comprend, derrière la paroi (25) de roulage, une excroissance monobloc en forme de plot (26), lequel plot (26) s'encastre dans un logement (27) approprié qui est aménagé dans le taquet (15) et il est muni de moyens permettant son verrouillage par rapport audit taquet (15). 8 Convoyeur à tapis sans fin modulaire selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage du plot (26) du patin (18), sur le taquet (15), sont constitués d'un ergot (31) comme, par exemple, un ergot en forme de cylindre tronqué qui coopère avec un orifice (30) aménagé dans une cloison (29) dudit taquet (15). 9 Convoyeur à tapis sans fin modulaire selon la revendication 8, caractérisé en ce que la cloison (30) du taquet (15) qui permet le verrouillage du plot (26) du patin (18) s'étend, d'une part, entre deux flancs (28) dudit corps, lesquels flancs sont perpendiculaires à la surface interne (16) du tapis (2) et à son sens de déplacement, et elle se prolonge, d'autre part, audelà de la paroi (25) trapézoïdale dudit patin, sous la forme d'une équerre qui se termine par le talon (24). 10 Structure porteuse courbe pour convoyeur selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce qu'elle est constituée d'une plaque en matériau thermoplastique usinée, comportant une entaille (37) courbe dans son épaisseur, laquelle entaille (37) comprend une rainure (39) pour le passage des taquets (15) et une feuillure pour accueillir les galets (17) de guidage du brin (6) supérieur du tapis et, disposé sous lesdits galets, le rail (21) de stabilisation dudit brin (6) supérieur du tapis. 11 Structure porteuse courbe selon la revendication 10, caractérisée en ce qu'elle comporte, dans la feuillure de logement des galets (17) et du rail de stabilisation (21), des orifices (40) aménagés pour accueillir les axes (50) desdits galets (17), chaque axe (50) comportant un épaulement (51) qui s'interpose entre son galet (17) et le rail (21) de stabilisation, ledit axe (50) étant par ailleurs muni, à son extrémité inférieure, d'un renflement (52) qui permet son verrouillage par emmanchement en force dans ledit orifice (40) et le verrouillage dudit rail (21). 12 Structure porteuse courbe selon la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle comporte un rail (21) muni de trous (53) de forme oblongue, disposés en visàvis des orifices (40) aménagés dans la semelle (7) sur laquelle il est verrouillé, lesquels trous (53) ont des dimensions qui tiennent compte de la différence qui existe entre le coefficient de dilatation dudit rail et celui de ladite semelle (7).
Description:
CONVOYEUR A TAPIS SANS FIN MODULAIRE

La présente invention concerne un dispositif convoyeur à tapis sans fin modulaire, muni de moyens pour guider ledit tapis dans les portions de trajectoires courbes.

Ce type de tapis, généralement réalisé en matériau thermoplastique, comme décrit dans le document US 5573105, peut comporter des moyens intrinsèques qui permettent d'améliorer son guidage, en particulier au niveau des portions courbes du convoyeur. En fait, il s'agit essentiellement de réduire les frottements entre le tapis et la structure porteuse de ce dernier et, autant que possible, de pallier les conséquences de ce frottement qui peut varier dans des proportions importantes selon l'importance de la charge véhiculée par le brin supérieur dudit tapis.

Les conséquences de ce frottement sont multiples. Il y a tout d'abord réchauffement entre les parties mobiles, c'est-à-dire le tapis, et les parties fixes constituées par les différents éléments de la structure porteuse dudit tapis ; il y a aussi l'usure du tapis qui est réalisé en matériau thermoplastique, et, autre conséquence importante, l'instabilité dudit tapis. En effet, dans les courbes, sous l'effet de la charge et de la traction, le tapis peut avoir tendance à se soulever au niveau de sa périphérie extérieure.

Il existe des solutions pour réduire le frottement entre le tapis et la structure du convoyeur. Comme décrit dans le document précité, le tapis peut comporter des galets qui sont montés en saillie sur sa surface interne et ces galets sont disposés sur toute la longueur du tapis, fixés par des moyens appropriés, pour coopérer avec un guide courbe situé au niveau de chaque partie courbe dudit convoyeur.

En plus de leur fonction spécifique liée au guidage curviligne du tapis, les galets peuvent aussi assurer la stabilisation du tapis contre les risques de soulèvement du brin supérieur dans les portions en courbe du convoyeur.

Pour cette fonction de stabilisation du tapis, les galets du document précité coopèrent avec un aménagement du guide courbe fixe, lequel aménagement se présente sous la forme d'un rebord continu, disposé en saillie par rapport à la surface

active de roulement dudit guide, lequel rebord s'étend entre lesdits galets et la surface interne du tapis.

Dans un autre mode de réalisation, cette fonction de stabilisation du brin supérieur du tapis dans les parties courbes du convoyeur est assurée au moyen d'un guide courbe qui est disposé au niveau de la périphérie externe desdites parties courbes, et ce guide coopère avec des protubérances en forme d'équerre, ou de crochet, qui sont disposées en saillie sur la surface interne du rebord périphérique dudit tapis.

Il existe également, comme décrits dans le document US 3 094 206, d'autres types* de tapis convoyeurs, non modulaires, qui comportent des galets coopérant avec un guide dans les parties courbes. Dans ce document, des galets sont également disposés directement sur le bâti courbe, pour réduire le frottement et améliorer le guidage.

Dans le document US 6 129 202, le tapis convoyeur ne comporte pas de galets mais des protubérances disposées en saillie sur sa surface interne et ces protubérances coopèrent avec des galets qui sont disposés seulement sur ce qui fait office de bâti dans la partie courbe du convoyeur. Ces galets permettent de réduire les frottements et ils comportent, en plus, une gorge qui coopère avec une sorte d'ergot aménagé à la partie inférieure de chaque protubérance pour stabiliser le tapis et de le maintenir à plat.

La présente invention propose un aménagement qui permet de traiter d'une façon relativement simple ces problèmes de guidage curviligne et de stabilisation des tapis modulaires dans les portions courbes des convoyeurs.

Le dispositif convoyeur selon l'invention comprend une structure, ou bâti, pour porter et guider les brins supérieur et inférieur dudit tapis dans les portions de trajectoires courbes et, en particulier, des moyens de guidage curviligne et de stabilisation du brin supérieur, lesquels moyens sont, d'une part, constitués de galets qui sont solidaires de ladite structure porteuse dudit brin supérieur et, d'autre part, constitués de taquets qui sont disposés sur la surface interne dudit tapis, lesquels taquets sont aménagés pour rouler sur lesdits galets et ils comportent, à leur extrémité, un talon qui coopère avec des moyens appropriés pour stabiliser ledit brin supérieur, lesquels moyens de stabilisation sont constitués d'un rail qui est disposé directement sous lesdits galets pour coopérer avec ledit talon de chaque taquet, de façon à réaliser avec lesdits taquets, à

la fois un guidage curviligne du brin supérieur du tapis au moyen des galets et la stabilisation dudit brin supérieur, mais d'une manière continue, au moyen dudit rail.

Cette disposition constructive originale permet d'utiliser des galets en forme de simple roulement du type à billes, peu onéreux. Toujours selon l'invention, la structure porteuse du brin supérieur du tapis est constituée d'une semelle façonnée sous la forme d'une portion de couronne circulaire à partir d'une plaque en matériau thermoplastique, laquelle semelle comporte une entaille qui est aménagée en courbe dans son épaisseur, à proximité de son rebord externe, laquelle entaille est constituée d'une rainure pour le passage des taquets et d'une feuillure pour loger les galets et le rail de stabilisation dudit brin supérieur du tapis.

Selon une autre disposition de l'invention, le rail de stabilisation du tapis se présente sous la forme d'une lame métallique mince conformée, comme la semelle, en arc de cercle, lequel rail est disposé et fixé dans la feuillure de ladite semelle et son rebord externe, qui sert de guide au talon de chaque taquet, s'avance en saillie dans la rainure où circulent ces derniers.

Selon un premier mode de réalisation de l'invention, le rail de stabilisation comporte des axes sur lesquels sont emmanchés en force les différents galets, ledit rail étant lui-même fixé par vis ou autre dans la feuillure de la semelle porteuse du brin supérieur du tapis. Selon une variante de réalisation de l'invention, la feuillure de la semelle porteuse du tapis comporte des orifices pour accueillir et verrouiller l'axe de chaque galet, lequel axe comprend, d'une part, un renflement à son extrémité inférieure pour permettre son verrouillage par rapport à ladite semelle au moyen d'un emmanchement en force dans l'épaisseur de cette dernière et, d'autre part, un épaulement situé sous le galet, lequel épaulement verrouille le rail de stabilisation dans le fond de ladite, lequel rail comporte, en vis-à-vis desdits orifices, des trous oblongs dont les dimensions tiennent compte, notamment, des coefficients de dilatation différents qui existent entre ledit rail et ladite semelle.

Toujours selon l'invention, chaque taquet se présente sous la forme d'une excroissance moulée, de façon monobloc, sur la surface interne du tapis, laquelle excroissance comporte, d'une part, un logement pour accueillir une pièce rapportée en forme de patin en matériau adapté pour le contact avec les galets et, d'autre part, au-delà dudit logement, un aménagement en forme d'équerre dont la branche terminale forme

une sorte de talon qui coopère avec le rail de stabilisation pour contrer les sollicitations verticales auxquelles ledit tapis est soumis en fonction de la charge qu'il transporte.

L'invention permet ainsi de concentrer en un lieu unique approprié l'ensemble des moyens qui permettent de solutionner les problèmes liés au guidage et à la stabilisation du tapis dans les portions courbes des convoyeurs.

Selon une autre disposition de l'invention, l'entraxe entre deux galets adjacents est compris entre 0,5 et 1,5 fois l'intervalle qui existe entre deux taquets consécutifs du tapis ; cet entraxe est choisi en fonction des contraintes auxquelles est soumis le tapis ; il peut aussi être relativement important du fait de la particularité de certains types de tapis modulaires qui, dans les courbes, forment une structure relativement rigide, raidie par les frottements entre les différents maillons.

Toujours selon l'invention, le patin comporte une paroi de roulage de forme trapézoïdale dont la hauteur correspond au moins à celle des galets et dont la longueur est de l'ordre des % de l'intervalle qui existe entre deux taquets consécutifs du tapis. Selon une autre disposition de l'invention, le patin comporte, derrière la paroi de roulage, une excroissance en forme de plot qui s'encastre dans un logement approprié aménagé dans le taquet, lequel plot est muni de moyens qui permettent de le verrouiller par rapport audit taquet comme, par exemple, un ergot en forme de cylindre tronqué qui coopère avec un orifice aménagé dans l'une des cloisons dudit taquet. Toujours selon l'invention, la cloison du taquet qui permet le verrouillage du plot du patin s'étend entre deux flancs dudit taquet, lesquels flancs sont perpendiculaires au tapis et à son sens de déplacement, laquelle cloison se prolonge au-delà de la paroi trapézoïdale dudit patin, sous la forme d'une équerre qui se termine par le talon de stabilisation dudit tapis. L'invention concerne également, à titre de produit industriel, la structure porteuse du brin supérieur tapis équipée ou non des galets et du rail de stabilisation.

Mais l'invention sera encore détaillée à l'aide de la description suivante et des dessins annexés, donnés à titre indicatif et dans lesquels :

- la figure 1 représente, schématiquement, un convoyeur courbe avec un tapis sans fin du type modulaire dont une partie est écorchée pour montrer le système de guidage ;

- la figure 2 est une coupe schématique selon 2-2 de la figure 1 ;

- la figure 3 montre, de façon plus détaillée, une portion du tapis modulaire et le rail qui est muni des galets ;

- la figure 4 est une coupe selon 4-4 de la figure 3 montrant, schématiquement et de façon plus détaillée, la disposition des moyens de guidage et de stabilisation du tapis selon un premier mode de réalisation de l'invention ;

- la figure 5 représente, en perspective et plus particulièrement vu de dessous, un patin selon l'invention ;

- la figure 6 représente, vus de face, c'est-à-dire vus du côté des galets, le tapis avec un taquet et le patin installé sur ledit taquet ; - la figure 7 est une coupe selon 7-7 de la figure 6 qui montre le taquet sous la surface interne du tapis et le patin intégré dans ledit taquet ;

- la figure 8 est une vue correspondant à la figure 7 mais sans le patin ;

- la figure 9 est une vue de dos du taquet seul ;

- la figure 10 est une vue de face du taquet seul ; - la figure 11 montre un mode de réalisation de la semelle porteuse du brin supérieur du tapis, laquelle semelle est représentée seule, c'est-à-dire sans les moyens de guidage et de stabilisation du tapis ;

- la figure 12 est une section selon 12-12 de la semelle porteuse qui est représentée figure 11 ; - la figure 13 représente, de façon détaillée et en coupe, un autre mode de réalisation des moyens de guidage du tapis, en liaison avec la semelle représentée figures 11 et 12.

Le convoyeur (1) représenté figure 1, en plan, comprend un tapis (2) sans fin qui est tendu entre des tambours (3) et (4), dont l'un est motorisé. Ce tapis sans fin est du type modulaire ; il est constitué, comme visibles sur la figure 3, d'éléments (5) en matériau thermoplastique assemblés entre eux, lesquels éléments sont susceptibles de se déplacer angulairement l'un par rapport à l'autre pour courber ledit tapis (2).

Tel que représenté, ce convoyeur comporte un tapis (2) qui parcourt des portions rectilignes et, entre les deux, une portion courbe. Ce type de tapis peut aussi être utilisé pour des convoyeurs de grande longueur, avec plusieurs portions de trajectoires courbes orientées dans un même sens.

Le guidage du tapis dans les portions de trajectoires rectilignes ne pose pas de problème particulier. Dans les portions courbes, il est nécessaire de guider le tapis pour

obtenir un rayon de courbure régulier et de le stabiliser pour éviter tout risque de soulèvement sous l'effet des efforts verticaux qui peuvent naître lorsqu'il est chargé.

Le brin (6) supérieur du tapis (2), figure 2, repose sur une structure porteuse en forme de semelle (7) qui fait partie de la structure générale, ou bâti, du convoyeur. Cette semelle (7) est façonnée dans un matériau thermoplastique ; elle est aménagée en courbe et peut comporter des guides (8) qui sont courbes également et servent de supports à la surface interne (surface inférieure) du brin (6) supérieur du tapis.

Le brin (9) inférieur, ou brin retour, du tapis (2) est porté et guidé lui aussi par une semelle (10) inférieure, du même type que la semelle (7), laquelle est munie, de la même façon, de guides (11) servant de supports.

Le rayon de courbure de la semelle (7) est adapté à la capacité de déformation du tapis et cette semelle (7) comporte des moyens de guidage appropriés qui apparaissent sur les figures 1 à 4 pour un premier mode de réalisation et figures 11 à 13 pour un second mode de réalisation. Les deux semelles (7) et (10) sont assemblées entre elles par des flancs (12) et l'ensemble forme la structure, ou bâti, du convoyeur ; ces flancs (12) sont, par exemple, constitués de tôles métalliques sur lesquelles se fixent également les poteaux (13) qui servent au soutènement dudit bâti.

Le guidage curviligne du tapis (2) est réalisé au moyen de taquets (15) qui sont disposés sur la face (16) interne dudit tapis, visibles aussi figure 4, et, pour le brin (6) supérieur, au moyen d'un guide (8') courbe aménagé sur la semelle (7), lequel guide (8') fait également office de guide support au même titre que les autres guides (8). Ce guide (8') support se situe à proximité de la périphérie de la semelle (7) ; ce guide (8') correspond, par exemple, au deuxième guide support en partant de l'extérieur du convoyeur ; ainsi les taquets (15) circulent dans l'espace qui s'étend entre les deux guides (8 et 8') qui sont situés sur la périphérie externe dudit convoyeur.

Un autre guide (8") est aménagé sous la semelle (7) pour réaliser le guidage du brin (9) inférieur du tapis ; ce second guide (8") coopère avec les taquets (15) dudit brin retour du tapis (2) qui circule sur la semelle (10) inférieure. Pour obtenir un guidage curviligne sans frottement pour le brin (6) supérieur du tapis, les taquets (15) circulent en fait sur un organe de guidage particulier qui comprend notamment des galets (17). Ces galets (17), visibles figure 4, sont de préférence de simples roulements à billes, et ils sont en contact avec des patins (18) qui sont portés par

les taquets (15). Ces patins (18) sont solidaires des taquets (15) comme détaillés plus loin en liaison avec les figures 5 à 10 ; ils sont réalisés en matériau thermoplastique, comme le tapis (2) et ses taquets (15), mais un matériau thermoplastique différent, plus élastique, pour mieux résister à la pression lors du contact avec les galets (17). Les galets (17) sont disposés dans une feuillure (19) qui est aménagée dans la partie supérieure externe du guide (8'), figure 4 ; ils sont montés chacun sur un axe (20) qui est vertical, perpendiculaire à la surface (16) interne du tapis (2), et ces axes, dans ce premier mode de réalisation, sont solidaires d'un rail (21) qui est fixé par des vis (22), par exemple, sur le fond (23) de la feuillure (19). L'organe de guidage curviligne constitué du rail (21), des galets (17) et des axes (20), forme une pièce à part facilement adaptable sur ce type de convoyeur. Le montage en feuillure permet de positionner les galets (17) et le rail (21) avec une grande précision et d'obtenir ainsi un guidage régulier du tapis.

Le rail (21) est, par exemple, constitué d'une lame métallique mince façonnée en arc de cercle ; la largeur de cette lame mince est sensiblement supérieure au diamètre des galets (17). Les axes (20) des galets sont soudés sur cette lame, perpendiculairement.

Les galets (17) sont simplement enfilés sur les axes (20), légèrement serrés, de façon à pouvoir être facilement changés en cas de détérioration, par exemple.

La largeur de la lame constituant le rail (21) est supérieure à celle du fond (23) de la feuillure (19) ce qui permet d'utiliser la partie en saillie de ce rail (21) pour réaliser la stabilisation verticale du tapis c'est-à-dire son maintien à plat quelle que soit la charge portée par le brin (6) supérieur dudit tapis.

Cette stabilisation est obtenue par un aménagement de l' extrémité du taquet (15), laquelle extrémité est en forme d'équerre et sa branche horizontale d'extrémité constitue une sorte de talon (24). Ce talon (24) coopère avec le dessous du rail (21) et en particulier avec sa partie en saillie qui s'étend à l'extérieur de l'épaulement (23) du guide (8').

Tous les moyens de guidage et de stabilisation du tapis sont concentrés sur le rail (21) qui porte les galets (17), en coopération avec le taquet (15) qui porte le patin (18) et le talon (24). Les opérations de maintenance de cet ensemble s'en trouvent grandement facilitées du fait aussi du montage particulier des patins (18) sur les taquets (15).

Les taquets (15) coopèrent de la même façon avec le guide (8"), comme - représenté figure 2 ; ce guide (8") permet de réaliser le guidage du brin (9) inférieur du tapis.

Un patin (18) est représenté figure 5, en perspective. Ce patin est constitué d'une paroi (25) de forme trapézoïdale ; cette paroi (25) roule sur les différents galets (17) ; sa forme trapézoïdale permet d'attaquer et de quitter lesdits galets (17) en douceur.

Le dos de la paroi (25) comporte, de façon monobloc, un plot (26) qui coopère avec un logement (27) aménagé dans le taquet (15). Ce logement (27) est délimité par la surface (16) interne du tapis (2), par des flancs (28) qui sont parallèles entre eux et qui s'étendent peφendiculairement à ladite surface (16) et au sens d'avancement du tapis (2), et par une cloison (29) qui relie lesdits flancs et qui est parallèle à ladite surface interne (16). Cette cloison (29) comporte un orifice (30) qui accueille un ergot (31) aménagé sur le plot (26), sous la surface qui prolonge le petit côté de la paroi (25) - trapézoïdale du patin (18).

L'ergot (31) permet de verrouiller le patin (18) dans le logement (27) du taquet (15) avec une possibilité de démontage pour changer ledit patin en cas d'usure ou de détérioration. Cet ergot (31) se présente sous la forme d'une portion de cylindre tronqué, comme montré figures 5 et 7. La paroi (25) trapézoïdale du patin (18) est en appui sur la façade des flancs (28) du taquet (15) ; son grand côté est situé sous la face interne (16) du tapis (2).

Sous cette paroi (25), figures 6 et 7, et en particulier sous son petit côté, on trouve le prolongement en équerre qui conduit au talon (24). Ce talon (24), aménagé à l'extrémité du taquet (15), s'étend en saillie au-delà du patin (18) ; il est décalé par rapport à la cloison (29) et il est relié à cette dernière par une branche (32) qui s'étend sous ledit petit côté de la paroi (25) de façon à contribuer au calage de cette dernière.

La branche (32) est disposée à Péquerre par rapport à la cloison (29) et elle est légèrement en retrait par rapport à la surface de roulage de la paroi (25) du patin (18) afin d'éviter le contact avec le rail (21) dont le rebord périphérique se situe sensiblement à l'aplomb de la zone de roulage des patins (18) sur les galets (17).

Le rail (21) constitue une sorte d'accessoire ou de pièce détachée. Il peut aussi être réalisé sous la forme d'une seule pièce pour un convoyeur quart de courbe ou être

divisé en plusieurs tronçons qui sont assemblés, selon les besoins, dans la feuillure (19) spécialement aménagée pour les accueillir.

La figure 11 montre un mode original de réalisation de la semelle (7) qui fait office de structure porteuse pour le brin (6) supérieur du tapis (2). Cette semelle (7) se présente sous la forme d'une portion (un quart) de couronne circulaire ; elle est façonnée, par simple usinage, à partir d'une plaque en matériau thermoplastique de faible épaisseur ; sa surface (36) supérieure fait office de surface de glissement pour le brin (6) supérieur du tapis (2). Elle comporte une entaille (37) en arc de cercle qui est réalisée dans son épaisseur et dans la surface (36). Cette entaille (37), repérée également à titre indicatif figures 2 et 4, est située près du flanc (38) externe de la semelle (7), à une distance de ce dernier qui correspond, par exemple, à l'épaisseur de la plaque constituant ladite semelle (7). Elle forme à la fois une sorte de rainure (39) et de feuillure (19) ; ladite rainure (39) étant disposée entre la surface (36) supérieure périphérique externe et ladite feuillure (19). La rainure (39) permet, notamment, comme détaillé plus loin, le passage des taquets (15) du tapis (2), et la feuillure (19) permet, comme pour le mode de réalisation détaillé précédemment, l'installation des moyens de guidage et de stabilisation du brin (6) supérieur dudit tapis (2).

La feuillure (19) comporte des orifices (40), régulièrement répartis, pour l'accueil des axes des galets (17).

La semelle (7) comporte, comme détaillés plus loin en liaison avec la figure 13, des orifices (41) qui permettent de réaliser sa fixation sur les éléments constitutifs du bâti du convoyeur. Ces orifices (41) sont disposés par paires, radialement. Sur chacune de ses extrémités, la semelle (7) comporte des chanfreins (42) pour faciliter le glissement du tapis (2) au niveau des raccordements des différents éléments constitutifs du convoyeur.

La figure 12 montre, d'une façon plus détaillée, la semelle (7), en coupe radiale. On retrouve l'entaille (37) constituée, d'une part, de la rainure (39) et, d'autre part, de la feuillure (19), laquelle feuillure (19) comporte les orifices (40) pour l'accueil des axes des galets (17). Ces orifices (40) sont perpendiculaires à la surface (36) de glissement de la semelle (7). On retrouve aussi les orifices (41) pour réaliser la fixation de la semelle (7) sur le bâti du convoyeur.

Les flancs (38) externe et (43) interne de la semelle (7) comportent chacun une feuillure (44) et (45) respectivement ; ces feuillures coopèrent avec les flancs (12) qui font partie du bâti du convoyeur. La profondeur des feuillures (44) et (45) correspond à l'épaisseur de ces flancs (12). La figure 13 montre, en coupe, un mode de réalisation du convoyeur comportant la semelle (7). Ce convoyeur est constitué d'un bâti qui comprend les flancs (12), lesquels flancs sont reliés entre eux par des traverses (46) et ils sont fixés à ces dernières au moyen de boulons (47).

Les traverses (46) servent également de support pour la structure porteuse constituée de la semelle (7). Cette semelle (7) est fixée aux différentes traverses au moyen de boulons (48) disposés dans les différents orifices (41) de la dite semelle (7). Le tapis (2) est représenté de façon symbolique sur la figure 13. Son brin (6) supérieur glisse sur la surface (36) supérieure de la semelle (7), laquelle surface (36) supérieure s'étend de part et d'autre de l'entaille (37) qui est réalisée dans l'épaisseur de ladite semelle (7) comme montré figures 11 et 12.

La rainure (39) de cette entaille (37) sert de zone de passage pour les taquets (15) qui s'étendent en saillie sous la surface inférieure du brin (6) supérieur. La profondeur de la ramure (39) est supérieure à la hauteur des taquets (15) et sa largeur est nettement supérieure à la dimension radiale desdits taquets pour permettre le montage et le démontage du brin (6) supérieur du tapis, compte tenu de la présence des moyens de guidage dudit brin (6) supérieur.

Les moyens de guidage et de stabilisation verticale de ce brin (6) supérieur sont logés dans la feuillure (19) de l'entaille (37). Cette feuillure (19) s'étend sur le coté interne de la ramure (39) sous le niveau de la surface (36) de guidage du brin (6) supérieur ; la profondeur de ladite feuillure est de l'ordre de la moitié de celle de la rainure (39), et sa largeur est du même ordre.

Les moyens de guidage sont constitués de galets (17) en forme de simples roulements du type à billes. Ces galets (17) sont montés sur des axes (50) qui sont enfilés dans les différents orifices (40) de la semelle (7). Ces axes (50) comportent un épaulement (51) qui assure le positionnement vertical des galets (17), chaque galet étant monté serré sur son axe (50).

L'axe (50) se prolonge sous l'épaulement (51) et il comporte, à son extrémité inférieure, un renflement (52) qui permet de réaliser son verrouillage dans

son orifice (40), par coincement, au terme d'un emmanchement en force dans la semelle (7). Ce renflement (52) consiste en une surépaisseur qui s'étend en forme de cône sur une longueur de l'ordre du rayon de l'axe (50).

Les moyens de stabilisation verticale du brin (6) supérieur, constitué du rail (21), sont interposés entre le fond (23) de la feuillure (19) et l'épaulement (51) de l'axe (50). Le rail (21) est constitué, comme dans l'exemple représenté figure 4, d'une lame métallique cintrée qui comporte des trous (53) disposés en vis-à-vis des orifices (40). Ces trous (53) ont une forme oblongue dont les dimensions tiennent compte du diamètre de l'axe (50) et de la différence qui existe entre le coefficient de dilatation dudit rail et celui de la semelle (7). Chaque trou (53) fait 8,2 mm radialement et 9,2 mm dans le sens de la longueur alors que le diamètre du renflement est de 8 mm et celui de l'axe (50) au niveau du rail (21) est de 7,3 mm ; l'épaulement (51) fait un diamètre de l'ordre de 10 mm pour couvrir le trou (53).

Les patins (18) roulent sur les différents galets (17), et les talons (24) associés à ces différents taquets (15) coopèrent avec le rail (21) pour retenir le brin (6) supérieur et éviter son basculement en cas de charge excessive du tapis (2).

La semelle (7) forme, avec les moyens de guidage et de stabilisation verticale du tapis, une sorte de sous-ensemble qui est facilement intégrable dans un bâti ou une structure de convoyeur. Le brin (9) inférieur du tapis (2) est également guidé au moyen d'un rail (54) qui constitue une structure équivalente aux moyens de guidage et de stabilisation du brin (6) supérieur.

Ce rail (54) a une épaisseur qui correspond à celle du galet (17), augmentée de celle de l'épaulement (51) et du rail (21). Il est porté par un profilé (55) qui est fixé sur les traverses (46) au moyen des boulons (48).

Le profilé (55) est en forme de « U » à ailes de longueurs inégales disposées horizontalement et son aile inférieure porte le rail (54) par l'intermédiaire d'une entretoise (56) et d'un boulon (57).

Le brin (9) inférieur du tapis repose également sur une semelle de guidage non représentée, portée par les flancs (12) du bâti du convoyeur.